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Quelle mouche a piqué le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, pour qu’il charge aussi violemment le voisin Marocain, l’accusant tout bonnement de blanchir l’argent du haschisch ?

Cette hallucinante et grave accusation, le chef de la diplomatie algérienne, l’a tenu ce vendredi 20 octobre, devant les chefs d’entreprises qui étaient réunis à l’université d’été du FCE, qui se tient à la Safex (Alger).

Abdelkader Messahel, qui avait décidément gros sur le cœur, a également attaqué Royal air Maroc précisant que cette compagnie aérienne, ne transportait pas que des passagers, sous entendu qu’elle servait de livreur de drogue en Afrique.

Source: Le Matin d’Algérie

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Jaouad A., un Brestois âgé de 30 ans, s’apprêtait, selon la police, avec plusieurs complices, à tenter de faire évader, par hélicoptère, Benaouf A. qui est présenté comme appartenant à un gang spécialisé dans le trafic de cocaïne.  Benaouf A. avait été impliqué dans l’assassinat d’un très important trafiquant de drogue marocain (Najeb Boubouh) en octobre 2012, à Anvers. Condamné à 12 ans de réclusion criminelle en 2016, il était emprisonné aux Pays-Bas dans la prison de Ruremonde.

Jouad A. a été abattu et décèdera quelques instants plus tard, malgré les tentatives de réanimation.

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En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.

Le dispositif national de contrôle douanier a mobilisé la totalité des directions régionales des douanes, la douane judiciaire (SNDJ), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ainsi que le service national de ciblage douanier (SARC) chargé du ciblage d’expéditeurs et de dénominations commerciales à risque en matière de produits de santé.

L’opération internationale « PANGEA X  » s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays.

Elle a donné lieu à un grand nombre d’arrestations et de constatations dans le monde entier, ainsi qu’à la saisie de milliers de médicaments potentiellement dangereux.

En France, l’opération a permis la saisie de plus de 433 000 produits de santé illicites et 1,4 tonne de produits de santé en vrac.

Plus de 70 % des produits saisis proviennent d’Asie (principalement d’Inde et de Singapour).

La majorité de ces produits est constituée de médicaments dépourvus d’autorisation de mise sur le marché, de médicaments détournés de leur usage et utilisés comme stupéfiants, de produits dopants (stéroïdes, hormones de croissance, etc.), de crèmes éclaircissantes pour la peau mais aussi de principes actifs pharmaceutiques en vrac.

Le Service Commun des Laboratoires du ministère des finances a effectué près de 130 analyses scientifiques concernant, entre autres, des produits dopants (dans 22 % des cas), des médicaments érectiles (14 % des cas), des psychotropes et stupéfiants (13 % des cas) et des médicaments variés (26 % des cas).

Au total, 185 sites internet illégaux de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération :

174 sites internet illégaux ont été identifiés par la douane.
27 enquêtes, portant principalement sur des médicaments (notamment érectiles), des produits en vrac (sous forme de poudre ou comprimés) et des produits dopants, ont été ouvertes.

11 sites internet illégaux de vente de médicaments identifiés par l’OCLAESP et le SCRC/C3N ont fait l’objet de procédures judiciaires.

Ces mêmes sites ont également fait l’objet d’un signalement aux autorités étrangères. Les infractions principalement visées sont d’une part l’exercice illégal de la profession de pharmacien mais également l’offre, la cession et la vente de substance ou plante inscrite en liste I et II ou classée comme psychotrope (ou vénéneuses) sur un réseau de télécommunication destiné à un public indéterminé.

PANGEA est la plus vaste opération de ce type menée sur Internet. Elle est coordonnée par Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Permanent Frum on International Pharmaceutical Crime (PFIPC), le Head of Medecine Agencies Working Group of Enforcement Officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.
Parmi les médicaments illicites, l’opération PANGEA X s’est axée sur le Fentanyl et ses dérivés
Dans un contexte international de recrudescence du trafic et de la consommation récréative de fentanyloïdes depuis environ cinq ans et d’apparition en France depuis début 2015 de cas de décès qui leur sont imputables, 16 nouveaux dérivés du fentanyl ont été inscrits le 8 septembre 2017 sur la liste des stupéfiants (arrêté du 5 septembre 2017 du Directeur général de la santé pris sur proposition de l’ANSM). La réglementation applicable aux stupéfiants permet en effet aux autorités de lutter plus efficacement contre leur trafic.

