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Agentes de la Policía Nacional, de manera conjunta con funcionarios del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Policía Judiciaria de Portugal, han desarticulado una organización de narcotransportistas dedicada al tráfico de fardos de hachís entre España y Portugal.

En esta operación han sido incautadas más de cuatro toneladas de hachís y se ha detenido a 19 individuos, catorce de ellos han ingresado en prisión, que utilizaban embarcaciones semirrígidas dotadas de motores de gran potencia para transportar la droga desde la costa oeste de Marruecos hasta la zona occidental de Huelva y la región portuguesa del Algarve.

La investigación se inició cuando los agentes detectaron la existencia de una organización criminal que se estaría dedicando al transporte a gran escala de hachís, para lo cual utilizaban embarcaciones semirrígidas dotadas de motores de gran potencia, entre la costa oeste de Marruecos hasta las proximidades de la costa portuguesa o española en pocas horas. La red estaba liderada por un español y tenía una estructura perfectamente organizada, con jerarquía y reparto específico de tareas.

En agosto de 2016 los agentes descubrieron que los narcotraficantes disponían de una embarcación semirrígida en el Puerto Deportivo de Vilamoura (Portugal). A partir de ese momento se desarrolla la investigación conjuntamente con la Policía Judiciaria de Faro, para tratar de identificar y detener a todos los miembros de este entramado.

1.979 kilos de hachís en Ayamonte

Meses más tarde se realizó una primera actuación en la zona de caños de Canela, en la localidad onubense de Ayamonte, en la que los agentes se incautaron de 1.979 kilogramos de hachís, distribuidos en 61 fardos, en el momento en el que eran fondeados, tras producirse un trasvase de la mercancía desde la embarcación investigada a dos lanchas menores.

En el mes de junio los investigadores tienen noticias de que uno de los pilotos de la organización se había desplazado hasta la localidad de Quarteira (Portugal) para llevar a cabo los preparativos necesarios en la embarcación con el propósito de realizar un nuevo transporte de sustancias estupefacientes. Uno de los trámites que realizan es una prueba de navegación en mar abierto y el reportaje de la embarcación con mil litros de combustible, lo que hace sospechar a los investigadores que en cuestión de horas se va a llevar a cabo un envío de mercancía ilícita desde Marruecos a la costa de Huelva o el Algarve portugués.

2.100 kilos de hachís y 7 detenidos

Días más tarde la embarcación sale del Puerto Deportivo de Vilamoura con dos tripulantes. En coordinación con la Policía Judiciaria de Faro se llevó a cabo un dispositivo para la localización de la embarcación cargada, para lo que contaron con el apoyo de la Unidad Nacional de Combate del Tráfico de Sustancias Estupefacientes de la Policía Judiciaria, la Unidad de Control Costero de la GNR y la Fuerza Aérea portuguesa. Cuando la embarcación alija en una playa de la localidad de Sagres (Portugal) los agentes detienen a siete personas, de origen portugués, en el momento que alijaban 2.100 kilogramos de hachís repartidos en numerosos fardos, que habían sido descargados de la embarcación momentos antes.

12 detenidos más, entre ellos el líder

Finalmente se detiene al máximo responsable del grupo, junto con once componentes más. En total la operación se ha saldado con la detención de 19 personas y la incautación de 4.079 kilos de hachís. Además, se ha intervenido una embarcación semirrígida con dos motores fuera borda, dos embarcaciones de recreo, 88.625 euros en efectivo, tres vehículos, dos motos náuticas, dos motocicletas, gran cantidad de medios de comunicación, entre los que se incluyen teléfonos satelitarios, dos balizas de seguimiento y localización y documentación en la que se recoge la contabilidad.

TELÉFONO DENUNCIAS VIGILANCIA ADUANERA 900351378

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Le SVA de l’administration fiscale et la Police nationale ont saisi à Alicante 15 kilogrammes de cocaïne cachés dans un cylindre métallique simulant un poids de plus de 40 kilos.

Un homme et une femme ont été arrêtés comme receveurs de la drogue.

