Archives de 1 février 2015

Huit suspects, dont deux policiers de la Police aux frontières, ont été écroués dans un dossier de cocaïne qui confirme l’attrait de la République dominicaine pour les trafiquants français.

« Ne dis jamais que tu m’connais bien. Tu sais très bien que c’est moi qui décide sur ce que je laisse voir de ma vie. » La photo de Leonardo DiCaprio, une coupe de champagne à la main, complète ce « post » mis en ligne avant les fêtes sur son compte Facebook par Clément-Roch Geisse. Un message qui va longtemps faire cogiter ses collègues de la Police aux frontières de Roissy.

Le gardien de la paix, 38 ans, et son supérieur, le brigadier-chef Christophe Peignelin, 51 ans, ont en effet été arrêtés dimanche dernier en « flag » par l’OCRTIS, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, avec 39 kg de cocaïne dans le coffre de leur voiture de service. Ils dorment en prison depuis vendredi.

. »D’abord il y a eu le doute, puis la colère et maintenant, c’est un sentiment de trahison », résume Jean-Yann William, cadre SGP-FO à Roissy, syndicat auquel appartenaient les deux « ripoux » présumés. « Ils ont porté le discrédit sur l’ensemble des 1.700 collègues de la plate-forme. »

Clément-Roch Geisse (Crédit DR)

« L’un ne marchait pas sans l’autre, témoigne un collègue. La différence de grade ne se voyait plus. » Pourtant, quel drôle de duo ils faisaient, l’un caricature de « beau gosse » night-clubber au bronzage impeccable et aux uniformes retouchés – la « Geisse attitude », plaisante un ami policier sur Facebook – et le second, quinquagénaire sportif, père de famille discret, voire fuyant… Rares sont ceux qui connaissaient la passion de ce dernier pour les perruches ou l’engagement au FN de son épouse, également mise en examen dans le dossier. En revanche, tous comprennent mieux aujourd’hui ses multiples refus de promotion au grade de major qui l’aurait fait changer d’affectation.

Un verrou, deux cadenas

Comme les douaniers de Roissy – démasqués en 2012 après avoir, des années durant, pillé les millions des trafiquants de drogue qui transitaient par l’aéroport –, les deux hommes étaient très appréciés par leur hiérarchie. « Les meilleurs résultats du terminal 2! », confirme une source policière qui souligne leur bonne connaissance de la fraude documentaire et le ciblage des vols sensibles. Qui a entraîné l’autre? Selon les premiers éléments de l’enquête, ce serait Clément – après avoir sympathisé, lors d’une sortie nocturne, avec Kamel Berkaoui, 34 ans, organisateur présumé du trafic, grièvement blessé au moment de son interpellation – qui aurait poussé son chef dans la combine. La somme de 40.000 € par passage est évoquée pour « sécuriser » le débarquement des « mules » et de leur précieuse marchandise. Au moins deux passages ont été établis par les enquêteurs. Mais depuis combien de temps durait la combine?

La réponse se trouve peut-être à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) au domicile de Clément Roch. Depuis que la police y a débarqué, M. Helder, propriétaire du garage Les Ateliers du Parc qui louait un deux-pièces au gardien de la paix, regarde autrement l’impressionnante porte en fer – un verrou, deux cadenas – que son locataire a fait installer à son insu. « C’était il y a trois ou quatre ans. Il m’a dit qu’il avait peur qu’on lui vole son arme de service… » Le garagiste se dit « sur le cul ». Cela fait plus de dix ans qu’il connaît son locataire. « À l’époque, je réparais les voitures des gars de la CRS 2 de Vaucresson. Lui débarquait de Bordeaux et faisait de la prévention routière dans les écoles. Un garçon gentil, sympa, qui appréciait les tenues flashy, fluo… »

« La Rep dom » est devenue la plaque tournante du trafic

Une Maserati est garée à l’entrée de l’allée. « C’est à un client, intervient Helder. Je ne lui ai connu que deux voitures : une Twingo puis une Clio. » Ses collègues se souviennent pourtant de l’avoir vu au volant d’une Ferrari. « Il a beaucoup fréquenté un certain Eddy, sur Boulogne, qui tenait un commerce de location de voitures haut de gamme », croit se souvenir Helder. Ne serait-il pas non plus le neveu du célèbre Jean Roch, un des rois des nuits parisienne et tropézienne, comme en sont convaincus nombre de ses collègues de Roissy? « C’est une blague! », en rigole encore l’intéressé sollicité par le JDD.