L’ANSM rappelle que ces produits présentent un risque grave pour la santé publique, compte tenu de leur potentiel d’abus et de dépendance et du risque d’overdose mortelle.

Les médicaments et les produits médicaux falsifiés constituent un réel danger pour la santé des consommateurs. La mise en vente de produits de santé sur Internet est réglementée. Seul le circuit des pharmacies d’officine et de leurs sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments, régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires, apporte des garanties sur la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments achetés. À cet effet, le site du Conseil de l’Ordre National des Pharmaciens donne de précieux conseils

L’ANSM rappelle qu’en achetant des médicaments sur internet en dehors des circuits légaux, les consommateurs s’exposent à utiliser des produits dont la qualité n’est pas assurée, dont les conditions de transport ne sont pas garanties et dont le bénéfice/risque n’a pas été évalué.

[1] Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique
[2] Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
[3] Service national de douane judiciaire
[4] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[5] Direction centrale de la police judiciaire
[6] Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication
[7] Service central du renseignement criminel / centre de lutte contre les criminalités numériques

Contact presse

  • Douane – Service de presse: 01 57 53 42 11

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Il a été déterminé qu’en 1971, un tiers de toutes les troupes de combat américaines qui se battaient au Vietnam du Sud étaient des utilisateurs d’héroïne.

Il y avait plus de dépendants dans les rangs de l’armée américaine au sud du Vietnam, qu’il n’y en avait aux États-Unis.

D’où vient l’opium?

D’où vient l’héroïne?

Qui la traitait?

Qui l’a emmenée aux troupes dans ses casernes et ses bunkers à travers le Vietnam du Sud?

Personne n’a posé ces questions. Tout le monde faisait état du niveau élevé d’abus, mais personne ne savait où et qui.

Interviewé à Paris, le chef de l’équivalent français de la CIA en Indochine, puis chef d’une importante société française de fabrication d’hélicoptères, expliqua combien, pendant la guerre d’Indochine entre 1946 et 1954, l’argent manquait pour les opérations secrètes.

Ainsi, les tribus laotiennes ont produit de l’opium…et des avions militaires français l’ont ramassé et l’ont livré aux malfrats qui contrôlaient Saïgon.

Une partie des profits était destinée aux autorités françaises qui ont pu alors financer leurs opérations secrètes.

NARCOTRAFIC: quand les services français trafiquaient l’opium…

« Et après ? »

Des informations de haut rang de l’armée vietnamienne ont permis d’établir qu’au Laos, dans les montagnes, des mercenaires de la CIA s’activaient et chargeaient les avions de la compagnie aérienne contractante de la CIA, Air America, qui décollaient des villages de la population Hmong du nord du Laos, dont la principale culture était l’opium.

Là, les avions, chargés d’opium, transportaient vers le plus grand laboratoire mondial d’héroïne, dirigé par le commandant en chef de l’armée royale du Laos, dont le budget militaire provenait entièrement des États-Unis.

L’opium transformé devenait héroïne.

L’héroïne a été introduite clandestinement dans le sud du Vietnam par trois groupes contrôlés par le président, le vice-président et le Premier ministre du Vietnam du Sud et ses alliés militaires, puis distribuée aux forces américaines dans le sud du Vietnam.

Et la CIA qui n’était pas « directement » impliquée, regardait autre part quand il s’agissait du trafic de drogue de ses ‘alliés’.

Et cette épidémie d’héroïne a balayé l’armée américaine.

Au Laos, la compagnie aérienne de la CIA, Air America, commença à transporter l’opium cultivé pas les tribus Hmong au-delà des collines, vers Long Tien et Vientiane et continua de transporter l’opium des cultivateurs des tribus Hmongs jusqu’en 1971.. Cet opium était ensuite raffiné pour faire de l’héroïne n° 4 de grande qualité, qui était celle prise par les soldats américains.

