Archives de la catégorie ‘Birmanie’

Le chauffeur du camion, Sawat Kaewdam, 41 ans, fait aujourd’hui face à des accusations d’entrée illégale présumée n’ayant pas obtenu de permis pour transporter une substance dangereuse au Myanmar.

Le cyanure de sodium saisi pourrait être synthétisé en phényl-2-propanone, un substrat narcotique et utilisé pour produire environ 295 millions de pilules de méthamphétamine.

Sawat a été capturé dans la ville frontalière de Tachileik au Myanmar, grâce à la collaboration entre la police thaïlandaise et le Myanmar, a annoncé dimanche un haut responsable.

Le secrétaire général du Bureau du contrôle des stupéfiants (ONCB), Sirinya Sidthichai, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bangkok sur l’interception et l’arrestation par des membres du Comité central pour le contrôle de l’abus des drogues du Myanmar (CCDAC).

L’ONCB avait reçu en mai un rapport du point de contrôle personnalisé Chiang Saen de Chiang Rai selon lequel quelqu’un avait demandé de transporter du cyanure de sodium de la Thaïlande vers la ville de Yangon au Myanmar à travers le Mékong. Le point de contrôle a refusé la demande car l’Accord sur la navigation commerciale sur le fleuve Lancang-Mékong interdisait le transport fluvial de substances dangereuses telles que le cyanure de sodium.

L’exportateur a ensuite conservé le produit chimique dans un entrepôt de Chiang Saen.

Le cyanure de sodium est désigné comme une «substance dangereuse de type 3» en vertu de la Hazard Substances Act 1992, et sa fabrication, importation et exportation, ou possession nécessite un permis du Département des travaux industriels (DIW), a déclaré Sirinya. Il figure également sur une liste de substances qui, en vertu d’une ordonnance du Conseil national pour la paix et l’ordre de 2016, doivent être surveillées pour importation et exportation par les agences de sécurité nationale en raison de leur utilisation potentielle dans la fabrication de drogues illicites.

Le 2 juin, les 300 gallons de Sodium Cyanide, pesant 15 tonnes et d’une valeur d’environ 1,5 million de Bt, ont été envoyés à Tachileik via le poste de contrôle personnalisé de Mae Sai avec un permis de DIW, a précisé Sirinya. L’ONCB a alors alerté le CCDAC à Tachileik pour enquêter.

Les agents du Myanmar ont constaté que pour ce lot manquait un permis d’importation au Myanmar, et l’ont saisi pour inspection puis arrêté le chauffeur Sawat.

Confronté à des accusations, le natif de Chiang Rai a affirmé avoir été engagé pour transporter le lot vers une mine d’or à Yangon. Le cyanure de sodium est également utilisé pour extraire l’or.

Sirinya a indiqué que le lot – qui pourrait produire 295 millions de pilules yaba ou 9 500 kilogrammes de crystal meth ou «glace» – avait été commandé à la Chine pour être livré à Yangon, mais il a été introduit via Tachileik.

L’eloignemment de Tachileik de la capitale du Myanmar est un des faits qui ont conduit les fonctionnaires à soupçonner que son usage prévu pouvait être la fabrication de stupéfiants.

Sirinya Sidthichai s’est félicité de la collaboration entre la Thaïlande et le Myanmar dans la répression des stupéfiants et l’arrestation et le transfert des suspects.

SOURCE: THE NATION

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Champ d'opium en Birmanie

La Birmanie est une des plaques tournantes du trafic de drogue en Asie du Sud-Est. Avec le Laos et la Thaïlande, elle fait partie du triangle d’Or, qui a longtemps été le lieu de production de l’opium et de l’héroïne, jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne une place forte de la production. C’est dans l’État Shan que se concentre quasiment toute la culture illégale du pavot dans le pays, qui reste le deuxième plus grand producteur mondial d’opium.

