Archives de 24 août 2015

« Saviano n’est ni Falcone, ni Borsellino »

Le mythe écorné de Roberto Saviano
Roberto Saviano en mars 2009. © Alessandro Garofalo / Reuters
Le 23 juillet 2015 | Mise à jour le 23 juillet 2015
Par François de Labarre

La cour de cassation italienne confirme que l’auteur de «Gomorra», Roberto Saviano, s’est bien rendu coupable de plagiat.

La réalité dépasse souvent la fiction, surtout dans la région de Naples. L’auteur de «Gomorra» le sait bien et d’ailleurs pour écrire son premier roman, un bestseller adapté au théâtre, à la télévision et au cinéma, il s’inspire de la presse locale. Un peu trop au goût des journalistes de sa région.

Lorsqu’il écrit «Gomorra» en 2004 et 2005, Roberto Saviano est un jeune journaliste, animateur d’un blog sans grande expérience de terrain. Pour écrire son livre, il se rend logiquement dans les bureaux des journaux locaux «Cronache di Napoli» et «Corriere di Caserta», là même où tous les journalistes étrangers écrivant sur la Camorra se précipitent en arrivant à Naples. L’accueil y est toujours chaleureux et cordial y compris pour l’écrivain en herbe qui ressort des bureaux avec une pile d’articles. Le responsable lui a demandé d’en faire référence s’il les utilise. Roberto Saviano, pêché de jeunesse, ne suivra pas ce conseil.

Quand sort «Gomorra» deux ans plus tard, aucune mention n’apparaît dans l’ouvrage, où sont pourtant allègrement repris plusieurs articles. Certains sont littéralement recopiés, d’autres réécrits avec des synonymes et noms différents. Quand la machine médiatique est lancée, le jeune auteur laisse planer le doute sur l’origine des informations présentées dans son ouvrage, laissant entendre sans jamais le dire, qu’il pourrait lui-même avoir mené ces dangereuses investigations, ayant permis de décrire avec autant de précision la vie de «Gomorra». Ses millions de lecteurs imagineront volontiers le jeune Saviano arpenter les rues de Casal di Principe, capitale du clan des Casalesi -où il est né mais n’habite plus-, pour rencontrer un parrain en cavale ou une victime d’extorsion menacée de mort. L’image d’Epinal correspond bien à l’idée que l’on se fait de cette icône de l’antimafia. Pas tout à fait à la réalité.

A la lecture du livre, Simone Di Meo journaliste à «Cronache di Napoli» tombe des nues. Le journaliste découvre qu’un jeune pigiste inconnu a écrit un bestseller en utilisant ses articles. Enervant. Certains ont été intégralement recopiés. Son avocat écrit aux éditions Mondadori. L’éditeur fait rééditer les ouvrages en ajoutant les références à son nom. Il ne le fera pas pour les autres, et en particulier pour Maurizio Clemente, journaliste qui purge une peine de sept ans de prison pour chantage… Tout n’est pas rose dans le milieu des reporters qui couvrent, parfois d’un peu trop près, les activités de la mafia napolitaine. Toujours est-il, les articles de presse sont protégés par une loi sur la propriété intellectuelle et Roberto Saviano en les copiant se rend coupable de plagiat.

« Saviano coupable de reproductions abusives », écrit la cour de Cassation

En septembre 2008, le groupe La Libra, éditeur des titres «Cronache di Napoli» et «Cronache di Casera», porte plainte contre l’écrivain et son éditeur Arnoldo Mondadori. Après moult rebondissements, la Cour de cassation vient de rendre un avis définitif. La reproduction de trois articles, trois malheureux petits articles, donne aujourd’hui raison à La Libra. Les passages relevés par la condamnation représentent 0,6% de «Gomorra» selon les calculs de l’auteur lui-même. «Mais c’est le livre dans sa totalité qui s’est largement inspiré du travail des journalistes de la région, explique Pino de Martino, secrétaire général de l’Ordre des journalistes de la Campanie. Pendant de nombreuses années, ces reporters ont raconté la réalité de la Camorra, ils ont aussi décrit cette sous-culture, ses rituels. Ils ont mené un travail de fond laborieux et parfois dangereux.»

