Archives de 4 mai 2015

L’enquête a permis de saisir quatre kilos de cocaïne et des dizaines de milliers de francs.

Un gros coup de filet dans le milieu de la drogue a eu lieu en mars à Châtel-St-Denis (FR), informe ce lundi 4 mai la police cantonale fribourgeoise.

L’enquête, menée sur plusieurs mois, a permis d’établir que des ressortissants d’Amérique du sud acheminaient de la drogue depuis les Pays-Bas et transitaient par Châtel-St-Denis. En mars, un Équatorien a ainsi été interpellé alors qu’il avait ingéré soixante tubes de cocaïne correspondant à 600 grammes de stupéfiants.

Analyses en cours

Les policiers ont découvert que le fournisseur présumé du réseau, un Dominicain de 52 ans, a organisé une deuxième livraison. Il a demandé à un couple de transporter plusieurs kilos de cocaïne dans des valises équipées d’un double-fond. Les trois intéressés ont été interpellés à Châtel-St-Denis.

Au total, cette enquête a permis de saisir quatre kilos de cocaïne et plusieurs dizaines de milliers de francs. Les stupéfiants et leur taux de pureté sont en cours d’analyse mais on sait déjà que la valeur marchande est supérieure à 500’000 francs.

Selon les enquêteurs, la drogue devait être écoulée en Suisse. Toutes les personnes interpellées sont actuellement incarcérées.

(Newsnet)

(Créé: 04.05.2015, 10h57)

source: http://www.tdg.ch/suisse/faits-divers/important-trafic-cocaine-demantele-chtelstdenis/story/13332297

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ILLUSTRATION. La drogue etait dissimule dans des cartons de bananes.Allemagne : au supermarché, 386 kg de cocaïne dans les bananes !

Le Parisien

Quelque 386 kilos de cocaïne ont été retrouvés dans des cartons de bananes dans 14 supermarchés d’une chaîne de discount à Berlin (Allemagne) et dans ses environs. C’est la plus grosse prise de drogue jamais réalisée à Berlin, a précisé un porte-parole …

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Francetv info

Dunkerque: 60 kilos de cocaïne découverts

Le Figaro
Quelque soixante kilos de cocaïne ont été découverts la semaine dernière dans un container dans le port de Dunkerque, a-t-on appris aujourd’hui de source policière aujourd’hui. Au début de la semaine dernière, la drogue a été découverte par

lire: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/05/04/97001-20150504FILWWW00251-dunkerque-60-kilos-de-cocaine-decouverts.php


DEAEn ce temps là, Mario Le Corff magouillait grave avec la DEA (Drug Enforcement Agency) pour se faire mousser.

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Il s’arrangeait aussi avec le juge Renard de Nice en charge du dossier de Claudio Locatelli!

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C’est Mario Le Corff de l’OCTRIS qui « organisa » l’évasion de Claudio Locatelli* afin de l’utiliser comme un informateur!

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*Le baron de la drogue italien Claudio Locatelli, 61 ans, a été condamné en septembre 2013 par les assises des Alpes-Maritimes à trois ans de prison pour s’être évadé il y a 24 ans de l’hôpital de Grasse (Alpes-Maritimes). Le ministère public avait requis dix ans de prison à son encontre, l’estimant en outre coupable du braquage d’un homme lors de son évasion.

source: http://www.leparisien.fr/nice-06000/evasion-en-1989-3-ans-de-prison-pour-le-baron-de-la-drogue-italien-claudio-locatelli-03-09-2013-3104217.php

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Un peu d’italien!

