LIBAN (Drogues): 50 % de la production de cannabis va à l’exportation

Publié: 23 février 2017 dans INFOS, NARCOTRAFIC
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Le général Ghassan Chamseddine, chef de la brigade antistupéfiants des Forces de sécurité intérieure (FSI). 

Par Patricia KHODER 

 

« En 2016, nous avons saisi 7,5 tonnes de cannabis, plus de 200 kilogrammes de cocaïne, plus de 15 millions de cachets de Captagon et des quantités d’autres psychotropes. Nous avons aussi arrêté 548 personnes pour trafic de drogue », souligne, dans un entretien à L’Orient-Le Jour, le général Ghassan Chamseddine, chef de la brigade antistupéfiants des Forces de sécurité intérieure (FSI). Il révèle également qu’au Liban, « 50 % de la production de cannabis est consommée dans le pays, le reste va à l’exportation vers l’Europe, et cela notamment à travers l’Égypte et la Libye ».

 

De nombreuses opérations de saisie de drogues et de démantèlement de réseaux de trafiquants ont été menées au cours des douze mois écoulés. Voici les plus importantes.

Commençons par une opération qui s’est déroulée à Baalbeck, il y a tout juste deux semaines. La brigade antistupéfiants des FSI a effectué une descente dans un dépôt de ce caza de la Békaa et a saisi des ateliers de production de Captagon, avec pièces de rechange si besoin est, et la matière première comme le benzène méthyle cétone nécessaire à la fabrication de cette amphétamine et 400 000 cachets de ce stupéfiant.

« Produit en Syrie et en Turquie, et exporté dès 2006 vers les pays du Golfe, le Captagon a commencé à intéresser les fabricants de drogue libanais qui ont pris leur savoir-faire des Syriens ayant trouvé refuge au Liban, il y a six ans. Ces importants producteurs et trafiquants de Captagon déplacés de Syrie ont eu besoin des Libanais, qui connaissent les réseaux et les rouages du trafic pour pouvoir écouler et transporter leur marchandise », note le général Chamseddine, soulignant que « ces Libanais ont à leur tour appris le métier et ouvert des ateliers dans la Békaa ».

Une autre saisie importante est celle de quatre laboratoires de Captagon à l’aéroport de Beyrouth.

« À la fin de 2016, nous avons saisi du matériel nécessaire à la mise en place de quatre ateliers de fabrication de Captagon ainsi que de la matière première pour produire ces stupéfiants. La cargaison était en provenance d’Inde. Elle devait passer la douane d’une façon frauduleuse. La facture montrait un inventaire propre au laboratoire des universités », raconte le chef de la brigade antistupéfiants des FSI.

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https://www.lorientlejour.com/article/1031485/au-liban-50-de-la-production-de-cannabis-va-a-lexportation.html

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