Archives de la catégorie ‘INTERPOL’

François Thierry pourra devenir un grand torero s’il applique les mêmes qualités d’esquive devant le taureau que celles qu’il a démontrées devant les magistrats!

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Comme l’a révélé Libération lundi, Sofiane Hambli a lui même reconnu être à l’origine de la saisie record de Roissy.

«Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport, a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue

Si Sophiane Hambli dit vrai, la drogue ne serait donc jamais arrivée à Paris sans son intervention.

Or en droit français, si les policiers peuvent infiltrer des réseaux, ils ne sont pas pour autant autorisés à initier le trafic.

«Je ne commente pas les articles de presse», s’est contenté de répondre François Thierry.

Une stratégie de l’esquive qu’il va tenir pendant près de 4 heures à la barre.

A chaque fois que les questions se font plus précises, le policier se retranche derrière le secret professionnel.

«Je me refuse à donner des renseignements qui permettraient d’identifier les informateurs, élude-t-il. C’est dangereux pour tout le monde.»

SOURCE

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Malgré des qualités d’esquive reconnues, le taureau l’a emporté sur le torero ce jour-là!

 

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* Cour d’assises spéciale 

Exception du droit français, la cour d’assises spéciale (parce que spécialement composée) est compétente pour statuer sur les crimes commis en matière de terrorisme et de trafic de stupéfiants en bande organisée.

Explications d’Ulrika Weiss, substitut général auprès de la cour d’appel de Paris.

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Depuis plusieurs semaines, Gérard Fauré a réussi à intéresser de nombreux médias pour promouvoir son livre.

Gérard Fauré dit le « prince de la cocaïne »revient sur cette époque, où les boîtes de nuit parisiennes n’ouvraient pas avant son passage.

Pourtant il semblerait que toutes les « révélations » de ce livre ont pris quelques libertés avec la réalité des faits.

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Aviseur International, spécialisé dans les ‘narconews’, ne connaissant pas Gérard Fauré, mais voulant en savoir plus, s’est rapproché du « Baron » qui vécut de nombreuses années dans le sud -Espagne pour un « interview vérité ».

Aviseur international: vous avez lu le livre « Dealer du tout Paris » de Gérard Fauré?

Le Baron:

Oui et il m’est impossible de laisser passer un tel livre sans réagir. Des écrits d’un affabulateur qui racontent une époque que j’ai particulièrement bien connue.

Tout d’abord en page 37, il écrit: ……. »Les vedettes des douanes n’hésitaient pas à tirer sur lui » dit il « et sur tout ce qui bougeait à bord puis à couler pour ne pas laisser de trace avant de ramasser les ballots de cannabis qui flottaient à la surface de l’eau, abandonnant les cadavres aux requins. »

C’est archi faux, primo, le travail des vedettes des douanes était d’intercepter et d’arrêter le bateau qui transportait de la drogue et non pas de le couler ! Et deuxièmement: les ballots de cannabis jetés à l’eau coulent alors que ce sont les ballots de coke qui flottent!

En page 40, il écrit: …. qu’il transportait du cannabis (Maroc-Espagne) et que….. eaux déchaînées du détroit de Gibraltar ou les vagues parfois gigantesques de l’Atlantique avec plusieurs centaines de kilos de cannabis …. difficile à arriver sur les côtes espagnoles etc…. traqués par les marines Marocaine, Britannique ou Espagnole qui nous tiraient dessus à coups de canon ou de mitrailleuse souvent sans sommation….

Incroyable de lire tout cela, tout d’abord ce n’est pas l’Atlantique ni la Méditerranée dans le détroit de Gibraltar. .enfin, il n’y avait pas de Marine Marocaine et encore moins Britannique près des côtes Espagnoles!

En page 45, il dit: qu’il est à Torremolinos en 1970 alors qu’il a 18 ans !

Si Gérard Fauré est né en 1946: en 1970 il a 24 ans !

