COKE en STOCK (CCXLVIII): le chaînon manquant du trafic ou un autre Viktor Bout (i)

Publié: 25 avril 2019 par Marc Fievet dans INFOS

L’avion dont je vous parlais dans l’épisode précédent n’était pas le seul sur place à faire partie de ce qui était bien un réseau de trafiquants possédant deux bases séparées, l’une à Bamako-Sénou au Mali, et l’autre à Dakar-Yoof. D’autres appareils servaient de relais, notamment entre la Guinée-Bissau, le Mali et …. le Portugal, où un petit bimoteur avait été vu à plusieurs reprises… et là où il a fini ses jours, d’ailleurs. Tout le réseau partait du narco-état qu’était (et qu’est toujours) la Guinée-Bissau, approvisionné à profusion par les trafiquants colombiens qui ont eu un jour l’idée d’outrepasser la côte Ouest africaine pour débarquer plus à l’intérieur des terres africaines et se poser en plein désert malien, en venant directement du Brésil, avec à bord de bien plus grandes quantités de cocaïne que les petits avions des « nouveaux Mermoz de la coke » qui avaient précédé. Le réseau malien et dakarois leur servent alors de soutien logistique, avec à la tête de l’organisation un français (1)… ou plutôt deux : un spécialiste de l’aviation, et un du trafic au sol (2), plus traditionnel, les deux bénéficiant à l’évidence d’aides en (très) haut lieu pour échapper aux radars de la police. Le premier se faisant sonder par un ancien policer espagnol (3) devenu ripou, le même qui se fera assassin.

Un avion récupéré (ou exfiltré), un autre retrouvé abandonné

On avait laissé échapper là, avec cet appareil, l’une des preuves flagrantes d’un gros trafic, en réalité (les militaires français présents n’y auraient donc rien vu à redire ?). Le Cessna avait été poussé, comme on l’a vu, entre les containers arrivés avec Serval, une opération militaire menée au Mali par l’armée française. Lancée en janvier 2013 et menée dans le cadre de l’intervention militaire française au Mali, c’était l’Opération Serval, qui s’était achevée en juillet 2014 mais aussitôt suivie par la seconde, opération Barkhane, à partir du 1 er août 2014. L’avion, par ces formidables capacités d’emport (1,3 tonne), était un appareil fort prisé des trafiquants, comme je vous l’ai déjà dit ici à moult reprises… Il n’est pas le seul à avoir échappé à la vigilance de ceux qui logiquement devraient lutter contre les trafics.

(1) Eric Vernet, à Bamako, secondé par le guinéen Ibrahim Gueye à Dakar.

(2) Walter Amegan, trafiquant français toujours en fuite à ce jour.

(3) Miguel Angel Devesa, ancien policier espagnol et assassin d’un de ses complices.

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