Archives de 12 novembre 2015

 
1-million-dollars

Punta Cana et le FN, c’est en tout cas une vieille histoire. En novembre 2014, il y a a peine un an, les médias avaient perdu Jean-Marie de vue. En fait, il passait alors ses vacances d’hiver  à… Punta Cana, quel hasard (en fait il y va depuis des années à la même époque, quand il ne compte pas ses lingots suisses, sans doute !) pour « y écrire ses mémoires », paraît-il. Chez un « ami corse », selon Paris-Match et dans « hôtel aux sept restaurants  (?) »… selon l’Express. Difficile de retrouver lequel, « d’ami corse »…  En 2012, LeMonde rappelait son séjour habituel en ces termes : « M. Le Pen, qui revient de trois semaines de vacances en République Dominicaine, est reposé »… en 2008, il y était déjà. Et avant 2008 aussi, mais pas au même endroit : « au temps du FN prospère, Jean-Marie aimait à séjourner à Saint-Barth, chez l’ami Le Rachinel, député européen, mais surtout l’imprimeur historique du Front.« Depuis, les deux sont fâchés à morton le sait, Rachinel étant passé chez la concurrence (et dissidence) de Carl Lang, en se faisant au passage rembourser 6 millions d’euros par le FN, ce qui avait porté un coup très dur au parti, qui avait même dû se résigner à vendre son « paquebot »…

EryxPunta Cana depuis des années, et auparavant aussi les Antilles, où Jean-Marie est allé naviguer tôt. C’est l’ex-épouse répudiée de Jean-Marie, Pierette, celle qui avait posé nue dans Playboy par bravade qui l’a raconté dans son livre en évoquant une croisière, organisée par un des meilleurs amis de son mari, juste après le baptême de leur fille… Marine (ah tiens !) : « Éric fit très bien les choses. Le baptême eut lieu en grande pompe à l’église de la Madeleine. Pour ceux qui ne croient pas « aux signes », je ferai remarquer qu’il s’en présenta un, de taille ; l’aumônier Pohpot qui officiait, et déposa l’eau sur le front et le sel sur la langue de Marine. Pohpot était une célébrité. Connu de tous les hommes du « Milieu » es-qualité d’aumônier de la prison de Fresnes. (…) Le baptême eut lieu le 25 avril 1969. Eric et Jean-Marie se fréquentant hors de la maison, je ne le voyais que rarement. Pourtant, lorsque des amis louèrent « L’Eryx II » (l’ancien bateau du comte de Vogüé (1)), Eric fut de la croisière aux Caraïbes (…) Au retour, ils furent arrêtés pas la police. Dans un premier temps, Jean-Marie me dit : C’était fatal ! Il gagne trop d’argent. Le fisc lui cherche des misères… Quelques jours plus tard des journaux me tombèrent entre les mains. Je lus : Eric Bottey exerce un phénoménal proxénétisme hôtelier et Véronique (ndlr : sa compagne) dirige l’ancienne maison de Mme Claude rue de Bougainvilliers… Jean-Marie refusa évidemment de m’expliquer et s’en tira par une dérobade : «  Laisse donc ! En attendant, j’interdis que Marine regarde la télé jusqu’à nouvel ordre ! » Marine était en effet très attachée à Éric Bottey. Avec elle, il débordait de gentillesse : un vrai parrain (…) ». « Eric » n’était autre en effet que Henri Botey, dit « Monsieur Éric » était en effet proxénète et règnit alors avec sa femme Carmen Vallet sur des tas de bouges parisiens : La « Bohème », le « Yellow Dog », le « Tiffany », le « Sulky », le « Lautrec »; car il était alors devenu « l’Empereur de Pigalle » comme on le surnommait (on l’appellait aussi « rase-mottes » tant il est petit). Tombé pour proxénétisme, il réapparaîtra en 2011 sur les mêmes accusations, mais entre temps il s’était dégotté des prête-noms. L’Oryx II était un beau schooner de 25 mètres, construit en 1964 par Camper&Micholson, qui naviguera ensuite beaucoup en Polynésie. LePen effectuera d’autres croisières, dont une avec le père de Laurent Joffrin, avec qui il était ami. Monsieur Eric, pendant ce temps, continuera, lui, à compter les billets…

HI-924Les hélicoptères, le conseiller présidentiel dominicain Chauprade semble bien les connaître. Celui qu’il a loué 12 110 dollars, sans qu’il ne s’en soit aperçu, est pourtant plein de renseignements, ou plutôt la société à laquelle il appartient. La société Helidosa ne transporte en effet pas que des gens. Un autre modèle de la même firme a été en effet à l’origine d’un conflit qui nous renseigne sur ce à quoi il servait parfois, et sur ce qui se passe exactement là-bas. C’est le directeur des douanes, Juan Fernando Fernandez qui avait mis le feu aux poudres en bloquant un autre appareil de la société, alors chargé d’une cantine fermé et parait-il « piégé », envoyé par la compagnie canadienne Barrick Gold. Une société minière, qui exploite la plus grande mine d’or de République Dominicaine, en accord avec le gouvernement, et dont l’exploitation a commencé récemment. Le coffre scellé contenait de l’or, selon ses propriétaires, pour une valeur de 11 millions et 600 000 dollars, ce que les autorités auraient bien voulu vérifier. « Les journalistes couvrant la section des Amériques ont la preuve de la version de l’expédition de l’or et de l’argent, qui a été transporté à partir du site de la mine à l’endroit, dans un hélicoptère du ministère des Travaux publics, selon l’ingénieur Gonzalo Castillo. Le numéro de l’appareil de la société dominicaine SA (Helidosa, visible icifondée en i992, est le HI-924 selon les rapports obtenus à partir de l’aéroport international des Amériques. » Un conflit sur un transport d’or dont les responsables de la mine ne veulent pas révéler la teneur exacte ? voilà qui rappelle… toute l’affaire de Punta Cana depuis le début: ce serait en ce cas une affaire double, mêlant cocaïne et or en fait. La mine canadienne produit-elle plus d’or qu’elle n’en déclare, et comment cet or est lui aussi « extradé » du pays, voilà une piste intéressante à suivre en effet, en tout ça c’est ce que soupçonne l’Etat Dominicain. Mais Barrick Gold est fort suspicieux, et veille partout à sa réputation : difficile donc de savoir ce qui s’y passe vraiment.

gold miningD’autant plus l’extraction de l’or traîne une fort mauvaise réputation qui n’est pas qu’environnementale. En 1996, la banque Lehman Brothers Inc, bien connue comme catastrophe industrielle, avait ainsi fortement recommandé d’investir dans une mine qui aurait été basée sur « le gisement le plus riche au monde » selon son découvreur. Elle était Située à Busang dans les Philippines, une recommandation faite à partir d’un géologue, John Felderhof , qui aurait découvert le gisement en 1989 et entraîné avec lui le canadien David Walsh pour fonder Bre-X Minerals. C’étaient alors précipités sur l’affaire les trois plus grands groupes miniers spécialisés, Barrick Gold, Placer Dome, et Freeport-McMoRan Copper & Gold. Une deuxième banque, banque J.P. Morgan adoubera elle aussi le projet, sans chercher plus loin. Le gouvernement indonésien (corrompu) avait ensuite débarqué pour réclamer et obtenir 40% des parts du gisement. En fait il n’y avait rien à extraire, mais le responsable du projet minier, Michael de Guzman, le véritable créateur de l’arnaque, avait trompé les résultats des premiers forages en « salant », à savoir en mettant des particules d’or d’autres régions proches, extraites de rivière (ou même des morceaux de son alliance) pour continuer à faire monter les prix d’abats des parcelles à creuser. Tout était faux, mais tout le monde avait investi… et tout le monde perdra beaucoup d’argent dans l’affaire (100 millions de dollars se sont paraît-il évaporés dans l’histoire, payés par les investisseurs, espérant des bénéfices en retour !). En 1997, les archives des forages prennent feu, comme par hasard (on pense que c’est de Guzman qui les a détruites lui-même), et quelque temps après le même de Guzman… meurt, en tombant d’un avion au dessus de la jungle… on retrouvera bien un corps trois jours après (seulement alors qu’il était tombé en pleine jungle, on voit ici son corps prétendu ramené dans un filet)corps retrouvé, mais des doutes sérieux demeurent encore aujourd’hui sur le fait que ce soit vraiment le sien. Etrange décès en effet. Entre temps, les grands groupes avaient dû se rendre à l’évidence qu’il n’y avait rien à extraire à Busang… selon Wikipedia « La Mine d’or de Bre-X Busang est un scandale financier caractéristique des engouements spéculatifs sur la Bourse de Vancouver, qui est en fait une extension de la Bourse de Toronto. » En Europe, le quotidien La Tribune résumera toute l’affaire en une seule expression bien frappée : pour le journal suisse, cela avait été une « arnaque plaquée or »... le magazine TV « Masterminds » de Canada’s CBC News a raconté l’histoire en détail. On peut le voir ici. La crédulité des banquiers et des grands groupes miniers avait été tout simplement sidérante dans l’affaire !

st-trondL’or, comme deuxième piste de l’affaire ? C’est possible en effet. Souvenez-vous. Lors de l’enquête, il avait été décrit à la juge chargée de l’enquête qu’à la Môle, le même avion avait déjà atterri, venant de Punta Cana, mais avec à bord des valises moins nombreuses et bien plus lourdes. Un avion de la même société avait fait un vol avec à bord ce type de valises vers St-Trond (Sint-Truiden) minuscule aérodrome belge dans la province de Limbourg« Depuis des années, un marché parallèle s’est développé en République dominicaine. Le gouvernement et le géant canadien Barrick Gold, qui exploite sur l’île une immense mine d’or, se livrent une lutte sans merci sur le montant des taxes. Et les trafiquants en profitent pour faire sortir en douce quelques kilos d’or sale. Mais pourquoi vouloir ramener de l’or de République dominicaine ? Là encore, c’est Nicolas Pisapia qui donne la réponse : « Ça leur sert à faire des investissements immobiliers », dit-il aux enquêteurs. Franck Colin, lui, nie en bloc : « Absolument pas. Je comprends les conditions dans lesquelles il se trouve. Je ne veux pas lui faire plus de mal mais je n’ai aucun lien avec des notaires ou des agents immobiliers à Quito ». Colin se décharge de toute responsabilité et affirme n’avoir fait que l’intermédiaire entre Daryan et Nicolas Pisapia, » avait -on pu lire dans Le Point le 10 mars 2015. Dans le Parisien, même son de cloche avec les étranges atterrissages à St-Trond : St-Trond « Jean L. est courtier en aviation d’affaires, il fait l’intermédiaire pour la location de jets privés. A la demande d’un businessman belge, il a organisé, entre novembre 2011 et décembre 2012, quatre vols entre Le Bourget et le petit aérodrome belge de Saint-Trond, en faisant notamment appel à SN THS. Motif officiel de ces déplacements : convoyer de l’or st-trond beechbrut. Mais la juge d’instruction s’interroge sur la nature réelle de la marchandise. Des soupçons qu’elle assoit sur les déclarations des pilotes qui ont effectué ces vols. « C’était bizarre, car je devais me poser sur un petit terrain militaire désaffecté en Belgique et, en aucun cas, je ne devais me détourner de ma route, explique l’un d’eux. Si je ne pouvais pas me poser sur ce terrain, je devais faire demi-tour et revenir au Bourget. » Toujours selon ce pilote, le passager à embarquer portait « cinq ou six valises énormes et rigides ». « Une fois arrivé en Belgique sur le terrain désaffecté, deux voitures sont arrivées. A peine arrivés que les valises étaient chargées », poursuit le pilote, qui invoquera la météo pour refuser un deuxième voyage après ce transport « douteux ». Chez SN-THS, certains c’étaient donc aperçus de quelque chose, bien avant l’affaire de Punta Cana !!! Certains pilotes, en tout cas !!!
crusader fauretMais pas seulement : dans le livre récent « L’Affaire Air cocaïne de s Marc Leplongeon et Jérôme Pierrat », le second dirigeant de SN-THS, Fabrice Alcaud, affirme avoir eu des doutes sur le vol… avant même son départ, et en avoir fait part à la DGSE. En photo à droite, le KingAir 350 OO-GMJ d’Air Service Liège sur ce fameux aéroport de St-Trond. Dans les années 90; on avait même pu photographier deux Crusaders français et un se poser sur la base aérienne belge alors encore en activité lors d’un meeting aérien . A l’époque, on s’amusait pas mal dans l’aéronavale comme on le raconte dans un blog dédié : le 25 novembre 1994, à la fin du meeting de St Trond, justement, un Crusaders a décollé ailes repliées et est resté 30 minutes en l’air de cette façon : il n’y a que 8 pilotes au monde à avoir tenté l’expérience pour devenir membre du très fermé « wing-folded club F-8«  nous raconte le site contenant les archives des Crusaders français. l’histoire ne dit pas si Pascal Fauret, ci-dessus à bord de son appareil, a fait partie de ce club fort restreint… de pilotes casse-cou, ayant hérité de l’admiration ce jour-là de tous ses pairs… en photo, l’expérience menée par un pilote américain. à Naples (en Floride)… (ça sera aussi fait avec un Phantom F-4B ( le N°. 152327) ! Le drôle de pari avait débuté semble-t-il au « Death Angel squadron » de Da Nang, au Viet-Nam, en 1966… et avait été refait à Miramar par un jeune pilote du Navy Fighter Squadron VF-53 « Iron Angels » le 22 janvier 1968…

falcon SN-THSAu sujet de St-Trond, la juge en charge du dossier français va obtenir des pilotes de SN-THS des témoignages incroyables sur un petit biréacteur qui était venu s’y poser. Dans le livre « L’Affaire Air Cocaïne: Mafia et jets privés », deux dépositions apparaissent. La première est celle d’une pilote appelée Samantha, qui lui dépeint une étrange virée en Falcon 10 (le seul avion que possède en fait en propre SN-THS (*), le modèle Modèle Falcon 10 N° de série 203 immatriculé  F-GPGL, ici à droite dans son hangar, lors de sa vente aux enchères) vers le petit aérodrome belge.  » C’était un vol, il y a deux ou trois ans. C’était pour SN-THS. Il fallait se mettre à vide au Bourget puis récupérer un passager. Il fallait le déposer en Belgique et repartir sans le ramener […]. C’était bizarre car je devais me poser sur un petit terrain militaire désaffecté en Belgique et en aucun cas je ne devais me détourner de ma route. Si je ne pouvais me poser sur ce terrain, je devais faire demi-tour et revenir au Bourget. Il fallait partir très tôt pour arriver aux aurores en Belgique. Il faisait à peine jour pour pouvoir se poser », raconte-t-elle ». Puis pour les suivants, le passager se fait accompagner de valises qui ressemblent plutôt à des cantines de métal l: » Ensuite est arrivé un chariot avec cinq ou six valises énormes et rigides. J’ai été surprise de voir de si grandes valises en métal […]. On a passé le filtre tous ensemble, mais le problème est qu’à cette heure-ci le Bourget est une vraie passoire. J’avais des doutes et je ne savais pas si la personne derrière son écran était vraiment regardante. » Ce jour-là, Samantha n’avait pas réussi à porter une seule des valises, tant elles étaient lourdes. L’avion à peine arrivé en Belgique, sur le petit terrain désaffecté, deux grosses voitures noires étaient venues récupérer le passager, environ 70 ans et d’origine flamande, ainsi que ses bagages ». Un second témoignage confirme l’étrange ballet au même endroit : « et cette fois-ci c’est Émilien, lui aussi pilote, qui s’y colle. Tout comme Samantha, il raconte un voyage en Falcon 10 à destination de la Belgique et de l’aéroport désaffecté de Saint- Trond. « J’ai récupéré au matin l’avion qui avait été chargé sans ma présence, dit-il. Pour pouvoir charger les valises, l’aménagement intérieur de l’avion avait été enlevé. Un seul siège pour le passager avait été gardé. » Le vol était « au départ du Bourget et à destination de Saint-Trond, raconte Émilien. Un endroit où l’on ne peut pas se poser par mauvais temps. Les instructions étaient de retourner au Bourget si l’on ne pouvait pas se poser. On est partis là-bas, on a pu se poser et on a été accueillis par une personne se présentant comme le directeur de l’aérodrome, mais je ne sais pas s’il s’agissait vraiment de lui. Il y avait deux grosses voitures : une de type 4 x 4 et une de type Espace. Ils étaient là pour prendre le passager et charger les valises. Le vol paraît louche mais, sur le coup, ce qui m’a paru bizarre est le fait de partir du Bourget et de devoir y retourner si l’on ne pouvait pas se poser ». Et cela s’est passé avant l’affaire de Punta Cana !!!

falcon 10Le Falcon 10 ? Un petit jet privé bien connu des militaires… et de l’Aéronavale, tient, quel hasard. Connu par Patrick Philippot, le plus capé des pilotes de « Cruse » (Crusader) qui a apponté apponté 867 fois dont 160 de nuit avec la célèbre 12 F, a fini sa carrière comme commandant de la 57 S sur… Falcon 10 « Mer », par exemple.  L’avion de Dassault, surnommé « miniFalcon« a  servi à tout chez les marins : « de transport VIP Marine et ministériels, pour des missions d’entraînement au profit des bâtiments à la mer telles que calibrations, radar, plastron, acquisition/ détection d’objectifs, et, pour les pilotes, entraînement radar et au vol sans visibilité ». Tous les pilotes de l’Aviation Embarquée, opérationnels habituellement sur les avions de l’Aéronautique Navale, passent un jour sur Falcon 10 de la SRL pour s’entraîner au VSV ou tester leurs qualifications. Les missions de liaisons englobent les nombreux déplacements qu’impliquent le commandement et la gestion d’une force navale. Certaines destinations peuvent être lointaines comme Dakar », par exemple » note le site dédié. Voilà donc pourquoi on trouve tant d’anciens pilotes de Crusaders que d’Etendard reconvertis en pilotes de petits Falcon… ou de plus gros, tant Dassault tient à garder ses avions proches les uns des autres pour faciliter le passage de l’un à l’autre. L’autre grand utilisateur de Falcon étant Olivier Dassault, qui possède le sien propre, peint selon ses goûts (une jolie réussite) avec lequel il s’était rendu à plusiers reprises en Colombie, dans la villa »Cactus »  de Thierry Gaubert témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, une villa proche de celle de  Jean-Philippe Couzi – les deux sont reliées par un tunnel (2), comme celles d’Escobar -, l’ancien époux d’Astrid Betancourt, la sœur de l’autre) mais ça aussi c’est encore une autre histoire (3).

