Archives de septembre, 2015

Par Lefigaro.fr avec AFP

Mis à jour le 29/09/2015 à 18:26

Publié le 29/09/2015 à 18:21

Quarante-huit personnes appartenant à l’organisation mafieuse calabraise ‘Ndrangheta ont été arrêtées, a annoncé aujourd’hui le procureur national antimafia, Franco Roberti. Accusés de trafic de drogue et d’armes, les 48 membres de deux clans de la ‘Ndrangheta sont aussi associés à un marché illégal de fleurs en Hollande mais également de vente de chocolat Lindt volé.
La ‘Ndrangheta fait preuve « d’une grande flexibilité, elle s’adapte aux marchés qui lui offrent le plus d’opportunités pour s’enrichir », a expliqué le procureur-adjoint de Rome, Michele Prestipino.
En collaboration avec le parquet d’Amsterdam, la police italienne a découvert les nombreuses ramifications d’un des deux clans en Hollande et notamment dans le commerce floral. « Cette opération a démontré que les familles de la ‘Ndrangheta ont aujourd’hui les moyens financiers et humains de coloniser hors de leur terres d’origine », a souligné M. Prestipino. Derrière cette mainmise, le clan profitait « de son solide réseau logistique pour gérer d’autres activités illicites » comme le trafic de cocaïne et de marijuana, ont découvert les enquêteurs.
Autre secteur d’activité touché par la ‘Ndrangheta: le marché du chocolat. Un des clans a écoulé plus de 250 tonnes de chocolat de marque Lindt sur le marché national et international, et plus précisément en Pologne, Autriche et en Suisse. Ce stock, d’une valeur de plus de sept millions d’euros, avait été dérobé en Italie fin 2O14.
https://i0.wp.com/www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/mission/la-lutte-contre-le-narcotrafic-aux-antilles/090907faa2/1044916-1-fre-FR/090907faa.jpg30/09/2015 à 11h23 Mis à jour le 30/09/2015 à 11h51

Une frégate de la Marine nationale a interpellé sept personnes et saisi 84 kilos de cocaïne pure au large de Sainte-Lucie, dans les Antilles, au terme d’une course-poursuite avec un go-fast.

The international informant

Le chef des FARC, Ricardo Londoño, alias « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec le président colombien, Juan Manuel Santos, en présence de Raoul Castro.

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 16h40 • Mis à jour le 25.09.2015 à 17h50

Par Marie Delcas (Bogota, correspondante)

Les pourparlers de paix entre le président colombien, Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), la dernière grande guérilla d’Amérique latine, sont très avancés après un accord, mercredi 23 septembre, sur la mise en place d’une juridiction compétente pour juger des crimes de guerre. Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timoleón Jiménez ou « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec Juan Manuel Santos, en présence de Raul Castro. Car c’est à Cuba que se tiennent depuis trois ans les négociations de paix.

  • La guérilla la plus vieille du monde

Ce sont des guérilleros grisonnants qui négocient. Timochenko a 56 ans. Il en a passé près de quarante dans le maquis. Son prédécesseur Alfonso Cano a été…

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STATEN ISLAND, N.Y. – Federal authorities say they’ve taken another big bite out of the city’s heroin supply — with a 46-kilo bust in the Bronx and Yonkers over the weekend.

On Monday, the Drug Enforcement Administration (DEA) announced that its New York Drug Enforcement Task Force, — which includes DEA agents, NYPD detectives and state police investigators – had arrested two Bronx men in connection with the Saturday bust.

The bust comes four months after an even larger raid — a 70-kilo bust in May that officials called the largest heroin seizure the federal DEA has ever made in New York state.

Saturday’s bust was part of what the DEA is describing as « ongoing efforts to intercept bulk heroin shipments passing through New York City. »

Investigators made their move on the two men, Ramon Rivas, 59, and Jose Rodriguez, 50, at 3:40 p.m., while they were parked in a silver Jeep Cherokee outside of Rivas’ apartment at 2830 Segewick Ave.

Task force members engaged the men in conversation, and that led to a search of the vehicle, and the discovery of 22 one-kilo bricks of heroin in a concealed compartment in the trunk, authorities said.

A search of Rivas’ apartment revealed six more kilograms hidden in a floor compartment in a bedroom closet, plus another 14 kilos and $50,000 cash in a wall compartment, authorities said.

