Archives de 12 novembre 2019

Faudra-t-il privatiser la lutte contre la drogue?

L’année 2019 a déjà explosé tous les records en matière de saisies de cocaïne. Le 6 mai, 600 kilos venus d’Uruguay dans un Gulfstream immatriculé M-FISH ont été interceptés sur le parking du Casino de Bâle, la plus grosse prise jamais effectuée sur territoire suisse. Le 17 juin, les douanes américaines ont saisi près de 20 tonnes à Philadelphie sur un navire de la compagnie genevoise MSC en route vers Rotterdam – l’une des plus grosses prises de l’histoire. Depuis janvier, 44 tonnes ont été saisies dans le port d’Anvers, l’une des principales portes d’entrée de la drogue en Europe.

Saisie de 4,5 tonnes de cocaïne à Hambourg, cet été.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Au mieux, selon Europol, les autorités ne découvrent que 15% des quantités qui circulent effectivement sur le marché. «Je suis dans la lutte contre la drogue depuis 14 ans mais je n’ai jamais vu de telles quantités de cocaïne,
affirme un analyste d’Interpol. Cela me fait peur. Il y a tout simplement trop d’argent à gagner avec ce trafic.»

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Après une nouvelle découverte de 5 kg ce mardi à Camaret sur Mer sur la pointe bretonne, c’est désormais 1.010 kg qui a été récupérée par les gendarmes sur le littoral atlantique.
Cette cocaïne s’échoue, au gré des marées, de la Bretagne jusqu’au Pays basque, depuis la mi-octobre, avec une intensification depuis le 4 novembre, précise le parquet de Rennes en charge de l’enquête.

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ATLANTICO – C’est une grande opération d’ampleur qui vient d’avoir lieu et a permis de démanteler un vaste réseau de trafic sur le dark web. Est-ce qu’on a des précédents du même type ou s’agit-il d’une victoire en grande pompe sur les trafics du dark web ?
Jean-Paul Pinte :
Pour bien comprendre les profondeurs de l’Internet et ce qui trafique dans ces abysses du Web, il est important de bien savoir de quoi on parle.

Il existe trois couches principales pour le Web. Celle où vous naviguez chaque jour avec Google, Wikipédia, Facebook, etc. Nous l’appellerons plus communément les Web surfacique.

Ensuite le Deep Web, contenu d’Internet non référencé et accessible uniquement par des moteurs de recherche spécifiques. On y retrouve par exemple les mails et pages isolées sur la toile.

Enfin la partie plus sombre d’Internet que l’on appelle le Dark Web, partie cachée d’Internet dont le contenu est protégé par le chiffrement.

Pour y accéder on doit installer une application appelée TOR, voire encore FREENET. On accède alors à un Internet Parallèle.
Facebook par exemple présente un accès par le Dark Web pour ceux qui voudraient rester cachés.

Les adresses des sites Internet du « dark web » n’ont rien à voir avec les adresses des sites classiques. Il s’agit de suites de chiffres et de
lettres et pas de .com ou de .net ou .fr mais un .onion.

Il n’est pas illégal d’utiliser le Dark Web mais il convient de savoir que bien souvent, ce sont des choses plus que douteuses qui s’y
déroulent comme des trafics de tout genre (Armes, drogues, faux papiers, données bancaires, etc.).

Notons que le terme de Dark Net a fait place à celui d’«internet clandestin» depuis septembre 2017 au Journal Officiel.

Le cas traité par le FBI n’est pas isolé et récemment, en juin 2018, la plateforme baptisée « La Main noire » (« Black Hand ») dont l’administratrice lilloise âgée de 20 ans sévissait de la France depuis environ deux ans, a été fermée. C’était un vaste forum d’échanges de produits et services illicites (stupéfiants, armes, faux papiers, données bancaires volées etc.).

« La Main noire », accessible par quelques 3 000 initiés moyennant une petite cotisation, se présente presque comme un site de commerce
classique : les vendeurs et les acheteurs y laissent des évaluations en fonction de la qualité de la marchandise et des délais de livraison. En revanche, ils doivent payer en cryptomonnaie, comme le Bitcoin ou
l’Etherum.

Les modérateurs touchaient des commissions en sécurisant les transactions.

