Archives de 1 mars 2018

Il semblerait que le ‘propriétaire’ soit Márcio Ricardo de Oliveira, un brésilien déjà considéré comme l’organisateur des 541 kilos de cocaïne saisis au Maroc.

A suivre…

Carlos Arturo Muñoz Garavito doit répondre devant la justice colombienne d’avoir agi comme organisateur de l’envoi d’une demi-tonne de cocaïne dans un jet privé au Royaume-Uni.

Pour l’homme, une récompense de 50 millions de pesos (environ 17 500 $) avait été offerte.

L’organisation avait camouflé la drogue dans des valises et l’avait ensuite transportée dans une voiture blindée jusqu’au jet privé, qui a atterri à l’aéroport du Hampshire, au sud-ouest de Londres.

Les Européens, parmi lesquels se trouvaient deux frères britanniques, deux Espagnols et un Italien, ont été capturés lorsque l’avion a touché terre.

Les douaniers jurassiens, ce mardi 27 février, ont trouvé un peu plus de 100 kilos d’herbe de cannabis dans un poids lourd étranger stationné au péage de l’A39 à Choisey.

C’est ce que dit un rapport publié ces jours-ci par la police néerlandaise. Un rapport assez inquiétant. On y trouve des chiffres glaçants, comme par exemple le fait que plus de la moitié de la cocaïne trafiquée en Europe passerait par le port de Rotterdam.

Lire et écouter:

https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-21-fevrier-2018

Les constats des agences internationales et d’autres pays sur le narcotrafic du PKK/KCK

Il y a plusieurs conclusions et constats qui montrent que d’après des sources internationales, le trafic de drogue est l’une des principales ressources du PKK/KCK. L’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (United Nations Office on Drugs and Crime – UNODC), estime à 5 milliards de dollars, le revenu annuel obtenu par le trafic en Europe de stupéfiants apportés d’Asie centrale, d’Afghanistan et d’autres pays et selon un analyste européen des renseignements, la moitié de ce revenu est obtenue par le PKK/KCK.

La période où les criminels arrêtés dans 23 opérations narcotiques sur les 41 menées en 1992 à travers le monde, sont en relation avec le PKK/KCK, est inscrite dans les registres d’Interpol ; plusieurs tonnes de stupéfiants ont été saisies au cours des opérations menées dans les années 1990 en Allemagne, Espagne, Italie, France et Turquie. Selon les registres d’Interpol, le marché de stupéfiant en Europe est géré à hauteur de 80% par le PKK/KCK en 1992 et entre 60 et 70% en 1994.

Depuis quelques années Interpol suit le trafic de drogue de différents groupes kurdes en Allemagne, Italie, Espagne et aux Pays-Bas. Ces groupes entretiennent des liens avec le PKK/KCK. L’organisation est également connue comme le groupe qui gère les laboratoires de stupéfiant en Turquie et en Irak du nord. A l’exception de la production et le trafic de drogue qui sont faites par des cellules différentes pour soutenir les opérations, le PKK/KCK récolte également des impôts de trafiquants kurdes de stupéfiants en Europe occidentale.

Nous savons également qu’en mobilisant ses moyens et capacités en Europe, le PKK/KCK vend également des stupéfiants aux Etats-Unis. Il existe des informations qui font état de vente d’un gramme d’héroïne à 350 dollars dans le marché américain en 1996. D’après des publications internationales, l’organisation terroriste PKK/KCK obtient chaque année entre 50 et 100 millions de dollars par an par l’héroïne afghan transféré à l’Europe. Ce revenu est estimé à environ 1,5 milliard de dollar au total.

Le trafic de drogue du PKK/KCK et celui d’autres groupes séparatistes semblables, est également évoqué dans un rapport de l’Europol datant de 2011 et portant sur la Situation et les Tendances du Terrorisme (TE-SAT). Selon le rapport, le PKK/KCK trafic des stupéfiants et commet d’autres crimes organisés pour pourvoir financer ses activités terroristes. De même, le rapport TE-SAT de l’Europol publié en 2013 ; rapporte que d’après les rapports d’investigation de la Turquie, le PKK/KCK s’implique dans le trafic de drogue, récolte de l’argent des trafiquants de drogue qui passent par la frontière turque, transfère les stupéfiants via la Turquie, obtient un bénéfice à toutes les étapes de son acheminement, de sa distribution et de sa vente dans l’UE pour financer ses activités terroristes et en échange, propose généralement aux trafiquants de drogue, la médiation pour des désaccords ou une protection du PKK/KCK.