La méthamphétamine, le nouveau fléau birman

Les autorités birmanes ont saisi en 2016 un nombre record de comprimés de méthamphétamine, la production de cette drogue de synthèse progresse très rapidement dans le pays et les trafics continuent d’augmenter avec un développement de la consommation locale, véritable défi pour les forces de police. En 2017, plus de 98 millions de comprimés de méthamphétamines ont été interceptés contre 50 millions en 2015. 2017 fut en effet une année record. En début d’année, 4,2 millions de comprimés de méthamphétamine ont été trouvés par la police dans un monastère. Puis peu de temps après, une autre affaire, encore plus importante, avec la saisie pour 37 milliards de kyats d’héroïne et de méthamphétamine. La drogue avait été découverte à l’intérieur d’un conteneur dans une zone industrielle de Mandalay. Les autorités avaient alors mis la main sur 82 kilogrammes de méthamphétamine, 24 kg d’héroïne et 15 kg d’opium. Ou encore la saisie de vingt millions de comprimés de méthamphétamine dans la ville de Tachileik dans l’Etat Shan, à la frontière de la Thaïlande. Mais l’année 2018 commence également fort puisque les autorités birmanes ont mis la main sur plus de 30 millions de pilules de méthamphétamines dans l’État Shan. En plus des pilules, les autorités ont également saisit 1,7 tonne de cristaux de méthamphétamines et 502 kilos d’héroïne. Le tout portant la valeur totale de cette saisie à  54 millions de dollars américains, soit le cinquième des saisies de 2017. C’est, pour le moment, la plus grande saisie de drogue de l’histoire du pays.

Un comprimé de méthamphétamine coûte quelques dollars, mais la drogue se revend ensuite bien plus chère, une fois expédiée hors des frontières birmanes. Le pays est depuis longtemps touché par le problème de la drogue devenant le premier producteur d’amphétamine au monde.  Mais afin de montrer sa détermination à lutter contre le trafic de drogue, la  Birmanie et son voisin thaïlandais font preuve de leur engagement contre ce juteux trafic en sanctionnant de peines lourdes les trafiquants, surtout les petits qui sont ceux qui se retrouvent le plus souvent emprisonnés…

Face à cette pandémie, plusieurs organisations locales essaient de mettre en place des centres de désintoxication mais le manque de budget et de moyens ne leur permettent pas de lutter efficacement ni même à mener à terme les traitements et le suivi des patients.  C’est le cas de Kutkai, dans le Kachin, où il existe plusieurs camps de désintoxication plutôt rudimentaires.  Certains habitants ont décidé de faire justice eux-mêmes en formant de petites milices anti-drogue qui s’attaquent directement au trafic. Armés de bâtons et de menottes, ils chassent les dealers de la région. La police locale les aide également même si parfois elle préfère  regarder ailleurs.

Un trafic important

La culture du pavot a doublé depuis 2006 et les régions frontalières sont connues pour la production de drogue, principalement dans l’État Shan qui représente 90% de la production d’opium du pays.  Il est en effet très fréquent, lors de saisie de pilules de méthamphétamines, de voir celles-ci estampillées « 999 ou « WY », deux des logos des laboratoires des trafiquants de l’ethnie Wa, basés dans le nord-est du pays. Le groupe rebelle y contrôle un territoire gardé par une vraie armée qui lui permet de se financer par le trafic de drogue, notamment l’opium. Les Wa font partie des 135 groupes ethniques officiellement reconnus en Birmanie et représentent 800 000 habitants.

En 2013, le triangle d’or perdit un de ses barons de la drogue, Lo Hsing Han surnommé « le parrain de l’héroïne » birman qui était l’un des parrains du commerce de la drogue dans la région, au point d’être considéré comme le plus gros trafiquant d’héroïne au monde. Devenu un soutien financier important de la junte militaire de l’époque, qui escortait ses convois de drogue à travers la forêt birmane, Lo Hsing Han était également un homme riche et influent de Birmanie. Un article publié en 2001 dans le quotidien The Guardian, décrit les différentes tortures subies par le prince birman de l’ethnie Wa qui s’opposait au trafic de ce « Monsieur Héroïne ». Lo Hsing Han ne faisait pas que dans la drogue puisque, début des années 90, il fonde, en famille, « Asia World », qui devient rapidement un conglomérat investissant dans la construction d’autoroutes, d’hôtels de luxe, dans une chaîne de supermarchés etc. Après la disparition de ce parrain, son empire a perduré grâce à une descendance  importante.

