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cannabis_325Les drogues en Europe: principaux chiffres
AFP le 31/05/2016

Le cannabis est la drogue la plus consommée en Europe (83,2 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté, soit 24,8% des Européens) ( DPA/AFP/Archives / OLIVER BERG )

Voici les principaux chiffres concernant les drogues illicites en Europe en 2014, selon le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, présenté mardi à Lisbonne:

– LE CANNABIS TOUJOURS EN TÊTE –
– C’est la drogue la plus consommée en Europe (83,2 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté, soit 24,8% des Européens).

– 22,1 millions d’adultes (6,6%) en ont consommé dans l’année écoulée (dont 16,6 millions de 15-34 ans).

– 574 tonnes de résine de cannabis ont été interceptées dans l’Union européenne et 139 tonnes d’herbe de cannabis en 2014.

– Le prix moyen au gramme varie de 9 à 12 euros (résine) et de 7 à 11 euros (herbe).

– Une estimation prudente évalue le marché de détail des drogues illicites dans l’UE à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38% (9,3 milliards), le cannabis représente la plus grande part (en termes de valeur) de ce marché.

– Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe et de la résine de cannabis sont historiquement élevés.

– Les infractions liées au cannabis, essentiellement la consommation ou la possession pour usage personnel, constituent trois quarts de l’ensemble des infractions liées aux drogues.

– COCAINE: STABILISATION DU MARCHÉ –

– C’est la deuxième drogue la plus consommée en Europe, même si des niveaux élevés de consommation ne sont observés que dans certains pays de l’Ouest (Espagne, Belgique, Pays-Bas, France, Italie).

– 17,1 millions des 15-64 ans (5,1% des adultes) en ont déjà consommé.

– 3,6 millions (1,1%) de personnes en ont consommé dans l’année écoulée (dont 2,4 millions entre 15 et 34 ans).

– 61,6 tonnes ont été interceptées lors de 78.000 saisies.

– Le prix moyen au gramme est de 52 à 72 euros.

– ECSTASY ET AMPHÉTAMINES: LA RÉSURGENCE –

– Substance de synthèse, la MDMA est généralement consommée sous forme de comprimés d’ecstasy, mais est aussi de plus en plus disponible sous forme « cristal » ou en poudre. Les résultats 2014 dessinent une hausse générale en Europe. L’amphétamine est un stimulant de synthèse.

– 13 millions d’Européens (3,9%) ont déjà consommé de l’ecstasy et 2,5 millions dans l’année écoulée (dont 2,1 millions des 15-34 ans).

– 12 millions (3,6%) ont expérimenté les amphétamines et 1,6 million dans l’année écoulée (1,3 million des 15-34 ans).

– En 2014, 17.000 saisies d’ecstasy ont permis d’intercepter 6,1 millions de comprimés et 36.000 saisies d’amphétamines ont été menées pour un total de 7,1 tonnes.

– Le prix moyen au gramme est de 5 à 9 euros (ecstasy) et de 10 à 25 euros (amphétamine).

– OPIACÉS DONT HÉROÏNE –

– L’héroïne est la drogue la plus addictive et concentre le plus de décès, de maladies, et le plus de gens en traitement.

– 1,3 million d’Européens sont considérés comme des usagers problématiques d’opiacés.

– En 2014, on estime à au moins 6.800 les décès par surdose survenus dans l’UE, dont 83% avec présence d’opiacés.

– 644.000 usagers d’opiacés ont reçu un traitement de substitution en 2012.

– En 2014, 8,9 tonnes ont été interceptées dans l’UE lors de 32.000 saisies, soit une augmentation notable par rapport à 2013 (5,6 tonnes saisies).

– Le prix moyen au gramme est de 35 à 59 euros.

Mis en ligne le 29.05.2016

Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL

On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.

Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest

La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.

Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.

Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.

En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.

Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.

À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.

Les avantages de l’Afrique de l’Ouest

Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………

LIRE sur: http://www.hebdo.ch/les-blogs/gu%C3%A9niat-olivier-polisse/les-secrets-des-mafias-ouest-africaines-de-la-coca%C3%AFne

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Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites

Publié le 31-05-2016

cannabis_325Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois) (c) Afp

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.

« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.

Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).

Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.

Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .

– « Marketing sophistiqué » –

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».

« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.

Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.

Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.

L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation de monnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.

Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.

Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » en Irlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.

Source : AFP

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160531.AFP6911/drogues-en-europe-le-cannabis-toujours-en-tete.html

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gendarmerie jpgPar Florence Beaudet et Nathalie De Keyzer, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 31 mai 2016

Un vaste coup de filet la semaine dernière a permis d’interpeller onze personnes et de saisir plus de huit kilos de résine de cannabis ainsi que cinq armes.

