GUYANE đŸ‡«đŸ‡· (Trafic de drogue): l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral, la nouvelle arme ‘fatale’ dĂ©ployĂ©e pour lutter contre les mules

Publié: 20 avril 2019 par Marc Fievet dans AMERIQUE du SUD, Douane française, Narcotrafic INFOS, SERVICES FRANCAIS
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Celui-ci peut ĂȘtre notifiĂ© individuellement, sur la base de la lĂ©gislation visant Ă  prĂ©venir le risque de trouble Ă  l’ordre public, liĂ© ici au trafic de stupĂ©fiant.

Plus de 200 personnes se sont ainsi vues refuser l’accĂšs Ă  la salle d’embarquement de l’aĂ©roport FĂ©lix EbouĂ©, et ce pour une durĂ©e de trois jours.Mais cette opĂ©ration n’est possible qu’aprĂšs un important travail de ciblage, opĂ©rĂ© en amont – notamment par la douane, avec l’appui d’autres services.
Un travail d’investigation qui a des rĂ©percussions nationales.

Le ciblage comme arme

Le nouveau dispositif anti-mules permettant de refuser Ă  certaines personnes suspectĂ©es l’accĂšs Ă  la salle d’embarquement s’appuie sur un travail de ciblage. La vĂ©rification de certains critĂšres permet de savoir si le futur passager a les caractĂ©ristiques des passeurs de cocaĂŻne interpellĂ©s au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Un travail d’enquĂȘte effectuĂ© par la douane en Guyane – avec d’autres services – est aussi rĂ©alisĂ© en amont. Ses rĂ©percussions sont visibles dans l’ensemble de l’Hexagone.

Guerre d’usure

Une tonne de cocaĂŻne a Ă©tĂ© saisie en 2018 par les douaniers sur notre territoire, le double de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. 500 passeurs ont Ă©tĂ© interpellĂ©s, dont une centaine avait ingĂ©rĂ© la drogue conditionnĂ©e dans des ovules. Face Ă  des rĂ©seaux structurĂ©s et trĂšs rĂ©actifs, les forces de l’ordre ont parfois recours Ă  des moyens inattendus.

Alexis Lopes, directeur régional des douanes invité de Mayouri info

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« Depuis Cayenne, un vol pour Paris sans saisie de drogue, ça n’existe pas », avait assurĂ© il y a quelques mois Ă  l’AFP Christophe Ducoli, le chef du service de la surveillance des Douanes dans l’aĂ©roport guyanais.

« En croisant nos données, nous sommes arrivés à une estimation de vingt à trente mules par vol. Certaines « in corpore », qui ont avalé des boulettes notamment, ou dans les bagages ».

Trente douaniers Ă  l’aĂ©roport, cela signifie une dizaine prĂ©sents sur chaque vol pour Paris. Trois fonctionnaires sont immobilisĂ©s par la procĂ©dure sur une mule. Le calcul est simple : aprĂšs trois mules dĂ©tectĂ©es, les autres passent sans encombre.

Quand des bagages ou des passagers suspects sont repĂ©rĂ©s mais ne peuvent ĂȘtre traitĂ©s, faute de personnel, les signalements sont envoyĂ©s Ă  Orly, en espĂ©rant que les collĂšgues parisiens seront assez nombreux Ă  l’arrivĂ©e.

Un an et demi aprĂšs l’installation de l’échographe dans l’aĂ©roport de Cayenne, il n’est toujours pas utilisĂ©. Faute de personnel mĂ©dical pouvant l’utiliser.

L’appareil nĂ©cessite la prĂ©sence d’un radiologue, dans ce territoire qualifiĂ© de dĂ©sert mĂ©dical. Il devait permettre de dĂ©tecter plus facilement les « mules », ces passeurs qui cachent dans leur corps des capsules de cocaĂŻne, un phĂ©nomĂšne dont l’ampleur ne cesse d’augmenter en Guyane.

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