Archives de la catégorie ‘Brésil’

Le cas « exemplaire » de José Dirceu, confident de Lula

C’est une dénonciation tardive, celle-là, qui révèle une fois de plus l’ampleur de la corruption rampante au Brésil:  celle d’un lobbyiste bien en cours à une époque, appelé Milton Pascowitch.

Avec au cœur de l’affaire à nouveau un avion. 

C’est en fait l’informateur qui a mis en route l’Opération Pixulexo, un dossier supplémentaire à l’intérieur des enquêtes de l’épais dossier Lava Jato, qui ressemble en fait à des poupées russes avec des affaires imbriquées les unes dans les autres.  Selon cet informateur, il aurait en effet fourni gracieusement un jet à l’ex ministre José Dirceu de Oliveira e Silva.  L’homme n’est pas n‘importe qui : ex-embre d’un groupe révolutionnaire armé dans les années 60 (il avait été le chef de la contestation étudiante contre le régime militaire) fondateur du Parti des travailleurs devenu son président de 1999 à 2002, très proche de Lula (ils sont ensemble ici à droite), le confident de l’ex-président a été surnommé Raspoutine, par ses détracteurs, tant son influence sur l’ex-président a été grande auprès de lui.  C’est lui l’instigateur du « mensalao », ce procédé véreux consistant à verser des pots-de-vin aux membres du Congrès pour obtenir l’approbation de certaines lois allant dans le sens du gouvernement. Ce que révèle Pascowitch, c’est que c’est lui en tout cas à qui a en effet offert une part de l’achat d’un Cessna Citation 560 XL (soit 1.071.000 de reals) avec de l’argent provenant des pots-de-vin du plan de corruption installé à Petrobrás, ceci au nom de l’entreprise-écran de Pascowitch, la société Jamp Engineering (ici le dossier de justice le précisant).  Selon le procureur qui a hérité de l’affaire, c’est un autre lobbyste de la société Jamp Engineering, Julio Camargo, qui avait tout d’abord réglé les frais des voyages effectués par l’avion avec à bord Dirceu, sans que ce dernier n’injecte de l’argent dans l’appareil, donc.  Pour dissimuler l’usage fréquent de l’avion, Dirceu et Camargo en étaient arrivés un  peu plus tard à rédiger un protocole d’accord entre eux, selon lequel Milton investissait 1,071 millions de reals dans la société appartenant à Julio Camargo, José Dirceu devenait ainsi le propriétaire déguisé et caché d’ 1/3 de la valeur de l’avion.  Selon le procureur, il s’était bien agi d’une acquisition cachée en effet et d’un pacte rédigé de corruption évidente.  Un magazine avait dénombré 113 vols à son bord, totalisant 105 000 kilomètres, l’équivalent de deux tours et demi au monde !!!

Tout un système de corruption
L’enquête avait fait remonter à la surface deux paiements douteux, effectués par JD Assessoria e Consultoria, une société de l’ancien ministre, soupçonnée d’avoir participé à Lava Jato. JD Assessoria e Consultoria, aurait été utilisé par Dirceu pour masquer la réception des pourboires provenant des détournements de fonds de Petrobras (s’inscrivant donc dans le dossier Java Lato.  Deux avions étaient cités dans l’enquête :  le fameux Citation Excel, immatriculé PT-XIB et un autre, plus petit, un  Citation Mustang numéroté PP-EVG (ici à gauche et là en photo à Canela en 2011).  C’est le premier qui avait été « acheté » par Dirceu en 2011, avant qu’il ne le revende en voyant venir les enquêteurs vers lui.  Le deuxième est détenu par la société Riomarine, et a aussi été utilisé par Mario Goes, selon le blog O Antagonista (3).  Un site qui avait retrouvé photo à l’appui (ici à droite) un autre Cessna immatriculé PR-BRS dans lequel Lula avait voyagé avec sa femme (photo ici à droite).  Pour trouver que l’avion appartenait à une société appelée « Brasif Duty Free Shop » dont le propriétaire était le même que celui du Citation 560L PT-XIB !!!  Un PT-XIB racheté depuis par Rui Thomaz de Aquino, qui a aussi été le président de TAM Táxi Aéreo.