Operazione Cotugre

Agli inizi deI 1989 il « Bureau central des stups » di Parigi (OCRTIS) disponeva di
informazioni secondo cui un’importante figura di pregiudicato, tale Claudio Locatelli,
era giunto a Nizza per ricevere 42 kg di cocaina. Locatelli era uno dei luogotenenti
del noto boss calabrese Alessandro Barberi. Ex perito chimico per l’Enichem di Gela
Barberi era uno dei « colonnelli » del famoso clan della « n’Drangheta » dei Madonia
che si opponevaa quello di Salvatore lacolano in una guerra senza esclusioni di colpi.
Barberi gestiva il riciclaggio di forti somme di denaro sporco utilizzate per acquistare
cocaina in Sudamerica. ln pratica era il finanziatore di un narco businnes che ha poi
portato al ricupero di oltre un quintale e mezzo di stupefacente con partite sequestrate
in mezza Europa. ln tale contesto vennero a galla vari nomi, fra cui quello di Alfio
Caruso, un feroce assassino, latitante dopo essere stato condannato a 30 anni di
carcere per una serie di omicidi avvenuti in Sicilia.
Da tempo erano in corso intercettazioni telefoniche sul gruppo di Locatelli, ma i
francesi non disponevano di dati concreti per « chiuderc » l’ operazione. lnvece di
attendere pazientemente, come logicamente avrebbero dovuto fare, commisero una
serie di affrettati arresti e perquisizioni negli appartamenti occupati dagli uomini di
Locatelli. Il risultato fu pressoché nullo, i 42 chili non furono trovati.
Fra gli arrestati c’era il pluripregiudicato Alessandro Troja, trovato con un
documento faiso. Su di lui la polizia francese, l’OCRTIS, fece allora delle enormi
pressioni ottenendo le informazioni necessarie per incastrare il Locatelli.

A suivre…

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En ce temps la:

EN EUROPE ET AUX AMÉRIQUES

Trafiquants et corrompus

par Maurice Lemoine, juin 2001

« QUAND ils n’ont pas connu de fin violente, la plupart des trafiquants que j’ai fait mettre sous les verrous sont libres (…). Quant aux financiers dont les noms sont apparus dans le cadre des enquêtes sur le blanchiment de l’argent de la drogue, ils n’ont pas été inquiétés (1). » Commissaire de police suisse spécialiste de la lutte antidrogue, Fausto Cattaneo est l’un des agents de pénétration des réseaux de trafiquants les plus décorés de sa génération. Il raconte « les relations inavouables qui unissent les cartels de la drogue aux mondes de la banque, de la finance, de la politique et à certaines franges de la police et des services secrets ».

S’entrecroisent dans son ouvrage la nébuleuse des mafias, des magistrats frileux – parmi lesquels Mme Carla Del Ponte, actuelle procureur du Tribunal pénal international à La Haye -, le groupe Fininvest de M. Silvio Berlusconi, le Vatican, et une « morale de l’histoire » : « Tous les chemins mènent aux blanchisseries suisses. »

Tous les chemins mènent-ils également aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ? Oui, prétendent la légende noire de la « narcoguérilla » et quelques mouches du coche qui, sur ce pays, ressassent les lieux communs : les guérillas auraient « monté en puissance en même temps que s’estompait leur dimension idéologique et qu’elles dérivaient vers le crime organisé  (2). »

EXPOSANT l’exacte nature de leurs relations, Jean-François Boyer rappelle (3) comment les « commerçants » du cartel de Cali, à la fin des années 1980, prennent pied dans la haute Amazonie et acceptent les conditions que leur imposent les FARC. « Ils sont prêts à payer l’impôt révolutionnaire. » Toute autre démarche, M. Carlos Castaño, chef des paramilitaires, « possède ses propres laboratoires de cocaïne [et] semble jouer le rôle de juge de paix (…) lorsque se présente un conflit [entre narcos] ». Même si, comme le note l’auteur, quelques cadres des FARC, transgressant les règles de leur organisation, ont passé des accords contre nature, localement, avec les mafias.

Il relate comment, dans le Mexique de M. Carlos Salinas de Gortari, « les privatisations de la période 1989-1995 (…) ont permis aux narcos, avec la complicité de l’Etat et des narcopoliticiens, de devenir une puissance économique légale ». Rappelant que le système bancaire américain blanchit la moitié des 500 à 1 000 milliards de dollars issus des activités criminelles, l’auteur évoque le financement de la campagne électorale du président colombien Ernesto Samper, en 1994, par le cartel de Cali.