Maigre consolation pour Roberto Saviano : l’amende fixée à 60 000 euros par la cour d’appel devrait être revue à la baisse, voire annulée. Les auteurs des articles plagiés n’ayant pas subi, selon la cour, de manque à gagner. L’argument suffit à des titres du groupe l’Espresso, auquel Saviano a collaboré, pour crier victoire. La presse italienne désigne Saviano grand perdant mais «Repubblica» estime que le jugement «donne raison à l’auteur» (pourtant accusé de plagiat…) Le très sérieux quotidien «Il sole 24 ore» s’amuse de la posture de «Repubblica». «C’est, écrit Spartaco Lavagnini, comme si après une victoire 7 à 1 du Bayern Monaco contre l’AS Roma, un journal titrait que le super attaquant Gervinho (ndlr: de la Roma) avait percé la défense du Bayern»…» C’est bien connu, une certaine malhonnêteté intellectuelle saisit parfois les plus âpres défenseurs de la justice et de la morale.

Le jugement de la cour de cassation est en effet accablant. Il y est écrit noir su blanc que Saviano s’est rendu coupable de «reproductions abusives au sens strict». Le terme est bien (ou mal) choisi. «Abusivo» en italien décrit une pratique mafieuse : la construction de bâtiments sans permis. Au terme de huit années d’instruction judiciaire, c’est bien là une victoire pour le groupe La Libra. Ugo Clemente, directeur de «Cronache di Caserta» et «Cronache di Napoli», s’est empressé s’en féliciter dans un communiqué publié en juin. «Il va sans dire que l’opération médiatique construite autour de Saviano a contribué de manière extraordinaire à la diffusion et la compréhension du phénomène de la Camorra, concède-t-il, mais il était nécessaire de rendre hommage au travail des journalistes courageux qui pendant des décennies ont risqué leur vie pour raconter sur notre territoire ce que Saviano a copié dans son livre.»

« Saviano n’est ni Falcone, ni Borsellino »

Aucun des journalistes du groupe Libra ne remettent en cause l’escorte dont bénéficie Saviano depuis 2008. «Il est, comme la journaliste Rosaria Capacchione, considéré comme une cible de la Camorra, explique Pino de Martino. Il est toutefois regrettable que d’autres n’aient pas eu ce traitement comme Tina Palomba, dont la voiture a été incendiée.» Le secrétaire général de l’ordre des journalistes de Campanie cite également le cas de Nello Trocchia, journaliste au «Fatto Quotidiano», dont un boss mafieux, dans une conversation enregistrée, confiait récemment vouloir «éclater le crâne». Le cas de Carlo Pascarella du «Corriere di Caserta», menacé directement par un parrain du clan des Casalesi parce qu’il rapportait des faits un peu trop précis sur la guerre de succession déclenchée par l’arrestation de Francesco Schiavone, dit «Sandokan», le parrain qui aimait vivre en compagnie de tigres.

C’est aussi le cas de Giuseppe Bianco de «Cronache di Napoli», qui avait reçu par courrier une balle de revolver, de Giuseppe Piccolo de SkyTG24 battu et menacé parce qu’il filmait le cadavre d’une victime de la Camorra ou encore de Michele Albanese, dont les carabiniers ont découvert dans l’antre de la N’drangheta, la mafia calabraise, un plan pour l’assassiner. Aucun de ces journalistes n’a jamais bénéficié d’escorte. «Je ne reprocherai jamais à Saviano d’avoir une escorte, nous a confié son premier détracteur Simone Di Meo, ce que je conteste en revanche c’est cette escorte intellectuelle dont il a bénéficié pendant ces années. On ne pouvait rien dire contre Saviano sans être traité de mafieux ! Aujourd’hui tout le monde sait sa fâcheuse tendance à reprendre le travail de ses confrères sans les citer et que Saviano n’est ni un Falcone, ni Borsellino!»

SOURCE: http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-mythe-ecorne-de-Roberto-Saviano-804838

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Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED).

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El narcotráfico creció en los últimos cinco años en América Latina, indicaron un 67% de consultados en una encuesta en nueve países de la región, que muestra un 49% a favor del consumo como un derecho individual y un 33% favorable a la despenalización o legalización de la producción de estas sustancias.

