Archives de la catégorie ‘Bolivie’

Le jury anonyme, en partie isolé, est composé de cinq hommes et sept femmes, ainsi que de six suppléants,suite à la sélection qui a durée deux jours et demi devant le US District Court à Brooklyn.

Les New-Yorkais – comprenant plusieurs immigrés, des hispanophones et des membres de la famille des forces de l’ordre – ont été sélectionnés  au cours d’un processus parfois surprenant durant lequel un juré éventuel a été renvoyé après avoir demandé l’aide d’un officier de justice pour obtenir l’autographe d' »El Chapo » Guzman. « Je suis un peu fan », a déclaré l’homme au juge…
Un autre juré potentiel a été remercié après avoir révélé qu’il commandait fréquemment un sandwich nommé « El Chapo » dans une épicerie locale.
D’autres ont été écartés parce qu’ils ont dit craindre pour leur sécurité. .

Les hommes et les femmes qui décideront du sort d’un accusé autrefois considéré comme le plus puissant et le plus impitoyable trafiquant de drogue au monde ont entendu des déclarations liminaires mardi.

Avant cela, toutefois, un avocat de l’équipe de défense de Guzman avait écrit une lettre demandant au juge Brian Cogan de la Cour de district américaine de permettre à Guzman de donner un « bref câlin » à sa femme, Emma Coronel Aispuro (photo).

« M. Guzmán n’a été autorisé à avoir aucun contact avec sa femme, ni par téléphone ni en personne« , a déclaré l’avocat Mariel Colon Miro au tribunal, notant que son client avait été maintenu à l’isolement dans une petite cellule sans fenêtre pendant 23 heures par jour.
Elle a ajouté: « Dans l’intérêt de la santé mentale de M. Guzmán et de la justice, il est respectueusement demandé que la demande de geste humanitaire envers M. Guzmán soit acceptée« .
Le juge n’a pas encore décidé d’accorder à Guzman le premier câlin avec sa femme depuis près de deux ans.

Guzman, 61 ans, a plaidé non coupable.

S’il est reconnu coupable de trafic international de drogue, d’avoir conspiré pour tuer des rivaux, d’armes à feu et de blanchiment d’argent, il risque une peine de prison à vie.


Compte tenu de l’histoire violente de Guzman, le juge Brian Cogan (photo à droite)a ordonné que le jury soit anonyme et partiellement « séquestré ». Les noms, adresses et lieux d’affectation des jurés seront tenus secrets pendant toute la durée d’un procès pouvant durer quatre mois.


Les jurés seront transportés vers et depuis le palais de justice par des policiers américains armés.

La poursuite sera une entreprise énorme.

La portée internationale d’une prétendue entreprise criminelle qui s’étend sur plusieurs continents « en fait un cas particulier, même parmi les plus grosses poursuites en matière de drogue à ce jour« , a écrit le juge Cogan la semaine dernière.

Les avocats de la défense de Guzman se sont également plaints de ne pas avoir eu le temps d’examiner les volumineuses preuves présentées contre Guzman, notamment plus de 100 000 enregistrements audio et des cartables récemment remis contenant 14 000 pages de nouveaux documents.

Le juge Brian Cogan a également annoncé qu’il enquêterait pour connaitre l’origine de fonds destinés à régler les avocats d’El Chapo!

Des “sources fédérales” américaines ont déclaré au quotidien colombien El Tiempo que le FBI avait notamment obtenu les témoignages de parrains colombiens extradés “pour s’assurer que le grand jury condamne l’insaisissable mafieux mexicain à la perpétuité”.

source: CNN

 

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VICE News travels to the Sinaloa cartel stronghold of Culianán, where we meet a drug trafficker and see ow cartel violence affects daily life.

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L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre. On hésite encore à son sujet. Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.

Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr. Il ont peut-être utilisé une autre méthode. C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière : à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants qui avaient pris l’équipage (double) en otage. Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence.

Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos.

« Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage. »

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxvii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-5/

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Avant d’aller scruter les archives brésiliennes, revenons avant sur un cas particulier : celui d’un des rares chefs de gang féminin dans un secteur où le machisme sert de viatique.   Car il existait aussi une reine de la coca, et elle s’appelait Sonia Atalá…
On l’a aussi oublié, mais les narco trafiquants boliviens ont eu aussi leur égérie.  Une jeune femme d’à peine trente ans au moment des faits. « Déjà au pouvoir, Arce Gómez ne pouvait pas être laissé pour compte. Profitant du monopole des appareils de sécurité de l’Etat et du soutien de « Les amis de la mort », un groupe de mercenaires formés par le nazi Klaus Barbie (le boucher de Lyon) se consacrait à « éliminer » les petits et moyens trafiquants pour empocher la coke évaluée à des milliards de dollars. Mais vendre toute cette production nécessitait une personne de confiance et des liens avérés en Colombie et aux États-Unis, un pays où la majorité des trafiquants boliviens craignaient toujours d’être envoyés un jour ou l’autre.  Arce Gómez a alors confié une tâche à Sonia Sanjinés de Atalá : celle « d’inonder les Etats-Unis de cocaïne ». Et la reine de Santa Cruz s’est pleinement conformée à cette mission.  En six mois, Atala, 30 ans, est devenue le principal agent de vente de la «drogue du gouvernement».  Du cartel de Medellín à la mafia italienne, Atalá a étendu l’offre de cocaïne à des niveaux jamais connus en Bolivie.  Sa renommée a atteint un tel point que Pablo Escobar lui-même l’a couronnée comme «reine de la Bolivie avec une couronne de neige», faisant allusion à la couleur de la cocaïne « (elle est ici à droite avec Levine au milieu).  « Craignant le pouvoir qu’Atalá a acquis à l’intérieur et à l’extérieur de la Bolivie, Arce Gómez a entrepris de l’amener à la faire tomber. Mais il n’imaginait pas que cette décision causerait l’effondrement de beaucoup de ses puissants clients dans la région et qu’il finirait par ébranler son propre empire. La vie de Sonia Atalá surpasse tout roman de fiction qui a émergé ces dernières années sur les femmes dans le trafic de drogue en Amérique latine. Belle, manipulatrice, ambitieuse et de sang-froid, Atalá était la vraie reine de la cocaïne. Une femme qui a amassé une fortune, qui a causé la mort de beaucoup et qui, finalement, a réussi à duper la Drug Enforcement Administration (DEA) elle-même pour se débarrasser de ses concurrents. C’est son histoire (et celle du boom du trafic de drogue bolivien) racontée, entre autres, à partir de l’expérience d’un ancien agent de la DEA qui l’a rencontrée ».
Des liens avec Barry Seal
Cette femme ne vous est pas inconnue si vous suivez cette saga, car Barry Seal l’avait connue en effet, ainsi qu’un de ses adjoints, Bo Abott, « cover agent » de la DEA, qui décrit son action en Bolivie comme celle d’entrer en contact avec les narcotrafiquants afin d’éviter que la CIA ne les débusque elle-même (il évoque aussi la contrebande par avion en même temps !) : « Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays : « Selon Bo Abbott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna.  Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes.  Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient.  J’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982.  Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna.  Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abbott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires (1) »….
Une histoire sourcée : l’introduction de la cocaïne était une manœuvre de déstabilisation de l’Etat
Le rôle d’Abott est bien décrit dans un autre livre,  « Defrauding America«  de Rodney Stich.  Voici sa longue interview, très, très, dérangeante pour la DEA et pour l’Arkansas (et le couple Clinton, noyé jusqu’au coup dans l’affaire !), il y décrit aussi l’assassinat de sa confidente en Suède, alors qu’il songeait à y monter une affaire d’importation de motos …. En Bolivie, Atala avait elle aussi bénéficié de soutiens politiques, ajoute Levine :  « contrairement à la version donnée par Sanjinés de Atalá, le livre « Narcotráfico y política. Militarismo y mafia en Bolivia” – « Trafic de drogue et de la politique.  Le militarisme et la mafia en Bolivie « , publié par le Bureau latino-américain en 2001, déclare que » Sonia a été faite prisonnière à La Paz sous la présidence de Gueiler.  Elle a été emprisonnée à la prison pour femmes d’Obrajes.  Mais son emprisonnement a très peu duré.  Ses amis importants ont immédiatement obtenu un certificat médical par lequel le juge a accepté, sans problèmes majeurs, d’être transféré dans une clinique où ils l’ont fait s’échapper avec la plus grande facilité ». Les narcos, avant même le renversement de Gueiler par Luis García Meza Tejada, dirigeaient déjà tout !! Selon Jay Dub, de l’excellent Borderland Beat forum, la miss Sonia Atalá n’est elle aussi qu’un bout d’un iceberg mis en place par la CIA, celui du Cocaine Coup, le coup d’état de Luis García Meza Tejada, formé on le rappelle à la sinistre l’École militaire des Amériques (c’est l’auteur du coup d’État du qui a renversé le président Víctor Paz Estenssoro, avec l’aide de Klaus Barbie (1) : « Levine n’est pas seul dans son évaluation des forces derrière le coup de cocaïne, qui a fait de la Bolivie au narco-État sud-américain au début des années 1980 et un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis pendant la période où Griselda Blanco et Papo Mejia se battaient dans les rues de Miami. Robert Parry, un ancien journaliste de l’Associated Press qui a joué un rôle clé dans l’exposition du scandale Iran / Contra au milieu des années 1980, dans une histoire écrite en 1998, insiste également sur le fait que la CIA a soutenu  « The Cocaine Coup ». Finalement, la reine de la cocaïne bolivienne a été victime de la trahison qui vient avec la cupidité et le pouvoir. Elle était devenue trop puissante aux yeux de puissants narcos boliviens qui dirigeaient le pays en 1980 et 1981, alors ils l’ont doublée lors d’un accord de coke qu’elle avait conclu avec le colombien Mejiathen. Elle n’avait pas voulu continuer et a décidé de devenir un informateur en échange d’une peine plus légère. Elle reste dans le programme de protection des témoins à ce jour. » D’où le fait que son visage est toujours dissimulé, aujourd’hui encore !  En ce qui concerne Bo Abbott, pour expliquer encore mieux l’ambiance l’entourant, il faut savoir que son contact à la DEA, l’agent Santiberio, a été assassiné après son arrestation à San Antonio, au Texas, au moyen d’un sandwich…. imprégné d’arsenic.  Pas vraiment une méthode de mafieux, ça…
Les miss Bolivie et la drogue…..
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La Bolivie, on l’a un peu vite oublié, a aussi été une terre d’accueil de l’extrême droite et des nazis. 

