Archives de la catégorie ‘GIBRALTAR’

HISTOIRE du Groupe PEFACO

1995 Création de Grupo Pefaco. Début de ses activités au Brésil.
1997 Début de ses activités au Togo.
1998 L’entité du Brésil s´agrandit avec l’acquisition d’entreprises de jeux locales. Ouverture du siège à Barcelone, en Espagne.
1999 Début de ses activités au Nicaragua et au Bénin.
2001 Début de ses activités au Burundi.
2002 Début de ses activités au Burkina Faso.
2004 Début de ses activités au Niger.

2006 Début de ses activités en République Démocratique du Congo. Vente de ses activités au Brésil.
2007 Début de ses activités au Paraguay.
2008 Vente de ses activités au Nicaragua.
2009 Pefaco Hotels et Pefaco West Africa (PWA) démarrent leurs activités. Début de ses activités en Côte d’Ivoire.
2010 Investments Cofip 2010 démarre ses activités.
2012 Lancement de l’African Poker Tour au Togo et au Burundi. Début des activités de paris sportifs Sports4Africa au Burundi. Création de Satall Industries.

2013 Inauguration de Pefaco Hotel Alima Palace 5* à Oyo, en République du Congo.
2014 PWA transfert son siège à Malte et devient Pefaco International PLC.
Ouverture du capital de Pefaco International et levée de fonds pour son développement international.
2015 Inauguration de Pefaco Hotel Maya Maya 5* à Brazzaville, en République du Congo. Début de ses activités au Rwanda.

source

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Mais qui est Francis Perez ?

Il n’est pas corse mais pied-noir, ça ne l’a pas empêché de se payer une part du gâteau sur les prérogatives commercialo-criminelles dévolues aux corses à l’accoutumée.

Originaire d’Oran et fils de médecin (qui aurait été membre de l’OAS) le jeune Francis après sa formation dans l’hôtellerie, se lance dans les machines à sous, notamment au Portugal, aux côtés d’une autre figure de jeux, Georges Santa Maria. Au milieu des années 1980, il tente l’aventure brésilienne, toujours dans les machines à sous. Il est alors en contact avec une famille corse implantée au Brésil : les Filipeddu, Jérôme, Francis et Julien.
Après sa réussite brésilienne, Francis revient en France et rachète une série de casinos entre 1988 et 1991 : Port-Bacarès, Sète, Balaruc-les-Bains, Palavas-les-Flots, Gruissan ou encore Lons-le-Saulnier. On le considère alors comme proche du «parrain des jeux» Robert «Bob l’Africain» Feliciaggi (abattu en Corse en mars 2006).

Pour gérer ces casinos, il crée la holding «Grand Sud». cité en 1993 dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la pénétration de la mafia en France («Commission d’Aubert») car soupçonnée d’accueillir des capitaux douteux.

Georges Tranchant

Suite à une inculpation pour abus de biens sociaux en mars 1992 et à une «guerre commerciale» avec Georges Tranchant (le «Groupe Tranchant» est également présent dans les casinos), Francis décide de développer ses activités en Afrique, grâce au «patronage» des caïds corses Robert Feliciaggi et Michel Tomi. (Le Monde ; L’Express)

En 1998, il fonde à Barcelone la PEFACO pour ses activités d’hôtellerie et de machines à sous en Afrique (présence dans une dizaine de pays, plus de 300 salles, plus de 4.000 salariés) et en Amérique Latine, auxquelles s’ajoutent près de 530 bars, 4 hôtels 5 étoiles au Togo et au Congo (article de Remi Carayol pour Jeune Afrique en décembre 2015). 

source

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NARCOTRAFIC 🇪🇺 (Opération Dinero 🇺🇸): la DNRED 🇫🇷 savait-elle que Carlos Hernandez Rumbaut travaillait aussi pour la DEA?

Publié: 14 avril 2019 par Marc Fievet dans AFRIQUE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, BAN, Canada, Cocaïne, Colombie, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, MAFIA, Martinique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pays-Bas, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, USA, Venezuela
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Celle concernant un homme connu historiquement, mêlé à l’assassinat de JFK, et la «main » de la CIALucien Conein qui avait, on vient de l’apprendre seulement, comme relation directe à Miami Carlos Hernandez Rumbaut, trafiquant notoire, mêlé aux exilés cubains de Miami. « Le monde de la drogue qui supprime les stupéfiants !!! les intermédiaires sont appelés à contrôler les transactions, et d’ énormes sommes d’argent sont manipulées par un manque total de scrupules entraînant de la corruption ou en caressant dans le sens du poil celui qui fait obstacle aux transactions. Il n’est pas étonnant que le gouvernement, et les responsables des stupéfiants se tournent si souvent comme assistance vers des figures aussi détestables que le commerce lui-même. Un argument pourrait être opposé comme quoi un autre type de personne pourrait en toute sécurité fonctionner efficacement dans un tel environnement. Mais comme un homme est affecté par la société qu’il entretient, ici ce sont des fonctionnaires et leurs responsables qui se retrouvent retournés par les informateurs qu’ils emploient. L’histoire de Carlos Hernandez Rumbaut, un des « Deacon « un informateur, montre jusqu’à quel point une telle alliance peut aller ».

Nota les « Deacon »  étant les infiltrés choisis par Richard Helms en personne, le directeur de la CIA, à l’époque comme l’écrivent, page 28, Peter Dale Scott et Jonathan Marshall dans « Cocaine Politics: Drugs, Armies, and the CIA in Central America ». Rumbault avait été recruté en 1969 après avoir été pris à trafiquer à Mobile, en Alabama, avec 467 livres de marijuana.  Il était plus tard devenu le garde du corps du président costaricain José Figueres Ferrer.  Installé à Mexico, Rumbaut sera payé 1400 dollars la semaine, par la DEA, comme informateur.

Pour Marc Fievet aucun doute :  Rumbautl travaillait bien pour la CIA !

SOURCE

David May, l’attaché du DEA à Paris en 1994, au cours des nombreuses réunions de travail en compagnie des douaniers Christian Gatard, Jo LeSquert et Hervé Maignier de l’échelon DNRED de Nantes, oubliera de préciser que Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour eux.

 

Pourtant, les 100 000 dollars que Carlos Hernandez Rumbaut avait prêté à Claudio Pasquale Locatelli pour finaliser la préparation du M/Y Poseidon sortaient directement de l’ambassade des Etats-Unis à Madrid.

 

Photo prise par le BAN (Douane française)

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Pour information

Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.
Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:
Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.
Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Redécouverte d’une vieille connaissance au passage

A feuilleter les témoignages de l’époque, on a de quoi parfois se dire que c’est une histoire sans fin ce trafic, et que la quête au super-trafiquant passe parfois par de bien étranges pratiques.

Car à ma grande surprise, au détour du compte-rendu de l’opération Ballena Blanca en date du 13 mars 2010 (le raid de la police datant de 2005 on le rappelle), il y a donc dix années, voici ce que j’ai trouvé comme nom bien connu cité : « l’opération Ballena Blanca a été découverte en mars 2005 avec l’arrestation de cinquante personnes de nationalités différentes pour leur implication présumée dans un réseau qui aurait blanchi à Marbella plus de 250 millions d’euros et dont les ressources ont été mobilisées par 350 millions de personnes. et plus de 250 fermes.  La vérité est que, parmi toutes les accusations portées, la plupart ont été démis de leurs fonctions et 19 seulement ont été condamnés à des peines allant de trois ans d’emprisonnement à 15 ans d’emprisonnement pour le principal impliqué, Fernando del Valle. Différents accusés liés au cabinet d’avocats Fernando del Valle de Marbella seront assis sur le siège. Le bureau du procureur anticorruption accuse cet avocat, ses employés et ses clients de former un réseau de sociétés de criblage pour blanchir de l’argent obtenu illégalement et cacher les véritables propriétaires de cet héritage. Le ministère public estime que les fonds prétendument blanchis et placés dans un lieu sûr dans des paradis fiscaux s’élèvent à 12 millions d’euros.  

Le trafiquant franco-algérien Sofiane Hambli (ici à droite), qui siégera sur le banc, fait partie des clients de Del Valle. Del Valle fait face à une demande fiscale de 15 ans de prison et une amende de 37 millions d’euros ». Le même Hambli  écopera en 2011 de trois années de prison.  Oui, vous avez bien lu : en 2005, déjà, on avait repéré comme accusé d’un trafic en Espagne « l’un des plus grands trafiquants français de haschich du xxie siècle » selon Wikipedia qui le présente ainsi : « en juin 1997, alors âgé de 22 ans, Sofiane Hambli est l’un des principaux revendeurs d’un réseau fournissant en haschisch marocain la région alsacienne, il échappe aux gendarmes lors de l’opération « Paco68 » et se réfugie en Espagne. Il s’installe alors dans la ville andalouse de Marbella, circule en voitures de luxe et investit dans l’immobilier ».  

Voilà un jeune homme qui a démarré tôt dans le « métier » !!!  Arrêté en Espagne en 2002 et extradé en France, pour y être incarcéré, il avait vu sa peine bizarrement passer de 8 à 5 ans… pour ne même pas en profiter vraiment, puisqu’il avait réussi à s’évader l’année suivante de sa prison de Metz, pour être finalement repris en 2006… et pour en ressortir dès l’année suivante « ayant purgé sa peine de cinq ans » (?) selon sa biographie… puis de nouveau repartir en Espagne, et se refaire pincer en 2009 à…  à Puerto Banus !!!  Sidérant parcours !  Voilà un homme qui a de la suite dans les idées, en tout cas.  Ou la même obsession pour le même « métier » !!!

Tout une suite d’étranges arrestations-libération qui laissent plutôt pantois….

Le reste vous le savez, je suppose :  c’est lui qui est cité dans une drôle d’affaire d’informateur (c’est lui bien sûr) qui mouille depuis des mois maintenant François Thierry, le patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).

Et quand je dis « mouiller » c’est une grosse fuite d’eau (ou de coke liquide ?) qui s’est répandue depuis, une affaire dont le blog de Marc Fievet (dont je ne saurais trop vous recommander la lecture) nous tient au courant régulièrement, car cela fait des années qu’il décrit ces manœuvres tortueuses qui ne sont pas à l’honneur de la République.

On a retrouvé par exemple dans les contacts de Thierry le fameux Chacal, celui des… GAL, on y revient (9) ! Mais Pour en rajouter encore, il faut savoir que malgré le fait qu’il ait été condamné en Espagne, il était bien revenu en France, pour se prendre treize années de prison, mais n’en faire…  que trois à Nancy (de 2011 à 2014 !!!) et se voir accorder le reste en semi-liberté en région parisienne.  Cerise sur le gâteau, son avocate d’alors s’appelait Anne-Claire Viethel, qui n’est autre que la femme de François Thierry…  Il ne fera en fait qu’un an de semi-liberté et s’est retrouvé libre en 2015  !!!  A part ça, il y en aurait encore pour dire que notre dealer ne serait pas informateur… Comme l’avait finement remarqué l’ami Fievet, quand le président François Hollande avait visité les locaux et qu’on lui avait montré les tonnes de hasch saisies en plein Paris… devant l’adresse de chez Hambli, il était bien le seul à sourire.  Tout le service derrière était livide.  La « découverte » des camionnettes de hasch (sept tonnes d’un coup !) fichant en l’air une opération douteuse de plusfaçon Thierry !  Hambli a été de nouveau arrêté en novembre 2018 dans un fast-food de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), alors que sous contrôle judiciaire, il n’avait pas le droit de quitter son luxueux appartement de Paris (avec piscine intérieure, c’est la photo du début de ce chapitre) !!!  Chez lui ça fait donc 22 ans que ça dure… dont au moins 12 au service de la police :  il est inscrit depuis 2007 au Bureau central des sources (BCS) qui gère les indicateurs !!!  Aurait-on trouvé un deuxième Neyret ?

