COKE en STOCK (CXXIV): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (2) ?

Publié: 22 juillet 2017 dans INFOS
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En Guyana, on trafique beaucoup, on vient de le dire le long de l’épisode précédent. Et on trafique de différentes façons.  Parmi celles-ci, je vous ai découvert une méthode que l’on pourrait appeler celle de la fourmi.  Patiemment, il suffit d’accumuler des billets pour devenir riche, c’est bien connu et c’est une méthode bien classique que l’on dira de fonctionnaire :  rien d’aventureux là-dedans !  A part que là le bas de laine (ou le matelas pour les planquer) est un engin volant, et son propriétaire un fieffé malin, qui a bâti un petit empire familial fort discret… jusqu’à ce qu’une visite de Porto-Rico en compagnie de son père fasse tout effondrer.  Récit de l’incroyable aventure de Mr Lall, pilote guyanais de Westwind, un fort bel avion ma foi…

L’histoire avait débuté le 27 novembre 2014.  Par une étrange découverte survenue sur l’aéroport de Porto Rico, nous avait alors appris la presse : « un pilote – homme d’affaire guyanais – est actuellement détenu dans une prison de Porto Rico après n’avoir pas révélé une grande somme d’argent qui était cachée dans plusieurs parties de l’avion privé dans lequel il voyageait.  Khamraj Lall était le copilote ce jour-là, à bord du jet N822QL (un Israel Aircraft Industries 1124 « Westwind », de 1988, un développement du Model 1121 Jet Commander, abandonné en raison de la concurrence du North American Sabreliner), lorsqu’il s’est posé dans l’annexe américaine de Porto Rico pour le ravitaillement.  Les agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis effectuaient des contrôles de routine à bord de l’avion lorsqu’ils ont découvert des sommes importantes de monnaie américaine totalisant plus de 600 000 dollars.  Les agents de l’aéroport avaient demandé à Lall et à deux autres occupants de déclarer l’argent qu’ils portaient.  Lall était alors en train de voyager avec son père et le pilote de l’avion.  Le pilote avait déclaré 60 dollars US alors que, ensemble, le copilote et son père portaient 12 000 dollars sur eux (à noter que la photo ici à droite est celle de l’appareil lors de sa mise en vente le 27 mars dernier par l’ U.S. Treasury Aircraft & Vessel Online Auction, après sa saisie deux ans auparavant, d’où son état). L’argent caché a été trouvé sous une rangée de sièges près de la sortie de l’avion et dans une valise avec des sacs poubelles également trouvée près du moteur.  Après que la première somme d’argent ait été trouvée sous les sièges, il a dit aux autorités que cela provenait de ses « affaires » et qu’il avait oublié qu’elle était là.  Les autorités ont néanmoins continué leurs recherches, et ont trouvé le reste de l’argent près du moteur.  Le copilote a alors été déclaré responsable de l’argent.  Il a déclaré que son père et le pilote n’avaient rien à voir avec l’argent dissimulé.  On a appris que le vol se dirigeait vers Georgetown, en Guyane ». L’histoire de sacs poubelles contenant de grosses coupures à bord d’avions de luxe, ça nous a aussi rappelé un autre épisode pendable… survenu à bord de cet autre avion, celui pour VIP de Jet Club, le magnifique Boeing N111VM.  Avec à bord deux seuls passagers, eux aussi bien étranges, engagés dans un tout aussi étrange périple … comme l’un des deux  à eu l’intelligence de se photographier devant l’avion (il se reconnaîtra lui-même !), je vous remets sa photo ici à gauche…  Un bien étrange périple, comme je vous le disais : parti des Bahamas l’avion avait en effet fini son périple en PapouasieNouvelle-Guinée, après fait une « halte » au… Mali, alors en pleine opération anti-islamistes (lire ici l’article « who is lying ? » (1)) !!!

Bourré de  billets

Un avion bourré de billets, avouez que ça devrait inquiéter logiquement les responsables de la sécurité de l’aéroport, qui s’estiment « choqués » bien entendu :  ils ne pouvaient que l’être, ou avouer un laxisme total de leur action au sein de leur entreprise.  C’est donc le responsable de l’aéroport, Ramesh Ghir, qui vient jouer les vierges effarouchées en faisant une déclaration candide à Guyana Aviationqui l’enfonce tout seul davantage encore en affirmant « que les autorités de l’aviation locale étaient « choquées » par les développements récents.  Ghir a confirmé que Lall est un homme d’affaires guyanien qui possède un hangar privé à l’aéroport international de Cheddi Jagan (CJIA, ici à gauche).  Il a dit que le pilote avait été autorisé à se poser près du hangar construit où il devait effectuer des évacuations médicales et d’autres vols privés en provenance du Guyana ».  On reste un peu surpris, par cette déclaration : présenté comme pilote et responsable de sa société, notre homme aurait réussi à se faire construire un hangar sur place, pour y développer son entreprise.  Ici le récit de la découverte des liasses de billets…

De bien étranges passe-droits

« Sa petite entreprise », appelée Exec Jet Club, aurait dit Bashung…  le magazine allant plus loin, et révélant des faits plus troublants encore : « on dit que Lall possède deux jets privés.  Cependant, après l’apparition des nouvelles de la détention de Lall, il est apparu plus d’informations sur le fait que le pilote avait des privilèges spéciaux au CJIA car il était autorisé à éviter les douanes et le service d’immigration nécessaires parmi d’autres contrôles de sécurité.  Ghir et le ministre des Transports, Robeson Benn ont tous deux rejeté les réclamations déclarant que toutes les personnes utilisant les installations de l’aéroport devaient passer par les procédures de sécurité obligatoires. »  Voilà qui est bien étrange, ce passe-droit flagrant se dit-on… surtout quand on sait ce qui se passait parfois dans cet aéroport.  Car on notera qu’en 2013 déjà, le même responsable avait été ulcéré par une déclaration de Roxanne Reece, la responsable de la relation publique chez Fly Jamaica, qui avait affirmé que l’aéroport avait été le lieu de « nombreux incidents liés à de la drogue », mettant en cause le système de surveillance, pour elle inexistant.  L’année précédente, c’est Rorama Airways, contractant pour Delta Airlines, qui avait fait l’objet de plaintes pour trafic de cocaïne.  Un employé ayant dissimulé de la drogue parmi les victuailles à embarquer, puis une couverture matelassée avait été découverte… garnie de cocaïne à bord d’un des appareils.  Voilà qui faisait sérieusement tâche pour un aéroport si désireux de s’étendre à l’avenir…  Fly Jamaica avait inauguré son premier vol vers New-York en septembre 2013 seulement à partir de la Guyana.  Fort mauvaise presse, tant on sait les américains pointilleux sur le sujet (je ne ferais pas aujourd’hui le procès de la DEA et de ses pratiques parfois douteuses).

LIRE la suite: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxxiv-que-se-preparait-il-donc-a-yupukari-au-guyana-2/

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