En page 46, il dit ….argent sale d’Algérie envoyé en grosse quantité par valises en Espagne pour blanchiment etc…

RIDICULE et FAUX: Le Dinar algérien ne valait RIEN en Europe surtout en plus dans les années 70 ! Il dit qu’il avait le téléphone (portable) : Cet appareil est apparu dans les années 90 !

En page 50: Service militaire…Caserne… (?) Il dit connaître le Général Guillaume pour se faire réformer, puis….  » Et bien reprit le général qui accompagnait Guillaume (!), réformez ce garçon (Fauré) au plus vite si vous ne voulez pas passer en Cour Martiale » …..

ET TOC ! Cours Martiale………????!!!!

En page 57: Il dit quitter l’Espagne en 1972, mais qu’il a des problèmes avec le Général OUFKIR (Mort en 1972 !) qui le fait arrêter donc en Espagne pour le faire extrader au Maroc afin d’être interrogé. Gérard Fauré dit que son père alors s’est rendu à Madrid pour y rencontrer le Général FRANCO afin de lui demander son aide. FRANCO, dit il, était redevable à son père et il est intervenu directement pour faire libérer Gérard Fauré et sanctionner le Commissaire qui l’avait incarcéré. Le Commissaire, dit il, s’est excusé ensuite auprès de Fauré lorsqu’il l’a libéré. ………

C’est formidable de se faire libérer par le Général FRANCO directement ?! FABULEUX………. ! (FRANCO est mort en 1975 de vieillesse…) . D’autre part, Il n’y a pas de discothèque à Torremolinos en 1972.

En page 98: Retour en Espagne en 1975 (Il aurait 29 ans !)

Il dit qu’il exporte du cannabis-shit avec la complicité des militaires marocains et le régime franquiste sur les plages espagnoles.
Il dit se faire-faire prisonnier par les espagnols avec les marocains mais avec la complicité des franquistes pour voler le cannabis-shit qu’il vient d’amener. A la fin il dit que les marocains sont tués sur la plage ! …..
Rocambolesque! Que viennent faire encore les Franquistes …?

En page 101: Il dit que le SAC lui propose d’aller tuer plusieurs personnes à la frontière espagnole et que c’est le chef du SAC qui lui demande de faire cela. Il accepte avec Jean Gilbert et Paul.

Incroyable de lire cela. Le SAC tout d’abord n’existe plus depuis 1981 et n’a jamais rien fait en Espagne ou à la frontière espagnole ! Ce sont LES G.A.L en lutte contre l’E.T.A !

En page 102 : Il dit que son père a été empoisonné par le Roi du Maroc!
……..Ben voyons
En page 105: Il dit être incarcéré à la prison de Marbella mais qu’il s’évade sous l’eau. Il est repris à cause d’une écoute téléphonique et renvoyé à la prison de Marbella.
Il n’y a pas de prison à Marbella !
Il écrit ensuite que ses amis du SAC dont Jean Gilbert, Pablo mais aussi le Chacal viennent le délivrer pistolets et mitraillettes en mains avec l’aide de 2 policiers franquistes. Il écrit que c’est sous ses yeux que le Chacal de son vrai nom Gaston Ferran met un pistolet sur la tête du gardien principal etc…. Il écrit prendre ensuite rapidement un avion à Gibraltar pour Londres et la Hollande.
Extraordinaire! Tout d’abord, Gaston FERRAN n’a jamais eu comme surnom « Le Chacal » !
D’autre part, ce n’était pas dans les manières de Gaston FERRAN (Responsable du GAL Rouge) d’arranger un problème de cette façon là. Avec Gaston Ferran, cela se traitait directement avec les autorités qui n’avaient rien à lui refuser. De plus nous sommes là avant les années 80 et les GAL, eux, n’existaient pas encore !
Le GAL a été crée en 1983 et a été opérationnel jusqu’en 87.
Autre précision: Gaston FERRAN n’était pas sur la Costa del Sol mais en France à cette époque puis en Allemagne etc……

En page 111 et 112 : Il dit rencontrer Charles PASQUA qui le présente à Tany Zampa (photo à droite) à Paris ! Zampa dit qu’il l’invite à déjeuner et ….qu’ils parlent affaires, de Titi Pelletier, de Gérard Vigier etc… Il dit aussi se mettre en affaires avec les Palestiniens. il dit que Francis le Belge s’est excusé d’avoir douté de lui et le serre dans ses bras très amicalement.