SOURCE

(9) « Sa véritable identité est un des secrets les mieux gardés de la République. À la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) comme à la direction des enquêtes douanières, la plupart de ceux qui ont travaillé avec lui connaissent uniquement son surnom » explique Emmanuel Fansten. Il sait que le « Chacal » est né en 1952, d’origine algérienne, et a un faux nom : Alain David Benhamou.

Après avoir « fait ses armes à Cannes », il apparaît « dans les radars du crime organisé » dans les années 1980 avant de réussir à rejoindre l’Etat espagnol.  « En échange de leurs services, le Chacal et ses associés sont autorisés à organiser le trafic de drogue autour de Marbella, nouvelle capitale européenne de la came. La fin de la « guerre sale » et la disparition des GAL vont ouvrir une période de prospérité sur la Costa del Sol, où de nombreux truands français ont trouvé refuge » écrit Emmanuel Fansten. Avant d’indiquer que, dans les années 1990, le Chacal sera « recruté » par la Police judiciaire de Bordeaux, « redirigé » vers la Direction des enquêtes douanières puis vers le Siat, « la cellule qui chapeaute l’ensemble des indics et gère les infiltrés ».

Marc en sait beaucoup, sur le « Chacal »… je ne saurais que trop vous recommander la lecture de son blog.

LIRE plus: Le Chacal au service des services

Revoir le Trombinoscope des années 90: NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90

 

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En 2015, Sofiane Hambli avait été remis en liberté par la juge d’application des peines de Nancy après avoir purgé cinq ans de peine et réglé une amende douanière de 2 millions d’euros, car – grâce au travail de son avocate – il bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle. Il habite boulevard Exelmans dans un appartement-terrasse de 300 m2 avec piscine intérieure.

Faudra m’expliquer comment cette amende douanière a été réglée…D’où venait les fonds et pourquoi le TRACFIN n’ a pas cherché plus loin!    Marc Fievet

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Le superflic et le baron de la drogue

Série noire

Le premier était le grand patron des stups ; le second, un baron du cannabis. Six années durant, François Thierry et Sofiane Hambli ont travaillé ensemble dans le plus grand secret. Ils se voyaient, se respectaient, se manipulaient aussi. Olivier Bouchara a remonté le fil d’une relation toxique qui a fini par les faire plonger.

Ça commence­ par des images étranges, presque irréelles. Ce dimanche soir d’octobre  2015, François Hollande appa­raît en direct sur les chaînes d’information devant des dizaines de ballots de cannabis. Le président rajuste sa cravate, traverse un entrepôt mal éclairé, ­félicite de grands gaillards cagoulés devant les caméras : « Bravo pour votre courage, bravo  ! » La veille, ces agents des douanes ont saisi sept tonnes de haschich dissimulées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, aux confins du XVIe arrondissement de Paris. « La plus grande prise depuis longtemps », souligne le chef de l’État avec fierté, vantant une opération menée « sans mettre en danger la population du quartier, et alors que l’on savait qu’une organisation criminelle pouvait intervenir à tout moment ». Le visage fermé, il évoque même des liens avec des groupes « terroristes ». Avant de conclure, solennel : « Cette saisie, je l’espère, va leur porter un coup fatal. » À cet instant devant la télévision de son bureau, seul François Thierry, le grand patron des stups, sait à quel point le président raconte n’importe quoi. Mais il est encore loin d’imaginer que le « coup fatal » sera porté contre lui.

Une semaine plus tard, Le Parisien révèle l’imposture : l’opération saluée par l’Élysée était bidon. Zéro danger dans les parages, aucune organisation criminelle à proximité, encore moins de cellule terroriste. La drogue se trouvait en réalité sous le contrôle d’un sulfureux informateur de police­, plus précisément des « stups », le service rival des douanes. L’indic  ? « Un homme de 39 ans, originaire de Mulhouse, condamné à treize ans de prison en 2011 », précise l’­article. Son identité n’est pas divulguée, mais les initiés ont reconnu Sofiane Hambli, alias « la chimère », une légende du trafic de shit en Europe. Un garçon aussi rusé que violent, dont la fortune est estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. « Tout simplement le numéro 1 », écrit Jérôme Pierrat, spécialiste du grand banditisme et auteur de Parrains de cités (éditions La Manufacture de livres, 2014), le Who’s Who des gros bonnets.

Le vendredi suivant, le journaliste du Parisien qui a sorti le scoop déjeune avec un vieil ami pénaliste, Joseph Cohen-Sabban, dans une brasserie de la place Dauphine. L’avocat revient d’un séjour à Bali et il a raté cette incroyable histoire de saisie en plein Paris. Il hallucine : ainsi donc, un caïd travaillait en douce pour la police…

À la fin du repas, il consulte son Iphone. Message d’un collaborateur : « Jo, reviens vite au cabinet ! Y a du lourd dans la salle d’attente. »

Sofiane Hambli a débarqué quelques minutes plus tôt, flanqué d’un homme de main. 1 mètre 75, crâne rasé, tout en muscles et en tension. Il est visiblement nerveux, peine à tenir en place. Ses trois téléphones vibrent sans arrêt. Depuis la parution de l’article révélant son double jeu, il ne cesse de recevoir des menaces. Il doit rapidement se mettre à l’abri à l’étranger avec sa famille. En attendant, il a besoin d’un avocat. Cohen-Sabban est flatté, mais il hésite. À 61 ans, il a défendu les plus beaux gangsters, braqueurs, parrains marseillais, narcos colombiens, mafieux italiens… mais jamais de « balances ». Il en va de la réputation de son cabinet, un petit bijou situé à deux pas de la place de l’Étoile. Si ses clients venaient à l’apprendre, ils pourraient se sentir trahis. En plus, Hambli ne refilait pas exactement des tuyaux aux agents des stups : il était devenu l’informateur préféré du plus puissant d’entre eux, François Thierry. « Pourquoi moi ? finit par demander le ténor du barreau.

Parce que vous êtes le meilleur et que vous allez me sortir de ce piège. »

Le seigneur du cannabis et l’empereur de la lutte antistups. Deux cerveaux, deux caractères, deux accros à l’adrénaline et au succès. Durant des années, ces deux surdoués que tout opposait ont travaillé ensemble dans le plus grand secret. Ils se voyaient, se respectaient, se manipulaient aussi, dans un clair-obscur où les frontières entre le juste et le légal finissaient par s’estomper. Ils s’étaient associés autour d’intérêts réciproques. Ils allaient tomber ensemble après avoir monté des dizaines d’opérations, au terme d’une aventure devenue dangereuse et incontrôlable.

« Vous avez Signal ? m’a-t-on demandé dès le début de cette enquête. Ce serait mieux pour communiquer. » Signal : une messagerie chiffrée où les écrits s’effacent au bout de quelques secondes. Tous me posaient la même question : anciens voyous, policiers, sources proches du dossier, comme on dit pudiquement. Ils étaient d’accord pour me rencontrer, raconter ce qu’ils avaient vu ou vécu, mais sans apparaître à visage découvert. Il m’incomberait ensuite de recouper avec les pièces et témoignages dont je disposais. J’ai installé Signal sur mon téléphone et ce récit a commencé.

Le 18 octobre 2015, le président François Hollande vient féliciter les agents des douanes au lendemain de la saisie de sept tonnes de cannabis à Paris (crédits : PIERRE CONSTANT/AFP)

Audiard après la khâgne

À l’automne 2009, François Thierry apprend que Sofiane Hambli déprime sec dans sa prison de Séville. « Celui-là est mûr. Tu peux le retourner », lui a glissé un informateur. Hambli l’insaisissable, un enfant d’immigrés algériens devenu la star des dealers, un trompe-la-mort qui s’est jadis évadé en sautant sur une moto lors d’un transfert à l’hôpital, un intrépide prêt à tout pour ne pas retourner au trou, y compris tirer sur la police espagnole, cet Hambli-là est sur le point de craquer. Il a été interpellé six mois plus tôt dans une marina de la Costa del Sol au moment où il bouclait l’achat d’un yacht de trente-sept mètres. La fête est finie. À 34 ans, il n’est pas près de revoir les nuits de Marbella, ses villas avec piscine, ce coupé Mercedes imma­triculé en son honneur « Rise Man ». Il s’apprête à purger une peine de dix-huit années de prison et, vu son pedigree, il aura du mal à obtenir une permission, ne serait-ce que pour embrasser son petit garçon.

François Thierry a fait le chemin jusqu’en Andalousie pour le rencontrer. À 41 ans, le policier dirige le prestigieux service des infiltrés, en attendant de prendre la tête de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Il a une dégaine d’acteur qui renforce sa réputation de séducteur : des yeux bleu azur, un bon mètre quatre-vingt-dix, une gouaille à la Audiard servie par une culture d’ancien khâgneux. Il les tombe toutes, avocates, magistrates, et même cette actrice qui le poursuit quand il est en filature. Derrière la vitre sécurisée du parloir, il présente son plan au détenu : ce qui l’intéresse, c’est le fonctionnement du marché. Qui paie qui ? Par quels circuits ­occultes transite l’argent ? Comment la marchandise s’implante-t-elle dans les cités ? « Si tu bosses pour moi, je saurai ne pas être ingrat. » Hambli esquisse un sourire : « OK, je vais réfléchir à ta proposition. » Il n’ignore rien du système et, pour le prouver, il cite les noms de deux indics parmi les trafiquants de premier rang : « Je sais que vous avez bossé avec eux et que ça s’est plutôt bien passé… »

Le deuxième entretien a lieu peu de temps après. Thierry veut tester le détenu. Il a préparé une liste de questions dont il connaît les réponses. L’autre réplique sur le ton de l’évidence, l’air de dire : « On va jouer aux cons encore longtemps ? » Le commissaire aborde alors une affaire de blanchiment sur laquelle il planche depuis des mois. Soudain, le déluge, une digue a lâché. Hambli parle vite, sans filtre, ça fuse dans tous les sens. Thierry remplit ses petits carnets noirs. Il relance, demande des précisions, des noms. À la fin de la discussion, il marche sur l’eau.

Si tout ce que dit ce garçon est vrai, le commissaire vient de dénicher la perle rare. Pas comme ces informateurs habituels, une cohorte de patrons de boîtes interlopes, de concierges étriqués et d’agents immobiliers crapoteux. Sans parler « des mythomanes qui regardent deux documentaires sur Verdun et vous font croire qu’ils étaient dans les tranchées », aime raconter Thierry. Lui, il faudra le traiter avec égards. D’ailleurs, quand Hambli a demandé un avocat discret en France pour suivre la procédure d’extradition, le policier a aussitôt transmis une liste de trois-quatre noms, dont celui d’une jeune spécialiste en droit immobilier. « Je ne voulais pas d’un grand pénaliste qui risquait de parler à ses clients », dira le trafiquant aux juges. Thierry-les-yeux-bleus, lui, a juste « omis » de préciser qu’il avait eu une histoire avec l’avocate choisie. Et qu’il continuait à la voir de temps à autre…

Début 2010, les premiers résultats sont encourageants. Grâce à son informateur secret en Espagne, les stups parviennent à démanteler plusieurs réseaux. Pas des pointures mais des profils intéressants. L’office, qui ronronnait depuis des années, retrouve le goût de l’action. Le nouveau patron a tant d’énergie. Il a jadis mené des opérations d’infiltration dans la jungle colombienne, arraisonné des voiliers remplis de cocaïne aux Antilles, négocié des rançons avec des chefs de gangs dominicains. Ses discours galvanisent la soixantaine d’agents. « Il faut taper plus haut, viser les têtes de réseau », martèle-t-il. Dans son esprit, les stups doivent se démarquer des douaniers en cessant d’être obsédés par les saisies. Interpeller un chauffeur polonais de poids lourd avec deux, trois ou cinq tonnes de résine, c’est bon pour les statistiques, mais ça ne change rien au fond du problème : selon les études du ministère de la santé, il s’écoule au moins quatre cent cinquante tonnes de cannabis en France par an, des centaines de milliers d’accros en consomment chaque jour, des millions une fois par semaine. « Qu’on le veuille ou non, la marchandise continuera à passer », répète Thierry à ses équipes. La seule manière de mettre un coup d’arrêt au trafic, c’est de faire tomber les cerveaux. Et pour ça, il a un plan.

