Archives de 5 novembre 2016

Rien de nouveau pourtant..Dans les années 2000, au centre de détention de Val de Reuil,  j’avais dénoncé le trafic important de cannabis avec plusieurs témoignages et des précisions sur les circuits utilisés … Je n’avais obtenu pour toute réponse qu’un « Mêlez vous de ce qui vous regarde » transmis par réponse officielle signée de la directrice des services déconcentrés de la pénitentiaire française,  Madame Laure de Choiseul. (Courriers reproduits ci-dessous)

Alors qu’aujourd’hui, d’apprendre que  huit détenus de la maison d’arrêt de Dunkerque ont été jugés et lourdement condamnés vendredi en comparution immédiate parce qu’ils avaient organisé cet été un trafic de drogue derrière les murs de la prison, ne fait que confirmer que la drogue est présente dans tous les établissements pénitentiaires. C’est un fait!

Les détenus avaient trouvé trois moyens de faire entrer la drogue : les missiles jetés dans la cour, les parloirs et la complicité d’un détenu en semi-liberté. PHOTO ARCHIVES MARC DEMEURE

Lire:

http://www.lavoixdunord.fr/70002/article/2016-11-05/quand-la-prison-etait-devenue-un-haut-lieu-du-trafic-de-drogue

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Marc François Xavier FIÉVET

NS 55 DNRED

4827 X – E 3 05

27107 Val de Reuil Cedex

  A

Gérard ESTAVOYER

D.I., Directeur de la DNRED

Renseignement et Enquêtes Douanières

18 / 22 de Charonne

B.P. 529

75 528 PARIS CEDEX 11

Ce courrier est numéroté de 1 à 5

Réf : NS 55 2500 O1 O14 VAL

Mon cher Gérard,

J’ai été destinataire d’un courrier suffisamment « consistant » pour que je ne puisse le garder, l’enfouir et le taire aux autorités politiques et administratives françaises.

Tu trouveras ci-jointe la copie de ce document reçu le 9 janvier 2004, dont l’original a été adressé à Monsieur François Loncle le député de l’Eure à qui j’ai demandé de bien vouloir te transmettre ce courrier puisque, bizarrement, les Douanes ne figurent pas comme autorités pour la Justice française. Pourquoi, je t’alerte, toi, et donc la DNRED ? C’est parce que le problème soulevé est avant tout un problème douanier, puisque les produits incriminés ne sont généralement pas encore cultivés et transformés sur notre territoire national ? Que je sache, le Roi Mohamed VI n’a pas encore obtenu libre circulation pour les productions du Rif si chères à son cœur et surtout à son portefeuille et, à mon avis, mais de ma prison j’ai pu rater un épisode, l’ALENA n’a pas été étendu aux territoires de l’OTAN et n’a pas non plus passé des accords avec l’Europe pour que nous écoulions ses productions illicites.

Ma qualité d’NS 55 DNRED étant parfaitement connu intra-muros, il s’avère que certains détenus outrés et consternés de constater que le trafic de stupéfiants continue de proliférer dans ce Centre de détention, ne comprennent plus que malgré des informations précises transmises aux autorités locales et en particulier à Monsieur le Procureur de la République d’Evreux, n’aient entraîné à ce jour aucune réaction, ni prise de décisions réelles pour éradiquer ce fléau qui règne totalement dans ce Centre de détention.

Des solutions existent. Certes, il faudrait peut-être accepter de reprendre à notre compte des méthodes expérimentées avec succès depuis déjà de très nombreuses années en Angleterre et au Canada, mais, pour cela, encore faudrait-il que notre susceptibilité cocardière nous laisse imaginer que nous ne détenons pas la panacée de la connaissance des techniques de lutte contre la drogue et que nos hiérarques acceptent enfin de penser qu’en milieu carcéral, ce n’est pas une obligation de laisser proliférer le trafic de stupéfiants et tout le collatéral s’y accrochant, pour obtenir la tranquillité.

Je t’ai souvent alerté pour te dire que j’étais excessivement surpris de constater l’ampleur du trafic de stupéfiants dans les prisons françaises et cela dès mon retour du Canada. Aujourd’hui, je te demande d’agir via les nouvelles implantations régionales de type GIR pour que soit au moins tenter de rendre un CD sans stupéfiants dans ce pays qui donne tellement facilement des leçons au monde entier et qui est incapable de résoudre en milieu fermé un problème de narcotrafic.