La mayoría de encuestados declararon que el narcotráfico está aumentando, excepto en Colombia (34%), mientras se destacan las respuestas muy elevadas en Argentina (92%), Bolivia (87%), Costa Rica (86%), México (84%) y Chile (83%).

El barómetro del Observatorio Latinoamericano de Políticas de Drogas y Opinión (OPODP) de la Fundación Asuntos del Sur, financiado por Open Society Foundations, viene estudiando la evolución de las percepciones sociales sobre esta temática desde 2012 y fue publicado este martes.

En esta ocasión el barómetro sondeó opiniones de 8.952 personas, incluyendo 3.872 jóvenes de entre 18 y 35 años, en Argentina, Bolivia, Chile, Colombia, Costa Rica, El Salvador, México, Perú y Uruguay.

Mientras casi la mitad de los entrevistados (49%) consideraron que el consumo de drogas debe abordarse como un derecho individual, la mayor adhesión se registró en Uruguay (68%), país que legalizó el mercado de marihuana en 2013, y las más bajas en Bolivia (30%) y El Salvador (31%).

Los que consideran que la producción de drogas debe despenalizarse o legalizarse (33%) llegan a 48% en México y a 43% en Colombia, los dos países más castigados por la violencia asociada al tráfico de drogas.

En este punto, las opiniones favorables a estas medidas cayeron respecto de la última encuesta en Argentina (de 20% a 16%), Bolivia (de 10% a 9%) y El Salvador (de 14% a 10%).

Aumento de la violencia

« En Argentina y El Salvador esto se explica por el aumento de la violencia y las muertes relacionadas al micro tráfico », dijo a Sputnik Nóvosti uno de los autores del estudio, José Carlos Campero Núñez, de la Fundación Friedrich Ebert de Bolivia.

« En Argentina la ‘ruta blanca’ (de la cocaína) desde Bolivia a Buenos Aires, pasando por (las provincias de) Corrientes y Santa Fe, dejó un rastro de sangre alarmante en los últimos dos años, lo que ha incidido en la percepción menos favorable de los jóvenes hacia medidas regulatorias de despenalización o legalización », opinó.

« Lo mismo en El Salvador, donde las pandillas han generado niveles de violencia alarmantes, y por lo tanto la opinión pública ha tenido una reacción contraria », indicó.

Sin embargo, estas tendencias « no necesariamente implican un aumento del apoyo al prohibicionismo » en esos dos países, observó el experto.

« La gente percibe que, más allá de la virulencia de las respuestas represivas, el acceso a las drogas y el narcotráfico son muy elevados » y por tanto, que la « lógica aplicada hasta ahora ha fracasado tanto en el control de la producción como en el control del consumo », indicó.

Bolivia, según Campero Núñez, constituye un caso diferente, « porque el consumo de drogas ilegales es muy bajo y no hay problemáticas de violencia derivada del narcotráfico estadísticamente relevantes », dijo.

« Pero Bolivia siempre ha sido, y sigue siendo en sus generaciones más jóvenes, altamente conservadora ante estos y otros que son en muchos otros países las banderas de la juventud, como el matrimonio igualitario, el respeto a los derechos de las personas con orientaciones sexuales diferentes o el aborto », describió Campero Núñez.

« Las drogas siempre han sido rechazadas en niveles mayores a 90% » en Bolivia, una « sociedad muy vinculada a la Iglesia Católica » y « sumamente conservadora ».

Como contrapartida, el respaldo a medidas despenalizadoras creció en México, Colombia y Chile.

Nuevos paradigmas

Campero Sánchez puntualizó que ese apoyo a « nuevos paradigmas » para enfrentar el narcotráfico « siempre ha sido en favor de regulaciones », que incluyen una « amplia gama de políticas » y no son necesariamente la legalización.

El estudio constató, además mayor respaldo al uso terapéutico de la marihuana que, medido en una escala de 1 a 10, creció de 5,74 a 6,52 en los últimos dos sondeos, y se concentra en tres países, Uruguay (7,21), Chile (7,94) y Colombia (7,30), donde la opinión pública parece acompañar reformas en este terreno.

En Uruguay, el consumo de cannabis es legal desde los años 70, y una ley de 2013 legalizó la cadena productiva bajo un régimen regulado.

« En Colombia es el alcalde de Bogotá que incorpora una política para designar ciertos lugares y momentos para que consumidores puedan hacer un uso legal de cannabis », dijo Campero Núñez.

Además, en el marco de las negociaciones de paz entre el gobierno y la guerrilla colombiana « hay muy buena disposición del público en materia de políticas alternativas para enfrentar la producción de drogas ilegales », añadió.

« Y en Chile hay una propuesta de la alcaldía de Santiago de tener una parcela de producción de marihuana para la extracción de alcaloides que permitan su uso terapéutico en enfermos reumáticos y ciertos tipos de epilepsia », describió Campero Núñez.

Por otra parte, la mayoría de los encuestados en los nueve países consideraron más peligrosos el alcohol (8,9 de cada 10) y el tabaco (8,18 de cada 10) que la marihuana (7,79 cada 10).

Sin embargo, el modelo de regulación del cannabis adoptado en Uruguay perdió apoyo en todos los países respecto del año pasado, observó la encuesta, a pesar de que este es el país de la región cuya opinión pública vincula menos el consumo de marihuana con la delincuencia (54%) en comparación con la media regional (74%).

Hay un « pequeño desencanto con la velocidad para implementar las reformas », estimó Campero Sánchez, si bien hay que « entender que los cambios no se pueden aplicar en forma muy rápida », incluso por el tiempo que el ciclo vegetal requiere para « alcanzar la concentración del alcaloide que requiere la ley ».

Participaron de la encuesta el Centro de Investigación Drogas y Derechos Humanos de Perú, el Centro de Estudios Cuantitativos de la Universidad de Santiago de Chile y el Centro de Estudios sobre Seguridad y Drogas de la colombiana Universidad de los Andes.

También colaboraron la fundación Friedrich Ebert de Bolivia, la Escuela Superior de Economía y Negocios de El Salvador, la consultora Balseiro Marketing de Uruguay y la Asociación Costarricense para Estudios e Intervención de Drogas. (Sputnik)

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narcoargentinaEl narcotráfico se emplea como justificación para imponer ventas de armamento, políticas públicas y en última medida, dominar los sistemas de seguridad de países de América Latina, comentó el vicepresidente de Argentina, Amado Boudou.

« Hoy a partir de la cuestión de narcotráfico se pretende desde los centros de poder dominar los sistemas de seguridad de nuestros países, imponerles estándares, imponerles armamento, imponerles protocolos », dijo en un almuerzo con diplomáticos y periodistas en Moscú.

Además, el funcionario público cuestionó la falta de discusión del problema del narcotráfico dentro de las fronteras de EEUU e hizo hincapié en que es la demanda y la falta de control en la distribución dentro de EEUU parte del origen de los problemas en América Latina.

« Me pregunto ¿no es más grave el problema del narcotráfico en EEUU que en nuestros países? », dijo y continuó « si no existiera el nivel de consumo que existe en EEUU ¿existirían estos problemas en nuestros países? »

Los bienes culturales también ayudan a formar opinión y a que la ciudadanía no cuestione las políticas de EEUU frente al narcotráfico ya que estas encajan con estereotipos arraigados y que se refuerzan en los medios, según Boudou.

« ¿Por qué en una película hollywoodense uno nunca ve a un narcotraficante estadounidense y siempre son o latinoamericanos o asiáticos? », se cuestiona.

Y añade: « Muchas veces todos nosotros somos los villanos y se nos persigue de distinta forma y aquellos que ejercen el poder de verdad tienen el guante blanco y el deber ser ».Boudou apuntó al empleo del epíteto « autoritario » y « corrupto » contra países que quieren hacer las cosas de manera distinta.

« Cuando aparecen gobiernos en nuestros países que quieren hacer las cosas de una manera distinta siempre son condenados, siempre son autoritarios, siempre son corruptos », dijo.

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PlátanosLos empleados de una tienda en Praga hallaron más de 100 kilogramos de cocaína en el interior de una caja de plátanos, informaron las autoridades antidroga de la República Checa.