L’avion était passé entre-temps entre les mains d’Ailanto Marketing, une société créée par Ricardo Teixeira (président de la Fédération brésilienne de foot) en connivence avec l’espagnol Sandro Rosell, l’ancien président du club de Barcelone (aujourd’hui derrière les barreaux, il a été arrêté en 2014, puis à nouveau en 2017, on revient toujours au football au Brésil !!!). 

source

000000000000000000000000000000000

Publicités

Le Brésil est handicapé par sa géographie, qui oblige ses politiciens à se munir de jets privés s’ils veulent se faire voir partout.

Le réseau ferré est en effet inexistant et les routes sont loin d’être toutes en bon état. Mais il l’est aussi par son agriculture qui utilise à foison des pesticides (c’est le royaume de Monsanto (1)) et jonche le sol de pistes de décollage disséminées partout dans le pays. Des pistes propices aux trafiquants, qui n’a aucune difficulté à recruter des pilotes d’épandage, comme on l’a vu. Tout cela sous le regard bienveillant de politiciens qui se partagent le gâteau (fourré à la coke). Ce qui mène jusque Jaime Campos, André Puccinelli ou même José Dirceu, un homme très proche de Lula. Avec lui, on se rapproche de plus en plus du sommet de l’Etat.

Les politiciens leurs grandes propriété et leurs avions agricoles 

Les politiciens brésiliens sont donc aussi parfois, et c’est logique, des agriculteurs.  Ou plus exactement de grands propriétaires terriens, avec ce que l’on vient de voir, localisés plutôt dans le sud du pays et le Mato Grosso essentiellement, et ils possèdent des jet privés mais aussi aussi des avions épandeurs, comme le rappelle ici la presse nationale : « une enquête menée par le site Contas Abertas, basée sur des données publiées par le Tribunal électoral suprême (TSE), révèle que 49 politiciens en lice pour les élections de 2014 ont déclaré avoir 63 avions. Ensemble, ils représentent environ 43,5 millions de reais.  La liste comprend cinq candidats pour les élections au Mato Grosso: le député d’état Zeca Viana (PDT, ici à gauche devant un de ses tracteurs); le député d’état Nininho Bortolini (PR); l’homme d’affaires Paulo Gasparato (PSD); l’ancien maire de Juara, Oscar Bezerra (PSB); et Silvio Delmondes (PSD).  Avec un capital total de 87 millions de reais, l’adjoint Zeca Viana, l’un des principaux articulateurs de la campagne du sénateur Pedro Taques (PDT) auprès du gouvernement du Mato Grosso, se classe au 11ème rang de la liste du site.  Le parlementaire a déclaré devant le Tribunal électoral qu’il détient un quota de 50% de chacun des cinq avions qu’il possède.  Parmi les modèles, il y a des avions agricoles et un avion Ipanema. La valeur estimée de l’avion dépasse 3 millions de reals ( environ 792 000 dollars)».

Outre les treize fermes (?) lui appartenant, on retrouve facilement les cinq avions appartement à Zeca Viana, dont la fortune à bondi de 1644% en 4 ans, note également finement Keka Werneck : « entre 2010 et 2014, les actifs de Zeca Viana (PDT) sont passés de 5 millions de reals 87 millions » ! 

Cela représente 82 millions de reals de plus en seulement quatre ans.  Il est le candidat parlementaire le plus riche du Mato Grosso ». On lui trouve tout d’abord, en épluchant sa déclaration de campagne électorale, un Air Tractor AT-4028-1222 de 2009 valant un demi-million de dollars (579 000 dollars exactement), et en « copropriété »  à 50% des autres Air Tractor plus récents (de 2013) le T502B-2927  (ex N10028 ici sur la droite), et l’AT502B-2929 (ex N1005Z ici à gauche), plus un Embraer Ipanema modèle BEM 202 (comme celui-ci) immatriculé PT-USQ (l’engin est vendu dans les 230 000 dollars neuf), soit environ 870 000 reals). En enfin le cinquième appareil lui appartenant et qui n’a rien d’un avion agricole, c’est un Beechcraft Baron 58 (ici à droite) lui aussi détenu à 50%, le N° TH1924, l’ancien  N717VP aux USA devenu PR-JGV au Brésil (l’avion n’a pas été repeint comme on peut le constater ici à droite).

