Archives de la catégorie ‘AMERIQUE CENTRALE – CARAÏBE’

Les douaniers « garde-côtes » après avoir repéré de nuit un bateau puissamment motorisé, ont interpellé le pilote du bateau.

Les deux passagers de l’embarcation « ont pris la fuite en plongeant à la mer ».

L’enquête a été confiée à la section de recherches de gendarmerie locale.

A suivre…

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Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Cette vaste opération, coordonnée par la Direction nationale antimafia italienne, s’est déroulée avec le concours des forces de police et de justice allemande, belge et néerlandaise.

C’est une partie des saisies réalisées, mercredi 5 décembre, à l’issue d’une vaste opération de police internationale ciblant des membres de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise.

Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Des centaines de policiers ont pris part à l’opération, sous l’égide d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’UE.

« Aujourd’hui nous avons adressé un message clair aux alliances criminelles à travers l’Europe : elles ne sont pas les seules à pouvoir travailler au-delà des frontières », a déclaré Filippo Spiezia, directeur adjoint d’Eurojust.

Selon le procureur italien antimafia Federico Cafiero De Raho, ces opérations vont affecter le trafic de drogue de la’Ndrangheta à travers la planète, jusqu’en Colombie, en Equateur et au Brésil. Mais il a également averti qu’il s’agissait là « seulement d’un premier pas », assurant que les arrestations ne représentaient « rien pour la’Ndrangheta ».

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Juan Antonio Hernandez, frère du président hondurien Juan Orlando Hernandez est soupçonné de liens avec des cartels de trafic de drogue.

Il a été arrêté vendredi à Miami (Floride, États-Unis), a annoncé le gouvernement hondurien dans un communiqué.

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https://www.ouest-france.fr/societe/justice/trafic-de-drogue-arrestation-miami-du-frere-du-president-hondurien-6087978

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Tegucigalpa – Las Fuerzas Armadas en el marco de la Fuerza de Seguridad Interinstitucional Nacional (Fusina), localizó en las últimas horas una Área Clandestina de Aterrizaje (ACA), donde también fue encontrada una avioneta en la que se presume que hay droga.

La operación se realizó en el sector de Río Sicre, Sikalankca, en la comunidad de Brus Laguna, en el departamento de Gracias a Dios.

http://www.proceso.hn/portadas/10-portada/localizan-pista-clandestina-y-hallan-narcoavioneta-en-caribe-de-honduras.html

La droga se encontraba oculta en sacos en una embarcación utilizada regularmente para la pesca, identificada como “Katerin” y que fue transportada a una base militar en el poblado costero de San José, señaló en un comunicado la Policía Nacional Civil (PNC).

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https://www.guatevision.com/noticias/nacional/decomisan-media-tonelada-de-cocaina-en-el-pacifico-de-guatemala/

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Publié: 22 novembre 2018 par aviseurinternational dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du SUD, Andorre, ASIE, Balkans, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, UK, Venezuela
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Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.k

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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Over the course of a five-year investigation, Guatemala’s Attorney General’s Office has determined that Freddy Arnoldo Salazar Flores, a representative of the Central American Parliament (Parlacen), has family ties that link him to the Huistas criminal organization, which operates in a key region in northwest Guatemala near the border with Mexico, El Periódico reported

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Defense lawyers for former Sinaloa Cartel kingpin “El Chapo” have alleged that two of Mexico’s presidents accepted millions of dollars in bribes — unverified accusations that are hotly denied, but which put Mexico’s government in an uncomfortable position and are likely to become a recurring theme during the trial.

Jeffrey Lichtman, a lawyer for Joaquín Guzmán Loera, alias “El Chapo,” alleged in his opening statement that former Mexican President Felipe Calderón and current President Enrique Peña Nieto took “hundreds of millions in bribes” from Sinaloa Cartel leader Ismael Zambada García, alias “El Mayo,” reported.

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Felipe Calderón

@FelipeCalderon

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Pour Facebook, je pense que Laurent Solly, l’ex chef de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était ministre des finances, doit être dans ses petits souliers!

Va-t-il réussir à empêcher la réalisation de l’annonce faite par Gérald Darmanin?

Souvenons-nous qu’à l’été 2012, Facebook France est perquisitionnée par les services fiscaux français, qui à l’automne, continuent de mettre la pression sur la société.

C’est dans ce contexte qu’au début 2013, Facebook France se met à la recherche d’un dirigeant susceptible de calmer l’administration française.

Alors que Laurent Solly n’était pas en recherche d’un nouveau poste, il est tout de même contacté par l’entreprise américaine11 pour occuper le le poste de directeur général spécialement créé pour lui. Il entre en fonction le 3 juin12,13.

Depuis sa prise de fonctions en 2013, Facebook France, contrairement à d’autres GAFAM n’a plus fait l’objet de perquisitions. La direction de Facebook avait annoncé dès 2012 qu’elle s’emploierait à « travaille[r] avec les autorités compétentes afin de s’assurer que l’entreprise est en conformité avec la loi. »14.

Le 31 août 2016, Laurent Solly a étendu son périmètre en prenant la direction Europe du Sud de Facebook (Portugal, Espagne, France et Italie) et il parraine depuis 2015 l’école supérieure de communication digitale 2089 de Besançon.

Fermons la parenthèse Facebook!

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A Saint-Tropez, par exemple, ou plus exactement, à la Môle, ce petit aérodrome devenu point obligé de la jet-set par la volonté de Cochonou… ou plutôt par celle de qui vient de fêter le 8 août 2014 ses 50 ans d’existence. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui (1) qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier reconverti depuis dans le vin haut de gamme et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005 (à droite le Falcon OE-IDX de Global Jet Austria). L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois avec un sentence sans appel : «les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables»

Un habile tour de passe-passe qui a permis de privatiser le site.