« D’autres sources révèlent l’existence d’un important laboratoire d’héroïne dans la région de Vientiane et sous la protection du Général Ouane Rattikone.

Enfin, le DEA a reçu des témoignages indiquant que le Général Vang Pao (http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2011/01/07/vang-pao-general-laotien-et-leader-hmong_1462155_3382.html), commandant de l’armée secrète de la CIA, a fait tourner une usine de production d’héroïne à Long Tien, le quartier général des opérations de la CIA dans le Nord du Laos. »

Quelques photos de Long Tieng prises entre 1969 et 1975…

La complicité de la CIA dans ce trafic servit de modèle pour le répéter en Amérique centrale lorsque les Contras seront impliqués dans le narcotrafic.

La CIA a regardé ailleurs lorsque ses avions et leurs alliés faisaient entrer de la cocaïne de la Colombie aux États-Unis et …le même schéma s’est reproduit dans les années 1980, pendant la guerre secrète en Afghanistan…Cette fois-ci, ce sont les Moudjahidines qui sont devenus accrocs à l’opium.

La production d’opium en Afghanistan pendant cette guerre secrète est passée d’environ 100 tonnes d’opium par an à 2 000 tonnes, une augmentation colossale et l’Afghanistan est passé de 0% à 65% dans l’approvisionnement en héroïne aux États-Unis.

La CIA envoyait alors des armes aux combattants des Moudjahidines par les mêmes caravanes qui arrivaient, chargées d’opium.

La CIA a empêché alors la DEA, le bureau dédié à la lutte contre le trafic de drogue, d’enquêter.

Ainsi nos grands services dédiés à la lutte contre cette nouvelle « peste » n’ont réussi qu’à développer, amplifier et tirer directement ou indirectement profit du narcotrafic.

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Les derniers exploits de l’OCRTIS ou de la DNRED ne sont que des répliques des opérations commises depuis des décennies par des services qui se considèrent encore au-dessus de tous soupçons.

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Georges MOREAS, Commissaire principal honoraire de la police nationale