Des propriétaires politiciens qui ne respectent pas les lois…………..

 

MORE

000000

Rio de Janeiro, 10 octobre (EFE) .- Les autorités brésiliennes ont démantelé aujourd’hui une organisation qui avait envoyé de grandes quantités de cocaïne en cargos vers l’Europe.

Seules 2,3 tonnes de la cocaine qu’elle tentait d’embarquer ont été saisies cette année, sources officielles rapportées.

Le groupe a été démantelé dans le cadre d’une opération menée mercredi par la police fédérale dans les Etats de Rio de Janeiro, Paraíba et Rio Grande do Norte, après plus d’un an d’enquêtes, selon un communiqué de l’agence.

Lors de l’opération, 12 des 18 personnes ont été arrêtées, principalement à Rio de Janeiro, mais également dans les villes de Joao Pessoa et Natal, où l’organisateur a été arrêté .

La plupart des détenus sont des manutentionnaires et des responsables de l’une des sociétés qui exploitent le port de Rio de Janeiro, accusés d’avoir dissimulé des cargaisons de cocaïne dans des conteneurs déjà expédiés dans des cargos à destination de différents pays européens.

« Le groupe a utilisé de petits bateaux pour approcher les navires ancrés et leurs complices ont chargé les cargaisons de cocaïne dans ces navires et les ont cachés dans des conteneurs contenant des produits légaux portant déjà le sceau d’inspection. Ils ont ensuite placé des faux scellés afin qu’ils ne soient plus revisités. « a expliqué André Santana, le commissaire de la police fédérale chargé de l’opération.

0000000000000000000000000

L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre. On hésite encore à son sujet. Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.

Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr. Il ont peut-être utilisé une autre méthode. C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière : à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants qui avaient pris l’équipage (double) en otage. Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence.

Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos.

« Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage. »

LIRE PLUS

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxvii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-5/

00000000000

La situation dégradée au Brésil nous offre de beaux paradoxes. Les avions sont parfois déstockés, et remis en circulation pour aider les policiers à en poursuive d’autres.

Si cela part d’un bon principe, c’est souvent inefficace, car ce sont des appareils anciens dont la nouvelle couche de peinture ne protège pas des aléas du vieillissement. La police se retrouve en effet ainsi dotée d’engins moins performants que ceux des trafiquants ! L’un de ces avions saisis est resté longtemps sous la poussière avant que l’on ne découvre à qui il appartenait vraiment: à un trafiquant qui avait su se faire oublier en se faisant refaire le visage, dans la grande tradition des trafiquants mafieux italiens qui avaient fait de même dans les années 60, déjà. L’homme se présentait désormais comme fermier, un éleveur caché au fond d’une énorme « fazenda ». C’était en fait le « scarface » brésilien !

Les avions versés à l’Etat fédéral, et reversés aux régions: de l’esbroufe

Il faut attendre 6 ans, le 30 juillet 2012, pour réentendre parler du fameux PT-JDF qui manque toujours à l’appel, donc. « Le Conseil national de justice (CNJ) a livré lundi (30) 16 avions à 11 cours de justice, dont Piauí. Le TJ-PI a reçu un Cessna 172, préfixe PT-JDF (ah tiens le revoilà enfin). Le juge Francisco Antonio Paes Landim Filho, corregidor général de la Justice du Piauí, a reçu l’avion de la ministre Eliana Calmon, correctrice nationale de la Justice. Sur les 16 avions livrés aujourd’hui, trois appartenaient à la Fundação Nacional do Índio – Funai, tandis que les autres appartenaient à des trafiquants. En plus du Piauí, les tribunaux d’Acre, d’Amazonas, du Maranhão, du Mato Grosso, du Mato Grosso do Sul, du Pará, du Paraná, de Bahia, de Rondônia et de Tocantins ont bénéficié de l’offre ». Voici la liste officielle des 16 remises :

LIRE PLUS

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxvi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-51/

00000000

L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !

On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!!  « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar:  Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná.  C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final :  « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue.  Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…)  Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay.  « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit.  Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…).  Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues.  Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine.  C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays.  Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay.  Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».

Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat ….  On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés:  Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!).  Sidérant !

LIRE PLUS

00000000000000000000000000000000000000000000000000

L’histoire du Brésil dans la deuxième moitié du siècle précédent s’est avérée mouvementée. 

En 1985 on espère beaucoup, peut-être trop, avec la fin de la terrible et sanglante dictature qui a duré deux décennies.  Les brésiliens veulent alors en finir aussi avec le commerce de la cocaïne qui détruit déjà leur jeunesse dans les favelas. Alors ils créent un phénomène inédit, à savoir une sorte de tribunal permanent dirigé par des élus, qui vont diligenter pendant 18 mois des enquêtes, aidés par la police et même l’armée, pour traquer les dealers mais surtout les organisateurs des réseaux d’arrivée de la coke dans 18 États (sur les 27 que comporte la fédération).  Ils vont donc tomber sur cette noria d’avions, et commencer à en faire la fastidieuse liste… ils ne s’attendaient pas à en trouver autant.  Son rapport final fera 1100 pages.  Sur 2394 personnes qu’il interrogera, 1812 seront accusés d’implication dans le trafic de drogues ou dans des activités illégales…

Jusque dans les années 80, les caïds de la drogue qui ont envahi les favélas et ont depuis pris racine dans tous les quartiers sont craints par la population, qu’ils terrorisent tous les jours. Le pouvoir dictatorial n’intervenait pas durant cette période, préférant un pays qui se déchire pour son propre intérêt personnel ; qu’ils s’entre-tuent donc, ça sera ça de moins à torturer c’est ce qu’il pense, sans aucun doute.  Après lui, le chaos, donc (1).  Les régimes forts ont toujours préféré l’instabilité, en clamant haut et fort pourtant qu’ils étaient partisans de l’ordre.  C’est une position de façade, tous les dictateurs ou presque ayant eu des liens avec la mafia locale, chez qui ils ont souvent trouvé des affidés serviles.  Les habitants de l’état de São Paulo avaient assisté pendant des années, à l’augmentation croissante du nombre de crimes liés au trafic de drogue; mais aussi à l’augmentation du vol de fret routier, ainsi qu’à une recrudescence des homicides, dans toutes les villes de l’intérieur.  Le nom retenu pour désigner cette montée des phénomènes de ce type a été « Filière Caipira « (Rota Caipira).  Pour eux, cette filière ne s’arrêterait que s’ils prenaient les choses en main, via la démocratie enfin revenue.  Car cette  « Nouvelle République » apparue en 1985 (l’appellation porte en faite sur la  seconde qui a duré avant l’arrivée des militaires) au Brésil change enfin la donne.  En mettant fin à 21 ans de pouvoir dictatorial de la part des militaires, elle redonne espoir à certains.  L’espoir d’endiguer le fléau de la drogue, notamment.  Un grand élan démocratique anti prolifération de la drogue s’engage donc sous les présidences successives de Fernando Collor de Mello (1990-92), le tout premier président élu au suffrage universel après la dictature (ici à gauche, en réalité il a été précédé par Tancredo Neves mais celui-ci est mort avant de prendre le poste), puis  d’Itamar Franco du Parti du Mouvement Démocratique brésilien et enfin en 1995 de Fernando Henrique Cardoso (cf ici à gauche) du Parti de la Social-Démocratie brésilienne (PSDB), dont le successeur en 2003 s’appellera… Lula. Des gens s’enhardissent, et commencent à réclamer des comptes aux autorités, ou désirent qu’elles interviennent enfin pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène toutes les plus grandes villes, notamment. En 2000, Cardoso ordonnera la déclassification d’une partie des documents militaires concernant de « l’Opération Condor » :  les gens découvriront alors une partie des horreurs de la dictature… mais aussi le rôle de la CIA.