Task force agents then searched a storage unit in Yonkers that belonged to Rodriguez and found another four kilos, authorities said.

The drugs could have been sold for $30 million worth of individual doses of heroin across the East Coast, DEA officials said.

« Heroin is like a monster in a horror movie, just when you think it is gone, it reemerges with a vengeance, » said DEA Special Agent in Charge James J. Hunt. « This massive load of heroin was destined for NYC streets and is a reminder that heroin trafficking organizations are targeting NYC for retail distribution and transshipments throughout the Eastern Seaboard. »

Rivas and Rodriguez face charges of first- and third-degree criminal possession of a controlled substance. They are being prosecuted by city Special Narcotics Prosecutor Bridget Brennan’s office.

« Reducing the supply of heroin is critical to reining in the scourge of addiction. Today’s seizure will keep millions of packages of heroin from hitting the streets, » Brennan said.

John M. Annese | annese@siadvance.com By John M. Annese | annese@siadvance.com

http://www.silive.com/news/index.ssf/2015/09/dea_seizes_46_kilos_of_heroin.html

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DEADans la grande tradition interventionniste étasunienne.
Souvenons nous, dans l’affaire des Contras au Nicaragua, la cour internationale de justice qui avait condamné les USA s’est vu répondre que les États-Unis n’étaient pas soumis aux jugements de la Cour…

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The international informant

Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales
© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da…

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« Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée… »

Par Hernando Calvo Ospina  |  25 septembre 2015   

Dans la nuit du 26 septembre 2014, l’Etat mexicain a été impliqué dans une nouvelle atrocité : la répression contre de jeunes étudiants de l’Ecole normale rurale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa. Durant cette nuit, six personnes furent assassinées, vingt blessées et quarante trois autres furent victimes de disparitions forcées.

 

Le Réseau des intellectuels, des artistes et des mouvements sociaux en défense de l’humanité et la maison d’édition latino-américaine Ocean Sur viennent de publier un ouvrage collectif au Mexique intitulé Ayotzinapa : Un grito desde la humanidad (Ocean Sur ediciones, Mexique, septembre 2015).

Mémoire des luttes publie le chapitre rédigé par le journaliste Hernando Calvo Ospina dans lequel il expose comment, selon lui, le Mexique devient à son tour un pays où paramilitaires et narcotrafiquants sont utilisés dans la guerre sale de l’Etat. L’auteur rappelle comment cette stratégie fût développée par les forces spéciales françaises durant la guerre coloniale en Indochine, au Vietnam par les Etats-Unis et plus tard en Colombie.

Humiliée par la guérilla, la France accepta de se retirer du Vietnam en 1954. Mais les Etats-Unis n’étaient pas disposés à ce que le « communisme » s’empare du sud-est asiatique. C’est alors qu’ils prirent le relais dans la conduite des opérations militaires, principalement clandestines, dont le rythme s’accéléra.

Augmenter la formation de forces paramilitaires tribales au Laos, en Birmanie et au Vietnam était essentiel. Celles-ci furent baptisées « Unités de reconnaissance provinciales » (URP). La guerre de guérillas et la torture étaient leur spécialité.

C’est pendant la Campagne de pacification accélérée (CPA), connue sous le nom de « Programme Phoenix », dirigée par une équipe spéciale étatsunienne, qu’elles firent preuve de la plus grande capacité de destruction. Dès 1967, elles furent lancées pour semer la terreur parmi la population civile, afin de détruire l’infrastructure logistique rebelle. Les médecins et les professeurs, à la campagne principalement, en furent l’objectif. Phoenix dura quatre ans et assassina ou fit disparaître presque 40 000 personnes, y compris des femmes et des enfants.

Puisque le Congrès à Washington avait interdit ce genre d’opérations « sales », les experts du Pentagone et la CIA utilisèrent une source alternative de financement, avec l’approbation des présidents Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon. Ils suivirent simplement l’exemple des services spéciaux français : le trafic d’opium et d’héroïne.

Ces drogues envahirent les rues d’Europe et des Etats-Unis, et l’argent de leur vente servit aux actions clandestines de terreur. Ce fut toujours le cas, même lorsque le président Nixon, qui soutenait l’agression du Vietnam, déclara la guerre au commerce international de l’héroïne. La presse le crut et le fit croire.