Ben voyons ! Incroyable de lire ce genre de choses…. PASQUA qui l’invite à déjeuner etc…… INCROYABLE!
En page 131 : Il dit jeter plusieurs cadavres (12) dans le fleuve à Rotterdam et qu’il fait tuer 2 flics Hollandais par Zampa .

(Ah bon….que dire d’autres…………!)

En page 138 et 139 : Re rencontre avec Francis le Belge et grande amitié dit-il avec lui après le suicide de Zampa. Il dit revendre les bijoux et diamants volés au bijoutier de la Reine Juliana en Hollande…..

(Sans commentaire !)

En page 141 et 142 : Il dit travailler avec son grand ami Fernand Legros (photo à gauche) et qu’il dépose des millions de francs dans des banques britanniques, luxembourgeoises, espagnoles, françaises et hollandaises. (……… des millions partout quoi !) Fernand Legros sinon était un faussaire de tableaux de maître, homosexuel notoire très introduit dans la Jet Set. Gérard Fauré a connu par ce Fernand Legros (son grand ami….) toute la Jet Set avec laquelle il a joué le dealer de coke très certainement.

(je le lui accorde).
En page 147 et 149 : Arrestation en 1986 et ….discussion dit il informelle avec la Juge d’Instruction car Jacques CHIRAC ……….
(…ah bon ?!)
Il parle à la Juge d’Instruction de la prison de Malaga qui est très dure… avec des Capos etc… (…..Zut alors: il n’y a pas de prison à Malaga !)
En page 158 et 161 etc… : Il dit être ami avec Omar Sharif, Yves Mourousi, Fiona Gelin, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Françoise Sagan etc…. etc… et Johnny Hallyday, Jacques Chirac !

Il met en cause toutes ces personnes comme de très bons clients de coke.

Il avoue de son côté prendre entre 3 et 4 grammes de coke tous les jours depuis 1972 jusqu’en 1986 mais qu’il est toujours vivant !

En page 190 : Il dit avoir été libéré par erreur de son renouvellement de mandat de dépôt mais que son Avocat a fabriqué un vrai renouvellement de dépôt à son insu et qu’il est resté en prison.
Pas mal…….. mais ça ne se passe pas vraiment comme cela dans ce genre de problème !
En page 199 : Il accuse les flics du Quai des Orfèvres de lui avoir volé la coke qui lui appartenait.

Ben voyons ! Manquez plus que de mêler et compromettre les flics du Quai des Orfèvres qui lui avaient saisi de la coke !

Enfin en page 209 : Il parle brièvement d’un nommé Nordine dit « La Puce » (photo à droite) en disant qu’il était son Garde du Corps avec « Uzy » toujours sur lui etc….
Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec un certain Nordine Benlali que j’ai bien connu à Marbella. ……BINGO ! Je ne me suis pas trompé : ce Nordine dit La Puce est bien le même que j’ai connu, assassin de Jacques Grangeon avec sa femme dans sa villa en 1996. Il a lui même été tué en 2001 à Séville par quelqu’un…… La Puce n’était le garde du corps de personne !

Aviseur international:

vous avec la dent dure et bonne mémoire me semble-t-il?