On est loin du parti pris d’un troisième ouvrage (4), propagandiste du concept de « narcoguérilla ». Ouvertement critiques à l’égard des négociations de paix entamées par le président Andrés Pastrana, les deux auteurs (ou l’un d’entre eux) se déshonorent en donnant pour représentatifs de pseudo-sondages publiés par une certaine presse colombienne : « Plusieurs enquêtes révèlent que (…) 60 % de la population ne souhaitent pas le démantèlement des paramilitaires (5) (…), une majorité de la population demande la participation directe de troupes américaines pour détruire la guérilla. » Passant rapidement sur le fait que « le cartel [de Cali] arrosait systématiquement toutes les couches de la société colombienne », ils se livrent à une défense sans nuance de l’ex-président Samper.

Leur ouvrage a évidemment déclen ché moins de réactions que La rage au coeur, récit autobiographique de la sénatrice colombienne Ingrid Betan court (6). Elle a fortement agacé ceux qui ne veulent voir dans la nation andine qu’une « démocratie » prise en otage par des « groupes criminels armés ». Or, si elle se montre très critique à l’égard des guérillas, la sénatrice lance de graves accusations contre une classe d’hommes politiques « sans envergure, sans idéaux, seulement épris de pouvoir et d’argent », dont l’ancien président Ernesto Samper (1994-1998).

Menant contre la corruption d’Etat une lutte courageuse, elle donne à voir l’un des ressorts, souvent sciemment dissimulé, d’une guerre civile qui n’en finit pas : « Le peuple colombien a aujourd’hui le sentiment d’être impuissant face à ces élus corrompus qui, sous prétexte de prendre en main son destin, le lui ont confisqué. »

Maurice Lemoine

(1) Fausto Cattaneo, Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue, Albin Michel, Paris, 2001, 345 pages, 120 F.

(2) Yvon Le Bot, « Quel zapatisme après le zapatisme ? », Le Monde, 8 mars 2001.

(3) Jean-François Boyer, La Guerre perdue contre la drogue, La Découverte, Paris, 2001, 256 pages, 130 F.

(4) Alain Delpirou et Eduardo Mackenzie, Les cartels criminels. Cocaïne et héroïne : une industrie lourde en Amérique latine, PUF, coll. « Criminalité internationale », Paris, 2001, 228 pages, 148 F.

(5) Les paramilitaires se livrent actuellement à d’importants massacres de populations civiles dans le Sud Bolivar, le Cauca, le Putumayo, et ont littéralement investi, avec la complicité de la force publique, la ville de Barrancabermeja.

(6) Ingrid Betancourt, La rage au c ur, XO Editions, Paris, 2001, 249 pages, 119 F.

source: http://www.monde-diplomatique.fr/2001/06/LEMOINE/1666

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite.

Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

PIERRE BARBANCEY

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DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Publié: 4 mai 2015 par Marc Fievet dans DNRED, Douane française, Narcotrafic INFOS, SERVICES FRANCAIS, TRACFIN
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LA  HONTE !

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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE

L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.

À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre© archives maxppp

Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.

Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »

La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.

Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.

Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.

Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

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Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

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Une maîtresse coûteuse

Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »

Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.

Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.

L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.

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Dossier dérangeant

Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.

Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.

source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

La DNRED et le TRACFIN savaient-ils?

Que savait Jean Paul Garcia?

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Que savait Jean Baptiste Carpentier?

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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27/04/2015 – 07H00 ‑ Vannes (Breizh-info.com) ‑ Comme nous l’avions annoncé la semaine dernière, Adsav, le Parti du peuple Breton, appelait à une manifestation à Vannes ce samedi, contre le trafic de drogue et la prolifération des dealers en Bretagne. Une manifestation par avance peu médiatisée – il est vrai que les soirées au profit du Burkina Faso ou les rassemblements en soutien aux immigrés clandestins mobilisant souvent moins de 10 personnes ont la priorité de la presse subventionnée.


Malgré ce handicap, la mobilisation sur les réseaux sociaux notamment a amené une soixantaine d’adhérents et de sympathisants du parti nationaliste breton à défiler dans les rues de la cité morbihannaise, afin de demander notamment l’instauration de la vidéo-surveillance dans les quartiers sensibles mais également l’expulsion des dealers étrangers ou encore la promotion des soirées sans drogues et sans alcool par les collectivités bretonnes. Se sont joints également à la manifestation des membres du collectif « non à la drogue » qui oeuvre dans toute la France et qui organise d’ailleurs fin juin une mobilisation dans toute la France sur cette thématique.

