Archives de 27 juin 2019

Schroders reste prudent à l’égard des valeurs liées au secteur du cannabis. La croissance est là, mais ils estiment qu’il faut être sélectif dans le choix des sociétés à mettre en portefeuille. Il pourrait y avoir des déceptions.

Les analystes de la banque britannique Schroders estiment que «malgré de bonnes perspectives d’expansion, le marché du cannabis légal est menacé par les coûts environnementaux élevés liés à son approvisionnement et à sa fabrication ainsi que par les incertitudes concernant les effets sur la santé de son utilisation à long terme».

Ils pensent que «ces défis auront des implications considérables pour les entreprises situées le long de la chaîne de valeur. Il sera essentiel pour les investisseurs d’opérer un tri entre les sociétés les mieux placées pour s’adapter et celles qui seront moins préparées».

Un marché potentiel de 130 milliards de dollars dans dix ans

Longtemps considéré comme un divertissement réservé aux seuls initiés, le cannabis a fait son apparition sur les écrans radars des investisseurs au cours des dernières années. Le Canada est devenu le premier pays du G7 à en légaliser l’usage récréatif en octobre 2018, suivant l’exemple de plusieurs États américains et ouvrant la porte à un thème d’investissement porteur. Bien que les perspectives du marché soient importantes pour les sociétés spécialisées, elles le sont aussi pour les entreprises qui misent sur la croissance de ce secteur, avec un marché potentiel de 130 milliards de dollars dans dix ans.

Les perspectives de croissance dépendent de la réglementation

«C’est la légalisation, et non l’usage accru, qui constitue le principal moteur de la croissance du secteur. La pénétration est déjà relativement élevée sur la plupart des marchés. Les Nations Unies estiment que 3,9 % de la population mondiale sont des utilisateurs réguliers, soit près du cinquième du taux de pénétration des fumeurs de cannabis».

Malgré les perspectives d’expansion du marché, les producteurs sont confrontés à des difficultés. L’industrie naissante du cannabis légal fait face à deux problèmes majeurs: des coûts environnementaux élevés liés à l’approvisionnement et à la fabrication et des problèmes de santé et de sécurité persistants: un nombre croissant de recherches universitaires soulignent des incidences négatives aiguës et chroniques sur la santé, en particulier liées à des troubles de la santé mentale comme la psychose et la dépendance aux substances.

Dans cette optique, les analystes de Schroders proposent un cadre approprié pour identifier les acteurs les plus à même de tirer leur épingle du jeu. Celui-ci tient compte de la quantité de fleurs cultivées. Les sociétés en question possèdent-elles une marque forte? Mettent-elles en place des essais cliniques ou commercialise-t-elle des produits différenciés pour répondre à la demande sur les marchés du cannabis à usage récréatif et thérapeutique? Sont-elles diversifiées afin d’éviter les catégories à plus haut risque? Possèdent-elles un capital financier suffisant? La culture est-elle durable, avec une utilisation efficace des ressources environnementales?

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Neuf véhicules de luxe, plus de 30.000 euros, 7,5 kg de cannabis et 3 kg de cocaïne. C’est la longue liste des scellés récoltés après un vaste coup de filet opéré le mardi 21 mai à Toulouse, dans le quartier de Bellefontaine.

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Environ 200 kilos de résine de cannabis, 9 armes dont 2 kalachnikov, 30.000 euros… La police a mis la main sur un très gros butin, lundi à l’aube, dans la cité de la Castellane. Mais surtout, 20 personnes ont été interpellées et 8 d’entre elles ont été écrouées, portant un sérieux coup au plus important réseau de trafic de stupéfiants à Marseille.

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La Guardia Civil detenía este miércoles a una cuarta persona relacionada con el alijo de 600 kilos de hachís descubierto el pasado mes de abril a bordo de un pesquero. El arrestado es un hombre de nacionalidad española y vecino de Juan XXIII.

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Présentée par Mgr Benoist de Sinety

À épisode régulier revient une proposition récurrente. Si récurrente que, comme à chaque fois, elle soulève de moins en moins de débats. Comme si, à force de ne jamais renoncer à poser une question dont on sait qu’elle sera rejetée, on espérait que la lassitude gagne et que le « non » général se transforme en un « oui » fatigué.

On parle désormais de drogues « récréatives ». Il faut quand même du culot pour parler de drogues récréatives. Et une sacrée arrogance aussi.