Etrangement, le même petit Falcon effectue en septembre 2012 plusieurs aller-retours entre Lyon et Burgas ou Varna tel ce trajet relevé le 13 septembre 2012 par Flight Radar :

trajet falcon 10

Des voyages vers la Roumanie ou la Bulgarie d’un côté, quelques uns vers la Belgique, SN-THS, cette micro-structure est très affairée en cette année 2012 (on peut avoir une idée de la taille de l’entreprise en regardant le peu de choses qui a été mis en vente aux enchères lors de sa fin : même en informatique, c’était le strict minimum, tout tenait sur un MacMini – à moins que l’essentiel ait été gardé par la justice !). En fin d’année, un premier voyage a lieu vers Punta Cana, en Falcon 50 déjà : « décembre 2012 : Le Bourget – Puerto Plata (République dominicaine) – Saint-Tropez avec escale aux Açores. A bord, on retrouve les pilotes Fauret et Odos, et Pisapia. Au retour, le Falcon transporte sept ou huit bagages très volumineux. Leur déchargement est digne d’un film à grand spectacle : deux voitures pénètrent sur le tarmac pour récupérer les valises. Frank Colin assiste à la scène depuis la terrasse de l’aéroport. Sa présence dans le Var ? Pour voir le « bel avion », justifie-t-il. François-Xavier Manchet, douanier de 48 ans, est en poste à Toulon. Vieil ami de Frank Colin, lui aussi est présent à Saint-Tropez à l’arrivée du premier vol du Falcon. C’est d’ailleurs grâce à son intervention que les deux voitures pénètrent sur la piste. Le dossier comporte plusieurs écoutes téléphoniques troublantes entre lui et Colin, comme ce jour où l’homme d’affaires lui demande de se débarrasser d’une voiture. En décembre 2012, Manchet établit un document officiel antidaté de déclaration d’espèces pour son ami qui se balade avec 500000 € en liquide ». Pour le fameux douanier, on y reviendra plus tard, si vous le voulez bien. On notera surtout la présence, déjà de Pisapia lors de ce premier vol, et le rôle trouble d’un douanier de la Môle. Difficile aujourd’hui pour les pilotes de dire qu’ils ne se connaissaient pas, ou si peu, comme l’a affirmé dimanche soir à la télévision Pascal Fauret : « Nous n’étions pas mariés. Depuis le départ, nous avons été noyés dans la dénomination ‘les quatre Français’ mais ce n’était pas un vol de copains. J’étais là dans le cadre de mon travail ». Certes, mais de porter des valises volumineuses des clients, toujours les mêmes, à plusieurs reprises, ça crée des liens d’amitié, même si ce n’est pas l’amitié virile des pilotes sur porte-avions…  des valises aussi lourdes que celles amenées en Belgique à St-Trond, via le petit Falcon !

gulfstream congoDe l’or (vrai ou faux ?) circulant en jet, un intervenant de forum déjà cité était venu en parler, mais dans un autre endroit du monde : l’Afrique. « Tout cette histoire me rappelle l’ affaire du jet privé à Goma en 2011, un sublime Gulfstream V,  immatriculé N886DT (Voir *) de la compagnie Arcadia aviation (ex VP-BEP, numéro de fabrication 636. ex N556GA and N910V, chez Amoco-BP),, la photo est un document FlightWare, est bloqué à l’aéroport après une course poursuite avec les policiers dans la ville où il a quelques morts. Il y avait 450 kg d’ or et 4 millions de dollars à bord appartenant à un seigneur de guerre local (officiellement – il s’agîssait de Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator » en raison de sa sauvagerie proverbiale), qui vient d être transférer à la CPI de la Haye  (nota : son procès c’est ouvert le 2 septembre 2015) l’équipage a finit par être libéré, et l’avion convoyé à Kinshasa, peut être l’est il encore ? » avait écrit « warbirdreamer ». Et effectivement, à part que l’avion vole à nouveau : là aussi ça avait eu un côté « hollywoodien ». Ça ressemblait en effet à un film, là encore:  « C’est un coup digne d’Hollywood – jeudi dernier, un jet Gulfstream est arrivé à l’aéroport de Goma avec deux Nigérians, un Français et un Américain à bord. Selon les sources locales, l’avion a été immédiatement reçu par les gardes fidèles du général Bosco Ntaganda, inculpé par l’ICC. Ces soldats ont débarqué certaines boîtes et se sont dirigés vers la ville. Sboscoelon une version des événements, la Garde Républicaine s’est lancée dans la poursuite, mais s’est arrêtée quand elle a vu que les boîtes se dirigeaient vers la résidence de Bosco. L’équipage a été arrêté par les agents du renseignement congolais, les moteurs de l’aéronef encore en train de tourner. Et donc, qu’y avait-il dans les boîtes ? Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, 6,8 millions de dollars. Les premières autorités congolaises ont suggéré que Bosco pouvait être derrière eux, mais le chef du renseignement d’Amani Leo, le colonel Wilson Nsengiyumva (également un ex-officier de la CNDP), a dit que Bosco avait dirigé cette opération d’infiltration contre les hommes d’affaires congolais anonymes qui « avaient essayé de voler les richesses du pays « .  Selon d’autres sources, cependant, Bosco (ici à gauche, photo du Great Lake Post) essayait de vendre en fait près de 500 kilos d’or – d’une valeur d’environ 20 millions de dollars sur le marché international, si elle est de qualité décente. Qui donc avait-il amené cet or à Bosco ? Il est vrai que beaucoup de ses soldats contrôlent des zones minières, mais le commerce de l’or passe en général par Bukavu ou Butembo, et pas par Goma. Et 500 kilos représenterait une somme énorme, un huitième de commerce de l’or estimé dans le Kivu, bien que ces estimations sont très approximatives, compte tenu de la nature clandestine de ce commerce. Et qui sont présumés et ses partenaires d’affaires ? enfant soldatLa presse suggère qu’ils sont américains, avec Edouard Carlos St. Mary III, Nigérians pour Adeola Ehinmola et Mukaila Aderemi Alexander Lawal, et un citoyen français avec Stéphane Franck M’Bemba. » Ce dernier étant un agent chargé de la sécurité de la Camac (pour « Cameroon-American » la société pétrolière installée à Houston de l’industriel Kase Lawal). Avant de quitter Abuja, l’équipe de la Camac avait reçu «les assurances, la haute considération et l’estime» du conseiller à la sécurité du président Goodluck Jonhattan, l’ambassadeur Layiwola Lasseinde ». Le gouvernement aussi s’était visiblement fait berner ! L’idée de base étant d’acheter les 500 kilos d’or congolais (ou 450) environ 10 millions de dollars, et d’en doubler la valeur une fois rendu aux USA… le deal avait été signé à New York même, le 2 décembre 2010, par un gros industriel américain d’origine camerounaise.. qui espérait cupidement doubler sa mise. Pour en revenit à « Bosco Terminator’, ce qui lui est activement reproché, outre cette affaire d’or, c’est surtout l’emploi d’enfants soldats (la photo plus que parlante provient ici d’Info Afrique).

dossier CAMAC ONUTout avait été étrange de bout en bout dans cette affaire d’avion débarqué réputé plein d’or (à droite la photo de l’appareil à Goma, dans le dossier à charge de l’ONU) : « le 15 mars 2011, le Gulfstream, les quatre passagers et le pilote sont transférés à Kinshasa, où le parquet général de la République se saisit du dossier. La justice autorise à garder 112 jours aux arrêts les inculpés, dès lors que ces derniers sont susceptibles d’être passibles d’une peine supérieure à six mois de prison. Mais Flory Kambage Numbi, le procureur général de la République, opte pour une «amende transactionnelle». Vendredi 25 mars, après avoir accepté de verser une amende de 3 millions de dollars (2,1 millions d’euros) pour «blanchiment de capitaux, achat illégal et détention illicite de substances minérales», les inculpés ont été libérés du centre pénitencier de Kinshasa. Libres de quitter le pays ». Superbe !! A part que les « prisonniers » sont logés au « Kivi Light Hotel » et que celui-ci… appartient à Bosco Ntaganda, qui ira jusqu’à leur proposer la note des 112 jours au tail d’un cinq étoiles, ce qu’il était loin d’être !

protagonistesLe 26, l’équipe redécolle du Congo… mais sans les lingots d’or, et même lesté de billets qui s’avèrent tous être des faux !!! Tout n’était qu’une immense arnaque, dans laquelle était tombée le business man Kase Lawal (en gris la présentation Powerpoint qui a servi d’appât), qui dans l’affaire avait perdu au bas mot… 30 millions de dollars (certains estiment la perte à 62 millions !). Dans le deal signé à New-York, il devait partager la somme à 40% pour lui, 30% pour l’américain St Mary et 30 pour le basketteur intermédiaire… (qui eux s’étaient fait payer semble-t-il !). Il s’était fait avoir, malgré son image d’industriel aguerri : Powerp3-d5c8a« sa société Camac Energy, dont le siège est à Houston, négocie aujourd’hui près de 100 000 barils de pétrole par jour, dont une partie produite dans ses blocks nigérians d’Oyo. Cotée au New York Stock Exchange, la société, est, avec près de 2 milliards de dollars (1,4 milliard d’euros) de chiffre d’affaires, l’une des plus importantes entreprises du business afro-américain. Ses contacts, tant avec les milieux politico-affairistes du Nigeria que dans les cercles du pouvoir américain et les milieux de l’énergie de Houston, ont permis à Kawal de devenir aux Etats-Unis incontournable dans le business international, particulièrement avec l’Afrique. Après avoir déjà été employé par les administrations Bush et Clinton au sein de commissions dédiées au commerce international, puis avoir contribué financièrement à la campagne sénatoriale d’Hillary Clinton en 2008, celui-ci a été nommé le 20 novembre 2010 powerp2-b9643par la Maison Blanche au sein d’un comité de 30 personnes sur la politique économique internationale« . Lawal un des généreux donateurs de la campagne électorale de Barrack Obama, s’était fait berner par des escrocs bien ordinaires (comme intermédiaire on était tombé sur Dikembe Mutombo, star du basket US originaire du Congo ancien joueur de basket de la NBA chez les Houston Rockets, converti à l’aide humanitaire…. et au profit) : « Le rapport de l’ONU nous apprend que Ntaganda et d’autres hommes forts de l’est-congolais sont de fait en relation avec «un réseau à grande échelle d’escrocs en faux or travaillant dans toute l’Afrique de l’est». Parmi eux, justement le Camerounais Eddy Michel Malonga, le vrai-faux propriétaire de l’or sur Nairobi, ainsi qu’un autre compatriote, Yusuf Omar, recherché par les services de renseignement congolais. Un homme qui, deux mois avant l’affaire du Gulfstream V de la Camac, avait utilisé la même arnaque pour tenter de gruger, a nouveau à Goma, et une nouvelle fois avec la complicité de Ntaganda, le passager d’un jet Hawker 4000 arrivé de Dubaï: le pakistanais Tariq Fawad Malik, agissant pour le compte de la très trouble société Black Pearl International. Arrivé au Congo avec deux millions de dollars en cash, il fit capoter le deal après avoir découvert que l’or qu’on lui proposait était en fait de la pacotille »…  L’avion utilisé était un jet Hawker-Beech 4000 immatriculé (photo de 2010 de Billy McNally sur Flickr), loué à Dubai Empire Aviation Group166 au nom de hawkerBlack Pearl Capital Limited, de Dubai, ayant comme adresse une boîte aux lettres (P.O. Box 211050). Un avion appartenant à UBS Leasing AG en Suisse, qui l’avait loué à Elegant Aviation Limited, aux bons soins de soins de la Codan Trust Company Limited, dans les îles Vierges britanniques !! L’avion étant alors exploité par Empire Aviation Group, de Dubaï ! Toujours la même série de sociétés écrans pour perdre les enquêteurs et leurrer la sécurité des aérodromes !!! Celui-là, en tout cas ne voulait pas se faire connaître. Sur Mutumbo, rien dans sa biographie sur l’affaire : on écorne pas une légende !

La suite fut pire encore pour la société qui avait fourni l’avion : « en raison de la saisie, Southlake se retrouvait en défaut sur les 43 millions de dollars de prêt sur l’avion et son créancier VFS Financement, une filiale de General Electric, l’avait poursuivi dans le comté de Dallas en mars 2011. Southlake s’était mis entre temps sous le chapitre 11 de protection de la faillite, le même mois. Le vendredi 21 Septembre 2012, le Dr Kase Lawal en en qualité de directeur de Camac était condamné à verser 32 millions d’indemnités aux propriétaires de Southlake Aviation, David Disiere, Teresa Disiere et Disiere Partners, après que le tribunal ait déterminé que les responsable de CAMAC International Corp avaient fait volé l’avion de Southlake au dessus du pays africain sans même avoir d’autorisation ». SN-THS, rappelons-le, n’a pas survécu longtemps à l’affaire de la saisie du Falcon… qui ne lui appartenait même pas. Aux dernières nouvelles, l’avion, désormais en piteux état sans entretien depuis plus de deux ans, est en passe d’être racheté » pour en faire… des pièces détachées ! J’ai traité en détail toute l’affaire ici. Southlake n’a pas résisté à la mise en faillite. On peut encore voir en vente aujourd’hui son autre Gulfstream N168WM datant de 1986.

Sur un forum, un intervenant ajoute sa pierre (précieuse !) au dossier : « fait intéressant: un tribunal de l’Arizona a décidé l’an dernier que deux hommes d’affaires étaient coupables d’avoir fraudé des investisseurs pour plus de 640 000 dollars dans un système pyramidal qu’ils avaient mis en place avec un certain Edward Carlos St. Mary qui dirige une société appelée Axiom (…) L’investissement ? Acheter des diamants. La devise de la société était « acheter pas cher, pour vendre haut. » Apparemment, ça n’a pas fonctionné cette fois ». Selon la presse américaine, l’une de ces personnes était en effet un négociant en diamants de Houston (Texas), Edward Carlos St. Mary (ici à droite), au « passé suspect » : il a déjà tenté d’autres escroqueries, dont il était à chaque fois passé au travers, d’aucuns affirmant qu’il bénéficiait pour cela de l’aide active de la CIA. « Des dossiers de jurisprudence à son égard montrent des jugements par défaut contre lui totalisant plus de 1,5 million de dollars et l’un d’entre eux lui enjoint de rembourser 700 000 de plus. Les avocats des lésés affirmant ne pas avoir réussi à localiser des actif de Carlos St. Mary qui n’a remboursé aucune fraction du montant convenu, quelque soit l’établissement concerné. En attendant, il vit dans une maison enregistrée au nom de son épouse d’une valeur de près de 1,6 millions de dollars aux Woodlands ». « Le gars était très charmant « , a déclaré l’avocat John Venzke, qui représentait un groupe de trois investisseurs qui ont perdu de l’argent avec lui « il vendrait de la glace aux Esquimaux s’il le pouvait ». Un site s’inquiète de ce lien supposé : « revenons au jet en question, selon le ministre Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement congolais, le jet en question est recherché par les autorités américaines, mais il se cache au Congo pour l’exploitation des minerais du général-épicier. Au fait, ce jet trafiquait de l’or, tandis que selon Mende, il était recherché pour trafic de drogue, d’armes et munitions de guerre. Allez-vous croire que les services américains soient assez incompétents pour ne pas réussir à localiser ce jet ? ». Car c’est bien là tout le problème :disiere house l’appareil aurait-il aussi servi pour d’autres trafics illicites ? On songe à des armes, ou à de la drogue, avec les vilaines habitude de la CIA !!! » Selon Daniel Hopsicker, David Disiere lui-même, qui se présentait partout comme pilanthrope, n’était pas non plus un saint. Sa société d’assurances Cascade Insurance Co. de Shreveport en Louisiane tombée en faillite, il avait recruté comme homme d’affaires l’ancien Gouverneur Edwin W. Edwards contre qui il témoignera en justice, alors qu’ils étaient tous deux accusés de détournements de fonds leur valant jusqu’à 200 années de prison ! D’autres casseroles furent aussi reprochées à Edwards : le congressiste  Cleo Fields avait ainsi été filmé en 1997 recevant 20 000 dollars en billets d’Edwards ! Il  sera condamné à 10 ans pour racket. En 2014, il souhaitait à nouveau se représenter au Congrès ! Il perdra largement (32% contre 68 %) face à son concurent républicain  Garret Graves, Disiere continuant lui à vivre dans sa luxueuse propriété  de 1452 m2 à Southlake, avec ses 7 garage pour une valeur de 3 500 000 dollars (ici à droite).

1-million-dollarsOk, allez-vous me dire, mais SN-THS dans tout ça ?  Eh bien la société installée à Bron, soupçonnée de transporter aussi de l’or par la juge qui instruit actuellement l’affaire avait aussi un pied à terre en Afrique, dans le même pays que celui où avait atterrit le Gulfstream aux faux lingots, une société dont les déboires mirobolants pourraient aussi expliquer plein de choses. Mais ça, ça sera pour demain si vous le voulez bien… une chose à la fois, ce dossier est tellement lourd ! Presqu’aussi lourd que 26 valises à bord d’un Falcon ? 26 valises qui ne pouvaient pas contenir de l’or cette fois-là, car sinon, me chuchote à l’oreille l’ami Falcon, l’avion n’aurait jamais réussi à décoller (4) ! La piste, revenue récemment sur la discussion via l’ineffable commandant de bord Philippe Henneman , lui aussi ancien de l’Aéronavale, s’effondre en toute logique. Reste celle des devises… Même en petites coupures, 2,3 m3 de billets de banque… font également un joli paquet : comme le dit ici un bloggeur, répondant à l question « Quelle place peut prendre 1 million de dollars en grosse coupures (des billets de 100$) ? » .  « Et bien voici la réponse, 1.000.000$ ça tient dans un sac McDo, un tambour de machine à laver, un bac a légume de frigo ou un micro-onde ! C’est assez compact en fait … » A 2 millions chaque valise comme évaluation, on est déjà à 52 millions de dollars. Ce qu’a gagné l’actrice Jennifer Laurence l’année 2014. Ou le prix des permis d’exploitation des gisements miniers de cuivre et de cobalt de Luiswishi et de Lukuni (à 20 km au nord de Lubumbashi, la deuxième ville en taille de la République démocratique du Congo), cédés par La Gécamines à Congo Dongfang International Mining, filiale locale du groupe minier chinois Zhejiang Huayou Cobalt Co...!!! Ne reste donc que … la coke, comme solution !

L’exemple est devenu un cas d’école, intitulé ici « Business Aircraft Operations: Transactional and Operator Risks What can really go wrong when things go wrong? » signé David M. Hernandez, Vedder Price P.Cn chez Corporate Jet.

http://www.chron.com/news/houston-texas/article/Case-of-the-big-man-and-the-oil-man-2532426.php

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=19647#.VjfkbbzQbcc

http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/03/the-warlord-and-the-basketball-star-a-story-of-congos-corrupt-gold-trade/253813/

« Evidemment, les membres de la famille de la star du basketball n’ont jamais été arrêtés et le nom de Mutombo n’a jamais été mentionné dans cette affaire jusqu’à la publication d’un rapport de l’ONU sur l’activité des milices congolaises dans lequel il a été démontré que Mutombo Dikembe et sa famille étaient à la tête de ce complot.  Quand on interroge Mutombo Dikembe et M. Lawal sur cette transaction, ils affirment tous deux n’avoir aucun commentaire à faire. Mais M. Carlos déclare avoir gardé des preuves de ce marché (enregistrements et copies de SMS).Selon le négociant de diamants, la dernière fois qu’il a vu l’or, il était dans un coffre à la Banque Centrale du Congo et il sait juste que le Général Ntaganda a fini avec une partie considérable de l’argent de M. Lawal et que le reste est sûrement entre les mains du gouvernement ou ne fusse que les $3 millions de l’amende perçue [pour leur libération]. Et lui rien…. Je suis sûr que ce qui s’est passé n’était qu’un plan sournois et calculé » a-t-il déclaré.

Note de l’auteur (*):

 L’ami Falcon me précise que Le F10 F-GPGL dont il est question dans l’article a été vu à St Trond le 10 décembre 2012, pour le vol THZ103, décollage à 7h52 GMT, que le Falcon 10 n° 103 F-GPGL attribué par moi à SN-THS ne leur appartenait pas en fait : « il s’agit exactement d’un Falcon 100 (avec un 4ème hublot à droite) qui appartenait à Polygone SA, une filiale de GL Events / Olivier Ginon, le 3ème actionnaire de SN THS juste pour pouvoir utiliser leur hangar. SN THS n’a jamais possédé d’avion en propre. et enfin que le Gulstream de la « photo du N886DT n’est pas le G-V-636, mais le G-III-463″…

(1) c’est la famille qui gère le château de Vaux le Vicomte, propriété familiale.

(2) Le document fort intriguant reçu le 1er juillet 2011 par Gaubert et envoyé par Couzi est ce mail, qui évoque la vente de « Nibar », un bar à prostituées au nom évocateur (pour des français !) mais aussi des travaux bizarres, dont la démolition d’un « quai » et d’un « mirador »  et l’existence d’un « tunnel qui n desservirait  » après travaux « que la terrasse de ta chambre »… un tunnel ? Mais pour quoi faire ?

(3) racontée ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-apres-le-mega-naufrage-le-110787

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-apres-le-mega-naufrage-le-111035

(4) en l’occurrence : une valisette  » Spinner Cosmolite »de Samsonite fait comme dimensions  69cm x 46cm x 29 cm = environ 92 litres (0,092 m3). 26  exemplaires font donc 2,39 m3 de capacité totale. Un seul m3 d’or pèserait déjà à lui seul… 19,3 tonnes !

On peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-election-americaine-ca-se-151926

document essentiel ; le rapport de l’ONU sur les ressources minérales de la République Démocratique du Congo et leur convoitise, où apparaît Mutombo.

http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2011/738

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-3/

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coke en stock

9 novembre 2015

Et puis dans ma longue saga sur l’historique des transferts de cocaïne, a émergé soudain une découverte, fortuite, à  vrai dire, et initiée… par mes lecteurs. L’un d’entre eux m’ayant remis en tête récememment la vente de biréacteurs Caravelle en fin de vie à  des personnes susceptibles de les utiliser à  des fins indélicates, je me suis remis à fouiner… pour tomber sur un pan complet fort instructif de la grande période des transferts massifs de cocaïne de Colombie directement vers la Californie via des avions réaction, bien aidé il est vrai par une rencontre sur le net fort au courant de l’aviation. Et tomber sur le cas de ce biréacteur français qui démontre par l’exemple que l’affaire du Boeing de la cocaïne couvert au Mali en 2009 a eu un précurseur français… 14 ans auparavant. Retour -en plusieurs étapes- sur ce fait historique, une livraison encore une fois de plusieurs tonnes de coke en plein désert… mexicain cette fois, et non malien. Avec à  l’autre bout… des comptes bancaires suisses. Comme quoi rien n’est vraiment nouveau ! Tout avait commencé en fait sous Bill Clinton, en son fief de l’Arkansas… avec le trafiquant Barry Seal, qui travaillait pour la CIA. Avant de parler Caravelle, on va (à nouveau) parler d’autres avions et… de l’Arkansas.

mena-db623Tout part de la mena, encore une fois, ou plutôt des multiples pistes au fin fond de l’arkansas ou des etats-unis, où atterrissaient les petits bimoteurs de Barry Seal et de ses collègues de la Cia, en plein fief cliftonien. Même s’il n’y avait pas qu’au hangar de Rich Mountain aviation, à la Mena, tenu par l’association de Seal et, Fred Hampton, que les opérations de rapatriement de drogue colombienne se faisaient. Seal, un agent de la DEA, c’est à  noter, était donc aussi un trafiquant de drogue, voilà  qui détermine tout de suite un des points forts du système : ceux chargés de poursuivre les trafiquants l’étaient eux-mêmes, et le sont encore pourrait-on dire, A  constater l’inefficacité totale de la lutte antidrogue de la DEA en Amérique Centrale et du Sud depuis des années. DEA et CIA travaillent en effet la main dans la main, c’est que révèle¨à l’évidence toute l’affaire Barry Seal…

L’avion de Seal
barry sealUn journaliste, Micah Morrisson, dans le Wall Street Journal, va décrire parfaitement ce qui s’y passe dans cet endroit reculé des USA, dès le le 29 juin 1994 (à droite un passage bas d’avion attribué à Barry Seal dans un documentaire US): « Mena est un bon endroit pour un mystère. Les forêts de pins et de feuillus des montagnes Ouachita qui l’entourent depuis longtemps sont un paradis pour les hors la loi, des générations de bouilleurs à la maison ou pour les agriculteurs de contrebande de marijuana aux chemises rouges de terre En 1981, le passeur de cocaïne Adler Berriman (« Barry ») Seal est arrivé sur les lieux, et a établi une base d’opérations à l’aéroport de Mena. Le dossier de M. Seal est bien connu des forces de l’ordre, il a été souvent présenté comme ayant fait plus de 50 millions de dollars avec ses activités illégales. Travaillant chez Rich Mountain Aviation, l’une des entreprises locales qui s’est transformé en un centre de remise en état des aéronefs de Mena, M. Seal a importépour près de 1,000 dollars de cocaïne par mois à partir de la Colombie dans les années 1980, selon l’enquêteur de Arkansas State Russell Welch, qui suit le cas de Seal depuis plus d’une décennie. passage bas barry sealEn 1984, M. Seal a « basculé » pour la DEA, devenant l’un de ses informateurs les plus importants. Il a pris l’avion pour la Colombie et recueilli des informations sur les dirigeants du Cartel de Medellin dont la cheville ouvrière est Lehder Carlos et a témoigné dans d’autres affaires très médiatisées. Quant à l’associé de M. Seal, Fred Hampton, le propriétaire de l’aviation de Rich Mountain Aviation, il a acheté une parcelle de terrain près de la petite communauté dans l’arrière-pays de Nella, à 10 miles au nord de Mena, et y a fabriqué en une piste. Les responsables locaux de la police pensent que l’achat était à l’initiative de Seal. » L’avion montré dans une vidéo amateur comme étant celui de Barry Seal est un modèle Navajo PA31-310, comme celui-ci, qui se distingue par ces trois larges hublots sur les côtés (le quatrième, celui de la porte d’accès est obturé, c’est une version « cargo ») : l’avion n’étant pas pressurisé. Certains Navajo ont été transformés pour pouvoir larguer des parachutistes (comme ce modèle). Seal utilisait, on le sait, cette méthode de largage pour délivrer la cocaïne.

La Louisiane, et l’île de Lehder

3324385676_c07b82f0d7-1Dans « The Crimes of Mena » de Sally Denton et Roger Morris sorti en juin 1995; on la description de la méthode Seal :  « Les cassettes vidéo personnelles de Seal, en la possession des auteurs, montrent une scène dans laquelle il a utilisé l’équipement de parachutage de l’armée américaine  ainsi que des dispositifs militaires de précision, dans ses opérations de transport de la drogue. Au milieu de l’après-midi après un certain nombre de passage à vide, l’un de ses avions abandonné une charge de plusieurs sacs polochons attachés à un parachute. En quelques secondes, la cargaison assis sur la piste d’atterrissage en herbe, à distance récupérée par Seal et chargé sur un hélicoptère qui avait suivi les avions volant à basse altitude. « Ceci est la première goutte jour de cocaïne dans l’histoire de l’État de Louisiane, » Seal raconte sur la bande. Si les sacs polochons vu dans les films à la maison des contrebandiers ont été remplis avec de la cocaïne – comme Seal le déclare lui-même sur la bande – cette charge unique valait déjà des centaines de milliers de dollars ».

L’armée complice

avion441-510x379-0336e-d2798Cette complicité avec les militaires, c’est exactement encore ce qu’écrivait Micah pour la base de Nella (Mena) dans l’Arkansas :  » En 1984, les rapports de surveillance policières parlaient d’une activité étrange de type militaire autour de Nella. « Nous avons eu des rapports sur des armes automatiques ; de nombreux incendies, sur des hommes d’apparence latino-américaine dans la région, des gens en tenue de camouflage se déplaçant silencieusement à travers des chemins avec des armes automatiques, des largages d’avions, un trafic d’avion bimoteur, des choses comme ça », dit l’ancien enquêteur de l’Internal Revenue Service, William Duncan, qui a commencé à enquêter sur Mena en 1983. Les habitants de la campagne autour de Nella ont confirmé les rapports d’avions qui chargeaient sur place dans le milieu des années 1980. « Mais les gens ne parlent pas beaucoup de ça ici », a déclaré un habitant du quartier. « Si vous le faisiez, vous auriez pu vous réveiller un matin et trouver un tas de vos animaux morts. » Visiblement, on a fait peur à l’entourage…. de la même manière qu’on a fait peur à des gens à d’autres endroits pour qu’ils ne mettent pas le nez où ils ne devraient pas.norman cay La mort d’un des pilotes (Emile « But » Camp), certes accidentelle, à Fourche Mountain au Nord de Mena, un an avant celle de Barry Seal ravivant les peurs de possibles manipulations, Camp ayant beaucoup à dire sur le cas de son propre collègue (un autre pilote de Seal, Eric Arthur, pilote de Piper Seneca, natif des Turks and Caicos Islands, se fera hacher menu par les hélices d’un appareil en 1984 sur l’île de Lheder (ici à droite), où se posait régulièrement Seal : Lehder, Escobar ou  Rafael Caro Quintero…. et Seal partageaient les mêmes avions. En tête de chapitre, un avion attribué à Seal dans une vidéo : c’est un Navajo Panther, et non un Cheyenne. Plus étonnant encore, l’avion ressemble comme deux gouttes d’eau au Panther découvert dans le hangar des appareils appartenant à la société de Caro Quintero, Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA :

caro_quintero_hangar

La méthode inventée deviendra classique

Les mêmes avions… et les mêmes méthodes. La preuve en étant cet extrait de l’ouvrage « Kings of Cocaine: Inside the Medellín Cartel – An Astonishing True Story of Murder, Money, and International Corruption » de Guy Gugliotta et Jeff Leen : « la contrebande sérieuse de cocaïne en avion privé est devenu une réalité lorsque Carlos Lehder et George Jung ont finalement rencontré Bam Kane à Miami pendant la première semaine d’août 1977, Kane dit qu’il était prêt, après un an d’attente et des retards, à faire voler la cocaïne pour eux. Pour s’envoler de Nassau, le fuselage de son petit avion bimoteur était équipé de réservoirs de carburant de caoutchouc pliable pour augmenter sa portée et était guidé par un Loran, une radio balise capable de le guider à quelques miles de sa cible (voir ici le principe, ainsi que l’explication ici). Au dessus de la Colombie, un co-pilote envoyé en repérage pour Kaneloran_kln88 avait souligné l’emplacement d’ une petite piste d’atterrissage privée dans une ferme en dehors Medellin, celle où  était Pablo Escobar. Avec 250 kilos de cocaïne à bord, cinq fois plus que Carlos I.ehdci n’avait jamais manipulé. Bam Kane est retourné à Nassau, a ravitaillé, et  est entré furtivement dans l’espace aérien américain. La cocaïne a alors été  chargée dans des chariots de supermarché et a été transportée en voiture à Fort Lauderdale sur un parking, là où Kane a divisé la charge en deux et l’a mise ans les coffre des deux voitures. Lorsque les Colombiens son venus, il leur a donné une voiture et a retenu l’autre jusqu’à ce qu’ils payent sa redevance Kane a eu son argent dans les quarante-huit heures et Jung et Lehdcr se sont divisé un cool million de dollar :  tout avait fonctionné comme sur des roulettes ».

réunion

Un parc aérien riche

Dans le jugement du 20 janvier 1993, on retrouvera trace complète des avions utilisés par Lehder (je résumé ici le long texte). Le Piper Navajo aircraft, Registration N50RK, dans lequel avaient volé  Carlos Lehder, Jak Carlton Reed, et Russ O’Hara  pour emporter 6 à 700 livres de coke à Rio Hacha en Colombie le 6 mars 1976. Le fameux N50RK est souvent attribué à Pablo Escobar, en fait. l’avion un Piper PA-31 Navajo sans winglets, construit en 1977 sous le numéro 51434430/A63918, inscrit chez A o Z Leasing à Corona del Mar, en Californie a été exporté le 11 juin 1981 en… Colombie. Son registre indique que ses propriétaires étaient des associés (« partnership« ).N50RK escobar De la coke transférée ensuite dans le Beechraft Queen Air, Registration N923Q.  En « avril ou début mai 1978 », Carlos Lehder, Jack Reed Carlton, et Russ O’Hara ont volé sur le Piper Navajo, inscription N50RK, de Cay, aux Bahamas de Norman, sur une piste en Colombie, avec un arrêt en route à Aruba, pour emporter environ 300 kilogrammes de cocaïne, avec retour à Norman Cay, Bahamas. L’avion était à l’époque toujours… californien. Vers la mi-juillet 1978 à ou vers décembre 1978 Reed et Stephen C. Yakovac ont fait plusieurs vols de chargements de cocaïne pour un total de 1358 kg de cocaïne en provenance bonanzade Norman Cay, aux Bahamas, sur une piste en herbe en Floride près du lac Okeechobee , en utilisant un Cessna 206, d’enregistrement N756LY. L’avion était enregistré en 1982 chez Red Aircraft Sales, à Fort Lauderdale avant d’être « exporté au Panama » !!! En mars 1979 Reed et Stephen C. Bluemel, ont volé sur un Bonanza à empennage en V, d’enregistrement N18337, en emportant environ 300 kilogrammes de cocaïne en provenance de Norman’s Cay, aux Bahamas vers la piste d’atterrissage lac Okeechobee, en Floride. Au mois de mNormans-cay-bonanzaars ou au début d’avril 1979 Edward Hayes, Carlos Lehder et Leverett Merrill Francis ont chargé environ 350 à 300 kilos de cocaïne dans un avion bi Beechcraft Bonanza, d’inscription N537ML, sur Norman Cay, aux Bahamas, et Ward et Francis, ont piloté l’avion au piste d’atterrissage d’Astor Park à Lake County, dans le Middle District de Floride, où la cocaïne a été chargée par une équipe au sol recruté par Jack Reed Carlton. Cette cocaïne a ensuite été transportée par véhicule à moteur d’Astor Park vers la «maison de planque» de Lighthouse Point, Floride, loué par Stephen C. Bluemel. Le gag, c’est que le Bonanza à queue papillon des dealers volait toujours récemment : il a été photogrphié à Santa Paula Airport en août 2010… et un autre similaire semble être resté dans un hangar sur Norman’s Cay, comme on peut le voir ici à gauche…

miami road drg plane

La grande époque du trafic de coke

En 1985,  on retrouvera un Cessna Conquest 441, cette fois, posé sur une autoroute, a i-75 à l’ouest de Palmetto, en  Floride, vidé de ses occupants. Un avion soupçonné d’avoir apporté de la coke. Son immatriculation sera attribuée en 1988 à un Boeing 727. Deux ans plus tard, en 1987, la police découvrait tout un matériel radio sophistiqué chez des trafiquants arrêtés à Miami : scannersdes scanners radios sophistiqués pour écouter la police, et une véritable station d’observation avec jumelles sophistiquées en haut d’un appartement de Sunny Isles. Au sommet du trafic, Lloyd Frink, le responsable du Grand Prix de Palm Beach et de l’International Motor Sports Association (IMSA). En trois ans, Don et Bill Whittington, Davie`s Randy Lanier et Davie`s Marty Hinze, tous pilotes de course, avaient été arrêtés pour trafic de drogue. Alors que Seal balançait ses paquets sur terre, Frink les récupérait lui plutôt en mer, ses paquets étant équipés de balises émettrices :  « la cocaïne, munis d’émetteurs, tombait dans l’océan depuis des avions, raconte le FBI. Des bateaux suivraient le signal radio et ramassaient des paquets flottants avec la drogue illicite. Frink et un autre pilote d’hydravion, appelé Lake (un Lake Buccaneer LA-4-200 en fait), volaient au dessus des bateaux transportant de la cocaïne de Scrub Cay dans les Bahamas, à Nassau, disent les autorités, selon le procureur adjoint Michael Runowicz déclaré jeudi. Le réseau de contrebande importé 10 tonnes de cocaïne d’une valeur de 10 millions dollars, selon, les agents du FBI. »

Des risques énormes, et des accidents révélateurs

principeDe accidents ont eu lieu, lors de ses vols de nuit dangereux. Le pilotage à l’arrivée de la Mena n’étant pas si facile que cela… comme témoignage, celui du shérif local avait surpris, à propos d’un crash d’un des appareils contenant la coke : « A. L. Hadaway, l’ancien shérif du lieu, a été fort surpris d’apprendre que « Camp, un pilote expérimenté, s’était écrasé. « Il aurait pu trouver cet aéroport de nuit tous feux éteints, je l’ai vu le faire », a déclaré Hadaway, qui est aussi un pilote. Furr (le manager de Rich Mountain) a dit qu’il y avait quelques doutes que la mort de Camp aît pu être simplement accidentelle :« J’ai entendu parler d’un assassinat, que Camp avait une bombe à bord, qu’il avait avec lui 500 livres de cocaïne et 3 millions de dollars en numéraire » a-t-il dit. Vous pouvez entendre plein de choses à ce propos ».  Dans une fort étonnante déposition d’un policier, Russell Franklin Welch, lisible ici, on peut en effet lire la thèse de l’attentat contre Camp : « donc, environ le 20 Février 1985, une personne inconnue à mes yeux, avant cette époque; ^portant le nom de Emile Camp, s’est écrasé en avion près de Mena et a été tué. J’ai reçu un appel d’abord de Rudy et Furr et plus tard, je pense, de Freddie Hampton. Je ne me souviens pas de l’ordre exact sur ce point. Mais ils tous deux craignaient que cela avait été un assassinat, parce Barry Seal allait au tribunal – il à la cour à ce moment-là à Miami, en Floride, sur un – témoignage pour la gouvernement dans une opération qu’il avait aidé à effectuer. Ils le sentaient comme cela – que l’accident d’avion d’Emile Camp était en quelque sorte un assassinat pour expédier ce procès, soit pour Barry Seal ou pour la défense dans le procès, Emile Camp étant la seule personne avec Barry Seal personne qui pourrait témoigner de ce qui se passait en ces temps particuliers« . Seal sera descendu, on le rappelle alors qu’il commençait à témoigner à sonpropre procès, et surtout à commencer à tout révéler. L’avion de Camp était le N8658E, un Piper Seneca noir, gris et rouge.maule L’avion appartenait à « Seal Adler B » : le nom réel complet de Barry Seal. Des Piper Seneca, il en avait trois : le N8658E, le N8275T (enregistré chez « Pay and Save Inc » (drôle !)et le N8049Z, tous peints exactement pareil, avec des noms de code internes… japonais. Exercés à voler bas et à tester les détections radars de la base. Peints pareils, les avions étaient complètement interchangeables. Les avions étaient enregistrés à Boward County… en Floride. Barry Seal utilisait aussi un avion précis : un petit Maule, dont la spécialité est l’atterrissage et le décollage court, idéal au Nicaragua (présenté ici par Terry Reed).

Un seul hangar est tout s’explique

rich_mountain-8279aL’origine du trafic est vite cernée, et elle se situe dans un hangar précis de Mena même :« M. Duncan et M. Welch, enquêteurs de police de l’état d’Arkansas, ont poussé leur enquête sur M. Seal et de Rich Mountain Aviation. Ils soupçonnaient que M. Seal, en dépit de son travail avec la DEA, ait continué d’importer des drogues et à blanchir l’argent par le biais des entreprises locales et les banques, en utilisant éventuellement la piste d’atterrissage de Nella comme base pour des largages de drogue. En 1986, la chevauchée sauvage de M. Seal a pris fin. Trois tueurs à gseal deadages colombiens armés de mitraillettes l’ont rattrapé alors qu ‘il était assis derrière le volant de sa Cadillac blanche à Baton Rouge, en Louisiane, et lui ont délivré une récompense éternelle. Huit mois après l’assassinat, l’avion cargo de M. Seal a été abattu au-dessus du Nicaragua. A bord il y avait un chargement de munitions et de fournitures pour les Contras. Un membre d’équipage, Eugene Hasenfus, a survécu. Avec l’accident, et l’étalage de l’affaire Iran-Contra, les enquêteurs ont commencé à examiner la piste de Nella sous un jour nouveau. Barry Seal ne faisait pas simplement que voler la drogue aux États-Unis, pensaient-ils, peut-être aussi qu’il apportait aux Contras nouvellement formés des armes de l’extérieur. » 

Des largages et une récupération par hélicoptère

mena_hangar-7084dLe policier qui avait découvert le trafic a fait un témoignage fort précis sur les méthodes inventées par Barry Seal, qui deviendron communes à tous les trafiquants suivants :  « nous avions un problème difficile pour montrer la réalité de l’arrivée de la drogue à la Mena. Nous avons appris la méthode de fonctionnement de Barry Seal et des personnes qui avaient été impliquées avec lui. Lui-même à cette époque, expliquait au Congrès et aux journaux exactement  son mode de fonctionnement qui, pour aller en Colombie dans un avion au système de carburant modifié, muni de réservoirs souples pour transporter du carburant supplémentaire, pour voler ainsi jusqu’en Colombie chargé avec de la cocaïne et pour revenir dans ce pays, toucher le continent, et laisser tomber sa cocaïne dans des sacs de voyage dans une non divulguée que personne ne connaissait grâce aux coordonnées Loran, vers une équipe au sol dans un hélicoptère, qui allait ramasser la cocaïne ». L’hélicoptère était essentiel dans la pratique, une grande part dans le fonctionnement ». Les avions ont fait qu’il utilisait nous savions (par un informateur) qu’ils étaient les mêmes car l’informateur de Louisiane, nous a dit qu’ils étaient stationnés au Mena Airport chez  Rich Mountain Aviation. Nous savions que ces avions environ toute les semaines ou deux quittaient l’aérodrome, pendant un jour ou deux, puis revenaient. Nous savions que ces avions avaient des réservoirs souples à l’intérieur. Nous savions aussi en fait ces avions avaient des couvertures couvrant leurs tableaux de bord dans le cockpit pour les dissimuler au regard des étrangers tentés de voir de quoi était fait l’équipement sophistiqué du cockpit, les radios et les Lorans et des choses que je ne connais pas du tout (…) l’informateur nous a dit qu’il y avait de fait de la cocaïne dans l’aérodrome. » Détail saisissant : la secrétaire de Richmond Aviation s’appelait Lucy Gonzalez, et elle était la fille d’un sénateur colombien.

La piste du carburant qui remonte aux trafiquants
IA Piper Navajo PantherLe témoignage est primordial, car il indique aussi les types d’appareils utilisés. « Mais un des aspects les plus importants en fait, que nous avons appris, c’est que Barry Seal possédait aussi des hélicoptères, dont deux d’entre eux, étaient à Rich Moutain Aviation pour une période de temps. Et ils avaient aussi une sorte de plancher, qu’ils faisaient rouler au dehors du hangar, par manque d’un meilleur mot, sur lesquels les hélicoptères pouvaient atterrir sur, puis étaient rentrés dans le hangar. Et la seule chose que l’on savait c’est qu’en fait Barry Seal avait besoin de ces hélicoptères pour pour ramasser les paquets de drogue après leur chute de l’avion lui-même. Nous savons aussi que Joe Evans aidait Barry Seal avec sa licence de camion à plateau avec un grand réservoir de carburant sur le dos de celui-ci sous un nom commercial fictif. Et nous savions ce que ce camion était utilisé pour l’achat de carburant, en grande quantités dans différentes zones environnantes de Mena, à savoir dans sou un nom d’entreprise fictive, en utilisant les numéros de queue d’avions fictifs ». Ce qui nous a amené à croire que peut-être de la cocaïne avait été stockée dans la zone. Mais on n’a jamais été en mesure d’établir nous-mêmes le fait. Pour nous, ce n’était pas nécessaire pour son opération d’apporter tout cela dans cette région. Ce qu’il avait était un endroit sûr pour ses avions. – Combien d’avions y avait-il là, Russell?  demande le président du jury – « selon les informations que nous aviescobarons, il y avait quatre avions à un moment, dont deux Cessna Seneca; et je pense aussi dire vrai pour deux Panther Navajo et deux Seneca ». Le Navajo Panther étant une amélioration du Navajo équipé de moteurs Lycoming TIO-540-J2BD avec des hélices quadripales Harztell capable de voler sur 800 miles en réservoirs internes (en tête de chapitre un Panther avec Winglets)… Les trafiquants avaient choisi ce qui se faisait de meilleur pour l’époque : le premier Piper à turbopropulseurs, le Cheyenne n’a été mis en service qu’à partir de 1974. On peut voir dans un documentaire Pablo Escobar en personne atterrir à son Hacienda Napoles à bord de l’un d’entre eux (image ici à droite, je reviendrai plus loin sur cet appareil plutôt… particulier).