Le colis, en provenance du Chili, avait été intercepté à l’aéroport de Brême par les douaniers allemands. Rapidement, la douane allemande a contacté les responsables de l’unité du SVA d’Alicante et l’UDYCO (Unité des Drogues et du Crime Organisé) d’Alicante, après accord du procureur général, a organisé la « livraison contrôlée » du colis suspect.

Source: 20 minutes

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Ont participé à cette opération le SVA (Douane espagnole), la douane allemande de Brême et la « Policia nacional » espagnole.

Les investigations ont commencé en août 2017 grâce aux informations transmises par l’agence du DEA à Madrid.

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La cocaïne, d’un poids de 2 tonnes 438, appartenait au « Clan del Golfo », l’un des plus importants réseaux narco-criminels  de Colombie.

Ces ingénieux logisticiens avaient planqué la coke dans des pièces de bois qui devaient être chargées au port de Barranquilla sur un cargo à destination d’Algeciras en Andalousie (Espagne).

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La Policía de Colombia se incautó de al menos 2,4 toneladas de cocaína ocultas en postes de madera que iban a salir del puerto de Barranquilla (norte) hacia Algeciras, en España, y se presume que pertenecían a la banda criminal Clan del Golfo.

Leer mas

http://www.elperiodico.com/es/internacional/20171022/colombia-decomisa-24-toneladas-de-cocaina-cuyo-destino-era-espana-6372051

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22 octobre 2017

Questa mappa mostra quanta cocaina è usata nel mondo 

Un classement établi par les Nations Unies des 10 premières nations pour l’usage de la cocaïne pour 100 habitants. 

La cocaïne est l’une des drogues les plus utilisées et consommées sur la planète. Elle est généralement considérée comme une drogue pour les riches, bien que, ces dernières années, la tendance s’est brusquement inversée. Par exemple, la consommation accrue des jeunes…et il s’avère que les universités semblent être parmi les endroits où la consommation est la plus élevée.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (NDN) a réfléchi à la consommation de cocaïne dans le monde. Il a analysé la consommation des hommes et des femmes à partir de 16 ans et propose une carte interactive (https://www.datawrapper.de/_/eJsuM) avec une moyenne de combien de personnes, sur 100, font un usage fréquent de la cocaïne.

Voici les dix premiers pays pour la consommation de cocaïne

1. Albanie – 2,50

2. États-Unis – 2.30

3. Royaume-Uni – 2.25

4. Espagne – 2,20

5. Australie – 2.10

6. Uruguay – 1,80

7. Chili – 1.73

8. Pays-Bas – 1.60

9. Irlande – 1,50

10. Canada – 1.46

source: AGI

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La saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne pure au Maroc continue de livrer ses secrets. La Garde civile espagnole a annoncé ce jeudi avoir arrêté 12 personnes à Mélilla.

Celles-ci seraient en lien direct avec l’affaire révélée par le Bureau central d’investigation judiciaire et qui s’était soldée par l’arrestation de 13 individus.

« Ces arrestations ont été menées mercredi suite à des perquisitions », a indiqué jeudi le délégué du gouvernement central de la ville, Abdelmalik El Barkani, cité par l’agence EFE. Le réseau arrêté est soupçonné de trafic de drogue, principalement la cocaïne, mais aussi de blanchiment de capitaux. Il « a des ramifications au Maroc, en Allemagne et en France ».

Là encore, l’opération s’est soldée par la saisie de « matériel important qui faisait l’objet d’enquête en rapport avec les interventions effectuées dans d’autres pays ».

http://m.le360.ma/societe/saisie-record-de-cocaine-par-le-bcij-un-nouveau-rebondissement-139449

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Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal »
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enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS sous l’identité de Alain David Benhamou.

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: http://www.lexpress.fr/informations/la-veritable-histoire-des-gal_602551.html

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Toutes les structures mises en place et la logistique criminelle ont perduré et sont encore d’actualité.
Les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité!