Le Baron:
J’ai trop bien connu cette époque, Paris…. Marbella etc…. l’O.A.S, le S.A.C et les G.A.L, le trafic de cannabis-shit et certaines affaires…. pour me taire lorsque je lis ce genre de multiples conneries…

Gaston Ferran (photo à gauche) était mon Ami, comme d’autres……

A cette époque, j’ai aussi acheté un bateau après avoir arrêté les ‘go-fast’ ; c’était un « Sunseeker Malibu 47 » avec lequel j’ai transporté à chaque fois des côtes marocaines aux côtes espagnoles 1000 à 2000 kilos de cannabis.
Sunseeker Malibu 47 
2 moteurs MAN intercooler turbo de 630 cv
qui permettaient les 40-42 noeuds.
Le Baron l’avait équipé à Gibraltar de 2 réservoirs supplémentaires,
et de 2 radars FURUNO côtier et pleine mer
Je sais donc de quoi je parle et je ne peux laisser dire ainsi ce qu’à écrit Gérard Fauré en pages 37, 40 etc….. !
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Incroyable vraiment ce livre mais le plus anormal me semble-t-il, c’est le manque de sérieux de quelques médias qui ne pensent qu’à faire du papier ou de l’image même si ……… c’est faux !
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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Publié: 22 novembre 2018 par aviseurinternational dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du SUD, Andorre, ASIE, Balkans, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, UK, Venezuela
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Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.k

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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Un britannique, décrit comme l’un des dix criminels les plus recherchés en Europe, a été condamné à plus de 15 ans de prison à l’issue d’un procès sur la Costa Blanca.

Brian Charrington, 61 ans, a été condamné à une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue.

Il a été condamné à trois ans et demi d’emprisonnement supplémentaires pour blanchiment d’argent.

Outre une longue peine de prison, l’ancien concessionnaire automobile de Middlesbrough, dont la biographie criminelle est retracée sur une page de Wikipédia, a été condamné à une amende de plus de £ 26 millions.

Son fils Ray, l’un des neuf accusés jugés en avril pour une saisie massive de 10 millions de livres sterling de cocaïne à Albir, près de Benidorm, a également été condamné à une peine de trois ans et demi d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de blanchiment d’argent.

Ces britanniques ont appris leur sort près de sept mois après le début de leur procès devant un tribunal pénal à Alicante, capitale de la Costa Blanca. Les trois juges du procès ont annoncé aujourd’hui leurs verdicts et leurs peines dans un document écrit de 66 pages dans lequel ils ont acquitté cinq des neuf accusés, dont la petite amie française de Brian, Isabelle Robert, et un Britannique nommé Wayne Sherwin.

La police a arrêté Charrington après une enquête de longue haleine déclenchée par une information fournie par la police française.

Alain Coelier

Charrington avait déjà été arrêté en Espagne en 1997 pour son implication présumée dans l’achat de quatre tonnes de haschisch. Les enquêtes pour lesquelles il a été condamné ont commencé en janvier 2010 et se sont d’abord concentrées sur sa femme Isabelle Robert qui était une ancienne connaissance des forces de police européennes.

Elle avait entretenu une relation sentimentale avec un autre trafiquant de drogue, le français Alain Coelier, qui a été tué par balle en juillet 2010, avec son garde du corps à La Nucía (Alicante) .

Alain Coelier avait participé à l’enlèvement de Melodie Nakachian, fille de Raymond Nakachian et de la chanteuse Kimera, perpétrée à Estepona (Malaga) et séquestrée à Manilva en 1987. Il avait été condamné à 12 ans de prison.

Cette dernière affaire avait été rapidement résolue par la Policia espagnole grâce à la mobilisation des narcotrafiquants de la Costa del Sol qui ne souhaitaient pas, trop longtemps, une présence policière importante qui risquait de pénaliser le narcobusiness.

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par Claire Andrieux

Récemment remis en liberté sous contrôle judiciaire

Sofiane Hambli a récemment été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire où il est mis en examen pour trafic et pour laquelle il avait pourtant aussi travaillé comme informateur pour la police: la saisie de 7 tonnes de cannabis par les douanes à Paris en 2015.

Il avait été remis à la France par les autorités belges sur mandat d’arrêt en 2016, ce qui empêche la justice française de le poursuivre pour d’autres affaires aujourd’hui, en vertu du principe de « spécialité ».

Sauf s’il renonce à ce principe.