Ce menteur invétéré de Clinton et ses douteux amis

US-FILES-CLINTON-GRAND JURY-TESTIMONYOn a souvent évoqué les Bush comme pires présidents, mêlés à des activités fort douteuses, le père ayant lui-même été à la tête de la CIA, ne l’oublions pas. Mais les Clinton n’ont rien à leur envier, toujours selon le Wall Street Journal de 1994 : « par une coïncidence intéressante, tout en fonctionnant comme un agent de Barry Seal, la DEA a également mené une enquête sur les activités liées à la drogue du courtier en obligations de Little Rock, Dan Lasater, un partisan de Clinton. En Octobre 1986, M. Lasater avait tait accusé à Little Rock complot en vue de distribuer de la cocaïne, la DEA a confirmé qu’il était la cible d’une recherche de trafic de drogue impliquant son avion privé et un petit aérodrome au Nouveau-Mexique, à la station de ski d’Angel Fire (photo ici à droite) que M. Lasater avait acheté en 1984. M. Lasater a exécuté une mystérieuse série de transactions pour le compte de Dennis Patrick, résident du Kentucky, qui a dit qu’ll n’avait pas eu connaissance de ces millions dans les transactions de son compte bancaire en 1985 et 1986. On ne sait pas ce que ces transferts représentent, à partir des bordereaux de confirmation que M. Patrick a montré sur papier seulement, avec le peu d’argent qui en sortait. dan lasaterPourtant, il est intéressant de noter que l’activité trépidante dans le compte est arrivée à une fin abrupte en février 1986 – le mois même où Barry Seal a été tué. Bien sûr, tout cela peut être juste une coïncidence, et peut-être même que le gouverneur Clinton ne savait même pas que des trafiquants de drogue, la CIA et la DEA opéraient dans sa cour. Peut-être qu’il ne voulait pas le savoir. Après tout, comme Nous venons de l’apprendre, l’Arkansas de Bill Clinton était un endroit très étrange. » Lasater sera condamné en 1986 pour trafic de drogue, mais ne fera que 6 mois sur les 30 requis, et Clinton en 1990, lui octroiera un pardon complet, effaçant toutes les accusations contre lui. Dclinton rogerifficile d’imaginer que cette mansuétude eût été elle aussi fortuite ! En 1993, un ex-agent de la DEA, Robert Bonner avait confirmé devant les caméras du magazine 60 Minutes qu’il y avait bien un trafic de drogue à la Mena : vous dites. Une tonne de cocaïne a été exportée vers les Etats-Unis d’Amérique …. En collaboration avec la CIA ? Bonner : C’est exactement ce qui semble s’être passé ». Chez les Clinton, le propre frère du président, Roger, protégé de dan Lasater, dealer de coke, en prenait lui-même : on le voit ici sur cette  vidéo de la Police se prendre un rail dans un motel.

De la coke à la tonne

seal_aircraft-a8c07Une tonne, et beaucoup plus, car ce n’était pas par petit bimoteur seulement, mais par avion cargo militaire de taille conséquente, un Fairchild C-123 Provider. que cela se passait. « Dans la matinée de ce premier vol direct, Seal et Brown ont dû aller à l’aéroport régional de Mena Intermountain dans une région éloignée près de la frontière de l’Oklahoma. Il s’agit d’un établissement petit, rarement utilisé, et intéressant seulement pour une piste très longue, du type utilisé par les gros avions de vols transcontinentaux. Brown s’était attendu à trouver, un Baron ou un King Air, des petits bimoteurs pour lesquels il avait reçu une formation de pilote. De tels avions transportaient le gouverneur dans tout l’État. Au lieu de cela, a-t-il dit, il a trouvé cet « avion militaire énorme » alors que ce n’était pas vraiment un avion militaire. Il était sombre, presque noir, et avait seulement sur la queue les marquages ​​civiles minimums nécessaires pour l’opération. Le C-123K est un transport militaire avec deux moteurs, avec une porte cargo à l’arrière de son fuselage capable de charger une petite voitureA l’intérieur de l’avion, avec Brown, un autre pilote et deux autres personnes qui étaient des ouvriers, des « Beaners »-communs qui ressemblaient à des indiens d’Amérique centrale. Plus tard, Brown aurait appris à les connaître comme « kickers », parce qu’ils donnaient des « coup de pied » aux cargaisons de l’avion. Ils étaient tous en jeans, chemise et chaussures de sport. Seal, dit Brown, avait prescrit le code vestimentaire et insisté sur le fait que l’on n’ait pas une seule pièce d’identité sur soi, pas même des clés ou des bijoux. Seal avait même demandé à Brown de changer ses chaussures. Ils devaient être inreconnaissables. Quand Brown est monté dans l’avion, Seal co-pilote à ses contrôles jouait avec des jauges et des notes. Puis Seal a démarré les moteurs et Brown se souvient : « Ce putain… excusez-moi, je veux dire juste ce bruit de tonnerre de putain d’avion de merde qui était déjà en train de décoller. » Brown affirme que quand l’avion a décollé, il était assis sur un banc derrière les deux pilotes. Les « kickers » étaient assis loin à l’arrière de ce fuselage d’avio où il y avait des palettes sur roulettes. Des caisses étaient empilées, sur palettes partiellement couverts par une bâche. » Il est vrai que le Provider transportait de tout….
Les bases militaires dans le coup
250px-Stennis_International_Airport_-_Mississippi-625ceL’appareil utilisait aussi des bases militaires, notamment pour se ravitailler : à la DEA et la CIA on peut ajouter l’armée comme complicité : « Après l’avoir quitté Mena, l’avion a fait une escale de ravitaillement « Personne n’est descendu, » a dit Brown et le vol a repris. L’arrêt s’était arrêté à l’aérodrome de Stennis à Gulfport, Mississippi, un aérodrome fréquemment utilisées par le DEA (c’est resté un terrain militaire jusque 1970, ici en photo à gauche). Une fois de retour dans l’air, Sceller les fit sursauter en hurlant : « Eh bien, vous allez tous vous aggriper. » L’avion est alors descenu à ce que Brown appelle « une altitude d’enfer de beaucoup plus faible que celle à laquelle vous pensez pouvoir voler. » Seal évitait ainsi les radars. Bientôt, ils ont regagné l’altitude, mais ensuite ils sont redescendus à nouveau et « c’est alors ces deux enfoirés se sont mis à pousser obtenir ces palettes et à les faire rouler ». Lesrodriguez parachutes se sont ouverts au dessus de la charge sur les palettes. Plus tard les soupçons de Brown ont été confirmés : les palettes emportaient des M-16 pour les Contras. On ne sait pas s’ils avaient déjà été largués aux Contras. Seal semblait avoir eu des relations aussi chaleureuses aussi bien avec le cartel de Cali qu’avec les sandinistes. Il démontrait surtout être un employé du gouvernement très peu fiable. Environ trente minutes plus tard, Brown dit, le C-123K tard a atterri dans ce qu’on pensait être Tegucigalpa, au Honduras, bien que d’après les enquêtes c’était inconnu comme site central de la présence américaine. Après l’atterrissage, l’avion a été ravitaillé en carburant. Alors que Seal et les kickers étaient allé chercher quelques colis, Brown et le co-pilote, restés à bord échangeaient jamais plus que quelques mots . Puis, a dit Brown, Seal et les kickers sont revenus, portant quatre sacs. Brown dit qu’il n’avait amais revu les sacs depuis« . Tegucigalpa, là où sévissaient les escadrons de la mort formés par John Steele, retrouvé plcartes ciaus tard en Irak… comme tortionnaire travaillant sous les ordres directs de David Petraeus. Parmi les personnes très affairées à la Mena, un dénommé Felix I.Rodriguez (alias « Maximo Gomez » ici dessus à droite avec G.H.Bush), dont on reparlera un peu plus loin… mais aussi Bob Nash ou Aki Sakawatha, de la CIA. Tous se promenaient avec des fausses cartes d’entreprises de compagnies écrans sur eux, comme celle figurant ici à gauche…
La mort de deux ados trop curieux
reed-aba0bBill Clinton était-il au courant de ce trafic ? Sans aucun doute, peut-on affirmer aujourd’hui : « en Mars 1995, dans une déposition juridiquement contraignante, Cavalier Larry Patterson a également déclaré que Clinton savait, à propos de Mena. Patterson a dit qu’il avait ntendu des conversations à propos de « grandes quantités de drogues en cours de transfert dans l’aéroport de Mena, de grandes quantités d’armes, qu’il y avait une opération de formation continue des personnes étrangères à la région. » Lorsqu’on lui a demandé, « Y avait-il de ces conversations en présence du gouverneur Bill Clinton ? » il a répondu : enquête« Oui, monsieur. » Patterson avait été déposé en une action en justice déposée contre l’ancien chef du service de sécurité Clinton, Terry Reed, qui a dit qu’il avait formé les pilotes de Contra, sous la supervision de Seal, à Nella, Arkansas. Dans un autre hangar dans le cas, John Bender, un mécanicien, dit qu’il avait vu trois fois Clinton à Mena, à l’été 1985. Il n’y avait pas d’autres dignitaires locaux de présents, et Bender, et Clinton ne semblaient pas prendre part à aucune fonction officielle. Cela dit Bender Clinton est arrivée dans un avion Beechcraft et l’avion était toujours là Quand Bender est repartu en fin de journée. Le séjour de Clinton a duré des heures ». Bill Clintondeux_jeunes_tues_arkansas-d2d05, ce menteur professionnela toujours nié, comme il l’avait fait, fort mal à l’aise devant la truculente journaliste Sarah McClendon qui signait-là encore une fois son sens de la vérité pour lequel elle s’est toujours battue. Deux adolescents de 17 ans, trop curieux, Don Henry et Kevin Ives y ont laissé la vie, également, à s’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Ils avaient assisté à quelque chose, pour sûr, mais à quoi : les largages de cocaïne des avions, tout simplement ! Une des deux mères, Linda Ives la maman de Kevin, obtiendra une exhumation du corps de son fils qui révélera qu’il avait été tué en recevant des coups et non par le train, dont le conducteur avait aperçu trop tard les corps disposés sur la voie.train Il fut conclut à un meurtre lié à un trafic de drogue ayant lieu à Saline County, Arkansas. On retrouvera après l’un des pieds des deux corps qui manquait, alors que l’exhumation avait tenu à ne pas révéler ce détail morbide : comme si quelqu’un voulait à nouveau faire savoir que l’affaire était douteuse depuis le début. L’homme en cause dans l’affaire étant le premier légiste à avoir examiné les corps, le Dr. Fahmy Malak, pour qui il s’agissait d’un accident : on découvrira qu’il avait quelque temps auparavant déclaré de mort naturelle un homme retrouvé… décapité ! Une des rares personnes à avoir assisté aux meurtres, Sharlene Wilson, agent informateur de la CIA, travaillant pour la Saline County Drug Task Force a été ensuite envoyée en prison à vie. Selon elle, d’autres jeunes avaient assisté au massacre, mais ils ont toujours eu trop peur de témoigner.
Les souvenirs de Tosh
plumlee-fa1c0J’avais déjà évoqué en 2011 le rôle trouble de Clinton : « parmi les pilotes de la Mena, et certainement un des pilotes de ce genre d’appareil, figurait Tosh Plumlee, qui utilisait l’aéroport de la Mena au nom de la CIA pour le trafic de drogue des Contras. Plumee a beaucoup de choses à raconter, c’est évident. Hélas, on ne pourra pas le savoir avant… 2020 : lors de l’enquête menée par le sénateur John Kerry (oui, l’ex-candidat et l’actuel secrétaire d’Etat d’Obama), il a déposé sous serment sur ces activités de transporteur de drogue pour la CIA. Hélas, sa déposition ne sera rendu publique que dans 10 années seulement ! Le temps de protéger Clinton, très certainement. Plumlee avait déjà révélé une petite partie dans on livre »Black Knights of Cuba », où il évoquait sans détours les liens entre les anti-castristes et l’assassinat de Kennedy.«
Et ça continue, aujourd’hui encore !!!
crash cessna 210On pense que tout cela est de l’histoire ancienne : détrompez-vous ! Un événement va répéter le schéma classique depuis l’époque de Lehder et de son île à cocaïne. Ça s’est passé le 14 novembre 2011 à environ 4 heures du matin sur Cayman Islands, autour de la piste de l’île de Cayman Brac, qui est parallèle à l’Océan, et qui n’es pas celle du petit Aéroport de l’île, qui est plutôt bien dégagée, elle Des témoins entendent vers 3h45 du matin un avion volant tous feus éteints et circulant d’ouest en est, puis une absence brusque de bruit de moteur, et juste après un énorme bruit.  Vers cinq heures du matin on découvre un crash d’avion, un Cessna T210N, immatriculé au Mexique en XB-LLD, construit à la grande époque des narcotrafiquants de la région, en 1981. dans la carcasse broyée qui s’est plantée dans les arbres en bord de piste (il ne reste pas grand chose de l’avion), il y a deux cadavres.cartographie un mexicain, Jose Santos Castaneda Castrejon âgé de, 35 ans et un colombien,  Fernando Duran Garcia âgé de 56 ans. Celui-ci avait reçu sa licence de pilote commercial en 1976… l’autre avait aussi son diplôme de pilotage si le second n’avait rien ingurgité, le corps de Garcia contient de la cocaïne et de la chlorphénamine (un antihistaminique) : le pilote était donc « high » au moment du crash ! Si le pilote était sous dope, l’avion avait à bord l’équipement complet de l’avion de trafiquants : il y a deux GPS Garmin 495 dont un connecté à l’allume-cigare de l’avion, et tous les sièges arrière sont manquants. A la place, il y a tout un système de fûts en plastique (il y en a 10)  reliés entre eux par des tuyaux et deux pompes électriques sous 24 volts.  L’un d’entre eu contient encore une cinquantaine de litres de kérosène. Les ailes ont été allongées pour emporter chacune un réservoir supplémentaire interne « extended range wings« ). Une carte GPS crashmodification jugée « amateur » par les enquêteurs, mais qui avait ajouté 600 litres de kérosène à bord (158 US gallons). Celle de gauche, qui a heurté les arbres et les poteaux télégraphiques en bord de route, les a copieusement arrosés de kérosène. L’avion a essayé de se poser, se laps étant sortis et son train en position basse bloquée (le Centurion a un train rentrant),  et l’origine de son crash est à chercher dans la perte totale de l’alimentation électrique de l’appareil.  Un eportage d’une TV locale montre les dégâts de l’appareil et le témoignage d’un résident, Glen Robinson, qui a entendu l’avion tomber. L’enquête ,visible ici montre que l’avion est parti de Guadalajara pour unbidons vol à destination de Chetumal, au Mexique; situé à une distance d’environ 858 Miles nautiques. , ce qui est faisable théoriquement par un Cessna 210 sans essence supplémentaire. L’avion a ensuite redqueueécollé vers le nord et vers la frontière du Belize,où il effectué un atterrissage bref sur une piste improvisé, puis a à nouveau volé 490 nm, vers l’est à travers la mer des Caraïbes du sud,  lorsque que son GPS s’est arrêté. Dans les mémoires des deux GPS, on retrouve des indications fort intéressantes : « un GPS a eu un itinéraire actif sélectionné à un emplacement au Venezuela près de sa frontière avec la Colombie. L’autre GPS avait un actif « aller à » sélectionné à un mi-chemin point entre la Jamaïque et le point le plus au nord de la Colombie » notent les enquêteurs. Toujours le même chemin !!! Et toujours la même méthode, plus de 35 ans après !!!
GhostofMomo
sur Jack Reed:
fhttp://www.gorillaconvict.com/2014/04/buccaneer-provocative-odyssey-jack-reed-adventurer-drug-smuggler-pilot-extraordinaire/
le texte de The Crimes of Mena
le  copieux dossier de Daniel Hopsicker sur le sujet (publié en 1997 déjà !) :

sources:

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-civ-retour-en-arkansas-a-la-mena/

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Ecrit par Thomas Moysan
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Publié le 30 oct 2015

En signant Narcos, la série la plus cokée de l’année, Netflix a aussi signé un de ses plus beaux succès. Mais en revenant sur les origines du narcotrafic colombien, la série a aussi fantasmé de nombreuses réalités. Alors pour faire le point sur le trafic d’hier et d’aujourd’hui, nos partenaires des Décloitrés ont demandé à Vincent Nagot – étudiant de Sc Po Rennes qui revient de Bogotá où il a séjourné plusieurs mois – ses impressions sur la série.Elle est le symbole d’une mondialisation qui ne dit pas son nom. Et pourtant on l’associe sans peine à de nombreuses régions du globe: le Mexique, le Japon, le sud de l’Italie. Partout où les mafias et les cartels s’installent, elle les suit. Et dans ce trafic à échelle planétaire, il est un nom qui a fini tristement par en devenir l’incarnation: Colombie. Peut-être, car c’est là qu’elle a suscité les violences les plus spectaculaires, du moins les premières. Plus sûrement, car c’est là, à l’époque des grands cartels, que ses barons ont commencé à faire valoir leur présence à tous les niveaux de la société. Tantôt poudre d’ange, tantôt dame blanche ou Lady Dust, les noms passent, mais elle, elle reste, et jamais ne change la violence dont son trafic fait l’objet. En Colombie, on la nomme simplement, avec quatre lettres: la coca.

Au moment où l’on prend conscience dans l’opinion publique mondiale du poids des cartels, de leur militarisation, et d’une violence qui va toujours crescendo, il était évident que le cinéma, les séries, les romans de gare, etc. s’emparent du sujet comme autrefois de la cocaïne. De Pulp Fiction au Loup de Wall Street, de Requiem for a Dream à Scarface, la poudre blanche était devenue l’un des attributs les plus ambivalents de la pop culture: un symbole de la malavita et un tabou malgré tout. Mais on a longtemps oublié qu’il n’y avait pas de coke sans cartel et crime organisé. La mafia que F. F. Coppola a inventée a désormais fait son temps… D’où Narcos. Et évidemment pour une première saison, Pablo Escobar servait à merveille le propos de José Padilha: raconter les trafiquants de coke et leur histoire, des origines colombiennes aux cartels mexicains. Toutefois, en prenant ses libertés avec les faits réels dont il s’inspire, et en hésitant en permanence entre fiction et série documentaire, J. Padilha donne à voir une Colombie factice, réduite à la merci des narcotrafiquants et à accepter le soutien express des États-Unis.

Vincent a passé son année en Colombie, à l’université de Bogotá. Il a accepté de nous parler de Narcos, du tournage auquel il a participé comme figurant et de ce qu’il sait du trafic de cocaïne en Colombie.

Tu as participé au tournage de Narcos. Peux-tu nous raconter brièvement cette expérience ?

Je rentrais du sport, et il y avait un tournage dans mon quartier à ce moment-là, la scène du kidnapping de la sœur Ochoa. J’avais entendu dire qu’il y avait possibilité de participer, surtout pour les étudiants et les étrangers. Je me suis renseigné et j’ai eu un entretien avec un responsable. On m’a rappelé un mois après.

J’ai tourné trois fois avec eux. La première, c’était au ministère de l’Environnement où ils tournaient les scènes à l’ambassade américaine. J’ai joué un militaire colombien, mais au final on ne me voit pas. La seconde était deux jours après. Je jouais un visiteur lambda pour une scène dans un hôpital colombien, maquillé en hôpital de Miami. cocaineEt la troisième fois, je les ai rappelés, car j’avais besoin d’argent et les journées de tournage étaient bien payées. J’ai joué un pilote d’avion pour une scène qui n’est pas restée au montage. C’était vraiment cool. On tournait dans un aéroport militaire et nous n’étions que deux figurants à jouer des pilotes. Le réalisateur était vraiment sympa avec nous. Il nous guidait pour jouer.

Et le narcotrafic en Colombie? Comment est-ce qu’on vit avec au jour le jour ? Perçoit-on l’omniprésence de la cocaïne?

En fait, la coke est invisible au départ, quand on n’a pas l’œil. C’est après qu’on apprend à la repérer. Elle est facilement accessible en fait. C’est assez fréquent qu’on t’en propose surtout quand tu es étudiant et étranger. On apprend vite à reconnaître les personnes cokées.

