Archives de la catégorie ‘AMERIQUE du SUD’

Celui-ci peut être notifié individuellement, sur la base de la législation visant à prévenir le risque de trouble à l’ordre public, lié ici au trafic de stupéfiant.

Plus de 200 personnes se sont ainsi vues refuser l’accès à la salle d’embarquement de l’aéroport Félix Eboué, et ce pour une durée de trois jours.Mais cette opération n’est possible qu’après un important travail de ciblage, opéré en amont – notamment par la douane, avec l’appui d’autres services.
Un travail d’investigation qui a des répercussions nationales.

Le ciblage comme arme

Le nouveau dispositif anti-mules permettant de refuser à certaines personnes suspectées l’accès à la salle d’embarquement s’appuie sur un travail de ciblage. La vérification de certains critères permet de savoir si le futur passager a les caractéristiques des passeurs de cocaïne interpellés au cours de l’année précédente. Un travail d’enquête effectué par la douane en Guyane – avec d’autres services – est aussi réalisé en amont. Ses répercussions sont visibles dans l’ensemble de l’Hexagone.

Guerre d’usure

Une tonne de cocaïne a été saisie en 2018 par les douaniers sur notre territoire, le double de l’année précédente. 500 passeurs ont été interpellés, dont une centaine avait ingéré la drogue conditionnée dans des ovules. Face à des réseaux structurés et très réactifs, les forces de l’ordre ont parfois recours à des moyens inattendus.

Alexis Lopes, directeur régional des douanes invité de Mayouri info

°°°°°

« Depuis Cayenne, un vol pour Paris sans saisie de drogue, ça n’existe pas », avait assuré il y a quelques mois à l’AFP Christophe Ducoli, le chef du service de la surveillance des Douanes dans l’aéroport guyanais.

« En croisant nos données, nous sommes arrivés à une estimation de vingt à trente mules par vol. Certaines « in corpore », qui ont avalé des boulettes notamment, ou dans les bagages ».

Trente douaniers à l’aéroport, cela signifie une dizaine présents sur chaque vol pour Paris. Trois fonctionnaires sont immobilisés par la procédure sur une mule. Le calcul est simple : après trois mules détectées, les autres passent sans encombre.

Quand des bagages ou des passagers suspects sont repérés mais ne peuvent être traités, faute de personnel, les signalements sont envoyés à Orly, en espérant que les collègues parisiens seront assez nombreux à l’arrivée.

Un an et demi après l’installation de l’échographe dans l’aéroport de Cayenne, il n’est toujours pas utilisé. Faute de personnel médical pouvant l’utiliser.

L’appareil nécessite la présence d’un radiologue, dans ce territoire qualifié de désert médical. Il devait permettre de détecter plus facilement les « mules », ces passeurs qui cachent dans leur corps des capsules de cocaïne, un phénomène dont l’ampleur ne cesse d’augmenter en Guyane.

0000

En commençant cette mini-série, à partir de l’arrestation par la DEA, à Zagreb, d’un colombien qui aurait été mêlé à une vente d’armes à l’AQMI, au Mali, je savais que je marcherai sur des œufs. Dès que l’on aborde le sujet de la vente non officielle d’ armes, ça devient vite sulfureux.

Mais franchement, bien que cela fasse près de 10 ans maintenant que je m’intéresse au sujet, dont le primordial découvert fortuitement en 2009 dans les sables du désert, je ne m’attendais pas autant à retomber sur un autre volet de cette affaire tentaculaire, et un dossier bien français, dont j’avais déjà subodoré la présence dès 2011, il est vrai. Les services secrets français et américains jouent sur place une partie d’échecs qui nous échappe mais dont l’événement que je viens de vous rappeler n’est que le dernier avatar, à l’évidence, comme je vais vous le démontrer. Comme dans un puzzle, tout s’imbrique en effet parfaitement comme vous allez le constater … c’est ça, aujourd’hui, le plus étonnant ! Mais revenons d’abord à Bamako-Sénou, avec de drôles de machines laissées à l’abandon sur la latérite jouxtant l’aérodrome sur lequel l’armée française était venue s’installer lors de l’opération Serval décidée par François Hollande…

