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Un mâcheur de qat (khat) à Sana’a, Yemen, janvier 2009. Ferdinand Reus /Wikimedia, CC BY-NC-SA

Par Céline Lesourd – Anthropologue, CNRS (Centre Norbert Elias), Aix-Marseille Université (AMU)

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« Brest, France, 18 mars 2019 : Suite à “une information reçue”, de bon matin, les forces de l’ordre procèdent à une perquisition dans un logement du centre-ville. Un “trafiquant” est interpellé et placé en garde à vue, il reconnaît les faits : ces six derniers mois, il aurait acheté quatre kilos de feuilles de khat sur Internet puis les aurait revendues en petits sachets. Pour un bénéfice total de 150 euros ». (Lu dans Le Télégramme du 18 mars 2019)

Prier, se détendre et couper la faim

À l’origine mastiqué par les érudits et dignitaires religieux musulmans des cités de l’est éthiopien, le khat a ensuite étendu sa treille dans les campagnes pour stimuler la prière des croyants mais aussi pour encourager au travail, couper la faim et offrir le temps, tout en mâchant, de discuter et se détendre, entre hommes.

En suivant les routes de l’islam, l’arbre et ses feuilles cabotent de comptoir en comptoir sur les pistes du commerce caravanier vers Djibouti, la Somalie le Somaliland (des pays consommateurs mais non producteurs) ou le Kenya. En empruntant les voies maritimes, il s’implante aussi au Yémen puis aux Comores et Madagascar où il débarque au début du XXe siècle.

Les chemins du khat, Éthiopie, 2001. Lemessa Dessacha, Author provided

Depuis une trentaine d’années, le public de mâcheurs – qui se féminise – s’étend en suivant les diasporas de la Corne de l’Afrique. Ainsi, le bouquet euphorisant poursuit sa route toujours plus loin, toujours plus vite – aux États-Unis, en Europe, en Australie et plus tardivement en Chine – en composant désormais avec les différentes réglementations nationales en vigueur.

Prohibitions

« 24 août 2015 : Golfe d’Oman, Sultanat d’Oman, 1 300 bouquets saisis par la douane ».

Le comité de la pharmacodépendance de l’OMS n’inscrit cependant pas le catha edulis dans la « Convention des Nations unies sur les psychotropes de 1971 ».

En effet, seules deux des principales substances actives contenues dans les feuilles de khat, et non les feuilles elles-mêmes, sont visées par cette convention : la cathinone (inscrite au tableau I) et la cathine (tableau IV) – qui partagent les propriétés des amphétamines de synthèse mais dont les effets, « naturels », sont beaucoup plus faibles.

Un client achète du khat à Harlesden, au nord-ouest de Londres, en juin 2014, quelques jours avant son interdiction et classification C parmi les drogues et substances illicites par le gouvernement britannique.

Justin Tallis/AFP

Il appartient donc à chaque État de légiférer : la France l’interdit en 1957, la Chine très récemment en 2014 alors que d’autres pays, comme l’Autriche, ne le prohibent pas.

Pourtant la consommation et le commerce des feuilles demeurent dans un réseau d’initiés. Des Éthiopiens, Somaliens, Kenyans et Yéménites, du Danemark au Minnesota comme dans le quartier londonien de Camden, mâchent pour adoucir l’exil.

D’autres s’étourdissent :

« Pour les hommes, je te parle de nos pères, c’est le seul moyen de se reposer et de se relaxer […]. À Londres, le week-end, la seule chose qu’ils veulent c’est khatter, être entre eux, comme s’ils n’étaient pas là […] Pour eux, le khat c’est être un Somali, faire comme un Somali, même loin […] ». (A., Dire Dawa, Éthiopie, avril 2013)

Un nouvel ennemi à abattre

Cette méfiance envers le khat répond à des considérations sanitaires : sur le long terme, la consommation de khat provoquerait, selon les études, insomnies, troubles de la sexualité, dénutrition, augmentation des risques de cancer de la bouche et de la gorge.

Mais les enjeux sécuritaires sont également forts. Il y a d’une part la war on drugs impulsée par les États-Unis – dont on sait qu’elle a fait plus de morts que les drogues elles-mêmes.

D’autre part la lutte mondiale contre le terrorisme se profile : l’argent du khat financerait des groupes terroristes en Somalie. Une liaison d’autant plus dangereuse qu’elle n’est pas étayée. La presse américaine ou britannique interrogent ainsi de façon souvent insidieuse, les liens entre khat et terrorisme. Le khat est donc cet ennemi supposé qui guette, dehors.

« Des gangs somaliens ont terrorisé les gens à Lewiston, dans le Maine, où la population africaine a grimpé de plus de 600 pour cent, en un court laps de temps. L’immigration frauduleuse continue. La Sécurité intérieure ne fait rien […]. Quand je pense à ce khat qui y est envoyé, surtout en cette période où on célèbre l’anniversaire du 11 septembre 2001, je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui est importé d’autre que les honnêtes citoyens ne peuvent même pas imaginer ». (Marietta Daily Journal, 4 avril 2012)

Mais le khat n’incarne-t-il pas – surtout ? – cet ennemi qui guette du dedans ? En effet, nombre de [propos recueillis sur le khat] font ressac sur les immigrés, le bruit et l’odeur des hommes [« à la peau sombre »).

« Ici [à Xiaobei, quartier de Canton] les gens ont peur de la police […]. Si tu es noir, pour la police, c’est une certitude que tu vends de la drogue ou que tu en prends […]. La semaine dernière j’ai fêté mon anniversaire dans un club […] avec mes amis, des Éthiopiens surtout, la police a débarqué, ils nous ont tous forcés à pisser dans des tubes […] » (A., étudiant, Guangzhou, Chine, juillet 2018).

Expédier du khat, c’est jouer au billard en plusieurs bandes

Pour déjouer les contrôles et atteindre la clientèle de mâcheurs, les commerçants de Dire Dawa doivent sans cesse redéployer leurs réseaux et trajectoires. Ils expédient par avion vers des pays européens où le khat est autorisé et prévoient ensuite son acheminement avec chauffeur et voiture à travers les territoires de prohibition pour rallier les marchés de Londres ou d’Oslo… Expédier du khat, c’est jouer au billard en plusieurs bandes.

« Il faut repérer des nouvelles destinations, répéter, c’est risqué, il faut changer tout le temps les itinéraires. On repère, on envoie un ou deux personnes en reconnaissance sur place, on leur envoie le colis dans leur hôtel, ils tournent, ou avec une boîte postale, on essaie, et ensuite on change […]. On a fait ça pour Guangzhou [Canton], ça a bien marché. » (D., Dire Dawa, Éthiopie, février 2015)

Or, les délais d’acheminement doivent être très rapides, c’est-à-dire moins de 48 heures avant que ne flétrissent les effets stimulants des feuilles fraîches. À destination des États-Unis, les commerçants recourent aux services express de Fedex/UPS ou empruntent les liaisons aériennes, avec valises en soute, en aménageant une escale pour tromper la vigilance des douaniers face aux arrivages directs « from Ethiopia » d’emblée connotés « khat ».