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Face à eux, une toute petite poignée de contre-manifestants, appartenant à l’extrême gauche rassemblée derrière le groupe « Lochu » – militant anarchiste du début 20ème siècle qui doit se retourner dans sa tombe en voyant ceux qui se revendiquent comme ses héritiers insultant, sifflant et dénigrant les manifestants présents, mais dont la faible mobilisation et l’allure pas très présentable prêtait au final tout le monde à sourire. Sans compter des slogans et pancartes défendant la consommation de drogue…

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Chaleureusement accueillis par les commerçants – dont plusieurs avaient mis à disposition des tracts soutenant la manifestation en début de semaine – la manifestation s’est déroulée dans le calme, avec des slogans forts, avant que Ronan Le Gall, porte-parole du mouvement, ne prenne la parole sur le port (discours intégral ci-dessous) :

« Bretonnes, Bretons,

Nous sommes rassemblés en ce jour à Vannes pour reprendre nos droits :

– Le droit fondamental que nous avons, hommes et femmes libres de Bretagne, à assurer notre sécurité, ainsi que celles de nos enfants et de notre peuple 

Hors ce droit est aujourd’hui bafoué par les bandes de dealers qui arrosent notre pays de leurs drogues diverses et variés. Par le passé, la France a réussi à asservir notre pays – comme les colons l’ont fait par le passé avec les indiens d’Amérique – en important chez nous l’alcool, à outrance, et sa maladie, l’alcoolisme.

Désormais, ce sont des hordes – bien souvent extra européennes – qui , trouvant des relais parmi la population locale, diffusent cocaines, héroine, cachets divers et variés, ou cigarettes trafiquées.

Si nous sommes à Vannes en ce jour, c’est que depuis quelques mois, le quartier de Kercado defraie la chronique. Ce que nous savions, ce que nous affirmions depuis des années, a enfin été révélé aux grands jours par des commerçants courageux, excédés, qui ont décidé de dire non à la racaille, non aux dealers.

Ces individus – qui terrorise toute une population – agissent en toute impunité, l’État ayant peur de rentrer dans les quartiers.

Regardez le nombre de policiers déployés ce jour pour une manifestation pacifique, déclarée en préfecture.

Ce même déploiement de l’ordre, les habitants de Kercado y ont le droit eux aussi ! La sécurité est un droit fondamental je le répète, garanti par la constitution, sous peine de révolution !

Les habitants de Kercado, comme ceux de Pontanezen à Brest, de Kermoysan à Quimper, du Blosne à Rennes, de Malakoff à Nantes mais également les pères et mères de toute la Bretagne ont le droit de vivre sans se demander si leurs enfants plongeront eux aussi dans la toxicomanie, dans la drogue, victimes de dealers sans scrupules, vendeurs de mort à découvert.

Car ils vendent de la mort, et doivent être traités comme des criminels ! Cette manifestation d’aujourd’hui est historique, car c’est la première fois que des Bretons la mènent en Bretagne. Nos frères Corses nous ont habitué, par le passé, à d’autres types d’actions face aux dealers et à la drogue. Des actions qui ont porté leurs fruits puisque là bas, les dealers font profils bas, les extra-européens ne font pas la loi.

Aujourd’hui, c’est pacifiquement que nous défilons et nous rassemblons afin de faire entendre nos revendications .

Mais l’État, tous comme les dealers doivent le savoir : nous ne sommes pas hommes et femmes à nous laisser faire, à nous laisser empoisonner, à nous laisser mourir.

Qu’ils continuent, et nous serons nombreux à leur barrer la route, il en va de l’avenir de notre peuple, qui – pour retrouver sa liberté – doit se libérer individuellement des drogues qu’on cherche à lui mettre dans le cerveau.

