Archives de 9 avril 2017

Lire ou re lire cet article d’Emmanuel Fansten paru le 25 janvier 2017 dans Libération. 

Une bande audio réalisée lors d’une réunion à la direction du renseignement des douanes met en cause François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue soupçonné d’avoir récupéré des valises de came à Roissy.

C’est un enregistrement clandestin longtemps resté secret. Une bande audio explosive, versée à la justice et authentifiée par un huissier, qui révèle un nouvel épisode de la guerre des services au sommet de l’Etat et illustre les méthodes troubles de l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry. Déjà visé par plusieurs procédures judiciaires et aujourd’hui en poste à la Sous-direction antiterroriste (Sdat), le commissaire est soupçonné d’avoir personnellement récupéré des valises de drogue à l’aéroport de Roissy, en dehors de toute procédure judiciaire. A l’époque, les accusations d’une douanière auraient été étouffées par les policiers.

Grand flic

La scène se déroule le 21 septembre 2010. La veille, une informatrice de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été interpellée par l’Ocrtis, provoquant un pataquès judiciaire et une crise ouverte entre les deux services rivaux. Une réunion est alors organisée en urgence par le patron de la Division des recherches, Roger Combes, au siège de la DNRED, situé à l’époque rue de Charonne, dans le XIe arrondissement de Paris. Autour de lui, ont pris place son adjoint, Claude Lubrano, le responsable de la division des recherches de Paris, Philippe Gozard, ainsi que quatre enquêteurs de l’équipe «stups» des douanes. Soucieux de garder une trace en cas de problème, un des participants enregistre discrètement l’échange. Au fil de cette longue discussion à sept voix, la conversation dévie sur François Thierry. Après avoir passé plusieurs années à la tête du Service interministériel d’assistance technique (Siat), l’unité ultraconfidentielle qui chapeaute tous les agents infiltrés, le grand flic a été nommé cinq mois plus tôt à la tête de l’Ocrtis. Plusieurs douaniers s’étonnent de sa présence régulière à Roissy.

«- Oui mais bon, ça, on fait avec , tempère Philippe Gozard. Et puis ça existe, et puis on peut pas faire, on peut pas faire autrement. François Thierry a été, même en temps que patron du Siat, il allait chercher les… les valises à l’aéroport.

– En plus directement, réagit un agent.

– Ah bah ça, on l’a vu, enchaîne une autre. Il est parti avec sa valise vert-fluo, 50 kg dedans, et encore, 50 kg, je suis généreuse.

– Le problème, c’est qu’il est flic, s’étrangle Roger Combes.

– Mais oui, mais on n’est pas là pour le balancer non plus, moi je suis pas l’inquisiteur.

– C’est ça, le souci, c’est que ce mec-là, tout le monde sait.

– Le jour où il tombera, j’aurai ma conscience, c’est pas moi qui l’aurai balancé, parce que j’en ai rien à foutre, il vit sa vie. Rien à caguer.

– Et il n’empêche que ce mec-là, c’est le patron de l’Office des stups. Et quand il va voir le magistrat, le magistrat lui mange sur la main (sic).»

Quelques mois après cette réunion, à la suite d’un mystérieux courrier anonyme dénonçant les pratiques des douaniers, une enquête préliminaire est ouverte en novembre 2011, confiée à… l’Ocrtis. Soupçonnés d’avoir détourné de la drogue afin de rémunérer des indics, plusieurs agents de la DNRED sont mis en examen, dont la plupart de ceux qui se plaignaient de François Thierry. Mais dans les auditions, il n’est étrangement fait nulle part mention des valises transportées par le commissaire. «L’Ocrtis n’a pas voulu acter mes déclarations à ce propos», expliquera trois ans plus tard une des douanières mises en examen, Patricia B., lors d’une confrontation devant le juge Hervé Robert. A cette occasion, cette dernière confirme qu’elle s’est bien retrouvée nez à nez face à François Thierry, notamment le 6 février 2010, et qu’un de ses collègues en poste à Roissy lui a affirmé que le patron des Stups était là «toutes les semaines».