Comment ne pas rappeler ce que j’écris dans l’AVISEUR enchaîné N°13 pour conclure un long article sur la Pénitentiaire :  « Comme pour la lutte anti-stupéfiants, la poudre aux yeux ne trompe plus personne et les fouilles récentes qui eurent lieu dans ce C.D., comme toutes celles qui continuent à importuner ceux qui n’ont rien à cacher, ne sont que spectaculaires, ne faisant rire que les dealers et les consommateurs qui ne trouvent là qu’une distraction, mais certainement pas le début d’un commencement de résolution de cette calamité qui s’est définitivement installée dans les prisons françaises et ce n’est certainement pas avec les moyens mis en œuvre actuellement que sera éradiqué ce fléau.  Monsieur Dominique Perben en a-t-il seulement la volonté, puisqu’il y a pléthores de directeurs (Nous avons 4 directeurs de l’AP au C.D de Val de Reuil et 1 directeur du SPIP) et aucun Monsieur Anti-drogues ? Il est plus simple de légiférer sur le crime de blasphème dans la cité que de mettre enfin en place de vraies mesures pour éradiquer les dommages collatéraux dus à la drogue ; continue à m’apparaître toujours choquant que rien d’efficace ne soit fait  pour éviter que des dealers s’enrichissent sur le dos des plus démunis. Mais, nous ne sommes déjà pas capables d’obtenir les minima en matière d’hygiène, incapables d’avoir des prix normaux et non majorés…incapables aussi de restaurer les valeurs fondamentales… malgré et peut-être aussi à cause des armées de fonctionnaires qui ont contribué largement à la déresponsabilisation généralisée; alors! Comme pour la crasse, tout le monde le sait, mais personne n’agit autrement que par des notes de service et des « mesurettes » inefficaces. L’important, aujourd’hui, n’est pas d’être efficace mais seulement générateur d’emploi ! Que les hiérarques de la pénitentiaire continuent à pontifier, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.  Editer des camemberts sur la productivité n’est pas une finalité d’action. »

Oserais-je te demander de tout mettre en œuvre en organisant une action concertée pour qu’enfin, la grande majorité des détenus de ce centre commencent enfin à penser que l’hyper sécuritaire imposé à tous, permette de donner des résultats pour enrayer le trafic de stupéfiants  intra-muros et peut-être faire en sorte que des unités dite « de confiance » ne se développent qu’en y autorisant que des détenus ayant accepté de subir, ne serait-ce qu’un pisse-test qui permet comme tout le monde le sait de savoir quels sont les stupéfiants ingurgités dans les semaines qui précèdent cette analyse. Quoi de plus simple alors de rassembler les drogués sous un même bâtiment et de pouvoir contrôler sans coûts excessifs les communications téléphoniques et les visites de ces personnes. Le but n’étant pas de punir mais d’éradiquer le mal en cherchant aussi à désintoxiquer les « addicts » de ces produits interdits. Alors, un allégement des effectifs en personnel  d’ASP, diminuant d’autant des coûts salariaux inutiles autant que superflus, serait possible avec l’espoir qu’enfin, ces postes de personnels rendus disponibles pourraient alors être affectés vers une action destinée à la réinsertion tant vantée pour qu’elle devienne enfin réalité.

Je sais que le Chef de détention de ce Centre de détention, Monsieur Louis Merel, va, peut-être me menacer encore, en me disant de me méfier, pensant que je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Et bien, si, ça me regarde, et à juste titre ne serait-ce que pour avoir été l’agent infiltré N° 1 de la DNRED du temps où j’étais en activité et je te demande d’agir pour qu’enfin l’Etat de droit soit respecté derrière les murailles de ce CD. Je n’imagine pas un seul instant que tu puisses me répondre que le respect des lois est une utopie. Seuls les efforts conjoints des autorités douanières (DNRED et TRACFIN), policières (Police et Gendarmerie), et judiciaires (Parquet et Administration Pénitentiaire) pourront permettre de faire que l’Etat de droit ne soit pas une boutade servie pour clôturer un débat inexistant.

            Toujours bien cordialement

Val de Reuil, le 10 janvier 2004

                   Marc F. X. FIÉVET

                            NS 55 – DNRED

 

Pièces jointes :

La copie du courrier reçu, comprenant une lettre de deux feuilles et une lettre d’une feuille adressée au Procureur de la République   .

