Archives de 1 décembre 2019

La répression du crime organisé est menée par différents services de la Police nationale et de la Gendarmerie.

Présentation du SIRASCO, qui contribue à lutter contre les différents trafics.

Afin de compléter le travail de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), un arrêté du 5 mars 2009 a mis en place le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée (SIRASCO), « chargé notamment de l’identification et du suivi des organisations criminelles dont l’activité a une incidence sur le territoire national, de l’analyse stratégique et opérationnelle relative à ces organisations et de l’échange de renseignements avec les services français et étrangers ».

C’est notamment grâce à ce Service qu’il est contribué « à l’identification des entités, des acteurs et des flux alimentant cette criminalité organisée »(1).

Ce Service d’analyse approfondie de la criminalité organisée est composé d’une quinzaine de personnels provenant de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, mais aussi de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui « fixe par ordre de dangerosité les groupes criminels organisés les plus actifs sur le territoire national. Avant même la Camorra ou encore les groupes albanophones ou roumains, une menace se détache en première place : les groupes criminels organisés issus des cités sensibles des grandes agglomérations. Le panel de faits dont ils se rendent coupables est large : trafic de stupéfiants, naturellement, mais également l’ensemble des incriminations qui en découlent, à savoir blanchiment de fonds, homicides, violences volontaires, enlèvements, racket et autre criminalité identitaire (2) ».

C’est par le biais du SIRASCO que la Police nationale et la Gendarmerie nationale rédigent un rapport annuel concernant la criminalité organisée en France (3). Outil efficace du renseignement pour les services de police, il permet d’évaluer les grandes tendances de la criminalité. Pour exemple, le rapport rendu en juillet 2019 a dénoté une explosion de la prostitution sur Internet, la baisse des vols à main armée, ainsi que l’infiltration des criminels dans l’univers du jeu.

La Direction générale de la sécurité intérieure dispose d’agents envoyés au sein du SIRASCO. Le partage de travail avec ce service policier spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée est pertinent, car il permet ainsi d’élaborer des rapports et des synthèses fournies sur le danger de la criminalité organisée. Ce Service d’information et de renseignement affirme expressément qu’il n’y a pas de « mafia française (4) », ce qui n’enlève bien sûr rien au fait qu’il y a effectivement des organisations criminelles traditionnelles en France. Mais son fin travail d’analyse lui permet de bien distinguer les organisations criminelles existantes en France de la mafia traditionnelle elle aussi installée sur le territoire national, tout en étudiant leur fonctionnement et leurs évolutions.

Autre sujet d’actualité, le Service national du renseignement pénitentiaire (SNRP) effectue un travail de collaboration avec le SIRASCO, en organisant des réunions trimestrielles (5). Plus encore, ce travail de partenariat en matière de renseignement et de synthèse des menaces criminelles organisées a permis de mettre en place une Équipe mixte de renseignement pénitentiaire (EMRP), dans le but d’effectuer une mission continue d’évaluation sur les menaces criminelles contemporaines, ainsi que la multitude des trafics en prison.

Enfin, le SIRASCO travaille aussi sérieusement sur un phénomène de criminalité qui prend de l’ampleur. Le SIRASCO a qualifié des nouvelles entités de « néo-banditisme », décrivant « un banditisme nouveau issu des cités sensibles, se différenciant d’un ‘milieu’ traditionnel fort affaibli par le succès des investigations policières, et un changement de générations. Il recouvre des groupes criminels organisés divers, mais tous structurés autour du trafic de stupéfiants. Leur particularité est de privilégier les ‘circuits courts’ au sein du réseau, limitant les intermédiaires, et conférant un sentiment de puissance démesuré à de petits malfaiteurs n’en ayant pas l’envergure (6) ». Les services de renseignement doivent donc exercer leur mission de manière permanente, à l’égard de ces nouveaux groupes criminels, et d’endiguer ainsi, à la fois la criminalité et la délinquance issues des trafics, mais aussi l’utilisation potentielle d’armes dans le cadre des violences urbaines. Plus encore, le néo-banditisme a un lien ombilical avec l’hybridité, un phénomène croisant terrorisme et criminalité organisée, comme on a pu l’observer dès 1996 avec le « gang de Roubaix », appelé aussi les « islamo-braqueurs », qui commettaient de très violents vols à main armée pour financer le jihad.

En tout état de cause, le travail d’analyse fourni par le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée doit être entendu, et ce Service doit voir ses moyens augmentés pour continuer son travail, concernant non seulement l’accroissement des diverses formes de criminalité organisée (classique et cyber), mais aussi l’hybridation, et ainsi approfondir l’étude des réseaux criminels qui travaillent avec des individus participant à des activités terroristes.

Source

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Si l’Hexagone, premier pays consommateur d’Europe, passe à la légalisation, les dealeurs actuels seront « probablement les oubliés du système », craint cet universitaire qui recommande de créer « des emplois légaux liés au nouveau marché du cannabis » dans les anciennes zones de trafic.

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Más de una tonelada de cocaína fue decomisada por el Ejército mexicano en el interior de un camión cisterna de doble fondo modificado en el estado de Tabasco, sureste del país, informó este sábado la institución.

La unidad fue detenida en un puesto militar del “Puente Tonalá” ubicado en la carretera federal 180 de Villahermosa – Coatzacoalcos, informaron fuentes castrenses.

Como resultado del decomiso una persona fue detenida, mientras que el camión cisterna y la droga fueron puestos a disposición de la Fiscalía General de la República (FGR) delegación Cárdenas, Tabasco.

Más tarde, la Sedena informó que un militar murió durante la revisión del camión cisterna al estallarle en el rostro la línea de combustible.

Fuente

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Al menos 14 personas muertas en un tiroteo que tuvo lugar el sábado en la localidad de Villa Unión. Diez son civiles armados
vinculados al Cártel del Noreste y cuatro policías.

Todo ocurrió cuando los supuestos narcotraficantes entraron en este municipio del estado de Coahuila, abriendo fuego contra el Ayuntamiento y la casa que alberga la iglesia, usando ametralladoras y granadas.

La intervención de las fuerzas de seguridad provocó un tiroteo durante siete horas que sembró el pánico en Villa Unión, municipio situado a una hora en coche de la frontera con el estado de Texas. Al parecer los atacantes secuestaron a algunos vecinos para que les orientaran a salir de la ciudad.

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