François Thierry lors d’une conférence de presse en décembre 2012 (crédits : PATRICK KOVARIK / AFP)

L’Iliade et le cannabis

Nom de code : « Myrmidon ». Il a eu cette idée en songeant à l’unité de fantassins de l’armée athénienne qui, dans L’Iliade, pouvait à elle seule renverser le cours d’une bataille. Le principe ? On identifie les camions remplis de cannabis au départ du Maroc, on les laisse tranquillement traverser les frontières, puis on surveille de près le déchargement. Une fois les grossistes identifiés, on leur tombe dessus au petit matin. Pas d’intervention en flagrant délit, donc. Mais une stratégie de long terme destinée à remonter au sommet des filières. Si les caïds ont l’impression d’acheminer leur came sans encombre, tant mieux : ils finiront par relâcher leur attention. « On ne construit pas seulement un cheval de Troie, détaille François Thierry à ses troupes. On donne à nos ennemis l’envie de le faire entrer dans la ville. »

Durant des mois, le commissaire va exposer cette nouvelle stratégie aux autorités judiciaires. Les magistrats ne ­comprennent pas toujours le sens des références à la Grèce antique pour parler haschisch, mais ce policier a la foi. À la chancellerie, au parquet de Paris, au ministère de l’intérieur, partout il déroule l’histoire des Myrmidons selon Homère, parle de cette guerre qu’il faut mener pour la jeunesse, de ces cités gangrenées par le trafic et les règlements de comptes. Il est temps de s’attaquer à la racine du problème, bouillonne-t-il. Certains juges, piqués au vif, lui demandent comment il compte bien s’y prendre pour repérer les fourgons au départ de Tanger, vu la faible coopération des policiers marocains. « Vous avez raison, répond-il. Il faut un informateur béton chez les trafiquants. Et nous en avons un. »

En janvier 2011, Sofiane Hambli est extradé d’Espagne pour purger sa peine en France. Le voilà placé à la prison de Nancy-Maxéville, dans la région où il a grandi. Ici, il se sent comme chez lui. Quand il était incarcéré pour trafic de stupéfiants près de Metz en 2002, il continuait à mener ses affaires de sa cellule à la manière d’un trader. Il achetait, vendait, prenait des positions sur le cours du cannabis dans le Rif en utilisant jusqu’à quatorze lignes téléphoniques. La seule chose qu’il ignorait, c’est qu’elles étaient toutes sur écoute. Un jour, il s’inquiétait de la qualité auprès d’un fournisseur marocain ; un autre, il menaçait un rival d’aller lui « trouer les genoux à coups de perceuse », puis de le découper lui-même avec ses mains dès sa sortie de prison. Le lendemain, il conseillait à son lieutenant d’arrêter de parler de « ces choses » au téléphone, « on risque de se brûler ».

Le temps a passé et désormais, il se tient à carreau. C’est un détenu modèle qui fait des pompes et regarde des séries. Les gardiens sont étonnés de le voir régulièrement au parloir en compagnie du grand patron des stups venu de Paris, mais personne ne moufte. Thierry annonce qu’il a rendez-vous avec « Pépère » ou « l’autre pensionnaire », et chacun comprend. Ensemble, ils passent de longues après-midi à faire et refaire le panorama du marché, des dernières trahisons aux rumeurs de livraisons. « On dit que ces mecs-là ont réussi à faire rentrer un camion, tu confirmes ? » Il lui demande aussi de sous-titrer les conversations sibyllines entre dealers que ses équipes ont interceptées. Hambli donne des réponses. Il lui arrive aussi de faire mine de ne pas savoir. Ou de tester le policier : « Je te dis un truc, mais si tu tapes maintenant, ça me grille.

– Ben dis-le moi et tu verras bien. »

Au fil du temps, les deux hommes apprennent à se connaître. Ils se jaugent, se reniflent, jouent à chercher leurs limites. « Tu as entendu parler de ce logiciel de cryptage ? » demande Hambli. « Moi, je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai des gars qui sont des dieux du truc », bluffe Thierry. Leur relation se tisse dans l’intérêt et la méfiance. Le policier multiplie les coups de filet pendant que le prisonnier obtient de menus arrangements, une autorisation de parloir pour sa sœur, moins de fouilles en cellule… Thierry respecte sa parole. Peu avant le procès en appel, il va plaider la cause de l’informateur auprès du parquet. « On ne va pas passer de dix-huit à cinq ans de prison, mais on vous a bien écouté », s’entend-il répondre. En avril 2011, la cour d’appel de Colmar ramène la peine à treize ans. Premiers signes de reconnaissance. S’il continue ainsi, Pépère obtiendra peut-être la fameuse « réduction de peine exceptionnelle » prévue par le code de procédure pénale pour les repentis les plus coopératifs.

Son avocate y croit. Le commissaire aussi. Hambli est alors à mille lieues de se douter que ses deux protecteurs sont désormais ensemble. Thierry a quitté sa belle actrice pour s’installer avec la juriste. Leur histoire est soudain devenue sérieuse. Ils attendent un bébé et songent à se marier. Mais ils n’en parlent à personne. Aux stups, on ignore tout de la vie privée du patron et ce mélange des genres ne serait pas du meilleur effet. Le policier sent bien que cette affaire est en train de devenir un piège pour lui aussi, mais il ne peut plus faire machine arrière. Pour apaiser ses inquiétudes, il se dit que sa compagne défendra Hambli jusqu’à sa sortie de prison puis qu’elle arrêtera le pénal. Elle reviendra alors au droit immobilier ni vue ni connue. Du moins, c’est le plan…

François Thierry, alors grand patron des stups, lors d’une conférence de presse en 2011 (crédits : PIERRE VERDI/AFP)

Garde à vue fantôme

À partir de 2012, la relation entre le flic et l’indic s’intensifie. Thierry place la barre de plus en plus haut. Il lui demande maintenant de balancer ses anciens associés, des amis d’enfance. Hambli réclame « un peu de temps ». « C’est toi qui décides, je ne te mets pas le couteau sous la gorge », répète le policier. Pour patienter, il a une idée : l’indic va l’aider à surveiller une livraison sur la Costa del Sol en passant des coups de fil auprès de ses contacts marocains. Mais comment téléphoner jour et nuit d’une cellule sans éveiller l’attention ? Là encore, Thierry a pensé à tout : il s’est arrangé avec le parquet pour sortir Hambli le temps d’une fausse garde à vue, comme s’il allait être interrogé dans le cadre d’une vraie affaire. Le 3 avril, voici donc le détenu menotté à l’arrière d’un véhi­cule de police en route pour Nanterre, à deux pas de l’Ocrtis. Une chambre a été réservée au Mercure. Il a trois jours et trois nuits pour accomplir sa mission. Au départ, tout se passe comme prévu. Mais au bout de quarante-huit heures, pour respecter un minimum la procédure, il faut le présenter à un juge des libertés et de la détention (JLD) afin de prolonger la garde à vue de vingt-quatre heures. Pas de chance : le magistrat de permanence n’a aucune envie de participer à un simulacre. Il faut trouver d’urgence un JLD plus conciliant. Coups de fil, discussions avec le parquet. En voici un. « Alors, M. Hambli, votre garde à vue se passe bien ? » demande-t-il pour la forme avant de signer les papiers.

Hambli n’en revient pas. Si magistrats et policiers peuvent ainsi jouer avec la loi, il vaut mieux répondre à leurs demandes. Les mois suivant la garde à vue fantôme, ses vieux complices tombent les uns après les autres, à l’image de Djamel Talhi, alias « Johnny Depp » pour sa ressemblance avec le pirate des ­Caraïbes. Il jouissait tran­quillement de sa fortune à Londres depuis des années et les stups désespéraient de le coincer. Son arrestation renforce la stature du commissaire. On le regarde désormais avec crainte et admiration. De Genève à Madrid, il est invité à exposer ses méthodes. Même les magistrats jadis circonspects doivent le reconnaître : jamais la police n’a arrêté autant de trafiquants. « Je ne connais pas de stratégie plus efficace pour lutter contre le cannabis dans les cités », lui glisse l’un d’eux. Seuls les douaniers laissent percer des signes d’agacement : plus leurs rivaux font tomber des réseaux, moins ils saisissent de drogue. Et moins ils touchent de primes. Ce qui commence à poser problème, dans la mesure où leur salaire dépend aussi des prises.

À l’automne 2012, Sofiane Hambli passe en toute discrétion devant un tribunal composé de trois juges d’application des peines. Son dossier comporte un long courrier de soutien signé François Thierry : « Le nombre d’affaires réalisées grâce à lui témoigne de son efficacité et de son opiniâtreté, l’intéressé n’ayant jamais tenté de manipuler ses agents traitants ou de détourner cette collaboration dans un but personnel », écrit-il. L’avocate réclame une réduction de peine exceptionnelle. Accordée. Hambli devait faire dix-huit ans de prison lors de son arrestation près de Malaga en 2009. Il sera libéré fin 2014, au bout d’à peine quatre ans et demi.

La mission de trop

Les grands flics le savent : il arrive toujours un moment où l’indic peut leur claquer entre les doigts parce qu’il a envie de changer de vie. En général, c’est quand il sort de prison. Il faut alors le laisser filer, ne serait-ce que pour éviter de décourager les vocations. François Thierry n’a pas oublié cet informateur qui a tout plaqué pour élever des pur-sang dans le Nevada. « Grand bien te fasse, lui a-t-il dit, limite compréhensif. Mais si je te revois en train de négocier une tonne, tout ce que tu auras fait pour moi dans le passé n’aura plus aucune importance. »

Dehors, Hambli reçoit la visite du policier. Ils se voient d’abord au café, mais l’ancien détenu parle trop fort ; il vaut mieux se retrouver dans l’anonymat de la rue, du côté de la porte Maillot ou de la gare de Lyon. Thierry veut le convaincre d’accepter une dernière mission. Ensuite, c’est promis, il le laissera tranquille. Il l’aidera même à disparaître à l’étranger, en Amérique du Sud ou en Asie. Mais avant cela, il rêve de faire tomber une légende du trafic planquée en Algérie : Moufid Bouchibi. Un ancien ami de Hambli devenu son ennemi juré. Le plan est déjà prêt : Bouchibi a perdu deux camions en Espagne fin 2014 et il doit recruter une nouvelle équipe de convoyeurs. Rusé comme il est, Hambli pourrait s’arranger pour faire embaucher des amis. Et glisser parmi eux des policiers infiltrés. « OK, répond-il. Mais après, c’est fini. »

Se joue alors une partie d’illusionnistes entre les deux hommes. Thierry lui fait croire qu’il le surveille en permanence, même s’il n’en a évidemment pas les moyens : « Tiens, c’était qui le mec à moto avec toi l’autre jour ? » lui glisse-t-il. Hambli, lui, doit se comporter comme s’il était de retour aux affaires. Dans ce milieu où il faut en mettre plein la vue pour montrer qui est le boss, il loue un duplex de 300 mètres carrés avec piscine intérieure près de la porte d’Auteuil, dépense des fortunes chez Louis Vuitton ou Dolce & Gabbana, multiplie les voyages aux Pays-Bas et en Belgique… En profite-t-il pour mener son propre business ? Personne ne connaît la vérité – et personne n’a envie de la connaître. Hambli a besoin d’être crédible pour réussir l’opération : il rend peut-être des services à des voyous, se dit Thierry, mais il ne trafique pas comme avant. Dès le mois de mars 2015, des rumeurs laissent pourtant penser le contraire. Un ancien prisonnier de Nancy a appelé la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) pour dénoncer Hambli : il jure l’avoir entendu négocier des « livraisons ». Le commissaire doit déminer. Pépère travaille en réalité pour l’Ocrtis et il convient de le protéger : « Laissez-nous vivre avec lui jusqu’à la fin de l’année », demande-t-il à la BSP. Il en profite pour refaire passer le message auprès des douanes. On ne sait jamais.

