Archives de 9 juin 2019

La responsabilité des Talibans

Le mollah taliban Abbas Stanikzai (au centre) lors de pourparlers inter-afghans à Moscou le 6 février 2019. (Source : Washington Post)

Où vont les négociations entre Talibans et Américains ?

Vers une « capitulation négociée » ? Un vrai processus de paix est-il possible en Afghanistan ? Encore faut-il que la rébellion souhaite faire des compromis et mette au second plan les intérêts particuliers qui la traversent, notamment le trafic de drogue. C’est l’une des clés pour sortir de quarante années de guerre civile, régionale et internationale.

Un plus grand emploi de la force en Afghanistan. C’est ainsi que l’administration Trump, comme l’administration Obama avant elle, a d’abord pensé changer la donne dans le pays. Si des représentants du Pentagone ont systématiquement utilisé des éléments de langage pour faire croire qu’une telle approche aller fonctionner à terme. Mais les services de renseignement n’ont pas caché pas leur pessimisme depuis plusieurs mois, et avec eux, nombre d’analystes réalistes qui ont suivi les 17 ans de guerre afghane. Le dialogue actuel entre Américains et Talibans visant à lancer un véritable processus de paix inter-afghan, ne pouvait être que la conséquence logique d’une telle situation.

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Personal militar destacamentado en el Puesto Militar de Seguridad, ubicado en el entronque de Villa de Arista, logró el aseguramiento de aproximadamente 140 kilogramos de cocaína.

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Le trafic de drogue attire les groupes terroristes en raison de sa rentabilité élevée, de risques relativement faibles, ainsi que du peu de barrières à l’entrée sur le marché. 

Le trafic renfloue les caisses, et les liquidités peuvent ensuite être utilisées pour l’achat d’armes, la formation de nouvelles recrues, la propagande et pour d’autres objectifs.

Il arrive moins fréquemment que les barons de la drogue connaissent une situation « inverse » en s’engageant dans une campagne de terreur à l’encontre des autorités publiques qui menacent leurs activités – au Mexique notamment. Selon les chercheurs, de cette situation naît ainsi une alliance stratégique entre terroristes et narcotrafiquants. Les premiers peuvent assurer la protection des routes, tandis que les seconds permettent d’utiliser leurs ressources logistiques dans la préparation d’attentats ou d’interventions armées.

Les effets indirects du trafic de drogues sont pourtant les plus forts. Les régions où sont produits les narcotiques connaissent également une consommation active. L’Etat consacre alors de grandes ressources pour lutter contre ce fléau, pour la réhabilitation des toxicomanes et pour le développement économique et sanitaire de régions « dangereuses ».

Cela se fait souvent au détriment de l’éducation – ce qui peut pousser une population pauvre et mécontente dans les bras des extrémistes. En plus de ces effets délétères, des actions dures et violentes sont souvent commises par les forces de sécurité dans leur tentative d’éradiquer les cultures de narcotiques.

Les dépenses en énergie et en ressources, pour s’opposer au trafic de drogues, privent les forces de sécurité de la possibilité de combattre efficacement les groupes radicaux.

… qui ne s’applique pas vraiment en Asie centrale!

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Le trafic de drogue,moteur du terrorisme en Asie centrale ?

Alors que certaines agences des États-Unis ne se lassent pas de souligner les importants revenus que représentent le transport et la vente de narcotiques pour les organisations terroristes, des scientifiques s’opposent à cette vision, pointant les différences fondamentales existant entre les groupes terroristes et les groupes de narcotrafiquants, à la fois dans leur forme et dans les buts qu’ils poursuivent.

Les politologues américains Maria Omelicheva et Lawrence Markowitz ont décidé de sortir des sentiers battus. 

Pour élucider l’implication réelle du commerce d’opiacés afghans sur les activités terroristes en Asie centrale, ils se sont appuyés sur les statistiques régionales et les renseignements des systèmes d’information géographique. Leur travail « Le trafic de drogues impacte-t’il le terrorisme ? Les opiacées afghans et la violence terroriste en Asie centrale » (« Does Drug Trafficking Impact Terrorism? Afghan Opioids and Terrorist Violence in Central Asia ») est paru dans les pages du journal universitaire Studies in Conflict & Terrorism en septembre 2017.

D’ordinaire et selon le cas général, les organisations terroristes ne s’occupent pas délibérément du trafic de drogue, mais prennent plutôt le contrôle d’un business florissant sur « leur » territoire. Le Hezbollah et les Talibans en sont des exemples. Les deux organisations sont localisées dans des régions où des champs de stupéfiants sont cultivés depuis de nombreuses décennies et dont le réseau international de distribution, qui s’est intensifié depuis les années 2000, opère désormais indépendamment de leurs objectifs politiques.

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Novastan reprend et traduit ici un article publié initialement par Fergana News.

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La policía de la provincia de Buenos Aires, aprehendió en las últimas horas a nueve personas que se dedicaban al negocio de la droga en la zona del conurbano bonaerense y CABA. Entre los elementos incautados se hallan: 300 kilos de droga (marihuana y cocaína), sustancia de estiramiento, balanzas, dinero en efectivo y vehículos.

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Publié vendredi, 07 juin 2019 ‐ Le Figaro

À l’occasion des dix ans du rattachement de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur, Christophe Castaner et son homologue aux Armées, Florence Parly, détaillent en exclusivité pour Le Figaro la complémentarité des forces civiles et militaires face aux menaces qui pèsent sur la France.

LE FIGARO. – La gendarmerie a quitté il y a dix ans le giron des Armées pour rejoindre celui de l’Intérieur. Avec le recul, quels avantages voyez-vous à ce rattachement?

Christophe CASTANER. – D’abord, la loi de 2009 est une avancée. Ce n’est pas un reniement. Au contraire. Il s’agissait de gagner en cohérence pour plus de sécurité, en donnant au ministre de l’Intérieur un champ de vision à 360 degrés. La gendarmerie porte un maillage territorial dense que n’avait pas forcément la police. La délinquance ne se limite pas aux zones urbaines. Voilà pourquoi j’ai décidé, par exemple, que quatre quartiers de reconquête républicaine (QRR) soient en zone gendarmerie: …

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