COLOMBIE: 2018, année décisive en matière de drogues

Publié: 18 janvier 2018 par Marc Fievet dans Colombie
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Un policier colombien et son chien au milieu de paquets de marijuana saisis le 6 avril 2016, à Medellín | Raul Arboleda / AFPUn policier colombien et son chien au milieu de paquets de marijuana saisis le 6 avril 2016, à Medellín | Raul Arboleda / AFP 

La lutte contre la drogue en Colombie s’écrit à travers le processus de paix entre le gouvernement et les FARC.

2018 s’annonce cruciale pour la Colombie. Les attentes sont fortes du côté de l’évolution du processus de paix avec les FARC signé en novembre 2016, tandis qu’en mai prochain se tiendra l’élection présidentielle.

L’avenir de la politique des drogues, qui a souvent croisé le destin de la classe politique du pays, n’est pas en reste: alors que diverses stratégies ont été mises en place depuis les années 1990 pour lutter contre les drogues, le pays envisage depuis quelques années des solutions alternatives au modèle répressif, jusque-là dominant, et inefficace. 2018 devrait voir s’esquisser les premiers effets de ces changements de perspective, que Felipe Sánchez Villarreal récapitule pour Vice.

De même que le Portugal avait pris un tournant idéologique en mettant fin au système prohibitionniste en 2001, la Colombie est en train de repenser sa politique des drogues illicites. Pour Rodrigo Uprimmy, juriste membre du Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU, il s’agirait de les considérer avant toute chose comme relevant d’«une question de santé publique et de droits».

Une longue histoire de violences

La circulation des drogues en Colombie reste marquée par une longue histoire de violences, relatives aussi bien au narcotrafic qu’à la répression étatique. L’an dernier, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) enregistrait une augmentation de 52% de la culture de coca entre 2015 et 2016, voyant les zones cultivées s’étendre de 96.000 hectares à 146.000, et le prix de la feuille de coca être majoré de 43% entre 2013 et 2016. Le même rapport se réjouissait cependant d’une hausse de 49% des saisies de cocaïne, représentant jusqu’à 378 tonnes en 2016.

Cette évolution parallèle, qui n’est pas spécifique à la Colombie, bien que le phénomène y trouve une ampleur colossale, est symptomatique de l’absence d’une politique cohérente et efficace pour endiguer l’usage et le trafic des drogues.

lire la suite: https://www.slate.fr/story/156425/drogues-colombie

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