Image du penthouse avec piscine que Sofiane Hambli louait près de la porte d’Auteuil

L’opération est prévue à l’automne 2015. Elle se présente bien. Au début de l’été, deux agents infiltrés ont eu un premier contact avec les lieutenants de Bouchibi qui leur ont remis des armes de poing pour protéger la marchandise. François Thierry en est certain : cette affaire sera l’apogée de sa carrière aux stups. Il a déjà été approché pour reprendre la direction de l’Office central de lutte contre le crime organisé (Oclco). Les médias l’adorent : il donne des interviews au Parisien, au Figaro, participe à l’émission « C à vous ». Quand Yves Calvi lui fait remarquer, un brin taquin, qu’il pourrait un jour se lancer en politique, François Thierry laisse échapper un « peut-être » plein d’espoirs.

Fin septembre 2015, la tension monte. Hambli communique avec Thierry grâce à des Blackberry introuvables sur le marché. Des « PGP », comme disent les dealers, l’acronyme du logiciel de chiffrement Pretty Good Privacy. Des appareils configurés avec des messageries reliées entre elles et vendus 1 300 euros pièce sur le Web ou sous le manteau en Hollande. Hambli en a acheté une vingtaine dès sa sortie de prison, dont deux pour parler avec le policier en toute tranquillité. Il connaît enfin la date de départ du camion au Maroc : le 7 octobre. Ça tombe mal : Thierry est attendu à Bogota du 12 ou 16 pour officialiser la création d’une unité de stups colombiens dédiée à la traque de trafiquants français de cocaïne. Une cérémonie en grande pompe est prévue avec les autorités. Des années que le commissaire travaille sur ce projet financé par Europol. Alors quand il demande à sa hiérarchie place Beauvau si quelqu’un peut le remplacer à Bogota, la réponse tombe : « Oublie ! Tes camions de shit, c’est bien. Mais ça, c’est un vrai projet politique. »

La suite est une incroyable succession de ratés. Le 7 au soir, le camion de Tanger débarque à Barcelone, puis traverse la frontière franco-espagnole sans que personne ne sache s’il transporte huit, douze ou quinze tonnes de cannabis au milieu des plats à tajine. Du 8 au 11, il reste dans un entrepôt de Vénissieux, près de Lyon, mais les policiers en planque ne signalent aucun mouvement à proximité. Hambli appelle Thierry. Il commence à s’inquiéter. Les acheteurs ne donnent pas de nouvelles. Et s’il avait été démasqué ? Et si le hangar était attaqué ? La marchandise est sous sa responsabilité, il devra alors la rembourser. C’est la règle de ce genre de convois. Il y en a pour au moins 30 millions d’euros et les fournisseurs lui ont versé 300 000 euros pour le transport. Il prévient le commissaire : « Si tes agents se font griller par des mecs à moi, je serai obligé de m’enfuir avec eux. » Le 12, pendant que Thierry s’envole pour la Colombie, Hambli décide de déplacer la cargaison vers un entrepôt d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne. Les livraisons vont bientôt commencer, promet-il. Et avec elles, l’infiltration. Ce n’est plus qu’une question d’heures…

Deux jours plus tard, premières alertes : dans sa chambre d’hôtel de Bogota, François Thierry apprend que les douanes ont saisi deux tonnes de cannabis sur l’A11 près d’Ancenis, entre Angers et Nantes, durant la nuit. L’identité du chauffeur, la qualité du produit : tout porte à croire que la marchandise vient de Hambli. Mauvais pressentiment. Thierry tente de joindre l’indic : le PGP ne passe pas. Avec l’Iphone, il réussit à parler à son adjoint des stups. Surtout, pas d’affolement. On maintient l’opération. Et il faut vite retrouver Hambli pour savoir ce qui a pu se passer. De toute façon, il rentre à Paris dans moins de trois jours : il sera alors temps de prendre une décision.

Samedi 17 octobre, sur les coups de midi. Thierry et son bras droit ont rendez-vous avec Hambli devant le palais des Congrès. Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Pourquoi a-t-il déplacé de la came sans les prévenir ? Et pourquoi a-t-il disparu des radars ? « Là, t’as essayé de nous niquer », lance le commissaire. Hambli a l’air paniqué. Il répond qu’il n’arrivait pas à le joindre, regarde dans le vide en répétant : « Putain, mais je ne vais jamais m’en sortir. » À l’écouter, les acheteurs nantais ne voulaient plus venir jusqu’à l’entrepôt, « peut-être qu’ils sentaient l’embrouille ». Ils lui auraient demandé de faire une partie du trajet et c’est pour ça qu’il a envoyé un camion. Thierry est fou de rage. La logique de Myrmidon, c’est de suivre les trafiquants à partir du lieu de stockage, pas de les livrer à domicile. Et le reste du convoi, où est-il ? « En bas de chez moi », répond Hambli sans ciller. Quoi, en plein Paris ? Oui, boulevard Exelmans, dans le XVIe. À cet instant, le commissaire devrait annuler l’opération et prévenir le parquet du fiasco. Mais il veut encore y croire. « Si j’avais pensé que l’opération d’infiltration était fichue, je l’aurais cloué contre une porte cochère », confiera plus tard le commissaire à ses proches. Au lieu de ça, il lui dit : « Si on y arrive, tu pourras compter sur moi, je ne te lâcherai pas. »

Ils n’y arriveront pas. En fin d’après-midi, Thierry reçoit un appel : les douaniers viennent de réaliser une saisie record à Paris. Sept tonnes de cannabis dissimulées dans trois camionnettes, près de la porte d’Auteuil. Ils n’avaient évidemment informé personne, surtout pas l’Ocrtis. Ils affirment avoir été alertés par un riverain qui trouvait « bizarre » la présence de ces utilitaires dans la rue. Le quartier est bouclé. Des passants prennent des photos avec leurs portables. C’est fini. Il faut tout raconter aux magistrats qui avaient autorisé l’opération. « Une fois de plus, les douaniers ont joué en solo », s’attriste l’un d’eux. Le lendemain, le commissaire revoit son indic une dernière fois. Il lui annonce qu’il ne peut plus rien faire pour lui. L’autre ne comprend pas. Il est catastrophé, parle des Russes qu’il devait retrouver au Pays-Bas, des « mecs superchauds ». Comment va-t-il les rembourser ? Il faut que le policier l’aide. Ça ne peut pas s’arrêter comme ça, après tout ce qu’ils ont vécu ensemble. Thierry le coupe. « T’as pas compris ? Toi et moi, c’est terminé. À partir de maintenant, tu deviens un objectif. Tu ne peux même plus m’appeler. » Et il lui rend son PGP. Le soir même, en allumant la télévision, il verra François Hollande féliciter les douaniers : « Bravo pour votre courage, bravo ! »

François Thierry lors de la saisie de 2,5 tonnes de drogue en 2012 (crédits : PATRICK KOVARIK / AFP)

À quoi ça ressemble, un flic qui tombe ? Comment garder la tête haute et le profil bas ? En février 2016, François Thierry est en train de bricoler dans sa maison de campagne quand il apprend l’arrestation de Sofiane Hambli en Belgique. Très vite, l’ex-indic est rapatrié en France par le GIGN en hélicoptère blindé, façon chef de la mafia. Dès le premier interrogatoire, il désigne Thierry comme son « employeur », l’homme qui lui donnait les ordres. Les magistrats s’interrogent. Et si le commissaire ne leur avait pas tout dit ? Son appartement parisien est perquisitionné, puis son ancienne bergerie du Gers. Ses ordinateurs sont fouillés ; ses voisins interrogés. Le 22 mars 2017, son épouse est convoquée devant la police des polices. On la questionne sur sa relation avec le commissaire : « Depuis combien de temps le connaissez-vous ? Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ? » La jeune femme hésite, cherche ses mots : « J’ai du mal à me concentrer sur mes réponses, murmure-t-elle. Nous nous sommes vraiment mis ensemble en 2010, je pense. » On lui demande si elle a déjà défendu des dealers avant Hambli. « J’avais eu quelques dossiers au pénal, mais je n’avais pas d’expérience particulière en matière de stupéfiants », doit-elle reconnaître. Le face-à-face est tendu, l’atmosphère étouffante. Une alarme incendie vient de se déclencher dans le bâtiment ; il faut interrompre l’audition pendant dix minutes. Quand l’interrogatoire reprend, les questions tournent autour de l’argent. Comment Hambli la payait-elle ? En espèces, répond-elle. Combien ? Entre 20 000 et 30 000 euros pour quatre ans de procédure. « Pourquoi avoir fait une sorte de tarif au rabais ? relance l’enquêteur, sarcastique.

– Je ne suis pas un avocat aux honoraires élevés.

– Ces sommes ont-elles pu apparaître sur les comptes de votre conjoint ?

– Absolument pas. (…) J’ai eu ma fille au même moment, c’était tout pour moi. Je voulais être pleinement autonome. »

Au bout de trois heures, elle conclut d’une voix blanche : « Mon mari et moi avons une vie des plus banales, tournée autour de nos filles. Nous sortons peu et partons peu en vacances. »

Les tables qui débordent de cash

Les juges grattent maintenant le vernis du commissaire modèle. Après l’avoir soutenu durant des années, ils cherchent des traces d’enrichissement personnel. Deux sujets les intéressent en priorité : le financement des travaux de sa maison de campagne et les photos de voilier retrouvées sur son disque dur. Il a beau présenter des factures, décrire ses journées de bricolage, raconter sa passion pour les monocoques depuis l’enfance et les stages aux Glénans, les enquêteurs ne le lâchent pas. « Ils peuvent tout vérifier, répète Thierry en privé. J’ai saisi des millions en espèces, j’ai vu des tables débordant de cash et tout cet argent m’a toujours paru abstrait. Est-ce qu’un réparateur de Ferrari a la main qui tremble quand il touche au moteur d’une F40 ? »

Le coup de grâce tombe le 24 août 2017. Dix heures d’affilée, le policier est questionné par deux juges d’instruction. Ils n’ont pas trouvé un centime suspect, mais ils ont de nouveaux reproches à formuler : pourquoi a-t-il rendu son PGP à Hambli lors du dernier rendez-vous alors que l’appareil aurait pu parler ? Pourquoi ne l’a-t-il pas interpellé à cet instant ? Le policier ne peut pas dire qu’il a laissé filer l’homme qui l’a tant aidé durant des années, mais il vante son bilan, ses résultats : des dizaines de réseaux démantelés, une centaine de trafiquants arrêtés, des tonnes de cannabis saisies. Les juges, eux, sont convaincus que l’indic a profité de l’opération Bouchibi pour mener ses propres affaires. Les semaines suivant la saisie d’Exelmans, plusieurs livraisons ont été interceptées, dont une de plus de six tonnes près de Mons, en Belgique. Un chauffeur a même affirmé que le camion de Tanger contenait près de trente tonnes de shit. « Hambli peut m’avoir menti sur la quantité, accorde le policier. Après, j’ai du mal à concevoir l’utilité pour lui parce qu’on est en phase cruciale et finale de notre relation, qu’il est dans une situation très exposée. » Il précise le rapport de force, brutal : « À ce moment, les seuls sur qui il peut compter à l’avenir, c’est nous, et si on s’aperçoit qu’il nous a doublés ou menti, on va le faire tomber. On connaît ses ennemis ; on peut lui causer des torts considérables. » Comprendre : le balancer et laisser les crocodiles le dévorer.

Les magistrats restent de marbre. À la cent soixantième question, ils annoncent leur intention de mettre le commissaire en examen pour avoir « délibérément caché à l’autorité judiciaire des informations essentielles qui auraient permis de juguler le trafic de stupéfiants ». Le choc. Le policier, qui se flattait d’arrêter les trafiquants « comme personne », se retrouve dans le même sac qu’eux. Ses avocats, Angélique Peretti et Francis Szpiner, s’insurgent contre une « infamie ». Mâchoire serrée, corps en avant, Szpiner fait résonner sa voix de stentor : « Avec Hambli, tout le monde avait conscience d’avoir affaire à un individu hors norme et au vu des résultats obtenus grâce à lui, rien ne permettait de penser qu’il jouait un double jeu. » Les juges acceptent de retirer les qualifications de « trafic de stupéfiants » et d’« association de malfaiteurs », mais ils retiennent celle de « complicité » : pour eux, Thierry a basculé du côté des voyous. Il risque jusqu’à dix ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende.