Sur Facebook, Clément-Roch Geisse appelait cette Ferrari « Titine ». (Crédit DR)

Deux ans d’enquête ont précédé le coup de filet de dimanche contre ce réseau qui avait attiré l’attention d’au moins trois services de police. La PJ de Versailles qui suivait un tuyau suite à une saisie d’armes à Plaisir (Yvelines). L’office des Stups qui s’intéressait à des déplacements suspects vers Punta Cana. Et la PJ parisienne qui enquêtait sur l’origine des quelque 500.000 € retrouvés dans le coffre de la Peugeot de Berkaoui, lors d’un contrôle inopiné à Paris en 2011. Contrôle qui avait donné lieu à une tentative de corruption et valu un an de détention provisoire à l’intéressé.

« La filière existait par ailleurs, sans les deux policiers, insiste une source proche de l’enquête. Mais c’est vrai que c’était plus confortable avec eux. » En mai 2014 la PJ de Nice avait également démantelé une filière à Roissy qui s’appuyait, elle, sur la complicité de bagagistes. Une filière de cocaïne en provenance notamment de République dominicaine. «  »La Rep dom » est devenue la plaque tournante du trafic de coke vers l’Europe, confirme un policier spécialisé. Des vols directs. Des touristes par milliers. Peu ou pas de contrôle au départ. En fait, les trafiquants se sont greffés sur l’explosion du tourisme dominicain. »

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 01 février 2015

source: http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Trafic-de-cocaine-qui-sont-les-deux-ripoux-de-la-Police-des-Frontieres-715736

lire: FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches..

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Par AFP, publié le 30/01/2015 à 12:36, mis à jour à 12:36

Montevideo – C’est une petite graine, semée par l’Uruguay fin 2013: la légalisation du cannabis commence à faire son chemin en Amérique latine, même si, dans cette région aux prises avec le narcotrafic, certains pays refusent toujours d’en entendre parler.

L'Amérique latine face à la tentation du cannabis légal

Récolte de cannabis à Montevideo, le 10 décembre 2014

afp.com/Nicolas Garcia

« Quelqu’un doit commencer en Amérique du Sud« , avait dit le président uruguayen, José Mujica, en dévoilant son idée audacieuse.

Un an après la loi qui a fait du pays le seul au monde à réguler la production de marijuana, sa vente en pharmacies se fait toutefois encore attendre.

Mais, selon le Conseil national des drogues (JND), le pays de 3,3 millions d’habitants compte déjà 1.300 personnes inscrites comme auto-producteurs et six clubs de jusqu’à 45 consommateurs.

Ses voisins sont intrigués : « Comme l’Uruguay l’a fait et n’a pas encore souffert de graves conséquences négatives en termes de relations internationales, sanctions ou rejet au niveau domestique, c’est devenu une option à considérer pour les autres pays« , explique John Walsh, analyste au « think tank » Bureau de Washington sur l’Amérique latine.

« Le cas de l’Uruguay a inspiré de nombreux pays à envisager au moins de faire quelques pas dans cette direction« , renchérit Pien Metaal, experte du centre d’études Transnational Institute, à Amsterdam.

« Il n’y a plus de retour en arrière. (Le génie) est sorti de la bouteille et il n’y a plus moyen de le faire rentrer« , observe-t-elle malicieusement.

Fin octobre, le Chili est devenu le premier de la région à cultiver à des fins thérapeutiques le cannabis, qui reste pourtant considéré là-bas comme une drogue dure. Un projet de loi veut dépénaliser sa culture à usage personnel.