II

Ronald Reagan considérait le narcotrafic comme l’ennemi principal de la sécurité de son pays et lui déclara la guerre. La médiatisation universelle fut énorme et c’est vers la Colombie que se braquèrent presque tous les regards accusateurs.

La Révolution sandiniste au Nicaragua venait de triompher et Reagan la déclara aussi problème de sécurité nationale. Deux « guerres » s’entrecroisèrent.

En Colombie des « experts », de la CIA et de la DEA (Drug Enforcement Administration) en particulier, arrivèrent sous le prétexte d’aider à la capture des trafiquants et à la saisie des cargaisons de cocaïne. Par centaines, des journalistes débarquèrent de tous les coins du monde, pendant les huit ans que dura cette guerre reaganienne.

Pendant ce temps, le Nicaragua était encerclé par une force mercenaire qu’on allait connaître sous le nom de “Contra, qui entrait au Nicaragua pour semer la terreur. Elle avait été créée à la Maison Blanche. Comme le Congrès refusait de financer ses impératifs militaires, Reagan décida qu’il s’en passerait. George Bush père, vice-président et « tsar » antidrogues et anti-terrorisme dirigerait les opérations.

En 1986, une commission du Sénat, dirigée par celui qui est maintenant le Secrétaire d’Etat, John Kerry, révéla que Bush et le Conseil national de sécurité avaient créé une société entre la CIA et les producteurs de coca colombiens. La drogue partait de Colombie jusqu’en Amérique centrale et était ensuite transportée vers des aéroports militaires en Floride. Une fois la drogue dans la rue, les bénéfices servaient à armer la « Contra ». On permettait aux Colombiens de faire entrer leurs cargaisons et d’acheter des armes.

On peut affirmer que sans la guerre sale antisandiniste, ce groupe de Colombiens, qui jusqu’alors dépendait des grands trafiquants étatsuniens, n’aurait pas réussir à détenir un si grand pouvoir en si peu de temps.

III

Le paramilitarisme, en tant que stratégie nationale contre-insurrectionnelle, est né en Colombie pendant cette décennie. Les « autodéfenses » en avaient été l’embryon. Celles-ci furent organisées à partir des conseils donnés en 1962 par une mission militaire étatsunienne, comme une méthode pour en finir avec les groupes de paysans libéraux et communistes qui exigeaient du pain et de la terre. C’était deux ans avant la naissance des guérillas, mais le fantôme de la révolution cubaine rôdait.

Le paramilitarisme fut chargé des actions de guerre sale afin que les Forces armées ne paraissent pas impliquées dans celles-ci. L’argent pour le subventionner n’était pas un problème puisqu’ il était à portée de main : le narcotrafic.

L’épais rideau de fumée que la quasi-totalité des médias dans le monde aida à mettre en place dénatura la réalité qui était la suivante : on ne combattait pas le narcotrafic, car celui-ci était un allié dans la guerre contre le communisme. Jamais les sandinistes ne se déclarèrent communistes, mais ils devinrent le mauvais exemple à suivre par d’autres peuples.

En Colombie, les paramilitaires devinrent une partie essentielle du terrorisme d’Etat, qui ne combat pas les guérillas, mais qui assassine tous ceux qui s’opposent ou critiquent le statu quo, ou qui sont considérés comme soutien des guérillas. Ils vidèrent en particulier de leurs paysans les régions riches en ressources stratégiques et s’emparèrent d’elles, ou les mirent entre les mains de dirigeants politiques, de militaires, de caciques et de transnationales. Une violente réforme agraire à l’envers. En trente ans, presque un million de personnes ont été assassinées ou ont disparu pour des motifs politiques dans d’horribles tueries, et six millions de personnes, presque tous des paysans, ont été déplacées. Et presque personne ne le sait.

Les narco-paramilitaires ont perpétré une barbarie, comme il y en a eu peu dans l’histoire de l’humanité, planifiée depuis les hautes instances du pouvoir politique, économique et militaire.

A Bogota et à Washington.

Washington et Bogota ont compris que sans le narco-paramilitarisme, la guérilla arriverait aux portes du pouvoir.

Depuis environ vingt ans, le paramilitarisme est le plus grand « cartel » producteur et exportateur de cocaïne au monde. De temps en temps, on élimine des capos dont la mauvaise image dérange, ou des narcos qui ne répondent pas aux intérêts du pouvoir. Et l’on en fait une nouvelle sensationnelle pour montrer qu’on est en guerre contre la drogue.