Depuis la fin de la junte militaire et l’élection de la NLD au pouvoir, la surface totale occupée par les cultures d’opium en Birmanie a considérablement diminuée en 2017, passant de 55 500 hectares enregistrés en 2015 à 41 000 hectares, soit une baisse de 25% selon l’enquête sur l’opium en Birmanie 2017 publiée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les réductions les plus importantes ont été visibles dans l’État Shan oriental avec une baisse de 37% et dans l’État Shan du Sud avec une baisse de 29%. Toutefois, le rapport révèle également que bien que des progrès aient été faits, les États Shan du Nord et Kachin ont vu des réductions de moins de 3% et 7%, ce qui représente sur le terrain une baisse de seulement 600 hectares au total. Le rapport confirme à nouveau le lien entre conflit et opium en Birmanie, et il confirme également que la culture et la production se sont maintenues à des niveaux similaires dans les zones peu sûres où des groupes armés sont actifs.

Le gouvernement reconnaît que des efforts supplémentaires restent à faire pour répondre de la manière la plus efficace possible aux volumes élevés d’opium, d’héroïne et autres drogues produites en Birmanie. Selon le ministre des Affaires intérieures birman,  le gouvernement birman continuera d’appuyer les programmes fournissant des solutions alternatives aux communautés qui produisent de l’opium ainsi qu’en accentuant la collaboration avec les pays limitrophes dans cette lutte contre la drogue.

source: https://lepetitjournal.com/birmanie/drogue-quel-avenir-pour-la-birmanie-225050

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Ayutthaya, à une heure de route au nord de Bangkok, est surtout connue pour ses temples anciens, où affluent les touristes. Mais c’est aussi un « carrefour » du commerce régional de la drogue en Asie du Sud-Est et au-delà, estime le général de police Wuttipong Petchgumneard, du Bureau thaïlandais de répression des stupéfiants.

« La plupart de la drogue écoulée à Bangkok ou à l’étranger est stockée là avant d’être collectée par les dealers », ajoute le général.

Quasiment toutes les nuits, des véhicules quittent la zone, bourrés de stupéfiants. Parfois, la police a de la chance. Mais le plus souvent, les convois de drogue passent sans encombre.

Réseaux puissants et riches

« Ce sont des organisations criminelles internationales, elles ont de l’argent, des technologies… donc nous devons constamment évoluer pour les attraper », ajoute Wuttipong.

Entre le début de l’année et le 18 septembre, les policiers thaïlandais ont mis la main sur 199 millions de pilules de yaba, d’une valeur totale d’environ 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) sur le marché local, ce qui représente un nombre total de saisies deux fois supérieur à celui de 2016.

Une saisie record a été réalisée le 16 octobre: 30 millions de dollars de méthamphétamine en cristaux cachés dans un pick-up, qui a été arrêté à l’aube sur une route dans le nord-est du pays.

Ces saisies qui illustrent l’arrivée massive ces derniers temps des approvisionnements en provenance des laboratoires installés dans le Triangle d’or, zone frontalière connue pour ses trafics entre le Laos, la Birmanie et la Thaïlande.

La police thaïlandaise estime qu’entre 500 millions et un milliard de comprimés de yaba auront été produits en 2017, principalement en Etat Shan, en Birmanie.

lire aussi: BIRMANIE: Kutkai, au cœur de l’ État Shan gangrené par les drogues

Les cachets souvent estampillés ‘WY’, logos de laboratoires implantés appartenant à l’important groupe armé des Wa et implantés dans l’est de la Birmanie où opère ce groupe, sont vendus entre 4 et 8 dollars l’unité.

lire: https://www.lematin.ch/monde/asie-oceanie/ayutthaya-entrepot-drogue-dasie-sudest/story/14145441

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Les autorités birmanes ont annoncé mercredi la saisie de vingt millions de comprimés de méthamphétamine, en plein cœur du célèbre « Triangle d’Or », un record dans le pays depuis le début de l’année.

Un raid a été mené dans quatre maisons de la ville de Tachileik dans l’Etat Shan, à la frontière de la Thaïlande.