Que l’État ne réagisse pas et nous lui montrerons, comme souvent les Bretons ont su le faire, que nous n’avons pas besoin de lui pour assumer notre destin.

Aujourd’hui, nous réclamons des choses pourtant simple à mettre en pratique – plus simple que le flicage organisé à l’encontre des opposants au système mis aujourd’hui en place par le régime dictatorial de Manuel Valls :

– l’instauration de la vidéo-surveillance, non pas dans les centre villes et les beaux quartiers, non pas pour fliquer les honnêtes gens, mais dans les quartiers populaires, ou les premières victimes de cette racaille sont les plus défavorisés.

– La condamnation, puis l’expulsion, de tous les délinquants d’origine étrangère, et la déchéance de la nationalité pour ceux qui l’avaient acquise. Ces marchants de morts, non seulement n’ont rien à faire chez nous, mais doivent être renvoyés dans leur pays d’origine.
Pas sûr qu’en Arabie Saoudite, pas sur qu’en Turquie, au Maroc ou en Tunisie, ils se comportent de la sorte avec leur peuple.

Nous demandons enfin aux candidats aux élections régionales à venir , en décembre prochain, de prendre position sur cette question.

Le conseil général a en effet le pouvoir – en faisant la promotion de soirée sans drogues, douces ou dures, de soirées sans alcool, en subventionnant des associations musicales, culturelles, qui rejettent la drogue ( acceptée aujourd’hui par trop de gens dans les milieux dits « culturels » ) , de changer en partie les choses, tout en réclamant du gouvernement central des peines exemplaires pour les assassins de notre peuple.

Nous serons attentifs à l’écoute qu’ils nous porteront, et nous serons aller leur rappeler , si jamais ils faisaient la sourde oreille.

Nous devons rester maître chez nous, nous devons reprendre en main notre destin. Alors que la Bretagne, comme tout le reste de l’Europe, connaît une crise sans précédent, il est temps que se lèvent des générations d’hommes forts et de femmes fortes , qui refusent la drogue, qui refusent de voir leur cerveau contrôlé et leurs corps abimés par des produits qui ne leur veulent pas du bien.

Ensemble, aujourd’hui, déclarons ce 25 avril comme le premier jour de la résistance bretonne à la drogue en Bretagne

Dealers dehors, dealers er maez ! »

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1 mai 2015 9:10  Georges Fitzpatrick
écrit par Georges Fitzpatrick

decapitationLe ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé que deux hommes de la même nationalité ont été décapités au sabre jeudi à Tabrouk, dans le nord-ouest du pays. Ils avaient été condamnés à la peine capitale par la justice saoudienne pour meurtre et trafic de drogue.

Selon le communiqué du ministère de tutelle, il s’agit, en premier lieu, d’Abdallah al-Balawi, à qui la justice a reproché le meurtre de son père. Ce dernier aurait été poignardé par son fils. Mais, les raisons de cet acte n’ont pas été précisées dans l’annonce. Le deuxième condamné à mort n’est autre qu’Abdallah al-Rouily, comme indiqué dans un second communiqué du ministère saoudien de l’Intérieur. Il a été reconnu coupable d’avoir introduit en Arabie Saoudite une importante quantité d’amphétamine.

D’après un décompte effectué par l’AFP, ces deux nouvelles décapitations portent à 71 le nombre d’exécutions ayant eu lieu sur le territoire saoudien au cours des quatre premiers mois de cette année. Pourtant, il n’y avait eu « que » 87 exécutions dans le royaume wahhabite sur l’ensemble de l’an 2014 suivant un décompte du même organe de presse. Pour rappel, seulement 27 décapitations avaient eu lieu en 2010 en Arabie Saoudite. Depuis, le nombre d’exécutions n’y a cessé de croître et tourne autour de 80 par an. D’où, cet Etat est l’un des pays au monde qui applique fréquemment la peine capitale.

Les personnes reconnues coupables d’apostasie, meurtre, narcotrafic, viol ou vol à main armée en Arabie Saoudite risquent d’être condamnées à mort sur base de la loi en vigueur reposant sur des principes islamiques stricts. De leur côté, plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent la cruauté de ces exécutions.