L’évèque Stanley Karuru offre des prières devant une botte de khat à l’église AIPCEA à Igembe (Kenya) pays particulièrement touché par l’interdiction d’exportation de khat au Royaume-Uni en 2014. Tony Karumba/AFP

Lyophilisé et réhydraté au Coca-Cola

Il est également possible d’affréter un container au départ du port de Djibouti. Avec détour, par Hanoï. Direction la Chine, pour noyer le khat dans le trafic qui met le cap sur les États-Unis. Plus modestement, et plus fréquemment, tout un chacun peut aussi prendre le chemin de la poste de Dire Dawa et envoyer son colis, toujours en ricochet.

« Je ne connais pas le gars aux États-Unis mais il connaît un gars de Dire Dawa qui m’appelle […]. Moi, j’envoie d’abord au Kenya, j’ai un ami là-bas […] qui envoie en Chine […] c’est pour effacer les traces, Dire Dawa, ils savent que c’est le khat […] et de la Chine, le gars envoie aux États-Unis […]. Le gars des États-Unis connaît le gars de Chine et le gars de Dire Dawa […]. Moi, je connais que le gars au Kenya et celui de Dire Dawa […] ». (Conversation dans un salon de khat, Dire Dawa, Éthiopie, avril 2014)

Dans ces deux derniers cas – container de 20 pieds ou boîtes à chaussures – la lenteur du transport impose alors de lyophiliser la marchandise : le khat est préalablement séché, réduit en poudre (étiqueté « henné » ou « thé ») et, à son arrivée, il est réhydraté au Coca-Cola.

« On ne fait pas les colis pour devenir riche, c’est la famille là-bas qui a besoin aussi de cette rentrée d’argent. Ce sont les femmes là-bas, surtout, qui nous demandent d’envoyer le khat, elles le vendent et avec le bénéfice, elle nous aide ici, participent aux dépenses de la famille. » (Conversation dans un salon de khat, Dire Dawa, Éthiopie, avril 2013)

Ces stratégies de contournement à l’international ont un coût financier et la probabilité accrue de tout perdre décourage de plus en plus et notamment ceux qui n’ont pas les moyens de prendre des risques. Il leur resterait alors le commerce transfrontalier et local. Quoique…

À Madagascar, les fermiers et paysans aussi cultivent le khat.

En Éthiopie : une manne financière à contrôler

Si le khat suit des chemins qui l’emportent au loin, rappelons toutefois que la première destination d’exportation des feuilles cultivées dans l’est éthiopien est le Somaliland, où 60 000 kilos sont exportés quotidiennement en toute légalité.

Une entreprise privée, la 571, gérée par un couple éthio-somaliland, exerce un monopole grâce, notamment, à sa flotte de livraison : 25 camions ISUZU FSR (contenance de 8 tonnes au moins) et deux Antonov basés sur le tarmac de Dire Dawa.

La seconde destination, tout aussi autorisée, est celle de Djibouti où chaque jour, 15 000 kilos y sont expédiés légalement.

Aujourd’hui quatre grandes compagnies « privées » (mais non sans lien avec l’État parti) et une centaine de licences attribuées – majoritairement à des hommes – trustent la filière en partenariat avec une société relais djiboutienne (la SODJIK) qui réalise en moyenne, à la revente, un chiffre d’affaires annuel de 32,8 millions de dollars.

Cette « rationalisation » du secteur de l’exportation au début des années 2000 – à l’ère du « libéralisme politique » et de la « libéralisation économique » – permet à l’État éthiopien de contrôler une partie des revenus générés par le khat ; de faire émerger ses propres figures de la réussite ; de limiter la prolifération d’outsiders locaux qu’il lui serait plus difficile d’identifier, de taxer et de surveiller. Et ce d’autant plus que dans cette région orientale, mâcher ensemble dans l’intimité des salons serait associé, vue du Palais, au complot et à la contestation sociale.

De plus, favoriser quelques entreprises fidélisées permet à l’État de manœuvrer politiquement dans cette région où des fronts de libération ont contesté/contestent le pouvoir de l’autorité centrale. Ainsi l’un de mes informateurs me rapporte à propos d’un des gros distributeurs de khat de la ville :

« Tu distribues le khat, tu fais de l’argent, tu deviens riche alors le gouvernement vient vers toi […]. Ils veulent […] que tu te présentes aux élections pour eux. C’est avec le khat qu’on gagne les élections ici à Dire Dawa et dans l’Ogaden ». (L., Dire Dawa, mars 2015).

Les femmes, ces aventurières quotidiennes du khat

Si le secteur se réorganise, la contrebande aussi : de Dire Dawa au Somaliland, 30 000 kg transiteraient par jour, tandis que 3 000 kg passeraient en douce vers Djibouti. Si le contrôle de l’État n’est pas sans faille, si les trafics demeurent, ce sont en revanche ses acteurs qui changent peu à peu.

« Il y avait une majorité de femmes sur les trains […], je dirai 80 % de femmes, surtout des femmes issas et oromos […] elles se faisaient taxer à chaque station, dès Dire Dawa, mais personne ne les empêchait de faire leur business, tout le monde y participait, on y gagnait tous […] sans la contrebande, Dire Dawa serait morte ». (J., Dire Dawa, février 2014)

En effet, des années 1970 au début des années 2000, ce sont les femmes qui embarquaient à bord des trains vers Djibouti avec du khat frais et redescendaient à Dire Dawa avec des produits de consommation courante (boîtes de sardines, vêtements) bravant la répression policière et les abus de pouvoir des hommes.

« Il était impératif pour ces commerçantes de coopérer avec le personnel du chemin de fer […]. Oui, les gars les aidaient parce qu’ils avaient couché avec elles […]. » (H., Dire Dawa, avril 2013).

Aux décisions politiques de réorganisation de la filière d’exportation (qui profitent à certains hommes, et bien moins aux femmes) s’ajoute celle de mettre fin à la circulation du train vers Djibouti.

Pour les commerçantes, ce coup de sifflet marque la fin du voyage et le repli sur les petits et grands marchés de khat locaux où, derrière leurs étals, elles exercent le monopole de la vente de proximité.

Pour l’’heure les femmes résistent d’autant mieux que les représentations sociales font encore rimer la vente du khat au féminin. Cette spécificité genrée de l’activité est volontiers justifiée par la division sexuelle du travail, par la soi-disant inadéquation féminine au ruminage, par les qualités essentialistes attribuées aux femmes mais, plus encore, par la corrélation entre l’effet que suscite la vendeuse et celui « sensuel » que procure le bouquet au mâcheur qui maintient les dames comme vendeuses et les messieurs comme clients.

Mais, pour combien de temps encore ce pré-carré ?

Devantures d’étals vendant du khat à Djibouti, mai 2015. Carl de Souza/AFP

Une autre mondialisation

Tantôt fléau à éradiquer, tantôt or vert qui fait vivre une région entière, le khat peut être lu comme une marchandise ambivalente qui change de statut, de valeur et de matérialité car ses circonvolutions à l’international l’exposent à l’altérité, aux différents bastions moraux. À la confrontation des normes. Aux rapports de pouvoir.