LIRE

http://www.unidivers.fr/coke-colombie-cocaine-coca-narcos-netflix/

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Par Jérôme Pierrat le 10/11/2015

Vendredi dernier, la plus célèbre « figure » nantaise, en tout cas la plus recherchée, est tombée après treize ans de cavale. Saïd Ahmed Yousfi, condamné et recherché pour braquage en France et trafic international de shit en Algérie, a été arrêté en Algérie justement. Les policiers locaux recherchaient un gamin de 7 ans enlevé quinze jours plus tôt et ils l’ont trouvé dans la villa de Yousfi, et en sa compagnie. Les ravisseurs demandaient au père 1, 5 millions d’euros. Il se chuchote que le rapt du garçon devait servir à régler une dette fumeuse…
La villa en question, propriété d’Ahmed Yousfi, « Saïd l’émigré » comme il était surnommé là-bas, lui avait été confisquée en 2009… suite à la saisie de 5,2 tonnes de shit dans trois conteneurs frigorifiques au port sec de Rouiba, et qui partaient pour la Belgique. Le prospère Saïd avait alors plaqué son business de voitures et ses investissements immobilier pour se mettre au vert au Maroc. Une habitude. Le garçon né en Algérie en 1971 à Ouezra, et grandi à Bellevue, LE quartier nantais, cavale depuis son évasion de la prison de Lorient-Plœmeur en septembre 2002. Il y était en attente de son procès pour un braquage avec prise d’otages du Crédit Agricole de Rezé.
Bref, depuis, le petit gars de Nantes avait pris son envol dans le narcotrafic. En France, il a été condamné en son absence à quinze ans en 2004.

http://touch.metronews.fr/blog/mafia/2015/11/10/said-le-nantais-est-tombe/

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écrit par Georges Fitzpatric

EXECUTION-ARABIE-SAOUDITETrois ressortissants iraniens, que la justice saoudienne a condamnés pour trafic de drogue, ont été exécutés par décapitation au sabre dimanche, en Arabie Saoudite, où depuis début 2015, pas moins de 145 condamnés ont été exécutés de la même manière, contre environ 87 décapitations en 2014.

Les trois Iraniens ont été décapités dans la localité portuaire de Damman. D’après des informations émanant du ministère saoudien de l’Intérieur, les trois condamnés avaient essayé d’introduire, sur le territoire saoudien, en passant par la mer, une importante quantité de chanvre de cannabis.

Selon les dispositions de la charia (loi islamique), certaines infractions à l’instar du trafic de drogue, de l’homicide, du viol, du vol à main armée et de l’apostasie (le fait de renoncer à sa religion), sont passibles de la peine de mort.

Afin de justifier la fermeté de cette législation religieuse et, en particulier, le recours à la peine capitale, les autorités saoudiennes ont pour habitude de brandir, comme argument, la dissuasion. Malgré tout, le nombre de condamnations à la peine capitale a très sensiblement évolué au courant de cette année par rapport à l’année écoulée.

D’après l’ONG Amnesty International, l’Arabie Saoudite figure parmi les Etats qui réalisent le plus grand nombre d’exécutions, en compagnie de la Chine, de l’Iran et des USA.

http://geotribune.com/11315-arabie-saoudite-decapitation-de-trois-ressortissants-iraniens-condamnes-pour-narcotrafic.html

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12 de Noviembre de 2015 a la(s) 0:15 / Suchit Chávez/Rosa María Pastrán

Un furgón que trasladaba cocaína oculta en un cargamento legal fue incautado ayer por la tarde en la frontera de El Amatillo, departamento de La Unión, informó la Policía Nacional Civil (PNC). A través de su cuenta oficial de Twitter, la PNC informó que el furgón tiene placas nicaragüenses y que había sido perfilado desde que circulaba en el puente La Amistad, entre El Salvador y Honduras.

La mercancía legal , según la PNC, eran piñas, pero no se especificó bajo cuál modalidad. Según tal versión, al ser sometido a análisis de la División Antinarcóticos (DAN) de la PNC, con un perro entrenado, el automóvil dio alerta a posible presencia de droga y fue sometido a una revisión minuciosa.

El subdirector de Investigaciones de la PNC, Juan Carlos Martínez, confirmó que el furgón, de placas nicaragüenses, procedía de Costa Rica.

La Dirección General de Aduanas (DGA), a través de su titular, Carlos Cativo, manifestó que el furgón tenía como destino final El Salvador. Al pasar por la aduana, comentó el funcionario, el camión dio positivo a “selectivo rojo”, es decir, el mecanismo aleatorio de revisión que la DGA establece para el transporte de carga de mercancías.

Al ser sometido a escrutinio de uno de los escáneres, los técnicos detectaron que en la parte superior de la rastra, en una especie de “doble techo”, el furgón trasladaba mercancía en forma de bloques que no había sido declarada.

Los agentes antinarcóticos utilizaron taladros para abrir el doble fondo del contenedor y descubrieron los paquetes con droga, presuntamente cocaína.

Tanto la DGA como la PNC confirmaron que el motorista de la unidad de transporte de carga fue arrestado y aunque no proporcionaron su nacionalidad, lo identificaron como Joseph Almanza, de 28 años.

Hasta el cierre de esta nota, ni la PNC ni la Fiscalía General de la República (FGR) habían confirmado la cantidad exacta de la droga encontrada.

El del transporte de carga no fue el único decomiso de droga que la DAN efectuó ayer. En Metapán, departamento de Santa Ana, la Policía arrestó a cuatro hombres tras detectar que trasladaban dos kilos de cocaína y dos armas de fuego.

Los hombres se movilizaban en dos vehículos todoterreno, según la PNC, por un punto ciego. Los automóviles ingresaban desde Guatemala.

Sin embargo, de acuerdo con la FGR, la detección de los dos vehículos fue en una gasolinera ubicada en el kilómetro 109 de la carretera que de Santa Ana conduce hacia Metapán.

Los capturados fueron identificados como Juan de Jesús López Belloso, Rafael Antonio Aguilar, Miguel Ángel de Jesús Carpio Palma y Marcos Omar López González.

Uno de los últimos decomisos en la frontera terrestre de El Amatillo ocurrió en enero de este año, cuando un hombre fue detenido cuando agentes antinarcóticos detectaron que trasladaba heroína en una mochila.

Previo a ello, la PNC había incautado un furgón con cocaína en agosto de 2014, luego de que supuestamente fue “abandonado” por su motorista.

– See more at: http://www.laprensagrafica.com/2015/11/12/incautan-furgon-con-cocaina-en-el-amatillo#sthash.jrbckj2M.dpuf

http://www.laprensagrafica.com/Movil/2015/11/12/incautan-furgon-con-cocaina-en-el-amatillo

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El estupefaciente estaba disimulado entre 2,3 toneladas de carne procesada de pollo perteneciente a una empresa legal.

Crédito: BBC Mundo

Incautan en Bolivia 133 kg de cocaína que tenía a España como destino

00:12 hrs. Jueves 12, Noviembre 2015

 AFP

Un alijo de 133 kilogramos de clorhidrato de cocaína destinado a España, camuflado en un cargamento de carne de pollo, fue incautado este miércoles en el aeropuerto de Santa Cruz (este de Bolivia), informó el ministro de Gobierno (Interior), Carlos Romero.

El estupefaciente estaba disimulado entre 2,3 toneladas de carne procesada de pollo perteneciente a una empresa legal, « registrada y reconocida con persona jurídica » ante las autoridades de comercio, dijo Romero en rueda de prensa.

« Esta organización narcotraficante pretendía hacer llegar la droga a Europa, a España específicamente », donde hubiera alcanzado un valor superior a los 10 millones de dólares, agregó. En la operación fueron capturados tres ciudadanos bolivianos.

De acuerdo con la ONU, Bolivia es, detrás de Colombia y Perú, el tercer mayor productor mundial de cocaína.

http://www.t13.cl/noticia/mundo/incautan-bolivia-133-kg-cocaina-tenia-espana-como-destino

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DEAU.S. agents arrest two on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter

By

José de Córdoba

Updated Nov. 11, 2015 7:28 p.m. ET

U.S. agents have arrested two relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter.

http://www.wsj.com/articles/u-s-says-it-arrests-two-relatives-of-venezuelan-president-nicolas-maduro-on-drug-trafficking-charges-1447276449

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Publié le 12 novembre 2015 à 00h06, mis à jour le 12 novembre 2015 à 00h31

Aéroport Aimé Césaire

© Ph. Giraud/iconvalley.com | Aérogare Aimé Césaire au Lamentin (illustration)

Martinique 1ère

Un homme d’une soixantaine d’années en vacances en Martinique, a été interpellé par les douaniers, mercredi soir (11 novembre) à l’aéroport Aimé Césaire du Lamentin, avec en sa possession 30 kilos de cocaïne.

Un homme d’une soixantaine d’années, en vacances en Martinique, a été interpellé par les douaniers, mercredi soir (11 novembre) à l’aéroport Aimé Césaire du Lamentin, avec en sa possession 30 kilos de cocaïne. Il s’apprêtait à prendre l’avion pour Paris aux environs de 19h00, lorsque les agents sont intervenus.
Enquête minutieuse

Cette saisie est le résultat d’un travail minutieux des spécialistes de la lutte anti- drogue et des douaniers de l’aéroport de Martinique, en particulier. L’homme arrêté, faisait l’objet de renseignements et de surveillances depuis quelques jours. Il a été remis aux autorités judiciaires.
Arrestations et saisies s’enchaînent

Les douaniers se félicitent de ce nouveau succès, car ils ont semble-t-il, perturbé un réseau entre la région Parisienne et la Martinique. En début de semaine, deux hommes en provenance de Martinique avaient déjà été interpellés à Paris toujours pour détention de cocaïne.

http://m.martinique.la1ere.fr/2015/11/12/un-sexagenaire-arrete-l-aeroport-avec-30-kilos-de-cocaine-305113.html

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ESaisie de drogue *NQUETE – La découverte de plus de 7 tonnes de cannabis par les douanes mi-octobre en plein Paris illustre l’absence flagrante de coordination des services chargés de la lutte antidrogue. François Hollande s’était déplacé pour féliciter les policiers.

Le business de la drogue est un job lucratif mais dangereux. Mener ce genre d’activité à grande échelle tout en informant la police augmente encore les risques. Mais quand, par-dessus le marché, la douane s’en mêle, la situation devient simplement explosive. Le résultat? Un imbroglio juridique avec un indic présumé en fuite – et en fâcheuse posture – au centre d’au moins trois enquêtes distinctes, dont celle consécutive à la saisie record – 7,1 tonnes de cannabis – du 17 octobre dans le 16e arrondissement de Paris.

Saura-t-on un jour toute la vérité sur cette saisie parisienne saluée par une visite présidentielle dimanche 18 octobre? Oublions la version fantaisiste selon laquelle c’est une riveraine qui, intriguée par la présence de camionnettes suspectes, aurait décroché son téléphone pour alerter… la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Non, selon Erwan Guilmin, directeur des opérations douanières, ce sont bien des investigations consécutives à plusieurs saisies opérées en province qui ont conduit les douaniers jusqu’au boulevard Exelmans.
Poids lourd du trafic et informateur

Après plusieurs jours de vaines surveillances, samedi 17 vers 20h30, les douaniers décident d’ouvrir trois véhicules utilitaires en stationnement. À l’intérieur, plus de 7 tonnes de résine de cannabis. Vide, le quatrième a vraisemblablement servi, lui aussi, à transporter de la drogue. Une belle saisie – la plus importante jamais réalisée dans Paris intra-muros –, mais, diront les mauvais coucheurs, une saisie sèche sans interpellation à la clé et sans identification de commanditaire…

Le 18 octobre, François Hollande s’était rendu dans un commissariat parisien pour saluer la saisie (Sipa press).

La piste la plus sérieuse pour atterrir boulevard Exelmans conduit à Nantes. Les douaniers disposaient-ils d’un « aviseur » dans cette opération? Toujours est-il que, quatre jours plus tôt, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre, positionnés au péage d’Ancenis (Loire-Atlantique), ils interceptent un véhicule suspect et son conducteur. Il s’agit d’une voiture ouvreuse. La camionnette chargée de 1,9 tonne de résine sera retrouvée en amont, abandonnée sur une aire de l’autoroute A11 qui relie… Paris à Nantes. Les quelque 2 tonnes nantaises provenaient-elles de l’utilitaire vide, mais devant lequel le chien antidrogue des douanes avait « marqué »? Le 16e arrondissement serait-il devenu un nouveau lieu de déstockage du shit marocain? La réponse ne tarde pas à apparaître. Dans un des véhicules garés à Paris, une « facturette » est découverte – personne n’a pris la peine de « faire le ménage » –, elle porte le nom de X, qui dispose justement d’un confortable pied-à-terre… boulevard Exelmans.

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) hérite d’abord de l’affaire, puis s’en voit dessaisir de l’affaire le 21 octobre par le procureur de Paris François Miolins au profit de la Brigade des stupéfiants de Paris, rattachée à la préfecture de police. Le magistrat ayant entre-temps appris que X n’était autre qu’un des poids lourds français de l’importation de résine de cannabis mais aussi… un « informateur » qui aurait été recruté par l’OCTRIS lors de son dernier séjour en prison.
« Ils communiquent tous sur messageries cryptées »

François Hollande était-il au courant des dessous de la saisie parisienne lorsqu’il s’est déplacé à la DNRED, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), pour y déclarer : « C’est très important que la République vienne rendre hommage à tous ceux qui se dévouent dans l’anonymat »? L’identité de l’indic sera, elle, largement dévoilée le 24 octobre par Le Parisien et c’est toute la maison police qui s’interroge : était-il judicieux d’enrôler un de ces « logisticiens du shit » qui ne calcule le poids des valises marocaines qu’à la tonne?

« Petit indic, petites affaires. Gros indics, grosses affaires… Et grosses « emmerdes » quand tout ne se passe pas comme prévu », résume une source policière. « Le téléphone? Ils communiquent tous sur messageries cryptées. Les balises sous les véhicules, c’est trop aléatoire. Les informateurs, il n’y a que ça qui fonctionne », insiste un ancien des Stups qui cite en exemple les services spécialisés américains ou britanniques. Avant d’ajouter : « Dans le cas présent, disposer des informations de celui qui dispatche la drogue pouvait permettre de remonter jusqu’aux caïds qui ont commandité l’opération et inondent de shit les quartiers sensibles. Ce qui est exactement la mission confiée aux Stups par le ministre de l’Intérieur. »

Que s’est-il passé avec X mi-octobre? Plusieurs versions circulent. Il y a ceux qui dénoncent le sentiment d’impunité totale, fort de son statut d’indic, du trafiquant : ce qui expliquerait le stationnement des véhicules sous ses fenêtres et l’absence de précaution minimale. D’autres évoquent en revanche la probable « panique » du repris de justice qui, se sentant « grillé » après l’interception nantaise, aurait pris la fuite, vraisemblablement à l’étranger…
Le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets

« Nous sommes bien conscients que toutes les affaires de stups voient le jour sur la base de renseignements, réagit un magistrat, mais quand l’indic constitue un élément nécessaire au trafic, il y a souci! » Trois enquêtes distinctes sont aujourd’hui en cours, à Nantes (1,9 tonne), à Paris (7,1 tonnes) mais aussi en Belgique… où près de 6 tonnes de résine ont en effet été saisies « par hasard » par les douanes et la police belges le dimanche 25 octobre dans un camion piloté, comme la voiture nantaise d’ailleurs, par un proche de X. Une réunion de coordination s’est tenue cette semaine à ce sujet entre magistrats belge et parisien.

Cette affaire pourrait avoir eu une autre conséquence. Celle d’avoir compromis une opération d’infiltration de longue haleine menée depuis des mois par les policiers du Siat, le service interministériel d’assistance technique. Une information non confirmée officiellement, mais pas démentie non plus… À l’heure où la lutte contre le trafic de stupéfiants est érigée en priorité et que le chiffre d’affaires du business de la drogue atteint des sommets (plus de 1 milliard d’euros pour le seul cannabis en France, selon une étude de trois chercheurs rendue publique cette semaine), cette saisie illustre surtout le manque total de communication entre services. Faudra-t-il, à l’instar de la lutte antiterroriste, créer une Uclad, unité de coordination de la lutte antidrogue? Voire, comme c’est le cas en Espagne, un parquet national spécialisé?

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 08 novembre 201

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/La-saisie-record-de-cannabis-felicitee-par-Hollande-devient-un-fiasco-judiciaire-758743

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Marketing Pionnier dans le secteur, le rappeur américain a lancé cette semaine sa propre marque d’herbe, «Leafs by Snoop»

Après merryjane.com, son «encyclopédie» en ligne du cannabis, et ses parts dans une société de livraison à domicile de cannabis à usage médical, Snoop Dogg a lancé cette semaine «Leafs by Snoop», une ligne de produits à base de cannabis.

http://mobile2.tdg.ch/articles/56437ca887da8b7b27000001

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Air Cocaïne bruno Odos Pascal Faurent

10 novembre 2015

© AFP

La rédaction, avec AFP

Bruno Odos et Pascal Fauret sont toujours en détention provisoire depuis la semaine dernière, après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille. Ils ont fait appel de ce placement.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence examinera le 18 novembre l’appel des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne sur leur placement en détention provisoire, a-t-on appris lundi auprès de l’un de leurs avocats.

Bruno Odos et Pascal Fauret, âgés de 56 et 55 ans, avaient été placés en détention provisoire la semaine dernière après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille.

« Une décision inique » avait alors déclaré Me Jean Reinhart, qui assure avec Me Éric Dupond- Moretti, la défense de ces deux pilotes d’aviation d’affaire que la justice française soupçonne d’avoir participé à un trafic transatlantique de cocaïne.

Ils ont été arrêtés en mars 2013 en République dominicaine aux commandes d’un avion où étaient entassées des valises contenant 680 kg de cocaïne. La justice dominicaine les a condamnés à 20 ans de prison, mais les deux hommes ont fuit leur résidence surveillée fin octobre et font l’objet depuis d’un mandat d’arrêt international.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/affaire-air-cocaine-la-justice-examinera-le-18-novembre-l-appel-des-pilotes-sur-leur-detention-provisoire-848819.html

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liberacion_quintero
4 novembre 2015

L’histoire qui va suivre est tout simplement sidérante : c’est celle d’une manipulation qui perdure depuis plus de trente ans, et que certains ont découvert, pourtant, mais dont les médias américains se désintéressent de façon toute aussi sidérante depuis que la vérité a jailli. Un homme, un narcotrafiquant notoire, a été enfermé 28 ans pour- entre autre- avoir assassiné un agent de la DEA, qui sera présentée par Ronald Reagan comme un véritable martyr de la cause de la lutte contre la drogue, alors qu’on a fini par découvrir fort récemment qu’il n’y était pour rien. Plus étrangement encore, le trafiquant vient d’être libéré cet été sans avoir purgé la totalité de sa peine initiale, au prétexte d’une erreur de procédure… 28 ans après les faits.Mais le plus étonnant encore est de découvrir qui exactement a tué Enrique Camarena, en 1985…

lifeL’histoire est en effet incroyable. C’est celle d’un des plus gros mensonges élaboré par la CIA pour dissimuler ses activités réelles. Il aura fallu un peu moins de trente ans pour qu’elle éclate, en 2013. L’affaire avait commencé, rappelons-le ici, avec la découverte le 5 mars 1985 du corps mutilé d’Enrique Camarena, un agent des bureaux de la DEA à Guadalajara, au Mexique (dans l’État de Jalisco). Son corps est retrouvé un mois après sa disparition, jeté dans un fossé avec un adjoint (à droite les deux corps ramenés à la morgue par la police, photographiés par « Life »). Son crâne, sa mâchoire, son nez, ses pommettes avaient été écrasés. Ses côtes brisées. Sa tête avait été forée avec un tournevis. On s’était manifestement acharné sur lui, en le torturant. L’horreur totale. el buffaloComme agent de la DEA, Enrique surnommé « Kiki » Camarena avait auparavant infiltré un bon nombre de gangs lancés dans le trafic de marijuana, à l’époque, se faisant souvent passer pour un acheteur potentiel. Tout se passait autour de Guadalajara, la plupart des trafiquants venant de la région de Sinaloa. L’homme était efficace, et son plus haut fait d’armes est d’avoir provoqué la destruction d’une plantation gigantesque de 1000 hectares de marijuana, le Rancho Buffalo (ici à gauche), dans lequel il s’était fait photographier. Le ranch était la fierté de Caro Quintero, alors le plus gros trafiquant de la région. Le manque à gagner de cette destruction expliquait parfaitement pourquoi le cartel qui avait installé cette gigantesque usine à drogue aurait pu en vouloir à Enrique Camarena au point de vouloir l’assassiner. Quintero, originaire de Sinaloa… devenu depuis le nom du cartel parmi les plus violents du Mexique. A l’époque on parlait plutôt du Cartel de Guadalajara, situé plus au sud et dirigé par Félix Gallardo, Et on parlait aussi de « Sicile mexicaine » pour décrire la région de la frontière avec les Etats-Unis. Le frère de Caro,  Miguel Caro Quintero prendra la tête du cartel de Sonora, bâti en fait sur les ruines de celui de Guadalajara, une fois Gallardo arrêté.

