Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson! Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs ».

Quelques approximations, mais globalement c’est conforme!

 

« Anguilla…91 kilomètres carrés de sable et d’hôtels au cœur des Antilles. La pêche et le tourisme sont les deux mamelles de l’économie. Colonie de la couronne britannique, l’île dispose d’une large autonomie. On y trouve aussi des banques. Mais jamais on n’avait vu dans les Caraïbes une banque semblable à celle qui y a été ouverte en 1994.
A la différence de la plupart des autres banques, celle-là n’était constituée que d’un ordinateur, d’un télécopieur et de sept clients. Elle ne fonctionnera que six mois. Mais pendant ce bref laps de temps, 52 millions de dollars appartenant qu cartel de Cali furent blanchis par son intermédiaire.
Si le nom de cette banque a été maintenu secret, le plan qui a abouti à sa création est connu sous le nom d’  « opération Dinero ».
Fondée et administrée par la Drug Enforcement Agency, elle instituait un précèdent de taille : pour la première fois, le gouvernement américain finançait la création d’une institution financière à seule fin de prendre des blanchisseurs au piége.
Tout avait commencé en 1991, quand des agents infiltrés de la DEA, s’étant fait passer pour des blanchisseurs, collectèrent des fonds en espèces appartenant à des trafiquants de New York, de Houston, de Los Angeles et de Miami. L’un d’eux leur suggéra en passant de fonder une banque. L’idée fit son chemin, et le procureur général des Etats-Unis conféra personnellement les autorisations nécessaires à la DEA pour que l’agence puisse blanchir des fonds issus du NARCOTRAFIC.
Les Britanniques furent informés de ce plan et acceptèrent d’y coopérer, mais le gouverneur général d’Anguilla fut la seule personnalité de l’île à être mise au fait de l’opération. La DEA estimait trop dangereux de mettre trop d’autochtones « dans le coup ».
Au débLes Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!ut de 1992, une identité plausible fut donnée aux agents qui devaient jouer le rôle de banquiers. C’était là un point crucial, dans la mesure où les gens du cartel de Cali ne manqueraient pas d’engager des avocats et des détectives privés pour enquêter sur le passé de leurs interlocuteurs. La DEA fournit donc à ses hommes des faux noms, de fausses familles et de fausses adresses personnelles (dans un cas précis, on alla même jusqu’à faire emménager l’agent concerné à l’adresse qui lui avait été attribuée), sans compter des références professionnelles plus que suffisantes pour rassurer les trafiquants.
Ensuite, ces agents créèrent une banque à part entière au moyen d’une douzaine de sociétés écrans et ouvrirent plus de 50 comptes d’entreprise dans d’autres banques, afin que leur établissement soit en mesure de fournir à ses plus gros clients toutes sortes de facilités en matière d’opérations de change, de chaque de caisse et de virement par câble.
Le cartel mordit à l’hameçon et entra donc en relations d’affaires avec la DEA. À un moment donné, un de ses émissaires déclara même à nos faux banquiers que ses chefs appréciaient tellement la façon dont se déroulaient  les choses à Anguilla qu’ils espéraient bien pouvoir y blanchir environ 500 millions de dollars. Ils souhaitaient également que la banque émette des prêts destinés à l’achat de navires et cautionnés par des dépôts d’espèces.
Chaque dépôt, chaque transfert télégraphique permettait à la DEA – assistée par l’IRS[1] et le FBI –  de collecter des preuves et des noms. C’est ainsi que l’enquête fit surgir ceux de deux importants contacts italiens du cartel : Pasquale Locatelli et Roberto Severa.
Locatelli évadé par hélicoptère d’une prison française où il purgeait une peine de vingt ans pour commerce de drogue, avait des affaires un peu partout en Europe et au Canada. Il était spécialisé dans le transport de la cocaïne colombienne vers la France, la Roumanie, la Croatie, l’Espagne, la Grèce et le Canada. En conséquence directe de l’Opération Dinero, l’un de ses navires fut arraisonné par les forces de l’OTAN alors qu’il cherchait à contourner l’embargo sur la Croatie ; à son bord, on trouva des conteneurs remplis d’armes légères et de munitions.
Quant à Severa, un des parrains du narcotrafic romain, on découvrit qu’il blanchissait des fonds par le biais d’un réseau de supermarchés et de parcs de stationnement. Ce réseau avait des ramifications jusqu’à New York, au Canada et en Colombie.
Peu après que la DEA eut décidé d’abattre ses cartes et de fermer la banque, il fut procédé à 88 arrestations dans cinq pays. Les agents américains avaient blanchi prés de 200 millions de dollars pour le compte du cartel de Cali. L’essentiel était reparti depuis longtemps vers la Colombie et le Venezuela, où il avait aussitôt disparu. Faire une croix sur de telles sommes représentait une décision difficile à prendre pour les services américains, qui savaient toutefois qu’à la moindre tentative de confiscation ; l’entière opération aurait capoté. Or celle-ci avait pour objectif d’arrêter le plus grand nombre possible de trafiquants. Les agents de la DEA réussirent tout de même à récupérer quelques millions de dollars, 9 tonnes de cocaïne et trois tableaux de grande valeur – un Picasso, le Saint Paul de Rubens et un portrait d’homme signé Joshua Reynolds.
Sans doute plus important encore, l’analyse des comptes des sept clients qui utilisaient la banque à des fins de blanchiment donna aux services  de répression du trafic une vision claire des affaires financières internationales du cartel. Notons aussi que les généreuses commissions versées par les trafiquants à nos pseudo banquiers suffirent à amortir tous les frais de l’Opération Dinero.
A Washington aujourd’hui, vous ne trouverez personne pour vous dire si la banque de l’Opération Dinero est le seul, ou le dernier, établissement financier administré par DEA. Il y en a probablement d’autres. L’idée consiste sans doute à donner à réfléchir aux narcotrafiquants désireux de se lancer dans le blanchiment sous le soleil des Caraïbes. Vont-ils traiter avec une banque, ou avec le gouvernement américain ? Dans le second cas de figure, les termes du contrat sont limpides, ils risquent d’en prendre pour vingt ans, et sans intérêts ?