« Tras abrir una de las cajas de plátanos recibida del almacén, los trabajadores encontraron una carga adicional que resultó ser cocaína », dijo un portavoz del Centro Antidroga.

Precisó que la cantidad del estupefaciente descubierto supera los 100 kilogramos.

Asimismo, se comunica que el valor de la droga asciende a unos 42 millones de dólares.

La carga de plátanos llegó a República Checa desde Colombia. En el resto de las cajas los agentes antidroga no encontraron nada sospechoso.

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Las narcomafias se asientan en España -

Ricardo Magaz Profesor de Fenomenología Criminal de UNED-IUGM y escritor

23/08/2015

Hace unos meses, en el programa Salvados de Jordi Évole, analicé desde el Estrecho de Gibraltar el problema del narcotráfico y de la situación de la Península Ibérica como principal vía de acceso de hachís y cocaína en Europa. Lo titularon, muy descriptivamente, Drogas, S. A. Compartí pantalla con el periodista italiano Roberto Saviano, autor del célebre best sellers Gomorra, que vive escoltado por una legión de policías en algún lugar de Nueva York, después de que la mafia pusiera precio a su cabeza con motivo de la publicación del libro y la aparición de la película homónima.

Saviano denunció en su volumen, donde liga literatura e investigación, los trapos sucios del narcotráfico, las colosales cantidades de dinero infecto que mueve y, sobremanera, la tremenda corrupción que expande a su alrededor. La mafia italiana le pasó factura por ello y le «condenó a muerte». Hoy es un fugitivo de sí mismo que recorre el planeta evitando a los sicarios de los narcos.

Roberto Saviano fue uno de los primeros escritores que acreditó con datos encima de la mesa el hecho de la corrupción sin barreras que produce el tráfico de drogas. Dijo lo que la gente divisaba, pero él le puso nombres y escenarios a las «multinacionales» que controlan el narcotráfico: la mafia italiana, las triadas chinas, la mafia norteamericana, la yakuza japonesa, la mafia rusa, los cárteles latinoamericanos o la mafia albanesa, entre otras organizaciones del hampa internacional.

En efecto, los viejos modelos de mafias tipo Al Capone se han ido reciclando con el paso del tiempo y hoy, más que nunca, son auténticas multinacionales que tienen en el narcotráfico su negocio capital. Uno de estos prototipos actuales es el Cártel de Sinaloa, dirigido por Joaquín Guzmán Loera, conocido como ‘El Chapo Guzmán’, fugado recientemente de una prisión mexicana de máxima seguridad a través de un túnel de kilómetro y medio de largo, después de sobornar a funcionarios y autoridades, para escarnio del gobierno azteca.

El poder de estas organizaciones criminales es a menudo superior al de las grandes compañías comerciales. El Cártel de Sinaloa tiene, que se sepa, delegaciones internacionales en 70 países, incluida España en puestos de cabeza, y factura sólo en Estados Unidos 3.000 millones de euros al año. Su nómina de asalariados se cuenta por miles en todo el mundo y abarca desde campesinos a empresarios, de funcionarios a políticos, pasando por profesionales y especialistas, y por supuesto su infantería de la parabellum: pistoleros que se encargan de los homicidios y los ajustes de cuentas.

En España no hay una única mafia propiamente dicha, pero sí grupos mafiosos criminales organizados de alta intensidad, tanto nacionales como transnacionales, que sustentan en el narcotráfico su piedra angular. Muchas de estas bandas son realmente destacamentos de los cárteles y redes criminales globalizadas, caso de la mafia ruso-georgiana, entre otras. Sus capacidades son cada vez mayores y a este ritmo no tardarán en convertirse en mafias colonizadoras, en sentido estricto del término, al adquirir un considerable poder de corrupción político-social y la penetración en las instituciones.

La evolución en nuestro país de estos entramados ha sido desigual pero progresiva. Del contrabando de tabaco se avanzó al tráfico de hachís en el último tercio del siglo pasado para, posteriormente, dar el salto al narcotráfico de heroína y cocaína con una mayor estructura y la posibilidad de superar fronteras y operar al margen de ellas.