Des réminiscences surgissent régulièrement de cette période.  Celle où tout était en place, déjà, sous Banzer, à la fois contrebande et trafic de drogue, car à l’évidence Roberto Suarez avait des liens avec les nazis réfugiés après guerre dans le pays.

Des liens qui provoqueront, semble-t-il, des dissensions inattendues entre la DEA et la CIA; la première désirant intervenir dans ce qui était la chasse gardée de la seconde, une attitude que l’on retrouvera à la fin de cette longue étude vis à vis d’un trafiquant notoire, et l’un des principaux fournisseurs d’avions des narcos…

Selon un memo de la CIA du 8 février 2007, après Banzer, le trafic aurait continué et se serait agrandi, mélangeant constamment contrebande et coke : « une partie intégrante de ce fléau est la contrebande. Le trafiquant de drogue est indissolublement lié à la contrebande, c’est une de ses branches. Les Brésiliens savent parfaitement qu’une douzaine d’avions quittent chaque semaine leur territoire pour Santa Cruz de la Sierra, transportant d’importantes quantités d’éther et d’acétone, deux produits nécessaires pour transformer les feuilles de coca en pâte de cocaïne, en plus des appareils électriques et aliments ou produits manufacturés, dont le prix est beaucoup plus bas qu’en Bolivie. Le colonel au nom de famille prédestiné, Ariel Coca, était le chef du Département de contrôle des stupéfiants et des substances dangereuses à l’époque de Banzer. Il était également commandant de l’école d’aviation de la province de German Busch à Santa Cruz. Comme c’était le front parfait pour la contrebande du whisky, des appareils électriques, de la nourriture et surtout des armes légères du Paraguay, ces dernières étaient utilisées pour payer les bandes de trafiquants de stupéfiants et les hommes armés du FSB pour leur travail de soutien au trafic illégal et encore plus pour leur travail qualifié de « paramilitaire, » que Luis Arce Gomez a déclenché à partir de novembre 1979. Qu’il ait été nommé ministre de l’éducation semble être une blague, bien que la blague qui tourne en ce moment est qu’ils l’ont nommé parce qu’ils l’avaient vu un jour avec un livre à la main et qu’il portait des  lunettes, ce qui lui avait donné un air d’intellectuel »… 