Création et établissement de la Commission parlementaire

En 1996, une courageuse Commission d’enquête parlementaire (la CPI, ici à droite en 1999) décide donc d’enquêter elle-même sur le trafic de drogue proprement dit, et pour cela elle décide de venir s’installer à à Campinas, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo où elle commence à recueillir des données, des témoins, des arrestations de suspects et des preuves dans ce qui est l’une des villes les plus opulentes du pays et là aussi où le trafic est le plus intense.

On n’hésitera alors pas à évoquer devant les parlementaires la distribution de la cocaïne et le blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, les cartels de raffinage et de distribution des drogue en Colombie, ou la production de pâte de coca, en Bolivie.

lire plus

0000000000000000000000000000000000000000000000000

A droga estava em meio a uma carga de madeira que iria para Valência, na Espanha.

A Receita Federal apreendeu no sábado (14), no Porto de Paranaguá, mais um carregamento de cocaína que estava no interior de um container que seria embarcado para a Europa.

A operação ocorreu no Terminal de Containers (TCP) e descobriu 350 quilos da droga em sua forma mais pura.

 

Mais

https://massanews.com/noticias/plantao/receita-federal-apreende-350-quilos-de-cocaina-no-porto-9pqdr.html

000000000000000000000000000000000000000

Após denuncia anônima, agentes de Tocantins, Mato Grosso e Goiás passaram a trocar informações e conseguiram localizar a aeronave em um aeroporto improvisado

A Polícia Federal apreendeu nesta quinta-feira, 12, uma aeronave com aproximadamente 300 quilos de cocaína, nas proximidades de Formoso do Araguaia, região sul do Tocantins.

A ação teve apoio das Polícias Militares de Tocantins, Goiás e Mato Grosso e prendeu em flagrante dois pilotos.

Mais

0000000000

A Força Aérea Brasileira (FAB) interceptou, na manhã deste sábado (9), um avião boliviano carregado com cerca de 300 quilos de pasta base de cocaína.

O monomotor efetuou um pouso forçado em uma área rural nas proximidades do município de Tapirapuã (MT).

Dois aviões de ataque A-29 Super Tucanos da Força Aérea Brasileira(FAB) interceptaram na manhã deste sábado (09/06) um monomotor vindo da Bolívia em voo clandestino, sem registro e sem identificação. A aeronave PT-IDV, monitorada por um jato-radar E-99, não adotou os procedimentos determinados na abordagem pelos A-29. Classificado como suspeito, o avião foi comboiado para pouso no aeroporto de Tangará da Serra, em Mato Grosso.

Mais

https://www1.folha.uol.com.br/cotidiano/2018/06/fab-intercepta-aviao-boliviano-com-300-kg-de-pasta-base-de-cocaina.shtml

 

 

000000000000000000000000000000000000

L’équipe de la Force tactique de la police militaire a saisi plus d’une demi-tonne de pâte-base de cocaïne sur une route dans la zone rurale de Santa Maria da Serra (SP).
C’est à partir d’une information que la police a commencé à surveiller un véhicule qui devait transporter la drogue, laissée par un hélicoptère au milieu des plantations de canne à sucre.

En tout, 513 kilogrammes de pâte à base de cocaïne ont été trouvés cachés dans le châssis du camion.

Les trois occupants, originaires de Campinas (SP), ont été arrêtés en flagrant délit de trafic de drogue et transférés à la police fédérale de Piracicaba (SP), avec la drogue et le camion.

Source: Bauru e Marília

0000000000000000000000000000

La coke arrivait du Brésil sur le porte-conteneurs MSC VITA , battant pavillon du Panama. 

Les agents du « SVA – Aduanas » et les policiers ont inspecté plusieurs conteneurs jusqu’à ce qu’ils trouvent la drogue.

La police enquête maintenant sur le groupe chargé d’envoyer la drogue et ses connections possibles.

Source: EFE

000000000000000000000000000000000000