Ainsi, loin de Davos et de Wall Street, il y a ces resquillages permanents de commerçants qui continuent d’alimenter les marchés internationaux ; il y a aussi ces consommateurs qui continuent à se repaître à travers le monde, quelles qu’en soient les conséquences – puisque devenir un citoyen modèle ne serait pas compatible avec le masticatoire ; il y a enfin ces anciennes contrebandières sédentarisées qui doivent composer avec une potentielle confiscation des hommes.

L’ouverture d’une nouvelle ligne de train entre l’Éthiopie et Djibouti en 2018 bénéficiera-t-elle aussi aux vendeuses de khat ?

Suivre la marchandise khat propose donc de s’immerger dans une autre mondialisation, non pas celle des grandes entreprises transnationales, mais celle plus « discrète », celle dite « par le bas », pour en cerner certains des enjeux économiques et politiques. Entre l’intime et le monde, entre connexions et déconnexions, il convient d’entendre aussi ce que les hommes font du khat et ce que le khat, sur un marché globalisé, fait aux hommes. Et plus encore, aux femmes.

L’auteure vient de publier Puissance khat, Vie politique d’une plante stimulante aux éditions PUF.

 

The Conversation

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Les accusations sont lourdes.

Trois autres policiers ont été mis en examen ce jeudi dans l’affaire de corruption et de trafic de stupéfiants qui secoue la Brigade anticriminalité du XVIIIe arrondissement de Paris, a fait savoir une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours et d’Europe 1.

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Soupçonnés de racketter les dealers

Deux autres hommes, non policiers, avaient aussi été mis en examen la semaine dernière, notamment pour corruption active. « Ils sont notamment soupçonnés d’avoir corrompu “Bylka” », surnom du brigadier dans le quartier, « considéré par la justice comme l’organisateur des malversations », selon Les Jours.

Les deux policiers sont soupçonnés d’avoir « protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération » et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, avait expliqué samedi une source proche du dossier. « Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers », selon une source proche de l’enquête.

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Les agents du SVA, à bord des patrouilleurs Abanto et Paíño ont intercepté ce lundi, à 98 milles marins au sud-est de Carthagène, un navire marchand, battant pavillon moldave qui transportait 10 tonnes de haschisch.

Le cargo a accosté mardi à midi dans la digue sud-ouest du quai Cartagena de Escombreras, où le délégué spécial de l’AEAT à Murcie, Alfonso del Moral, a annoncé les détails de l’opération « Seifa », dans laquelle les patrouilleurs « Abanto » et « Paíño » ont intercepté le bateau « ELG » de 79 mètres de longueur. Les moyens aériens de surveillance douanière de l’administration fiscale ont positionné le cargo et facilité le suivi.

Huit membres d’équipage de nationalité ukrainienne ont été arrêtés.

L’opération a été mise au point par la Surveillance des douanes, coordonnée par la Sous-direction générale des opérations du Département des douanes et des taxes spéciales de l’AEAT et avec la collaboration des autorités françaises, italiennes et turques, ainsi que par le Centre de renseignement contre le terrorisme et contre le crime organisé (CITCO) et le Centre de coordination pour la lutte antidrogue en Méditerranée (CECLAD).

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Mediterráneo Oriental

La Agencia Tributaria interceptó este lunes a un barco mercante que portaba 10 toneladas de hachís a 98 millas al sureste de Cartagena.

Hay ocho detenidos, los tripulantes del mercante ‘EGL’ de bandera moldava, todos ellos de nacionalidad ucraniana.

Las autoridades italianas 🇮🇹, francesas 🇫🇷 y turcas 🇹🇷 han colaborado en la investigación, que arrancó hace seis meses.

Fuente

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Cinq personnes interpellées

Au final, ce « joli coup de filet » selon le chef d’escadron Erwann Laisney, commandant la compagnie de Plourin-les-Morlaix, permet l’interpellation de cinq personnes, trois hommes et deux femmes, soupçonnées d’être des trafiquants de cocaïne. Elles ont été placées en garde à vue. En matière de stupéfiants, les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures. Elles devraient ensuite être déférées au parquet de Brest. Deux personnes sont d’origine guyanaise, une de l’Ile Maurice, une d’Afrique du Sud et une de Bretagne.

L’enquête a débuté fin janvier, à Pleyber-Christ (Finistère), lorsqu’un gendarme de la brigade identifie un homme d’origine guyanaise qui s’adonne à la vente de cocaïne.

Ce dernier réside alors à Lampaul-Guimiliau près de Morlaix (Finistère). Progressivement et devant l’ampleur que prend le trafic de stupéfiants, les enquêteurs, en repérant vendeurs et acheteurs, recueillent toutes les preuves afin d’établir un trafic bien établi.
Opération dès l’aube ce lundi

Décision est prise de lancer une opération le lundi 17 juin dès l’aube. A 6h du matin, les premières interpellations ont lieu avenue Jean-Jaurès à Brest au domicile où est dorénavant logé le Guyanais, chef de file du réseau. Il n’est pas sur place au moment de la descente des gendarmes. Il sera interpellé plus tard, vers 11h en « milieu ouvert » à Brest. Cet homme de 41 ans a déjà était poursuivi pour de multiples trafics de stupéfiants en Guyane.

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Vidéo

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Le rocher de Gibraltar, à moins de 20 km des côtes africaines, c’est l’entrée sud de l’Europe. C’est aussi l’un des détroits les plus surveillés au monde, puisqu’il est devenu le passage obligé des tonnes et des tonnes de drogue des montagnes du Rif marocain…qui sont expédiées chaque jour.

La plupart du hasch consommées en France en Allemagne en Angleterre passe par le détroit de Gibraltar, avant d’arriver sur les plages de la Costa del Sol, de Tarifa, Cadix, Huelva ou sur les cotes algériennes, françaises, italiennes, portugaises , tunisiennes et parfois anglaises.

 

Estimation du trafic: 15 tonnes de haschich par 24 heures

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The international informant

When Marc Fievet becomes a spy for French customs
 
When Marc Fievet becomes a spy for French customs
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When Marc Fievet becomes a spy for French customs
The extraordinary true story of ordinary Frenchman, Marc Fiévet, moonlighting as a customs informant in Gibraltar. 
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The Informant
with
Gilles Lellouche, Tahar Rahim, Riccardo Scamarcio
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Inspired by real events, The Informant is a gripping crime thriller from screenwriter Abdel Raouf Dafri (A Prophet) and director Julien Leclercq (The Assault). In order to free his family from financial worries, Marc Duval, a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs. He progressively wins the trust of Claudio Lanfredi, a powerful cocaine importer tied to the dangerous Columbian cartels. This in-depth immersion in the world of drug trafficking forces Marc to take increasing risks. But, as he rises in the cartel hierarchy, he also discovers easy money, temptation and a luxury lifestyle.

http://www.institut-francais.org.uk/cine-lumiere/whats-on/new-releases/the-informant/

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L’office central de lutte contre le crime organisé

Logo OCLCO

L’OCLCO, créé par le décret du 6 mai 2006, est compétent en matière de lutte contre les groupes criminels quelles que soient leurs activités illicites. Il s’investit particulièrement dans la répression du grand banditisme et des trafics d’armes et de véhicules volés ainsi que dans la recherche des fugitifs.