IRS : (US) Internal Revenue Service : Administration Fiscale

Les Blanchisseurs de Jeffrey Robinson!

Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs » et paru en septembre 1995 aux éditions  « Presses de la Cité » avec pour N° ISBN le : 2-258-04057-4 et N° code barres le : 9 782258 040571.

SOURCE: http://marcfievet55.skyrock.com/3211350207-Les-Blanchisseurs-de-Jeffrey-Robinson.html
Lorsque l’agent NS 55 de la DNRED a rencontré, puis infiltré l’organisation de Pascuale Claudio Locatelli au début de 1993, l’opération DINERO du DEA (Drug Enforcement Agency) était déjà commencée depuis plusieurs mois…

http://books.google.fr/books?id=0HDzY6YPX-MC&pg=PT133&lpg=PT133&dq=op%C3%A9ration+dinero+marc+fievet&source=bl&ots=yVcc1VcgvJ&sig=8bhh-GrTmAnFsH6p3Yot-9RC630&hl=fr&sa=X&ei=9BCYUfaaFvDb4QS63oCACw&ved=0CDEQ6AEwAQ
Drogues Store: Dictionnaire rock, historique et politique des drogues – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=235949077X
Arnaud Aubron – 2012 – Reference
FIÉVET,. Marc. L’année 1994 fut délicate pour Pasquale Claudio Locatelli, un parrain … L’opération «Dinero », qui impliquait les forces de police de pas moins …
et
http://www.nytimes.com/1994/12/17/us/fake-bank-set-up-by-us-agents-snares-drug-money-launderers.html
Fake Bank Set Up by U.S. Agents Snares Drug-Money Launderers …www.nytimes.com/…/fake-bank-set-up-by-us-agents-…‎En cacheTraduire cette page
17 déc. 1994 – Mr. Locatelli, who escaped from a French jail by helicopter in a wild … Officials involved in the latest investigation, called Operation Dinero, said …U.S. Says Sting Pierced Cali Operations – Los Angeles Timesarticles.latimes.com/1994-12…/mn-9981_1_cali-carte…‎En cacheTraduire cette page
http://articles.latimes.com/1994-12-17/news/mn-9981_1_cali-cartel
17 déc. 1994 – Operation Dinero established a direct link between the Cali cartel and an Italian organized crime group headed by Pasquale C. Locatelli, which …Nation .Nil .Us Agents Nail Cali Drug Carte Fake Bank .Laundered …news.google.com/newspapers?nid=2457… – Traduire cette page
http://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19941216&id=ewFgAAAAIBAJ&sjid=Tw4NAAAAIBAJ&pg=1451,375821
Begun in January 1992 opera tion Dinero » was described by a dozen US and … Administration holds a news conference Friday to discuss operation Dinero. » Photo) . Pasquale Locatelli, identified by Constantine as the head of a new Italian …
http://books.google.fr/books?id=syvKmh-ld7EC&pg=PA261&lpg=PA261&dq=op%C3%A9ration+dinero+Locatelli&source=bl&ots=-kRPJv4qm-&sig=-9EvkzMXmuZZ_ExJAGQEktRwANc&hl=fr&sa=X&ei=8AyYUfCcH-mF4AS_mIGQDQ&ved=0CEIQ6AEwAw#v=onepage&q=op%C3%A9ration%20dinero%20Locatelli&f=false
L’argent sale: dans les réseaux du blanchiment – Page 261 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=2738499988
Philippe Broyer – 2000 – Money laundering
L’opération « Dinero » a été conduite par différents services américains … mis fin aux activités de l’organisation dirigée par Pasquale Locatelli ; ce puissant clan …DEA – Publications – Briefing Book – Operation Dinerowww.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/…/4_5.htm‎En cache
Pages similairesTraduire cette page
http://www.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/briefing/4_5.htm
Operation Dinero began in the DEA Atlanta Division during 1992 when DEA Special Agents penetrated the Cali mafia and were commissioned by the …International Narcotics Control Strategy Report (1995) – Page 47 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=0788120573 – Traduire cette page
DIANE Publishing Company – 1995 – Political Science

0000000000000000000000000000000000

Publicités
commentaires
  1. […] agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année […]

    J'aime

    • Je suis triste de constater, à la relecture de cet article, que les autorités pratiquent la réécriture des opérations qu’elles ont menées pour se glorifier toujours en oubliant délibérément les erreurs commises. La DEA n’échappe pas à la règle et ces menteurs institutionnels trouvent toujours des journalistes complaisants pour relayer la version officielle devenue alors la version définitive. Roberto Saviano fait partie de cette catégorie de journalistes.

      Aimé par 1 personne

  2. […] agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année […]

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s