Un gros porteur ensablé depuis 10 ans

Comme tout revient régulièrement, en effet, on s’aperçoit que notre fameux importateur de Gulfstream, Jean-Claude Okongo Landji, fait aussi référence à une vieille histoire déjà décrite ailleurs, quand il parle d’un DC-9 qu’il aurait souhaité utiliser au Mali : « parmi les autres vues postées (sur un blog géré par l’équipe du fameux Eric Vernet, d’Aéro Service Mali et son Piper Navajo N202HF) « on découvrira aussi un DC-9 32, sur la piste bordée de latérite de Sénou-Bamako, un appareil de Trans African Airlines, immatriculé 3D-MES (il vient donc du Swaziland !). L’avion est très intéressant, car il est ancien, affiche 45 ans (il date de 1968) et il a été sorti visiblement du désert du Mojave où il avait été longuement entreposé (on le voit ici encore sous cocon en 2003), après avoir servi Air Canada depuis au moins 1996, loué par Xerox Canada Finance Inc. Cet appareil âgé, sorti du désert US et appartenant à une entreprise fantôme aurait-il servi de courrier à coke, lui aussi, comme l’avait le célèbre DC-9 mexicain pris avec 4,5 tonnes de coke à bord ? En tout cas, il intrigue sérieusement en effet. En tout cas, il ne peut pas se poser dans le désert, au contraire du 727, conçu également pour les pistes en terre, et ne peut décoller ou se poser que sur du dur. Que faisait-il à Bamako depuis 2005, voilà bien un autre mystère : selon les registres, cela ferait dix ans qu’il avait été vendu à STA (il avait été peint au Québec en 2003 aux couleurs de la société STA juste créée). Selon le Forum PPrune, fort bien informé par mes pilotes qui y participent, en date de 2005, une autre indication le rend plutôt inquiétant : ses pilotes auraient été vénézuéliens (à son arrivée, voilà qui pèse plutôt dans la balance du trajet retour vers leur mère patrie, ce qui signifierait que les cartels colombiens auraient songé dès 2003 à effectuer des vols transatlantiques de cocaïne !). Volait-t-il encore au moins en 2008 au moment où est pris le cliché ? Sur Google Earth on peut suivre ces (faibles) déplacements. Jusqu’en 2010, on le tracte à un autre endroit et semble avoir effectué des vols en 2011 pour se retrouver en bout de tarmac à nouveau pour ne pas bouger en 2012. Son propriétaire… serait français (en fait lugano-français) : il s’agît de Melhem Élie Sabbague, en fait un malien originaire du liban et possédant la nationalité franco-libanaise ! Un deuxième DC-9 sera photographié au même endroit en 2011 ». Sabbague était alors associé au Sénégalais Pape Sow Thiam, détenteur de 10 % du capital, mais surtout ancien patron d’Air Afrique et directeur général de SAT. Pour compléter sa flotte, STA louait un A-310 et son équipage auprès de la compagnie française Euralair. Pour compliquer la chose, un deuxième A310 était sous-loué à Air Togo. Un A-310 de l’entreprise française Eagle Aviation fondée en 1999, comme son nom ne l’indiquait pas. Eagle Aviation, dirigée par Manuel Garbaccio, dont le siège social se trouvait sur l’Aéroport de Saint-Nazaire et dont le siège opérationnel sur l’Aéroport de Paris-Charles de Gaulle (à Roissy).

LIRE PLUS

0000

NARCOTRAFIC 🇪🇺 (Opération Dinero 🇺🇸): la DNRED 🇫🇷 savait-elle que Carlos Hernandez Rumbaut travaillait aussi pour la DEA?