IV

Pablo Escobar tomba en disgrâce aux yeux des Etats-Unis lorsqu’il refusa de continuer à fournir de la cocaïne pour la « Contra »; il commençait en outre à exiger de l’élite colombienne le pouvoir politique que lui valait son pouvoir économique. On fit de lui le pire des méchants, alors que la réalité démontra rapidement que les plus puissants et plus grands assassins étaient d’autres narcos.

On raconte que le général Oscar Naranjo le rechercha et le tua. Oui, ce furent bien ses hommes qui le poursuivirent et le traquèrent, un groupe en particulier, qui n’appartenait pas à la police, ni aux Forces armées, ni à la CIA ou à la DEA : il s’agissait de narcotrafiquants. De vieux alliés dans l’élaboration du terrorisme d’Etat. Avec eux, Naranjo, la CIA et la DEA planifièrent chaque étape de la partie de chasse. Jusqu’à ce que les capos appellent le général, le président de la République, la CIA et la DEA pour leur dire qu’ils avaient tué Escobar. C’est ainsi que Naranjo fut promu héros.

Ensuite, il négocia lui-même avec eux leur reddition à bas prix. Et le général passa pour celui qui en avait fini avec les cartels de la drogue. Les Etats-Unis lui remirent ensuite le titre de « meilleur policier du monde », sans mentionner qu’il obéissait davantage à la CIA et à la DEA qu’au président colombien. Ni qu’il était l’un des responsables de la stratégie de terreur imposée au peuple colombien.

V

Une fois à la retraite, le général Naranjo et de nombreux autres policiers et militaires furent engagés dans plusieurs pays pour mettre à profit leur « vaste » expérience. Toujours sous le faux étendard qui peut tout et permet tout : la lutte contre les bandes du crime organisé, en particulier les narcotrafiquants.

Peu de gens s’interrogèrent sur la capacité réelle de ces « experts », car n’importe qui peut constater que le narcotrafic et le narco-paramilitarisme en Colombie n’ont jamais été aussi développés et aussi puissants. Presque personne n’a élevé la voix pour dire que la police et les forces armées colombiennes sont cataloguées par la Commission des droits de l’homme de l’ONU comme étant les plus corrompues, répressives et sanguinaires du monde.

En juin 2012, Naranjo fut engagé au Mexique, sur proposition ou sous la pression de Washington. D’autres officiers colombiens arrivèrent aussi dans ce pays, chargés de former 7000 policiers.

Simple hasard ? Au moment du massacre des étudiants à Ayotzinapa, on dénonçait déjà l’apparition de polices communautaires, d’autodéfenses et de paramilitaires, parmi lesquelles se mélangent civils, forces de l’ordre et narcotrafiquants… tout à fait dans le style colombien.

Simple hasard ? La façon atroce d’assassiner et de faire disparaître les étudiants est typique du narco-paramilitarisme colombien.

On sait que la situation de pauvreté transforme le Mexique en une cocotte-minute dont la soupape est bouchée. Et les narcos sont des alliés stratégiques lorsqu’il s’agit de contenir l’explosion sociale au moyen de la terreur.

Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée…

Illustration : Miguel Villalba Sánchez

Journaliste et écrivain colombien, vivant en France, collaborateur du Monde Diplomatique. En avril 2009, il a appris, de façon directe, que le gouvernement étasunien ne lui permettait même pas d’aborder son espace aérien, pour des motifs de « sécurité nationale » : Lire :
http://www.legrandsoir.info/L-homme-qui-fait-trembler-les-USA.html

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Par Axelle Labbé, France Bleu Béarn et France Bleu Pays Basque

lundi 28 septembre 2015 à 18:42

Les gendarmes survolent une quinzaine de sites à la recherche de cannabis
Les gendarmes survolent une quinzaine de sites à la recherche de cannabis © Radio France – Axelle Labbé

Nous sommes au mois de septembre, c’est la période de récolte du cannabis. Dans les Pyrénées-Atlantiques, les gendarmes mènent en ce moment des opérations de recherche à bord d’un hélicoptère, pour repérer les plantations.