Les tribulations des agents en charge de la lutte contre les narcotrafiquants ne cessent de nous étonner. Vu de l’extérieur, on a l’impression qu’ils se livrent à une course au trésor dans laquelle les coups de Jarnac sont comme des pratiques rituelles. Mais il semble bien que la récente mise en examen de l’ancien patron de l’office des stups, François Thierry, va apporter un coup de projecteur sur les méthodes utilisées, tant par les enquêteurs que par la justice, et peut-être même un coup d’arrêt. Sans remonter à la création de l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), le plus ancien office après celui de la fausse monnaie (OCRFM), les turpitudes actuelles qui font l’actualité démarrent bien loin de chez nous, en Républicaine dominicaine, lors de cette fameuse nuit du 19 au 20 mars 2013, au moment où un avion privé appartenant à la SA Alain Afflelou, le Falcon F-GXMC, est stoppé in extremis sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Dans le même temps, en France, gendarmes et douaniers du Var peaufinent un plan d’intervention. Des mois de surveillance pour ce moment tant attendu : l’arrestation en flag d’une équipe de la « french cocaïne ». Dans quelques heures, lorsque le Falcon va atterrir sur la piste de l’Aéroport international du Golfe de Saint-Tropez, tout sera plié. « Aéroport international »… un titre bien ronflant pour un terrain intimiste qui a accueilli moins de 8 000 passagers en 2016. Les enquêteurs ont flairé le gros coup, mais pour éviter de se voir dessaisir au profit de l’OCRTIS, ils ont préféré minimiser l’affaire, en symbiose avec le TGI de Draguignan. Et là, ils sont sur des charbons ardents, prêts à cueillir le fruit de leur labeur. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de l’Atlantique, les policiers dominicains, assistés d’un détachement local d’agents de la DEA (Drug enforcement administration), ont investi l’appareil. Comment la DEA a-t-elle été informée ? Un esprit tordu pourrait imaginer une fuite venant de France… En tout cas, le tuyau est bon : 26 valises bourrées de cocaïne. Plusieurs dizaines d’employés des services de l’aérogare sont interpellés, ainsi que les deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, et leurs deux passagers. Une affaire qui tombe à pic pour les autorités du pays dont l’objectif est d’éliminer la corruption dans les services de l’État. Personne ne sait comment l’affaire a été éventée, ou personne n’ose le dire à haute voix, mais le juge de Draguignan et les gendarmes du Var sont priés de transmettre leurs éléments, pour le premier à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) et pour les seconds à l’OCRTIS. Il faut bien reconnaître que nous, simples spectateurs, en apprenant cette histoire, nous sommes restés sur notre faim, même si les moyens financiers énormes et paramilitaires utilisés plus tard pour exfiltrer les deux pilotes français nous ont laissés sur le cul. Mais qui a organisé tout ça ? On saura peut-être bientôt qui se cachait derrière cette organisation criminelle, puisque le procès doit prochainement démarrer devant les assises de Marseille… D’autant que l’un des accusés, Frank Colin, un bodyguard du showbiz, soutient qu’il avait été infiltré dans le réseau par les enquêteurs des douanes. Cela n’a évidemment rien à voir, mais en 2015, ce sont justement les douanes françaises qui obtiennent un tuyau béton. On ne sait trop comment, un « aviseur » sans doute ! Dans des camionnettes en stationnement dans les beaux quartiers de la capitale, ils découvrent 7 tonnes de résine de cannabis. Une super prise qui leur vaut les félicitations de François Hollande. L’office des stups est saisi de l’enquête, sans moufeté, jusqu’au moment où un cadre de renseignement des enquêtes douanières confie au procureur François Molins le rôle majeur joué dans cette affaire par un certain Sofiane H, enregistré au bureau des sources comme un informateur de l’OCRTIS. Un beau et riche mec que ce Sofiane, qui depuis des années est l’indic du commissaire François Thierry. Cela date du temps où celui-ci était le chef du service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui justement gère le bureau des sources. Sofiane aurait été infiltré dans le réseau. L’Office est dessaisi et l’enquête est confiée entre autres à la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Comment expliquer qu’un tel stock de stups circule dans la capitale sous l’œil bienveillant des policiers spécialisés dans la répression du trafic ? Pas évident ! Sept tonnes quand même ! Pour sa défense, après avoir tenté de noyer le poisson, François Thierry déclare qu’il s’agissait d’une « livraison surveillée » et que ce plan avait été mis en place avec l’accord du parquet de Paris – et je suppose de sa hiérarchie. Mais sa défense n’a pas convaincu les juges de sa bonne foi. Après une audition-fleuve, ils ont décidé de le mettre en examen pour complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée. Une mise en examen sans contrôle judiciaire et sans interdiction d’exercer pour des infractions qui relèvent de la cour d’assises, cela montre l’hésitation d’une justice qui elle aussi s’emmêle les pinceaux dans la chasse aux narcotrafiquants. Il faut dire qu’en matière de stups, à force de ruses, de menteries et de manipulations, en vérité, personne n’y comprend plus rien. Ni les enquêteurs, ni les magistrats, ni même les truands. Mais ceux-ci s’en fichent, tant qu’ils s’en mettent plein les poches. Comme l’a dit à peu de chose près un douanier après la mise en examen récente de deux hauts responsables des enquêtes douanières (DNRED) à la suite de la saisie invraisemblable de 43 tonnes, non pas de drogue mais de café frelaté dans le port du Havre (tandis que 77 tonnes de marchandise non identifiée passaient à travers les mailles du filet), et la découverte de 700 000 € en espèces, la tendance est forte de s’inventer des affaires et des indics pour gonfler les résultats et éventuellement empocher les primes qui vont avec (voir l’article du Monde). Ils ne sont pas les seuls intéressés. Ainsi, l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), reverse le produit des avoirs confisqués aux trafiquants de drogue à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Et la Mildeca répartit ces fonds (en moyenne 12 millions par an) entre la gendarmerie, la police, la justice, et pour une faible partie, pour assurer ses propres missions. Le trafic de drogue représenterait 1% du PIB mondial. Pour l’Union européenne, les coûts cachés ou apparents de ce trafic oscilleraient entre 30 et 40 milliards d’euros par an. La France, à elle seule, y consacrerait un budget (non comptabilisé) de plusieurs milliards. Du fric partout qui tourne dans un petit monde de bons et de méchants. Comme une multinationale avec ses règles propres qui tourne bien, et qui tourne en rond. La prohibition des produits stupéfiants s’appuie à la fois sur un critère moral (c’est mal !) et sur un critère plus concret, la protection de la santé publique (c’est pas bon !). C’est sur ces fondements, l’un subjectif, l’autre justificatif, que s’est peu à peu constitué un système dérogatoire au droit commun pour réprimer le trafic de stupéfiants. Ainsi, l’encadrement juridique de la livraison surveillée, infraction qui semble à la base des faits reprochés à François Thierry, remonte à 1991.

