Modifié le 26 janvier 2016 à 8 H 40

Qu’en pense Philippe Defins de l’Inspection des Services de la Douane française?

Afficher l'image d'originePhilippe Defins, 2éme à droite sur la photo (entre Jean Baptiste Carpentier et Bruno Dalles)

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Publié le 25/01/16 à 22:22
dnredCinq douaniers ont été placés en garde à vue lundi à Paris en lien avec une affaire de stupéfiants, a-t-on appris de sources policières et judiciaire. »Il s’agit d’une affaire d’indicateur des douanes lié à des affaires de ‘stups’ remontant à quelques années », a déclaré à l’AFP une source policière. Six douaniers avaient été interpellés, comme l’a révélé iTélé plus tôt dans la soirée, avant que l’un d’entre eux soit relâché.
Les cinq hommes sont actuellement entendus au 36, quai des Orfèvres par la Brigade de la répression de la délinquance économique (BRDE), en charge de l’enquête, a indiqué une autre source policière.quai_des_Orfèvres_Paris
Ces douaniers appartiennent, selon une source proche du dossier, à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DRNED), qui a été perquisitionnée, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. 
Contactée par l’AFP, la direction générale des douanes « confirme que des douaniers sont entendus sous le régime de garde a vue et qu’une perquisition a été menée ».
« Il s’agit d’une affaire ancienne, qui date de 2009 », a-t-elle précisé. »
Une enquête a été ouverte par un juge d’instruction, à laquelle la douane collabore.
« La présomption d’innocence doit jouer. Si des faits sont avérés, la procédure administrative s’enclenchera« , a ajouté la même source.
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commentaires
  1. Marc Fievet dit :

    DÉJÀ 25 ans!

    Après 84 jours de prison, M. Ribatet, chef de l’antenne lyonnaise de la DNRED est libre. Il n’a pas donné ses informateurs.Un lamentable épisode de la guerre des polices qui pose la question des moyens juridiques de la lutte anti-drogue.

    Jeudi, 6 Juin, 1991
    L’Humanité

    MICHEL RIBATET, le dernier des douaniers incarcérés à Dijon depuis le 13 mars, est enfin sorti de prison mardi vers 19 heures. Patron de l’antenne de Lyon de la Direction nationale des enquêtes et recherches douanières (DNRED), il avait été incarcéré en même temps que son surbordonné, Pierre Tardy, et qu’un inspecteur de Dijon, Jacques Dorey. Tous trois avaient été inculpés de «détention, transport, acquisition et cession de stupéfiants». Ils avaient rejoint en prison Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire à Lyon, qui avait infiltré un réseau de trafiquants de cannabis en provenance du Maroc et avait été écroué le 6 mars pour les mêmes raisons.

    Il s’agit d’une bien lamentable affaire qui pose d’abord la question des moyens juridiques reconnus à la douane, responsable de la quasi-totalité des 22 tonnes de drogue saisies l’an dernier par l’ensemble des services français.

    Dans l’affaire de Dijon la PJ a mis à profit les trois jours de garde à vue dont elle dispose après les 24 heures de rétention douanière, non pas pour poursuivre le travail des douaniers, mais pour retourner contre eux les trafiquants qu’ils avaient arrêtés.

    Au centre de l’affaire, la saisie par les douaniers lyonnais de 535 kg de résine de cannabis, le 6 décembre 1990, au péage de Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) sur l’autoroute A6. Cette saisie intervenait après celle d’une tonne de drogue à Lyon le 6 juin 1990, et en précédait une autre de 520 kilos, le 20 décembre, sur le parking d’Isardrôme près de Vienne. En tout 2,5 tonnes saisies. De quoi donner des boutons à la PJ lyonnaise qui va convaincre le juge Bartoletti – on peut d’ailleurs se demander pourquoi ce magistrat a ainsi foncé dans cette guerre des polices – d’ouvrir une information sur les douaniers et leurs méthodes: l’infiltration des réseaux de drogue qui, bien que reconnue par la Convention de Vienne de lutte contre le trafic, n’est pas intégrée au droit français.

    Les douaniers et leur chef, M. Hoguet, patron de la DNRED ont expliqué au magistrat, en gros, ces méthodes et leur efficacité. Ils n’ont pas tout dit. C’est clair. Pour le juge demeure « un problème d’argent et de paiement des informateurs». Il veut savoir «d’où provient l’argent et ce qu’il est devenu» car il ne peut discerner «ni le début ni la fin de la chaîne» et reconnaît qu’il n’a pu «percer le mystère de l’organisation qui avait conduit à la saisie». Il se serait heurté, selon ses propres mots, à un «refus total de collaboration» de la part des inculpés. M. Ribatet et les siens ont protégé leur «construction», le réseau de leurs informateurs et agents – les douaniers les appellent des aviseurs – au sein de cet important réseau d’importation de cannabis marocain en Europe. En se taisant ils ont protégé le travail en cours et, aussi et surtout, la vie de ces hommes. Le nom d’un de ces aviseurs n’a-t-il pas été publié dans certains journaux? C’est son silence qui a valu à M. Ribatet 84 jours de prison.

    Côté Douane on se félicite de cette libération et on met sur le compte de la mauvaise humeur du magistrat l’interdiction jusqu’à nouvel ordre d’exercer signifiée aux douaniers libérés. Mais on relève surtout que l’intégrité de ces fonctionnaires n’est pas contestée par le juge qui n’a pu établir leur enrichissement personnel. Ils demeurent ce qu’ils ont toujours été, au dessus de tout soupçon de ce point de vue essentiel: ce ne sont pas des ripoux.

    Depuis le 28 mai, jour où le magistrat fit perquisitionner à la DNRED de Lyon, ce dernier avait refusé ses plateaux repas, n’avalant que de l’eau, du lait et des jus de fruit. Les douaniers ont été constamment soutenus par leur hiérarchie, l’ensemble des syndicats, et par leur ministre de tutelle, Michel Charasse. Plusieurs manifestations de soutien s’étaient tenues dans toute la France, notamment devant le palais de justice de Dijon. Une autre était prévue hier.

    Les syndicats de douaniers, satisfaits de la libération de M. Ribatet, ont annulé leur journée d’action et de grève annoncée pour le 11 juin. Pour la CGC, dont le douanier lyonnais est adhérent, «cette décision n’est que justice». Satisfaction également à la CGT qui souligne: «Le problème reste entier quant aux missions de la douane, ses moyens pour les remplir et leur cadre juridique». Cette question a été publiquement posée par André Lajoinie, au nom du groupe communiste à l’Assemblée, dans une lettre au ministre de la Justice Henri Nallet.

    De source bien informée, un protocole intégrant au droit et procédures français les moyens reconnus par la Convention de Vienne pour lutter contre le trafic aurait été élaboré par les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Finances (Douane). Mais en ce qui concerne l’attribution de la qualification d’officier de police judiciaire aux douaniers, ce qui leur permettrait de conduire jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire les affaires qu’ils réalisent, le blocage du ministère de l’Intérieur demeure total.

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  2. Marc Fievet dit :

    Quand les services se battent entre eux, les narcotrafiquants rigolent!

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  3. Marc Fievet dit :

    Assisterait-on à un règlement de compte par juges interposés?

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