Sofiane Hambli est aujourd’hui incarcéré à Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne. Il lit des romans, regarde la télévision, fait du sport. C’est un prisonnier à part qui ne peut pas aller en promenade sans être insulté par les autres détenus. Pour le protéger, l’administration pénitentiaire a dû le placer dans une aile spéciale, d’ordinaire réservée aux terroristes. Son avocat, Joseph Cohen-Sabban, tente de démontrer qu’il a été la victime collatérale d’une impitoyable guerre des polices. Pour lui, les douaniers ont menti : ils ne sont pas intervenus par hasard boulevard Exelmans. Ils filaient Hambli depuis des semaines et voulaient le coincer pour porter un coup fatal à leurs rivaux de l’Ocrtis, en particulier au premier d’entre eux.

François Thierry, de son côté, se bat désormais contre la solitude et la dépression qui guette. Ses ex-collègues ont pris leurs distances ; les anciens chefs ne répondent plus. Son couple aussi a explosé : la vie était devenue intenable depuis que l’affaire et le rôle de madame étaient sortis dans la presse. Le commissaire a d’abord été muté à la sous-direction antiterroriste, puis rangé dans un placard à la délégation spécialisée dans le cyberterrorisme. À la honte de la mise en examen, la procureure générale de Paris a ajouté l’inimaginable pour un flic : le retrait de l’habilitation d’officier de police judiciaire, en raison d’un « manque de loyauté » et de « négligences graves ». Concrètement, Thierry ne peut ni constater un délit ni mener une enquête. « C’est terminé, dit-il à ses derniers amis. On a perdu la bataille de la drogue. »

Il repense parfois à Sofiane Hambli et à ces six années de relation secrète. Curieusement, il ne parvient toujours pas à lui en vouloir, convaincu que le contrat a été respecté jusqu’au bout. Il y a peu, il a reçu l’appel d’un proche de Hambli : en prison, l’ancien indic aurait convaincu son voisin de cellule, le tristement célèbre Salah Abdeslam, de lui raconter la préparation des attentats du 13-Novembre : « Ce serait bien que tu l’écoutes, lui disait une petite voix. Ça montrerait à tout le monde que tu restes un grand flic. » Thierry a décliné, la mort dans l’âme. Il ne sera sans doute plus jamais un grand policier.

Cet article est paru dans le numéro 54 (Février 2018) de Vanity Fair France

OLIVIER BOUCHARA

Reporter puis chef du service affaires de Capital, il est le rédacteur en chef enquêtes / reportage de Vanity Fair. Il est aussi maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris.

 

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Opération d’inflitration Date Marchandise Quantité saisie COMMENTAIRES
Mai-Juin 88
NATAJAK cannabis marocain 300kg + Sloop de 16m Saisie Douane française
Premier contact avec Michel charasse à Bercy pour rendez-vous
G.A.L. Premier contact avec l’organisation – Photos transmises
ALTAÎR cannabis marocain 300 kg La douane n’est pas intervenue
MOYER cannabis marocain 3 tonnes et 1 voilier Saisie par HM Customs-excise
MIKADO cannabis marocain 2 tonnes sur  voilier « banana split » Saisie par HM Customs-excise
Première réunion avec Charasse et Comolli à BERCY
GASTON cannabis marocain 200 kg et 1 voilier Saisie par SVA
ARCO-IRIS cocaïne 150 kg et 1 bateau de pêche Saisie Guardia Civil
HALIFAX cannabis afghan Pas vu
1989
INDIGO

Sottogrande

cannabis marocain saisie partielle des 600kg transportés Solde du financement du Motor/Yacht WINDARRA
BRIGANTINE cannabis marocain 1 tonne et 1 voilier Saisie par Autorités portugaises
DAUDET-FERRAN – GAL Équipe protégée par commissaire Ricardo Kohl d’Estepona
PÊCHE Alicante cannabis marocain 800 kg et bateau de pêcheur Douaniers ripoux du SVA arrêtés suite fréquences radio SSB du SVA  communiquées aux narcos
GOLDEN SUNSET cannabis marocain 3.000 KG Pas de surveillance ce jour là
Bryan PRICE cannabis marocain 600 kg Saisie SVA
HALIFAX 2 cannabis marocain 300 KG Pas vu par les Canadiens
FUMÉE NOIRE cannabis marocain 1.000 KG Pas vu par la Douane, tous les avions en GV en même temps; le seul dispo était à Nice pour transporter Michel Charasse au GP de Monaco

Restaurant

Saint Georges

1990

 

Financement, équipement et le douanier Francis Geoffroy

WINDARRA

avec

SERVICES allemands + SVA

cannabis marocain saisie partielle de 800 kg Cafouillage du SVA et investigations en Allemagne
BACARDI cannabis marocain 600 kg Pas vu
Opération de LYON cannabis marocain Enlèvement d’1 tonne au Maroc Engagement de Michel Ribatet, chef d’Echelon DNRED Lyon de verser à Marc FIEVET la somme de 1,000,000 F
LYON cannabis marocain 1 tonne
Port la Nouvelle cannabis Chargement d’un petit camion loué par la DNRED

DNRED – rue du Louvre

 

 

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Gérard RIVIÈRE

 

 

 

 

Préparation

Reçu 500.000 F sur 1 million promis – Reçu signé et récupéré par Gérard Estavoyer et G.Bastien

°°°

Remorqueur « Le Vaillant »

Big John (Sottogrande) Préparation Motor Yacht « Golden Sunset »
INDIGO

Gibraltar

600 kg INFILTRATION de 3 officiers du HM Customs.

Livraison Bobby Mills

HALIFAX cannabis marocain 1.200 KG Pas vu par les Canadiens
JOUGUET-JOFI cannabis 800 KG Pas vu par les Canadiens
1991
SCARAB cannabis marocain 500 kg et Speedboat Speedboat Fuengirola
Anne-Liese (Amsterdam) cannabis marocain 3,5 tonnes + Bateau Anne-Liese  Saisie par Police
De GROOT (Amsterdam) Préparation Achat du MELOR – financement Douane Française à 50% (Argent déposé par Lesquert et Capitaine à Anvers) et argent de narcos anglais à 50% sorti par John Short – Customs officer
1992
Camion

FH12-VOLVO

cannabis marocain 6 tonnes Pas contrôlè au Perthus!

Saisie effectuée par la Police à Neuilly

A/R Caraïbes avec MELOR

DUBLIN

cocaïne IRA et narcos
SCHIPOL-ROTTERDAM IRA et narcos
CLAUDINE cocaïne 1 tonne Plusieurs journées en Écosse avec John Hector du HM Customs et Marc Lerestre, attaché douanier à Londres

IRA et narcos

Sept 92
DUBAÏ cannabis afghan 15 tonnes Préparation avec John Short
Herbe de la Jamaïque 8 tonnes Préparation avec John Short
1993
BRINDISI Cannabis  1.600 KG Début infiltration Locatelli
CAGLIARI Cannabis 2.400 KG Refus de C.Gatard de faire saisir les 2 tonnes de cannabis sur MELOR
ALMEER III Résine de cannabis afghan 15.000 KG Marchandise jetée à la mer
ROTTERDAM

BARCELONE

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DJIBOUTI

Acquisition Poseidon  Signalement à Gatard et Lesquert à Barcelone.

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Escale MELOR pour enlèvement 32 tonnes

Hôtel Meurice Meeting avec Graham – Financier des 80 tonnes de cannabis afghan Refus d’agir décidé par Joseph Le Luarn – DI DNRED
Hôtel Concorde Lafayette – PARIS Réunion avec Joseph Le Luarn et Gatard: opération 10 tonnes de cocaïne sur Corse et blanchiment prévu de 2 millions de dollars par l’ex DG WEBER
Brunswick Canada 30/10/1993 cannabis afghan Opération BELT* Signalement effectué à Jean Paul Garcia – Douane Française -Madrid
CANBERRA (UK) 03/11/1993 cannabis afghan 5 tonnes Saisies par HM Customs-excise
POSEIDON cannabis marocain 6 tonnes Saisie et arraisonnement à 1000 milles de l’Angleterre
*BELT résine de cannabis afghan 27 tonnes Saisies par Autorités canadiennes
JERSEY
Janvier 1994
Hervé Maignier, divisionnaire DNRED, rencontre la douane de Jersey à Jersey et fait noircir ma photo sur mon passeport Charles Henri de Bossieu, le propriétaire du « Sea Harmony »
PACIFICO 22/02/1994 cocaïne 5,4 tonnes Saisie après poursuite par navire militaire canadien et bidonnage du « plotter » pour pouvoir saisir le  cargo Pacifico.
Opération DINERO

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FRANCE

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BASTILLE

Nombreuses réunions avec le DEA de Paris et Rome à Paris, La Baule, Nantes et l’Ambassade américaine

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Meeting avec Puyanet, le DI DNRED et Gatard pour faire charger 1 tonne de cocaïne sur le M/Y « Sea Harmony »…

TOTAL

des

signalements

ayant entrainés saisies

Plus de

110 Tonnes

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Conclusions

Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…

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J.L Viala

Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.

P.M Duhamel

 

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Le DI Puyanet m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.

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Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O.Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.

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Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:

« CHARASSE M’A LACHÉ« 

paru dans « le Parisien »

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Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!

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Le DG François Mongin n’a rien fait!

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Résultat

 

3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules

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Jérôme Fournel a fait manipuler les faits  pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.

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La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!

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Et le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE« 

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Funcionarios de la Agencia Tributaria han incautado un total de 2.992 kilos de hachís distribuidos en 92 fardos hallados ocultos en el interior de un doble fondo de una embarcación.

El barco tenía como destino un puerto deportivo de la costa malagueña en el marco de la operación ‘Marduk-Bachus’ contra el tráfico ilegal de sustancias estupefacientes en la que se han detenido a siete personas -seis hombres y una mujer de nacionalidad británica, española y alemana-, integrantes de una organización que se dedicaba a importar hachís desde Marruecos y Gibraltar hasta España para su posterior distribución.

LEER MAS

https://okdiario.com/sociedad/incautan-casi-tres-toneladas-hachis-red-que-utilizaba-embarcaciones-recreo-3891484

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DNRED 🇫🇷 (Douane française): la controverse, quand Christian Gatard contredit l’administrateur Michel Baron

Publié: 23 mars 2019 par Marc Fievet dans 36, Albanie, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, CELTIC, Ceuta, Colombie, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Italie, Justice, Maroc, Moyen-Orient, NARCOTRAFIC, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pakistan, Police, Policia, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, Venezuela
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Il y a le film et… la réalité!

« Gibraltar » : l’auteur du livre rétablit SA vérité.
lundi 3 février 2014 – 18h00
L’auteur du livre et protagoniste des faits qui ont inspiré le film « Gibraltar », écrit par Abdel Raouf Dafri et réalisé par Julien Leclercq, a tenu à répondre aux propos des deux hommes, tenus sur le site ALLOCINE.
© Mika Cotellon / SND 

Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :

« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? 

Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »

Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »

« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».

« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.

Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »

En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.

Marc Fievet

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A VOIR EGALEMENT
Trop cher de montrer un acteur jouant le ministre Michel Charasse recevant Marc Duval!
Mais pourtant, Julien Leclercq va créer une scène pour y faire tourner sa compagne…Là ça ne devait sans doute rien couter…Mais ça n’apportait rien au film!
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DNRED 🇫🇷 (Douane française): retour sur l’affaire Fievet – NS 55

Publié: 19 mars 2019 par Marc Fievet dans AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Ceuta, Cocaïne, Coke en Stock, Colombie, Corse, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Martinique, Moyen-Orient, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pays de transit, Pays producteurs, Pays-Bas, Police, Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, UK, Venezuela
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FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!

