FRANCE 🇫🇷 (scandale des stups): jeu de dupes et plein de dope… chez les tartuffes

Publié: 21 mai 2019 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS

EXTRAIT de l’article de LibĂ©: « Scandale des stups : le jeu de dupes, le plein de dope »

par Emmanuel Fansten

Tout commence (ou finit) dans la nuit du 17 octobre 2015, lorsque les douanes saisissent plus de 7 tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnées en plein Paris. Le principal suspect, Sophiane Hambli, s’avère être aussi le meilleur informateur du patron de l’Office central des stups (Ocrtis), François Thierry. Ambitieux et charismatiques, les deux hommes ont noué six ans plus tôt un pacte secret : en échange de ses précieux tuyaux, qui permettent au grand flic d’enchaîner les saisies records, le trafiquant a pu obtenir une remise de peine exceptionnelle et importer pendant plusieurs années des dizaines de tonnes de cannabis sans jamais être inquiété.

C’est une époque où «le monde politique adore flatter les services de répression, surtout lorsqu’ils obtiennent des résultats susceptibles de conforter son pouvoir», écrit Schittly, fin connaisseur des arcanes policières. Créé en 1953 avant de monter en puissance dans les années 70 pour répondre aux pressions des Etats-Unis, alors inondés par l’héroïne de la French Connection, l’Ocrtis incarne cette exigence de résultats spectaculaires. A peine promu à sa tête, en 2010, le commissaire Thierry va mettre au point une stratégie présentée comme révolutionnaire, dans laquelle Hambli tient une place déterminante.

«Sous couvert de renseignements prétendument précieux, des quantités astronomiques de drogue se perdent dans la nature», avance Richard Schittly. Des quantités si importantes que le trafiquant-indic protégé par les policiers finit par intéresser les services concurrents, et va jusqu’à devenir une cible prioritaire des douaniers.

«La situation est ubuesque, poursuit le journaliste. Douanes et police travaillent sur le même sujet, au même moment, dans l’ignorance réciproque et dans des perspectives diamétralement opposées.»

La guerre des services finit par tourner à l’avantage des gabelous, qui vont faire voler en éclats la stratégie secrète de l’Office des stups en interceptant une grosse cargaison de Sophiane Hambli, grillant à la fois le flic et son indic.

«Du jamais-vu à ce niveau de responsabilités», note Richard Schittly, qui retrace méthodiquement chaque étape du scandale.

Lire

0000

La suite de cette affaire sera apocalyptique pour la DNRED et l’OCRTIS.

LIRE plus

PLUS encore

000000

RĂ©pondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Google. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s