Il faut n’être ni pauvre ni malheureux pour penser qu’une drogue puisse être ludique.

A l’heure même où, au nom du sacro-saint principe de précaution on décale le passage du Brevet pour des dizaines de milliers de collégiens, il en est qui avec le même sérieux, osent proposer de mettre en vente libre un produit illégal qui mettrait en danger d’accoutumance et de chute dans la drogue dure une foule bien plus grande. Eh bien oui, je suis exaspéré. Exaspéré de constater que parmi ceux qui gouvernent et qui décident, parmi ceux qui possèdent et qui jouissent, il y en a qui, sans vergogne, prétendent rendre légal ce qui leur fait du bien sans aucun souci de ceux à qui cela peut faire du mal.

Car quel est le sens de la loi sinon de protéger le plus faible ? Quelle est sa vocation sinon de tenter de contrebalancer les injustices sociales ?

Au fallacieux prétexte que cela mettrait fin à tout trafic et que cela en plus – quel argument odieux ! – procurerait à l’Etat des revenus supplémentaires, voici nos bourgeois libertaires qui veulent s’éviter le risque d’être un jour fichés comme délinquants.

Qu’une légalisation entraîne dans le gouffre des milliers d’autres qui ne pourraient s’arrêter là et glisseraient tragiquement vers la coke ou les amphétamines, cela ne semble poser aucun cas de conscience. Pour que les plus forts jouissent sans entraves, faisons fi du sort des plus fragiles ! C’est tellement plus simple de ne pas regarder en face la tragédie qui se profile sous nos yeux, et de ne pas prendre le risque de réfléchir au pourquoi de cette invasion massive des drogues de toute sorte chez nos contemporains.

Que fuient-ils ? De quoi désespèrent-ils ?

Pourquoi, à l’heure où l’on nous vend du bonheur à chaque seconde, au fond, tant de gens se sentent-ils aussi seuls et aussi tristes ? La vraie responsabilité de ceux qui nous gouvernent est de se pencher sur la société absurde qui se compose sous nos yeux, et de chercher avec d’autres, comment y remettre du sens. Plutôt que de chercher par quels gadgets on compte endormir un peu plus ceux qui voudraient tant s’éveiller.

Il y en a qui se battent : je pense à cet homme jeune et courageux que je connais et qui refuse de se laisser détruire en choisissant dans la douleur, chaque jour, de ne pas fumer une drogue qui l’abrutit et le met face au vide. S’il vit ce combat quotidien c’est pour atteindre ses rêves. C’est lui qu’il faut aider, et la foule de ses semblables, plutôt que de chercher à faciliter la vie et les loisirs de ceux qui ont déjà tant reçu et qui ne risquent rien.

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Au Canada, depuis un an, alcooliers et cigarettiers multiplient les rachats de producteurs pour se positionner sur le marché prometteur du cannabis bien-être et récréatif.

En France, le jour où les industriels du même secteur le décideront, les « coincés effarouchés » actuels du monde politique et des régaliennes changeront d’avis en pronant la légalisation du cannabis.

La 53e édition du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, qui a vu cette année les Patriots battre les Rams de Los Angeles devant 110 millions de téléspectateurs, a été l’une des plus barbantes de l’histoire, au point d’être rebaptisée Super Bore (« super ennui ») sur les réseaux sociaux.

Il s’en est pourtant fallu de peu qu’elle entre dans l’histoire comme étant la première à diffuser une publicité vantant les bienfaits du cannabis ! Le producteur canadien Acreage Holdings était en effet prêt à débourser les 10 millions de dollars requis pour un spot de soixante secondes diffusé pendant la grand-messe sportive yankee.

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Ils ont frappé à la bonne porte, dès 6 h du matin, mardi 25 juin, dans le quartier de Monplaisir à Angers.

Les enquêteurs de la brigade des stupéfiants n’ont rien laissé au hasard. Place de l’Europe, ils sont tombés sur un véritable arsenal, avec fusil à pompe, arme de poing, un pistolet-mitrailleur et ses munitions. Mais également de l’herbe de cannabis, de la cocaïne et sept kilos d’héroïne, dans une cache, dans le nouveau quartier des Capucins.

Trois mois d’écoutes

Cette opération, minutieusement préparée depuis des mois, a permis d’interpeller neuf personnes, dont quatre femmes. Trois d’entre elles ont été remises en liberté avant la fin de journée.