Ce qu’ils ne savaient pas c’est que « La Main noire » était surveillée depuis un peu plus d’un an par la DNRED, c’est-à-dire les agents du renseignement douanier.

Dans un autre style, Gal Vallerius, breton de 38 ans, a été interpellé fin août à Atlanta par les services de police américains. Il est soupçonné d’être à la tête d’un important réseau de trafic de drogues sur le web profond, alias « dark web ». Soupçonné par la Drug Enforcement Administration (DEA) – les services fédéraux américains qui gèrent les affaires de drogue – d’être un baron de la drogue du dark
Web, connu sous le pseudonyme d’« OxyMonster », il avait été arrêté le 31 août 2017 à l’aéroport d’Atlanta (Géorgie), alors qu’il se rendait aux Etats-Unis, au Texas, pour un concours de barbe. Il purge aujourd’hui 2O ans de prison.

« Oxymonster » est l’un des plus gros dealers au monde, le responsable d’un des plus gros supermarchés virtuels de vente de drogue sur le « dark web » : un réseau sécurisé inaccessible aux recherches, la plupart des gens n’y ont pas accès. On y trouve de tout, particulièrement ce qui est interdit, drogues ou armes.

Un important dealer du darknet a aussi été arrêté par la police slovaque. L’homme a été placé en garde à vue et plusieurs de ses complices sont actuellement recherchés. En fouillant une de ses planques, cinq armes à feu et plus de 600 cartouches de munitions ont été retrouvées. Mais aussi 58 plants de cannabis, et l’équivalent de 203 000 euros en bitcoins, soupçonnés d’avoir été obtenus illégalement. Par ailleurs, les autorités slovaques et Europol ont démantelé tout un réseau de vente de drogue en ligne, caché sur le Darknet, dont
l’administrateur depuis 2015 était l’homme arrêté ce jeudi. Au moins 10 kilos de cannabis auraient été écoulés sur cette chaîne.

Le serveur a été saisi comme pièce à conviction et analysé. La police slovaque a étendu ses recherches aux utilisateurs et vendeurs qui utilisaient ce marché de la drogue géant.

Aidés par Europol, les autorités ont identifié un autre vendeur habitant dans un pays européen.
L’individu est suspecté d’avoir fourni une des armes retrouvées dans une maison de Bratislava.

35 personnes ont été arrêtées aux États-unis en 2018 dans une opération d’infiltration inédite ciblant des vendeurs du darknet. Les
agents ont saisi de la drogue et des armes, pour une valeur totale de 23,6 millions de dollars.

Cette arrestation d’envergure est le point d’orgue d’une enquête
ayant durée plus d’un an avec pour cible plus de 65 réseaux impliqué dans 90 affaires différentes. Parmi les biens saisis lors des
perquisitions, des stupéfiants dont des opioïdes, 3,6 millions de dollars en or et en espèces, des dispositifs miniers Bitcoin, des crypto’ d’une valeur de plus de 20 millions de dollars et plus de 100 armes, dont un lance-grenades. L’identité des vendeurs n’a pas été
révélée, mais il s’agirait d’individus entre 21 et 34 ans dont plusieurs vivaient à New York et en Californie.

Les cas ne manquent pas, on le voit, à l’instar de la cinquième brigade de la lutte contre la cybercriminalité à la direction des investigations et des recherches de la Garde nationale de l’Aouina qui abdémantelé un réseau criminel de trafic d’antiquités et a arrêté 6 personnes impliquées âgées entre 35 et 65 ans du grand Tunis. La brigade a ainsi saisi des manuscrits en hébreu d’une grande valeur historique chez ces personnes qui comptaient les vendre sur le Dark Web à 12 millions de dinars.

Enfin, les autorités américaines ont révélé en juillet 2017 que le Québécois Alexandre Cazes, mort après son arrestation en Thaïlande au début du mois, était le créateur et administrateur du site AlphaBay, le plus gros site jamais créé sur le dark web pour échanger drogue, armes et documents de fraude bancaire.

Source

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Honduras, les évêques dénoncent l’intrusion du trafic de drogue dans les institutions

Guillemette de Préval (avec Crux Now)

À Tegucigalpa, la conférence des évêques honduriens a dénoncé avec fermeté le fait que les cartels de drogues imprégnaient les institutions d’Amérique centrale.
Cette déclaration intervient alors que le frère du président hondurien est arrêté pour trafic de cocaïne et d’armes.

