ESPAGNE: financé par le narcotrafic, le GAL sera l’organisation terroriste la plus meurtrière des années 80

Publié: 29 janvier 2017 dans Aeronarcotrafic, Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, Héroïne, INFOS, Irlande, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS
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etaren_anagrama_altsasunQuoi que l’on puisse penser de la légitimité du combat indépendantiste basque et de l’action de l’ETA, la sale guerre menée par les Groupes antiterroristes de libération (GAL) durant les années 1980 est l’illustration de ce dont sont capables les « démocraties » contre leurs adversaires, le système pouvant très bien intégrer la terreur dans son fonctionnement.

Entre 1983 et 1987, les GAL ont réalisé 40 attentats et tué 27 personnes (dont 24 en France). Le GAL sera l’organisation terroriste la plus meurtrière des années 80.

Durant cette période, plusieurs équipes vont opérer.

Les rapports confidentiels du CESID (les services secrets espagnols), rendus publics lors de l’enquête du juge Garzon en décembre 1996, attestent de la pluralité des GAL. Ceux-ci fonctionnaient en fait comme une signature pour divers services de sécurité : pour l’armée (GAL marron), pour la police (GAL bleu) ainsi que pour les civils recrutés pour les bases œuvres (GAL vert) et un mystérieux GAL France qui impliquerait certains policiers français.

Mais tous suivaient une stratégie précise fixée par le gouvernement espagnol. Durant toute l’opération, rien n’a transpiré sur les réels commanditaires. Bien que tout le monde soupçonnât Madrid de tirer les ficelles, aucune preuve ne vint les confirmer. Felipe Gonzalez jura même sur son honneur que son gouvernement n’avait jamais eu aucun lien avec les GAL. Dans le domaine opérationnel, chaque service, alimenté par des fonds secrets, rivalisait pour atteindre les objectifs de Madrid. La concurrence entre eux fit naître une certaine pagaille, d’où l’aspect incohérent de l’activité des GAL. Certaines actions extrêmes furent très professionnelles (faites sûrement par des experts en contre-subversion), d’autres furent des coups fumeux sentant l’amateurisme le plus complet. Au premier rang des amateurs, un sous-commandant des RG de Bilbao, José Amedo Fouce, véritable Ratamplan de l’antiterrorisme. Multipliant les gaffes monumentales, il se révèlera utile comme bouc émissaire à la fin de l’opération.

Le recrutement fut extrêmement simple, les agents espagnols s’adressèrent au Milieu marseillais et bordelais qui leurs fournit des tueurs à gages gracieusement rémunérés.

On fera appel à des mercenaires français et portugais (anciens paras ou légionnaires) et à certains activistes d’extrême droite liés aux réseaux OAS. On verra même le fantôme du SAC (l’ancien service d’ordre gaulliste dissous à la suite de ses sanglantes bavures) dans l’affaire. Les recruteurs purent ainsi puiser dans un réservoir de personnes peu soucieuses de la légalité démocratique et expertes dans les coups tordus. L’avantage étant que rien ne pouvait les relier aux autorités espagnoles.

lire:

ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

lire plus: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-coulisses-du-systeme-retour-sur-les-manipulations-etatiques-du-terrorisme-26163.html

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