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L’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime (ONUDC) tient une conférence régionale « centres/pôles régionaux et réseau des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest » les 26 et 27 juin 2019 dans un établissement hôtelier dans la commune du Plateau. Ce, en collaboration avec la CEDEAO et l’Union Européenne.

La mise en place des centres/ pôles régionaux en criminalistique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de plusieurs rencontres d’experts d’application de la loi qui ont souligné la nécessité de créer des réseaux spécialisés dans la région.

Cette conférence doit aboutir, au final, à la présentation des travaux préparatoires à la rédaction des statuts du réseau régional des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest. A ce propos, le Général Krouma, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Diakité Sidiki, a relevé la pertinence des résolutions qui doivent découler des différents travaux.

« Aujourd’hui, il est plus que nécessaire d’activer tous les dévoués de la lutte dans une synergie d’actions, une coopération internationale hardie à l’effet d’échanger des informations et de bonnes pratiques. C’est pour cette raison que nous sommes réunis ici aujourd’hui, pour mettre en réseau nos compétences avec l’appui de la police technique et scientifique », a-t-il énoncé dans son discours d’ouverture.

Le Général Krouma ajoute qu’il faut renforcer les capacités de la police technique et scientifique car pour lui, cela contribuera à éradiquer le problème de la drogue depuis la racine. « La chaine judiciaire en matière de crime classique, de crime contre la drogue est très importante à alimenter et à renforcer. Ce renforcement passe justement par la police technique et scientifique parce que celle-ci va nous permettre de minimiser les erreurs judicaires, de déterminer avec exactitude la nature des drogues saisies, utilisées et consommées. Si la nature de la drogue n’est pas déterminée, la prise en charge est difficile. Et si la gestion des scènes de crime n’est pas bien adressée pour établir des preuves scientifiques, évidemment les trafiquants de drogue passeront toujours entre les mailles du filet » a-t-il indiqué.

Rappelons que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Cap Vert sont les trois centres/pôle pilote régionaux en Afrique de l’Ouest.

Alain B. Zadi

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FRANCE (Cocaïne): la filière guyanaise

Publié: 27 juin 2019 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS

Carte sur le narcotrafic du cartel de Medellin via le Suriname.

Le Suriname plaque tournante de la distribution de stupéfiants en Europe (webdoc RFI).
© RFI

À l’heure où l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) annonce un nouveau record historique de la production mondiale de cocaïne, avec près de 2 000 tonnes en 2017, regard sur la filière guyanaise. Une route du trafic international de la cocaïne en plein développement qui touche particulièrement la France, que commente le spécialiste de la géopolitique des drogues David Weinberger.

Le chercheur David Weinberger est un spécialiste des trafics illicites de drogue rattaché à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

RFI : David Weinberger, le trafic de drogue par des mules (passeurs de drogue) entre la Guyane et la métropole, qui semble s’intensifier depuis quelques années, est-il un phénomène que l’on vient de découvrir ?

David Weinberger : Le phénomène des mules de Guyane traduit en fait un phénomène bien plus large, qui est une route jusqu’alors méconnue de la cocaïne provenant des zones de production d’Amérique du Sud, à savoir la Colombie, le Pérou et la Bolivie. On connaît depuis plusieurs années les routes passant par les Antilles, ou aussi par le Brésil, qui alimentent l’Europe et la France. Mais on s’est rendu compte qu’il y a une route très active et très dynamique qui passe historiquement par le Suriname et qui s’est notamment diversifiée par la Guyane.

Pourquoi l’avènement de la Guyane française aujourd’hui par rapport au Suriname ?

Depuis une trentaine d’années, on assiste à l’évolution d’une route surinamaise et l’on sait aujourd’hui que les groupes criminels surinamais travaillent avec les groupes criminels colombiens depuis 40 ans. Des liens ont été créés avec le Cartel de Medellin dans les années 1980, et selon le renseignement colombien, Pablo Escobar se serait rendu à plusieurs reprises au Suriname afin d’organiser une nouvelle route permettant de développer le marché européen de la cocaïne.

Dans un premier temps, l’idée était de faire transiter la drogue vers les Pays-Bas depuis Paramaribo (la capitale du Suriname), car les liens historiques avec cette ancienne colonie néerlandaise permettaient d’offrir des routes commerciales et maritimes très actives aux trafiquants de drogue. Mais au tournant des années 2000, les autorités néerlandaises, dont le pays était l’un des principaux impactés par cette route, ont décidé d’augmenter les contrôles, notamment entre l’aéroport de Paramaribo et l’aéroport de Schiphol (Amsterdam, Pays-Bas) et cette augmentation des contrôles a, pour partie, poussé les Surinamais à ouvrir une nouvelle route qui était celle de l’aéroport de Cayenne vers l’aéroport d’Orly (Paris).

Cependant, les trafics, notamment maritimes, qui relient le Suriname aux Pays-Bas restent très actifs, comme le suggèrent les saisies records opérées il y a quelques mois sur des navires maritimes. J’opterai donc plus pour une diversification des routes que pour un report, on peut donc parler d’une route des Guyanes qui se diviserait entre une sous-route surinamaise et une autre sous-route guyanaise.

Est-ce que les groupes guyanais d’aujourd’hui sont aussi organisés que les groupes surinamais ?

Il est difficile de répondre clairement à cette question à ce stade de mes recherches, savoir s’ils sont aussi organisés. Mais on observe que les groupes surinamais restent les grossistes qui vendent la cocaïne en gros aux Guyanais, et les Guyanais ont su diversifier leur activité en s’autonomisant, c’est-à-dire en développant par eux-mêmes le transport de la cocaïne de la Guyane à la métropole, et surtout en développant des réseaux de distribution. Ces réseaux se sont notamment implantés dans les villes de province de petite et moyenne taille en métropole, pour ne pas se heurter aux traditionnels réseaux de distribution de la cocaïne, actifs depuis plusieurs décennies.

L’argent issu du trafic de drogue en Guyane aujourd’hui, a-t-il déjà un impact visible sur l’économie locale ?

Il y a encore beaucoup de questions qui se posent, mais on voit effectivement qu’il y a de plus en plus d’activités commerciales en Guyane, et notamment des activités étonnantes comme des bars, des restaurants en pleine forêt amazonienne… Mais il apparaît surtout que les investissements les plus massifs s’opèrent de l’autre côté de la frontière, au Suriname. Ces investissements sont effectués par des Surinamais qui sont des grossistes implantés notamment à Albina (ville frontière surinamienne). Ils gagnent beaucoup d’argent. Mais le blanchiment est aussi opéré par des Guyanais qui préfèrent investir au Suriname pour éviter des saisies et des confiscations de leurs biens par la justice française.

L’une des questions encore sans réponse à ce stade et de mieux comprendre le rôle des organisations criminelles surinamaises et leur influence sur les réseaux français. Les Néerlandais ont condamné en 1999 le président actuel du Suriname (Dési Bouterse) pour trafic de cocaïne. Ce fut aussi le cas pour le chef historique de l’opposition surinamaise (Ronnie Brunswijk), qui fut aussi condamné à la même époque pour des faits similaires. Il y a cinq ans, leurs fils respectifs ont aussi été arrêtés pour trafic de cocaïne. Mais sont-ils aujourd’hui les chefs d’un cartel surinamais ? Rien ne le prouve à ce stade.

En revanche, les autorités américaines ont récemment communiqué sur les liens éventuels avec les groupes criminels colombiens, mais aussi vénézuéliens et mexicains. Ce qui est certain, c’est que la localisation des trois Guyanes (Guyana, Suriname et Guyane française) reste idéale pour se connecter à l’Europe, soit directement, soit via les Caraïbes ou l’Afrique de l’Ouest et que le marché européen de la cocaïne est en pleine croissance.

La cocaïne qu’on retrouve en métropole provient-elle principalement de la Guyane ?

La cocaïne qui circule en métropole vient a priori en majorité du Brésil, car ce pays est aujourd’hui le premier pays exportateur de la cocaïne en Amérique latine, même s’il n’est pas un pays producteur. Tout vient des Andes, c’est-à-dire de la Colombie, du Pérou et de la Bolivie, dont la production estimée explose. Dans son dernier rapport, publié hier, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) annonce un nouveau record historique de la production mondiale de cocaïne, avec près de 2 000 tonnes en 2017. Et le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (EMCDDA) insiste sur l’augmentation du marché européen de la cocaïne. Cette dernière est donc devenue la seconde drogue illicite consommée par les Européens après le cannabis. Et la France n’est pas épargnée, au contraire.