En 2013, l’aérodrome, qui avait multiplié les atterrissages de jets privés, est tombé sous la coupe de la société Aéroports de la Côte d’Azur, « 2ème société aéroportuaire française après Aéroports de Paris (aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly) en termes de trafic commercial avec 11,2 millions de passagers en 2012 et 2ème également après Paris-Le Bourget en termes d’aviation d’affaires avec environ 42.500 mouvements en 2012, annonce aujourd’hui qu’elle a acquis 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) appartenant au groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis près d’une quinzaine d’années ».

On aurait pu s’attendre avec cette reprise en mains à une sécurité accrue… comme l’indiquait le nouveau directeur en octobre 2013 (ne serait-ce qu’en raison du flux d’été, par exemple) : « de nombreux évènements obligent à réajuster les mesures de sécurité sur ce site qui compte en 2012, 6658 passagers pour 8065 mouvements.  » « Depuis les attentats du 11-Septembre« , explique Pierre Fourques, « tous les avions de plus de 15 tonnes sont contrôlés. Nous disposons aussi d’un poste inspection filtrage avec rayon X « .

Le tonnage maximal autorisé sur cet aéroport est de 44 tonnes.

Les plus petits modèles seraient donc épargnés ? Pas forcément, nous assure-t-on. Car même s’il n’y a pas de bureaux permanents sur cet aéroport pourtant international, des « contrôles aléatoires » de l’Inspection générale de l’aviation civile ; des douanes (Fréjus); et de la gendarmerie des transports aériens (Nice) sont régulièrement effectués ».

Aie : des contrôles « aléatoires » seulement, a-t-on bien lu ; voilà qui réjouit d’emblée notre ami Marc Fievet… loin d’être persuadé de l’efficacité des douanes en général , et à la Môle en particulier. Un discours tenu en octobre, alors qu’en mars de la même année le Falcon de SN-THS venait déjà de se faire pincer… lui qui était bien connu sur place, pourtant… pour de nombreux voyages qui posaient question aux enquêteurs de la Gendarmerie.

Car lorsque les quatre larrons se font mettre à part à terre au sortir de leur avion (ici en photo prise le 29 août 2011 à Biarritz-Anglet-Bayonne devant le Gulfstream de CDT VENTURES GROUP LLC) bourré de 700 kilos de coke, cela fait des mois qu’ils sont suivis, car un étrange manège a été repéré autour du même avion… et des mêmes pilotes. C’est cela que l’on retient aujourd’hui: ça a toujours tenu autour de la même équipe !!! Tout d’abord au Bourget, le 9 décembre 2012, où le Falcon revient déjà de Puerto Plata, attendu de pied ferme par un douanier venu de Toulon, François Xavier-Manchet. L’homme est plutôt nerveux, et il a fait ouvrir des grilles pour que des berlines emportent au plus vite de lourdes valises descendues de l’avion. A bord, il y a les (mêmes) pilotes Fauret et Odos, mais aussi, déjà, Nicolas Pisapia, l’homme de main transparent de Franck Colin. Tout est suivi et filmé : les gendarmes sont sur la piste d’un trafic et cherchent à effectuer un flagrant délit, en laissant faire le trafic pour laisser croire aux trafiquants qu’ils agissent impunément. La présence d’un douanier de Toulon, François Xavier-Manchet, les intrigue : renseignement pris, c’est celui qui est en poste… à la Môle. Il n’a logiquement rien à faire au Bourget ! Et c’est le grand copain de Colin, que les enquêteurs soupçonnent d’être le chef du réseau de trafiquants. Les gendarmes du Golfe de Saint-Tropez ont en effet reçu un courrier anonyme en date du 7 janvier 2013 dans lequel son nom était cité. Elle indiquait que Xavier-Manchet avait aussi rédigé une déclaration douanière de 500 000 euros, antidatée, faite au nom de… Franck Colin. Les gendarmes retrouveront chez le douanier 30 000 euros en espèce, dont l’intéressé justifiera la présence, selon son avocat. A la même époque rappelons-le, un autre Falcon le petit Falcon 10 de SN-THS (enfin pas le sien exactement) fait des aller-retours tour aussi étranges à Saint-Trond en Belgique, notamment le 10 décembre 2012, où des valises toujours aussi lourdes ont été déchargées et mises dans de grosses limousines, entrées elles aussi sur l’aérodrome. En somme, le même scénario, qui se répète. Le même Falcon qui voyage aussi vers la Roumanie comme j’ai déjà pu le montrer dans cette série.

Relire l’article du 24 décembre 2015

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Nouvelle saisie de cocaïne en début de semaine à l’aéroport Pôle Caraïbes.

8,5 kilos de drogue ont été interceptés dans les bagages d’une voyageuse.

Johan Dartron ancien coureur cycliste de l’ASBM, le commanditaire présumé, a lui aussi été interpellé.

Déjà suspendu pour dopage en 2016, Johan Dartron ancien coureur cycliste de l’ASBM a après une minutieuse enquête de la DIPJ, été interpellé comme étant le commanditaire présumé du trafic. c’est lundi soir qu’une jeune femme, en partance pour Paris, avait été interceptée par les agents des douanes à l’aéroport avec plus de 8 kilos de cocaïne dans ses bagages.

La femme elle, a été remise en liberté car mise hors de cause.

plus

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Le jury anonyme, en partie isolé, est composé de cinq hommes et sept femmes, ainsi que de six suppléants,suite à la sélection qui a durée deux jours et demi devant le US District Court à Brooklyn.

Les New-Yorkais – comprenant plusieurs immigrés, des hispanophones et des membres de la famille des forces de l’ordre – ont été sélectionnés  au cours d’un processus parfois surprenant durant lequel un juré éventuel a été renvoyé après avoir demandé l’aide d’un officier de justice pour obtenir l’autographe d' »El Chapo » Guzman. « Je suis un peu fan », a déclaré l’homme au juge…
Un autre juré potentiel a été remercié après avoir révélé qu’il commandait fréquemment un sandwich nommé « El Chapo » dans une épicerie locale.
D’autres ont été écartés parce qu’ils ont dit craindre pour leur sécurité. .