Un trafic de drogue qui durait depuis au moins l’été dernier a été démantelé par les gendarmes de l’Ardèche. La semaine dernière, onze personnes ont été interpellées simultanément par 140 gendarmes sur l’Ardèche, la Drôme, le Gard et l’Ain. La tête présumée de ce réseau est un trentenaire originaire du Teil en Ardèche. Il a été incarcéré ainsi que trois de ses complices présumés.

50 kilos de drogue écoulés en dix mois

Lors des perquisitions, 8,2 kilos de résine de cannabis ont été saisis ainsi que 5 armes et 62 000 euros en liquide. Ce trafic aurait porté en dix mois sur cinquante kilos de drogue.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/gros-trafic-de-drogue-demantele-sur-le-teil-et-montelimar-1464708399

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Depuis une dizaine de jours, les policiers de la sécurité publique du Gard ont mené de multiples opérations de lutte contre la revente de résine de cannabis dans le secteur du quartier Saint-Charles, à Nîmes. 14 personnes ont été interpellées. 3 sont passées devant un juge et 2 sont écrouées.

Par Fabrice Dubault – Publié le 31 mai 2016

Nîmes - Hôtel de police - archives © F3 LR© F3 LR Nîmes – Hôtel de police – archives

Des opérations de lutte anti-drogue ont été menées à Nîmes dans le quartier Saint-Charles, ces 10 derniers jours.

Les policiers ont particulièrement traqué la revente de résine de cannabis. Le but des opérations était de stopper un important deal de rue dans un quartier en cours de rénovation urbaine.

La BAC, le groupe voie publique avec les moyens techniques de la ville de Nîmes ont été mobilisés. Soit une cinquantaine d’hommes.

Au total, 14 personnes ont été arrêtées pour infractions à la législation sur les stupéfiants. Les policiers ont aussi réalisé des saisies de résine de cannabis.
3 d’entre elles ont été présentées au parquet du tribunal de grande instance de Nîmes et 2 ont été écrouées.

La police doit procéder à de nouvelles opérations dans les jours à venir.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/nimes/14-arrestations-nimes-dans-le-cadre-d-une-operation-anti-drogue-1011193.html

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Publié le 31 mai 2016 dans Libertés publiquesOCRTIS1

Par Édouard H.

Scandale, stupeur et surprise dans le monde de la prohibition française du cannabis ! Dans une enquête publiée le 23 mai dernier, Libération révèle le rôle qu’aurait eu François Thierry, anciennement à la tête de la lutte anti-drogues en France, dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Tel Jérôme Cahuzac qui donnait des conférences sur la fraude fiscale, le journal rappelle que l’ancien patron de l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait pour habitude de poser devant les plus grosses prises aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs.

Si ce scandale est avéré, il est peu probable que la hiérarchie de l’Ocrtis n’ait pas été informée de ces agissements: cette révélation serait ainsi une mise à nu de l’ampleur de la corruption du système anti-drogue français. Sans surprise pour les personnes s’intéressant de près ou de loin au débat sur la politique des drogues, la prohibition démontre une nouvelle fois à quel point elle tend à corrompre les administrations chargées de la mettre en place. Comme aux États-Unis durant la prohibition de l’alcool dans les années 1920, la prohibition du cannabis en France crée d’immenses incitations à la corruption pour l’administration étatique. La France, malgré sa politique répressive, est le premier consommateur de cannabis en Europe : les gains financiers pour les personnes répondant à cette demande sont colossaux.

LIRE sur: https://www.contrepoints.org/2016/05/31/254937-patron-stups-poursuivi-ca-changera-quoi

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bsilimoCharente : 101 kilos de cannabis saisis après une course-poursuite
A la Une / Angoulême / Publié le 31/05/2016 . Mis à jour à 11h14 par S. C.

Le conducteur transportait 101 kilos de résine de cannabis dans son coffre. © photo DIRECTION REGIONALE DES DOUANES
La brigade des douanes a du faire usage d’une herse pour stopper le véhicule en fuitebsilimo1

Dimanche dernier, vers 22h30, la brigade des douanes de Limoges a voulu effectuer le contrôle d’un véhicule sur la RN141. Le conducteur au volant de sa Mercedes a d’abord fait mine de s’arrêter, avant d’accélérer et de prendre la fuite. Une course-poursuite s’est engagée sur la RN141 dans le sens Angoulême-Limoges.

Une deuxième patrouille douanière à moto a réussi à intercepter le fuyard en utilisant une herse pour crever les pneus de son véhicule. L’interpellation a eu lieu à hauteur de Chabanais.