DOUANE FRANÇAISE: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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Georges MOREAS, Commissaire principal honoraire de la police nationale

Les tribulations des agents en charge de la lutte contre les narcotrafiquants ne cessent de nous étonner. Vu de l’extérieur, on a l’impression qu’ils se livrent à une course au trésor dans laquelle les coups de Jarnac sont comme des pratiques rituelles. Mais il semble bien que la récente mise en examen de l’ancien patron de l’office des stups, François Thierry, va apporter un coup de projecteur sur les méthodes utilisées, tant par les enquêteurs que par la justice, et peut-être même un coup d’arrêt. Sans remonter à la création de l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), le plus ancien office après celui de la fausse monnaie (OCRFM), les turpitudes actuelles qui font l’actualité démarrent bien loin de chez nous, en Républicaine dominicaine, lors de cette fameuse nuit du 19 au 20 mars 2013, au moment où un avion privé appartenant à la SA Alain Afflelou, le Falcon F-GXMC, est stoppé in extremis sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Dans le même temps, en France, gendarmes et douaniers du Var peaufinent un plan d’intervention. Des mois de surveillance pour ce moment tant attendu : l’arrestation en flag d’une équipe de la « french cocaïne ». Dans quelques heures, lorsque le Falcon va atterrir sur la piste de l’Aéroport international du Golfe de Saint-Tropez, tout sera plié. « Aéroport international »… un titre bien ronflant pour un terrain intimiste qui a accueilli moins de 8 000 passagers en 2016. Les enquêteurs ont flairé le gros coup, mais pour éviter de se voir dessaisir au profit de l’OCRTIS, ils ont préféré minimiser l’affaire, en symbiose avec le TGI de Draguignan. Et là, ils sont sur des charbons ardents, prêts à cueillir le fruit de leur labeur. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de l’Atlantique, les policiers dominicains, assistés d’un détachement local d’agents de la DEA (Drug enforcement administration), ont investi l’appareil. Comment la DEA a-t-elle été informée ? Un esprit tordu pourrait imaginer une fuite venant de France… En tout cas, le tuyau est bon : 26 valises bourrées de cocaïne. Plusieurs dizaines d’employés des services de l’aérogare sont interpellés, ainsi que les deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, et leurs deux passagers. Une affaire qui tombe à pic pour les autorités du pays dont l’objectif est d’éliminer la corruption dans les services de l’État. Personne ne sait comment l’affaire a été éventée, ou personne n’ose le dire à haute voix, mais le juge de Draguignan et les gendarmes du Var sont priés de transmettre leurs éléments, pour le premier à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) et pour les seconds à l’OCRTIS. Il faut bien reconnaître que nous, simples spectateurs, en apprenant cette histoire, nous sommes restés sur notre faim, même si les moyens financiers énormes et paramilitaires utilisés plus tard pour exfiltrer les deux pilotes français nous ont laissés sur le cul. Mais qui a organisé tout ça ? On saura peut-être bientôt qui se cachait derrière cette organisation criminelle, puisque le procès doit prochainement démarrer devant les assises de Marseille… D’autant que l’un des accusés, Frank Colin, un bodyguard du showbiz, soutient qu’il avait été infiltré dans le réseau par les enquêteurs des douanes. Cela n’a évidemment rien à voir, mais en 2015, ce sont justement les douanes françaises qui obtiennent un tuyau béton. On ne sait trop comment, un « aviseur » sans doute ! Dans des camionnettes en stationnement dans les beaux quartiers de la capitale, ils découvrent 7 tonnes de résine de cannabis. Une super