Archives de 13 août 2014

Plus de 600 kilos de cocaïne écoulés

Publié le: mardi 12 août 2014, 18H29 | Mise à jour: mardi 12 août 2014, 18H48

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Photo Fotolia

C’est ce qu’est venu exposer hier le policier à la retraite Dany Fournier, 92e et dernier témoin de la Couronne au procès pour trafic de stupéfiants de Serge Pomerleau, Yves Denis et Denis Lefebvre. L’expert en crime organisé a analysé les calendriers et les carnets de notes saisis lors d’une perquisition survenue chez Jean Alari, présumé responsable des comptes de l’organisation.

Le témoin a effectué différentes corrélations entre ces documents, ce qui lui laisse croire qu’il s’agit d’éléments de comptabilité liés au trafic de stupéfiants. Selon ces analyses, les entrées et les sorties de cocaïne étaient minutieusement notées en langage codé. Un kilogramme était surnommé un «bloc» et chaque paquet était identifié par la lettre «B», suivie d’un numéro séquentiel.

623 paquets

Selon la preuve, le réseau aurait ainsi écoulé 623 kg de cocaïne, numérotés de B-19 à B-642, entre janvier 2007 et octobre 2010. Le prix du kilogramme aurait aussi évolué en cours de route, passant de 52 500 $ à 70 000 $.

Huit «acheteurs principaux» auraient mis la main sur cette drogue. Ces derniers auraient été affublés d’un numéro et inscrits à l’agenda. Les dettes et les comptes à recevoir étaient aussi soigneusement notés.

«Cette dynamique-là va être suivie dans les quatre années de calendrier avec une constance régulière», a résumé le policier à la retraite, dont le témoignage se poursuivra ce matin.

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Faits saillants

La cocaïne présente au Québec proviendrait principalement du Pérou, de la Colombie et de la Bolivie, selon Dany Fournier. Les stupéfiants seraient placés dans des paquets d’un kilogramme, puis acheminés par bateau jusqu’en Amérique du Nord. Ces colis passeraient «presque toujours par le Mexique» avant d’arriver au Canada par les voies terrestres. La cocaïne transiterait souvent par Vancouver et Montréal, cette dernière constituant une véritable «plaque tournante».
 
Le kilogramme de cocaïne se vendrait entre 2500 $ et 3000 $ en Colombie, entre 5000 $ et 15 000 $ au Mexique et entre 25 000 $ et 30 000 $ au Canada. Cette augmentation des prix serait due au nombre d’intermédiaires impliqués dans le transport des stupéfiants, qui se garderaient tous une certaine marge de profit, selon Dany Fournier. À Montréal, le kilogramme se vendrait 50 000 $. À Val-d’Or, il aurait oscillé entre 52 500 $ et 70 000 $. Il se serait «stabilisé» à 64 750 $. 
 
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Les 850 000 dollars de l’agence anti-drogue américaine pour des informations gratuites

Si les plaintes contre les tarifs prohibitifs de la SNCF sont récurrentes, l’entreprise ferroviaire française a encore beaucoup à apprendre de son homologue américaine, l’Amtrak.

Selon un rapport d’inspection de la société publié lundi 11 août et détaillé par l’agence de presse AP, un salarié de l’Amtrak a touché plus de 854 000 dollars (639 000 euros) de la part du service anti-drogue de la police fédérale américaine, la Drug Enforcement Administration (DEA), en échange de l’accès à des données confidentielles sur ses passagers. Pourtant, selon ce même rapport, la DEA pouvait avoir accès gratuitement à ces données, dans le cadre d’une brigade de lutte contre le trafic de drogue menée en partenariat avec le société ferroviaire.Amtrak Drug Enforcement

Selon AP, la DEA versait en effet depuis plus de vingt ans des sommes variables à un « informateur » anonyme, simplement désigné comme travaillant « pour une équipe liée au secteur ferroviaire ». Selon le rapport, l’employé en question a été mis à la retraite, et ne devrait pas faire l’objet d’une sanction disciplinaire. Il avait pourtant « régulièrement » vendu à la police fédérale des données sur les passagers de la société – numéro de passeport, détails d’itinéraire, personnes à contacter en urgence, etc. – sans l’accord de quiconque au sein de l’entreprise.

Le rapport souligne cependant qu’Amtrak permet explicitement de vendre ou partager les données personnelles de ses passagers avec certaines entreprises, ou des « partenaires commerciaux dignes de confiance ».

Le sénateur Chuck Grassley a critiqué l’annonce de cette « dépense inutile », et appelé à une réflexion « sur les pratiques de la DEA », rapporte mardi le site américain The Verge. L’agence, elle, n’a pas commenté la publication du rapport.

SOURCE:http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/08/12/les-850-000-dollars-de-lagence-anti-drogue-americaine-pour-des-informations-gratuites/

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