Publié: 14 avril 2019 par Marc Fievet dans AFRIQUE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, BAN, Canada, Cocaïne, Colombie, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, MAFIA, Martinique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pays-Bas, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, USA, Venezuela
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Celle concernant un homme connu historiquement, mêlé à l’assassinat de JFK, et la «main » de la CIALucien Conein qui avait, on vient de l’apprendre seulement, comme relation directe à Miami Carlos Hernandez Rumbaut, trafiquant notoire, mêlé aux exilés cubains de Miami. « Le monde de la drogue qui supprime les stupéfiants !!! les intermédiaires sont appelés à contrôler les transactions, et d’ énormes sommes d’argent sont manipulées par un manque total de scrupules entraînant de la corruption ou en caressant dans le sens du poil celui qui fait obstacle aux transactions. Il n’est pas étonnant que le gouvernement, et les responsables des stupéfiants se tournent si souvent comme assistance vers des figures aussi détestables que le commerce lui-même. Un argument pourrait être opposé comme quoi un autre type de personne pourrait en toute sécurité fonctionner efficacement dans un tel environnement. Mais comme un homme est affecté par la société qu’il entretient, ici ce sont des fonctionnaires et leurs responsables qui se retrouvent retournés par les informateurs qu’ils emploient. L’histoire de Carlos Hernandez Rumbaut, un des « Deacon « un informateur, montre jusqu’à quel point une telle alliance peut aller ».

Nota les « Deacon »  étant les infiltrés choisis par Richard Helms en personne, le directeur de la CIA, à l’époque comme l’écrivent, page 28, Peter Dale Scott et Jonathan Marshall dans « Cocaine Politics: Drugs, Armies, and the CIA in Central America ». Rumbault avait été recruté en 1969 après avoir été pris à trafiquer à Mobile, en Alabama, avec 467 livres de marijuana.  Il était plus tard devenu le garde du corps du président costaricain José Figueres Ferrer.  Installé à Mexico, Rumbaut sera payé 1400 dollars la semaine, par la DEA, comme informateur.

Pour Marc Fievet aucun doute :  Rumbautl travaillait bien pour la CIA !

SOURCE

David May, l’attaché du DEA à Paris en 1994, au cours des nombreuses réunions de travail en compagnie des douaniers Christian Gatard, Jo LeSquert et Hervé Maignier de l’échelon DNRED de Nantes, oubliera de préciser que Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour eux.

 

Pourtant, les 100 000 dollars que Carlos Hernandez Rumbaut avait prêté à Claudio Pasquale Locatelli pour finaliser la préparation du M/Y Poseidon sortaient directement de l’ambassade des Etats-Unis à Madrid.

 

Photo prise par le BAN (Douane française)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour information

Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.
Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:
Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.
Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

00000000000000000

On ne l’attendait plus:  ce 12 avril, un des piliers du système du trafic de cocaïne vénézuélien a été pris dans les filets de la police…. espagnole, à Madrid (qu’y faisait-il donc ?) et non à Aruba où il résidait régulièrement depuis des années.

Une réelle surprise, l’homme ayant déjà failli être arrêté en 2014, mais s’en était sorti en faisant valoir une protection diplomatique, dans une longue séquence où avaient été évoquées à l’époque des négociations restées floues sur son arrestation et une reddition en échange de secrets d’Etat inavouables. Hugo Carvajal « El Pollo », le poulet, son surnom était depuis longtemps le maillon faible de tout le système Maduro (héritier par défaut du système Chavez).  Aujourd’hui, il risque fort de le mener plus vite que prévu à sa perte.  Adroit, l’homme avait déclaré récemment (le 21 février dernier) rejoindre l’opposant au régime, Juan Guaidó en espérant à l’évidence ainsi s’en sortir et effacer son étiquette de narco-trafiquant qui lui collait à la peau, quitte à subir les foudres du pouvoir en place : en somme il venait de jouer à quitte ou double.  Mais il a au final tout perdu.  Son arrestation, ignorée pour l’instant des médias français, est un événement important, puisqu’elle sonne le glas d’un narco-Etat, pas moins… par ailleurs toujours soutenu par des affidés aveugles.  Retour sur une carrière très représentative d’un Etat corrompu dont le trafic de cocaïne n’était qu’un des aspects de la vie politique, dans lequel d’autres personnages très haut placés sont eux aussi impliqués, tel le vice-président dont la famille est d’origine libanaise, rappelons-le.

