FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Finance offshore): un ancien financier et ex-espion rĂ©vĂšle qu’Ă  Bercy.. les marquis tournent la tĂȘte !

Publié: 11 avril 2019 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS

Et TRACFIN reste d’une discrĂ©tion totale, quand au parquet financier, il ne s’est pas autosaisi!

Y aurait-il une fiscalité pour les aigles et une pour les pigeons ?

Une « poupĂ©e russe » juridique qui rend toute traçabilitĂ© impossible pour le fisc. Il y a lĂ  l’assureur Axa ; l’empire Domino’s Pizza et ses 103 % de retour sur investissement en dix ans grĂące Ă  un montage sophistiquĂ© offshore ; la congrĂ©gation des LĂ©gionnaires du Christ ; ou encore le groupe propriĂ©taire des mĂ©dias RMC et BFM TV, dĂ©tenu en partie par une cascade de sociĂ©tĂ©s, qui conduit Ă  Jersey via les Pays-Bas.
Bataille de l’information

Et les services français ont Ă©tĂ© clairs avec le lanceur d’alerte : l’évasion fiscale n’est pas leur sujet.

°°°°

À 28 ans, il dĂ©barque donc Ă  Jersey, charmante Ăźle Anglo-Normande secouĂ©e par les marĂ©es et boĂźte noire de la finance internationale.

Dans son livre, Maxime Renahy dĂ©taille les « qualitĂ©s » qui font de cette langue de terre de 120 kmÂČ un coin de paradis : 20 % de taux d’imposition maximum sur le revenu des particuliers, 0 % sur celui des boĂźtes Ă©trangĂšres, les plus-values et successions. Le jeune homme commence sa carriĂšre au sein du prestigieux cabinet Mourant. Il Ă©crit : « Les fonds d’investissement basĂ©s dans les paradis fiscaux sont des entitĂ©s utilisĂ©es pour pratiquer l’évasion fiscale, blanchir l’argent sale, organiser des liquidations frauduleuses, des abus de biens sociaux et violer les lois nationales ou europĂ©ennes. » Tout un programme !

Au sein du fonds, Maxime Renahy assure le suivi comptable et celui des contrats d’achat de l’investissement, organise les rĂ©unions avec avocats, notaires et organes de rĂ©gulation locaux.

Dans son livre, il dĂ©voile le quotidien d’un paradis fiscal, dĂ©crypte son fonctionnement et ses rituels de socialisation. Au fil des pages, il brosse le portrait d’un faune curieuse – hĂ©ritiĂšres dĂ©sƓuvrĂ©es, businessmen cyniques ou « golden boys » en quĂȘte de fortune rapide –, qui s’épuise en sĂ©ances de jogging et en parties de poker arrosĂ©es de biĂšre. TrĂšs vite, ce qu’il voit l’écƓure. Par patriotisme autant que par conscience morale, le jeune homme dĂ©cide de sortir de sa position d’observateur : « Je jouissais d’une position privilĂ©giĂ©e dans l’un des saints des saints de la finance, je devais en faire profiter l’État français, explique-t-il Ă  l’« HD ». C’est tout naturellement que je me suis tournĂ© vers la DGSE (Direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ©curitĂ© extĂ©rieure – NDLR). »

En mars 2007, il tĂ©lĂ©phone sans trop y croire Ă  l’état-major de l’armĂ©e de terre. L’entretien est un peu surrĂ©aliste (« Bonjour, madame, je souhaiterais donner des informations cruciales pour les intĂ©rĂȘts français car je travaille dans la finance offshore sur l’üle de Jersey. ») mais finit par aboutir. AprĂšs une sĂ©rie de mails envoyĂ©s par l’intermĂ©diaire d’une sociĂ©tĂ© crĂ©Ă©e pour l’occasion, il se retrouve un beau matin devant une Ă©glise parisienne, avec un « exemplaire du magazine “GĂ©o” dans la main gauche », Ă  attendre un envoyĂ© des « services ».

Renahy se rend compte que l’État utilise ses informations pour protĂ©ger les sociĂ©tĂ©s du CAC 40, plutĂŽt que pour contrer leurs magouilles. L’étendue de la fraude est pourtant colossale.

  »Toutes les banques et grandes sociĂ©tĂ©s françaises truandent en passant par les paradis fiscaux, rappelle-t-il. Et il n’est pas seulement question d’évasion fiscale, mais de toute sorte d’opĂ©rations illicites : elles utilisent les places offshore pour contourner leurs exigences en matiĂšre de fonds propres, ou bĂątir des structures opaques afin de couler des filiales. « 

LIRE

0000

commentaires

Répondre à Marc Fievet Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icÎne pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Google. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s