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Le faux coup d’Etat en Bolivie, expliqué hier, fomenté par des opposants liés à des groupes extrémistes hongrois nous force quelque peu à aller chercher un peu plus loin dans des archives ce qui pourrait expliquer cette dissidence particulière et manipulable comme on vient de le voir. Pour cela, il faut se plonger dans quelques ouvrages plein d’enseignements, et s’intéresser de près à un autre cas pendable, celui de l’assassinat gratuit d’un naturaliste, qui avait révélé surtout la présence armée de narco-trafiquants dans un nombre importants de sites comportant des pistes d’atterrissage. Et tout un système instauré du temps de Banzer, ses généraux les plus proches étant les pires narco-trafiquants de l’époque. La Bolivie, en réalité est toujours malade, intoxiquée par ce très lourd héritage dont elle ne peut se défaire…

Retour historique avec un peu de littérature à la clé

Pour cela il nous faut revenir quelques années plus tôt au pays… et au trafic de drogue, étroitement lié à la politique on le sait en Bolivie, avec, pour nous aider, un peu de littérature. Un premier ouvrage indispensable nous explique les attenants et les aboutissants de cette mafia de la coke en Bolivie dans les années 90; là où en fait tout à démarré, y compris le trafic aérien, c’est ça le point fondamental. Un phénomène qui perdure et auquel a dû se confronter Evo Morales, à se demander aujourd’hui si sa décision d’interdire le territoire aux agents de la DEA américaine n’est pas le fait d’une pression de ces trafiquants ou de leurs descendants…

C’est le livre « Bolivia and Coca: A Study in Dependency » de James Painter, paru en 1994 (ici à droite) qui nous éclaire sur la question. Selon James Painter, les têtes d’affiche du trafic dans les années 80 en Bolivie étaient, je cite, Bismarck Barrientos, Gerardo « Yayo » Rodriguez, William Pato Pizarro, et Hugo Rivero Villavicencio, tous alors étaient des collaborateurs de Jorge Roca Suarez, alias « Tête en paille » (car il se teignait les cheveux en blond). Ensemble, ils formaient le clan de Los Techos. Le frère de Roca, Jose Luis Roca Suarez s’était fait arrêter, fait remarquer Painter, un nombre incalculable de fois dans le Chapare… et s’en était sorti le même nombre de fois : cet homme bénéficiait de protections en haut lieu (celles du gouvernement Banzer, donc). Selon Painter, la DEA demandera la tête, pour les extrader, de trois membres de la famille : la mère de Roca (Blanca Suarez de Roca) son frère, Rafael et leur sœur Asunta Beatriz, sans les obtenir. « Tête de paille » était lui le leader du clan de Santa Ana, qui comportait Hugo Rivero Villacencio, un fermier au ranch immense, et un chanteur nationalement connu, Oscar Roca Vasquez (genre larmoyant, photo à gauche lors d’un show TV, on peut l’entendre ici) qui était aussi le cousin de Jorge Roca Suarez. A l’évidence, le groupe trafiquait avant tout par voie aérienne. « Techo de Paja » s’était déjà entouré de pilotes, notamment d’Erwin Guzman, qui avait la particularité d’être un ancien officier de la Fuerza Aérea Boliviana, formée on le sait sur les Cessna achetés par Banzer. Le clan avait des liens avec les Cartels de Medelin et de Cali, dont ils distribuaient la production avec leurs avions. Selon la DEA américaine, la réputation du clan de Santa Ana était celle du plus violent gang existant, le plus acharné à produire de la coke, mais aussi le plus entreprenant, cherchant à en diversifier la distribution en se tournant directement vers les USA, mais aussi vers l’Europe (déjà !!!) : en somme, ils voyaient plus loin déjà que les Colombiens : ils avaient compris que le tout n’était pas de produire uniquement. Un raid en 1991 (décrit ici) avec force hélicoptères et hommes en armes s’attaquera au réseau, raid qui se soldera par la saisie 17 petits avions, pas moins, utilisés pour transporter de la cocaïne, dans une première phase, et de 18 autres avions trouvés à l’aéroport de Santa Ana et qui étaient été utilisés pour le même trafic.