En revanche, on pourrait estimer que la cocaïne qui transite par la Guyane, notamment via la voie aérienne commerciale et le phénomène des mules, serait aujourd’hui la deuxième ou la troisième route d’exportation la plus importante en France. C’est donc une route très significative.

Y a-t-il des facteurs socio-économiques qui expliquent aujourd’hui le développement de ce phénomène de mule ?

Sur le plan économique, le facteur, c’est le prix très bas de la cocaïne, avec une pureté très élevée puisque c’est à peu près 5 000 euros le kilo en Guyane pour un prix de revente à 3 000 euros. Donc effectivement, le modèle économique de la Guyane est intéressant du point de vue du trafiquant. Par exemple, le même kilo de cocaïne est négocié autour de 10 000 euros en République dominicaine, qui reste aussi une zone de transit significative pour le marché européen.

De plus, les frontières entre le Suriname et la Guyane sont très poreuses et particulièrement difficiles à contrôler, ce qui facilite le travail des trafiquants malgré les efforts déployés par l’action publique en Guyane. Et enfin, les trafiquants peuvent puiser dans une réserve assez importante de passeurs, qui proviennent des classes souvent défavorisées. Or, les populations proches de la zone frontalière du Suriname ont un taux de chômage extrêmement élevé. Ces facteurs offrent malheureusement une des réserves de recrutement significative aux trafiquants.

Pensez-vous qu’en France, dans l’avenir, nous arriverons à diminuer ce trafic ?

Un plan de lutte élaboré par le préfet de Guyane et le procureur de la République a été remis à la ministre de la Justice et au ministre de l’Intérieur à la fin de l’année 2018, qui s’est accompagné d’un renforcement des moyens de lutte en Guyane comme en métropole. On peut donc espérer que ces initiatives de l’action publique vont rapidement réduire cette route dans un contexte de consommation croissante de cocaïne.

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ONUDC

La production mondiale de cocaïne a atteint un nouveau plus haut historique avec près de 2 000 tonnes en 2017, tandis que celle d’opium connaît un recul inédit, relève l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport annuel publié mercredi.

A 1 976 tonnes, la production de cocaïne a connu un bond de 25% par rapport à 2016, année où elle avait déjà augmenté d’un quart, selon les estimations de cette agence basée à Vienne.

Consommation en hausse

L’essor de la cocaïne, absorbée principalement par les marchés d’Amérique du Nord et d’Europe, est notamment lié à l’extension des cultures et des capacités de production en Colombie, souligne l’agence.

Dans ce pays assurant quelque 70% de la production mondiale, les surfaces d’arbres à coca ont progressé de 17% en 2017, une conséquence de l’accord de paix conclu en 2016 avec les Farc, qui a paradoxalement permis à des groupes criminels de prospérer sur des territoires auparavant contrôlés par cette guérilla. L’ONUDC déplore par ailleurs qu’ »une diminution des efforts d’éradication ait pu favoriser l’idée que cette culture est relativement peu risquée» en Colombie.

Les saisies progressent, certes, mais du seul fait de la progression du trafic et non de la plus grande compétence des services

Parallèlement, les saisies de cocaïne ont progressé à 1 275 tonnes en 2017, soit une hausse de 13%, indique l’agence onusienne, qui se félicite d’une meilleure efficacité de la coopération internationale en la matière.

La cocaïne reste toutefois consommée par 18,1 millions de personnes dans le monde, notamment aux Etats-Unis où elle touche 2,1% de la population adulte.

Opiacés de synthèse

A l’inverse, la production d’opium s’est effondrée pour la première fois en deux décennies, avec un recul de 25% en 2018, à 7 790 tonnes, relève l’ONUDC.
Ce recul s’explique notamment par une baisse de 17% des surfaces de pavot cultivées en Afghanistan, un pays qui assure plus de 80% de la production mondiale.

Due en partie à un épisode de sécheresse qui a frappé ce pays, cette évolution résulte aussi d’une baisse des prix «probablement liée à une surproduction les années précédentes», qui a «rendu cette culture moins lucrative» pour les paysans, estime l’agence.