Les hommes et les femmes qui décideront du sort d’un accusé autrefois considéré comme le plus puissant et le plus impitoyable trafiquant de drogue au monde ont entendu des déclarations liminaires mardi.

Avant cela, toutefois, un avocat de l’équipe de défense de Guzman avait écrit une lettre demandant au juge Brian Cogan de la Cour de district américaine de permettre à Guzman de donner un « bref câlin » à sa femme, Emma Coronel Aispuro (photo).

« M. Guzmán n’a été autorisé à avoir aucun contact avec sa femme, ni par téléphone ni en personne« , a déclaré l’avocat Mariel Colon Miro au tribunal, notant que son client avait été maintenu à l’isolement dans une petite cellule sans fenêtre pendant 23 heures par jour.
Elle a ajouté: « Dans l’intérêt de la santé mentale de M. Guzmán et de la justice, il est respectueusement demandé que la demande de geste humanitaire envers M. Guzmán soit acceptée« .
Le juge n’a pas encore décidé d’accorder à Guzman le premier câlin avec sa femme depuis près de deux ans.

Guzman, 61 ans, a plaidé non coupable.

S’il est reconnu coupable de trafic international de drogue, d’avoir conspiré pour tuer des rivaux, d’armes à feu et de blanchiment d’argent, il risque une peine de prison à vie.


Compte tenu de l’histoire violente de Guzman, le juge Brian Cogan (photo à droite)a ordonné que le jury soit anonyme et partiellement « séquestré ». Les noms, adresses et lieux d’affectation des jurés seront tenus secrets pendant toute la durée d’un procès pouvant durer quatre mois.


Les jurés seront transportés vers et depuis le palais de justice par des policiers américains armés.

La poursuite sera une entreprise énorme.

La portée internationale d’une prétendue entreprise criminelle qui s’étend sur plusieurs continents « en fait un cas particulier, même parmi les plus grosses poursuites en matière de drogue à ce jour« , a écrit le juge Cogan la semaine dernière.

Les avocats de la défense de Guzman se sont également plaints de ne pas avoir eu le temps d’examiner les volumineuses preuves présentées contre Guzman, notamment plus de 100 000 enregistrements audio et des cartables récemment remis contenant 14 000 pages de nouveaux documents.

Le juge Brian Cogan a également annoncé qu’il enquêterait pour connaitre l’origine de fonds destinés à régler les avocats d’El Chapo!

Des “sources fédérales” américaines ont déclaré au quotidien colombien El Tiempo que le FBI avait notamment obtenu les témoignages de parrains colombiens extradés “pour s’assurer que le grand jury condamne l’insaisissable mafieux mexicain à la perpétuité”.

source: CNN

 

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Autoridades costarricenses detuvieron este martes a tres hombres sospechosos de integrar una organización que reclutaba personas para llevar a España cocaína oculta en bolsas de café, informó la fiscalía.

Los tres hombres fueron detenidos en localidades distintas en las afueras de San José. En sus residencias se encontró marihuana, cocaína, equipo para pesar la droga y material para empacarla.

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Un projet de loi visant à légaliser la marijuana au Mexique a été déposé mardi par le parti Morena du président élu Andres Manuel Lopez Obrador.

Il avait promis durant la campagne d’ouvrir un débat sur la dépénalisation des drogues pour lutter contre les violences liées au narcotrafic.

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VICE News travels to the Sinaloa cartel stronghold of Culianán, where we meet a drug trafficker and see ow cartel violence affects daily life.

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C’est une tentative d’importation en contrebande de cocaïne qui a tourné au fiasco et les trois protagonistes, originaires de la Martinique, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Tarbes, deux déjà incarcérés et un qui comparaissait libre.

Les faits remontent à novembre 2017, à Orly, où les douaniers ont repéré un colis en Chronopost, expédié la veille, depuis la Martinique, par un individu nommé Anthony et destiné à un certain Yann, domicilié à Tarbes.

Le colis est ouvert afin de vérifier qu’il s’agit bien de fruits tropicaux, de linge exotique et de rhum, comme indiqué sur le paquet, mais les chiens avaient marqué le colis, comme l’a raconté Yves Saint-Macary, qui présidait à l’audience : «Il y avait bien un cubitainer de rhum mais à l’intérieur, il y avait 5,84 kg de cocaïne liquide, soit une quantité de 1,250 kg de cocaïne pure.

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Guatemala, 3 nov (EFE).- Las autoridades de Guatemala decomisaron 1.970 kilos de cocaína que eran trasladados en una nave semisumergible frente a las costas de Puerto Quetzal, en el Pacífico, y detuvieron hoy a tres colombianos.

La nave, localizada por la Marina de la Defensa Nacional el viernes, fue remolcada por dos embarcaciones y esta madrugada comenzó la inspección en los muelles del Comando Naval.

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https://www.lavanguardia.com/vida/20181103/4527

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La Colombie est le premier producteur de cocaïne au monde, et environ 90 % de la production est exportée aux États-Unis. Un acheminement évidemment complexe, et extrêmement risqué. Dans cet épisode de VICE INTL,  VICE Colombie est parti en virée le long d’El Naya, la route traditionnellement empruntée par les narcotrafiquants.

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QUITO (Sputnik)Autoridades ecuatorianas con apoyo de la Administración para el Control de Drogas (DEA) de EEUU frenaron una operación que pretendía enviar 1,6 toneladas de droga a mercados internacionales, informó el director de la Dirección Nacional Antinarcóticos de Ecuador, Carlos Alulema.

« El 22 de octubre con información proporcionada por nuestros investigadores a los servicios norteamericanos (…) se interceptó, al noreste de islas Galápagos con rumbo a Centroamérica, una embarcación pesquera con 1.600 kilogramos de clorhidrato de cocaína », dijo Alulema en una conferencia de prensa en Quito.