Sans surprise, il a refusé d’y renoncer vendredi, face aux policiers de l’IGPN, la police des polices. Le magistrat lyonnais va devoir demander une extension de compétence aux autorités belges pour pouvoir le mettre en examen et peut-être le remettre en prison.

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A la lecture de l’article de Libération, « Gérard Fauré, une clientèle haut de came« , je ne peux m’empêcher de repenser à mon action d’infiltration pour le compte de la DNRED au sein des organisations criminelles qui m’ont à l’époque permis de constater la très grande proximité d’intérêts entre le sieur Pasqua Charles et les profits dégagés par le narcotrafic.

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EXTRAIT

Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste Gérard Fauré – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs continue en écrivant: « Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper. »

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A l’époque, les fonctionnaires français de la DNRED et américains du DEA que j’eus en face de moi firent les sourds à mes déclarations.

Il y a quelques semaines, j’écrivais un article intitulé: FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogotá

EXTRAIT

« Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à l’échelon DNRED de  Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May, le correspondant du DEA à Paris, est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur…. » Lire plus

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Le livre de Gérard Fauré s’achève sur cet hommage indirect à la police française: lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation

Lire tout l’article de Libération

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LE SCANDALE DES «PANAMA PAPERS»

Le scandale des “Panama Papers” , déclenché par un lanceur d’alerte anonyme et non rémunéré -connu seulement sous le pseudonyme de John Doe-, désigne la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocat panaméens Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214.000 sociétés off shore, ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés.

Les chefs d’État ou de gouvernement de six pays -Arabie saoudite, Argentine, Emirats Arabes Unis, Islande, Royaume Uni et Ukraine- sont directement incriminés par ces révélations, tout comme des membres de leurs gouvernements, et des proches et des associés de chefs de gouvernements de plus de 40 autres pays, tels que l’Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Brésil, France, Inde, Malaisie, Mexique, Pakistan Russie Syrie. Parmi eux se trouvent des hommes politiques, des milliardaires, des sportifs de haut niveau ou des célébrités.

Initialement envoyées au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en 2015, les données ont rapidement été partagées avec les rédactions de media dans plus de 80 pays par l’intermédiaire de l’international Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) basé à Washington. Les premiers articles ont été publiés le 3 avril 2016, accompagnés de 149 documents. D’autres révélations suivront les publications initiales, l’intégralité des sociétés mentionnées par les documents devant être dévoilée d’ici mai 2017.

Ces documents concernent de sociétés extra territoriales — dites offshore — que la firme Mossack Fonseca a aidé à créer, ou avec qui ses clients ont été en contact. Si dans la législation de la plupart des pays, les sociétés offshore ne sont pas illégales en elles-mêmes, c’est leur usage comme société-écran dans l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent qui l’est.

«PANAMA PAPERS», HUIT ANS APRÈS LA GRANDE CRISE DU SYSTÈME BANCAIRE
Précédé du scandale Luxleaks (Luxembourg) «Panama Papers» intervient huit ans après la grande crise systémique bancaire d’octobre 2008. Au terme d’un psychodrame d’un mois Septembre-Octobre 2008), le Congrès américain avait autorisé, le 3 octobre 2008, l’injection de 700 milliards de dollars dans l’économie américaine en vue de contenir la bourrasque financière et boursière qui a entraîné la faillite de treize banques et compagnies d’assurances et de sept cent mille foyers américains du fait d’un gestion spéculative des prêts immobiliers, sinistrant l’industrie automobile avec une chute de la production de l’ordre de 26 pour cent, plongeant dans la récession bon nombre de pays européens, dont la France.

Sur fond d’un paysage sinistré de l’économie occidentale, marqué par de faillites retentissantes de grands établissements de renom tant aux Etats-Unis qu’en Europe, un basculement stratégique s’est ainsi opéré en 2008 au niveau de la géo-économie» mondiale avec la recomposition de la carte bancaire américaine, l’entrée spectaculaire des fonds souverains arabes ou asiatiques dans le capital de grandes sociétés américaines ou européennes et l’affirmation de plus en plus marquée des grands pays du Sud, les pétromonarchies du Golfe et le groupe Bric (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) comme acteurs majeurs de la scène mondiale.

