Archives de 7 septembre 2017

Après la mise en examen de l’ancien patron de la lutte antidrogue, l’avocat de l’ancien trafiquant et indic Sofiane Hambli dénonce « l’amnésie sélective des magistrats ».

Flic ou ripoux ?

Vendredi, l’ancien chef de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), François Thierry, a été mis en examen pour « complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée » dans une enquête qui a mis au jour les méthodes controversées des « stups » pour faire tomber des trafiquants.

« L’amnésie sélective des magistrats ».

Le policier est soupçonné d’avoir favorisé l’entrée de drogue sur le territoire français, sans en informer totalement l’autorité judiciaire dans le cadre de ses relations controversées avec un important indicateur de l’office considéré comme un trafiquant notoire, Sofiane Hambli. Sur Europe 1 vendredi midi, l’avocat de ce dernier, Maître Joseph Cohen-Sabban, dénonce « l’amnésie sélective des magistrats » dans cette affaire.

« Indic » et c’est tout.

Pour le conseil, Sofiane Hambli était bien un ex-trafiquant, devenu indic. C’est tout. « Nous avons bon nombre d’éléments qui démontrent qu’il n’était qu’indic, et qu’il travaillait main dans la main avec l’Office central, au vu et au su de l’ensemble de l’appareil judiciaire parisien. Et ça, ce n’est pas une opinion, c’est un fait », assure-t-il.

Une saisie « scandaleuse » des douaniers.

L’affaire trouve son origine dans la saisie record, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le cossu 16ème arrondissement de Paris. Cette livraison de drogue partie du Maroc s’inscrivait dans une opération secrète de l’OCRTIS pour infiltrer un réseau, avec l’aide de Sofiane Hambli. « Ces méthodes d’enquête étaient, il y a encore quelques mois, des méthodes classiques. Et au bénéfice de cette saisie totalement scandaleuse des douaniers, elles sont devenues délictueuses », dénonce Me Cohen-Sabban.

« Depuis des années, les magistrats des centres régionaux de police judiciaire spécialisés dans le crime organisé professent la doctrine suivante : ‘Je suis prêt à laisser passer 50 tonnes si cela me permet de remonter une filière' », rapporte l’avocat.

« C’était admis, sous le contrôle de la loi Perben. Et aujourd’hui, en cours de partie, on nous dit que ce n’est plus légal. »

http://www.europe1.fr/faits-divers/antidrogue-des-methodes-denquetes-classiques-sont-devenues-delictueuses-3418904

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VOIR OU REVOIR:

FRANCE (Assemblée nationale): ce soir sur LCP, Dominique Perben, Gilbert Collard, Emmanuel Fansten de « Libé » et Marc Fievet sur le plateau de l’émission « CA VOUS REGARDE »

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Les treize trafiquants qui comparaissent devant le tribunal de Nanterre à partir de jeudi fixaient des « torpilles » remplies de drogue à des bateau traversant l’Atlantique.

Le procédé était ingénieux, l’organisation minutieuse : jeudi, au tribunal de Nanterre, s’est ouvert le procès d’un réseau de trafiquants de drogues soupçonné entre autres d’avoir convoyé des Antilles jusqu’en métropole d’importantes cargaisons de cocaïne par le biais de « torpilles » arrimées sous la coque de porte-containers.

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http://www.europe1.fr/societe/nanterre-ouverture-du-proces-dun-reseau-de-trafiquants-qui-transportait-de-la-drogue-dans-des-torpilles-3429749

Extrait

Votre oncle paternel Roberto aurait été un informateur de la DEA ?

A la mort de mon père, quand nous avons cherché de l’aide, Roberto m’a donné un code à indiquer à l’entrée de l’ambassade américaine à Bogotá. J’ai été reçu par le chef de la DEA. Personne dans le cartel de Medellin ne pouvait rentrer ainsi dans l’ambassade des Etats-Unis. Il a collaboré pour vendre mon père.

Et votre père ?

La route qu’il appelait « le train » reliait l’aéroport de Medellin à celui de Miami. Chaque semaine pendant 3 ans, plus de 800 kilos sont passés sans qu’un gramme ne se perde. Les agents de la DEA faisaient payer environ 3000 dollars par kilo entrant. Je ne dis pas que la DEA comme institution était liée à ses activités. Mais des responsables dans cet aéroport, si.

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http://m.leparisien.fr/faits-divers/juan-pablo-escobar-pour-mon-pere-la-cocaine-etait-un-poison-06-09-2017-7239873.php

Selon nos informations, François Molins le procureur de Paris a adressé ces derniers jours une requête au procureur général de Paris. Il souhaite dépayser l’instruction impliquant notamment François Thierry, l’ancien patron de la lutte antidrogue mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants.

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http://www.laminute.info/le-procureur-de-paris-demande-le-depaysement-de-laffaire-de-lancien-chef-de-la-lutte-anti-drogue/

Nouveau big bang dans l’affaire des stups. Deux semaines après la mise en examen du commissaire François Thierry pour «complicité de trafic de stupéfiants», l’enquête judiciaire visant l’ancien patron de l’Office des stups est sur le point d’être dépaysée. Une requête qui n’émane pas des personnes mises en cause, mais du parquet de Paris lui-même, au nom du principe d’«impartialité objective».

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http://www.liberation.fr/france/2017/09/07/affaire-des-stups-le-parquet-de-paris-demande-le-depaysement_1594613


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