La importancia de la Península Ibérica juega por consiguiente un papel determinante. Aunque pueda resultar repetitivo conviene poner de manifiesto de nuevo la localización geoestratégica de ésta y del Estrecho de Gibraltar en el mapamundi.

La cercanía con el Magreb, las aguas del Mediterráneo, del Atlántico y del Cantábrico, con 8.000 kilómetros de litoral, son asimismo contextos históricos insoslayables. A ello hay que sumar escenarios como el Peñón de Gibraltar o Andorra, el espacio Schengen europeo de libre circulación, o los sesenta millones de turistas que acogemos anualmente. Agréguense dos archipiélagos (Baleares y Canarias), dos ciudades en el continente africano (Ceuta y Melilla), ser frontera exterior de la UE y la relación-conexión con Latinoamérica y ya tenemos el ecosistema favorable para ser cabeza de puente. En pocos lugares del planeta se da esta abundancia de coyunturas.

Los datos de la Fiscalía Anticorrupción y contra el Crimen Organizado arrojan cifras inquietantes. En su lucha diaria, las fuerzas policiales desarticularon el año pasado medio millar de grupos criminales, detuvieron a 7.000 de sus integrantes, muchos de ellos convictos, y decomisaron 500 toneladas de todo tipo de sustancias estupefacientes y psicotrópicas. La actividad central de estos clanes estaba, en primer lugar, en el tráfico de drogas; luego, el de seres humanos para su explotación sexual.

Nada de esto merecería un horizonte de preocupación a nivel de Estado si al final del atajo delincuencial no existieran tramoyas para blanquear las fortunas sépticas de las narcomafias y otras redes criminales, teniendo en cuenta que en España el tráfico de drogas es una de las principales fuentes de dinero negro. Sólo hay que volverle a echar un vistazo al apartado de la Península Ibérica para comprender que la historia nos ha situado donde nos ha situado y, de tal modo, estamos en el ojo del huracán.

En Gomorra, Roberto Saviano ya auguró que las narcomafias acomodarían sus bases más activas en los países hegemónicos de la región mediterránea. Con el paso del tiempo, en el libro Criminalidad y globalización, del Instituto Universitario General Gutiérrez Mellado de la Uned, otros autores, en nuestra modestia, hemos trabajado en esa línea certera de estudio.

Así, es evidente que España se está convirtiendo en uno de los territorios elegidos por las narcomafias y otras bandas de delincuencia internacional que, además, lavan y diversifican en circuitos financieros nacionales sus perversas ganancias. Nada es por casualidad en el «crimen sin fronteras».

fuente: http://www.diariodeleon.es/noticias/opinion/narcomafias-asientan-espana_1003037.html

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El caso « Carbón Blanco ».

La enviaban hacia Europa, en una operación de 450 millones de euros. Ahora los juzgan en Chaco por uno de los cargamentos, de una tonelada.

deposito-carbon-allanado-Campana-escalas_CLAIMA20150823_0025_28Un depósito de carbón allanado en Campana, una de las escalas de la droga.

Durante al menos siete años, la banda del caso “Carbón Blanco” consiguió el objetivo con éxito y perfil bajo. Entre 2005 y 2012, se cree que logró pasar camuflados en distintos envíos marítimos nada menos que 10 toneladas de cocaína a España. El negocio fue redondo: cada kilo puesto en el mercado europeo está valuado en 45 mil euros. Sin embargo, todo se desmoronó después de una aparente distracción: en un galpón de Portugal donde escondían la droga antes de cruzarla en auto a territorio español, alguien olvidó 12 kilos de cocaína que luego encontró la Policía de aquel país. Ese fue el rastro que condujo a los investigadores al descubrimiento de lo que hasta ahora es la operación de narcotráfico más grande que se conozca en la historia argentina: 1057,65 kilos incautados en tres contenedores, en Lisboa y en Buenos Aires.