Cette année-là, en février, des douaniers se retrouvent derrière les barreaux pour avoir « accompagné » une cargaison de produits stupéfiants, selon une technique qu’ils pratiquent de longue date. C’est un coup d’assommoir !

(DNRED: quand la Douane française transportait le cannabis qu’elle avait acheté au Maroc: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/07/21/dnred-quand-la-douane-francaise-transportait-le-cannabis-quelle-avait-achete-au-maroc/)

Le 19 décembre de la même année, pour couper court aux poursuites, les parlementaires adoptent une loi qui amnistie tous les faits identiques commis par des agents de l’État et qui, surtout, modifie le code de la santé publique et le code des douanes, en régularisant la livraison surveillée. Le texte prévoit qu’une simple information au procureur suffit lorsqu’il s’agit de surveiller l’acheminement de produits stupéfiants, mais qu’il est nécessaire de recueillir son accord ou celui d’un juge d’instruction, lorsque les enquêteurs doivent aller plus loin, comme en acquérir ou en livrer, ou lorsqu’ils sont amenés à fournir des moyens aux trafiquants pour assurer leur négoce. Cette loi de 1991 rejoint d’ailleurs les accords de Schengen du 14 juin 1985 et la convention des Nations Unies du 19 décembre 1988 qui invitent les États à permettre le recours aux livraisons surveillées. Depuis, il y a eu la loi de 2004, voulue par le ministre de l’Intérieur de l’époque, dit ministre du chiffre, qui a sacrifié pas mal de nos principes à l’efficacité. Une efficacité toute relative puisque des moyens d’enquête jusque-là prohibés sont devenus monnaie courante, le plus souvent en utilisant le prétexte de la lutte antiterroriste. Au point qu’aujourd’hui, à lire les différents articles du code de procédure pénale consacrés au sujet, on a l’impression que la chasse aux narcotrafiquants donne tous les droits : surveillances techniques tous azimuts, acquisition de produits stupéfiants, fourniture de moyens aux trafiquants, infiltration du réseau par un OPJ ou un APJ spécialement habilité, lequel bénéficiera alors de l’impunité pour les délits qu’il pourrait être amené à commettre pour assurer sa mission (art. 706-82), etc. Autant de libertés dans les moyens à utiliser, autant de pouvoirs d’investigation, autant de dérogations au droit du commun des citoyens, ne peuvent se faire sans un contrôle sérieux. Et dans la mesure où il s’agit d’actes de police judiciaire, et non de police administrative, tout cela doit se faire sous l’œil attentif du magistrat de l’ordre judiciaire, garant des libertés publiques. Or, au vu des affaires qui s’accumulent, il est permis de penser que certains procureurs ont détourné le regard. Pourtant, l’utilisation de ces moyens est placée sous leur responsabilité. Leur utilisation n’est pas destinée à un maillage de la population pour détecter des suspects, comme cela peut-être le cas en matière de lutte antiterroriste, mais pour effectuer des enquêtes judiciaires destinées à identifier des personnes ou des entreprises qui se livrent au trafic de stupéfiants et à en apporter les preuves à la justice.