La operación en altamar se hizo en coordinación con las diferentes unidades investigativas de la Policía Nacional y el Departamento de Administración para el Control de Drogas de EEUU, añadió.

Las Islas Galápagos se ubican a 972 kilómetros del Ecuador continental.

Ese barco, el Ledy Mar II, remolcaba ocho embarcaciones menores entre lanchas y pangas, que transportaban los paquetes de clorhidrato de cocaína, según Alulema.

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Three quarters of the US’ total annual consumption of almost $45 billion worth of cocaine comes from Colombia.L’Amérique est au centre de l’économie de la drogue

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Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie.

En termes de chiffre d’affaires, le commerce de drogues illicites pourrait maintenant être la plus grande entreprise du monde. Selon le rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, il s’agit d’un marché de 500 milliards de dollars.

Comme dans d’autres produits de base, les États-Unis sont le premier pays importateur de stupéfiants au monde, dépensant plus de 100 milliards de dollars pour la fabrication de drogues. Étant donné que le commerce des stupéfiants se fait principalement en dollars US, cela contribue de manière décisive au maintien du dollar comme roi dans le monde entier.

Le choix en tant que monnaie préférée du monde est plus souvent fait dans les rues du monde que dans les banques centrales du monde.

La cocaïne est la drogue de loisir préférée des classes supérieures occidentales et des petites classes supérieures imitatrices des pays en développement, mais c’est l’héroïne qui est vraiment le stupéfiant de l’homme du commun dans le monde entier.

La société pharmaceutique allemande Bayer fabriqua l’héroïne pour la première fois en 1879, et tirait le mot du mot grec «héros», qui signifie moitié-dieu, moitié-homme. Il a été nommé ainsi parce que ceux qui ont pris le médicament ont des illusions d’héroïsme.

Mais qu’il s’agisse de la cocaïne ou de l’héroïne ou de l’une des nouvelles drogues synthétisées telles que les amphétamines, la quasi-totalité de la transformation du produit de base, qu’il s’agisse de la feuille de coca ou du pavot à opium, se situe dans les pays les plus pauvres et les moins gouvernés du monde.

Malheureusement, peu de la grande richesse générée par cette activité est transmise aux producteurs primaires, car contrairement à la plupart des entreprises de produits de base, le commerce des stupéfiants a un facteur de création de valeur très élevé à chaque étape de l’activité et la production en est la partie la plus précoce et la plus facile. .

Malgré tout, les drogues sont devenues une raison majeure pour laquelle des pays comme la Birmanie, l’Afghanistan, le Pérou, la Colombie et même le Pakistan restent financièrement à flot.

Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie. Selon le National Crime Intelligence Service britannique, le prix de détail d’un gramme de cocaïne était de 96 dollars, alors que celui de l’héroïne était légèrement supérieur à 100 dollars. La bonne nouvelle ou la mauvaise nouvelle, selon votre perception du problème, est la tendance à la baisse observée dans les prix de vente depuis 1990, lorsque les prix équivalents de la cocaïne et de l’héroïne étaient près de 50% supérieurs aux prix actuels. Cela ne fait que refléter la plus grande disponibilité rendue possible par une production supérieure et plus efficace et non par une réduction de la demande. On estime que la consommation augmente de 12%, ce qui est malsain.

En tant que plus gros consommateur de stupéfiants, les États-Unis ont tout intérêt à être le policier anti-drogue le plus proactif au monde.

Il dispose d’un programme d’interdiction actif en Amérique du Sud, qui consiste non seulement en une assistance militaire, mais également en une grande quantité d’argent à plusieurs gouvernements d’Amérique latine. Ses mesures proactives incluent le limogeage des dirigeants politiques impliqués dans le trafic de drogue, que ce soit directement ou indirectement.

Sur les 948 millions de dollars que les États-Unis ont alloués au titre de l’assistance au contrôle international des stupéfiants, un montant de 762 millions de dollars a été affecté à l’Amérique du Sud.

En plus de cela, le Pentagone dépense 1 milliard de dollars en assistance militaire.

En tout, les États-Unis dépensent 19 milliards de dollars par an pour le contrôle des stupéfiants.

De toute évidence, les efforts des États-Unis sont davantage axés sur l’interdiction de la cocaïne et le contrôle de sa production. Il semble y avoir une raison à cela. Un sondage auprès de la hotline 800-COCAINE a révélé que l’appelant moyen était «un homme blanc de 31 ans, de classe moyenne, blanc, possédant une certaine formation universitaire» et dont le salaire annuel était bien supérieur à la médiane.

La tendance la plus alarmante a été l’augmentation de la consommation chez les adolescents, en particulier chez les lycéens.

L’héroïne, par contre, est la drogue préférée du pauvre.

Une étude menée par le professeur John Kaplan de l’Université de Stanford sur les consommateurs d’héroïne révèle que 75% d’entre eux étaient des hommes, 55% étaient des Noirs, 44% des Hispaniques, 36% avaient moins de 30 ans, 61% avaient moins de 11 ans l’éducation et 81% étaient au chômage. C’est très clairement la classe inférieure, et le manque d’emphase et d’urgence qui en résulte dans les efforts internationaux des États-Unis reflète clairement le parti pris de l’administration américaine.

Aujourd’hui, les deux principaux centres de production sont le triangle d’or et le croissant d’or.

Le Triangle d’or fait référence aux terres isolées produisant du pavot à opium et du traitement de l’héroïne dans le nord de la Birmanie, de la Thaïlande et du Laos, tandis que le Croissant d’Or se réfère aux terres accidentées du Pakistan et de l’Afghanistan. L’Inde étant prise en sandwich entre les deux régions «dorées», il n’est pas surprenant que de nombreux Indiens recherchent une partie de cet or. C’est un point de débarquement majeur. Cet emplacement stratégique lui a également permis de devenir un important producteur d’anhydride acétique, qui joue un rôle central dans le processus de transformation de la morphine base en héroïne pure. Une visite à la ville de Gajraula, dans l’ouest de l’Uttar Pradesh, vous montrera l’importance de l’activité de l’anhydride acétique. Le politicien Amar Singh possède également une usine d’anhydride acétique à Ghaziabad.