La région est considérée comme une plaque tournante du trafic de méthamphétamine, expédiée de là vers la Thaïlande et le reste de l’Asie du Sud-Est.

En Birmanie, un comprimé de méthamphétamine coûte quelques euros, mais la drogue se revend ensuite bien plus cher, une fois quittée cette région du Triangle d’Or aux confins de la Thaïlande, du Laos et de la Birmanie.

plus:http://pro.orange.fr/actualites/vingt-millions-de-comprimes-de-metamphetamine-saisis-en-birmanie-CNT000000LWTn8.html

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La Thaïlande et la Birmanie ont toutes deux à coeur de montrer leur engagement contre les trafiquants, avec des opérations coup de poing tels les bûchers de drogue comme aujourd’hui, et des peines de prison lourdes, même pour les petits trafiquants. Mais ce sont surtout ces derniers qui se retrouvent derrière les barreaux. 

La Birmanie et la Thaïlande, plaques tournantes du trafic de drogues produites en Asie du Sud-Est, ont brûlé aujourd’hui pour près d’un milliard d’euros de stupéfiants en valeur marchande, en signe de détermination à lutter contre un trafic en pleine croissance. « Il s’agit de la plus grande incinération de drogue de toute l’histoire de la Birmanie », a assuré un responsable policier birman lors de cette destruction réalisée pour la journée mondiale antidrogue.

LIRE la suite 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/06/26/97001-20170626FILWWW00071-birmanie-pres-de-900-millions-de-drogue-brulee.php

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سردار رحیمیTEHRAN

Speaking to the Tasnim News Agency, General Hossein Rahimi said in an operation mounted early on Wednesday morning, the law enforcement forces managed to kill Khodabakhsh Balouch, a notorious outlaw who was behind the deaths of several polices officers in the province.

He further highlighted two other operations in the cities of Iranshahr and Saravan in Sistan and Balouchestan over the past 24 hours and said two major drug rings were smashed in the operations.

The commander added that seven members of the drug rings were arrested and four tons of illicit drugs and some weapons and ammunition were also seized from the smugglers.

Police and security forces have been quite successful in ensuring security in the province despite its long borders with Pakistan and Afghanistan, harsh weather and vast desert areas.

Iran, which has a 900-kilometer common border with Afghanistan, has been used as the main conduit for smuggling Afghan drugs to narcotics kingpins in Europe.

Despite high economic and human costs, the Islamic Republic has been actively fighting drug-trafficking over the past three decades.

The country has spent more than $700 million on sealing its borders and preventing the transit of narcotics destined for European, Arab and Central Asian countries.

The war on drug trade originating from Afghanistan has claimed the lives of nearly 4,000 Iranian police officers over the past four decades.

source: https://www.tasnimnews.com/en/news/2017/05/10/1403683/police-seize-4-tons-of-illicit-drugs-kill-wanted-criminal-in-southeastern-iran

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Myanmar’s military government has, since the late 1980s, used the drug economy as a means to finance its own state-building objectives, rather than launch sustained efforts to dismantle it.


A soldier from the Ta-ang National Liberation Army, one of the ethnic rebel groups, burning a pile of seized drugs in Homain village, Nansam Township, Northern Shan State, Myanmar. (Photo: AAP).14 June 2016
Author:
Patrick Meehan recently completed his PhD in the Department of Development Studies at the School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London.
For the past 10 years drug production in Myanmar has been on the rise. The amount of land used to grow poppy — from which the opium sap used to make heroin is derived — has more than doubled since 2006. According to the UN, Myanmar now accounts for more than 25 per cent of the global area under illegal poppy cultivation, making the country the second largest producer of illegal opium in the world after Afghanistan.carte birmanie-The vast majority of opium is produced by poor farmers in highland areas of Shan State close to the country’s borders with China, Thailand and Laos, which have been affected by decades of conflict between ethnic armed groups and the central government. In 2012, studies conducted by local researchers recorded opium cultivation in 49 out of Shan State’s 55 townships involving more than 200,000 households.Drugs play an ambiguous role in Myanmar’s borderlands. Drug abuse has taken far more lives than armed conflict in many communities over the past decade and the growing heroin epidemic across parts of Shan and neighbouring Kachin State is one of the main drivers of HIV/AIDS in Myanmar.