En 2014, le quotidien vénézuélien El Nacional  surprend tout le monde en révélant, après une enquête serrée, un événement pendable : « les autorités vénézuéliennes n’ont pas révélé que de la cocaïne a été découverte dans un avion plus tôt dans l’année, soulevant de nouvelles questions à propos de la quantité de drogues en cours de transfert par le principal aéroport international du pays à destination de l’étranger. Un article publié par le journal vénézuélien El Nacional a révélé que les autorités avaient découvert 168 kilos de cocaïne dans un jet le 16 avril dernier. Ni le ministère public du Venezuela, ni les autorités de saisie anti-drogue n’ont divulgué l’information, a rapporté le journal. La cocaïne était emballée dans quatre valises à bord d’un avion lié à la République dominicaine. L’avion a décollé du plus grand aéroport international du Venezuela, celui de la Maiquetia, juste à l’extérieur de Caracas, mais a atterri à nouveau après seulement cinq minutes en l’air, après qu’un problème technique ait été signalé ».  Le gouvernement n’aurait pas déclaré avoir saisi 168 kilos de cocaïne ? Voilà qui révélait une ignorance feinte bien entretenue !!!

Que faisait à l’époque El Pollo, l’ex général nommé à Dirección General Sectorial de Inteligencia Militar (DGSIM) sous Chavez (ici à gauche fort bien entouré par les dignitaires du pays) ?

A savoir celui à-même de connaître les secrets de l’Etat ?

Celui qui, six ans auparavant était déjà apparu sur la liste Clinton de l’OFAC, accusé nommément d’empêcher les autorités vénézuéliennes anti-drogue d’intercepter les cargaisons de drogue des FARC, mais aussi d’avoir fourni en retour des armes et des documents d’identité aux membres de la guérilla colombienne.

lire plus

00000000000

L’ex-général vénézuélien Hugo Carvajal, ancien directeur des services secrets militaires sous la présidence de Hugo Chavez, a été arrêté vendredi à Madrid à la demande des États-Unis, qui le réclament pour trafic de drogue, ont déclaré à l’AFP des sources policières.

Selon ces sources, l’officier-surnommé « El Pollo » (« le poulet ») au Venezuela-a été arrêté par la police espagnole vers 15 h 30 (9 h 30, HE), chez son fils à Madrid.

Plus

00000000000

La consommation de cocaïne est devenue un véritable fléau en France.

Le nombre d’intoxications et de décès a doublé au cours des deux dernières années. 2,2 millions de Français en ont déjà consommé. 450 000 le font régulièrement.

A l’autre bout de la chaîne, il y a les producteurs, essentiellement basés en Amérique du Sud. Des cartels hors la loi, qui fonctionnent comme des multinationales.

LIRE

0000

Presque trois ans après la saisie rocambolesque de 1,7 tonne de coke sur une plage des Landes, un des acteurs du trafic a été arrêté en Argentine.