La droga había salido del país escondida en bolsas de carbón desde la planta de la empresa Carbón Vegetal del Litoral, en Quitilipi, Chaco, y tenía como destino final las narices de los consumidores en zonas costeras de España. Dos contenedores fueron hallados en Lisboa el 8 y 13 de marzo de 2012 (380 y 520 kilos) y el último (158 kilos), en el puerto de Buenos Aires. Y el plan se vino abajo.
Los principales acusados en Argentina por este caso son cinco, los cabecillas, pero el entramado incluye a decenas de personas. Según los investigadores del caso –tanto de Argentina como de Portugal–, el abogado y empresario Carlos Salvatore (actualmente preso en Ezeiza) y el empresario Patricio Gorosito ocuparían la cúpula de esta organización criminal, que tras facturar cerca de 450 millones de euros en siete años habría contado con recursos para crear empresas fantasma, corromper funcionarios, comprar galpones y autos y contratar personal que se ensuciara por ellos las manos de carbón y de cocaína. Los otros acusados son Juan Carlos Pérez Parga, Héctor Roberto y Rubén Félix Esquivel. Cada uno tenía un rol fundamental, según la acusación de los fiscales Federico Carniel y Carlos Amad en el juicio que se está haciendo en Resistencia.
Se cree que Salvatore y Gorosito eligieron Portugal como puerta de entrada porque en 2010 la Policía española había descubierto un cargamento de 762 kilos en el puerto de Bilbao, España, enviado por otra empresa de carbón, radicada en Rosario (por esto los fiscales argentinos planean abrir otra causa).
La sospecha es que a fines de ese mismo año encontraron en Carbón Vegetal del Litoral, propiedad de Jorge Carlos Rodríguez (ya fallecido), una compañía “limpia” ante la AFIP para continuar el trabajo. Convencieron al dueño de que era un gran negocio y formaron un equipo cuyas funciones se complementaban, según los investigadores. Pérez Parga era amigo de Rodríguez y había sido despachante de aduana. Es decir, que era el “burócrata” y se encargaba del trato con los agentes aduaneros en Quitilipi (sobre los que pesa la sospecha de connivencia). Esquivel era el capataz, “la conexión local”: conseguía el carbón de los productores del interior chaqueño y coordinaba la infiltración de cocaína en bolsas de doble costura en los contenedores.
Siempre según la investigación, Héctor Lorenzo era la mano derecha de Gorosito, el que llevaba y traía el dinero sucio que inyectaba Salvatore y quien retiraba los pasaportes falsos en Argentina y en Uruguay para la pata europea de la banda. Gorosito habría coordinado los movimientos en ambos continentes y a la vez respondía las directivas de Salvatore, que se hacía llamar “Manuel Carrascosa”.
Salvatore tenía en Gorosito el socio ideal. Ex dueño del club de fútbol Real Arroyo Seco –que luego vendió a Rosario Central en una millonada–, este hombre “usó el mundo del fútbol como una pantalla” para moverse libremente por Europa, según el alegato del fiscal Carniel. De hecho, ante la prensa dijo ser testaferro de Julio Humberto Grondona, aunque luego frente a los jueces lo desmintió.
En reuniones en hoteles de Buenos Aires y Sáenz Peña (Chaco), Salvatore y Gorosito les habrían encargado a dos cómplices santafesinos, Leonardo Prodan y Rolando Di Renzo, reinstalar la operación en Lisboa. Como ambos estaban “infectados” por el caso de Bilbao, les dieron pasaportes falsos.
Bajo las órdenes de Gorosito, alojado en Barcelona, Prodan y Di Renzo (hoy condenados en Portugal) se dedicaron al armado de la etapa final del tráfico. En junio de 2011 enviaron cargamentos “limpios” y contactaron a la firma portuguesa Cabrica, encargada de recibir legalmente los contenedores; luego compraron galpones para mandar el carbón por un lado y la cocaína por el otro y, a través de testaferros, crearon empresas fantasma. También habrían sido los que le llevaban la droga al argentino Alan Digby Foster (hoy también preso en Portugal), que operaba con identidad falsa y era quien colocaba la cocaína en España.
A través de testaferros, Di Renzo y Prodan crearon la firma “Relaxconcept” y la pusieron a cargo de Adrien Vasile Dragos, un rumano que habría cobrado 50 mil euros para figurar como titular y como locatario del galpón donde se guardaba la cocaína. Allí fue donde misteriosamente se olvidaron los 12 kilos de una entrega de 500 que hicieron con Digby Foster en febrero. Preocupado por esto, según contó a la Justicia portuguesa, Prodan se juntó en España con Gorosito, pero éste le dijo que se tranquilizara: “Seguro se los quedó el rumano”, le habría dicho antes de darle plata para pagarles a Cabrica, a una persona en Portugal y a Dragos, pero solo el 50% de lo prometido.
Prodan declaró en Portugal que se encontró con el rumano para darle su dinero. Pero que este sacó un papel que decía “La Policía sabía todo, Papá Noel no cumplió” y que enseguida se lo tragó. Unos días después, la Policía encontró los 12 kilos olvidados, Vasile Dragos desapareció y todo empezó a desmoronarse.