Pour accomplir ses missions, l’OCLCO s’appuie sur trois brigades :

– la brigade nationale de répression du banditisme et des trafics;
– la brigade de recherche des fugitifs;
– la brigade de recherche et d’intervention nationale.

Il anime et coordonne l’action des 12 brigades de recherche et d’intervention (BRI) mises en place au sein des DIPJ et des DRPJ et chargées des recherches visant à détecter, surveiller et interpeller les auteurs et complices d’actes relevant de la grande criminalité.

Dans son domaine de compétence, il initie ses propres enquêtes sur l’ensemble du territoire national et peut également assister ou agir en co-saisine avec un service de police ou de gendarmerie.

Il met à la disposition d’autres services des groupes spécialisés en matière de rapprochement analogique des modes opératoires et de téléphonie cellulaire avec exploitation en temps réel de données.

Cet office constitue pour la France le point central dans les échanges internationaux:

– il centralise les demandes de recherches sur le territoire émanant des pays étrangers;
– il entretient des liaisons opérationnelles avec les services spécialisés des autres pays et avec les organismes internationaux en vue d’obtenir toutes informations relatives aux recherches ;
– il contribue, au niveau national, à l’animation et à la coordination des travaux préparatoires aux réunions des enceintes et organismes internationaux auxquels il participe.

De manière plus précise, son domaine de compétence recoupe:

Le grand banditisme :

Les homicides commis entre malfaiteurs, les extorsions, y compris lorsqu’elles accompagnent un enlèvement de personne, les vols qualifiés, les évasions violentes et les associations de malfaiteurs en liaison avec ces infractions.

Les établissements bancaires, la bijouterie-joaillerie-horlogerie-orfèvrerie, le transports de fonds restent les cibles traditionnelles du grand banditisme qui se tournent vers d’autres objectifs présentant un faible risque : délinquance de proximité, grande distribution, … 

La recherche des malfaiteurs en fuite :

L’office est chargé de la recherche et de l’arrestation des auteurs présumés, des témoins défaillants ou importants d’une infraction faisant l’objet d’une enquête judiciaire, des personnes à l’encontre desquelles est décerné un mandat judiciaire et qui font l’objet d’un ordre de recherche émanant de l’autorité judiciaire ou d’une décision de condamnation à une peine privative de liberté sans sursis émanant d’une juridiction de jugement et des personnes évadées au sens des articles 434-27 à 434-29 du code pénal.

Les trafics d’armes :

L’office est chargé d’animer et de coordonner la lutte contre les infractions relatives à la fabrication, la détention, le commerce et l’emploi illicite d’armes, de munitions, de produits explosifs et de matières sensibles (nucléaires, biologiques, chimiques), quel que soit le domaine d’activité : criminalité organisée, terrorisme, délinquance dans les zones sensibles.

Les trafics de véhicules volés :

Une augmentation régulière depuis 2007, de la quantité de véhicules volés non retrouvés (80 000 environ par an), ainsi qu’un nombre de véhicules volés qui tend à stagner, voire à diminuer atteste de la permanence des réseaux de trafics de véhicules.
En 2009, 167 697 véhicules ont été dérobés (+ 3,9 % par rapport à 2008) et 84 696 véhicules ont été retrouvés.

Le continent africain, l’Afrique de l’ouest et le Maghreb ainsi que les Balkans et les pays Baltes constituent les principales destinations des véhicules et des pièces détachées volés.
Ces vols génèrent parallèlement un trafic de documents administratifs falsifiés ou contrefaits.

Les trafics de documents volés, falsifiés ou contrefaits :

La répression de ces trafics organisés doit s’attacher notamment à en neutraliser les sources. Si les officines traditionnelles de fabrication de faux documents tendent à disparaître, de nombreux délinquants poursuivent leur activité grâce aux nombreuses facilités offertes par les progrès informatiques.

Les vols à main armée commis en vue de l’appropriation de documents administratifs vierges ont cessé depuis 2005 grâce aux actions préventives menées par la police judiciaire en direction de ses différents partenaires (préfectures, consulats de France à l’étranger, imprimerie nationale, transporteurs mais aussi, par la mise en place des passeports électroniques (2006) et nouveaux certificats d’immatriculation (2009), produits et remplis directement par l’imprimerie nationale.

Depuis 2008, on observe cependant une tendance à la contrefaçon à «large spectre» de documents ou pièces administratives permettant de constituer frauduleusement en préfecture ou en mairie des demandes de délivrance de documents authentiques. Il s’agit de l’obtention indue, véritable fraude intellectuelle.

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Giuseppe Cortese, membre de la Ndrangheta, âgé de 53 ans, est présenté, ce vendredi matin au parquet général de Dijon (Côte d’Or) dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen

Tellement surpris, la moutarde ne lui est même pas montée au nez

Tout s’est joué dans le plus grand secret pour déjouer les informateurs de la mafia qui noyaute la police et toute la société transalpine.

Mardi, à 3 heures du matin, les policiers italiens transmettent l’ordre d’arrêter cet homme à l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) à Nanterre (Hauts-de-Seine) et indiquent que Giuseppe Cortese, connu pour faire partie de cette association mafieuse et spécialisée dans la finance du trafic, vient de passer en France pour se rendre en Suisse. Grâce à une géolocalisation de son portable, le suspect est repéré en Bourgogne.

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Interdit de séjour en Loire-Atlantique, un jeune de 19 ans a été interpellé, mardi 11 juin à Vannes, avec du cannabis, sur les lieux du trafic de stupéfiants à Kercado. Il a été jugé vendredi après-midi 14 juin, devant le tribunal correctionnel de Vannes. Il a été condamné à deux ans de prison.

Pour le procureur, François Touron, le Nazairien de 19 ans, qui comparaît, ce vendredi 14 juin, devant le tribunal correctionnel de Vannes, est doublement coupable. Coupable de s’être livré au trafic de stupéfiants et coupable d’avoir continué, malgré sa mise en examen, malgré son placement en détention puis une fois à l’extérieur: « Vous avez fait le choix de vous investir dans une organisation criminelle, dans une économie clandestine. Vous avez fait ce choix et vous l’avez réitéré alors même que vous étiez en détention. »

Les faits – pour lesquels le jeune homme était jugé, ce vendredi 14 juin, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Vannes – remontent au 11 juin. Ce jour-là, le prévenu, sorti de prison un mois plus tôt, est interpellé rue de Kerarden, à Vannes, alors qu’il se trouve en présence d’autres jeunes, tout de noir vêtu, à un endroit connu pour être un point de vente de stupéfiants.

« Quand la police est arrivée, je n’ai pas essayé de fuir, ni de courir, explique Medhi Clarke, dans le box. L’interpellation s’est bien passée. » Le jeune homme assure que les dix barrettes de résine de cannabis trouvées sur lui (54 g) étaient destinées à être remises à « un homme cagoulé », pour le compte duquel il aurait dû ensuite faire le guet. Une journée qui devait lui permettre de rembourser une dette : « l’achat d’un téléphone en prison », d’une valeur de 340 €.