La mise en scène de sa mort atroce

nancy reaganCamarenaLe meurtre, une fois découvert, avait été largement monté en épingle par Reagan (sa femme Nancy, très émue, viendra faire l’éloge de Camarena devant les caméras et fera pleurer toute l’assistance) et une active chasse aux tueurs avait été lancée. Ce fut l’opération Leyenda (Légende) organisée par la DEA, présentée comme la plus grande recherche de criminels jamais effectuée aux Etats-Unis. Les enquêteurs viseront en priorité Félix Gallardo, surnommé Le Parrain, et deux de ses lieutenants, Ernesto Fonseca Carrillo et Rafael Caro Quintero. Livrés au Mexique, les deux derniers seront rapidement jugés, Quintero écopant de 40 ans de détention (celle dont il n’a fait que 28 après sa libération surprise cet été). Ce n’était pas exactement ce qui avait été souhaité, à vrai dire : les américains voulant juger eux-mêmes Quintero, notamment et l’enfermer dans une prison fédérale US. Ils y tenaient beaucoup, mais ça n’avait rien à voir avec le meurtre horrible de l’agent de la DEA.

Un tueur présumé transporté par la CIA !

tosh plumleeCaro Quintero avait en effet d’abord fuit au Costa Rica, mais pas de façon très classique. C’est le pilote des coups tordus Tosh Plumlee qui l’avait vu emmené à bord d’un avion… de la CIA. Car à cette époque, Quintero était une pièce maîtresse de l’organisation Reagan, pour fournir de la dope, de la coke, celle qui nourrissait en argent pour acheter des armes aux contras dans leur lutte au Nicaragua. Son arrestation était l’œuvre d’une duplicité totale : c’était l’allié des américains, comme l’avait aussi été Ben Laden dans un autre registre (quoiqu’il trafiquait aussi de l’opium afghan) avant de se retourner contre eux. Un journaliste,  venu interviewer Plumlee affirmera en effet ceci :  « un peu plus tard, je trouvé des preuves plus intéressantes. Des copies d’une série de cartes livrés au gouvernement américain et classifiées jusqu’en 2020, montrant par quelles routes délimitées par Plumlee passaient les armes et la cocaïne transportée. L’entraînement des membres des forces des Contras nicaraguayens dans les ranchs de Caro Quintero étaient également détaillées. Ces cartes finalement m’ont convaincu que Plumlee était bien le pilote; L’homme qui été entré aux États-Unis transportant plus de 40 tonnes de cocaïne à la CIA, dans une période d’un an et, qui, en 1985, transporterait Caro Quintero au pays ». tosh plumlee airstripA gauche, un terrain d’atterrissage clandestin de Tosh Plumlee situé à  Potrero Grande, dans la province de Guanacaste au nord-ouest du Costa Rica .Quintero était bien le protégé, alors, de la CIA !!! Parmi les documents décrits dans l’article, une lettre signée  Gary Hart, ancien sénateur démocrate, en date du 14 février, 1991 envoyée au sénateur John Kerry qui deviendra plus tard le responsable du Subcommittee on Terrorism, Narcotics and International Communications au Congrès ! Hart y décrivait un entretien avec Plumlee de mars 1983, dans lequel ce dernier avait décrit point par point les opérations clandestines menées par la CIA. Parmi les détails donnés un ranch près de Veracruz appartenant à Rafael Car-Quintero… dans la lettre, Plumlee affirmait que ce n’était même pas la CIA la responsable, mais carrément et directement la Maison Blanche, le Pentagone et la NSC (la National Security Council) !!! Les côtés sombres de l’ère Reagan qui annonçaient celles de G.W.Bush !!!

Une scène rocambolesque

gulfstreamLa scène du départ au Costa Rica de Quintero vaut en effet son pesant de mouron :  c’est un plan machiavélique qui avait été mis au point pour jeter en prison Quintero sans avoir l’air de le faire : « Au début de mars 1985 on a appris que Caro Quintero devait sortir de Guadalajara pour échapper à la chasse à l’homme qu’avait déclenché le président américain Ronald Reagan en fermant la frontière américaine avec le Mexique, et des agents de la DEA ont couru à l’aéroport de la ville pour trouver des agents de la Direction de la Sécurité Fédérale du Mexique DFS et le jet Gulf Stream de Caro Quintero. Selon Héctor Berrellez, investigateur principal de la DEA sur l’enlèvement, la torture et l’assassinat de l’agent Enrique « Kiki »  Camarena, Caro Quintero est apparut à la porte de l’avion tenant une bouteille de champagne et en criant aux agents de la DEA fortement armés : « mes enfants, la prochaine fois apportez donc plus d’armes. » Les agents de la DEA en armes faisant une haie d’honneur à un narcotraficant, avouez que c’est plutôt rare… Caro Quintero s’était  s’abord envolé vers le Nord, vers Sonora emmené par le pilote Costa Ricain Warner Lotz pour aller voir son frère Miguel avant de rejoindre son ranch de Veracruz. De la frontière du Guatemala, un autre pilote , Luis Carranza, l’avait emmené au Costa Rica. Une fois là-bas, la CIA pouvait alors demander au Costa-Rica de l’arrêter…. pour mieux l’extrader ensuite vers les USA ! Au lieu de ça, Quintero fut renvoyé au Mexique par le Costa-Rica … raconte ici Plumlee. Manque de chance pour les USA, l’homme était resté emprisonné au Mexique, à la grande déception de l’équipe du successeur de Reagan, à savoir G.H.Bush, ancien… de la CIA.

Les avions de Rafael

avions quinteroL’envol vers le Costa Rica est décrit ici« les pilotes du Costa Rica Victor Hugo Miranda et Werner Lotz ont entrepris de déplacer le 17 mars 1985 l’un des hommes les plus recherchés par l’US Drug Enforcement Administration (DEA). C’était le trafiquant de drogue Rafael Caro Quintero, qui a voyagé à bord d’un avion privé privé Aero Commander 840 immatriculé TI-AQMici à droite, avec en dessous son Piper Navajo Panther à hélices à 4 pales comme celui-ci) – de Mazatlan, au Mexique, à l’aéroport Juan Santamaria à Alajuela. L’avion transportait un groupe de 6 mexicains identifiés à l’époque par les autorités comme Juan Carlos Camperos, José Albino Bazan, Jose Luis Beltran, Violeta Estrada, Miguel Angel Suarez et Sarah Cossio, les compagnons de Caro Quintero. Après avoir décollé d’une piste clandestine et avoir voler sept heures à bord de l’appareil aux vitres teintées -pour qu’aucun officier ne puisse voir les occupants atterrie à Tiquicia sur un côté de la piste, où il y avait un inspecteur et les responsables de la sécurité ou des narcotiques mais pas ceux des autorités douanières ou d’immigration, qui n’ont pas su ce que se passait sur l’aéroport. Une fois sur le sol du Costa Rica, le groupe de mexicains est monté à bord d’un véhicule Mercedes-Benz et à 2 kilomètres vers la « finca » La California ». Les avions étaient ceux de Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA, une des entreprises officieuses de Quintero. 35 entreprises lui servaient de machine à laver l’argent sale de la drogue.

Le trafic de la cocaïne organisé par la CIA

el toroLa cocaïne ramenée par Plumlee n’atterrissait pas en Louisiane ou en Arkansas, comme avec Barry Seal, mais elle était amenée par des avions de la CIA, des C-130 sur les bases d’El Toro (près d’Irvine en Californie, ici à gauche), de March AFB (en Californie encore) et Homestead AFB (près de Miami, une des villes majeures dans le trafic de coke), dans une opération militaire secrète dirigée par le Conseil de Sécurité Nationale de Reagan. « Kiki » avait découvert l’implication de la CIA en 1985 et devait donc  être supprimé, par crainte qu’il ne le révèle. Un autre personnage sera victime de la même élimination pour avoir voulu dénoncer le principe : le colonel Sabow, retrouvé mort dans de biens étranges circonstances le 22 janvier 1991. Les C-130 étaient ceux de la Mena, autre point majeur du trafic. Comme tout bon complot, d’autres témoins gênants seront aussi éliminés : « Jack Chisom, le co-propriétaire de T & G de l’aviation, qui a fourni des C-130 et un DC-7 pour des opérations dans le golfe Persique, a été retrouvé mort dans le désert de l’Arizona à la suite d’un accident avec délit de fuite ». Un « accident » bien improbable et jamais élucidé bien entendu. « Kevin », un marin qui prenait sa retraite à l’été 1994, était dans la maison de quelques amis quand Connie Chung ( présentatrice d’une émission d’information de l’époque) est apparue à la télévision. Le programme comportait un volet sur la mort du colonel Sabow et incluait une référence à de grandes quantités de drogues livrées aux bases militaires, et une interview avec un pilote qui a participé à ces vols. Le groupe de gens qui regardent le programme ont été étonnés. « Kevin », a assuré que tout ce qu’ils voyaient était vrai. Lui-même avait reçu l’ordre de charger de grandes quantités de drogues à bord des avions, dans l’idée que les drogues pourraient être utilisées pour les « opérations spéciales ». Il n’était pas censé en discuter avec quiconque. Plus tard, David Sabow l’avait appris et avait essayé de parvenir jusque « Kevin » pour une rencontre. Cinq jours plus tard, une source secrète lui avait dit : « Kevin à un lieu de travail et un numéro de téléphone confidentiel », mais « Kevin » était déjà mort. Il a été retrouvé pendu aux poutres de la grange de ses parents ». Le trafic de cocaïne de la CIA ne devait pas être su. D’où la jonchée de cadavres qui avait suivi…

La terrible révélation

berrellez… dont celui de Camarena, qui n’a donc pas été assassiné par Quintero !!! Celui par qui le scandale de ces terribles révélations est arrivé s’appelle Hector Berrellez (ici à droite dans son bureau de société privée). Ancien lui-même de la DEA, il avait bénéficié d’énormes moyens pour démêler l’affaire : on lui avait « offert un budget de 3 millions de dollars par an et une équipe de 20 agents enquêteurs ». Mais ses conclusions ne furent pas vraiment celles attendues par l’administration US. « Du bureau de la DEA à Los Angeles, il a en effet traqué pendant des années les rares initiés ou privilégiés prêts à échanger des informations pour de l’argent » (certains toucheront entre 3000 et 5000 dollars par mois pour le renseigner !). Le long texte de sa déposition est saisissant, tant ses découvertes font froid dans le dos, maintenant que Quintero vient d’être relâché dans la nature, alors qu’on le présente toujours comme un psychopathe extrêmement dangereux. « C’est moi qui a dirigé l’enquête sur la mort de Camarena, » dit Berrellez, et il ajoute: «Au cours de l’enquête, nous avons découvert que certains membres d’une agence de renseignement des États-Unis, qui avait infiltré le DFS (la Direction mexicaine de la sécurité fédérale), a également participé à l’enlèvement de Camarena. Deux témoins ont identifié Felix Ismael Rodriguez. Ils (les témoins) étaient avec le DFS. Et ils nous ont dit qu’en plus, il (Rodriguez) s’était identifié lui-même comme étant de « US l’intelligence. » « La CIA a ordonné l’enlèvement et la torture de » Kiki « Camarena, et quand ils l’ont tué, ils nous ont fait croire que c’était Caro Quintero afin de couvrir toutes les choses illégales qu’ils faisaient au Mexique avec lui -le trafic de drogue », souligne Jordan. Il  ajoute: « La DEA est le seul (organisme fédéral) ayant le pouvoir d’autoriser le trafic de drogue aux États-Unis dans le cadre d’une opération d’infiltration » « L’affaire d’El Bufalo n’était rien comparé à l’argent de la cocaïne vendue pour acheter des armes pour la CIA. »  Selon le rapport, Kiki avait découvert que gouvernement américain collaborait avec Quintero dans un échange d’armes à feu contre de la drogue. L’implication de la CIA dans l’assassinat d’un agent de la DEA est rien de moins qu’une divulgation qui affaiblit grandement le pouvoir ». En supplément, tout s’imbrique, car Rodriquez, le policier qui aurait assassiné l’agent de la DEA, avait des liens également avec le lieutenant-colonel Ollie Nord, qui deviendra consultant chez Fow News et George H. Bush, le père du prédécesseur d’Obama, qui a dirigé un temps la CIA, comme on l’a déjà précisé. C’est une des pires révélations de ces dernières années, mais qui permet de relier toutes les pièces du puzzle ensemble… Un psychopathe comme Quintero que l’on a fait mariner 28 ans dans une cage pour un assassinat qu’il n’avait pas commis… est aujourd’hui en liberté. Cela risque de faire bientôt des dégâts, à l’évidence !!!

Un procès truqué de bout en bout, des témoins payés

Le procès de Quintero  avait été trafiqué de bout en bout. Des dépositions sentant le téléphoné avaient entaché les débats, tel ceux d’ Hector Cervantes Santos, ou de Javier Vasquez Velasco, des hommes de main du Cartel. Le plus étrange étant celui de Jorge Godoy, qui avait mis en cause nommément des ministres mexicains qui auraient participé selon lui à des réunions pour décider de l’élimination de l’agent de la DEA : le jury avait fortement douté de leurs témoignages. Ce qui n’empêchera pas Ruben Zuno Arce le beau-frère de l’ex-président Luis Echeverría d’écoper d’une peine maximale d’emprisonnement (la perpétuité; il y est encore). Tout cela sentait pourtant de loin la fabrication et le graissage de patte. Hector Cervantes Santos révélera quelques années plus tard que toute sa famille avait été copieusement arrosée, ayant touché un demi-million de dollars en six ans. Les USA reconnaîtront avoir versé 2,7 millions au total pour que certains accusés repentis chargent leurs voisins. Pas un mot des découvertes de Berrellez, comme celle du dénommé Lawrence Harrison qui s’appelait en fait George Marshall Davis, agent de la CIA infiltré, mis en cause dans le meurtre de Camarena. Rien non plus sur l’assassin véritable, le policier Felix Rodríguez, un ancien exilé cubain qui avait préparé l’invasion de la Baie des Cochons en 1961 !!!

L’incroyable parcours  de Rodriguez

Un sacré phénomène, que ce Rodriguez, et une sacré pointure, dans le genre, puisqu’on le retrouve aussi derrière la capture de Che Guevara en Bolivie, dans laquelle il est censé avoir gardé la Rollex du Che (???), puis au Viet-Nam, au sein du projet Phœnix si décrié. Il était bien sûr mêlé à l’affaire des Contras. Il avait rencontré Bush père, alors vice-président, qui avait retenu de lui qu’il « voulait lutter au Salvador contre les insurgés« . En 1987,  Ramón Milian Rodríguez, la « lessiveuse » de l’argent sale du Cartel de Medellin l’accusera même accusé d’avoir détourné 10 millions de dollars de l’argent destiné aux contras ! Un pilote mercenaire de la CIA, Terry Reed, le mettra en cause pour des opérations douteuses « et le versement de pots de vins à des ex-présidents mexicains « . Un sacré parcours, donc.  Qu’un autre bien connu (Celerino « Cele » Castillobushfelix2), lui aussi, décrit ainsi  : « en août 1982, George Bush a embauché Donald P. Gregg, comme principal conseiller pour les affaires de sécurité nationale. À la fin de 1984, Gregg a présenté Oliver North à Felix Rodriguez, (un agent de la CIA), qui avait déjà travaillé en Amérique centrale pendant plus d’un an sous la direction de Bush. Gregg a personnellement présenté Rodriguez à Bush le 22 janvier 1985. Deux jours après sa rencontre de janvier 1985 Rodriguez est allé au à Salvador et a pris des dispositions pour mettre en place sa base d’opérations sur la base aérienne de Ilopango. Le 1er novembre 1984, le FBI a arrêté le partenaire de Rodriguez, Gerard Latchinian qui a été reconnu coupable d’une contrebande 10,3 millions de dollars de cocaïne aux États-Unis ». L’assassin véritable de Camanera était beaucoup plus connu que lui, en définitive !

Berellez jette l’éponge

Terrence.ajarLe projet de Berrellez de tout dévoiler s’effondrera à la nomination du nouveau directeur de la DEA : Terrence « Terry » Burke, qui « avait derrière lui 12 années d’activités paramilitaires à la CIA et avait lui aussi entraîné les anticastristes pour l’attaque de la Baie des Cochons«  (ici en photo en Afghanistan)… note judicieusement Jason McGahan, de LA Weekly. Au final, c’est  le « deputy director of the Federal Judicial Police in Mexico », Guillermo González Calderoni, qui contactera Berrellez en lui disant de laisser tomber l’affaire, car « elle puait trop » mais en lui révélant quand même que « l’ordre de tuer Camarena venait de Felix Rodriguez de la CIA. C’est votre propre gouvernement qui tué Camarena. » Poursuivi au Mexique, Berrellez tentera de lui fabriquer une impunité aux USA pour qu’il puisse se consacrer à sa passion, le golf. Peu de temps après il était déssaisi du dossier et Calderoni sera assassiné à McAllen, au Texas, en 2003.

Le premier vol de « rendition » !

rendition flightPire encore, pourrait-on dire avec cet article intelligent de Chris Kraul dans Le LA Times osant un parallèle entre les célèbres vols de « renditions » de l’ère de G.W.Bush pour amener des prisonniers à Guantanamo (ici le  CASA CN-235-300, numéroté N196D vu en plein désert du Lazygranch), dans un no man’s land judiciaire dramatique dont on ne sait les extraire aujourd’hui. Selon l’auteur, en effet , lors de l’affaire, on avait réussi à aller kidnapper un médecin de Guadalajara, Humberto Alvarez Machain, censé avoir administré des drogues à Camanera, pourqu’il tienne pendant les tortures, pour ensuite le ramener aux USA et le juger (c’était une suggestion de Berrellez en fait !). Ça a été un échec, car un  juge fédéral américain l’a aussitôt relâché pour insuffisance de preuves, mais également une réussite dans le sens où « la  Cour Suprême a statué en 1992 que la capture et le transport à travers la frontière – en termes juridiques, la restitution extraordinaire d’un citoyen étranger – était légale ».  La pleine signification de cette décision n’a pas été claire pendant des années, jusqu’aux attaques du 11 Septembre, lorsque les États-Unis ont invoqué la restitution extraordinaire pour capturer les suspects de terrorisme et de les livrer à  des «sites noirs» dans les pays tiers pour interrogatoire et la torture. « Elle a ouvert une alternative aux extraditions. Lorsque les Etats-Unis pour des raisons politiques ne veulent pas passer par ce long processus», a déclaré Margaret Satterthwaite, de l’Université de New York, professeur à l’école de Droit ».

Quintero n’a pas assassiné Camarena !

liberacion_quinteroQuintero (ici dans le couloir de sa prison) n’était donc pas coupable de l’assassinat d’Enrique Camarena. Il est aujourd’hui libre… de se venger, pensent certains.  S’il y en a qui doutent de ses capacités à reprendre ses activités passées, qu’il lisent donc cela : « Caro Quintero a poursuivi ses activités derrière les murs de la prison au point d’y vivre comme un roi. En 1989, le Washington Post a rapporté que Caro Quintero et un ami trafiquant avait repris deux blocs cellulaires conçus pour 250 détenus et les avait remodelés, installant des cuisines, des salons et des salles de chambres, des bureaux, des salles de bains de marbre, et pour Caro Quintero, une chambre à moquette épaisse avec des draps et des placards pleins de chemises de soie, des bottes de cow-boy et chapeaux de cowboy. Ses petites mains avaient des fusils, les téléphones cellulaires, les télécopieurs et les engins, d’autres moyens de communications. Selon les États-Unis Caro Quintero n’a jamais perdu le contrôle de son commerce de la drogue ».

28 ans que le trafic de coke perdure !!!

accident cessnaCela continue en effet, et dans le secteur de Sinaloa où le 17 septembre dernier encore un avion bourré de drogue était retrouvé le nez dans un canal après avoir manifestement raté un atterrissage de fortune sur un chemin adjacente. Un Cessna 206, le petit format préféré désormais des trafiquants (c’est le « best bush plane« ) immatriculé XB-JZL : l’immatriculation normalement d’un Cessna 421B Golden Eagle ex N1DX. Si l ‘image de l’avion crashé était impressionnante, son contenu encore davantage, puis que dans un aussi petit appareil on avait réussi à entasser un véritable étal d’apothicaire, avec de la coke, mais aussi du crystal meth aux terribles ravages et des comprimés divers d’amphétamines, le tout agrémenté « d’armes de gros calibres« . Deux véhicules trouvés un peu plus loin contenant du calibre .38, du .223 et même un lance-grenade de 40 mm !!! Un avion tombé à Sinaloa, dans le fief du Cartel du Pacifique. En tout, la cargaison a été évaluée à une demi-tonne, le maximum que l’appareil puisse emporter (il fait 987 kilos à vide et 1630 à pleine charge) . En juillet c’est un autre Cessna (XB-EDM) qui a été saisi à Ensenada (en Basse Californie, pas loin de Tijuana) avec à bord 262 kilos de meth, 92 kilos de coke, 38 kilos d’héroïne, 2 kalachnikovs et un pistolet calibre .40.. et de belles liasses d’argent. Ce qui laisse augurer d’un trafic à flux tendu, tant le contenu varié fait penser à une commande précise… cette fois pour une demi-tonne au total !!! Des avions le plus souvent volés !