prise qui leur vaut les félicitations de François Hollande. L’office des stups est saisi de l’enquête, sans moufeté, jusqu’au moment où un cadre de renseignement des enquêtes douanières confie au procureur François Molins le rôle majeur joué dans cette affaire par un certain Sofiane H, enregistré au bureau des sources comme un informateur de l’OCRTIS. Un beau et riche mec que ce Sofiane, qui depuis des années est l’indic du commissaire François Thierry. Cela date du temps où celui-ci était le chef du service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui justement gère le bureau des sources. Sofiane aurait été infiltré dans le réseau. L’Office est dessaisi et l’enquête est confiée entre autres à la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Comment expliquer qu’un tel stock de stups circule dans la capitale sous l’œil bienveillant des policiers spécialisés dans la répression du trafic ? Pas évident ! Sept tonnes quand même ! Pour sa défense, après avoir tenté de noyer le poisson, François Thierry déclare qu’il s’agissait d’une « livraison surveillée » et que ce plan avait été mis en place avec l’accord du parquet de Paris – et je suppose de sa hiérarchie. Mais sa défense n’a pas convaincu les juges de sa bonne foi. Après une audition-fleuve, ils ont décidé de le mettre en examen pour complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée. Une mise en examen sans contrôle judiciaire et sans interdiction d’exercer pour des infractions qui relèvent de la cour d’assises, cela montre l’hésitation d’une justice qui elle aussi s’emmêle les pinceaux dans la chasse aux narcotrafiquants. Il faut dire qu’en matière de stups, à force de ruses, de menteries et de manipulations, en vérité, personne n’y comprend plus rien. Ni les enquêteurs, ni les magistrats, ni même les truands. Mais ceux-ci s’en fichent, tant qu’ils s’en mettent plein les poches. Comme l’a dit à peu de chose près un douanier après la mise en examen récente de deux hauts responsables des enquêtes douanières (DNRED) à la suite de la saisie invraisemblable de 43 tonnes, non pas de drogue mais de café frelaté dans le port du Havre (tandis que 77 tonnes de marchandise non identifiée passaient à travers les mailles du filet), et la découverte de 700 000 € en espèces, la tendance est forte de s’inventer des affaires et des indics pour gonfler les résultats et éventuellement empocher les primes qui vont avec (voir l’article du Monde). Ils ne sont pas les seuls intéressés. Ainsi, l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), reverse le produit des avoirs confisqués aux trafiquants de drogue à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Et la Mildeca répartit ces fonds (en moyenne 12 millions par an) entre la gendarmerie, la police, la justice, et pour une faible partie, pour assurer ses propres missions. Le trafic de drogue représenterait 1% du PIB mondial. Pour l’Union européenne, les coûts cachés ou apparents de ce trafic oscilleraient entre 30 et 40 milliards d’euros par an. La France, à elle seule, y consacrerait un budget (non comptabilisé) de plusieurs milliards. Du fric partout qui tourne dans un petit monde de bons et de méchants. Comme une multinationale avec ses règles propres qui tourne bien, et qui tourne en rond. La prohibition des produits stupéfiants s’appuie à la fois sur un critère moral (c’est mal !) et sur un critère plus concret, la protection de la santé publique (c’est pas bon !). C’est sur ces fondements, l’un subjectif, l’autre justificatif, que s’est peu à peu constitué un système dérogatoire au droit commun pour réprimer le trafic de stupéfiants. Ainsi, l’encadrement juridique de la livraison surveillée, infraction qui semble à la base des faits reprochés à François Thierry, remonte à 1991.