Surpris, le magistrat convoque trois jours plus tard François Thierry pour recueillir ses explications. «Je n’ai aucun souvenir de l’événement rapporté», commence par se défendre le commissaire, avant d’envisager trois hypothèses, «si tant est que j’ai bien été là ce jour-là». Première hypothèse : une «livraison surveillée» classique, technique qui permet de faire passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat afin de piéger des trafiquants. Mais vérification faite, aucune procédure judiciaire de ce type n’était ouverte à l’époque des faits. Deuxième hypothèse avancée par Thierry : il s’agissait d’un «exercice conduit au titre d’une opération factice». Troisième et dernière hypothèse, plus baroque encore que la précédente : l’opération visait en fait à «crédibiliser» un gros indic du service en l’aidant à faire passer de la marchandise, fausse évidemment, afin de faire croire à ses complices qu’il disposait d’une sortie à l’aéroport de Roissy. «Très ponctuellement, pour cet informateur, nous avons été amenés à aller chercher deux ou trois valises expédiées depuis Bogota, qui contenaient, pour un premier envoi des vêtements, pour le deuxième envoi du sable et pour le troisième, je n’ai gardé aucun souvenir», a expliqué sans rire le commissaire.

Piste en suspens

Par acquit de conscience, le juge d’instruction lance alors des vérifications en Colombie. La réponse arrive quelques semaines plus tard, le 14 septembre 2014, par le biais de l’attaché de sécurité intérieure à Bogota. «Aucun élément lié à la réception ou à la réexpédition de matériels techniques envoyés au Siat durant les années 2009 et 2010», tranche le fonctionnaire en poste à l’époque. De son côté, après de nouvelles vérifications faites auprès de son service, François Thierry admet que «le Siat n’a conservé la mémoire d’aucune opération judiciaire sur le site de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle». «Aucune trace de ma présence sur place ce jour-là», précise-t-il avant de soumettre au juge une ultime hypothèse : «Nous procédions à la récupération de matériels techniques (balises, moyens vidéo) revenant des DOM-TOM ou de l’étranger et confiés avec précaution et discrétion à un équipage d’une compagnie aérienne compréhensive. Non évoquée lors de mon audition, faute de l’avoir eue en mémoire, cette pratique reste fréquente.» Piste qui restera en suspens. Trois mois plus tard, le juge Robert rejoint la Cour des comptes. Transmis au cabinet de Jean Gervillié, le dossier va alors flotter près de deux ans avant de rebondir. En janvier 2016, tous les douaniers sont à nouveau entendus, dont Roger Combes, le patron de la Division des recherches à l’origine de la réunion enregistrée en septembre 2010. «Avez-vous autre chose à déclarer avant que nous mettions fin à notre audition ?» lui demande ce jour-là le magistrat. «Je pense que François Thierry n’est pas honnête mais je ne suis rien par rapport à lui, répond Combes. Je n’ai jamais pu me livrer à ce point, personne ne m’aurait cru. J’ai conscience qu’en vous parlant sur les doutes que j’ai sur ces personnes qui ont eu ce type d’agissements pendant toutes ces années, je mets ma vie en péril.»

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2017/01/25/stups-les-etranges-bagages-du-commissaire_1544070

Lire aussi:

Pour François Thierry, trois affaires sur les rails

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/20/pour-francois-thierry-trois-affaires-sur-les-rails_1557158

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MOSCOW, March 31. /TASS/. Two Russians were detained when they came to pick up a parcel from Belgium, containing a steam cooker and 5,000 ecstasy pills, Russia’s Federal Customs Service said in a statement.

« During a customs examination, a cardboard box was found containing a steam cooker packed with five plastic bags filled with different-colored pills, marked with various logos and designs, » the statement reads. « According to an expert, the pills contained the drug substance MDMA. »

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http://tass.com/society/938608

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Sgt. Luc Chicoine is the RCMP’s national drug program coordinator. (CBC)

The RCMP’s national drug program coordinator says drug users are playing « Russian roulette » when they take illicit narcotics such as cocaine, heroin and ecstasy because they could be laced with the powerful opioid fentanyl.

The RCMP first became aware of fentanyl back in 2002, according to national drug program coordinator Sgt. Luc Chicoine. (The Canadian Press) 

« Don’t assume that anything you find is what it is, » Sgt. Luc Chicoine told guest host Stu Mills on CBC Radio’s Ottawa Morning.