Au point que se pose la question de la pérennité de l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et de la viabilité des structures internationales tant financières que politiques mises en place dans la foulée de la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945), notamment le Conseil de sécurité de l’ONU, le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, ainsi que le G7, le regroupement des sept pays les plus industrialisés de la planète crée après la première crise du pétrole (1973). Apparemment la leçon n’a pas été retenue.

Pis, selon The Daily Beast, les sommes détournées par l’ensemble des kleptocrates de la planète avoisineraient les 12 billions de dollars. Si l’on ajoute l’évasion fiscale et les activités criminelles comme le trafic de drogue, le nombre avoisinerait les 36 billions de dollars.

En 2014, la valeur nette de la planète Terre était estimée à environ 240 000 milliards de dollars, ce qui signifie que 15% de la richesse mondiale serait passée dans la poche des kleptocrates.

La publication américaine se fonde sur les calculs d’un économiste d’investigation qui a épluché 45 ans de statistiques officielles. En croisant les statistiques de 200 pays, l’économiste en vient à la conclusion que 15 pour cent de la richesse mondiale est volée des pays les plus pauvres et placée dissimulé dans les paradis fiscaux, en Suisse, aux États-Unis et dans des protectorats britanniques comme les Bermudes et les îles Caïmans. Le terme kleptocrate désigne les dirigeants de régimes qui s’enrichissent par le vol des ressources publiques, et pratiquent à grande échelle la corruption et le blanchiment d’argent pour dissimuler l’origine de leur richesse.

LES FUITES DES «PANAMA PAPERS» HASARD OU PRÉMÉDITATION ?

L’économiste Paul Jorion soutient, quant à lui, que «les fuites des Panama-papers ne surviennent pas par hasard». «Le réseau des paradis fiscaux est en fait extrêmement bien surveillé, parce qu’il correspond à l’ancien Empire britannique. La City de Londres continue d’opérer une surveillance de bon niveau sur l’ensemble du réseau. En fait, les États ont besoin de cette surveillance parce qu’ils veulent contrôler de façon semi-permissive le blanchiment d’argent sale qui provient du trafic de la drogue, de la prostitution, du trafic d’armes. Le 17 septembre 2008, jour où le système s’est effondré, beaucoup d’argent sale a été injecté par le biais des paradis fiscaux si l’on en croit Antonio Mario Costa, qui était alors directeur de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime. « Il est évident que la raison d’état a besoin de ces paradis », assure-t-il.

CAPITAUX ERRANTS ET BUDGETS ABERRANTS

Paradis fiscaux, zones offshore, flux monétaires, capitaux errants et budgets aberrants. Ces termes innocents évoquent au premier abord une douceur de vivre dans une société marquée par l’abondance financière, la flexibilité économique et l’évasion fiscale.

C’est en fait la face hideuse de la mondialisation, nouveau dogme de la libre entreprise, avec son cortège de chômage, d’exclusion, de corruption, en un mot tous les ingrédients qui gangrènent la vie politique, sapent les fondements des puissances grandes et petites et font planer le risque de perversion des grandes et vieilles démocraties.

Le nouvel ordre international tant célébré depuis l’effondrement du bloc communiste, c’est à dire depuis l’effondrement du monde bipolaire au début de la décennie 1990, a sécrété en contrepoint, un système planétaire articulé autour de la criminalité transnationale.

Les commentateurs occidentaux se sont longtemps montrés discrets sur ce sujet, plus prompts à dénoncer le péril islamiste ou le péril jaune, après avoir tant dénoncé le péril rouge.

Mais s’il est sain de dénoncer les périls extérieurs, il serait tout aussi salubre de dénoncer aussi ses propres périls intérieurs: Trafic de drogue, trafic d’armes, prostitution, jeux clandestins, racket constituent les principales sources de capitaux illicites et ces divers trafics, parfois tolérés sinon encouragés par les états, génèrent annuellement mille cinq cent milliards de dollars (1.500 milliards), soit le budget des 20 pays de la Ligue arabe, dont le tiers -500 milliards de dollars- proviendrait uniquement de la drogue.