LIRE

0000

Opération d’inflitration Date Marchandise Quantité saisie COMMENTAIRES
Mai-Juin 88
NATAJAK cannabis marocain 300kg + Sloop de 16m Saisie Douane française
Premier contact avec Michel charasse à Bercy pour rendez-vous
G.A.L. Premier contact avec l’organisation – Photos transmises
ALTAÎR cannabis marocain 300 kg La douane n’est pas intervenue
MOYER cannabis marocain 3 tonnes et 1 voilier Saisie par HM Customs-excise
MIKADO cannabis marocain 2 tonnes sur  voilier « banana split » Saisie par HM Customs-excise
Première réunion avec Charasse et Comolli à BERCY
GASTON cannabis marocain 200 kg et 1 voilier Saisie par SVA
ARCO-IRIS cocaïne 150 kg et 1 bateau de pêche Saisie Guardia Civil
HALIFAX cannabis afghan Pas vu
1989
INDIGO

Sottogrande

cannabis marocain saisie partielle des 600kg transportés Solde du financement du Motor/Yacht WINDARRA
BRIGANTINE cannabis marocain 1 tonne et 1 voilier Saisie par Autorités portugaises
DAUDET-FERRAN – GAL Équipe protégée par commissaire Ricardo Kohl d’Estepona
PÊCHE Alicante cannabis marocain 800 kg et bateau de pêcheur Douaniers ripoux du SVA arrêtés suite fréquences radio SSB du SVA  communiquées aux narcos
GOLDEN SUNSET cannabis marocain 3.000 KG Pas de surveillance ce jour là
Bryan PRICE cannabis marocain 600 kg Saisie SVA
HALIFAX 2 cannabis marocain 300 KG Pas vu par les Canadiens
FUMÉE NOIRE cannabis marocain 1.000 KG Pas vu par la Douane, tous les avions en GV en même temps; le seul dispo était à Nice pour transporter Michel Charasse au GP de Monaco

Restaurant

Saint Georges

1990

 

Financement, équipement et le douanier Francis Geoffroy

WINDARRA

avec

SERVICES allemands + SVA

cannabis marocain saisie partielle de 800 kg Cafouillage du SVA et investigations en Allemagne
BACARDI cannabis marocain 600 kg Pas vu
Opération de LYON cannabis marocain Enlèvement d’1 tonne au Maroc Engagement de Michel Ribatet, chef d’Echelon DNRED Lyon de verser à Marc FIEVET la somme de 1,000,000 F
LYON cannabis marocain 1 tonne
Port la Nouvelle cannabis Chargement d’un petit camion loué par la DNRED

DNRED – rue du Louvre

 

 

°°°

Gérard RIVIÈRE

 

 

 

 

Préparation

Reçu 500.000 F sur 1 million promis – Reçu signé et récupéré par Gérard Estavoyer et G.Bastien

°°°

Remorqueur « Le Vaillant »

Big John (Sottogrande) Préparation Motor Yacht « Golden Sunset »
INDIGO

Gibraltar

600 kg INFILTRATION de 3 officiers du HM Customs.

Livraison Bobby Mills

HALIFAX cannabis marocain 1.200 KG Pas vu par les Canadiens
JOUGUET-JOFI cannabis 800 KG Pas vu par les Canadiens
1991
SCARAB cannabis marocain 500 kg et Speedboat Speedboat Fuengirola
Anne-Liese (Amsterdam) cannabis marocain 3,5 tonnes + Bateau Anne-Liese  Saisie par Police
De GROOT (Amsterdam) Préparation Achat du MELOR – financement Douane Française à 50% (Argent déposé par Lesquert et Capitaine à Anvers) et argent de narcos anglais à 50% sorti par John Short – Customs officer
1992
Camion

FH12-VOLVO

cannabis marocain 6 tonnes Pas contrôlè au Perthus!

Saisie effectuée par la Police à Neuilly

A/R Caraïbes avec MELOR

DUBLIN

cocaïne IRA et narcos
SCHIPOL-ROTTERDAM IRA et narcos
CLAUDINE cocaïne 1 tonne Plusieurs journées en Écosse avec John Hector du HM Customs et Marc Lerestre, attaché douanier à Londres

IRA et narcos

Sept 92
DUBAÏ cannabis afghan 15 tonnes Préparation avec John Short
Herbe de la Jamaïque 8 tonnes Préparation avec John Short
1993
BRINDISI Cannabis  1.600 KG Début infiltration Locatelli
CAGLIARI Cannabis 2.400 KG Refus de C.Gatard de faire saisir les 2 tonnes de cannabis sur MELOR
ALMEER III Résine de cannabis afghan 15.000 KG Marchandise jetée à la mer
ROTTERDAM

BARCELONE

°°°

DJIBOUTI

Acquisition Poseidon  Signalement à Gatard et Lesquert à Barcelone.