Le rapport de 2017 de l’OTAN présenté lors de la réunion du Comité économique renforcé indique que « l’industrie illégale de stupéfiants est l’activité criminelle la plus rentable du PKK/KCK » et que « l’organisation est impliquée dans toutes les phases du commerce de drogue allant de la production de la matière première au Pakistan à sa distillation en Irak, et de sa vente dans les rues jusqu’à l’imposition en Europe de tout autre stupéfiant ».

D’après le rapport de la direction de lutte anti-drogue des Etats-Unis (Drug Enforcement Administration – DEA), le PKK/KCK obtient son revenu de la drogue sous forme de production d’héroïne, d’imposition sur les marchandises que les trafiquants de drogues apportent d’autres pays, et de contrôle d’une grande partie du marché de l’héroïne en Europe. Le dirigeant de la DEA Asa Hutchinson a relevé que le PKK se chargeait de l’imposition du transfert de drogue dans le sud-est de la Turquie et de la protection des trafiquants de drogue. « L’organisation terroriste PKK/KCK utilise la production et le trafic d’héroïne pour soutenir les actes terroristes contre le gouvernement turc. Les grandes familles de trafiquants de drogues ainsi que les organisations criminelles de trafiquants sont également actifs » indique la DEA dans son rapport.

En 2009 et 2011, le Trésor américain a proclamé Murat Karayılan, Ali Rıza Altun, Zübeyir Aydar, Cemil Bayık, Duran Kalkan, Remzi Kartal, Sabri Ok et Adem Uzun des « trafiquants de drogue étrangers spécialement désignés » (Specially Designated Narcotics Traffickers – SDNTs). Ainsi le crime de trafic de drogue du PKK/KCK a été confirmé sur l’arène internationale.

De même, en 2012, l’Office de contrôle des biens des étrangers auprès du Trésor américain (The U.S. Department of the Treasury’s Office of Foreign Assets Control – OFAC) a déclaré que les membres de l’organisation terroriste PKK/KCK, Zeyneddin Geleri, Çerkez Akbulut et Ömer Boztepe, étaient les responsables du trafic de drogue en Europe, et spécialement en Moldavie, les proclamant de ce fait « trafiquants de drogue étrangers spécialement désignés ».

Le Rapport de stratégie internationale de contrôle des narcotiques (International Narcotics Control Strategy Report – INCSR) publié en 2016 par le département d’Etat américain indique que plusieurs kurdes et Iraniens impliqués dans le trafic de drogue s’étendant de l’Afghanistan jusqu’à la Turquie, ont été interpellés, qu’ils soutenaient le PKK/KCK, et qu’en 2015, plusieurs opérations ont été menées contre les membres de ladite organisation impliquée dans le trafic de drogue en Europe et dans les villes turques.

Selon les données du Service national des renseignements criminels du Royaume-Uni (National Criminal Intelligence Service – NCIS), le PKK/KCK gère directement près de la moitié du trafic d’héroïne vendue dans toute l’UE. D’après le NCIS, le revenu de l’organisation a été de 85 millions de dollars en 1988, dont 44% ont été obtenus par le trafic de drogue.

Le parquet allemand a soutenu que 80% de la drogue saisie en Europe était en lien avec le PKK/KCK. « L’organisation terroriste PKK/KCK est profondément impliquée dans le trafic d’armes et de drogues en Allemagne. C’est pourquoi, elle a été interdite. Le tarissement des ressources financières du PKK/KCK est au profit de l’Allemagne » avait déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel en juin 2017. Cette déclaration montre le lien entre le PKK/KCK et la drogue.

Le rapport de l’Institut français de criminologie publié en 1995 souligne la position de l’organisation terroriste PKK/KCK dans le marché de drogue et précise qu’il existe un lien « biologique, politique et mafieux » entre l’organisation et les cartels de drogue. La même année, le président du Parti démocratique du Kurdistan (KDP), Massoud Barzani, a affirmé que le PKK/KCK trafiquait de la drogue.

D’après les données de la police financière italienne publiées en 1998, le PKK/KCK est directement impliqué dans le trafic de stupéfiants et obtient également un revenu illégal à partir du trafic d’êtres humains et de la protection systématique des hommes d’affaires et ouvriers turcs à l’étranger.

Source: TRT