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Nous avons débuté il y a déjà quatre épisodes une recherche à propos du trafic historique de drogue arrivant en Europe.

Un trafic qui continue aujourd’hui comme on peut le constater. En réalité, tout a commencé dans les années 70 avec des transferts de plus en plus importants de cocaïne partie le plus souvent de l’île Margarita à destination de l’Europe, à savoir en premier lieu de l’Espagne. Toute une noria de skippers de voiliers ont été ainsi enrôlés par des trafiquants colombiens pour acheminer la coke vers l’Europe, via l’archipel des Açores notamment comme relais quand ce n’était pas le Cap-Vert. Aujourd’hui encore, cette route « historique » demeure très fréquentée…

Le point de départ de tout le trafic: un bateau nommé « Liberté » !

Revenons à Marbella dans les années 70.

Il faut bien nourrir désormais toute la côte en cocaïne. La jet-set qui déboule à faim de plaisirs. Et comme les jets ne sont pas encore très répandus (1), c’est à la voile que l’on traverse l’Atlantique avec une cargaison de coke pour les approvisionner, en passant d’abord par l’Italie (car le maître-d’œuvre est la mafia, et son représentant de Marbella est romain d’origine !). En 2001, les douaniers et la brigade financière de Goa interceptent en mer un voilier appelé le « Libera » (la Liberté !) à destination d’Anzio et le remorquent au port de Cala Galera, à Argentario. Là, il l’inspectent et trouvent, après quelques difficultés, une cargaison cachée. A bord, il y a 244 kilos de cocaïne pure, un record toutes catégories pour l’époque. Un passionnant document retrouvé 18 ans plus tard dans les archives du journal Repubblica nous en détaille l’arrivée (on notera bien son point de départ au passage) : « le voilier, appelé « Libera », avait un double fond dans un espace creux, mais le repaire n’avait pas trompé les enquêteurs qui surveillaient le bateau dès le 9 juin, alors qu’il avait largué ses amarres dans le port de Ile de Margarita (et oui, déjà, l’endroit est à l’origine du trafic !!!). « Le « Liberté » a été perquisitionné le 5 août et la nouvelle a été gardée cachée jusqu’à hier par la Guardia di Finanza, qui a travaillé de concert avec la police espagnole (à l’époque les vedettes de la brigade sont des Meattini de 20 m, ici à droite).

Au cours des derniers jours, le juge Laviola a émis sept ordonnances de détention provisoire en prison. Quatre personnes se sont retrouvées en prison, trois ont réussi à échapper aux menottes. Parmi les fugitifs, l’acheteur du gros lot de cocaïne (1520 milliard de lires la valeur en gros, au moins le quadruple au détail).(…).

Parmi les personnes arrêtées se trouve le nom de Luigi Protani, âgé de 47 ans, d’origine romaine mais résidant à Marbella depuis des années, entrepreneur en bâtiment et éditeur du célèbre magazine glamour (« Absolute », qui a donné son nom à l’enquête des finances). Personnage célèbre dans le magnifique monde de la Costa del Sol, Protani a été arrêté à la sortie de sa villa à Benalmadena, un véritable château avec piscine et terrains de football. L’homme était au volant d’une Ferrari avec à ses côtés sa magnifique et jeune compagne, une beauté de couverture de magazine qui s’est révélée être totalement étrangère à l’histoire. En prison ont été envoyés le frère de Protani, Giacinto, 53 ans, de Velletri, le cousin Fabio Lommi, 35 ans, de Genzano et Luigi De Angelis, 48 ans de Zagarolo.

Outre les Catalans, on trouve aussi le bras droit de Protani, Sasha Babic, un slave cosmopolite (ah tiens la filière « balkanique » existait déjà !) et le skipper du « Libera », Loris De Dominicis. Le playboy entrepreneur – et éditeur – était déjà depuis quelques années, dans le collimateur d’une vaste enquête antidrogue, mais les enquêteurs n’avaient pas réussi à l’arrêter. Luigi Protani a parcouru le monde de manière continue et a su éviter les interceptions et les traques. Ses contacts avec les Catalans se limitent à quelques conversations téléphoniques laconiques et il a fallu tous les efforts conjugués des policiers pour identifier le trafic de cocaïne qui s’est déplacé de l’Amérique du Sud vers la capitale. Selon les enquêteurs, Protani avait organisé au plus deux expéditions par an, selon les enregistrements. Sous la direction des services centraux de lutte contre la drogue, les enquêteurs ont également enregistré les dernières innovations internationales dans le domaine du trafic de drogue. L’héroïne « tient » et, après la chute des talibans, les gangs tentent de planter de nouvelles cultures en Amérique du Sud. Les gangs kosovars, qui gèrent maintenant presque tout, ont également essayé de cultiver la coca sur leur territoire, mais sans succès. Et c’est aussi une bonne nouvelle, du moins pour le moment ».

Dix ans plus tard, autre bateau qui relie directement à la filière des Balkans

Libero Quotidiano nous donnera en 2012 deux autres exemples de cette organisation bien rodée. On démarre par l’affaire du Blaus VII (ici à gauche) : « Les skippers cocaïne ont pour la plupart une quarantaine d’années et sont passionnés d’aventure. Vous les appelez des jeunes un peu lassés de la vie de bureau et de la routine; des difficultés qu’une tonne de cocaïne pure importait d’Amérique du Sud à bord de voiliers et de petits navires. Les deux personnes que nous avons rencontrées affirment avoir fait partie de l’équipage à bord du Blaus VII, un bateau chargé de deux ou trois tonnes de cocaïne en déplacement avant d’être saisi. Un navire si grand qu’il est maintenant utilisé comme navire-école pour les cadets de la marine portugaise ».

Le voilier appartenait à la famille Bellocco (un clan de la ‘Ndrangheta); « le groupe avait acheté les stupéfiants par l’intermédiaire d’une association basée en Bulgarie, importée en Italie et dont le centre d’opérations était Milan. Des enquêtes ultérieures coordonnées par le parquet du district anti-mafia de Milan ont montré que les Bulgares avaient apparemment exercé l’activité de courtage également en faveur des Italiens et des étrangers qui importaient effectivement de la cocaïne en provenance d’Argentine (…) Sept Italiens arrêtés. Fabio et Lucio Cattelan, considérés comme des organisateurs de voyages et de recrutement de skippers ».

Dans l’ouvrage fondamental « ZeroZeroZero: Look at Cocaine and All You See Is Powder. Look through cocaïne and you would see the world .. »de Roberto Saviano, on trouve d’autres noms de bateaux ayant été recrutés par les frères Cattelan: le Mariposa, le Linnet, le Kololo II, skippé par un romain de 40 ans (les deux derniers interceptés sur les côtes de Sardaigne) mais aussi le Oct Challenger, un cargo de 62 mètres et cette fois arrêté en même temps que le Blaus VII.

 

Selon le livre, les deux skippers Gudo Massolino et Antonio d’Ercole venus de Turin, tous deux dépassant la soixantaine, auraient raté le rendez-vous aux Baléares et auraient disparu lors d’une tempête.

Un roi bulgare de la coke ?

Parmi les personnes arrêtées, on trouve un Bulgare comme organisateur du réseau. « En menottes également deux Paduans, père et fils, Antonio et Alessandro Melato.

Les deux ont pu organiser des équipages entiers transportant des croisières transocéaniques chargées de cocaïne, en particulier du Venezuela à l’Espagne.

LIRE PLUS

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxiv-le-chainon-manquant-du-trafic-ou-un-autre-viktor-bout-e/

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Même après une peine définitive, il y a de l’espoir, du moins en Italie.

Claudio Pasquale Locatelli, alias Mario de Madrid, 66 ans, né à Almenno San Bartolomeo était au moins jusque dans les années 90 considéré comme l’un des principaux trafiquants internationaux, un trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Europe.

En 2015, il a été extradé vers l’Italie à la suite d’une enquête considérée définitive sur le trafic de drogue entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, sur la base d’une peine prononcée en 2012 de 26 ans de prison et il est incarcéré à la prison de Spoleto.

La prison de Spoleto

Après l’extradition, l’avocat de Mario de Madrid, le sicilien Vito Felici, avait ouvert un incident d’exécution, d’abord devant un tribunal de Milan, puis en cassation.

Un recours pour s’opposer à l’application de la peine puisque le prévenu, alors en fuite en Espagne, ne pouvait se défendre car ses avocats n’étaient pas informés de la procédure en cours.

Le château de Spoleto

La peine définitive de 26 ans d’emprisonnement pour 12 domaines d’inculpation différents, à donc été annulée pour une erreur bureaucratique, un défaut de notification dont seuls les magistrats en ont la responsabilité.

Il attend de sortir de la prison de Spoleto.

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Robert Dawes, 46 ans, né à Nottingham, est accusé d’avoir dirigé une opération de contrebande de 1,3 tonne de cocaïne, en France par un vol en provenance du Venezuela en 2013.       

Deux autres Britanniques, nommés Nathan Wheat et Kane Price, sont également accusés de trafic, ainsi que trois Italiens qui seraient liés à la Camorra, le présumé syndicat du crime basé à Naples.

Accusé d’être l’un des importants trafiquants de drogue en Europe, Dawes a été arrêté en 2015 dans sa  somptueuse villa située sur la Costa del Sol, en Espagne.
L’arrestation fait suite à une opération internationale initiée par la National Crime Agency (NCA) britannique, qui a révélé un réseau de responsables européens corrompus et des failles de sécurité ayant de graves conséquences pour le terrorisme.

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L’OCRTIS, une des agences françaises de lutte contre le narcotrafic, était dans le coup en tant que « bagagistes corrompus » à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris pour intercepter 31 valises contenant de la cocaïne appartenant à des passagers «fantômes» arrivant du Venezuela.

Des éléments de preuve indiquant que Dawes et ses collaborateurs britanniques avaient organisé l’envoi à l’aide de téléphones cryptés ont été trouvés.

Nathan Wheat, qui aurait utilisé le pseudonyme de Marcus, a organisé une réunion à la Tour Eiffel avec des agents français de l’OCRTIS, pour donner des instructions pour que la cocaïne soit livrée en quatre lots de 300 kilos. Le premier chargement qui est sorti sans encombres de l’aéroport a été intercepté à la frontière allemande et tous les suspects ont été arrêtés en France en 2013, à l’exception de Robert Dawes.

La chasse au Boss de l’opération a ensuite commencé sérieusement dans le cadre d’une opération conjointe de la NCA et de la police espagnole. Son arrestation en Espagne a été considérée comme le plus grand succès de la NCA depuis sa création en 2013 par Theresa May, alors secrétaire à l’intérieur.

François Thierry qui a comparu en tant que témoin au jugement de Robert Dawes a noyé le poisson par un long discours sur la méthodologie policière de l’OCRTIS en refusant de répondre aux questions des avocats de la défense. Pourtant, la vérité sur cette opération aurait permis de mieux comprendre cette affaire puisque François Thierry, ancien responsable de l’agence française OCRTIS, était aux manettes! Sofiane Hambli, un important narcotrafiquant, qui était la caution morale de François Thierry dans cette opération, a refusé de témoigner invoquant le fait qu’il n’avait pu prendre conseil auprès de son avocat!

Depuis, François Thierry a été soupçonné de complicité de trafic de drogue et a perdu sa qualité d’OPJ (officier de police judiciaire). Robert Dawes, de son coté, aurait accusé un représentant d’un cartel colombien d’avoir fait passer de la drogue en contrebande dans la plupart des aéroports et ports européens en utilisant un réseau de fonctionnaires corrompus…

Les sentences devraient être prononcées vendredi 21 décembre.

Ce sera l’hiver à coup sûr pour Robert Dawes!