A l’intérieur du véhicule, les autorités ont découvert 101 kilos de résine de cannabis. Le conducteur a été remis aux services de la police judiciaire.

http://www.sudouest.fr/2016/05/31/charente-101-kilos-de-cannabis-saisis-apres-une-course-poursuite-2382640-813.php

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Settat-Bouznika: saisie de plus d’une tonne de drogueLes éléments de la Gendarmerie Royale de Settat ont mené, les 27 et 28 mai 2016, plusieurs opérations distinctes à Settat et Bouznika, dans le cadre de la lutte contre le trafic de tout genre, qui se sont soldées par l’interpellation de cinq narcotrafiquants et la saisie de plus d’une tonne de drogue.

LIRE sur: http://aujourdhui.ma/faits-divers/settat-bouznika-saisie-de-plus-dune-tonne-de-drogue

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mauritanieALAKHBAR (Nouakchott)- La défense a chargé le Parquet à l’ouverture, ce lundi matin, au palais de justice de Nouakchott, du «Procès cocaïne » dont parmi les accusés Sidi Mohamed Ould Haidallah et Ely Cheikh, deux fils de l’ancien président mauritanien, Mohamed Khouna Ould Haidallah.

Selon la défense, le Parquet « a failli à sa mission » de préserver les droits des prévenus, considérant que l’arrestation de Sidi Mohamed Ould Haidallah à son domicile a été « sans fondement juridique car il ne détenait pas de la drogue sur lui« .

La défense  a estimé aussi que Ely Cheikh Ould Haidallah a été « torturé » après son arrestation « par une unité de l’armée« .

LIRE sur:

http://fr.alakhbar.info/11478-0-Proces-cocane-en-Mauritanie-la-defense-charge-le-Parquet.html

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Faut-il créer un parquet national antidrogue?

« Il y a une réelle insécurité juridique pour les enquêteurs. Si on veut lutter vraiment contre le trafic, on ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps… », prévient un policier spécialisé.

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ENQUÊTE- Un grand flic charismatique mis en cause. Un indic qui passe aux aveux. Un ex-infiltré qui règle ses comptes… Contre-enquête sur un dossier qui empoisonne la lutte antidrogue.

Le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, en 2013 Paru dans leJDD

En septembre 2013, à Nanterre, le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, après la plus grosse saisie de cocaïne réalisée en France métropolitaine. (Bernard Bisson/JDD)

« Ex jefe de la lucha antidroga de Francia, acusado de organizar un colosal tráfico de cannabis »… Pas besoin de traducteur pour comprendre, en lisant la presse espagnole, que les ennuis du commissaire François Thierry, patron pendant six ans de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont franchi les frontières. Déjà fragilisé après la saisie controversée, mi-octobre, de 7 tonnes de résine par la Douane en plein Paris « au préjudice » d’un de ses indics présumés, Sofiane H…, celui que ses collègues surnomment volontiers « FT » ou « Yeux bleus » doit faire face à une nouvelle charge.

Comme l’a révélé Libération lundi, elle sort de la bouche d’un « corsaire » de la lutte antidrogue qui l’accuse, « au motif de démanteler des réseaux », de couvrir un vaste trafic au profit de son indic Sofiane. « Les accusations selon lesquelles le chef de l’OCRTIS aurait, à l’insu de sa hiérarchie et de la justice, importé des dizaines de tonnes de drogue sont tout simplement absurdes. Le commissaire Thierry a toujours travaillé dans le respect de la loi. » Me Francis Szpiner n’en dira pas plus, sinon qu’il compte attaquer le quotidien en diffamation.

« Ce type est un mytho! »

Qui croire? Stéphane V…, l’identité d' »infiltré » de l’accusateur, explique à Libé avoir été missionné par François Thierry pour « garder » une villa au sud de Marbella entre mars et avril 2012 et y avoir assisté au ballet de cinq hommes, des policiers français selon lui, qui se seraient relayés pour « charger et décharger des paquets de drogue sur la plage ». Au total, 19 tonnes arrivées du Maroc par la mer et expédiées par la route vers la France. « La surveillance de la villa, c’est exact », indique un ponte de la PJ. « Pour le reste… Vous imaginez des gars de l’Office manipuler des tonnes de shit sur une plage espagnole au risque de se faire pincer par la garde civile! Ce type est un mytho. Tout s’est déroulé dans le strict cadre de la coopération franco-espagnole et cette opération a permis au moins six affaires réussies en France. »

«L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée»

Selon nos informations, Stéphane V…, 52 ans, aurait joué ponctuellement les « auxiliaires » pour la PJ depuis 2005 dans des dossiers de fausse monnaie, pour la PJ de Nice et enfin pour l’OCRTIS. La séparation ne s’est apparemment pas bien passée. « L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée », dit-il dans Libé. « C’est vrai que « FT » l’a jeté et a refusé de le payer », précise une source proche du commissaire Thierry qui renouvelle les accusations de mythomanie envers le quinquagénaire.