L’Afghanistan et la Birmanie représentent maintenant 80% de la culture illicite du pavot à opium et 90% de la production mondiale.

Selon le gouvernement américain, la Birmanie est responsable de 60% de la production mondiale d’héroïne, soit deux fois plus que la production actuelle en Afghanistan. Cela a beaucoup d’ironie, car la concentration de la production d’héroïne dans ces deux régions est une conséquence directe de la volonté résolue de la CIA de «contenir» le communisme.

Depuis que les Arabes ont introduit l’opium en Inde au cours des premières années du dernier millénaire, l’utilisation de l’opium et de ses dérivés a entraîné les économies et l’histoire avec une intensité que les prosélytes de religions et d’idéologies pourraient envier. Au XVIe siècle, les Portugais l’introduisirent à Java pour le travail sous contrat. Il s’est ensuite étendu à la Chine. La Compagnie des Indes orientales a volé l’affaire aux Portugais et, en 1838, le Bengale exportait 2 400 tonnes par an vers la Chine. Lorsque la Chine a tenté de fermer le commerce, les Britanniques ont mené la Première Guerre de l’opium (1839-1841) pour défendre les principes du «libre-échange» et de «l’égalité diplomatique».

La Chine a ensuite tenté de battre les importations en permettant la culture de l’opium au Yunnan. Ça a réussi. Mais lorsque les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949, la production a été transférée en Birmanie, les généraux du KMT étant chassés du sud de la Chine. En 1950, la CIA a commencé à regrouper les forces du KMT dans l’État de Shan en vue d’une éventuelle invasion du sud de la Chine. Ce commerce s’est ensuite étendu pour inclure les généraux en Thaïlande. La drogue, les armes fournies par la CIA et les forêts denses ont engendré de nombreuses insurrections en Birmanie. La Birmanie compte plus de 40 des 387 groupes terroristes et insurgés connus dans le monde.

Bien qu’il y ait toujours eu une production de pavot à opium en Afghanistan et dans le nord-ouest du Pakistan, sa production a pris une impulsion majeure en 1978 lorsque la CIA est arrivée sur les lieux pour inciter le djihad à contenir le communisme. L’Amérique a dû payer un prix élevé pour cela. Deux ans après l’intervention de la CIA en Afghanistan, les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan sont devenues le premier producteur mondial d’héroïne, fournissant 60% de la demande des États-Unis. Et aussi Oussama Ben Laden dans le Blowback!

Cette héroïne rapporte au Pakistan plus de 4 milliards de dollars par an. Une inondation d’héroïne bon marché au Pakistan a eu pour résultat que le nombre de toxicomanes est passé de presque zéro en 1979 à environ trois millions maintenant. Inévitablement, l’héroïne (smack) a fait son entrée en Inde et compte plus de trois lakhs (Un lakh est une unité du système de numérotation indien égale à cent mille) enregistrés en tant que toxicomanes et ce nombre peut même être 20 fois supérieur.

Et maintenant, plutôt que la religion soit l’opiacé des masses, il semble que ce soit l’inverse!

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Mohan Guruswamy
L’auteur, un analyste des politiques qui étudie les questions économiques et de sécurité, a occupé des postes de direction au sein du gouvernement et de l’industrie. Il est également spécialisé dans l’économie chinoise.
Publié: Oct 27, 2018, 12:31 IST
Mise à jour le: 27 oct. 2018, à 12 h 31, heure de l’Est

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SOURCE

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Casi un kilogramo de heroína, dentro de envases y envoltorios de plástico, fue decomisada en el Aeropuerto de Tijuana.

De acuerdo con información de la Policía Federal, la droga fue incautada en el patio de maniobras de empresa de paquetería en la terminal áerea.

Video – Leer mas

https://www.frontera.info/Policiaca/2018/10/23/138244

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FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogota

Publié: 21 octobre 2018 par internationalinformant dans AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, Blanchiment, Cocaïne, DEA (USA), DNRED, Douane française, Guadeloupe, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Narco-logistique, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Policia, Saint-Martin, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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Extrait de l’Archipel des Soumis écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003

Dans ce contexte, pour une fois, je ne suis pas mécontent de quitter l’Espagne pour la Colombie, même si je dois voyager en compagnie de Carlos Hernandez-Reumbeaut. Je pars à Bogotá pour négocier avec les « parrains » des cartels de Cali et Baranquilla l’enlèvement de quatre à cinq tonnes de cocaïne. À notre arrivée à l’aéroport de Bogotá, nous sommes attendus par deux gardes du corps qui nous font monter à l’arrière d’une Renault 7 -version colombienne de la Renault 5- et nous emmènent vers un immeuble de la 100ème avenue. Parfaitement en évidence, un pistolet mitrailleur, chargeur engagé, est négligemment posé devant le levier de vitesse de notre voiture.

Salle de conférence au 17ème étage d’un immeuble sur la 100ème avenue à Santa Fe de Bogota en Colombie

Cinq membres des cartels de Cali et

Barranquilla nous attendent dans une salle de conférence digne des conseils d’administration les plus solennels. Longue table en bois massif ovale et fauteuils recouverts de cuir couleur vert foncé. Sagement assis, ils écoutent attentivement nos exposés et la description de nos moyens logistiques, puis manifestent leur satisfaction par des grognements appuyés faisant office de mots. Lors de cette réunion, personne ne représente Bipe et Cardell, les hommes de Gilberto Rodriguez Orejuela (à gauche sur la photo) que j’avais rencontré à Caracas, mais, le plus âgé des participant à cette table ronde n’est autre que Miguel, le frère de Gilberto (à droite sur la photo). Ce qui me paraîtra surprenant, c’est qu’ils agissent comme n’importe quelle « Cofradia (coopérative agricole) ».