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CANADA 🇨🇦 (justice): chez les tartuffes de la RCMP-GRC aussi, les carabistouilles, la collusion, la corruption, le chantage, les menaces et Alzheimer sont au programme

Publié: 14 décembre 2018 par Marc Fievet dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE du NORD, Canada, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, INFOS, Justice, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, UK
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PARODIE de Justice à BATHURST

Nouveau Brunswick Canada

Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !
Le procès de Carlos Miguel Hernandes-Rumbaut, accusé de conspiration dans le but d’importer de la cocaïne au pays, a débuté à Bathurst. L’homme de 53 ans avait été arrêté en 1994, suite à une importante descente policière au large de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, qui avait mené à la saisie de cinq tonnes de cocaïne d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars.
Rumbaut est soupçonné d’être une des têtes dirigeantes du groupe qui tentait de faire entrer la drogue au pays.

Dix personnes ont déjà été emprisonnées pour leur participation dans ce crime, dont Marc Fievet, qui sert une peine de prison à vie au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Écosse.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/11/11363.htm
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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada! Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.

Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils. Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills[1].
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Quelles sont  les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour faire condamner Carlos Hernandes-Rumbeaut ?

Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour la DEA!

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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!

Drugs and the CIA         

by Ralph McGehee

The CIA’s anger over the issue of its involvement in drug trafficking is somewhat understandable — primarily because it knows little. It seldom reports such details on its own agent operations; and, it does not catalogue its own sins. (The CIA protested details of the Discovery Channel’s program on the CIA — especially Part III « Blowback, » to be broadcast tonight.)

CIA’s Public Relations officers must rely on the Operations Directorate to provide it with information and that process/element
inevitably practices internal deceit even when it knows the details. So genuine denials by the CIA’s PR offices should not be taken  at facevalue.

Other elements contributing to this problem are the policies of « Need To Know » and « Compartmentation. »  The top management knows some, but individual case officers frequently are unaware of what others in their offices do. But top officers
are interested in moving projects forward, not mentally or otherwise cataloguing details, especially details of illegal
activities.

Another major problem is record-keeping. Once an operational plan becomes an operation, the operation is given a cryptonym
and virtually all reporting goes into the operational file with no attempt made to record details in an information-retrieval system.
(Exceptions are some personality information that goes into an individuals file, intelligence reporting being considered for dissemination, and a few other items.) Once an operational monthly or periodic report
is filed, the information is recoverable only by a document-by-documentreview. Consider that the 1975-1976 Church Committee said at one pointthat in a multi-year period the CIA ran 900 major covert operations and
thousands of lesser operations. Knowing that each operation generates some to massive amounts of documents, we can appreciate what happens.

The CIA’s Inspector General promised months ago to compile a report on the CIA’s drug trafficking/suppression consequences.
To do a thorough job his staff would have to review all operational files — this is impossible so his report will only touch the surface.

For my part I have catalogued overt reporting on the drug trafficking/suppression operations which the IG is welcome to use as one part of his search for the truth. A few of these citations are listed below.

Ralph McGehee
CIABASE

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Drugs

In  71  nixon made a  CIA official, Lou Conein, a drug intel agency boss.

CIA hand Lucien Conein named head of DEA’s special operations branch.

He created a deep-cover CIA/DEA narcotics op in Miami, code-named buncin/deacon, and recruited a staff of 19 – anti-castro contract agents. documents released under FOIA to researcher john hill describe a gentlemen’s agreement between CIA and the justice department to ask for dismissals rather than expose sources or techniques. convicted drug smuggler and baof pigs vet Carlos Hernandez Rumbaut, continued his trafficking activity through 1976.

Justice dumped the agreement in 1976, but Conein had worked out a « crossover » arrangement whereby DEA would claim that any CIA asset busted for narcotics smuggling was on a deep-cover DEA assignment. none of CIA’s cubans were prosecuted for drug smuggling.

27 u.s. prosecutions of latin america drug cases and two other major cases had to be dropped because of CIA’s domestic involvement. information from the book by a former FBI officer — William Turner; and, writer warren hinckle (1992).Deadly secrets xxxvii

source

http://www.acorn.net/jfkplace/03/rm/cia-drugs

Bay of Pigs veterans

http://www.pinknoiz.com/covert/bop.html

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« Monsieur le commissaire, vous nous racontez des salades« 

A dit Maître Dupond-Moretti!

LIRE l’article

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Pour mémoire, un autre roi de la désinformation, Joseph Le Louarn, bonimenteur, menteur et baratineur:

Les agents de la DNRED, sans contrôle et sans prévenir le moindre procureur qui d’ailleurs n’aurait rien pu couvrir, avaient infiltré un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. La saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne avait pourtant été bien réelle.

Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

LIRE

https://ns55dnred.wordpress.com/2018/03/08/dnred-echelon-de-toulouse-du-temps-de-joseph-le-louarn-on-mentait-deja-effrontement-aux-magistrats-mais-ca-cetait-hier/

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Depuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres.

Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

COMISARIO DE POLICIA

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera (photo à droite). Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins…

Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics.

L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

Résultat de recherche d'images pour "Nordine Benali, dit «la Puce»"La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce» (photo à gauche), en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

ECRIT PAR Eric Pelletier, publié le

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Depuis plusieurs semaines, Gérard Fauré a réussi à intéresser de nombreux médias pour promouvoir son livre.

Gérard Fauré dit le « prince de la cocaïne »revient sur cette époque, où les boîtes de nuit parisiennes n’ouvraient pas avant son passage.

Pourtant il semblerait que toutes les « révélations » de ce livre ont pris quelques libertés avec la réalité des faits.

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Aviseur International, spécialisé dans les ‘narconews’, ne connaissant pas Gérard Fauré, mais voulant en savoir plus, s’est rapproché du « Baron » qui vécut de nombreuses années dans le sud -Espagne pour un « interview vérité ».

Aviseur international: vous avez lu le livre « Dealer du tout Paris » de Gérard Fauré?

Le Baron:

Oui et il m’est impossible de laisser passer un tel livre sans réagir. Des écrits d’un affabulateur qui racontent une époque que j’ai particulièrement bien connue.

Tout d’abord en page 37, il écrit: ……. »Les vedettes des douanes n’hésitaient pas à tirer sur lui » dit il « et sur tout ce qui bougeait à bord puis à couler pour ne pas laisser de trace avant de ramasser les ballots de cannabis qui flottaient à la surface de l’eau, abandonnant les cadavres aux requins. »

C’est archi faux, primo, le travail des vedettes des douanes était d’intercepter et d’arrêter le bateau qui transportait de la drogue et non pas de le couler ! Et deuxièmement: les ballots de cannabis jetés à l’eau coulent alors que ce sont les ballots de coke qui flottent!

En page 40, il écrit: …. qu’il transportait du cannabis (Maroc-Espagne) et que….. eaux déchaînées du détroit de Gibraltar ou les vagues parfois gigantesques de l’Atlantique avec plusieurs centaines de kilos de cannabis …. difficile à arriver sur les côtes espagnoles etc…. traqués par les marines Marocaine, Britannique ou Espagnole qui nous tiraient dessus à coups de canon ou de mitrailleuse souvent sans sommation….

Incroyable de lire tout cela, tout d’abord ce n’est pas l’Atlantique ni la Méditerranée dans le détroit de Gibraltar. .enfin, il n’y avait pas de Marine Marocaine et encore moins Britannique près des côtes Espagnoles!

En page 45, il dit: qu’il est à Torremolinos en 1970 alors qu’il a 18 ans !

Si Gérard Fauré est né en 1946: en 1970 il a 24 ans !

En page 46, il dit ….argent sale d’Algérie envoyé en grosse quantité par valises en Espagne pour blanchiment etc…

RIDICULE et FAUX: Le Dinar algérien ne valait RIEN en Europe surtout en plus dans les années 70 ! Il dit qu’il avait le téléphone (portable) : Cet appareil est apparu dans les années 90 !

En page 50: Service militaire…Caserne… (?) Il dit connaître le Général Guillaume pour se faire réformer, puis….  » Et bien reprit le général qui accompagnait Guillaume (!), réformez ce garçon (Fauré) au plus vite si vous ne voulez pas passer en Cour Martiale » …..

ET TOC ! Cours Martiale………????!!!!

En page 57: Il dit quitter l’Espagne en 1972, mais qu’il a des problèmes avec le Général OUFKIR (Mort en 1972 !) qui le fait arrêter donc en Espagne pour le faire extrader au Maroc afin d’être interrogé. Gérard Fauré dit que son père alors s’est rendu à Madrid pour y rencontrer le Général FRANCO afin de lui demander son aide. FRANCO, dit il, était redevable à son père et il est intervenu directement pour faire libérer Gérard Fauré et sanctionner le Commissaire qui l’avait incarcéré. Le Commissaire, dit il, s’est excusé ensuite auprès de Fauré lorsqu’il l’a libéré. ………

C’est formidable de se faire libérer par le Général FRANCO directement ?! FABULEUX………. ! (FRANCO est mort en 1975 de vieillesse…) . D’autre part, Il n’y a pas de discothèque à Torremolinos en 1972.

En page 98: Retour en Espagne en 1975 (Il aurait 29 ans !)

Il dit qu’il exporte du cannabis-shit avec la complicité des militaires marocains et le régime franquiste sur les plages espagnoles.
Il dit se faire-faire prisonnier par les espagnols avec les marocains mais avec la complicité des franquistes pour voler le cannabis-shit qu’il vient d’amener. A la fin il dit que les marocains sont tués sur la plage ! …..
Rocambolesque! Que viennent faire encore les Franquistes …?

En page 101: Il dit que le SAC lui propose d’aller tuer plusieurs personnes à la frontière espagnole et que c’est le chef du SAC qui lui demande de faire cela. Il accepte avec Jean Gilbert et Paul.

Incroyable de lire cela. Le SAC tout d’abord n’existe plus depuis 1981 et n’a jamais rien fait en Espagne ou à la frontière espagnole ! Ce sont LES G.A.L en lutte contre l’E.T.A !

En page 102 : Il dit que son père a été empoisonné par le Roi du Maroc!
……..Ben voyons
En page 105: Il dit être incarcéré à la prison de Marbella mais qu’il s’évade sous l’eau. Il est repris à cause d’une écoute téléphonique et renvoyé à la prison de Marbella.
Il n’y a pas de prison à Marbella !
Il écrit ensuite que ses amis du SAC dont Jean Gilbert, Pablo mais aussi le Chacal viennent le délivrer pistolets et mitraillettes en mains avec l’aide de 2 policiers franquistes. Il écrit que c’est sous ses yeux que le Chacal de son vrai nom Gaston Ferran met un pistolet sur la tête du gardien principal etc…. Il écrit prendre ensuite rapidement un avion à Gibraltar pour Londres et la Hollande.
Extraordinaire! Tout d’abord, Gaston FERRAN n’a jamais eu comme surnom « Le Chacal » !
D’autre part, ce n’était pas dans les manières de Gaston FERRAN (Responsable du GAL Rouge) d’arranger un problème de cette façon là. Avec Gaston Ferran, cela se traitait directement avec les autorités qui n’avaient rien à lui refuser. De plus nous sommes là avant les années 80 et les GAL, eux, n’existaient pas encore !
Le GAL a été crée en 1983 et a été opérationnel jusqu’en 87.
Autre précision: Gaston FERRAN n’était pas sur la Costa del Sol mais en France à cette époque puis en Allemagne etc……

En page 111 et 112 : Il dit rencontrer Charles PASQUA qui le présente à Tany Zampa (photo à droite) à Paris ! Zampa dit qu’il l’invite à déjeuner et ….qu’ils parlent affaires, de Titi Pelletier, de Gérard Vigier etc… Il dit aussi se mettre en affaires avec les Palestiniens. il dit que Francis le Belge s’est excusé d’avoir douté de lui et le serre dans ses bras très amicalement.

Ben voyons ! Incroyable de lire ce genre de choses…. PASQUA qui l’invite à déjeuner etc…… INCROYABLE!
En page 131 : Il dit jeter plusieurs cadavres (12) dans le fleuve à Rotterdam et qu’il fait tuer 2 flics Hollandais par Zampa .

(Ah bon….que dire d’autres…………!)