Copie adressée à :

  • Monsieur Dominique PERBEN

Ministre de la justice – Garde des Sceaux

  • Monsieur Jean François COPE,

Ministre du Budget – Bercy

  • Monsieur François LONCLE,

Ancien Ministre, Député de l’Eure

  • Monsieur Patrice MOLLE,

D.G de l’Administration Pénitentiaire

  • Monsieur Jean Marie LANDAIS,

Directeur de la Division 2, CD de Val de Reuil


Et une réponse quelques semaines plus tard

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bbrdrapeau

MINISTÈRE DE LA JUSTICE                                  Paris, le 22 FEV. 2005

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                                COPIE reconstituée.

                                                        Texte et références conformes à l’original.

DIRECTION DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

SOUS-DIRECTION DE L’ÉTAT MAJOR DE SÉCURITÉ

Bureau de gestion de la détention

EMS1

Marc FIÉVET

                             Centre de détention de

                                                                                  VAL-DE-REUIL

N/Réf : Req 111574/ML

Monsieur,

Par lettres du 10 janvier 2005, vous avez appelé l’attention de Monsieur le directeur du cabinet du Ministre de l’Intérieur, de Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ainsi que celle de Monsieur le Directeur de l’Administration pénitentiaire sur votre situation. Vous proposez des solutions quant à la gestion de la détention dans les établissements pénitentiaires français afin de mettre fin à des échanges de marchandises prohibées.

Je vous informe que la gestion de la population pénale reste au cœur des préoccupations de la direction de l’administration pénitentiaire. Par ailleurs, les travaux de la direction de l’administration pénitentiaire conduits par des magistrats et fonctionnaires de différents corps du ministère de la justice tendent à l’amélioration de la vie carcérale.

Cependant, je vous indique que vos propositions bien que de qualités sur un sujet présentant un intérêt avéré parmi les préoccupations de l’administration pénitentiaire, n’autorisent pas votre collaboration effective.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées.

                                                                  Le Magistrat, chef du bureau

                                                                  De gestion de la détention

                                                                              Signé

                                                         Laure de CHOISEUL

DAP

Adresse postale : 13, place Vendôme – 75042 PARIS Cedex 01

Bureaux situés   : 8 – 10, rue du renard – 75004 PARIS

Tél, 01 44 77 60 60 – Fax. 01 49 96 27 50

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L’Agence régionale de santé vient de lancer une alerte sur la circulation dans la capitale d’une cocaïne fortement dosée pouvant avoir de graves conséquences sur les consommateurs.

Ce message fait suite à une saisie réalisée la semaine dernière par la police.

LIRE

http://www.lci.fr/faits-divers/elle-est-titree-a-96-alerte-a-la-cocaine-fortement-dosee-a-paris-2011048.html

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chiapsCd. de México (05 noviembre 2016).- Elementos de la Marina aseguraron en Chiapas más de media tonelada de cocaína que era transportada en una embarcación menor y detuvieron a tres personas.

Leer :

http://www.reforma.com/aplicacioneslibre/preacceso/articulo/default.aspx?id=978490&urlredirect=http://www.reforma.com/aplicaciones/articulo/default.aspx?id=978490

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deaSixteen people in the Tucson-area were arrested in a multi-agency investigation dealing with weapons, heroin and marijuana trafficking, authorities said Thursday.

The Tucson organization is tied to the Sinaloa drug cartel, said Drug Enforcement Administration officials at a news conference at the federal agency’s office.

Sean Dixon

Cortesía del Departamento del Sheriff del Condado Pima.

Read more :

http://tucson.com/news/local/crime/dea-tucson-drug-ring-linked-to-sinaloa-cartel-is-broken/article_cf67bc1f-a5b1-5b6b-8613-923f3d6dd581.html

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« Une chronique sociale au long cours qui devrait alimenter le débat sur la légalisation du cannabis », dédicace des auteures au CIRC cité à plusieurs reprises dans leur ouvrage. 

Une enquête édifiante sur le trafic de cannabis à St Ouen, la détresse des riverains soumis à la lâcheté et l’hypocrisie des politiques autant qu’à l’impuissance d’un système que ceux-ci persistent à maintenir.