°°°

Escale MELOR pour enlèvement 32 tonnes

Hôtel Meurice Meeting avec Graham – Financier des 80 tonnes de cannabis afghan Refus d’agir décidé par Joseph Le Luarn – DI DNRED
Hôtel Concorde Lafayette – PARIS Réunion avec Joseph Le Luarn et Gatard: opération 10 tonnes de cocaïne sur Corse et blanchiment prévu de 2 millions de dollars par l’ex DG WEBER
Brunswick Canada 30/10/1993 cannabis afghan Opération BELT* Signalement effectué à Jean Paul Garcia – Douane Française -Madrid
CANBERRA (UK) 03/11/1993 cannabis afghan 5 tonnes Saisies par HM Customs-excise
POSEIDON cannabis marocain 6 tonnes Saisie et arraisonnement à 1000 milles de l’Angleterre
*BELT résine de cannabis afghan 27 tonnes Saisies par Autorités canadiennes
JERSEY
Janvier 1994
Hervé Maignier, divisionnaire DNRED, rencontre la douane de Jersey à Jersey et fait noircir ma photo sur mon passeport Charles Henri de Bossieu, le propriétaire du « Sea Harmony »
PACIFICO 22/02/1994 cocaïne 5,4 tonnes Saisie après poursuite par navire militaire canadien et bidonnage du « plotter » pour pouvoir saisir le  cargo Pacifico.
Opération DINERO

°°°

FRANCE

°°°

BASTILLE

Nombreuses réunions avec le DEA de Paris et Rome à Paris, La Baule, Nantes et l’Ambassade américaine

°°°°

Meeting avec Puyanet, le DI DNRED et Gatard pour faire charger 1 tonne de cocaïne sur le M/Y « Sea Harmony »…

TOTAL

des

signalements

ayant entrainés saisies

Plus de

110 Tonnes

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Conclusions

Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…

—————————————————————–

.

J.L Viala

Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.

P.M Duhamel

 

°°°

Le DI Puyanet m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.

°°°

Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O.Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.

°°°

Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:

« CHARASSE M’A LACHÉ« 

paru dans « le Parisien »

°°°

Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!

°°°

Le DG François Mongin n’a rien fait!

°°°

Résultat

 

3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules

°°°

Jérôme Fournel a fait manipuler les faits  pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.

°°°

La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!

°°°°

Et le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE« 

00000000000000000000

Policiais militares de Campo Florido, no Triângulo Mineiro, fizeram uma apreensão de 250 quilos de pasta base de cocaína no fim da tarde deste domingo na zona rural da cidade, a 35 quilômetros da cidade urbana do município.

Mais

0000

Le général de division Juan Grillo, directeur de l’Agence Nationale Antidrogues du Venezuela

L’accusation médiatique d’une collusion entre le gouvernement du Venezuela et le narcotrafic n’est pas nouvelle. Déjà, le 19 janvier 2008, le responsable antidrogue de la Maison Blanche, John Walters avait accusé, sans preuve, le président Hugo Chávez de devenir “de devenir un important facilitateur du trafic de cocaïne vers l’Europe et d’autres régions de l’hémisphère”. Plusieurs années ont passé mais cette matrice d’opinion est de nouveau utilisée pour créer l’image d’un Etat voyou au Venezuela. Il est quand même surprenant que dans cet effort de propagande médiatique, aucun journaliste n’ait pris la peine d’aller écouter le point de vue des acteurs de la lutte antidrogue dans le pays de Bolivar. C’est ce que nous avons fait. Nous sommes allés interviewer le général Juan Grillo, directeur de l’Agence Nationale Antidrogues du Venezuela (ONA par ses sigles en espagnol). Il nous offre, en exclusivité, un autre son de cloche, qui a toujours été ignoré par les médias dominants.