À son domicile, les policiers retrouveront trois autres barrettes et 215 €. « Le cannabis, c’était pour ma consommation personnelle, et l’argent liquide, mon pécule en sortant de maison d’arrêt. »

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La Unidad de Análisis de Riesgos (UAR) del puerto de València, integrada por funcionarios de Aduanas y la oficina de análisis e investigación (Odaifi) de la Guardia Civil han intervenido otros 234 kilos de cocaína recién llegada de Suramérica a bordo de un contendor que, en esta ocasión, traía bebidas de malta desde la República Dominicana.

Con este nuevo gancho perdido ya es más de medio tonelada la cocaína decomisada en el puerto valenciano en este mes de junio. De hecho, solo siete días separan este cargamento del anterior, descubierto el día 4 cuando el único detenido de esa causa, un camionero, trataba de salir del recinto portuario con 270 kilos de cocaína ocultos entre las cajas de piña que aseguraba llevar como carga.

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De la drogue (cocaïne, héroïne et cannabis) et plus de 23 000 € ont été saisis.

Les interpellations ont eu lieu en deux temps.

-Dans le cadre d’une commission rogatoire – qui a déjà permis de mettre la main sur 235 kg de cannabis, en début d’année, les policiers vannetais ont d’abord interpellé, le 30 mai 2019, deux vendeurs de stupéfiants âgés de 22 et 28 ans.

Ces deux jeunes hommes, originaires de la région parisienne, ont été appréhendés en plein trafic. Ils étaient en possession de 13 600 € provenant du trafic et de 365 grammes de cannabis. Placés en garde à vue et présentés au parquet, ils ont été écroués.

-Poursuivant leurs investigations, et toujours dans le cadre de ce même trafic qui irrigue le quartier de Kercado, les policiers ont mis en place un dispositif de surveillance et d’interpellations, qui a mobilisé une vingtaine de fonctionnaires de police. Mardi 11 juin, vers 22 h 30, à l’issue d’une journée de revente de stupéfiants, ils ont interpellé cinq personnes, dans le quartier de Kercado: « quatre jeunes qui se rendaient dans un appartement de Kerarden, servant de base arrière, et la locataire de ce logement », précise le commandant Patrick Beurel, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique du Morbihan.

source et plus

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La police nationale espagnole a découvert une méthode novatrice dans le monde du trafic de drogue.

Les agents du groupe XIV de la brigade de police judiciaire ont trouvé 800 kilos de cocaïne dans de fausses pierres.

L’opération, qui a entraîné 11 arrestations, a suscité l’intérêt des plus grandes agences de sécurité et de la police du monde.

Les trafiquants de drogue ont mis les 800 kilos de poudre blanche dans une cargaison de 180 tonnes de roches répartie dans plusieurs conteneurs, qui a quitté Guayaquil et atteint le port de Barcelone après une escale à Carthagène des Indes.

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Trois hommes de 22 à 25 ans comparaissaient devant le tribunal de Vannes, mardi 11 juin 2019, pour trafic de stupéfiants. Deux d’entre eux ont écopé de prison ferme.

Un sac de produits de stupéfiants avait été découvert par un promeneur, dans un véhicule stationné, portière ouverte, à Limerzel. Très vite, le propriétaire de la 206, Thomas Rio, avait été interpellé. Lui et ses deux complices étaient jugés en comparution immédiate, mardi 11 juin 2019, devant le tribunal correctionnel de Vannes. Deux sont incarcérés, le troisième comparaît libre.

Cocaîne, cannabis, ecstasy

Les trois jeunes, âgés de 22 ans à 25 ans, ont tous un travail, mais ont fait le choix de se lancer dans le trafic de stupéfiants. D’abord pour leurs consommations personnelles, très importantes, mais surtout dans un but lucratif. Cocaïne, cannabis, ecstasy… avaient été retrouvés le 5 juin, dans le véhicule stationné « à l’abri des regards ». C’est par mégarde que Thomas Rio avait laissé ouverte la porte de son « lieu de stockage », où traînait même au sol un billet de 50 €, avant de concéder aux enquêteurs, un rôle de mise en culture de quinze pieds de cannabis, sur un terrain qui ne lui appartient pas, mais propice à la plantation.

Prison ferme

Hier, les déclarations ont été faites a minima. Restent les éléments objectifs qui permettent à la vice-procureure de requérir quatre ans dont un an avec sursis, et 15 000 € d’amende à l’encontre de Nicolas Cochin ; trois ans de prison dont un an avec sursis et 10 000 € d’amende pour Thomas Rio ; deux ans dont un an avec sursis contre le troisième complice.

Le tribunal a suivi les réquisitions avant d’ordonner le maintien en détention des deux fournisseurs, et leur interdiction de séjour dans le Morbihan pendant cinq ans

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Pour Marc Fievet, l’OHIM aurait pu demander à l’ex DG de la Douane française Jean-Dominique Comolli de venir partager son expérience de tabatier…

Le rapport de l’Office européen de lutte contre les atteintes aux droits de propriété intellectuelle vient d’être publié par l’Office Européen de l’Harmonisation du Marché Intérieur (OHIM). Que de noms compliqués pour des concepts simples !
L’OHIM est un organisme qui gère les marques européennes. Il y a quelques années, il a créé un bureau d’étude pour suivre l’évolution d’une pratique illégale qui nuit à l’économie européenne : la contrefaçon.

La contrefaçon est la copie des produits protégés par des droits intellectuels parce qu’ils sont le résultat d’une recherche, d’innovations techniques, biologiques, esthétiques.

En France, ces droits sont d’une importance capitale dans l’industrie mécanique, le luxe et la mode, la pharmaceutique et tant d’autres domaines… on estime que la contrefaçon y occasionne 60 000 pertes d’emplois, couterait 6,8 milliards d’euros . Il occasionne des risques graves pour la santé, freine l’innovation. Sans compter l’impact environnemental : surproduction de produits de mauvaise qualité, sur- consommation de produits à prix cassés, destruction de ces produits…
Ce bureau a notamment pour rôle de dresser la liste des produits les plus contrefaits, les pays producteurs et les nouvelles cibles des contrefacteurs. Sans surprise, la Chine produit l’écrasante majorité des contrefaçons et se diversifie comme aucun autre pays : tee-shirts de mauvaise qualité, jouets pour enfants décorés avec des peintures cancérigènes, pièces détachées d’automobiles ou produits pharmaceutiques. La contrefaçon est une gangrène qui se propage à toute l’économie réelle et devient sans cesse plus dangereuse. Et les saisies douanières sont là pour en témoigner : en quantité, en diversité, la contrefaçon est un phénomène qui croît sans discontinuer depuis des nombreuses d’années.
Dans cet océan de faux produits, certains s’en tirent bien, notamment les produits du tabac. Pourtant la Chine est de loin le plus gros consommateur au monde et le plus gros producteur également.

Mais en Union Européenne, il n’existe quasiment pas de contrefaçon de tabac. Les trafics sont composés quasi-exclusivement de cigarettes légitimes, provenant des usines des 4 multinationales du tabac.