Ce dernier a alors écrit début octobre au procureur de la République de Paris pour « dénoncer les méthodes de l’Office des stups ». Ce qui a donné lieu en décembre à l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de police nationale (IGPN), par ailleurs saisie d’un autre dossier visant l’Office des stups. La « police des polices » a déjà procédé par deux fois à l’audition du « volubile » Stéphane V… « Des investigations sont en cours pour savoir si la doctrine d’emploi et la déontologie policière ont été respectées », se contente-t-on de répondre à l’IGPN, avant d’inviter à la « prudence » dans ce dossier.

« TIC TAC, TIC TAC!!! »

Les enquêteurs de l’IGPN ont, comme le JDD, épluché le compte Facebook de Stéphane V… Car si l’homme avance masqué dans Libé, il attaque à visage découvert sur les réseaux sociaux. Ses 630 « amis » ne peuvent ignorer sa vindicte envers le commissaire Thierry. Comme en témoigne la « revue de presse » des articles traitant des différentes affaires le concernant agrémentée parfois d’un « TIC TAC, TIC TAC!!! », synonyme sans doute de compte à rebours, ou encore d’un commentaire assassin accompagnant un article sur les réquisitions dans le procès Neyret : « Vu ce qui est demandé pour Neyret [dix ans] pour l’autre c’est perpet, vive l’État de droit… » (sic). Et si ce n’est pas assez clair, il y a aussi, postée le 6 mars, cette « petite dédicace a (sic) FRANcOIS THIERRY » juste au-dessus de la chanson de Gainsbourg… « Requiem pour un con ». Comme un parfum de vendetta personnelle? Sollicité par le JDD, l’intéressé n’a pas donné suite.

Mais l’homme dispose aussi d’informations pertinentes : c’est par lui que le parquet de Paris a appris que l’épouse du commissaire Thierry, Anne Claire V…, avait été l’avocate de Sofiane H… au moment de son procès en 2011 à Nancy, puis lors de sa remise en liberté en 2014.

Une information qui nous ramène à l’affaire des 7 tonnes saisies à Paris par la Douane et saluée alors par le président de la République en personne. Une saisie record – d’autant que 1,9 tonne et 6,2 tonnes ont été interceptées concomitamment près de Nantes et en Belgique – mais surtout un sacré pataquès juridique. Finalement arrêté en Belgique, Sofiane H…, l’indic du patron des Stups, longuement entendu le 9 mai par les juges Thouvenot et Sommerer, a confirmé son recrutement au profit de l’Office des stups. Mieux, selon plusieurs sources concordantes, il a également révélé avoir servi de « levier » à une opération d’infiltration policière conduite par le Service interministériel d’assistance technique (Siat) sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon… Opération avortée depuis la saisie des douanes.

Soutenu par sa hiérarchie

«Oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains…»

Un « sabotage » pour ce cadre de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), furieux contre les douanes. À l’écouter, tout a été fait dans les règles : « Le parquet entrant, celui de Perpignan, avait été prévenu du passage de cette livraison surveillée. Le parquet de Paris, en avril 2015, et la préfecture de police, en juillet dernier, avaient été sensibilisés sur le rôle actif de Sofiane H… jusqu’en décembre 2015. » Toujours selon cette source haut placée, Sofiane H… avait été ciblé, justement pour son appartenance au gotha des logisticiens du shit. « Ce n’est ni un fournisseur ni un commanditaire. Pour nous, c’est une formidable source de renseignements parce que le logisticien est plus facile à ‘sortir’ de la procédure et parce qu’il nous permet de suivre la marchandise jusqu’aux équipes de cité qui sont nos objectifs. Et je peux vous dire qu’on en a fait grâce à lui. Alors oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains… »

Soutenu par sa hiérarchie mais non autorisé à s’exprimer, François Thierry, 48 ans, a été exfiltré au printemps vers la Sous-direction antiterroriste (SDAT) après six ans à la tête de l’Office des stups. À de rares inimitiés près, personne parmi ses pairs ne remet en cause sa probité ou son professionnalisme. Une critique revient pourtant : « Est-ce vraiment le rôle d’un patron d’office central de traiter directement avec un indic : qui supervise qui dans ces cas-là? » Douze ans après sa promulgation, la loi Perben II, qui encadre les dispositions notamment d’infiltration et de rémunération des indics, a-t-elle atteint ses limites? Faut-il créer un parquet national antidrogue? « Il y a une réelle insécurité juridique pour les enquêteurs. Si on veut lutter vraiment contre le trafic, on ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps… », prévient un policier spécialisé.

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

 

dimanche 29 mai 2016

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-commissaire-plonge-au-coeur-d-une-affaire-de-drogue-787935

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