C’est la période récolte du cannabis. La semaine dernière, les gendarmes ont saisi 300 plants, d’une valeur de 600 000 euros, à Lescar, Mourenx et Orthez. Des plantations repérées grâce à des suvols en hélicoptère. Ce genre d’opération a lieu régulièrement en septembre dans les Pyrénées Atlantiques.

À bord, trois gendarmes : un pilote, un mécanicien et un enquêteur de la brigade de recherche. Et le but du jeu est donc de repérer les plantations de cannabis. Pas facile à l’oeil nu, au plus près l’hélicoptère descend à environ 60 mètres d’altitude, l’enquêteur prend donc beaucoup de photos, qui sont ensuite grossies sur l’ordinateur pour voir exactement ce qui pousse.

Comment définir les zones de recherche?

Les gendarmes retournent parfois aux endroits où ils ont déjà trouvé du cannabis. Ils se concentrent également sur deux types de cibles : près des cours d’eau, parce que le cannabis est une plante qui a besoin de beaucoup d’eau pour pousser. Et au dessus des champs de maïs : là aussi, c’est bien irrigué, et la hauteur des céréales permet de cacher les plantations au milieu. D’où l’intérêt donc de l’hélicoptère.

Tout cela va sans doute évoluer dans les mois à venir, puisque des gendarmes sont en ce moment en formation pour apprendre à piloter des drones, qui pourront donc ensuite remplacer l’hélicoptère.

source: https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/les-gendarmes-des-pyrenees-atlantiques-cherchent-du-cannabis-en-helicoptere-1443457976

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Par Vincent Hiribarren 27 septembre 2015

khatFeuilles de khat dans la région du mont Kenya, 15 octobre 2010, Neil Palmer sur Flickr.

Cette série revient sur l’histoire des drogues et autres psychotropes en Afrique. Elle entend donner une dimension historique à des questions qui sont souvent abordées seulement dans leurs dimensions médicales, juridiques ou morales.

Le khat (ou qat) est largement méconnu en France. Pourtant il est consommé dans de nombreux pays d’Afrique de l’Est (principalement en Somalie, au Kenya, en Éthiopie et en Ouganda) ou au Yémen où il constitue l’une des cultures principales. La plante a largement dépassé sa région d’origine et st aujourd’hui cultivée en Afrique du Sud, au Mozambique et à Madagascar.

L’histoire des débuts du khat est incertaine. Existant à l’état sauvage sur les haut-plateaux d’Éthiopie, on sait qu’il y est consommé dès le XIe siècle avant que son usage ne se répande dans la région de la mer rouge. Une autre explication ferait provenir le khat du Yémen et son utilisation comme stimulant d’Afghanistan. Quoiqu’il en soit, le khat semble avoir été consommé de manière régulière au Yémen comme en Éthiopie dès le XIVe siècle.

Le khat tel qu’il est vendu se présente sous la forme de feuilles et de tiges que l’on mâche comme les feuilles de coca ou de bétel. La cathinone contenue dans ses feuilles donne des effets assez proches d’un café très fort ou d’amphétamines. Il n’est pas rare de voir des chauffeurs de matatus, les minibus sur la côte kenyane mâcher du khat pour se concentrer par exemple. Connu pour couper la faim, il est aussi responsable de constipation et d’insomnie s’il est consommé en grande quantité même s’il ne conduit pas à des phénomènes de dépendance. Souvent utilisé par des hommes en groupe, le khat joue un rôle dans la socialisation des jeunes que ce soit au Kenya ou en Ouganda. Si vous vous retrouvez dans une soirée entre jeunes Kenyans, il y a de fortes chances que l’un d’entre eux mâche du khat. En somme, le khat est à la fois utilisé dans l’environnement du travail mais aussi dans un but récréatif.

À Madagascar, la consommation du khat est venue avec les immigrés du Yemen de la période coloniale. Cette habitude peu à peu reprise par les chauffeurs de taxi du nord de l’ile, s’est lentement répandue dans les couches plus jeunes de la population de la région à partir des années 1990. À la fois cliché social et géographique, la consommation de khat est toujours conçue comme celle d’une jeunesse du nord de l’ile désœuvrée par des personnes plus aisées du reste de Madagascar. Il n’en reste pas moins que, comme au Kenya, mâcher du khat est aussi un phénomène générationnel. Un exemple de cette vogue du khat est la présence de la plante dans certains rhums arrangés.