SORIANO

platanoCapturada Maribel Aguirre Alzate, con 700 kilos de cocaína en una finca productora de plátanos, del Sur del Lago

Otto Rojas / María Arismendy

Distribuidas en dos camiones cava y en un caño fueron encontradas, la madrugada de ayer, 585 panelas de cocaína de alta pureza en una finca productora de plátanos,  en el el sector Santa Rosa de la parroquia Simón Rodríguez, del municipio Francisco Javier Pulgar, en el Sur del Lago.

Capturada mujer con 700 kilos de cocaína en finca del Sur del Lago
Foto: FreddyAlvarado

La droga pesó 700 kilos y estaba al cuido de una mujer identificada por las autoridades policiales como Maribel Aguirre Alzate, de 36 años,   quien fue capturada por funcionarios del Cuerpo de Policía Bolivariana del estado Zulia (Cpbez). Además, la mujer es la propietaria de la finca.

El director del organismo, Carlos Luis Sánchez Vargas,  explicó que el decomiso se llevó a cabo a través de labores de investigación. “Los efectivos habían recibido varias denuncias de los residentes de la zona, quienes aseguraban que personas vinculadas al narcotráfico utilizaban el hato para ocultar las sustancias ilícitas”.

Al llegar la comisión a la finca encontraron parte de la cocaína dentro de dos camiones tipo cava con placas A18DE5K A00AU7V.

“Al practicarles la revisión de rigor se constató que las unidades presentaron varias ‘caletas’ para esconder la mayor cantidad de panelas de cocaína de alta pureza, entre tanto otro grupo de efectivos descubrió el resto de la droga escondida en sacos de fique en un caño”, destacó  el jefe del Cpbez.

Fuentes policiales informaron que, presuntamente, la droga era llevada a la finca a través de vía lacustre por el puerto Santa Rosa.

“Allí era escondida hasta que la podían sacar del municipio Francisco Javier Pulgar oculta en pescado, reses y otros alimentos.  Esa droga era llevada a todo el país”, indicó el vocero.

“Los trabajos de inteligencia estratégica van a continuar, para dar con el paradero de las otras personas que están detrás de las sustancias ilícitas, quienes, al parecer, tienen nexos con carteles del narcotráfico, igualmente se dedicaban activamente a ejecutar otros tipos de delitos en  la zona”, afirmó, Carlos Luis Sánchez, mediante boletín de prensa.

Funcionarios de la Guardia Nacional Bolivariana de Venezuela identificaron el tipo de sustancia, estupefaciente y psicotrópica realizando el ensayo de reactivo Scott, dando una coloración azul, indicando como resultado cocaína de alta pureza.

“Los delincuentes ocultaban las sustancias en sacos de fique, comida congelada y otros productos de consumo alimentario”.

Residentes de la zona aseguraron que Maribel Aguirre es señalada como “La reina de la droga en el Sur del Lago”, procedente de Casigua El Cubo, municipio Jesús María Semprum, localidad, que tiene límites fronterizos con Colombia.

La mujer fue trasladada  por los funcionarios hasta el destacamento de la GNB.  Fue puesta a la orden de la Fiscalía del Ministerio Público.

fuente: http://www.panorama.com.ve/sucesos/Capturada-mujer-con-700-kilos-de-cocaina-en-finca-del-Sur-del-Lago-20150823-0002.html

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