 

READ MORE: http://www.eastasiaforum.org/2016/06/14/how-the-military-benefits-from-myanmars-growing-opium-economy/

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Quinze Malaisiens ont été arrêtés dans un convoi en possession de plusieurs millions de francs d’héroïne et de méthamphétamines.

thaidrogueLa drogue était cachée dans des petits cadeaux. (Photo: Keystone)

Le groupe faisait passer la drogue du nord de la Thaïlande à Butterworth, ville de la côte nord-ouest de la Malaisie, selon les enquêteurs.

«Ce gang avait choisi de transporter de la drogue en train parce que le transport en voiture est plus risqué à cause des différents points de contrôle», a expliqué Thitirat Nhongharnpitak en charge de l’enquête pour la police thaïlandaise.

La police ferroviaire a tout d’abord appréhendé deux hommes transportant 23 kg de méthamphétamines dans un train qui reliant Thaïlande et Malaisie. Une arrestation qui les a conduit à découvrir sur la même ligne treize autres hommes transportant au total 226 kilos de méthamphétamines et 8 kilos d’héroïne.

Dissimulée dans de petits cadeaux

Toute la drogue était dissimulée dans de petits paquets enveloppés dans du papier cadeau aux couleurs chatoyantes. La Thaïlande, qui est à la fois un pays producteur de drogues et de transit, a une politique antidrogue très répressive, qui va jusqu’à la condamnation à la peine de mort dans certains cas.

http://www.zamnesia.fr/img/cms/Blog/IMG/golden_Triangle.jpgmap of south east asia

La plupart de la drogue d’Asie du Sud-Est provient de la région du Triangle d’or – aux confins du Laos, de la Thaïlande et de la Myanmar. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Asie reste le plus grand marché d’opium et d’héroïne et concentre environ les deux tiers de tous les usagers dans le monde.

(afp)

http://mobile2.tdg.ch/articles/56f3bc16ab5c370b71000001

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birmanie-2_cle0784cfLa police birmane a annoncé dimanche la saisie pour 27 millions d’euros d’héroïne et de méthamphétamine. La drogue a été découverte à l’intérieur d’un conteneur dans une zone industrielle de Mandalay, deuxième ville de Birmanie. Les autorités ont notamment mis la main sur 82 kilogrammes de méthamphétamine, 24 kg d’héroïne et 15 kg d’opium. « Ça vaut environ 37 milliards de kyats (27 millions d’euros) », a déclaré un membre de la brigade antidrogues de Naypyidaw, la capitale birmane, sous couvert de l’anonymat. La police n’a pour l’instant pas réussi à interpeller sur le principal suspect dans cette affaire.

Lire: http://www.europe1.fr/international/saisie-de-drogue-de-27-millions-deuros-en-birmanie-2685334

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Dans l’Etat Shan, le trafic et la consommation de stupéfiants empoisonnent la vie des habitants, qui tentent d’enrayer le fléau avec des camps de désintoxication ou des milices, aux méthodes douteuses.

Les portes cadenassées cèdent enfin, après de longues minutes d’attente et quelques coups de klaxon, laissant la voiture pénétrer dans l’enceinte barricadée de tôle. En silence, des individus s’approchent du véhicule d’un pas timide, quittant les huttes rudimentaires à l’intérieur desquelles ils fuyaient la chaleur de midi. Onze personnes, dont une femme, vivent dans ce camp de désintoxication bâti à la hâte en lisière de Kutkai, dans l’Etat Shan, dans le nord-est de la Birmanie. Elles sont enfermées afin de se libérer de leur addiction. La plupart sont accros à l’héroïne, certaines à l’opium ou à la méthamphétamine. Aucune n’a le droit de quitter les lieux avant la fin du sevrage, sauf pour se rendre collectivement à l’église, une fois par mois. Les visiteurs sont rares, les divertissements aussi.