Romain Migus : Pourquoi, le 8 août 2005, le gouvernement du Venezuela décide-t-il de rompre les accords passés avec la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence antidrogues des Etats-Unis ?

Juan Grillo : Dès lors que le leader de notre Révolution, Hugo Chávez, a décidé de créer l’Agence Nationale Antidrogues, il a été décidé de rompre les accords avec la DEA. Il faut savoir que, dans ce même bâtiment où nous nous trouvons en ce moment, existait une sorte d’ambassade officieuse des Etats-Unis, géré par la DEA. Nous, les vénézuéliens, n’avions pas accès à ces bureaux……LIRE

0000

La Dirección Antidrogas (Dirandro) halló un total de 41.091 kilos de alcaloide cocaína en un envío postal con destino a Holanda.

La incautación se dio en la provincia constitucional del Callao, según informó la policía nacional.

 

LEER MAS

0000

A series of arrests of Dominican nationals in southern Argentina over recent months have highlighted a highly lucrative drug market in the area, where they can be sold for higher prices than in Buenos Aires.

Authorities in the city of Las Heras, in the southern province of Santa Cruz, arrested three Dominican men on March 16 accused of leading a micro-trafficking organization, reported La Vanguardia Noticias.

Read more

0000

Les autorités brésiliennes ont annoncé que la police du pays avait arrêté 16 personnes, dont dix Brésiliens, trois Français et trois Belges, qui s’apprêtaient à partir en croisière avec 360 kg de cocaïne dans leurs bagages.

Huit hommes et huit femmes. Ces arrestations ont eu mercredi lieu dans le port de Santos, près de Sao Paulo, au cours d’un contrôle de routine. Les enquêteurs pensent que les 16 suspects, qui transportaient chacun entre 16 et 19 kg de drogue dans leurs valises dans des paquets de forme similaire, agissaient de façon coordonnée, a expliqué la police dans un communiqué.

LIRE

0000

La sustancia fue detectada gracias al escáner de la Aduana.

Tras una revisión, se encontró la droga entre los paneles térmicos del camión.

En el interior del vehículo se encontró 123 paquetes de cocaína, con un peso de 131 kilos. Además se halló 20 paquetes de marihuana, con un peso de 22 kilos.

Leer mas

http://www.lostiempos.com/actualidad/pais/20190324/boliviano-intenta-ingresar-cocaina-marihuana-argentina-camion-bananos

0000

Pas entendu Corinne Cleostrate à ce sujet, pourtant la lutte contre le narcotrafic est encore au programme des agents de la DNRED.

Heureusement que cette mobilisation des douaniers guyanais depuis le 14 mars alerte l’opinion publique.

Une grève du zèle pour réclamer d’avantage de moyens pour lutter contre le trafic de coke, puique ce département français d’Amérique du sud est en effet une des portes de sortie de la cocaïne.

Une revalorisation de salaires est également demandée.

Quand on se targue d’être une nation riche et puissante, il serait grand temps que ces qualités servent à ceux qui servent l’intérêt général!

0000

DNRED 🇫🇷 (Douane française): la controverse, quand Christian Gatard contredit l’administrateur Michel Baron

Publié: 23 mars 2019 par Marc Fievet dans 36, Albanie, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, CELTIC, Ceuta, Colombie, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Italie, Justice, Maroc, Moyen-Orient, NARCOTRAFIC, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pakistan, Police, Policia, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, Venezuela
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Il y a le film et… la réalité!