Lire:

https://blogs.mediapart.fr/kshoo/blog/051116/une-ville-sous-emprise-saint-ouen-ou-la-loi-du-cannabis

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La police judiciaire de Rennes a interpellé trois personnes, soupçonnées de se livrer à un vaste trafic de cannabis qui approvisionnait une bonne partie de la Bretagne dont le Finistère et les Côtes-d’Armor. Une somme de 100 000 € a été découverte enterrée dans un bois, à Chartres-de-Bretagne. La BRI de Nantes est intervenue pour les interpellations.

Lire:

http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-120-kg-de-cannabis-decouverts-dans-une-camionnette-4590642

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Jugé en comparution immédiate pour une « affaire » de trafic de cocaïne, l’homme d’affaires franco-béninois Sébastien Ajavon a été relaxé vendredi 4 novembre soir pour « insuffisance de preuve » et « au bénéfice du doute ».

Lire:

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/05/trafic-de-cocaine-l-homme-d-affaires-sebastien-ajavon-relaxe_5025797_3212.html

http://fr.africanews.com/2016/11/04/benin-sebastien-ajavon-acquitte-dans-l-affaire-du-trafic-de-drogue/

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Cuatro presuntos narcotraficantes han muerto en la tarde de este jueves tras una persecución con una patrullera del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria que al proceder a detener la embarcación en la que viajaban los cuatro fallecidos realizó una brusca maniobra colisionando con la patrullera.

La persecución se ha iniciado sobre las 17.00 horas en aguas del Estrecho y ha finalizado en Estepona (Málaga).

Fuentes de la Agencia Tributaria indican que el choque entre las embarcaciones se produjo sobre las 17:45 a doce millas al sur de Estepona. La patrullera del Servicio de Vigilancia Aduanera había emprendido la persecución de la planeadora en aguas del Estrecho de Gibraltar sobre las cinco de la tarde ante la sospecha de que se dirigiera a la Bahía de Algeciras para alijar droga.

La embarcación, una semirrígida de 12 metros de eslora y propulsada por tres motores, trató de zafarse de las autoridades y comenzó a navegar hacia las costas del término municipal de Estepona. En un momento de la operación, la planeadora realizó una maniobra extraña y colisionó contra la proa de la embarcación policial.

Los agentes de la patrullera de la Agencia Tributaria rescataron a los tripulantes de la lancha, sin que pudieran reanimarles. Como consecuencia del impacto los funcionarios de Vigilancia Aduanera sufrieron heridas leves -uno de ellos la rotura de una clavícula-. Al lugar de la colisión se desplazó una embarcación de Salvamento Marítimo para prestar asistencia.

Los cadáveres fueron embarcados en la patrullera y trasladados hasta el muelle del puerto de Algeciras para proceder al levantamiento judicial y la instrucción de las primeras diligencias conducentes a identificar los restos mortales. La llegada a puerto se produjo sobre las 20:00.

El delegado especial de Andalucía, Ceuta y Melilla de la Agencia Tributaria, Alberto García, señaló que la investigación judicial se mantiene abierta, puntualizando que la prioridad de los agentes fue rescatar a los tripulantes tras el accidente sin que pudieran salvarles la vida.

http://noticiassva.blogspot.fr/2016/11/cuatro-fallecidos-en-el-estrecho-tras.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+DiarioDeNoticiasSva+(DIARIO+DE+NOTICIAS+SVA)&m=1

Mas:

http://politica.elpais.com/politica/2016/11/04/actualidad/1478290659_912478.html

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En una operativo dirigido por el Ministerio Público se incautó más de media tonelada de droga —camuflada en dos camiones— y se detuvo a 13 personas en el distrito de San Clemente, provincia de Pisco, departamento de Ica. 
En el operativo se detuvo a 13 personas que fueron identificadas como Alina Del Rosario Ladera Estete, Juan Carlos Santamaría Alaya, Boris Torres García, Yorvi Soto Ladera, Alex Rojas Valdez, Silverio Huallparimache Tumpay y Joel Rojas Córdova.

Además, de los ciudadanos bolivianos Luis Antonio Galán Gonzales, Lenar Sevillano Delgado, Deymar Sevillano Delgado, Juaquín Villanueva Martínez, José Marcial Arispe Gonzales y Edwin Arispe Gonzales.


Mas:

http://m.peru21.pe/movil/actualidad/pisco-incautan-mas-media-tonelada-droga-y-detienen-13-personas-fotos-y-video-2261454