En 1991, on en était déjà à ce qui est à nouveau décrit en 2014, 2015, 2016, 2017 (les dates des « visites « des hangars de narco-avions) !!! Cela fait bientôt trente ans que c’est ainsi dans le secteur, à croire que rien n’a bougé depuis !!! Pire, ça a même surtout augmenté !!! Or, en 1982, la DEA estimait déjà la production de cocaïne de Suarez à une tonne de pâte de cocaïne par mois (équivalent à entre 5 et 9 millions de dollars par mois), et sa production annuelle estimée plutôt à vingt tonnes ! Ses laboratoires clandestins étant dispersés à Yepacaní, Puerto Villaroel et dans la zone de Portezuelo (tous dans la région du Beni), tout étant dirigés depuis Santa Cruz.

 

L’Histoire, en ce sens est implacable : le trafic n’a donc jamais cessé depuis !!!

 

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxciv-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-29/

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Que ce soient Zendjabil (le Pablo Escobar de l’Oranie) ou Saïd l’«Emigré» (membre d’un réseau de trafiquants de drogue de renommée internationale, évadé d’une prison française, puis installé en toute quiétude en Algérie), les barons de la drogue n’ont pu ériger des fortunes colossales que grâce à leurs relations bien placées, tapies dans l’ombre et qui leur permettent d’agir en toute impunité.

Limiter l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis à Oran à Kamel Chikhi et ses frères, c’est clore définitivement ce gros dossier pour protéger les vrais barons.

Que ce soient Zendjabil, le Pablo Escobar de l’Oranie, ou Saïd l’«Emigré», membre d’un réseau de trafiquants de drogue de renommée internationale, évadé d’une prison française, puis installé en toute quiétude en Algérie, les barons de la drogue n’ont pu ériger des fortunes colossales que grâce à leurs relations bien placées, tapies dans l’ombre et qui leur permettent d’agir en toute impunité…

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A Força Aérea Brasileira (FAB) interceptou, na manhã deste sábado (9), um avião boliviano carregado com cerca de 300 quilos de pasta base de cocaína.

O monomotor efetuou um pouso forçado em uma área rural nas proximidades do município de Tapirapuã (MT).

Dois aviões de ataque A-29 Super Tucanos da Força Aérea Brasileira(FAB) interceptaram na manhã deste sábado (09/06) um monomotor vindo da Bolívia em voo clandestino, sem registro e sem identificação. A aeronave PT-IDV, monitorada por um jato-radar E-99, não adotou os procedimentos determinados na abordagem pelos A-29. Classificado como suspeito, o avião foi comboiado para pouso no aeroporto de Tangará da Serra, em Mato Grosso.

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https://www1.folha.uol.com.br/cotidiano/2018/06/fab-intercepta-aviao-boliviano-com-300-kg-de-pasta-base-de-cocaina.shtml

 

 

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Des avions retapés destinés à un seul voyage, cela fait longtemps qu’on en trouve au Paraguay, dissimulés au fond de hangars et habilement préparés pour leur dernier trajet, leurs pilotes les attendant.

L’un d’entre eux, un paraguayen habitant en Bolivie, sera retrouvé mort carbonisé… en Bolivie. Son exemple, comme on va le voir, est symptomatique d’un système qui est plus que laxiste, car trois années à peine après avoir été une première fois repéré dans son garage pour trafic de drogue, son avion s’était écrasé chargé à fond du même produit. Un appareil vendu comme pièces détachées au départ. Et une deuxième fois « inspecté » au Paraguay lors d’une opération de police sur laquelle je reviendrai, tant elle est représentative du maquillage à tous les étages de ce qui se passe dans le pays (maquillage d’appareils et magouilles politiques allant de paire). Au passage, nous constaterons l’irresponsabilité totale de certains (jeunes) pilotes paraguayens, aussi fous que leurs collègues boliviens. Là-bas, chez certains, les Cessna font figure de mobylettes ou de scooters, et les démonstrations de vols à du wheeling de quartiers difficiles, ici en France… Nous constaterons aussi au passage la terrible emprise que font subir les deux plus grands gangs brésiliens sur le marché de la drogue. Là aussi nous y reviendrons plus en détail bientôt, soyez-en sûrs…

Un air de Wagner déjà entendu… par la police

On a surtout l’impression que l’histoire se répète sans fin, ou que les tribunaux ne sanctionnent pas, comme ils devraient le faire, certains trafiquants, ou ne tiennent pas registre des condamnations… ou alors, et c’est plutôt la piste qu’il convient de suivre, une corruption endémique dans la magistrature sabote toutes les enquêtes. Ce qui semble le cas en effet au Paraguay, notamment, devenu lui aussi plaque tournante des transferts boliviens vers le Brésil ou l’Argentine (et ensuite vers l’Europe; comme on le sait). Là-bas, c’est aussi une vieille histoire qui recommence sans fin, il semble bien. Ainsi, le 21 janvier 2010, une descente ….LIRE la suite

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-clxxi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-6/

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Un avion transportant 500 kg de cocaïne a été intercepté mardi par l’armée de l’air brésilienne (FAB), dans le district de Nova Fernandópolis, dans la municipalité de Barra do Bugres, à 169 km de Cuiabá.