« Any drugs can be laced or mixed, and have a certain percentage of fentanyl. We have seen it through Health Canada’s drug analysis lab into cocaine, into heroin, and mixed with other components. So right now any types of powder, any types of drugs is believed to be containing fentanyl, and dealt with accordingly. »

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http://www.cbc.ca/beta/news/canada/ottawa/rcmp-fentanyl-laced-drugs-1.4058027

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Importante golpe al narcotráfico en Cantabria. Quizás, el mayor en cuanto a la distribución de hachís se refiere. La Guardia Civil de Cantabria está llevando a cabo una compleja operación antidroga que, de momento, se ha saldado con mucho más de una tonelada de hachís incautada, cuatro personas detenidas, 10 vehículos y 14.000 euros en efectivo.

Leer

http://cadenaser.com/emisora/2017/04/09/radio_santander/1491724808_136914.html


2016 waren es alleine in Bremerhaven und Hamburg 976 Kilogramm Kokain. In den ersten Monaten 2017 sei diese Zahl sogar noch weiter gesteigen. 

Bremerhaven Über die großen europäischen Containerhäfen steigt der Schmuggel von Rauschgift drastisch an. Allein in Bremerhaven und Hamburg wurden im vergangenen Jahr 976 Kilogramm Kokain entdeckt, wie der Leiter des Zollfahndungsamtes Hamburg, René Matschke, am Freitag in Bremerhaven sagte. 


Das waren den Angaben zufolge 47,4 Prozent mehr als im Jahr zuvor. In den ersten Monaten 2017 sei in beiden Häfen bereits mehr als eine Tonne Kokain sichergestellt worden. 


Lesen
https://mobil.nwzonline.de/bremerhaven/zoll-stellt-immer-mehr-kokain-in-containerschiffen-sicher_a_31,2,3333704540.html

Diese Ladung Südfrüchte aus Ecuador hatte es im wahrsten Sinne des Wortes in sich! Die Kölner Polizei wurde am Samstagnachmittag zu einem Firmengelände in Leverkusen-Opladen gerufen. 


Der Mitarbeiter einer Bananenreiferei hatte einen erstaunlichen Fund gemacht.Lesen mehr
http://mobil.express.de/koeln/wert-rund-80-millionen-euro-fast-400-kilo-koks-in-leverkusener-bananenkisten-entdeckt-26686114?originalReferrer=

Trois Pakistanais, condamnés à mort pour trafic de drogue, ont été décapités dimanche à Jeddah, ce qui porte à 26 le nombre de personnes exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année. 


Selon des communiqués du ministère saoudien de l’Intérieur, les trois hommes faisaient partie d’un réseau de trafic d’héroïne.

Ils ont été arrêtés alors qu’ils dissimulaient de la drogue dans des capsules ingurgitées à leur arrivée en Arabie saoudite. 


Les exécutions ont eu lieu à Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite.

Lire

https://www.lorientlejour.com/article/1045865/arabie-trois-pakistanais-executes-pour-trafic-de-drogue.html

De 2010 à 2013, Tom Wainwright a été le correspondant de l’hebdomadaire « The Economist » à Mexico. 

« Plus je m’intéressais au secteur de la drogue, plus je me demandais ce que ça donnerait si je couvrais le sujet comme […] n’importe quel commerce. » De cette question est né un livre passionnant, qui confronte les lois de l’économie à celles du narcotrafic – pour constater que, souvent, elles ne sont pas si éloignées. Riche en anecdotes et souvent drôle, l’ouvrage est aussi une mise en cause des méthodes de lutte contre la drogue, aussi dangereuses socialement qu’inefficaces économiquement. 

Extraits. 

Lire

https://www.lesechos.fr/idees-debats/livres/0211930420161-lecons-deconomie-sur-le-trafic-de-drogue-2076638.php

C’est une cocaïne pure à 90% qui peut mettre la vie des consommateurs en danger

A Bordeaux, depuis le mois de janvier, quatre overdoses sont à déplorer, dont deux mortelles. Parallèlement, les prix du gramme de coke ont plus que doublé.

Lire

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux-metropole/bordeaux/medecins-bordelais-inquiets-face-cocaine-mortelle-1227703.html