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Pour rappel mémoire à Michel Charasse, Jean Dominique Comolli, François Auvigne, Pierre Mathieu Duhamel, Jean Henri Hoguet, Jean Puons, Gérard Estavoyer, les agents de l’échelon DNRED de Nantes et Christian Gatard

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Sans oublier Philippe Galy, Marc Lerestre, Jean Paul Garcia, Guy Gouin, Jean Michel Pillon, Gérard Schoen, Corinne Cleostrate, Jérôme Fournel, François Mongin, Hélène Crocquevieille, Nicolas Sarkozy, Florence Parly, Alain Cadiou et l’énarque menteur, faussaire, ‘caviardeur’ Erwan Guilmin.

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Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 novembre, les éléments de brigade commerciale des Douanes de Moussala, subdivision de Kédougou, région douanière du Sud-Est, se sont illustrés dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité transfrontalière.

C’est au cours d’un contrôle de routine effectué sur un camion remorque en provenance du Mali, que le pot aux roses a été découvert dans cette zone frontalière.

La drogue était soigneusement dissimulée dans une cachette aménagée au plancher du véhicule et selon le communiqué, il s’agit d’un « double fond d’une très grande capacité de stockage », ce qui laisse augurer que, la même technique a été utilisée pour se livrer à un trafic insoupçonné de drogue d’autres marchandises prohibées.

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Era latitante da un anno Claudio De Witt, narcotrafficante di spicco della criminalità romana, uno dei re dello spaccio di Centocelle
(operazione di polizia « Amico mio »), quartiere martoriato dai roghi dolosi e dallo spaccio appunto. Un suo vecchio vizio la latitanza, visto che era scappato già nel 2011 quando dopo essere stato condannato a 12 anni per traffico internazionale di droga, per aver organizzato un traffico di cocaina dalla Spagna all’Italia della portata di 30 kg a settimana, aveva approfittato di un ricovero presso una comunità terapeutica per evadere e far perdere le proprie tracce. Come Arsenio Lupin , il latitante De Witt da sempre ricercato, nel corso della sua carriera criminale, in modo scaltro e geniale riesce a garantirsi la latitanza nello stesso territorio della Capitale dal quale non si allontana mai e dove evidentemente gode del supporto della malavita
locale.

Piu

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Depuis le 4 novembre, « des emballages suspects ont été retrouvés sur l’ensemble des plages de la façade atlantique de la Loire Atlantique jusque dans les Landes », indique le procureur rennais.

Dans notre région, les pains de cocaïne ont échoué sur les plages des Moutiers-en-Retz et de Préfailles en Loire-Atlantique.

Des paquets ont aussi étaient découverts sur le sable, à Saint-Jean-de-Monts, La
Barre-des-Monts et Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée.

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Un jeune homme de 17 ans a été interpellé lundi par les gendarmes en possession de 5 kg de cocaïne ramassés sur une plage de Lacanau,
interdite au public après la découverte de nombreux paquets de drogue depuis la semaine dernière sur le littoral girondin, a-t-on appris auprès du parquet.

Il a été arrêté avec cinq paquets d’un kilo de
cocaïne. Placé en garde à vue pour « détention de stupéfiants », ce jeune de la région toulousaine en vacances encourt jusqu’à 10 ans
d’emprisonnement.

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La scène se répète comme un rituel dans les ports et les aéroports européens.

Des douaniers ou/et policiers en uniforme extraient des dizaines de sacs de sport noirs d’un cargo, d’un camion ou d’un jet privé, puis les alignent et les exhibent comme des trophées.

À l’intérieur des sacs, des pains de cocaïne parfois décorés d’images glorifiant le narcotrafic, comme cette effigie de Tony Montana, l’antihéros du film Scarface, découverte à Bâle en mai. Ces signes permettent aux trafiquants de reconnaître leurs lots de drogue avant de les distribuer dans toute l’Europe. Jusqu’en Suisse, l’un des plus gros consommateurs de poudre blanche du Vieux-Continent.

L’année 2019 a déjà explosé tous les records en matière de saisies de cocaïne.

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