L’article 706-32 est clair : ces moyens juridiques dérogatoires sont réservés « aux seuls fin de constater les infractions d’acquisition, d’offre ou de cession de produits stupéfiants » pour en identifier les auteurs et complices et effectuer les saisies.

Et même si nombre de policiers expriment leur ras-le-bol devant la paperasse qui s’accumule sur leur bureau, dans une enquête judiciaire, chaque acte nécessite la rédaction d’un procès-verbal. Si l’on dénie la procédure pénale, alors, il faut agir en dehors des magistrats et en assumer les risques. Je ne connais pas le fond de l’affaire, mais je crois que si le commissaire Thierry était venu devant ses juges avec un épais dossier contenant la procédure de l’enquête préliminaire établie par ses hommes, il n’y aurait pas eu d’affaire. Et pas de billet sur ce blog.

SOURCE

http://moreas.blog.lemonde.fr/2017/08/28/police-douane-gendarmerie-la-drogue-les-rend-fous/

Par Emmanuel Fansten et Willy Le Devin

Désormais formellement poursuivi dans l’affaire de la saisie de 7 tonnes de cannabis en octobre 2015 boulevard Exelmans, le commissaire est au cœur d’un scandale sans précédent.

La question de son maintien en poste se pose désormais.

La nouvelle, vertigineuse, est tombée au milieu de la nuit. Après une audition de près de dix heures. Le commissaire François Thierry, ex-numéro un de la lutte antidrogue, a été mis en examen pour «complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants» et «complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée». Un coup de tonnerre sans précédent dans l’histoire de la lutte contre le trafic de stups en France, conséquence d’un scandale documenté par de nombreuses enquêtes parues depuis mai 2016 dans Libération.

Les juges Baudoin Thouvenot et Marc Sommerer soupçonnent fortement François Thierry d’avoir favorisé l’entrée d’importantes quantités de drogue en France, en masquant à l’autorité judiciaire le rôle central de son indic de toujours, Sofiane H. La relation entre «FT» et son «tonton» est au cœur de l’information judiciaire ouverte en octobre 2015, après la découverte «fortuite» par les douanes de 7,1 tonnes de cannabis boulevard Exelmans, à Paris (XVIe arrondissement).

LIRE la suite

http://www.liberation.fr/france/2017/08/25/mis-en-examen-pour-complicite-de-trafic-de-stups-francois-thierry-sous-pression_1591882

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant (D) au côté du directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard est venu féliciter les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) dont Francois Thierry (G), le 18 mars 2011 à Nanterre, suite à la saisie de sept tonnes de cannabis à un péage d’autoroute d’Ile-de-France. Claude Gueant a relevé que quelque 110 millions d’euros de drogue, majoritairement du cannabis, ont été saisis durant les seuls mois de janvier et février, contre 560 millions d’euros pour toute l’année 2010. AFP PHOTO PIERRE VERDY / AFP PHOTO / PIERRE VERDY

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Cette affaire a de quoi secouer les douanes françaises, mais comme d’habitude, à Bercy comme à la DG à Montreuil, on refuse de parler! Tous les administrateurs civils sont soudain devenus amnésiques pour certains alors que d’autres sont touchés par Alzheimer. Qu’ils se taisent…c’est une chose, mais quand ils commencent à inventer et réécrire les faits…là, ca ne va plus du tout!

L’ancien numéro 2 de la Direction des opérations douanières (DOD), une ded directions de la DNRED a été mis en examen fin juillet pour complicité d’importation de marchandises contrefaites notamment, selon les informations publiées ce dimanche 13 août 2017 par nos confrères du Journal du dimanche.

LIRE la suite et vidéo

http://www.lci.fr/faits-divers/video-scandale-douanes-soupcons-d-importations-illicites-et-de-transactions-frauduleuses-un-haut-cadre-mis-en-examen-2061282.html

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Jacques Bardu, un ancien directeur du renseignement de la DNRED, interrogé dans l’affaire Fievet (NS 55 DNRED), souffrait lui aussi des mêmes maux.

A partir de la minute 3.