Cette année-là, en février, des douaniers se retrouvent derrière les barreaux pour avoir « accompagné » une cargaison de produits stupéfiants, selon une technique qu’ils pratiquent de longue date. C’est un coup d’assommoir !

(DNRED: quand la Douane française transportait le cannabis qu’elle avait acheté au Maroc: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/07/21/dnred-quand-la-douane-francaise-transportait-le-cannabis-quelle-avait-achete-au-maroc/)

Le 19 décembre de la même année, pour couper court aux poursuites, les parlementaires adoptent une loi qui amnistie tous les faits identiques commis par des agents de l’État et qui, surtout, modifie le code de la santé publique et le code des douanes, en régularisant la livraison surveillée. Le texte prévoit qu’une simple information au procureur suffit lorsqu’il s’agit de surveiller l’acheminement de produits stupéfiants, mais qu’il est nécessaire de recueillir son accord ou celui d’un juge d’instruction, lorsque les enquêteurs doivent aller plus loin, comme en acquérir ou en livrer, ou lorsqu’ils sont amenés à fournir des moyens aux trafiquants pour assurer leur négoce. Cette loi de 1991 rejoint d’ailleurs les accords de Schengen du 14 juin 1985 et la convention des Nations Unies du 19 décembre 1988 qui invitent les États à permettre le recours aux livraisons surveillées. Depuis, il y a eu la loi de 2004, voulue par le ministre de l’Intérieur de l’époque, dit ministre du chiffre, qui a sacrifié pas mal de nos principes à l’efficacité. Une efficacité toute relative puisque des moyens d’enquête jusque-là prohibés sont devenus monnaie courante, le plus souvent en utilisant le prétexte de la lutte antiterroriste. Au point qu’aujourd’hui, à lire les différents articles du code de procédure pénale consacrés au sujet, on a l’impression que la chasse aux narcotrafiquants donne tous les droits : surveillances techniques tous azimuts, acquisition de produits stupéfiants, fourniture de moyens aux trafiquants, infiltration du réseau par un OPJ ou un APJ spécialement habilité, lequel bénéficiera alors de l’impunité pour les délits qu’il pourrait être amené à commettre pour assurer sa mission (art. 706-82), etc. Autant de libertés dans les moyens à utiliser, autant de pouvoirs d’investigation, autant de dérogations au droit du commun des citoyens, ne peuvent se faire sans un contrôle sérieux. Et dans la mesure où il s’agit d’actes de police judiciaire, et non de police administrative, tout cela doit se faire sous l’œil attentif du magistrat de l’ordre judiciaire, garant des libertés publiques. Or, au vu des affaires qui s’accumulent, il est permis de penser que certains procureurs ont détourné le regard. Pourtant, l’utilisation de ces moyens est placée sous leur responsabilité. Leur utilisation n’est pas destinée à un maillage de la population pour détecter des suspects, comme cela peut-être le cas en matière de lutte antiterroriste, mais pour effectuer des enquêtes judiciaires destinées à identifier des personnes ou des entreprises qui se livrent au trafic de stupéfiants et à en apporter les preuves à la justice.

L’article 706-32 est clair : ces moyens juridiques dérogatoires sont réservés « aux seuls fin de constater les infractions d’acquisition, d’offre ou de cession de produits stupéfiants » pour en identifier les auteurs et complices et effectuer les saisies.

Et même si nombre de policiers expriment leur ras-le-bol devant la paperasse qui s’accumule sur leur bureau, dans une enquête judiciaire, chaque acte nécessite la rédaction d’un procès-verbal. Si l’on dénie la procédure pénale, alors, il faut agir en dehors des magistrats et en assumer les risques. Je ne connais pas le fond de l’affaire, mais je crois que si le commissaire Thierry était venu devant ses juges avec un épais dossier contenant la procédure de l’enquête préliminaire établie par ses hommes, il n’y aurait pas eu d’affaire. Et pas de billet sur ce blog.

SOURCE

http://moreas.blog.lemonde.fr/2017/08/28/police-douane-gendarmerie-la-drogue-les-rend-fous/

El jefe de la mafia rusa Kemerovo ha sido detenido en Mijas (Málaga), donde se había refugiado para protegerse de la guerra de bandas desatada en Estonia, donde la red mafiosa había extendido de tentáculos.

Vyacheslav Gulevich dormía con un hacha y un machete bajo la almohada de su casa malagueña, ya que sabía que sus rivales habían mandado ya a España un sicario para matarlo.

Vyacheslav Gulevich

El detenido había llegado a España tras el asesinato, en septiembre de 2016 del jefe de los jefes de las mafias de Estonia, Nikolai Tarankov, el hombre que controlaba la obshack o caja común de la delincuencia organizada dedicada a todo tipo de negocios (tráfico de armas, tráfico de drogas, extorsiones, prostitución, trata de seres humanos…).

« Su poder era reconocido desde los años 90, presidiendo las denominadas shodkas, a las que asistían los 15 ‘ladrones en ley’ más influyentes. Tal era su poder que dichas reuniones eran conocidas en el ámbito delictivo como La mesa redonda”, reza la nota en la que el Ministerio del Interior detalla la operación conjunta de la Policía Nacional, la Guardia Civil y la Policía de la República de Estonia.

leer mas: https://politica.elpais.com/politica/2017/08/08/actualidad/1502179337_708651.html

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