L’avion PR-EBF avait quitté la Bolivie sans plan de vol.

Selon le FAB, trois aéronefs de défense aérienne FAB A-29 Super Tucano et un aéronef radar E-99 ont été utilisés pour surveiller et intercepter l’aéronef.

 

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Disney C. y Yanina R., futbolistas de la liga de Santa Cruz, Bolivia, fueron detenidas el jueves en un operativo realizado por la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad). En poder de las dos fue hallado un horno esterilizador que contenía más de dos kilogramos de cocaína.

El operativo se realizó este jueves a las 9:00 en la Terminal de Ómnibus de Asunción. Disney de 21 y Yanina de 25 años se trasladaban al puesto de Correos Paraguayos con un paquete que llamó la atención del personal de seguridad.

leer mas: http://www.erbol.com.bo/noticia/seguridad/17112017/dos_futbolistas_bolivianas_caen_con_cocaina_en_paraguay

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La Paz, 19 octobre – Les forces antistups de Bolivie ont intercepté un camion citerne fans la région de Santa Cruz.

Dans la citerne habituellement destinée à recevoir de l’essence….270 kilos de cocaine!

Source: Tn8

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La policía de Bolivia decomisó un alijo de una tonelada de cocaína que iba con destino a Brasil y una avioneta, informó este miércoles el ministro de Gobierno (Interior), Carlos Romero.« Se encontró una gran cantidad de droga, en forma de paquetes que totalizarían una tonelada, de las cuales aproximadamente el 60% estaría integrado por cocaína en estado puro, clorhidrato de cocaína, y un 40% es pasta base de cocaína« , dijo el funcionario en un acto público en el que la policía expuso la droga.

Leer mas 

http://www.t13.cl/noticia/mundo/policia-boliviana-decomisa-tonelada-cocaina-iba-brasil

http://www.elciudadano.cl/latino-america/decomisan-una-tonelada-de-cocaina-en-la-zona-amazonica-de-bolivia/07/19/

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Un camión Volvo que iba rumbo a Chile con 23 kilos de cocaína escondidos en la cabina.

El camión tipo furgón, de color blanco con franjas celestes y placa chilena, ingresó a Bolivia con cargamento y hacía el retorno a Chile con 23.360 gramos de cocaína en estado seco repartida en 22 paquetes hábilmente camuflados en la cabina, según informó el director general de la Felcn, Santiago Delgadillo.

FUENTE: http://www.lostiempos.com/actualidad/nacional/20170707/se-incautan-camion-23-kilos-cocaina

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Una avioneta interceptada por las autoridades brasileñas con 653 kilos de cocaína salió de Bolivia y no de la hacienda del ministro de Agricultura de Brasil, Blairo Maggi, como se investigó en un primer momento, según los datos del GPS del aparato divulgados hoy por la Policía.

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http://m.eldiario.es/politica/GPS-avioneta-cocaina-ministro-brasileno_0_659335284.html

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L‘avion chargé de cocaïne interceptée dans Goiás.

Ont démarré les premières enquêtes sur le bimoteur  PA 23 VIRGULE-IIJ, intercepté à Goiás par l’Armée de l’air brésilienne avec 653,1 kilos  de cocaïne.

Les premiers constats révèlent que l’avion était  enregistré au nom de Jeison Moreira Souza, 26 ans,  de Saint Rose de Viterbo.

Avant d’avoir été transféré pour Jeison en 2014, l’avion était enregistré au nom du Paraguayen Antonio Marques Duartez, mort à 24 ans dans un accident aérien dans Pedro Juan Caballero, à la frontière avec le Paraguay.

Lors de ce crash, est décédé  le Brésilien Mário Ney Chaves Pires. Ce dernier était une des cibles de la Police Fédérale qui enquêtait sur lui pour envoi de cocaïne colombienne vers l’Europe.