Quelques jours avant notre arrivée, un pensionnaire rétif a réussi la grande évasion. «Je ne sais pas comment il a fait, il a dû sauter par-dessus la palissade», avance Kaum Seing Kham, le responsable du camp. Avachi sur une chaise en plastique, les mains enfouies dans son blouson de cuir, il semble résigné, comme écrasé par sa fonction. L’homme fait partie de la minorité ethnique kachin, de confession chrétienne, implantée dans le nord et le nord-est de la Birmanie.

Antalgiques et foi chrétienne

La Convention baptiste kachin, une congrégation religieuse, gère le «centre de réhabilitation» de Kutkai. Plusieurs fois par jour, les pensionnaires sont tenus de lire des passages de la Bible. «Quand les gens connaissent la Bible, ils peuvent contrôler leur esprit et arrêter la drogue», croit savoir Kaum Seing Kham. L’essentiel de la thérapie est résumé là. Lorsque la sensation de manque devient insupportable, les antalgiques prennent le relais de la foi. Et ramènent le silence, la nuit, dans les huttes de bambou.

Un jeune homme en bermuda s’avance, sourire en coin. Mai Aung Tun, 28 ans, a rejoint le camp de Kutkai sous la pression de ses parents. Il déplie ses bras et montre de longs sillons gris, tracés par les piqûres d’héroïne qu’il s’injecte depuis la fin de l’adolescence. «J’étais seul, j’avais envie de trouver le bonheur», hasarde ce livreur à moto habitué à mêler vitesse et défonce. Il dort mal, ses nuits agitées troublent le dortoir commun où les pensionnaires dorment en rang d’oignons. «Parfois, je veux rester… Parfois, je me dis que je devrais simplement fuir cet endroit pour aller chercher de l’héroïne.»

Le chef du camp écoute la discussion sans se départir de son masque las. Il s’ennuie comme les autres. «Notre méthode fonctionne, tout dépend de la volonté de la personne. Ceux qui échouent ne sont pas assez patients», défend le délégué de la Convention baptiste kachin, devenu expert en dépendance en seulement quelques semaines.

etat-shanDans le nord de l’Etat Shan, le Kachin n’est pas le seul à tenter de lutter contre la drogue avec des moyens dérisoires. La tâche est immense. A 70 kilomètres de la frontière chinoise, Kutkai est fendu par une route interminable et poussiéreuse. Les camions défilent le long des collines écorchées par le brûlis, à proximité du Triangle d’or (région, à cheval entre la Birmanie, le Laos et la Thaïlande, connue pour sa production de drogue). Les activités illicites prospèrent – trafics d’armes, d’êtres humains, d’espèces sauvages et de stupéfiants. La Birmanie est le deuxième pays producteur d’opium (matière première de l’héroïne), derrière l’Afghanistan, et c’est dans l’Etat Shan que se concentrent plus de 90 % des champs de pavot.

A côté de cette culture ancienne est apparue, à la fin des années 90, la production de méthamphétamine, souvent appelée «yaba». Pour fabriquer ces comprimés colorés, les précurseurs chimiques venus de Chine sont discrètement synthétisés dans des arrière-cuisines ou des labos mobiles. «Nous n’avons pas assez d’éléments comparatifs, mais la Birmanie pourrait être le premier pays producteur de méthamphétamine», prévient Jochen Wiese, du bureau de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Birmanie.

Dans l’Etat Shan, le commerce des stups a trouvé un terreau idéal. Miné par les conflits entre l’armée birmane et des guérillas ethniques qui revendiquent l’autonomie de leur territoire, la région vit une guerre civile interminable. Elle est enclavée, constamment menacée par d’imprévisibles attaques armées. Sur la route de Kutkai, un lacet aride semé de check-points, on peut croiser des hommes en armes et en treillis. Au-delà de la voie goudronnée, les terres sont sous le contrôle de l’armée régulière, de milice locales progouvernementales ou du Front de libération de l’Etat Palaung (minorité ethnique) et de ses alliés. Au centre de la bataille, l’organisation et la taxation du trafic de drogue génèrent de précieuses ressources financières, et toute opposition à ce négoce recèle son lot de dangers.