Comment expliquer ce phénomène ? Facile : un paquet de cigarette ne coûte pas plus de 15 centimes à produire. Ce sont les taxes et les marges des fabricants qui gonflent son prix. A ce prix-là, impossible pour d’autres produits à prix cassé d’envahir un marché déjà occupé. Mais pourquoi les produits authentiques se retrouvent-ils tant sur les marchés parallèles ? Pour mettre à mal les politiques de santé publique qui, avec des prix prohibitifs, tentent d’empêcher les jeunes de commencer à fumer, il faut bien trouver un moyen de vendre du tabac. Or sans contrebande, l’argent de poche ne permet pas de s’acheter de paquets à 10 euros ! A 3 ou 4 euros c’est une autre histoire…
Pourtant, dans les publications annuelles sur les trafics (ou celles des innombrables relais que l’industrie crée, finance, instrumentalise), la contrefaçon apparait comme un problème central. C’est pour ça que ces publications sont critiquées pour leur méthodologie biaisée.
Pourquoi ces rapports mêlent-ils contrebande et contrefaçon dans une même catégorie ? Si l’on veut s’attaquer aux trafics de tabac en France, c’est à la contrebande qu’on doit s’attaquer. Mais si l’on veut protéger les “droits de propriété intellectuelle” des industriels du tabac, c’est à la contrefaçon qu’on doit s’en prendre. Un flou est entretenu dans tous les rapports financés par l’industrie du tabac pour que sa responsabilité soit diluée.
La dernière version du rapport KPMG (financé par Philip Morris !) publiée début juin 2019 qui contient comme d’habitude une section « Contrefaçon et contrebande » fait à nouveau de la contrefaçon un problème majeur.
Dans un fourre-tout insensé, ce sont contrebandes et contrefaçons qui sont mises ensemble. Insensé ? Pas vraiment, car ce faisant la responsabilité de l’industrie du tabac se trouve diluée.

On assimile les trafics aux méchants chinois, et on plaint les gentilles sociétés victimes et acculées… qui sont en réalité derrière ces trafics !

Que ce jeu malsain soit l’apanage de cols blancs peu scrupuleux, c’est désolant mais pas étonnant.
Cela devient révulsant quand ces pratiques trompeuses se généralisent à la sphère publique.

Preuve en est le dernier livre blanc de l’Unifab sur la contrefaçon sur internet. Cette association, reconnue d’utilité publique, est censée protéger les intérêts de ses adhérents contre la contrefaçon. Elle a publié le 5 juin dernier un rapport produit en collaboration avec l’Association de Lutte Contre les Commerces Illicites (ALCCI)… une association connue pour être financée par l’industrie du tabac.

Ce n’est d’ailleurs par la première fois que l’ALCCI participait à ce genre d’enfumage : déjà à Bruxelles il y a un an, un colloque financé par Philip Morris avait réuni tout le gotha sous le thème : « contrebande, contrefaçon et financement du terrorisme ». Car il n’y a pas de limite à l’instrumentalisation des pires malheurs pour se rapprocher des pouvoirs publics.

Les patrons de la Commission Européenne invités – dont Pierre Moscovici- après avoir accepté, ont courageusement décliné l’invitation, après que le Canard enchaîné a publié la participation du Commissaire européen aux taxes et aux douanes !

Une participation à un évènement financé par le plus gros industriel du tabac qui fait tout pour contourner ces taxes n’était en fait pas conseillé par son service de communication ?
Mais il n’y a malheureusement pas qu’à Bruxelles que ces fumisteries sont pratiquées.
En France, où il est avéré – par certains industriels du tabac eux-mêmes !- que la contrefaçon ne représente pas plus de 0,2% du marché français, on retrouve les mêmes manigances. Ainsi, pour présenter le système de lutte contre les trafics de tabac mis en place à partir du 20 mai 2019, la Douane française déclare sur son site que le système de traçabilité « permettra de mieux lutter contre la contrebande et la contrefaçon des produits du tabac ». Pourtant s’il y a bien une entité qui doit connaître le sujet, c’est la douane. Le bureau “fiscalité douanière” partage les point de vues des fabricants de tabac, même si la France a tout sauf les mêmes intérêts. D’ailleurs, quand il s’agit de communiquer sur les montants de la fraude, le bureau “affaires juridiques et lutte contre la fraude” de la Douane ne parle plus de contrefaçon, mais seulement de contrebande

images(232)8582288626521476937.jpgLa lutte contre les trafics de tabac aurait-elle plusieurs visages selon les bureaux de la douane concernés ?

Seul Rodolphe Gintz, Directeur Général des Douanes, et responsable tant des fraudes que des droits indirects pourrait expliquer pourquoi certains dans son organisation reproduisent ces concepts de communication pensés par l’industrie du tabac alors que d’autres parlent plus simplement de contrebande.
L’approche des douanes est donc difficilement compréhensible.

Ce que l’on comprend sans mal en revanche, c’est que le lobby du tabac est omniprésent et influent jusqu’aux plus hautes officines.

Jusqu’au Parlement Européen, où les plus curieux pourront demander à Sonia Krimi, députée de la République en Marche, pourquoi elle invite le 20 juin le responsable de Philip Morris International pour un colloque à l’Assemblée Nationale sur la lutte contre les trafics. Alors que l’OMS recommande expressément de ne pas laisser participer l’industrie du tabac lorsque ce n’est pas strictement nécessaire.

Sans doute attend-elle de sa part un éclairage opportun sur les liens entre contrebande, contrefaçon, manipulation et entrisme…

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Six personnes avaient été tuées en août 2007 dans cette ville d’Allemagne, dans le cadre d’une vendetta au sein de la mafia calabraise.

Les corps des six Italiens, âgés de 16 à 39 ans et membres d’un des deux clans mafieux de la localité calabraise de San Luca avaient été découverts criblés de balles dans deux véhicules devant un restaurant italien à Duisbourg.

Guerre entre deux clans

Ce massacre était, selon les enquêteurs, un nouvel épisode d’un cycle de représailles après l’assassinat le jour de Noël 2006 de Maria Strangio (33 ans), cousine de Giovanni Strangio et épouse de Giovanni Nirta, chef d’un des deux clans s’affrontant à San Luca (les Nirta-Strangio contre les Pelle-Vottari).
Giovanni Strangio.

Le principal accusé, Giovanni Strangio, avait été considéré par la justice italienne comme l’organisateur et l’un des exécutants de la tuerie de Duisbourg, tandis que les sept autres condamnés à la réclusion à perpétuité étaient impliqués dans les autres meurtres.

A l’époque, le magistrat italien Salvatore Boemi, disait: « Ce jour-là, vous vous êtes enfin rendu compte que ce cancer n’est pas que l’affaire des Italiens, mais la vôtre, aussi ! » insistait-il dans son bureau blindé de Reggio.

Boemi, vingt-trois ans de vie sous escorte, le disait et le redisaitt : « Au fond, Duisbourg a été un espoir pour nous. Pour faire comprendre que notre combat national doit être porté au niveau EU-RO-Pé-EN et qu’il faut harmoniser la législation. »

Source et plus

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El sumario de la ‘Operación Oikos’ detalla cómo Carlos Aranda, uno de los líderes de la presunta trama de amaños en Primera y Segunda División, blanqueó abundante dinero procedente del narcotráfico mediante la compra de partidos de fútbol y las apuestas relacionadas con ellos.