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La diffusion du film Gibraltar, trop librement inspiré de l’action menée avec la DNRED, suite aux pressions exercées par Jérôme Fournel, le très  « show-biz  DG » de la Douane française, sur le producteur du film Dimitri Rassam, me permet de me rappeler, une fois encore, que certains hauts fonctionnaires de la Douane française pensent plus à développer une carrière parfaite au détriment de la bonne marche des actions menées par son « service d’intelligence » dont vous avez aujourd’hui la responsabilité.

J‘espère que le poste que vous occupez aujourd’hui à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Puyanet, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin et Jean Paul Garcia vous permettra d’avoir le sens du discernement que vous n’aviez pas démontré posséder lorsque vous receviez avec mépris mes grands enfants ou lors de vos passages successifs devant moi sur le trottoir de la DG au 11 Rue des Deux Communes à Montreuil, lorsque vous y sortiez pour fumer une clope et m’ignorer totalement alors que je tractais la réalité de mon vécu.

Pourtant Jean Paul Garcia, votre prédécesseur, lui, avait accepté de me voir, entrainant même ses plus proches collaborateurs de l’A2 dans mon « camping car » pour qu’ils m’achètent un de mes livres, précisant: « Tout ce que raconte Marc est vrai ! »

Gérard Schoen, l’administrateur civil du contentieux, que j’attendis jusque 20 h 40 ce vendredi là, se sauva en courant pour ne pas avoir à répondre des conneries émises sur un plateau de télévision en bon petit soldat du DG Jérôme Fournel.

Être serviteur de l’État exige une éthique et un respect des faits vécus sans systématiquement les déformer pour s’exonérer de toutes responsabilités et ainsi continuer un déroulement de carrière parfait.

Être serviteur de L’État exige d’assumer le passé sans chercher à l’arranger.

Être serviteur de l’État impose pour assumer la continuité du service de L’État d’assurer les engagements pris par ses prédécesseurs, ce que ne fit pas le « DG de passage » François Auvigne.

Être serviteur de L’État, c’est servir son pays à travers son administration et non pas se servir de son administration pour réussir.

Bonne semaine Madame!

Marc Fievet – AKA NS 55 DNRED

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Dans un courrier adressé jeudi aux 17.000 agents de la douane, que l’AFP a pu consulter, leur directeur général Rodolphe Gintz a affirmé que son administration, «victime d’un constructeur indélicat», «n’est en aucune façon restée inactive».

 Une procédure pour «non-respect des obligations contractuelles» a notamment été engagée auprès du tribunal administratif de Montreuil, qui a «très récemment condamné le fournisseur à reverser à la Douane les sommes dues», a indiqué M. Glintz dans ce courrier. Ces faits ont également été dénoncés auprès du Procureur, a-t-il ajouté.

 Jérôme Fournel 

Cette perquisition est survenue après plusieurs affaires ayant récemment ébranlé la douane.Entre février 2011 et fin 2012, la douane a versé, «en pure perte» 307.618 euros à un constructeur américain basé en Floride, selon la Cour des comptes.

 

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Hélène Crocquevieille 

La douane a en outre commis «plusieurs erreurs» dans les procédures et les calculs des sommes réclamées, avait rapporté la Cour, qui trouvait «anormal» qu’«aucune procédure disciplinaire» n’ait été engagée à l’encontre des fonctionnaires «responsables de ces échecs». 

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LIRE la suite 

http://www.liberation.fr/societe/2017/07/06/le-siege-de-la-douane-perquisitionne-dans-le-cadre-d-une-enquete-sur-l-achat-d-un-bateau_1582161

Lire aussi:

http://mobile.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/douanes-un-rapport-accablan_2053979.html

S’ils lisent le rapport de la Cour des comptes, les contrebandiers retiendront… qu’ils n’ont pas trop de soucis à se faire. Le chapitre consacré au renouvellement des moyens aériens et navals de la douane tiendrait presque de la caricature s’il n’avait pas été rédigé par les magistrats de la rue Cambon.

Lire la suite:

 http://m.leparisien.fr/economie/les-douanes-visees-par-le-rapport-annuel-de-la-cour-des-comptes-09-02-2017-6666906.php

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