FRANCE đŸ‡«đŸ‡·: c’est quoi l’OCLCO?

Publié: 15 juin 2019 par Marc Fievet dans France, NARCOTRAFIC, Police, SERVICES FRANCAIS
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L’office central de lutte contre le crime organisĂ©

Logo OCLCO

L’OCLCO, crĂ©Ă© par le dĂ©cret du 6 mai 2006, est compĂ©tent en matiĂšre de lutte contre les groupes criminels quelles que soient leurs activitĂ©s illicites. Il s’investit particuliĂšrement dans la rĂ©pression du grand banditisme et des trafics d’armes et de vĂ©hicules volĂ©s ainsi que dans la recherche des fugitifs.

Pour accomplir ses missions, l’OCLCO s’appuie sur trois brigades :

– la brigade nationale de rĂ©pression du banditisme et des trafics;
– la brigade de recherche des fugitifs;
– la brigade de recherche et d’intervention nationale.

Il anime et coordonne l’action des 12 brigades de recherche et d’intervention (BRI) mises en place au sein des DIPJ et des DRPJ et chargĂ©es des recherches visant Ă  dĂ©tecter, surveiller et interpeller les auteurs et complices d’actes relevant de la grande criminalitĂ©.

Dans son domaine de compĂ©tence, il initie ses propres enquĂȘtes sur l’ensemble du territoire national et peut Ă©galement assister ou agir en co-saisine avec un service de police ou de gendarmerie.

Il met Ă  la disposition d’autres services des groupes spĂ©cialisĂ©s en matiĂšre de rapprochement analogique des modes opĂ©ratoires et de tĂ©lĂ©phonie cellulaire avec exploitation en temps rĂ©el de donnĂ©es.

Cet office constitue pour la France le point central dans les Ă©changes internationaux:

– il centralise les demandes de recherches sur le territoire Ă©manant des pays Ă©trangers;
– il entretient des liaisons opĂ©rationnelles avec les services spĂ©cialisĂ©s des autres pays et avec les organismes internationaux en vue d’obtenir toutes informations relatives aux recherches ;
– il contribue, au niveau national, Ă  l’animation et Ă  la coordination des travaux prĂ©paratoires aux rĂ©unions des enceintes et organismes internationaux auxquels il participe.

De maniÚre plus précise, son domaine de compétence recoupe:

Le grand banditisme :

Les homicides commis entre malfaiteurs, les extorsions, y compris lorsqu’elles accompagnent un enlĂšvement de personne, les vols qualifiĂ©s, les Ă©vasions violentes et les associations de malfaiteurs en liaison avec ces infractions.

Les Ă©tablissements bancaires, la bijouterie-joaillerie-horlogerie-orfĂšvrerie, le transports de fonds restent les cibles traditionnelles du grand banditisme qui se tournent vers d’autres objectifs prĂ©sentant un faible risque : dĂ©linquance de proximitĂ©, grande distribution, … 

La recherche des malfaiteurs en fuite :

L’office est chargĂ© de la recherche et de l’arrestation des auteurs prĂ©sumĂ©s, des tĂ©moins dĂ©faillants ou importants d’une infraction faisant l’objet d’une enquĂȘte judiciaire, des personnes Ă  l’encontre desquelles est dĂ©cernĂ© un mandat judiciaire et qui font l’objet d’un ordre de recherche Ă©manant de l’autoritĂ© judiciaire ou d’une dĂ©cision de condamnation Ă  une peine privative de libertĂ© sans sursis Ă©manant d’une juridiction de jugement et des personnes Ă©vadĂ©es au sens des articles 434-27 Ă  434-29 du code pĂ©nal.

Les trafics d’armes :

L’office est chargĂ© d’animer et de coordonner la lutte contre les infractions relatives Ă  la fabrication, la dĂ©tention, le commerce et l’emploi illicite d’armes, de munitions, de produits explosifs et de matiĂšres sensibles (nuclĂ©aires, biologiques, chimiques), quel que soit le domaine d’activitĂ© : criminalitĂ© organisĂ©e, terrorisme, dĂ©linquance dans les zones sensibles.

Les trafics de véhicules volés :

Une augmentation rĂ©guliĂšre depuis 2007, de la quantitĂ© de vĂ©hicules volĂ©s non retrouvĂ©s (80 000 environ par an), ainsi qu’un nombre de vĂ©hicules volĂ©s qui tend Ă  stagner, voire Ă  diminuer atteste de la permanence des rĂ©seaux de trafics de vĂ©hicules.
En 2009, 167 697 véhicules ont été dérobés (+ 3,9 % par rapport à 2008) et 84 696 véhicules ont été retrouvés.

Le continent africain, l’Afrique de l’ouest et le Maghreb ainsi que les Balkans et les pays Baltes constituent les principales destinations des vĂ©hicules et des piĂšces dĂ©tachĂ©es volĂ©s.
Ces vols génÚrent parallÚlement un trafic de documents administratifs falsifiés ou contrefaits.

Les trafics de documents volés, falsifiés ou contrefaits :

La rĂ©pression de ces trafics organisĂ©s doit s’attacher notamment Ă  en neutraliser les sources. Si les officines traditionnelles de fabrication de faux documents tendent Ă  disparaĂźtre, de nombreux dĂ©linquants poursuivent leur activitĂ© grĂące aux nombreuses facilitĂ©s offertes par les progrĂšs informatiques.

Les vols Ă  main armĂ©e commis en vue de l’appropriation de documents administratifs vierges ont cessĂ© depuis 2005 grĂące aux actions prĂ©ventives menĂ©es par la police judiciaire en direction de ses diffĂ©rents partenaires (prĂ©fectures, consulats de France Ă  l’Ă©tranger, imprimerie nationale, transporteurs mais aussi, par la mise en place des passeports Ă©lectroniques (2006) et nouveaux certificats d’immatriculation (2009), produits et remplis directement par l’imprimerie nationale.

Depuis 2008, on observe cependant une tendance Ă  la contrefaçon Ă  «large spectre» de documents ou piĂšces administratives permettant de constituer frauduleusement en prĂ©fecture ou en mairie des demandes de dĂ©livrance de documents authentiques. Il s’agit de l’obtention indue, vĂ©ritable fraude intellectuelle.

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