De retour en Europe, j’accélère au maximum les préparatifs du voyage pour la Colombie en expliquant à Mario (Locatelli) que nos commanditaires sont pressés. Je me retiens bien sûr d’ajouter que Joseph Le Luarn, le successeur fossoyeur de Jean Henri Hoguet à la tête de la DNRED est également impatient. J’ai négocié pour un transfert de marchandise de bateau à bateau. Il faut accélérer le déroulement des opérations et modifier toutes les sécurités qui avaient été mises en place pour le Poseidon qui était normalement chargé de cette action.

Le 12 décembre le Pacifico quitte les chantiers de Gdansk (photo au radoub à droite) pour rejoindre Kiel en Mer du Nord. Ralf De Groot le fait visiter quatre jours plus tard à Raymond Leblanc, l’émissaire des trafiquants canadiens. Lors d’une visite de ce Leblanc à Fuengirola, j’avais demandé à Christian Gatard de vérifier le parcours de ce Canadien. Tout se met en place pour le plus vaste transport de drogue jamais réalisé par Mario. Nous sommes même certainement en train de pulvériser un sinistre record mondial.

J’avertis Gatard qui en bâille de plaisir. Rien qu’à imaginer les dix tonnes de cocaïne qu’on va saisir, il imagine déjà, sans aucun doute, les manchettes des journaux : « La plus grosse saisie du siècle… » et les honneurs qu’il ne manquera pas d’en tirer.

Au Liechstentein, blanchiment assuré!

La longue traversée que doit effectuer le Pacifico vers l’Amérique centrale me

laisse le temps de faire un saut à Vaduz, au Liechtenstein, charmant paradis fiscal, pour y rencontrer un avocat que Mario (Locatelli) a sorti de sa boîte à malice et que le blanchiment d’argent ne rebute absolument pas.

En recomptant le million de dollars que je lui apporte, il me précise simplement: « –Attention, pour commencer, je ne pourrai vous absorber qu’un million de dollars par semaine. Merci de vérifier que les billets soient toujours remis à mon cabinet, correctement enliassés. »

Quand je pense que des milliers de policiers sont censés remonter les filières de l’argent sale à travers le monde entier et qu’ils n’y parviennent pas, paraît-il, je trouve que les contraintes imposées par l’avocat ne sont pas insurmontables.

Lorsque je fais part de mon étonnement à Christian Gatard en lui communiquant l’adresse de cet homme dit de loi, il passe rapidement à un autre sujet.

Début Janvier, je rencontre Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid. Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Le 16 janvier 1994, dans le port de Paramaribo, le Pacifico qui est un navire de commerce tout à fait respectable, charge ainsi de la ferraille qui sera recyclé dans une usine du Canada. L’affréteur qui assure les enlèvements a prévu de nombreuses brèves escales à Georgetown, au Guyana, puis à Willemstadt au Curaçao, et enfin Puerto Odaz, au Venezuela avant de permettre au capitaine du Pacifico de retrouver son indépendance et son autonomie pour passer aux choses sérieuses.

Des petits avions bimoteurs venus de Colombie doivent larguer au lever du jour huit tonnes de cocaïne autour du Pacifico loin au large des côtes du Venezuela. L’équipage les récupèrera avec les Zodiacs embarqués à bord comme canots de sauvetage, lors de l’escale à Kiel.

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994. Installé à Montréal, Mario (Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en

Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le motor yacht Sea Harmony (photo ci-dessus à droite) récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano.

Mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de conditions météorologiques détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

Les narcotrafiquants se mettent au marketing…

Pierino Divito... (Photo: La Presse)

Pierino Divito
Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux circuits différents: Carlos Hernandez-Rembeault pour l’organisation de Pierino Divito, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburne. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire: c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque

Alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas.

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, la Douane et la DNRED, mes employeurs français, eux, ne semblent

absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Par contre, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Puyanet, en compagnie de Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony (ici à droite au mouillage) toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour

l’opération contre l’IRA. La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor (ici à gauche au départ de Rotterdam), alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de certains de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout:

Certainement pas!

L’humour ne semblait pas être apprécié par ce fonctionnaire de Bercy.

Ambassade des États-unis à Paris

Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon « défenseur » David May à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande de Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre. A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu.

La réunion à Pornic avec la DEA

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, à coté de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins.

Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi.

D’emblée, David May (photo à gauche) , mon « défenseur américain » m’informe:

-« Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci. »

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignier renchérit:

Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

je crie alors:

Mais t’es cinglé…T’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées en Corse par le Sea Harmony.

Quand et comment, je ne sais pas encore!

Les services pour « protéger » NS 55…ne le suivent plus!

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David

May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire. Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario (Locatelli) à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome. Mario (Locatelli) m’informe avoir été en contact le jour même avec Gilberto (ici à droite), un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poissons, puisque ce sont eux les successeurs de Pablo Escobar!

Les mecs du DEA sont satisfaits!

Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, après tout que du normal pour un service de renseignement, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquets de biffetons en partance pour la Suisse!

La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie… avec son jet!

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve!

Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base…Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Encore mieux que le « secret défense »! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

La Françoise Sagan se faisait aussi envoyer par la poste sa consommation et un jour, les agents de la DNRED qui ne pourront intervenir qu’après avoir eu l’accord de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane, saisissent 75 grammes de coke. Toi, le lecteur, tu penses que le procès verbal qui va être établi entrainera des poursuites…! Mais tu rêves! Non, seulement un classement sans suite par le parquet!

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Mario (Locatelli – photo à droite) a été arrêté en douceur le 6 septembre 1994 à Madrid. C’est Christian Gatard qui me l’a annoncé. Ça s’est passé dans un restaurant où il dînait avec son conseiller, le magistrat Domenico Catenacci, son cher avocat Pascuale Ciolla et sa fidèle secrétaire, la suissesse Heidi Hoffmann. Dans la valise de Domenico Catenacci qu’il avait à ses pieds, les policiers trouvèrent l’équivalent de 200 000 dollars et, vu sa « qualité », le magistrat Catenacci ne subit que quelques heures de retenue policière. L’avocat Pascuale Ciolla, lui, restera quelques semaines en détention.