Un universitaire britannique, Ronan Palan, chef du département international de l’Université du Sussex et auteur d’un ouvrage «The Off-Shore World» (Cornell Press University -2003) soutient que les paradis fiscaux ont été impliqués dans tous les scandales car ils disposent de la faculté de «légaliser» l’argent provenant d’activités illicites dans la mesure où la surveillance des capitaux transitant par les places off-shore sont très difficiles.
L’explosion du nombre des paradis fiscaux a avivé la concurrence au point que même la City de Londres, pourtant réputée pour sa rigueur, n’a pas été épargnée par des manipulations douteuses.

Première place financière européenne, Londres compte près de 800 banques. Les autorités financières notamment Financial Service Authority (FSA) ont ainsi gelé les comptes bancaires d’un total d’un milliard de dollars volés dans la caisse de la banque centrale du Kenya sous la présidence de Daniel Arap Moi (1978-2002), ainsi que des avoir dissimulés de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet.

Pour se démarquer, les paradis fiscaux cherchent à se spécialiser proposant une gamme de services. C’est ainsi que Guernesey (Îles britanniques) s’est lancée dans l’assurance, Costa Rica dans les casinos sur Web, les Bermudes dans le commerce en ligne.

Les tenants de l’économie libérale justifient leur existence par le fait que leur présence contraint les places financières traditionnelles à ne pas sombrer dans la léthargie et qu’il convient de distinguer entre l’évasion fiscale, un délit, et une optimisation fiscale, qui constitue à leurs yeux une démarche légale visant à minimiser les impôts.

A L’ORIGINE ÉTAIT LA MAFIA

Curieusement à l’origine la prolifération des paradis fiscaux se trouve la Mafia.

La Mafia fonctionne à une seule échelle, celle de la planète. La mafia de la drogue s’étend partout: Chine, Japon, États-Unis, Amérique du Sud, dans la zone caraïbes-Pacifique, en Russie et l’Europe de l’Est, sans parler de l’Asie du Sud-est, du Moyen-Orient et de l’Afrique. S’adaptant à la mondialisation des économies, les organisations mafieuses ont crée des réseaux internationaux qui s’appuient sur des technologies les plus modernes (Internet, téléphone cellulaire), échappant à toute interception.

Selon une étude du FBI américain, le cartel colombien de la drogue aurait réalisé en 1995 un chiffre d’affaires estimé à 67 milliards de dollars, soit plus du double du budget d’Interpol (30 milliards de dollars) qui emploie, lui, plusieurs centaines d’agents. Les meilleurs experts en informatique sont embauchés pour faire prospérer ce pactole par son blanchiment et les grandes confédérations mafieuses (américaine, sicilienne, turque, russe, yakuza japonais et triades chinoises) se seraient constituées en une multinationale se partageant pays et produits, rôles et marchés.

A l’instar de la drogue, l’argent sale provenant du trafic illicite devient pour les banques et institutions financières qui se prêtent à des opérations de blanchiment une addiction ayant les mêmes effets que les stupéfiants sur les individus.

Empruntant un circuit complexe et risqué, l’argent noir transite par une multitude de sociétés écrans éparpillées à travers les paradis fiscaux de la planète, avant de se réhabiliter dans de respectables banques des grandes places financières internationales. Sa détection est difficile. Le seul véritable détecteur, au niveau mondial, est la balance mondiale des paiements.

Normalement, au niveau des échanges mondiaux, lorsqu’un pays est déficitaire, un autre devient excédentaire, mais l’injection massive de capitaux illicites a fortement déséquilibré les échanges mondiaux. Depuis 1982, le trou dans les échanges mondiaux est estimé à cent milliards de dollars annuellement. En 17 ans, il s’est élevé à mille sept cent milliards de dollars.