Según publica el diario ‘El Mundo’, el beneficio obtenido con el tráfico de drogas era utilizado para pagar a los jugadores a los que se compraba y también para realizar las apuestas que convertían en legal el dinero ilegal.

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Plus de 200 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis le 9 juin, la veille du lundi de Pentecôte, entre Chalon-sur-Saône et Bourg-en-Bresse, selon les informations du Figaro.

Peu après 23 heures, un ensemble routier frigorifique immatriculé en Roumanie et en Espagne a été repéré par les douaniers de la brigade de surveillance intérieure (BSI) de Chalon-sur-Saône, au niveau de l’autoroute A39.

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Oltre alla cocaina c’erano anche delle escavatrici edili e nell’immediato fu segnalato che “la compagnia di destinazione era di proprietà di napoletani legati alla camorra”.

Così è scattato il blitz “Spaghetti Connection” (questo il nome dato all’indagine ndr) svolto in collaborazione tra le polizie di Costa d’Avorio, Francia, Italia e Brasile. Ma in realtà da anni il porto di Abidjan è uno dei luoghi nevralgici per i traffici internazionali di cocaina.

« Ci sono le prove che le merci erano destinate a ‘ndrangheta e camorra e cittadini italiani, ivoriani residenti da più o meno tempo, erano dietro il traffico”, ha detto Silvain Couè, ufficiale di collegamento francese.

Il carico era stato acquistato per 2,5 milioni di euro in Sud America e sarebbe stato rivenduto in Europa per 250 milioni. “La cocaina avrebbe dovuto attraversare la Costa d’Avorio per poi fare ingresso in Italia”, ha spiegato Adorno Bonaventure, direttore del Transnational Organized Crime Unit.

Piu

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Près de 400 kilos de méthamphétamines ont été saisis par la BSI de Lons le Saunier (Douane) dans un semi-remorque frigorifique qui circulait sur l’A39.

Le vice-procureur Jean Richert a dit que c’était un « coup extrêmement significatif » porté à ce trafic par la douane….

« La totalité des saisies d’amphétamines et de méthamphétamines pour l’année 2018, tous services confondus, était de 237 kilos », est-il rappelé dans un communiqué de la Jirs, oubliant de préciser que cette saisie de méthamphétamines et amphétamines a été réalisée sur des produits destinés au marché allemand.

Le chauffeur espagnol a déclaré qu’il ne savait pas que son 44 tonnes était lesté de 400 kilos de drogue. Comme quasiment tous les chauffeurs d’aujourd’hui qui se mettent à quai pour charger et attendent dans leur cabine que le chargement soit terminé, il n’a peut-être pas vérifié son chargement.

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Si vous avez des informations à me communiquer, vous pouvez me contacter à l’adresse marcfievet@live.fr.

Si vous souhaitez m’adresser des documents, vous pouvez utiliser WahtSapp et me contacter sur 06 84 30 31 81.

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Le destinataire final de la marchandise n’était pas la Camorra à Naples mais la ´Ndrangheta en Calabre.

Deux autres expéditions depuis 2017 ont été effectuées avec le même mode opératoire.

Depuis 2012, le parquet antimafia de Naples bossait dessus sans arriver à faire tomber cette organisation.

Tous les destinataires de la ´Ndrangheta ont été identifiés…Certainement déjà en cavale, ils vont être serrés dans les semaines qui viennent!!!!

C’est Sylvain Coué, de la police française qui est l’officier de liaison, basé à Accra qui s’est félicité de la très bonne coopération, seul moyen pour obtenir de bons résultats.

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Publié vendredi, 07 juin 2019 ‐ Le Figaro

À l’occasion des dix ans du rattachement de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur, Christophe Castaner et son homologue aux Armées, Florence Parly, détaillent en exclusivité pour Le Figaro la complémentarité des forces civiles et militaires face aux menaces qui pèsent sur la France.

LE FIGARO. – La gendarmerie a quitté il y a dix ans le giron des Armées pour rejoindre celui de l’Intérieur. Avec le recul, quels avantages voyez-vous à ce rattachement?

Christophe CASTANER. – D’abord, la loi de 2009 est une avancée. Ce n’est pas un reniement. Au contraire. Il s’agissait de gagner en cohérence pour plus de sécurité, en donnant au ministre de l’Intérieur un champ de vision à 360 degrés. La gendarmerie porte un maillage territorial dense que n’avait pas forcément la police. La délinquance ne se limite pas aux zones urbaines. Voilà pourquoi j’ai décidé, par exemple, que quatre quartiers de reconquête républicaine (QRR) soient en zone gendarmerie: …

plus sur  le FIGARO

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L’Office central antidrogue (OCAD) va remplacer l’actuel Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)

L’OCAD aura pour mission de centraliser toutes les informations.

Il aura fallu plus d’un an pour que le projet se décante. La réforme des services chargés de la lutte contre le trafic de drogue, dont les derniers détails ont été fignolés lors d’une réunion interministérielle fin mai, devrait être présentée dans les jours qui viennent au président de la République, selon les informations du Monde.

Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux ce «plan stup», en mai 2018, pour une présentation en juillet de la même année. Mais, entre l’affaire Benalla, la démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur et la crise des « gilets jaunes », la Place Beauvau n’avait jamais trouvé le temps de rendre sa copie.

C’est désormais chose faite. Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat auprès de Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, a pris la main sur ce dossier complexe.

Sur le modèle de ce qui a été fait avec la DGSI

De nombreuses entités travaillent aujourd’hui sur la lutte contre les stupéfiants : l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants l’OCRTIS, qui dépend de la police judiciaire), les sûretés départementales, les douanes et la DNRED (Direction nationale du renseignement du renseignement et des enquêtes douanières), les sections et brigades de recherche des gendarmes… Le tout plus ou moins en lien direct avec les magistrats des juridictions interrégionales spécialisées (JIRS). Une multitude d’acteurs qui opéraient parallèlement, voire en concurrence. (Quand ils ne se montaient pas des ‘chantiers’ ou autres vilenies dont ils sont capables. Mais ça, c’était hier!)

« L’idée directrice du plan est de décloisonner le fonctionnement des nombreux services qui travaillent sur la lutte contre les stupéfiants et de mieux partager les informations », explique-t-on place Beauvau.

Les ministères de l’intérieur et de la justice, sous le contrôle de Matignon, ont fini par se mettre d’accord pour désigner un nouveau chef de file de la filière « stup », sur le modèle de ce qui a été fait avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour la lutte antiterroriste.

Un Office central antidrogue (OCAD) va donc être créé, en remplacement de l’OCRTIS, avec un rôle de centralisation de toutes les informations.

Il sera sous la coupe de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), grande gagnante du bras de fer. Au désarroi des gendarmes, qui participeront bien à la nouvelle entité, mais auraient préféré la diriger. Apporteront-ils l’ensemble des connaissances acquises depuis des décennies? Comme les Gendarmes ont eu l’habitude de la fermer, du temps où ils faisaient partie de la ‘Grande muette’ il est probable que certaines infos auront du mal à remonter.