Une gangrène entretenue… et organisée

Less médias US n’ont pas fait beaucoup de remous avec l’affaire revenue au grand jour, trente ans après, et au Mexique de même. A croire que personne ne veut voir la réalité, ou que personne ne souhaite s’apercevoir que le pouvoir rend fou, au point de supprimer ses propres troupes pour garder un semblant d’apparence. Voilà qui résonne pourtant étrangement, ce complot véritable, dans lequel la CIA a joué le rôle déterminant, lorsqu’on aborde ce qui est toujours présenté comme une théorie à propos du 11 Septembre. L’article de fond sur cette affaire, qui se dévore littéralement, à propos de Berrellez, se termine par cette phrase terrible « partout où vous irez, c’est la même histoire ». On serait tenté de le croire, hélas, à voir les avions continuer à faire circuler des quantités astronomiques de cocaïne… plus de trente ans après. Et de voir des états toujours aussi gangrenés, sinon devenus pire qu’à cette époque.

Falcon&GhostofMomo

sources

l’histoire romancée sur le sujet de Charles Bowden est excellente :

View at Medium.com

sur les aventures de Tosh Plumlee

http://www.ticotimes.net/2013/12/10/27-years-later-cia-pilot-tells-of-using-secret-costa-rican-airstrip-to-traffic-guns-cocaine

sur le cas de l’infortuné commandant Sabot, la source est ici

http://netteandme.blogspot.fr/2014/08/another-casualty-of-irancontra-marine.html

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cii-lenorme-mensonge-de-la-cia-qui-remonte-a-la-surface/

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La DEA detuvo en Puerto Príncipe a Efraín Antonio Campos Flores junto a otro sobrino del presidente venezolano. Los detalles de un operativo que sacude al régimen chavista

Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA
Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA

La DEA, la agencia gubernamental norteamericana que lucha contra el narcotráfico, detuvo hoy en Puerto Príncipe, Haití, a Efraín Antonio Campos Flores, el ahijado del presidente venezolano, Nicolás Maduro, y lo trasladó a los Estados Unidos, acusado de formar parte de una red de narcotráfico.

Campos Flores se encontraba con Francisco Flores de Freites, sobrino de Cilia Flores, la esposa de Maduro. En el operativo, que se mantuvo en el mayor de los secretos, participaron agentes de la DEA que permanecían en la capital haitiana a la espera del cargamento que arribó al Aeropuerto Internacional de Toussaint Louverture. La Fiscalía del Distrito Sur de Nueva York ha persentado cargos contra ambos, según consignó el diario español ABC.
Los jóvenes fueron apresados por una unidad de élite de la agencia antidrogas cuando llegaron en un avión particular, el cual tenía en su interior casi una tonelada de cocaína –algunos especifican que eran 800 kilogramos–, según consignaron diferentes fuentes. La operación fue grabada en video, prueba que será presentada ante la Fiscalía de Nueva York.

El diario estadounidense El Nuevo Herald añadió que los arrestos fueron realizados luego que los jóvenes entraran en negociación por la venta de droga con quienes terminaron siendo agentes encubiertos de DEA. « Esto fue un sting operation. Se pusieron a vender 800 kilos y si les daban la plata, ellos mandaban la droga », dijo una fuente al medio.

Según los primeros reportes, tanto Campos Flores como Flores de Freites intentaron eludir la acción desentendiéndose del cargamento de drogas que arribó al aeropuerto de Puerto Príncipe, donde los jóvenes fueron detenidos de inmediato. Allí, ante la presencia de los agentes, señalaron que contaban con inmunidad diplomática, excusa descartada de inmediato por las autoridades.
Sin embargo, en sus primeras declaraciones ante la agencia antinarcóticos, los sospechosos habrían declarado contra otro de los hombres fuertes del régimen venezolano: Diosdado Cabello, el presidente de la Asamblea Nacional. En su primera comparecencia también habrían involucrado a Tareck El Aissami, gobernador de Aragua y señalado como un hombre con nexos con el grupo terrorista Hezbollah.
En mayo último se conoció que los Estados Unidos tenían bajo la lupa a una docena de funcionarios del régimen chavista. Entre ellos figuraban Cabello y El Aissami. El caso se suma a la detención de Hugo Carvajal en Aruba el 23 de julio de 2014, donde también la DEA había participado, acusándolo de ser parte de un cártel de drogas.
Hugo Carvajal junto a Diosdado Cabello, cuando el ex general fue liberado en Aruba luego de ser acusado de ser narcotraficante
El general del Ejército y jerarca de la inteligencia durante los años de gobierno de Hugo Chávez pudo evadir la Justicia norteamericana por tener credenciales diplomáticas. En su regreso a Venezuela, fue recibido como un héroe por Maduro y Cabello. Según los analistas, si Carvajal hubiera caído en una cárcel norteamericana, el escándalo de narcotráfico y corrupción habría salpicado a los más altos cargos del Estado venezolano.

http://www.infobae.com/2015/11/11/1769006-el-ahijado-nicolas-maduro-diosdado-cabello-y-casi-una-tonelada-cocaina

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Un sobrino de la primera dama de Venezuela y un ahijado del mandatario Nicolás Maduro fueron arrestados en Haití

Fueron detenidos cuando intentaban negociar la venta de 800 kilos de cocaína

Deberán comparecer el jueves ante un juez en la Corte del Distrito Sur de Nueva York

http://www.elnuevoherald.com/noticias/mundo/america-latina/venezuela-es/article44275659.html

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FOTO ARCHIVO MANUEL SALDARRIAGAJUAN DIEGO CARTAGENA ORTEGA | Publicado el 11 de noviembre de 2015
Colombia incrementó en un 44 por ciento sus cultivos ilegales en el último año y volvió a ser el país con mayor producción de cocaína, según un artículo publicado por del diario estadounidense The Washington Post.

El informe señala que el crecimiento, en parte por la suspensión de fumigación de cultivos, supone un duro revés para Estados Unidos debido al aporte de más de 9 mil millones de dólares que ha inyectado al Plan Colombia desde que comenzó, en el año 2000.

“La noticia se da en un momento sensible para el Gobierno colombiano, que se encuentra en la etapa final de las negociaciones de paz con la guerrilla de las Farc, quienes durante mucho tiempo se han beneficiado de los cultivos ilegales de droga”, afirma en el texto uno de los diarios más influyentes del mundo.

El Post también aseguró que Colombia solo estuvo dos años por debajo del primer puesto, que en 2014 sembró más plantaciones de coca que Perú y Bolivia juntos, y que probablemente las cifras de este año sigan en ascenso.

Por otra parte, el medio norteamericano señala que funcionarios colombianos y de ese país coincidieron al afirmar que una de las razones para dicho crecimiento tiene que ver con la proximidad a la firma final del proceso de paz y la ayuda que prometió el presidente Santos de sustituir cultivos de coca por unos legales.

En una entrevista con The Washington Post, el Primer Mandatario colombiano aseguró que “tenemos una oportunidad de oro”… “Pero si no damos a los agricultores una alternativa, van a seguir sembrando coca”.

Estados Unidos, continúa el diario, registró una disminución significativa de consumo de cocaína en la última década y teme que el producto reduzca su precio, desencadenando una nueva “fiebre de cocaína”, que podría estar acompañada por un ciclo de violencia en Centroamérica y México.

La investigación concluye que por lo menos un millón de ciudadanos colombiano estarían relacionados con el negocio de la cocaína de manera indirecta o indirectamente.

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http://veja.abril.com.br/noticia/mundo/preso-com-800-quilos-de-cocaina-filho-adotivo-de-nicolas-maduro-foi-extraditado-para-os-estados-unidos/

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Grand guignol à Punta Cana (2)
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naudinChristophe Naudin, pour y revenir, malgré ses casseroles (évoquées précédemment), est un agitateur qui n’est pas dénué d’un solide sens du commerce, car c’est aussi une des personnes qui vit sur la peur que l’on fabrique parfois : outre sa société prise dans la tourmente IKEA est aussi à la tête d’une autre société de sécurité (Caps Training, axée sur l’imager scanner) qui profite de la peur créée par d’autres, ou même… par ses soins (dans son listing, une bonne partie des aéroports français : on conçoit qu’à partir de là il se soit créé quelques facilités pour lui-même ou deux de ses nouveaux amis !). Dans un reportage terrible sur lui réalisé par Elise Lucet, on comprend mieux les principes biaisés qu’il utilise pour « placer » sa société de sécurité. Dans ce saisissant reportage, il se fait en effet piéger et ridiculiser en avouant toucher de l’argent d’une entreprise qui fabrique des broyeurs-déchiqueteuses de documents, alors que dans un autre reportage télévisé on le voyait fouiller une poubelle pour en sortir un papier dont il affirmait qu’il permettait de « voler l’identité » de celui qui l’y avait jeté. Pris sur le fait, dans le reportage, de bien montrer en évidence la MARQUE du broyeur, en gros plan, il sera obligé de reconnaître que oui, il avait passé un accord avec les fabricants pour faire ce reportage qui une fois encore attisait la peur chez les gens (il avouera en tirer « 2000 euros par an » dans l’interview). Le « spin-doctor » s’en prend plein la tête ce jour-là, car Elise Lucet, plutôt tenace, on le sait, démontre avec brio que ces peurs manipulées sont totalement bidonnées. Dans son reportage sur  » « Le Business de la Peur », c’est à 55 minutes après le début du visionnage. Vous le verrez fuir physiquement  les questions  embarrassantes pour lui quelques minutes plus loin… lorsqu’on lui montrera les tripatouillages des chiffres de l’usurpation d’identité,  annoncés à 210 000 par lui et à 10 297 par la Police… On sait que la peur de l’autre est un des moteurs essentiels de l’extrême droite, et Naudin participe donc à créer cette atmosphère qui favorise grandement l’explosion de l’extension des idées d’extrême droite, justement. Naudin a d’autres dadas aussi, telle la biométrie, qu’il tente d’imposer partout… car bien entendu il tire profit directement des installations de protection y ayant recours, avec sa société « Caps Training ». Bien entendu, il se défend d’être lui même d’extrême droite…

Le procureur dominicain si décrié (son procès a été bâclé, ça personne n’en doute pour ne pas trop mettre en évidence la déliquescence des services de lutte contre le trafic de cocaïne, dans lequel un nombre considérable de fonctionnaires dominicains est impliqué, sur ce quoi je reviendrai aussi ici, soyez en sûr) ne connaissait pas la personnalité sulfureuse de l’homme venu en tant qu’expert aérien, mais il avait bien perçu que l’ancien fouilleur de dossier de la police française ne venait pas seulement formuler une parole experte. Il venait donner un coup de main direct aux deux pilotes, qui avaient déjà semble-t-il pris contact avec un autre personnage connaisseur à la fois de l’armée et de la République Dominicaine. Ça c’est la deuxième découverte qui nous relie à nouveau… à l’extrême droite, encore elle. On l’a en effet assez vite appris, par l’individu lui-même, qui a tôt fait de mettre en ligne une étonnante photo sur son compte twitter. En date du 21 octobre, on  voyait en effet un Aymeric Chauprade en mocassins pour bateaux entouré des deux pilotes en tongs et sandalettes, photographiés à l’hôtel Embajador où ils résidaient (ils n’étaient donc pas repartis en prison pendant leur appel). Prêts à prendre le bateau, en quelque sorte. Voire l’hélicoptère comme on l’a appris… d’un journal d’extrême droite, Valeurs Actuelles, très fier visiblement d’impliquer Chauprade dans l’affaire, avec preuves à l’appui… Tout cela sentant fort l’orchestration d’officine ou les dissensions internes (c’est à qui sort le scoop le premier pour tirer la couverture à lui !). Quant à s’assurer de quel bord politique est ce sauveur tombé du ciel, pour cela, il suffit de jeter un œil sur son compte twitter, où juste en dessous de son post du 21 figure celui de la veille, qui se présente ainsi :

chauprade bis

C’est pour le moins flagrant ! On a bien affaire à un extrémisme de droite. Et à une organisation très fière de nous présenter au plus vite comment elle a opéré : et là, comme par hasard encore, c’est le magazine le plus à droite existant en France (avec Rivarol), « Valeurs Actuelles », qui ne tenant plus, a lâché le morceau. UnknownEn donnant sans s’en apercevoir, trop entraîné dans la gloriole à tirer du rapatriement, un élément fort important du puzzle. Valeurs Actuelles, il faut le savoir, fait partie du groupe Valmonde qui est devenu une filiale à 100 % de la holding Dassault Communication de Serge Dassault avant de passer chez  Sud Communication, (avec Pierre Fabre), le résident du comité éditorial du groupe Valmonde étant  François d’Orcival. De son vrai nom Amaury de Chaunac-Lanzac, celui qui aujourd’hui encore commet des éditoriaux provocateurs et choisit des « unes » immondes (telle celle-ci, ou celle figurant à gauche ici dans le chapitre). Partisan de l’Algérie française dans sa jeunesse, il a débuté sa carrière politique chez  Jeune Nation (mouvement d’extrême droite dissous en 1958) pour devenir le président de la Fédération des étudiants nationalistes mais en écrivant en même temps dans la revue  Défense de l’Occident de Maurice Bardèche mais aussi à celle de de Dominique Venner, le suicidé de Notre Dame (Europe-Action). Valeurs Actuelles, si désireux de montrer que l’extrême droite est bien derrière l’affaire (ça semble vraiment les exciter comme des puces cette affaire !) a en effet sorti rapidement un dossier surprenant sur comment s’est passée l’exfiltration des deux pilotes. En mettant en ligne une surprenante preuve des préparatifs: celui de la location d’un hélicoptère de la société Helidosa. Notamment son Bell 429 Global Ranger, numéro de série 57142 et immatriculé HI931, recruté pour transporter les deux évadés vers les Antilles. HI-931Le magazine prend un malin plaisir à montrer la facture réglée par Chauprade en personne : 12 110 dollars, ce qui n’est pas rien. Qui donc a pu le renseigner ? On songe au même Chauprade, bien sûr, ravi de se faire une telle publicité !! On n’imaginait pas l’ex titulaire de la chaire au Collège Interarmées de Défense, devenu depuis député européen, capable de sortir une telle somme pour ce qui est complaisamment présenté, en prime, comme une opération de diversion dans la rocambolesque présentation de l’opération. Pourquoi donc Chauprade, s’interroge alors la presse, qui découvre vite qu’il connaît très bien la République Dominicaine, et dont les amis – et les ennemis- sont forts intéressés à détruire sur Wikipedia par vandalisme d’IP tout ce qui pourrait nuire à sa réputation Visiblement, ce monsieur n’a pas que des amis dans la vie ! C’est Europe 1 qui a lâché le premier le morceau sur son cas : « parfait connaisseur de la République dominicaine. Toujours est-il que la République dominicaine est un pays qu’Aymeric Chauprade connaît bien. Géopoliticien, il a été conseiller de l’ancien président, Leonel Fernandez, et a résidé quatre ans durant sur le territoire. L’homme a aussi uAVEC-LE-PRESIDENT-DOMINICAIN-2009-300x225ne carrière militaire, puisqu’il a été professeur au Collège interarmées de défense et officier de réserve dans la marine nationale. » Un Leonel Fernandez, dont un trafiquant notoire, Quirino Ernesto Paulino,  condamné à 10 ans de prison pour trafic de cocaïne, a dit il y a peu (en février dernier) qu’il lui aurait reçu de sa part 4,6 millions de dollars en cash de 2002 à 2004 … Quinto, arrêté en décembre 2004 avec 1,4 de coke, la plus large saisie jamais faite en République Dominicaine ! Cas particulier de Quririno : c’est un homme d’affaires mais aussi, et c’est plus courant là-bas, un ancien capitaine de l’armée de la République dominicaine (dans la Force aérienne dominicaine ou FAD): la République Dominicaine n’est certes pas le Danemark de Shakespeare, mais plusieurs choses semblent quelque peu pourries dans le pays !!!


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La prise qui remonte à loin était assez faramineuse en effet. « Le 18 Décembre, 2004 a été découvert et arrêté un camion contenant 1.387 kilos de cocaïne, d’une valeur de 30 millions de dollars, qui provenait de Colombie. Le camion venait de la région sud de la République Dominicaine et se dirigeait vers la région industrielle du Nord, pour en traiter le contenu et et l’envoyer vers leur destination finale, les États-Unis. Le conducteur du camion était Tirso Cuevas Nin, en compagnie de l’ancien colonel Lidio Arturo Nin Terrero, dahitsu2ce dernier était le chef de la prison de sécurité maximale de Azua qui, au moment de son arrestation, se déplaçait dans le petit camion Daihatsu (cf. les quatre images provenant de la DNCD). Les deux ont été interceptés par des agents de la DEA et de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD). Nin Terrero a déclaré être juste un passager et a affirmé ne pas savoir ce qui était dans le camion. Jusqu’au 18 mai 2008, Nin n’a jamais changé sa déclaration selon laquelle il a reçu une « bola » (c’est un remède de cheval du pays, constitué d’une boule dont les ingrédients sont non précisés, qui est dissous dans l’eau et bu comme les gens pour les faire guérir). Des questions sur le rôle du président, dahitsu6d’un pays soumis au narcotrafic, ce n’est pas ce qui manque. Pour lui, bien sûr, l’affirmation du trafiquant n’était de la provocation et de l’agitation politique. Et pourtant, des événements aujourd’hui oubliés demeurent fort troublants. En 2008, par exemple, le pilote Harold Manzano Garcia était tombé entre les mains de la  Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD), avec à bord de son appareil, un modèle Areospatiale dahitsu4Dauphin AS365N2 de couleur bleu-nuit immatriculé N646GE.  Chauprade a cette époque-là n’est pas encore conseiller du président dominicain, avec qui il se fera complaisamment photographier… en 2009 (photo chapitre du dessus, mise en ligne sur son propre CV). Il est resté quatre ans à son service, entre 2009 et 2012. Le 4 octobre 2012, le même hélicoptère présidentiel se fera remarquer en taillant en pièces un coin de hangar de l’aéroport Higuero, à St Domingue, piloté cette fois par un dénommé Fidel Báez (voir ci-dessous à gauche). Le N646 GE était en fait un hélicoptère de remplacement de l’appareil officiel, dont les problèmes récurrent avaient provoqué son envoi aux Etats-Unis en 2013 : il datait déjà de plus de 20 ans.

hangar endommagéMais ce fameux hélicoptère défaillant va faire l’objet d’une étrange présentation chez les soutiens des deux pilotes alors encore retenus. Dans la revue « Piloter », qui a ouvert ses colonnes au collectif pour faire rentrer en France les des deux pilotes, un article est en effet bizarrement  consacré au « fameux » à hélicoptère présidentiel :  « la présidence de la République Dominicaine ne dispose qu’un d’un vieil hélicoptère Dauphin AS 265-N (immatriculation 3029 de la Fuerza Aera de la Républica Dominicana). Un mois avant le verdict condamnant Pascal Fauret et Bruno Odos, on a appris que, « faute de crédit pour payer la réparation », le Dauphin était simplement « abandonné » dans l’atelier américain où il avait été mis en révision. Il serait question de le remplacer par un Falcon 50 d’occasion… Coup de chance, la Dirección Nacional de Control de Drogas est placée sous les ordres directs du Président de la République. » Les sous-entendus des défenseurs des pilotes ont été fort surprenants parfois durant ces derniers mois. L’info provenait de acento.com.do et d’Hispanola TV. La thèse défendue par Jean-Pierre Otelli, de « Piloter »(ici en Fouga Magister (1)) étant assez simplette : « c’est un secret de polichinelle à Saint-Domingue que cet acharne- ment a été motivé par la volonté de protéger les véritables responsables au sein des services dominicains, mais aussi dans le but de s’approprier l’avion. Les autorités dominicaines pensaient qu’une condamnation de l’équipage impliquait obligatoirement la saisie définitive de la machine » écrit-il en août 2015Une thèse qui était largement répandue dans l’entourage même des deux pilotes, dans les forums surtout : selon ces gens, le Falcon 50 sur lequel aurait lorgné les dominicains aurait ainsi été en quelque sorte « kidnappé ». Une thèse pratique pour évacuer tout problème de contenu : c’était donc le contenant qui était visé !!! Simplette, en effet, cette théorie l’était ! Le nouvel hélicoptère présidentiel est devenu en réalité un peu plus tard un Dauphin, EC 155B, datant de 2004, acheté aux États-Unis et amené au pays le 7 Juillet 2014. C’était l’ex N151PM, ex N151MP, ex G-LBAI, ex N672LE.. photo ci-dessous). le premier modèle du type EC 155 avait volé en 1998. Le Falcon d’Afflelou retenu n’avait donc en fait rien à voir dans ce remplacement d’appareil présidentiel ! On avait bien eu affaire à une manipulation orchestrée et entretenue par le comité de défense des deux pilotes !