En page 138 et 139 : Re rencontre avec Francis le Belge et grande amitié dit-il avec lui après le suicide de Zampa. Il dit revendre les bijoux et diamants volés au bijoutier de la Reine Juliana en Hollande…..

(Sans commentaire !)

En page 141 et 142 : Il dit travailler avec son grand ami Fernand Legros (photo à gauche) et qu’il dépose des millions de francs dans des banques britanniques, luxembourgeoises, espagnoles, françaises et hollandaises. (……… des millions partout quoi !) Fernand Legros sinon était un faussaire de tableaux de maître, homosexuel notoire très introduit dans la Jet Set. Gérard Fauré a connu par ce Fernand Legros (son grand ami….) toute la Jet Set avec laquelle il a joué le dealer de coke très certainement.

(je le lui accorde).
En page 147 et 149 : Arrestation en 1986 et ….discussion dit il informelle avec la Juge d’Instruction car Jacques CHIRAC ……….
(…ah bon ?!)
Il parle à la Juge d’Instruction de la prison de Malaga qui est très dure… avec des Capos etc… (…..Zut alors: il n’y a pas de prison à Malaga !)
En page 158 et 161 etc… : Il dit être ami avec Omar Sharif, Yves Mourousi, Fiona Gelin, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Françoise Sagan etc…. etc… et Johnny Hallyday, Jacques Chirac !

Il met en cause toutes ces personnes comme de très bons clients de coke.

Il avoue de son côté prendre entre 3 et 4 grammes de coke tous les jours depuis 1972 jusqu’en 1986 mais qu’il est toujours vivant !

En page 190 : Il dit avoir été libéré par erreur de son renouvellement de mandat de dépôt mais que son Avocat a fabriqué un vrai renouvellement de dépôt à son insu et qu’il est resté en prison.
Pas mal…….. mais ça ne se passe pas vraiment comme cela dans ce genre de problème !
En page 199 : Il accuse les flics du Quai des Orfèvres de lui avoir volé la coke qui lui appartenait.

Ben voyons ! Manquez plus que de mêler et compromettre les flics du Quai des Orfèvres qui lui avaient saisi de la coke !

Enfin en page 209 : Il parle brièvement d’un nommé Nordine dit « La Puce » (photo à droite) en disant qu’il était son Garde du Corps avec « Uzy » toujours sur lui etc….
Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec un certain Nordine Benlali que j’ai bien connu à Marbella. ……BINGO ! Je ne me suis pas trompé : ce Nordine dit La Puce est bien le même que j’ai connu, assassin de Jacques Grangeon avec sa femme dans sa villa en 1996. Il a lui même été tué en 2001 à Séville par quelqu’un…… La Puce n’était le garde du corps de personne !

Aviseur international:

vous avec la dent dure et bonne mémoire me semble-t-il?

Le Baron:
J’ai trop bien connu cette époque, Paris…. Marbella etc…. l’O.A.S, le S.A.C et les G.A.L, le trafic de cannabis-shit et certaines affaires…. pour me taire lorsque je lis ce genre de multiples conneries…

Gaston Ferran (photo à gauche) était mon Ami, comme d’autres……

A cette époque, j’ai aussi acheté un bateau après avoir arrêté les ‘go-fast’ ; c’était un « Sunseeker Malibu 47 » avec lequel j’ai transporté à chaque fois des côtes marocaines aux côtes espagnoles 1000 à 2000 kilos de cannabis.
Sunseeker Malibu 47 
2 moteurs MAN intercooler turbo de 630 cv
qui permettaient les 40-42 noeuds.
Le Baron l’avait équipé à Gibraltar de 2 réservoirs supplémentaires,
et de 2 radars FURUNO côtier et pleine mer
Je sais donc de quoi je parle et je ne peux laisser dire ainsi ce qu’à écrit Gérard Fauré en pages 37, 40 etc….. !
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Incroyable vraiment ce livre mais le plus anormal me semble-t-il, c’est le manque de sérieux de quelques médias qui ne pensent qu’à faire du papier ou de l’image même si ……… c’est faux !
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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Publié: 22 novembre 2018 par aviseurinternational dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du SUD, Andorre, ASIE, Balkans, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, UK, Venezuela
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Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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Le Collectif Themis vous invite à participer à l’atelier:

« La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale? »

qui aura lieu dans la Salle Pavillon du Salon Des livres et l’alerte, le 4e salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte le dimanche 18 Novembre 2018 à 14h, à la Maison des Métallos à Paris (L’entrée y est libre et gratuite)

Après des décennies de régime prohibitif, une unanimité se dessine: des organisations de terrain aux agences de l’ONU le dispositif légal de prohibition des « stupéfiants », n’est ni en mesure de protéger les droits fondamentaux des citoyen.ne.s, ni la sûreté ou santé publique. Si la réponse est aujourd’hui claire, ne faut-il pas lancer l’alerte ?

Panélistes :

* Bénédicte Desforges – Ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Son livre, “Flic, chroniques de la police ordinaire” offre sous forme de chroniques, une plongée décapante dans le quotidien des ” flics de base”.

En disponibilité, elle continue à raconter ses histoires dans un blog : http://police.etc.over-blog.net FLiC

* Fabrice Olivet – Militant historique de la réforme des politiques de drogues, il est directeur de l’association ASUD – Autosupport des usagers de drogues. Historien de formation. Il est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

* Marc Francois Fievet – Ancien aviseur des douanes françaises, inscrit sous le matricule « NS 55 DNRED ». Simple citoyen dépourvu du statut de fonctionnaire, il a infiltré d’importants réseaux de narcotrafic. Implanté Gibraltar avec sa famille, il a ainsi approché le plus grand narco-broker de l’époque, Claudio Locatelli. Arrêté par la police canadienne en 1994, et condamné par la justice, Marc Fievet est “lâché” par l’administration fiscale française. Il passera onze année prison malgré un non lieu prononcé par la justice en France. Aujourd’hui transporteur routier, il est auteur de plusieurs livres. Il à inspiré le film “Gibraltar”.

* Emmanuel FANSTEN,(au milieu de la photo) journaliste à Libération et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert AVOINE. Ce dernier a travaillé des années en secret pour l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Il a publié « l’Infiltré » de la traque du Chapo Guzmán au scandale français des stups chez Robert Laffont, où il a dénoncé des pratiques douteuses. Ses différentes missions l’ont amené à se demander si les trafics n’étaient pas encouragés plutôt que démantelés.

Hubert Avoine souhaitait participer au 4ème salon à la rencontre sur les politiques de drogues et leur prohibition. Il nous a quitté le 19 octobre. Malgré son absence ,son précieux témoignage éclairera nos échanges, et sera présent dans nos mémoires.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien: Envoyé spécial Scandale chez les stups – 14 juin 2018 (France 2)

* Animateur du débat: Fabrice Rizzoli – Docteur en sciences politiques, il est chargé du cours « Géopolitique des criminalités » dans différents établissement universitaires : Sciences Po Paris, IRIS, HEIP… Il a fondé l’association Crim’HALT comme « alternative » pour impliquer les citoyens contre la grande criminalité en particulier à l’aide d’un plaidoyer pour l’utilisation sociale des biens confisqués aux criminels. Il enquête sur les mafias depuis de nombreuses années et lance l’alerte sur la présence mafieuse dans l’« économie légale ». Il a écrit « La mafia de A à Z, 162 définitions mafieuses » (Tim Buctu éditions, 2015).

Événement FB du salon: https://www.facebook.com/events/357390998032866/?active_tab=discussion

Programme complet: https://deslivresetlalerte.fr/wp-content/uploads/2018/09/programme_DLEA_2018.pdf

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Un britannique, décrit comme l’un des dix criminels les plus recherchés en Europe, a été condamné à plus de 15 ans de prison à l’issue d’un procès sur la Costa Blanca.

Brian Charrington, 61 ans, a été condamné à une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue.

Il a été condamné à trois ans et demi d’emprisonnement supplémentaires pour blanchiment d’argent.

Outre une longue peine de prison, l’ancien concessionnaire automobile de Middlesbrough, dont la biographie criminelle est retracée sur une page de Wikipédia, a été condamné à une amende de plus de £ 26 millions.

Son fils Ray, l’un des neuf accusés jugés en avril pour une saisie massive de 10 millions de livres sterling de cocaïne à Albir, près de Benidorm, a également été condamné à une peine de trois ans et demi d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de blanchiment d’argent.

Ces britanniques ont appris leur sort près de sept mois après le début de leur procès devant un tribunal pénal à Alicante, capitale de la Costa Blanca. Les trois juges du procès ont annoncé aujourd’hui leurs verdicts et leurs peines dans un document écrit de 66 pages dans lequel ils ont acquitté cinq des neuf accusés, dont la petite amie française de Brian, Isabelle Robert, et un Britannique nommé Wayne Sherwin.

La police a arrêté Charrington après une enquête de longue haleine déclenchée par une information fournie par la police française.

Alain Coelier

Charrington avait déjà été arrêté en Espagne en 1997 pour son implication présumée dans l’achat de quatre tonnes de haschisch. Les enquêtes pour lesquelles il a été condamné ont commencé en janvier 2010 et se sont d’abord concentrées sur sa femme Isabelle Robert qui était une ancienne connaissance des forces de police européennes.

Elle avait entretenu une relation sentimentale avec un autre trafiquant de drogue, le français Alain Coelier, qui a été tué par balle en juillet 2010, avec son garde du corps à La Nucía (Alicante) .

Alain Coelier avait participé à l’enlèvement de Melodie Nakachian, fille de Raymond Nakachian et de la chanteuse Kimera, perpétrée à Estepona (Malaga) et séquestrée à Manilva en 1987. Il avait été condamné à 12 ans de prison.

Cette dernière affaire avait été rapidement résolue par la Policia espagnole grâce à la mobilisation des narcotrafiquants de la Costa del Sol qui ne souhaitaient pas, trop longtemps, une présence policière importante qui risquait de pénaliser le narcobusiness.

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La guerre contre la drogue est l’histoire captivante des hommes qui ont drogué la Grande-Bretagne et des agents qui ont tenté de les en empêcher.

Il raconte comment la division secrète des enquêtes des Douanes britanniques s’est battue pendant 50 ans pour endiguer le flot de cannabis, de cocaïne et d’héroïne arrivant par terre, par air et par mer.

Le produit de plus de 100 interviews uniques, dont beaucoup avec des initiés qui n’ont jamais parlé en public, est un compte rendu novateur de l’un des sujets les plus fascinants de notre époque.

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Interviewé par Peter WALSH, Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, aimerait savoir ce que Peter WALSH a écrit et comment il a interprété les propos tenus.

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English

DrugWarpressrelease

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A la lecture des écrits de Peter Walsh, il m’apparait que cet écrivain anglais fait la part belle aux autorités britanniques dans le lutte contre le narcotrafic.

De plus, Peter WALSH n’hésite à présenter l’agent infiltré NS 55 de la DNRED que je fus pendant plus de 6 ans comme un élément douteux remettant ainsi en cause les décisions de la justice française qui certifient que Marc Fievet n’a jamais fait de narcotrafic et qu’il a toujours agi comme agent infiltré.

Il est vraiment décevant de constater l’interprétation de Peter Walsh des propos tenus par Marc Fievet et sur la documentation mise à sa disposition.

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par Claire Andrieux

Récemment remis en liberté sous contrôle judiciaire

Sofiane Hambli a récemment été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire où il est mis en examen pour trafic et pour laquelle il avait pourtant aussi travaillé comme informateur pour la police: la saisie de 7 tonnes de cannabis par les douanes à Paris en 2015.

Il avait été remis à la France par les autorités belges sur mandat d’arrêt en 2016, ce qui empêche la justice française de le poursuivre pour d’autres affaires aujourd’hui, en vertu du principe de « spécialité ».

Sauf s’il renonce à ce principe.

Sans surprise, il a refusé d’y renoncer vendredi, face aux policiers de l’IGPN, la police des polices. Le magistrat lyonnais va devoir demander une extension de compétence aux autorités belges pour pouvoir le mettre en examen et peut-être le remettre en prison.

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