En Colombie, le Parlement débat d’un projet permettant son utilisation médicale, avec le soutien du président de centre-droit Juan Manuel Santos.

En Argentine, un projet de loi défendu par le secrétaire général de la présidence, Anibal Fernandez, souhaite dépénaliser la culture à usage personnel mais le gouvernement reste contre. En projet aussi, la dépénalisation de la consommation et son usage thérapeutique.

Dans plusieurs pays de la région, la possession de drogue pour usage personnel n’est de toute façon pas sanctionnée.

– L’exemple des États-Unis – 

Outre l’Uruguay, il y a, plus au nord, un autre cas emblématique, susceptible d’inspirer la région : celui des États-Unis.

Instigateur et soutien financier de la « guerre contre la drogue » (terme hérité du président Richard Nixon) sur le continent, le pays est confronté en son sein à des initiatives plus douces.

« Déjà quatre États ont régulé le cannabis à usage récréatif » (Washington, Colorado, Alaska, Oregon) et 23 l’ont légalisé à des fins médicales, souligne Pien Metaal.

« Cela décrédibilise un peu (les États-Unis) au moment de dicter aux pays d’Amérique latine, comme ils l’ont fait ces dernières décennies, leurs politiques en matière de drogue« .

Après avoir prôné la prohibition, « il est temps que les États-Unis fassent preuve de cohérence avec les pays de la région et arrêtent de prêcher quelque chose qu’ils ne peuvent appliquer chez eux« , juge le chilien Eduardo Vergara, directeur du centre d’analyses Asuntos del Sur.

Mais « la région reste divisée » et certains pays latinoaméricains freinent encore, fait-il remarquer.

« La légalisation des drogues n’est pas à l’agenda aujourd’hui« , déclarait récemment le ministre brésilien de la Justice, José Eduardo Cardozo, malgré le dépôt de projets de loi en ce sens.

Même position au Nicaragua, Panama, Mexique, Costa Rica, Venezuela ou Pérou.

Certaines voix défendent pourtant la légalisation, comme les ex-présidents brésilien Fernando Henrique Cardoso et mexicain Vicente Fox.

Et la demande d’une nouvelle approche monte dans la région, première productrice mondiale de cocaïne, victime de la violence liée au trafic.

Le tout-répressif a « échoué« , estime le président colombien. Un « échec complet » pour son homologue équatorien Rafael Correa. Sous l’impulsion de la Colombie, du Mexique et du Guatemala, l’ONU tiendra en 2016 une session spéciale sur ce thème.

Mais alors qu’aux États-Unis, la légalisation du cannabis est portée par un élan populaire, le changement prendra ici plus de temps.

« Le public est sceptique en Amérique latine: il n’est peut-être pas satisfait de la guerre contre les drogues, mais il tend à voir la légalisation comme permissive et défaitiste« , explique John Walsh, rappelant que c’est notamment le cas en Uruguay.

Par

source: http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/l-amerique-latine-face-a-la-tentation-du-cannabis-legal_1646566.html
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FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Publié: 1 février 2015 par Marc Fievet dans NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS
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31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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Surtout s’incliner!
Je vais créer un mur des conneries et des cons de l’ENM dans lequel figurera cet exploit qui respecte en tous points l’un des critères de sélection qui est de défier l’équilibre dans le domaine de la connerie. J’ai déjà quelques grands noms…et même un ancien directeur psychorigide de L’ENM, Gilbert Azibert.

LIRE:

Mais qui est donc Gilbert Azibert? Un « fan » de Nicolas Sarkozy assurément!.

 

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Trois Géorgiens ont été interpellés en possession de bijoux et parfums volés lors de cambriolages commis à Tourcoing, Wasquehal et Croix. Ils ont été remis en liberté avec un rappel à la loi……SUITE

Voir l’article original

USA – New York City Cannabis Arrests Drop 75%

Publié: 1 février 2015 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS