Archives de 16 juillet 2019

Nous avons débuté il y a déjà quatre épisodes une recherche à propos du trafic historique de drogue arrivant en Europe. Un trafic qui continue aujourd’hui comme on peut le constater.

En réalité, tout a commencé dans les années 70 avec des transferts de plus en plus importants de cocaïne partie le plus souvent de l’île Margarita à destination de l’Europe, à savoir en premier lieu de l’Espagne. Toute une noria de skippers de voiliers ont été ainsi enrôlés par des trafiquants colombiens pour acheminer la coke vers l’Europe, via l’archipel des Açores notamment comme relais quand ce n’était pas le Cap-Vert.

Aujourd’hui encore, cette route « historique » demeure très fréquentée…

Le point de départ de tout le trafic: un bateau nommé « Liberté » !

Revenons à Marbella dans les années 70. Il faut bien nourrir désormais toute la côte en cocaïne. La jet-set qui déboule à faim de plaisirs. Et comme les jets ne sont pas encore très répandus (1), c’est à la voile que l’on traverse l’Atlantique avec une cargaison de coke pour les approvisionner, en passant d’abord par l’Italie (car le maître-d’œuvre est la mafia, et son représentant de Marbella est romain d’origine !). En 2001, les douaniers et la brigade financière de Goa interceptent en mer un voilier appelé le « Libera » (la Liberté !) à destination d’Anzio et le remorquent au port de Cala Galera, à Argentario. Là, il l’inspectent et trouvent, après quelques difficultés, une cargaison cachée. A bord, il y a 244 kilos de cocaïne pure, un record toutes catégories pour l’époque. Un passionnant document retrouvé 18 ans plus tard dans les archives du journal Repubblica nous en détaille l’arrivée (on notera bien son point de départ au passage) : « le voilier, appelé « Libera », avait un double fond dans un espace creux, mais le repaire n’avait pas trompé les enquêteurs qui surveillaient le bateau dès le 9 juin, alors qu’il avait largué ses amarres dans le port de Ile de Marfgarita (et oui, déjà, l’endroit est à l’origine du trafic !!!). « Le « Liberté » a été perquisitionné le 5 août et la nouvelle a été gardée cachée jusqu’à hier par la Guardia di Finanza, qui a travaillé de concert avec la police espagnole (à l’époque les vedettes de la brigade sont des Meattini de 20 m, ici à droite). Au cours des derniers jours, le juge Laviola a émis sept ordonnances de détention provisoire en prison. Quatre personnes se sont retrouvées en prison, trois ont réussi à échapper aux menottes. Parmi les fugitifs, l’acheteur du gros lot de cocaïne (1520 milliard de lires la valeur en gros, au moins le quadruple au détail).(…). Parmi les personnes arrêtées se trouve le nom de Luigi Protani, âgé de 47 ans, d’origine romaine mais résidant à Marbella depuis des années, entrepreneur en bâtiment et éditeur du célèbre magazine glamour (« Absolute », qui a donné son nom à l’enquête des finances). Personnage célèbre dans le magnifique monde de la Costa del Sol, Protani a été arrêté à la sortie de sa villa à Benalmadena, un véritable château avec piscine et terrains de football. L’homme était au volant d’une Ferrari avec à ses côtés sa magnifique et jeune compagne, une beauté de couverture de magazine qui s’est révélée être totalement étrangère à l’histoire. En prison ont été envoyés le frère de Protani, Giacinto, 53 ans, de Velletri, le cousin Fabio Lommi, 35 ans, de Genzano et Luigi De Angelis, 48 ans de Zagarolo. Outre les Catalans, on trouve aussi le bras droit de Protani, Sasha Babic, un slave cosmopolite (ah tiens la filière « balkanique » existait déjà !) et le skipper du « Libera », Loris De Dominicis. Le playboy entrepreneur – et éditeur – était déjà depuis quelques années, dans le collimateur d’une vaste enquête antidrogue, mais les enquêteurs n’avaient pas réussi à l’arrêter. Luigi Protani a parcouru le monde de manière continue et a su éviter les interceptions et les traques. Ses contacts avec les Catalans se limitent à quelques conversations téléphoniques laconiques et il a fallu tous les efforts conjugués des policiers pour identifier le trafic de cocaïne qui s’est déplacé de l’Amérique du Sud vers la capitale. Selon les enquêteurs, Protani avait organisé au plus deux expéditions par an, selon les enregistrements. Sous la direction des services centraux de lutte contre la drogue, les enquêteurs ont également enregistré les dernières innovations internationales dans le domaine du trafic de drogue. L’héroïne « tient » et, après la chute des talibans, les gangs tentent de planter de nouvelles cultures en Amérique du Sud. Les gangs kosovars, qui gèrent maintenant presque tout, ont également essayé de cultiver la coca sur leur territoire, mais sans succès. Et c’est aussi une bonne nouvelle, du moins pour le moment ».

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Credit Suisse est visé par une enquête pénale du Ministère public de la Confédération (MPC) depuis 2013 dans une affaire de blanchiment liée à l’ancien «roi de la coke» bulgare Evelin Banev.

C’est ce que montrent les recherches de Gotham City dans des documents judiciaires suisses et italiens. L’implication de la deuxième banque du pays n’avait jamais été révélée jusqu’ici.

Ouverte le 1er février 2008, l’enquête fédérale SV.08.007 a longtemps échappé aux radars médiatiques.

En 2014, un article du Courrier avait mentionné l’existence du réseau suisse d’Evelin Banev, alias «Brendo», soupçonné dans plusieurs pays européens d’être à la tête d’une vaste organisation criminelle active dans le trafic de cocaïne.

Toujours en 2014, le journaliste et écrivain Roberto Saviano avait décrit Evelin Banev comme «une figure très importante» des réseaux mafieux italiens, «une figure qui tenait le destin de l’État bulgare entre ses mains».

Blanchiment aggravé

Malgré l’importance majeure de cette affaire de narcotrafic, le rôle de Credit Suisse n’était jamais apparu publiquement.

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Passager d’un vol en provenance de Bogota particulièrement surveillé par les forces de l’ordre, il a attiré l’attention des agents «par son état notable de stress et par la taille disproportionnée de la perruque qu’il portait», selon un communiqué de la police.

Il portait sous son chapeau une perruque qui dissimulait un sachet contenant 503 grammes de cocaïne pouvant valoir plus de 30.000 euros. Arrêté fin juin lors de cette «Opération Perruque», il a été remis à la justice.

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Héroïne, morphine, méthadone, codéine: la consommation d’un ou plusieurs opioïdes est impliquée dans 1021 décès (86%). Si l’Écosse était considérée comme un pays indépendant, le nombre de morts liées à la drogue, rapporté à la population, serait plus élevé que dans n’importe quel pays de l’UE. Ce taux est d’ailleurs trois fois plus important que pour l’ensemble du Royaume-Uni.

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Colombo (AFP)

International drug syndicates orchestrated Sri Lanka’s deadly Easter Sunday bombings, the country’s leader claimed Monday, despite earlier blaming the attacks on Islamists.

The statement comes amid a nationwide narcotics crackdown, with President Maithripala Sirisena aiming to reintroduce capital punishment for drug offences.

Authorities have said local jihadist group National Thowheeth Jama’ath (NTJ) were responsible for the suicide bombings in churches and hotels that killed at least 258 people in April. The attacks were later claimed by the Islamic State group.

Sirisena’s office said the day after the bombings that local terrorists and international terror groups were responsible for the attacks.

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Au Burkina Faso, onze personnes ont été retrouvées mortes, ce lundi 15 juillet, à l’unité anti-drogue de la police, à Ouagadougou.

Ces personnes avaient été placées en garde à vue, dans le cadre d’une enquête de la police nationale. Le procureur a annoncé qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ces morts.

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