Le khat n’est jamais réellement devenu une substance consommée à l’échelle de la planète comme le café pourtant lui aussi originaire des haut-plateaux d’Éthiopie. L’une des raisons est, qu’une fois cueilli, le khat doit être consomme dans les 48h sinon il perd son effet. L’avènement du transport aérien au XXe siècle a changé la donne. Ainsi il est possible de trouver à Londres aujourd’hui du khat en provenance d’Éthiopie ou du Yémen ceci s’expliquant par la présence de communautés immigrées de ces régions.

Les revenus générés par le khat sont tels que des agriculteurs font parfois le choix de planter les arbres à khat à la place d’autres cultures comme celles du café plus dépendantes des cours mondiaux ou des politiques gouvernementales. Il est tout de même possible de faire pousser des cultures vivrières entre les rangs d’arbres qui peuvent fournir feuilles et tiges toutes les trois semaines. Demandant un investissement faible que ce soit en main d’œuvre ou en fonds, cultiver le khat est rentable. Que ce soit au Kenya ou à Madagascar, le khat est devenu un « or vert » comme le cannabis en République Démocratique du Congo. Les années 1960 et 1970 ont aussi connu l’explosion de la consommation dans des pays comme le Kenya ou de nombreuses variétés à des prix et qualités différents ont été mises sur le marché.

Le khat comme de nombreux psychotropes a attiré l’attention des autorités. Un traite yéménite du XVIe siècle a ainsi essayé de comparer le khat avec l’alcool, l’opium et le haschich et finit par conclure que le khat était plus faible que ces substances. Les autorités coloniales du Kenya ont aussi tenté de limiter son usage à certaines populations (les Meru du Nyambene) en accusant le khat d’être responsable de l’inactivité de certains Kenyans. Un rapport colonial pour Djibouti en 1959 rend le khat responsable de la « dégénérescence de la race ». En général, les sources historiques disponibles pour la période coloniale tardive au Kenya suggèrent que la prohibition n’a eu d’autre effet que de nourrir le marché noir.

Aujourd’hui, les pays occidentaux ont tendance à interdire le khat en le considérant comme un stupéfiant, le dernier en date étant le Royaume-Uni en juin 2014. Dans les plus gros pays producteurs, le khat n’est pas interdit. Pourtant les débats sur la dangerosité du khat que ce soit pour la santé mentale ou physique de ses utilisateurs sont toujours présents surtout quand son utilisation est combinée à la prise d’alcool ou de marijuana. En filigrane, se lit aussi un débat sur l’économie des pays en question où des petits producteurs peuvent profiter des opportunités offertes par l’« or vert ».

source: http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2015/09/27/le-khat-est-il-un-nouvel-or-vert/

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25 kilos de cocaïne dissimulés dans un airbag

Sur l’une des routes de la drogue vers les États-Unis, les policiers ont fait une bien étrange découverte dans un véhicule accidenté… Source AFP

Publié le 29/09/2015 à 08:39 | Le Point.fr
25 kilos  de cocaïne " se trouvaient dans l'espace réservé" à l'airbag d'un véhicule à bord duquel circulaient deux personnes. Photo d'illustration.
25 kilos  de cocaïne  » se trouvaient dans l’espace réservé » à l’airbag d’un véhicule à bord duquel circulaient deux personnes. Photo d’illustration.AFP PHOTO©JORGE BERNAL
Edité par M.L. avec AFP
le 25 septembre 2015 à 16h58 , mis à jour le 25 septembre 2015 à 22h12.
 

La narcotrafic, une guerre silencieuse

Le pape argentin a dénoncé « la guerre assumée et faiblement combattue » du narcotrafic, un « conflit, qui en silence, provoque la mort de millions de  personnes ». « Le narcotrafic est accompagné par la traite des personnes, le blanchiment  des actifs, le trafic des armes, l’exploitation des enfants et par d’autres  formes de corruption. Corruption qui a infiltré les divers niveaux de la vie  sociale, politique, militaire, artistique et religieuse, en générant, dans  beaucoup de cas, une structure parallèle qui met en péril la crédibilité de nos institutions », a-t-il dénoncé.

source: http://lci.tf1.fr/monde/institutions/climat-narcotrafic-pauvrete-mariage-gay-le-discours-du-pape-8662088.html

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