« Gibraltar » : l’auteur du livre rétablit SA vérité.
lundi 3 février 2014 – 18h00
L’auteur du livre et protagoniste des faits qui ont inspiré le film « Gibraltar », écrit par Abdel Raouf Dafri et réalisé par Julien Leclercq, a tenu à répondre aux propos des deux hommes, tenus sur le site ALLOCINE.
© Mika Cotellon / SND 

Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :

« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? 

Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »

Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »

« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».

« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.

Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »

En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.

Marc Fievet

°°°°°°°°°°
A VOIR EGALEMENT
Trop cher de montrer un acteur jouant le ministre Michel Charasse recevant Marc Duval!
Mais pourtant, Julien Leclercq va créer une scène pour y faire tourner sa compagne…Là ça ne devait sans doute rien couter…Mais ça n’apportait rien au film!
00000000000000000000000

DNRED 🇫🇷 (Douane française): retour sur l’affaire Fievet – NS 55

Publié: 19 mars 2019 par Marc Fievet dans AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Ceuta, Cocaïne, Coke en Stock, Colombie, Corse, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Martinique, Moyen-Orient, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pays de transit, Pays producteurs, Pays-Bas, Police, Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, UK, Venezuela
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

LIRE PLUS d’un clic

FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!

000000000000000000000000

Y esta semana esas mismas autoridades descubrieron otra modalidad de la forma como los narcotraficantes ´contaminan´ con alijos a las grandes embarcaciones interoceánicas que atracan y zarpan desde el puerto de Buenaventura.

La novedad en el mecanismo consiste en que ya no lo hacen de manera espontánea y artesanal, como simplemente amarrar o esconder la droga en alguna parte del barco que se mantiene sumergida en el agua. Ahora los traficantes se toman el trabajo de calcular medidas, identificar colores y hasta diseñar elementos que se asimilen o pasen inadvertidos como si hicieran parte de la estructura del barco.

LEER MAS y video

https://www.semana.com/nacion/articulo/asi-cargan-con-cocaina-los-barcos-que-viajan-desde-buenaventura-a-europa/605217

0000

Même après une peine définitive, il y a de l’espoir, du moins en Italie.

Claudio Pasquale Locatelli, alias Mario de Madrid, 66 ans, né à Almenno San Bartolomeo était au moins jusque dans les années 90 considéré comme l’un des principaux trafiquants internationaux, un trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Europe.

En 2015, il a été extradé vers l’Italie à la suite d’une enquête considérée définitive sur le trafic de drogue entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, sur la base d’une peine prononcée en 2012 de 26 ans de prison et il est incarcéré à la prison de Spoleto.

La prison de Spoleto

Après l’extradition, l’avocat de Mario de Madrid, le sicilien Vito Felici, avait ouvert un incident d’exécution, d’abord devant un tribunal de Milan, puis en cassation.

Un recours pour s’opposer à l’application de la peine puisque le prévenu, alors en fuite en Espagne, ne pouvait se défendre car ses avocats n’étaient pas informés de la procédure en cours.

Le château de Spoleto

La peine définitive de 26 ans d’emprisonnement pour 12 domaines d’inculpation différents, à donc été annulée pour une erreur bureaucratique, un défaut de notification dont seuls les magistrats en ont la responsabilité.

Il attend de sortir de la prison de Spoleto.

0000

Acteur majeur du trafic international de cocaïne, le Venezuela est en proie à cette activité très lucrative qui pèse lourd dans la période de crise actuelle. Vecteur de corruption et d’influence dans un pays où l’argent a perdu sa valeur, la cocaïne tenue au Venezuela par «le cartel de Los soles» (le cartel des soleils), en référence aux soleils qui remplacent les étoiles sur les uniformes des hauts gradés de l’armée, implique aujourd’hui aussi de nombreux acteurs au plus haut niveau de l’Etat. Décryptage sur le poids de la cocaïne dans la crise vénézuélienne avec David Weinberger, chercheur à l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

LIRE

http://m.rfi.fr/ameriques/20190214-poids-cocaine-crise-venezuela-armee-colombie-weinberger

0000