Blairo Maggi, le ministre de l’agriculture brésilien, en tournée d’inspection dans un supermarché de Brasilia, le 22 mars. Adriano Machado / REUTERS

Propriétaire terrien, carnivore et milliardaire influent, Blairo Maggi sillonne le Brésil, naviguant d’une « churrascaria » (restaurant de barbecue typique du pays) à une autre.

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BRASIL: El GPS de una avioneta con cocaína dice que no salió de la finca de un ministro brasileño

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Efectivos de la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) confiscaron tres avionetas y detuvieron a cuatro personas acusadas de transportar 120 paquetes de cocaína.

El martes por la noche, los uniformados llegaron hasta las inmediaciones de la estancia Las Vegas de Riberalta. Hallaron una pista clandestina y dos avionetas; una de ellas sin matrícula  y la otra con registro brasileño. A los pocos minutos una tercera avioneta aterrizó en esta zona.

Según ANF, el operativo de la FELCN denominado « Yacaré” inició el 9 de junio en la selva del Beni, donde se localizó la pista clandestina en la localidad Potreros. El patrullaje terrestre se efectuó en una zona de la provincia Yacuma, en una ruta que conecta con Guayaramerín, provincia Vaca Díez.

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http://paginasiete.bo/seguridad/2017/6/15/confiscan-paquetes-cocaina-tres-avionetas-141227.html

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La Policía antidroga de Bolivia decomisó hoy 366 kilos de cocaína que estaban escondidos en medio de arbustos en la región amazónica de Beni (noreste) y que, según las primeras investigaciones, iban a ser enviadas a Brasil.

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https://www.terra.cl/noticias/mundo/latinoamerica/decomisan-en-bolivia-366-kilos-de-cocaina-que-tenian-como-destino-brasil,93dec71f5d40205026b24680dfd85f2fwtik92bq.html

http://www.elpaisonline.com/index.php/2013-01-15-14-16-26/cronica/item/251117-policia-antidroga-decomisa-mas-de-366-kilos-de-cocaina

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bolivieLA PAZ.- La Policía de Bolivia confiscó 118 kilos de cocaína y 7,2 toneladas de marihuana, detuvo a siete personas y destruyó 12 laboratorios de producción de drogas, todo en una serie de operativos que comenzaron el jueves, informó el Gobierno.

La operación antidroga más relevante consistió en la interceptación de un camión con 101,3 kilos de la cocaína en un punto de cobro de peaje en una carretera entre el departamento de La Paz y Oruro (oeste), indicó el ministerio de Gobierno (Interior).

leer: http://www.diariolasamericas.com/america-latina/bolivia-incauto-118-kilos-cocaina-y-72-toneladas-marihuana-n4112475

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felcnLa fuerza antinarcóticos de Bolivia decomisó 82,4 kilos de cocaína en un vehículo que circulaba en el norte del departamento de La Paz con destino a Brasil y detuvo a los tres bolivianos que viajaban en él, informó hoy una fuente oficial.

En una operación realizada el martes, la Fuerza Especial de Lucha contra el Narcotráfico (FELCN) interceptó en la localidad de Yuyo una vagoneta en la que estaban escondidos 80 paquetes de pasta base de cocaína valorados en 800.000 dólares.

La droga fue ingresada desde Perú y tenía como destino Brasil, señaló el ministro de Gobierno (Interior), Carlos Romero.

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https://noticias.terra.com/mundo/latinoamerica/bolivia-decomisa-824-kilos-de-cocaina-que-tenian-como-destino-brasil,8a866744cca8ae924029f1e0f176d6c2znlt56b6.html

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Bolivia erradicó este año 6.500 hectáreas de coca excedentaria y decomisó 29 toneladas de cocaína, según un balance de 2016 de las fuerzas de lucha antidrogas.

Una fuerza combinada (militares y policías) logró erradicar « con método manual y sin químicos 6.576 hectáreas de cocales », informó el coronel Gonzalo Rodríguez, jefe de un Comando Estratégico Operacional (CEO), en una ceremonia de cierre de gestión en la región central tropical de Chimoré.

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http://paginasiete.bo/seguridad/2016/12/21/bolivia-erradica-6500-hectareas-coca-incauta-toneladas-cocaina-2016-121229.html