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Le hic, surtout, c’est que c’était aussi pour en revenir à  2008 le pilote personnel « bis » du Président de la République N646 GE; et que c’était aussi devenu l’hélicoptère de la présidence, en effet. Pour se défendre, le responsable du bureau présidentiel Rafael Nunez avait évoqué un « frère » de Garcia, et que celui-ci ne « pilotait qu’occasionnellement l’hélicoptère »… En répense aux attaques, le président demandera à ses militaires et ses policiers de faire corps contre ces accusations sans vraiment susciter l’enthousiasme. L’explication du pourrissement constaté tenant dans l’affaire Rosado Fermin, dont je vous parlerai bientôt en détail : en résumé le directeur d’une compagnie aérienne mêlée à un trafic de cocaïne. Ses nombreuses indélicatesses fiscales l’avaient fait repérer. Elles mèneront à au carte de Los Sapos (le gang des crapauds)  mais aussi… à celui de Sinaloa, au Mexique. Parmi les personnes arrêtées dans ce vaste coup de filet, on relèvera Juan Ramon Perez Rosado, qui était aussi un ancien officier de la police nationale, Carlos Manuel Ramirez de la Force aérienne, et le Lieutenant Henry Valdez Garcia. L’armée, en première ligne dans le trafic, comme c’est le cas… Au Venezuela ! Dans un épisode de « Coke en Stock » à venir, vous verrez que cette découverte impliquait aussi le patron de CaribAir, lui aussi accusé de narcotrafric. avin incendiéEtrangement, le 11 mars 2014, un juge, Elka Reyes Olivo, libérait une bonne partie de ceux impliqués, leur interdisant de sortir du territoire, tout en effectuant la saisie de 4 appareils détenus depuis octobre 2012. « Dans l’acte d’accusation, on pouvait lire qu’au début de 2012, un agent infiltré de l’état comme pilote, pour déterminer dans quel le but avait-il été embauché pour faire se poser en Apure, au Venezuela, un avion bi-moteur et recevoir en récompense 40 000 dollars » note ici Arecoa.com, laissant entendre que depuis 2012 tout le monde était surveillé, et que certains vols avaient été suivis, en attendant de plus gros chargements à prendre en flagrant délit… la justice et la police dominicaine (ainsi , visiblement, cherchait à remonter vers de plus gros poissons encore… le New-York Times avait lui aussi découvert ce trafic, montrant le 26 juillet 2012 la photo du Cessna T210 M Centurion immatriculé XB-KTC tombé en pleine jungle de l’Apure le 7 mai (2012). Selon le bureau du Safety Network, ce sont deux appareils qui avaient été brûlés par les vénézuéliens, et non abattus, le début d’une autre longue saga dont j vous ai déjà parlé ici. Les photos des deux appareils avant et après leur incendie avaient fait la une de Noticias 24, visible ici. Le journal américain diffusait alors un incroyable schéma : celui du nombre d’appareils (121 !) ayant décollé du Venezuela pour atterrir prioritairement au  Honduras, ainsi que dans tout l’arc ouest du Golfe du Mexique, mais aussi vers Haïti et… la République Dominicaine. Selon le schéma, les convoyages par voie aérienne ne représentaient que 20% du trafic !!! Sachant que le plus petit modèle (le Centurion) pouvait contenir jusqu’à 600 kilos de cocaïne, c’est donc au minimum 72 tonnes qui auraient ainsi transitées par la voie des airs ! 

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Parmi les personnes arrêtées, des militaires, donc; mais aussi des gens de la DNCD et des policiers : Hiraldo extradéce fut ce jour-là un camouflet complet contre la lutte antidrogue que prônait alors Leonel Fernandez… d’autant plus que l’on avait fini par remonter jusqu’au cerveau de l’affaire, qui n’était autre que Francisco Antonio Hiraldo Guerrero, l’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, et dont l’adjoint direct s’appelait …. Quirino Paulino !!! Grâce à la drogue, l’homme avait engrangé 14,6 millions de pesos sur 25  comptes bancaires différents, dont 19 à son nom (ou à celui de sa belle-mère, Céleste Peña González de Vries !). Les biens immobiliers ayant été mis au nom de sa femme, Bethany Rivas Peña de Hiraldo. l’un des immeubles d’Hiraldo abritait la Fundación Dios es Bueno (« Dieu est bon ») ! Le président Fernandez pouvait-il être ignorant de ce que manigançait véritablement son responsable de l’antidrogue, la question reste en suspens. Ce que lui a alors conseillé de faire Chauprade en est une autre…  lors de l’enquête il avait été calculé qu’Hiraldo Guerrero avait au moins effectué 25 voyages d’en moyenne 400 kilogrammes de cocaïne, chacun équivalait à 100 000 dollars minimum. Le président pouvait-il ignorer à ce point une telle dérive ?

FiestaChauprade, donc, conseiller » du même président, et la galaxie frontiste qui l’entourait toujours à l’époque (depuis une sortie islamophobe à l’emporte pièce, Marine LePen a pris ses distances avec lui) : « L’implication du FN en République dominicaine ne m’étonne pas », confie à L’Express un bon connaisseur de la vie politique locale. Selon cette source, Jean-Marie Le Pen s’est rendu à de nombreuses reprises en vacances sur l’île, hébergé chez un homme d’affaires corse et « facilitateur » des investissements hexagonaux en République dominicaine. Un « très proche » de Leonel Fernandez, l’ancien président qu’a conseillé Aymeric Chauprade pendant trois ans. «  Ah tiens, voici la mouvance corse maintenant ! Ne manquait plus qu’elle !Historiquement, c’est tout ce qu’il y a de plus évident, pourtant.  Rappelons que la célèbre bande de la Brise de Mer, auteur d’attaques de type militaire, au bazooka notamment, avaient élu justement domicile en République Dominicaine dès 1998 : « au mois de mai 1998, des informations selon lesquelles « un groupe de corses » serait arrivé en République Dominicaine en novembre 1997 pour acheter un hôtel-casino, « le Dominican Fiesta » (ici en photo promotionnelle à gauche), pour une valeur de 12 millions de dollars. Parmi les membres de ce groupe figurent MM Luciani et Rossi ainsi qu’une femme prénommée « Marie-Claire », architecte de profession. Les points de contact du groupe, implantés dans la partie hollandaise de l’île de Saint-Martin, sont deux sociétés d’acheminement de courriers et de valeurs. Ces sociétés, « Fernandez courrier service » et « Caribe United », acheminent l’argent, de Miami à l’aéroport international de Saint-Domingue où il est récupéré par le patron, d’origine corse, d’une société implantée sur l’aéroport. La somme transférée au mois de mars 1998, s’élève à 6 millions de dollars, et est portée à la connaissance de la police française mais le manque de coopération des autorités de la République dominicaine ne permettait pas d’approfondir, ni de vérifier ces renseignements » (2)…  les mêmes qui avaient des liens avec des mafieux russes, à Kemerovo, avec l’obscure banque de transport Kuzbass (Kuzbasty  transporty bank) du mafieux Vladimir Slabskin, qui gérait un casino à  Kemerovo. 

chauprade blondasseChauprade (ici aux côtés de Marine le Pen) est en effet également un chaud partisan de la Russie et de ses nouveaux riches tendance russes blancs : « le géostratège du FN avoue se rendre plusieurs fois par an en Russie, où il a tissé de nombreuses «amitiés», notamment avec le milliardaire Konstantin Malofeev, qui consacre une partie de sa fortune et de son entregent à la promotion de la famille russe, de l’orthodoxie mais aussi des séparatistes ukrainiens. Kiev le considère comme le grand argentier des «bandes armées» dans l’est de l’Ukraine.  » Malofeev, qui alimente la guerre en Ukraine et se présente comme celui qui parle à l’oreille de Poutine, dans… Valeurs Actuelles ! L’homme, qui est aussi à la tête du fonds d’investissement Marshall Capital, et de la fondation (caritative) Saint-Basile-le-Grand, a été sanctionné par l’Union européenne pour « financement illégal de groupes armés et d’actions terroristes » en Ukraine ! Le 4 juin 2014, Chauprade a organisé à Vienne avec l’aide (et l’argent de) Malofeev (photo signée Radiovox) une journée de rencontres entre élus du Front national français (FN), des des ultranationalistes russes, dont le « célèbre » Russe Alexandre Douguine, qui en France (3), passait au « Local » de Serge Ayoub (!) ceux du FPÖ autrichien et du parti bulgare Ataka, fasciste et xénophobe… fin septembre 2014, oligarqueLe FN contractait un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB)…  un financement pour lequel  Jean-Luc Schaffhauser, un ancien consultant de chez Dassault, aurait beaucoup joué de sa personne. en dénichant cette banque… minuscule. Selon Mediapart,  « parallèlement à l’emprunt par le FN de 9 millions d’euros, l’association de financement présidée par Jean-Marie Le Pen a reçu, en avril 2014, deux millions d’euros d’une société chypriote détenue par Yuri Kudimov, un ancien du KGB reconverti dans la banque d’État russe VEB Capital. L’argent a été envoyé depuis un compte suisse. Le Pen affirme qu’il s’agit d’un prêt »… bien sûr. Autre gag de la saga interne du FN : dans un numéro de Spécial Investigation fort récent de Canal *+, le fameux Chauprade se plaignait à mots couverts de l’influence de Malofeev sur le groupe de Marine le Pen en le catégorisant comme étant…. « mafieux «  !!! 210015799Officiellement, c’était pourtant un « ami« . Ces gens-là sont décidément complotistes et paranos en tout ! En photo à gauche, Aymeric Chauprade au forum sur la famille à Moscou le 10 septembre 2014… il avait débuté ce jour là son discours par un retentissant « éminences honorables, invités, chers amis ! Je voudrais remercier les organisateurs de ce forum sur la famille et le futur de l’humanité. Avec une attention particulière pour la fondation St. André et pour mon ami Konstantin Maloféev que je salue ici, qui s’investit beaucoup pour la défense de notre cause patriotique et spirituelle »..  un discours fort applaudi. Juste après, une tirade marquait son territoire de pensée fort… limité : « cette guerre prend une forme individualiste dont les gouvernements de l’UE et le gouvernement des USA sont les principaux promoteurs. Ils se font les promoteurs de la culture de mort contre la culture de vie, de l’avortement, de la destruction du mariage fondé sur la différence sexuelle, de la théorie du genre, de tout ce qui va contre la vie et de tout ce qui est en train de construire un monde de barbarie ». Sous un costume bien coupé d’honnête homme, Chauprade enfile les perles anti-homo et Pro-vie à l’encan. Une vraie caricature, et une vraie duplicité surtout !

montretoutLes comptes suisses de LePen, alimentés en lingots d’or ? Un vieux serpent de mer, soulevé la première fois en 1981 avec l’annonce d’un compte ouvert chez UPS; mais revoilà qu’il ressort du Golfe du Mexique avec le journal Mediapart, qui en a retrouvé un autre, doté de 2,2 millions d’euros, un joli bas de laine composé en majeure partie, effectivement, de… lingots d’or. Jean-Marie collectionne les lingots, depuis son héritage « capté » des ciments Lambert (4).  « Si Jean-Marie Le Pen a souvent défrayé la chronique judiciaire, ce n’est pas que pour ses jeux de mots racistes. Les conditions de son héritage du cimentier millionnaire Lambert en 1976, qui l’a rendu propriétaire de l’hôtel particulier de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), d’un immeuble parisien, d’avoirs financiers conséquents, posent question. Une fortune estimée à « 40 millions de francs lourds » par son ex-épouse, Pierrette Le Pen. La même que Le Pen chargeait, racontait-elle à Genève Home Informations en 1987, de retirer de son compte suisse des « petits nègres », code correspondant à 10 000 francs. En 2013, Le Pen justifiait ses voyages en Suisse dans les années 1980 par la diabolisation subie alors, ayant, disait-il, « du mal à trouver du crédit dans les banques françaises ». Depuis, le Front national a ouvert un nouveau front bancaire à l’Est, en se finançant auprès de banques russes… pour ses activités publiques. Pour entasser son magot personnel, la Suisse – comme l’or – reste une valeur sûre ». Un compte en lingots, donc, géré par un très proche de Jean-Marie : son majordome, depuis 1994 : Gérald Gérin, qui a aussi été son ancien assistant parlementaire (à tout faire, donc) mais aussi le trésorier de l’association de financement du parti d’extrême-droite, Cotelec (le précurseur de Jeanne, donc !). Aujourd’hui l’homme est à la fois l’assistant parlementaire de l’eurodéputée FN Marie-Christine Arnautu et l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen.

6828730_pUn compte suisse sans nom véritable, à vrai dire  : « le compte appartenait à un trust, une structure juridique qui permet théoriquement de dissimuler l’identité des bénéficiaires du dit trust, appelé Balerton Marketing Limited, raconte Mediapart, qui explique que le compte du trust est passé de HSBC à la Compagnie bancaire Helvétique à la veille des élections européennes il y a un an, en mai 2014 ». Un trust particulier, installé aux Iles Vierges,  indique l’Humanité : « Balerton Marketing Limited », « structure gérée depuis Genève », nous apprend le site d’information, par Marc Bonnant, un avocat d’affaires dont le nom apparaît comme intermédiaire dans l’affaire SwissLeaks » un avocat sulfureux, ayant largement épousé les idées de celui pour qui il serait le mandataire. Ce que l’interessé nie farouchement : « contacté par Le Temps, il réaffirme le démenti déjà opposé à Mediapart: «Je ne gère et je n’ai jamais géré l’argent de Jean-Marie Le Pen. Je ne suis pas l’ayant droit de fonds des Le Pen ou du Front national.» «Je ne connais ni son majordome, ni sa chambrière», ironise-t-il encore. Certes, Marc Bonnant admet qu’il administre les fonds de Balerton Marketing Limited, mais «ce ne sont ni ceux de Jean-Marie Le Pen, ni ceux de Marine ou de Marion. Ils n’ont ni de près ni de loin à voir avec le FN», affirme-t-il. » Ou ça devient passionnant, c’est quand on apprend que le même avocat a réclamé la bagatelle de 4 milliards de francs suisses pour d’Elena Rybolovlev, dans son divorce d’avec Dmitry Rybolovlev, plus connu comme étant l’homme d’affaires russe propriétaire de l’AS Monaco. Sentant le vent venir, Rybolovlev avait revendu juste avant sa société minière Uralkali à des trusts chypriotes. Une structure offshore, qui lui permettait de ne pas déclarer la même fortune, pour n’avoir à verser que 564 millions à son ex !

Le 4 novembre, le fameux manoir de LePen était perquisitionné, suite à l’enquête de Tracfin. Le soupçon de fraude fiscale en est la raison. Pour LePen, qui se présentait ‘les mains propres » lors de sa campagne de 2007,  c’est aussi d’une autre dissimulation dont il est accusé : « d’autres soupçons d’irrégularités visent les assistants payés par Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a salarié au Parlement européen son assistant personnel Gérald Gérin ou encore sa secrétaire personnelle en Ile-de-France Micheline Bruna. Début 2014, on retrouvait également parmi les bénéficiaires de l’enveloppe mensuelle celui qui était alors le vice-président du FN en charge des élections: Jean-François Jalkh (député européen depuis juillet 2014, ndlr). De même pour Julien Sanchez, élu maire de Beaucaire en mars 2014, et qui fut aussi adjoint du responsable du service de presse du parti ». assistantGérin, depuis, a été remplacé par un autre « petit jeune » tout droit sorti de l’armée, qui a pour nom… Pierre Jean Boleslaw Malinowski. Interviewé fort récemment sur son cas, le vieux lion a affirmé en bottant en touche que ce même Malinowski est « surtout un collaborateur d’Aymeric Chauprade« . En somme, l’assistant parlementaire de Jean-Marie est aussi l’assistant de celui qui sert de poil à gratter à sa fille… un assistant aux propos surprenants (on l’écoute ici se présenter) : «  je préfère me promener dans les bois de ma campagne, près de Reims, plutôt que de me rendre dans les dîners mondains qui se tiennent sur Paris. Je ne cherche pas la notoriété. Sur le plan politique, je peux simplement dire que j’ai un profond respect pour le président Poutine. J’ai eu l’honneur d’être dans sa tribune à Moscou, le 9 mai, puis de déjeuner au Kremlin avec les vétérans de la Seconde Guerre mondiale – ce en l’absence du gouvernement socialiste. Il est le dernier rempart contre la décadence universelle. » Ouh là, on a du lourd aussi, là, avec le minot de JM, qui préfère les balades dans la nature au brouhaha parisien ! Signalons que ce jour-là, Laurent Fabius avait assisté au déjeûner (mais pas à la parade militaire). Malinowski aurait-il la vue basse ?

spy gameChauprade, qui pour attirer encore plus le chaland vers sa personne, révèle avant hier que l’opération avait même un nom de code : « Diner en ville« .  On se dit que ça sonne comme dans une production hollywoodienne, cette façon de présenter les choses de façon aussi cavalière, qui frise le grotesque complet. Et effectivement : des cinéphiles retrouvent vite l’origine du choix incongru : c’est en effet aussi le nom d’une d’une exfiltration hollywoodienne, celle de Brad Pitt, effectuée par Robert Redford dans le film « Spy Game » de Tony Scott… les deux complotistes qui se prennent pour des James Bond, décidément ils n’ont peur d’aucun ridicule, ces deux là !!! A Part que Naudin n’a rien d’un Brad Pitt, loin s’en faut, et que Chauprade est à mille lieues des engagements politiques et sociaux d’un Redford ! Mais Christophe Naudin a une autre corde à son arc : il sait aussi naviguer. En eaux troubles, en yachtman aguerri, comme vous vous y attendiez, j’imagine : ça, ce sera pour demain… avec un autre invité surprise au grand guignol de Punta Cana. Mais vous avez son nom, déjà, en ayant lu cette page … ah un petit cadeau de fin de page : Naudin en train de nous expliquer le latin et le sens du mot biométrie. Rien que ça vaut le détour.  Au détour aussi de son discours, un petit schéma : on y distingue l’adresse IP de l’individu, mêlée aux empreintes digitales (5). Orwell, vous avez dit ?

 

Reportage (Suisse) un peu mou sur la Brise de Mer :

http://www.rts.ch/play/tv/zone-d039ombre/video/le-gang-corse-de-la-brise-de-mer?id=4088564

couvre(1) le même Otelli photographié jeune à bord d’un Fouga de l’armée n’a en fait piloté que des avions légers (Cessna 172 et Cap 231) comme l’indique ici un posteur en forum, ulcéré d’avoir lu ses propos sur les pilotes d’Air France lors de la catastrophe du vol AF447. Marc Leroy, commandant de bord d’A330 et ancien officier pilote de l’Armée de l’Air l’avait aussi vertement repris. Il est intervenu à plusieurs reprises sur le sujet comme ici encore. Otelli, a une vision de l’aviation plutôt… discutable, à regarder que les titres de certains de ses ouvrages… accrocheurs, disons (celle ici à droite, il faut oser, en effet…). A noter que la société d’édition d’Otelli a sorti aussi « Pilote de Crusader » de Claude Gaucherand. L’homme a fini contre amiral, avant de s’illustrer dans l’humanitaire au Sahel chez Aviation Sans Frontières à bord d’un Cessna 182. Ce monde des anciens militaires de l’aviation est bien petit… Gaucherand, qui cite facilement du John le Carré,  a aussi été le conseiller militaire de Jean-Pierre Chevènement, qui aujourd’hui se rapproche de Dupont Aignan…

(2) pour savoir qui est ce Douguine, relisez donc ceci :

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-2/

y figure une photo de Dougine en plein exposé en janvier 2011 dans le fief de Serge Ayoub…

(2) lors du procès de l’assassinat de Sabri Brahimi, le 29 janvier 2009, et de celui de Thierry Castola, à Bastelicaccia, on avait pu noter l’attitude d’un des accusés principaux juste après : « À l’heure de l’exécution de Sabri Brahimi, en plein coeur d’Ajaccio, Guy Orsoni affirme qu’il se faisait « couper les cheveux chez le coiffeur, sa tante », en l’occurrence. Il quittait la Corse le lendemain pour Marseille et, quelques jours plus tard, s’envolait avec trois de ses coaccusés en République Dominicaine. » Il sera arrêté deux ans plus tard en  Espagne, à Madrid. Dans cet étrange procès, tous seront acquittés sauf Orsini,qui écopera de 8 ans, accusé seulement d’avoir fait des faux papiers. Le parquet qui avait fait appel a été débouté en septembre dernier…

(4) l’histoire est racontée ici:

http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front/2015/05/06/lheritage-lambert-une-des-causes-de-la-suspension-de-jean-marie-le-pen.html

http://www.politique.net/2007122602-enquete-sur-la-fortune-de-le-pen.htm

(5) parmi les hauts faits du fameux « conseiller » de BFM : « en se basant sur les expériences des Red-Team de l’administration américaine, il est le premier à conduire des tests de sûreté en 2003 et 2005 dans les aéroports français à la demande du député Charles de Courson (UDF), tests qui sont désormais reproduits régulièrement par la police ou par les douanes pour évaluer la perméabilité des aéroports » selon Wikipedia. Voilà qui a dû être très pratique en effet pour faire passer deux copains de virée aux portiques, non ? Orwell, vous avez dit ?

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-2/

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