Marc Fievet sera arrêté le 23 septembre 1994 à Fuengirola en Espagne par Interpol et découvrira que la DEA qui finalisait l’opération DINERO n’avait pas informé l’agent NS 55 de la DNRED! Marc Fievet attendra 33 mois pour arriver au Canada via Madrid et Londres, bénéficiant alors des meilleurs attentions carcérales.

Contraint par la Douane française à plaider coupable, sans avocat, Marc Fievet sera condamné par la Cour provinciale de Bathurst au Nouveau-Brunswick le 5 août 1997 à… perpétuité!

De retour en France, c’est la poudre d’escampette!

Le DG François Auvigne (photo à gauche), malgré les demandes réitérées de Jean Puons, le directeur de la DNRED pour faire respecter les engagements pris à l’égard de l’agent NS 55 et le faire libérer, refusera d’intervenir, n’ayant pas, d’après lui, à assumer les actions de ses prédécesseurs.

La continuité du service de l’Etat sera passée à la trappe par cet inspecteur des finances qui sera le seul, à ma connaissance, à demander à quitter son poste de DG de la Douane française!

Avec Christophe Pech de Laclause, son avocat français, Marc Fievet dépose plainte pour complicité de trafic de drogue et subornation de témoins contre X.

Pour Maitre Pech de Laclause: « Puisque Fiévet travaillait pour les douanes, son supérieur hiérarchique, et pourquoi pas le ministre du Budget, n’auraient-ils pas dû comparaître à ses côtés devant le tribunal canadien ?

La juge d’instruction Sophie Clément rendra un non-lieu en 2006…

Dans ses conclusions, la magistrate reconnaît que Marc Fiévet ne s’est pas livré à un quelconque trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau et donc… qu’il n’est pas un narcotrafiquant.

Pourtant Marc Fievet subira 3 888 jours d’enfermement dans 23 prisons d’Espagne, d’Angleterre, du Canada et de France!

Extrait de l’Archipel des Soumis, écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003


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Brésil, Bolivie, Paraguay, Argentine, mais il ne faudrait pas non plus oublier le Venezuela, nous rappelle récemment et fort à propos un journal de Miami.

Le Venezuela et ses trafiquants venus acheter des avions à un broker de Floride bien précis.

L’affaire date de quelques années déjà, et c’est bien elle qui est à l’origine de la découverte du trafic et des procédés mis en place pour se munir des avions indispensables, comme vient tout juste de le rappeler ici le Miami New Times sous la signature de Penn Bullock (1). Un journaliste qui, il y a quatre ans, avait écrit un remarquable article sur les sulfureux frères Whittington, coureurs au Mans en 1986 à bord de leur Porsche alors qu’ils traficotaient déjà (l’un des frères créera plus tard World Jet (2). Ceux-là même impliqués dans l’opération Mayan Jaguar dans laquelle s’était illustré notre fameux vendeur « Joao » Malago (voir ici notre épisode 15 et les suivants). Décidément, tout se tient (3) !!!

L’article du jour – orné d’une belle illustration, celle ci-contre à droite) évoque en effet comme point de départ un avion particulier.

Un avion de taille conséquente (il fait plus de 12 mètres de long et pas moins de 15 mètres d’envergure), puisqu’il s’agît d’un Cessna Grand Caravan saisi le 2 novembre 2010 par les autorités honduriennes dans la zone de Las Marías, près de Brus Laguna, région de La Mosquitia, à 650 kilomètres au nord de Tegucigalpa, un fief narco comme on le sait (voir ici les épisodes sur le Honduras). Dans l’appareil, forcé à atterrir après avoir été poursuivi par deux chasseurs honduriens, avaient été retrouvées 25 balles de cocaïne et 75 kilos à part, au total pour 500 kilos de drogue. Lors de l’arrestation de l’appareil, le copilote guatémaltèque avait été tué durant un échange de tirs au sol, et le pilote arrêté, le colombien Mario Fernando Sánchez Cardona. On avait retrouvé à bords trois armes à feu, deux pistolets et un fusil calibre 5,56 mm.

La presse évoquait alors un « bimoteur » et non le grand Cessna (la confusion pouvant provenir de sa taille inhabituelle). Celui-ci, datant de 2002 était immatriculé HK-4669G, dont on retrouve assez vite l’origine américaine (c’était le N665DL) : son certificat de vol US a été radié le 14 octobre 2009 parce que l’avion a été exporté vers cette date-là en Colombie. En somme, cela faisait une année environ qu’il volait dans le pays !!! L’avion avait été vendu aux trafiquants par la société américaine Skyline Enterprises Corp, installée au 8040 NW 156th ter à Miami Lakes. En réalité, Skyline Enterprises avait servi de prête-nom à une autre société Eagle Support Corporation, dirigée par Hector Alfonso Schneider, qui l’avait vendue à une firme d’origine vénézuélienne dont Skyline était le représentant à Miami. L’avion a depuis repris du service, après sa saisie, transféré en 2013 sur l’aéroport général Gustavo Rojas Pinilla de la ville de Tunja.

L’avion posé sur une route de Belize

Lire plus

(1) l’auteur est aussi celui qui avait écrit au sujet de l’impayable et jeune trafiquant d’armes Ephraïm Diveroli,  dont j’ai moult fois raconté l’histoire (ici, il y a 10 épisodes).  C’est devenu un film depuis, d’ailleurs, War Dogs, complètement loufoque, mais pas si éloigné que ça de la réalité.