Malgré cette chute, l’usage d’opiacés continue de progresser à travers le monde en raison du développement constant de la consommation de produits de synthèse en Amérique du Nord et en Afrique, s’alarme l’agence. Aux Etats-Unis, le nombre de morts liés à l’usage d’opiacés a ainsi progressé de 13% pour s’établir à plus de 47 000 décès en 2017, un nouveau record. Cette évolution est notamment due à la popularité du fentanyl, un opioïde synthétique 50 fois plus puissant que l’héroïne et aisément disponible sur ordonnance.

Parallèlement, le tramadol progresse en Afrique, où les saisies de cet antalgique ont été multipliées par douze en sept ans, à 125 tonnes, note l’ONUDC.

Au total, quelque 585 000 décès ont été répertoriés en 2017 dans le monde en lien avec la consommation de drogues, contre 450.000 en 2015. Cette progression est liée en partie à une meilleure prise en compte statistique dans certains pays comme l’Inde et le Nigeria. Elle n’inclut toutefois pas la Chine.
Au total, plus de 270 millions de personnes consomment de la drogue chaque année, le cannabis se taillant la part du lion avec 188 millions d’adeptes, selon l’ONUDC.

Les opioïdes affectent 53,4 millions de consommateurs.

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Dans le même temps les paradis fiscaux qui blanchissent aussi les profits du narcotrafic enregistrent des profits records.

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Newlyn on deck 3A Dutch man has been convicted of importing £134m worth of cocaine hidden on a yacht intercepted off the coast of Cornwall.

Crew member Maarten Peter Pieterse, aged 61, was arrested following the operation led by the National Crime Agency. He pleaded guilty at a hearing last year.

Another crew member, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, aged 45, who was also arrested at the time, was found not guilty by a jury today (Wednesday 26 June) following a re-trial at Bristol Crown Court.

On the 18 July 2018, the Border Force cutter HMC Vigilant intercepted the Dutch-flagged SY Marcia approximately 120 miles south west of the Cornish coast. It then escorted the 60-foot yacht into Newlyn harbour near Penzance and the following day a search of the vessel began.

NCA and Border Force officers discovered over 1,600 kilo blocks wrapped in plastic bagging in a compartment beneath the decking area at the rear of the boat. In total, 2.1 tonnes of high purity cocaine were recovered, with an estimated wholesale value of £50m.

If cut and sold on the street, the haul had an estimated value of £134m.

The yacht left Marina d’Angra, Terceira, in the Azores on the 9 July 2018, and officers believe the haul was destined for Europe.

newlyn yacht 1 1The operation involved the National Maritime Intelligence Centre (NMIC) in the UK and the joint Maritime Analysis and Operations Centre – Narcotics (MAOC-N) in Lisbon, working in co-operation with law enforcement partners in Portugal, France, the Netherlands, as well as Devon and Cornwall Constabulary.

At one point the search was halted following the discovery of a suspicious package in the bales of cocaine, but resumed after the all clear was given by a Navy Explosive Ordnance Disposal team.

Pieterse is remanded in custody and will be sentenced on 6 August Bristol Crown Court.

Ty Surgeon, Operations Manager at the National Crime Agency, said:

“This huge haul of cocaine is one of the largest seizures of class A ever in the UK, and with a potential street value of more than £130 million.

“Thanks to the international cooperation of our law enforcement partners, this vessel was intercepted, taken into port and searched, resulting in us seizing the drugs and significantly disrupting the activities of organised crime groups.

“I have no doubt these drugs were destined for the streets of Europe and the UK, to be sold by drugs gangs who are also involved in intimidation, exploitation and violence.

Newlyn concealment“We know the criminal trade in drugs is driven by financial gain, and the loss of the profit that would have been made from this seizure will have a major impact on the crime groups involved.

“The NCA continues to provide a key role in tackling criminal networks supplying class A drugs into the UK, and our work with partners at home and abroad to tackle the supply chain is vital to this.”

Stephen Whitton, Head of Border Force Maritime, said:

“This was a sophisticated concealment, hiding a vast quantity of cocaine, that was only detected thanks to the expertise of the Border Force’s specialist search team and cutter crew working alongside the National Crime Agency and our law enforcement partners overseas. The vessel had been specially adapted for the sole purpose of drug smuggling.

“The seizure and the conviction of Pieterse that followed is testament to the effectiveness of the multi-agency approach we take to securing the UK’s border and territorial waters.

“Working together, we will continue to do all we can to tackle those involved in smuggling, to protect our communities from the damage caused by illegal drugs and to keep our borders secure.”

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