Quant au ministère de la justice qui avait aussi espéré un temps placer un magistrat à la tête de cet office, il s’est vu renvoyé à la stricte application du Dalloz.

Cette refonte nationale s’accompagne de la création de CROSS (cellules de renseignement opérationnelles sur les stupéfiants) au niveau départemental. Composées de policiers et de gendarmes, elles seront chargées de collecter toute l’information localement avant de transmettre les éléments au procureur. Elles devront faire le lien avec la police de sécurité du quotidien, en prise directe avec les quartiers les plus difficiles en termes de trafics. Des comités de pilotage entre les préfets et les magistrats seront mis en place pour chapeauter le tout. Ce nouveau schéma s’inspire de ce qui est déjà pratiqué à Marseille et à Lille ou de la CROSS qui vient d’être mis en place à Perpignan.

Le « plan stup » présenté au président de la République devrait enfin comporter un volet international pour améliorer la collaboration avec les pays voisins et les grands organismes comme Europol.

Mais pourra-t-on travailler avec la DEA sans avoir à travailler pour la DEA?

La Douane française

La Douane, ses avions, ses gardes-côtes et son service action la DNRED avec la CELTICS et l’ensemble des échelons seront particulièrement mises à contribution pour lutter en amont contre l’importation des produits sachant aussi que les attachés douaniers sont des relais bien implantés au quatre coins de la planète. Et pour le TRACFIN, on peut imaginer qu’il soit, lui aussi, sollicité pour frapper fort au portefeuille…

Si le phénomène des mules – ces personnes qui transportent la cocaïne pour passer les contrôles des aéroports, notamment en provenance de Guyane – inquiète les autorités, il ne représente « que » deux tonnes de drogue sur les 16 qui arrivent chaque année sur le territoire, principalement par conteneurs, selon les autorités.

A travers cette grande réorganisation des services, le gouvernement espère faire coup double. S’il s’agit bel et bien de changer de braquet dans la lutte contre les trafics, ce plan est surtout l’occasion de tirer un trait sur plusieurs années de polémiques concernant le fonctionnement de l’ OCRTIS, l’actuelle entité en pointe sur les « stups ».

C’était un service tout-puissant

Basée à Nanterre sous la responsabilité de la DCPJ, mais avec une compétence nationale, il a été reproché à cette structure, mise en cause à plusieurs reprises, sa manière de mener ses enquêtes en lien parfois trop étroit avec ses informateurs.

Plusieurs informations judiciaires ont été ouvertes, et l’ancien directeur, François Thierry, a été mis en examen à plusieurs reprises, notamment pour « complicité de trafic de stupéfiants ». Un comble pour l’homme qui a longtemps incarné la figure charismatique de la lutte antidrogue et pour un service loué pour son efficacité par le pouvoir politique.

C’est en mettant en place une nouvelle doctrine de lutte contre les stupéfiants, baptisée « Myrmidon», consistant à privilégier le démantèlement des réseaux criminels aux saisies sèches de marchandises, que l’office a obtenu ses meilleurs résultats, au point de devenir un service tout-puissant et incontournable. C’est par cette même doctrine et avec la révélation de ses implications opérationnelles que l’OCRTIS a précipité la réforme présentée aujourd’hui.

La découverte…, en octobre 2015, par la DNRED, le service de renseignement des douanes, de sept tonnes de cannabis, boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement de Paris, a permis de lever le voile sur des pratiques douteuses. La cargaison saisie appartenait en fait à Sofiane Hambli (photo à gauche), figure majeure de l’importation de cannabis en France et informateur de l’OCRTIS.

Jour de gloire à la DNRED

De gauche à droite, François Hollande, Michel Sapin et l’énarque caviardeur Erwan Guillemin

Les enquêtes judiciaires qui ont suivi ont précisé les contours de sa relation avec l’office. Traité directement par le directeur, François Thierry, il a permis à celui-ci de réaliser de très belles affaires. Pour quelle contrepartie ? A-t-il continué de son côté à importer du cannabis pour son propre compte ? Que savait M. Thierry des autres activités de son informateur ? Et au final, qui a manipulé qui ?

Guerre sourde

François Thierry a par exemple été jusqu’à mettre en place une fausse garde à vue afin de permettre à Sofiane Hambli d’être extrait de la prison où il était incarcéré pour qu’il puisse passer des appels à ses contacts trafiquants au Maroc. Un habillage de la procédure qui vaut aujourd’hui à la procureure adjointe Véronique Degermann (photo à droite), alors en poste au parquet de Paris et qui avait validé la prolongation de cette garde à vue, une mise en examen pour « faux et usage de faux ». Les policiers de l’ OCRTIS assurent qu’ils ont toujours informé les parquets concernés des tenants et aboutissants de leurs opérations.(Grand bal des faux-culs en perspective.)

En créant l’OCAD sur les cendres de l’OCRTIS, le ministère de l’intérieur espère renouer le lien avec les procureurs et les juges, qui parlent de leur côté de « rupture de confiance ».

C’est que, en creux, une guerre sourde a opposé l’office à de nombreux magistrats des JIRS. D’un côté, les policiers reprochent à ces derniers de se draper dans des principes qu’ils n’avaient pas quand les résultats étaient au rendez-vous. Les magistrats estiment, en retour, que les policiers ont omis de les informer des détails de leurs opérations et ont eu une interprétation un peu trop libre du code pénal, notamment de l’article encadrant les « livraisons surveillées », ces ventes de drogue qui s’effectuent sous le contrôle des forces de l’ordre pour mettre au jour des réseaux.

Cet affrontement a eu de lourdes conséquences.

De nombreuses JIRS, à Paris et à Rennes par exemple, ont peu à peu cessé de saisir l’office sur des affaires de drogue. Il est même arrivé que certains magistrats de la JIRS de Paris doivent enquêter sur les agissements de l’OCRTIS, tout en travaillant par ailleurs avec l’office sur d’autres affaires. Une situation intenable.

La révélation récente par « Le Monde » d’une nouvelle incartade de l’OCRTIS a accéléré l’inéluctable réforme de l’office. Un capitaine de police a été soupçonné d’avoir fait, à Marseille, en 2018, une fausse réquisition judiciaire pour obtenir les fadettes (factures de téléphone détaillées) d’un trafiquant. Celui-ci était suspecté par un informateur de l’OCRTIS de lui avoir volé de la marchandise. Le policier a-t-il transmis ces fadettes à son indicateur ? Il assure que non. Toujours est-il que l’homme soupçonné d’avoir volé de la drogue à l’indicateur a ensuite été victime d’une expédition punitive. Cet ultime faux pas a sonné le glas de l’OCRTIS, au profit de l’OCAD.

Un simple coup de peinture sur la façade ?

Mais non, la Mère Denis a été appelé en renfort place Beauvau et elle lave toujours plus blanc que blanc les mêmes draps!

Le « plan stup » est avant tout une réforme de structure.

Il n’a pas pour objectif de régler l’épineuse question des indics, maillons essentiels de la lutte antidrogue, par qui les affaires, mais aussi parfois les scandales, arrivent.

Ite missa est!

source: Le MONDE, l’article a été revu et illustré par NS 55 DNRED

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