(2) Les impayables Whittington qui trichaient tout le temps comme le raconte ici  le magazine The Motorhood : « comment ont-ils réussi à financer ces exploits, cependant, est devenu un intérêt croissant parmi les autres coureurs et éventuellement l’IRS (nota : les impôts), aux côtés de la DEA. Nous voulons dire qu’ils étaient clairement riches, mais on ne savait pas d’où venait l’argent et au rythme où ils le dépensaient, il yen avait beaucoup à venir. On savait encore moins que les Whittington avaient acheté une compagnie d’avions pour compte d’autrui et, selon l’ancien historien John Ficarra de Canepa, que deux avions volaient en pleine nuit à l’unisson, que la ligne droite de la route d’Atlanta servait à l’un de piste tandis que l’autre atterrissait dans un aéroport régulier pour couvrir leurs traces. Qu’est-ce qu’ils transportaient? Du hasch, beaucoup, beaucoup de haschich. Ficarra allègue qu’il y avait des zones du circuit on l’on n’avait pas le droit de s’aventurer et où était stocké d’énormes quantités de marijuana – expliquant d’où venait tout ce flux de trésorerie. » Les Whitgtington trichaient sur tout en fait : Les Whittingtons vivaient clairement en dehors des règles, et cette attitude ils l’appliquaient aussi à leurs voitures de course qui courraient sans aucun ou ceux qui ont été trouvés sur les voitures, étaient complètement faux – comme l’a été le remarquable CW. Cobb, distributeur de lotions de bronzage qui se révélera être sera plus tard une coquille vide à 300 millions de dollars. Ils iront même plus loin encore pour embaucher des modèles pour vaporiser des parfums sur des ventilateurs, en prétendant être l’un de leurs sponsors de nouveaux produits, pour une entreprise qui n’existait pas, et en utilisant des étiquettes de marques authentiques. CW Cobb, un distributeur de lotion solaire de Fort Lauderdale qui a été condamné par la suite pour l’organisation d’un gang de contrebande de hasch de 300 millions de dollars, découvert Au cours d’une enquête fédérale baptisée « Opération coup de soleil. » Ils étaient connus pour contourner les règles, comme on l’a appris après qu’une équipe de restauration ayant pris en main la voiture la Kremer 935 КЗ, victorieuse du Mans, et qui a trouvé une grande cavité vide dans le rebord du côté du conducteur. En consultant des mécanos et les membres d’équipage qui ont travaillé sur la voiture après l’avoir déplacée aux États-Unis, il a été révélé qu’un kit d’oxyde d’azote avait été ajouté pour pousser la puissance du moteur, déjà à 750 hp vers les 1000 hp, un système qui aurait détruit complètement le moteur de 40 000 $ avant de franchir la ligne d’arrivée s’il avait été utilisé tout le temps – utilisable pendant un temps court, mais, pas pendant longtemps ». Le procédé du gonflage pari injection à l’azote des moteurs provenant des courses de dragsters.

(3) le procédé n’était pas neuf : en juin 2000 déjà, un grand Cessna Caravan avait servi à transporter de la coke dans les Caraïbes. L’avion venait alors de Haîti, c’était celui de « Air d’Ayiti », société aérienne qui en possédait alors deux, les deux servant à transporter de la coke !!! A l’époque la DEA avait saisi quatre valises de cocaïne d’une valeur de 2,3 millions de dollars. Le verdict du responsable des douanes du moment avait été sans appel : « les événements du week-end sont très importants. Il s’agit d’une preuve concrète que les cartels de la drogue utilisent les Caraïbes pour les opérations de contrebande par air en plus des bateaux et cargos arrivant des Bahamas et d’Haïti « , a déclaré Frank Figueroa, l’agent en chef des douanes à Miami. » Il ne croyait pas si bien dire en effectuant ce qui est devenu depuis une prophétie (en ce qui le concerne, il finira mal lui-même). A gauche le N813MA (ex N880MA) de Air d’Ayiti, prise à Fort Lauderdale. L’avion (208B0505) a fini en Afrique, devenu namibien, car immatriculé V5-TGR (ici à droite en mai 2017  au Windhoek International Airport) après avoir été ZP-PFL, N1129H, YV-734C et N813MA. J’avais évoqué ailleurs son cas : « Parfois, les lâchages ratés d’avions ou le chavirage de chaloupes font le bonheur des plus démunis : « beaucoup de gens dorment le jour le long des 1771 kilomètres de côtes que compte Haïti, particulièrement dans le Sud et le Nord-Ouest. « La nuit, tous les véhicules de luxe qui franchissent les petites villes côtières sont suspects et passibles de fouilles ou d’attaques de paysans », confie un étudiant, qui prend régulièrement part à ces veillées. Tous rêvent de tomber sur un gros arrivage. Dans ces régions, la drogue est larguée de petits avions venant habituellement de Colombie et récupérée par des chaloupes qui abordent sur quelque plage tranquille au nez et à la barbe des autorités. Rien n’est plus facile. Le corps policier, miné par des scandales à répétition, compte moins de 6000 agents répartis pour l’essentiel dans les villes et dépourvus de moyens de locomotion ». « En juin 2000, plusieurs habitants de Grand-Goâve ont profité allègrement de ce mariage tordu. Pendant la nuit, les dealers avaient laissé tomber 2500 kilos de cocaïne sur une plage privée près de cette petite ville de l’ouest de la capitale. Une frénésie incontrôlable s’empara alors des habitants, qui se disputèrent pour mettre la main sur les précieux ballots de poudre blanche. Paysans, pêcheurs et même policiers s’enfuirent à toutes jambes, les bras chargés de sacs de cocaïne. Les autorités n’en confisquèrent finalement que 147 kilos… » En 2000, les autorités US arrêtaient les occupants d’un Cessna 208 d’ Air d’Ayiti qui venait de se poser à Opa Locka : à bord, quatre valises pleines à ras bord de coke. Il y en avait pour 2,3 millions de dollars. Dans deux saisies d’avions du week-end, il y avait pour près de 115 kilos de cocaïne… »

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Coke en stock (CCXXXIII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (59)

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