Malgré les risques, de plus en plus de Birmans inventent des solutions à leurs problèmes, aussi précaires soient-elles. Il existe plusieurs dizaines de camps de désintoxication comme celui de Kutkai. A Rangoun, l’équipe de l’ONUDC juge sévèrement ces initiatives. «Ce ne sont pas de véritables centres de réhabilitation, dénonce Vi Cuong Tran, spécialiste de la réduction des risques, mais plutôt des endroits où l’on garde les individus que la famille ne peut plus gérer.»

Menottes et bâtons

Faute de structures adaptées, les camps de fortune sont le seul espoir des habitants et les campagnes de prévention menées par l’ONUDC ont des effets limités. «Le pays manque cruellement de services et d’équipements, reconnaît Jochen Wiese. Notre action sur le terrain doit absolument être accompagnée par des politiques publiques.» Le président Thein Sein, ex-général au pouvoir depuis 2011, s’était engagé auprès de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) à gouverner un pays «sans drogue» à l’horizon 2015. Une promesse illusoire.

 LIRE:

Guillaume Pajot Envoyé spécial à Kutkai et Rangoun (Birmanie

http://www.liberation.fr/planete/2016/02/16/kutkai-au-coeur-de-la-birmanie-gangrenee-par-les-drogues_1433810

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Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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Según la UNODC, entre 167 y 315 millones de personas, es decir del 3,6% al 6,9% de la población mundial, han consumido drogas (sin receta) al menos una vez en 2011

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L’état Shan, dans l’est de la Birmanie, concentre quasiment toute la culture illégale du pavot dans le pays, qui reste le deuxième plus grand producteur d’opium du monde.

La Birmanie et la Thaïlande ont détruit vendredi près de 1 milliard de dollars de stupéfiants, dans une région qui reste l’un des plus grands marchés au monde pour l’héroïne et les drogues de synthèse.

La Birmanie a indiqué avoir écrasé sous un rouleau compresseur ou incendié en trois lieux différents du pays l’équivalent de 245 millions de dollars de drogue à l’occasion de la journée mondiale contre la drogue.

Le pays, qui sort de décennies de régime militaire, lutte pour contrôler la production de drogues particulièrement développée dans les zones frontalières où des groupes rebelles ethniques sont toujours actifs.

(Photo Agence France-Presse)

La région du Triangle d’or — aux confins du Laos, de la Thaïlande et du Myanmar — a longtemps été le principal lieu de production de l’opium et de l’héroïne, jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne une plaque tournante de la production.

L’état Shan, dans l’est de la Birmanie, concentre quasiment toute la culture illégale du pavot dans le pays, qui reste le deuxième plus grand producteur d’opium du monde.

Une grande partie de la marchandise est censé passer en contrebande à travers la frontière pour être transformée en héroïne en Chine, pays qui abrite le plus grand nombre de toxicomanes au monde.

(Photo Agence France-Presse)

En Thaïlande, les autorités ont incendié près de 9,5 tonnes de médicaments d’une valeur de près de 600 millions de dollars, dont énormément de pilules de méthamphétamine et de méthamphétamine en cristaux.

Le montant total de la drogue brûlée est le double de celui de l’an passé: un signe pour montrer la détermination de la junte au pouvoir à lutter contre ce trafic.

Dans son rapport annuel marquant la Journée mondiale de la drogue, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) rappelle que l’Asie reste le plus grand marché d’opium et d’héroïne et concentre environ les deux tiers de tous les usagers dans le monde.

(Photo Agence France-Presse)

D’après un rapport de l’ONU publié en mai, en cinq ans, les saisies de méthamphétamines en cristaux ont doublé, passant de 7 tonnes à près de 14 tonnes. Celles des comprimés ont été multipliées par huit, passant de 30 millions de comprimés en 2008 à plus de 250 millions en 2013.

Cette puissante drogue de synthèse est en principe consommée sous deux formes: soit en cristaux, communément appelés «ice», soit via des comprimés généralement moins purs.

Populaire dans la région la plus pauvre du Mékong, souvent pour les personnes travaillant de longues heures comme les chauffeurs de taxi, cette drogue semble avoir trouvé de nouveaux utilisateurs dans des pays plus riches comme la Corée du Sud, Singapour, mais aussi la Malaisie.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/06/20150626-073849.html

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