Les détenteurs de ces capitaux de l’ombre sont, pêle-mêle, des services spéciaux, guérillas du tiers-monde, mafias, trafiquant d’armes et de stupéfiants, états sous embargo, banques corrompues, y compris de respectables compagnies et États occidentaux toujours prêts à dire le Droit et à prêcher la Morale.

Cette importante masse financière clandestine tire profit des crises conjoncturelles de l’économie mondiale -Krach boursier américain de 1986, Krach immobilier européen du début des années 1990, tourmente boursière des marchés asiatiques de 1997- pour s’insinuer dans les rouages de la finance internationale. Ceci risque de gangrener à terme l’économie mondiale, comme en témoigne l’augmentation du nombre des pays à budgets aberrants, ou les pays à forte NEO.

LES PAYS NEO (NET ERRORS AND OMISSIONS)

Généralement situés à proximité des zones du narco-trafic mondial, les pays NEO sont ainsi appelés car ils disposent dans leur balance de paiement d’une rubrique NEO (Net Errors and omissions) qui permet par un artifice comptable, en prétextant les erreurs statistiques résultant des désordres administratifs, de dissimuler le grave dysfonctionnement de leur commerce extérieur découlant du transit du capital blanchi.

La procédure du blanchiment tire son nom d’une technique empruntée par un mafieux de Chicago des années 20 désireux à l’époque de se débarrasser de l’argent retiré de la vente clandestine d’alcool du temps de la prohibition. Par un jour de grande inspiration, il mit en application une idée inspirée par la mafia locale en achetant une chaîne de laveries automatiques où l’on paye en espèces.

Il ne lui restait plus à la fin de chaque journée de travail que d’ajouter de l’argent sale aux gains du jour et de déposer le tout à la banque, en prenant soin au préalable de déclarer au fisc la totalité de la recette, incluant l’argent ainsi blanchi. Plus tard, dans les années 50-60, les mafias, anticipant les modifications du marché de la consommation, ont eu recours aux chaînes de restauration rapide à l’exemple des pizzeria, pour blanchir l’argent sale, donnant ainsi naissance à la «Pizza connection». Ces techniques apparaissent désormais dérisoires.

Le temps du blanchiment de l’argent par les laveries et les pizzerias est aujourd’hui relégué à l’époque préhistorique du blanchiment.

De nos jours, les sommes en cause sont énormes et nécessitent pour leur blanchiment des techniques sophistiquées, donnant ainsi naissance à un métier nouveau «le financier-criminel», c’est à dire un ingénieur financier déployant ses talents dans les activités de nature criminelle.
Le blanchisseur perçoit, à titre de commissions, près de huit pour cent de la somme ayant transité par les transferts électroniques, alors que le contrebandier, passeur d’argent avec des mallettes, ne prélève que cinq pour cent. A titre d’illustration, les SWIFF (sociétés pour les télécommunications financières mondiales interbancaires) et les CHIPS (Chambre de compensation des systèmes de paiement interbancaires) brassent quotidiennement près de mille milliards de dollars.

L’identification tant du donneur initial que du bénéficiaire final devient donc d’autant plus difficile que le recycleur, moyennant une commission substantielle à chaque phase de l’opération, peut promener l’argent de compte offshore en sociétés-écrans, jusqu’à trouver un abri décent au capital. Ainsi un capital illicite entreposé aux Îles Caïmans peut, après un détour par Hongkong et Singapour se retrouver au Luxembourg pour être investi ensuite dans l’immobilier de luxe parisien.

S’il gagne gros, le recycleur a néanmoins une obligation de résultat. Il répond de sa vie de la réussite de l’opération de blanchiment. Il est en fait responsable sur sa vie…pour le restant de sa vie.

Pour d’évidents et impérieux motifs de sécurité, la Mafia ne peut tolérer l’amateurisme ou le bavardage et préfère limiter ses risques au maximum. Quiconque participe à une opération de blanchiment demeure un otage pour la vie. S’il lui est loisible, après accord de ses employeurs, de se reconvertir dans d’autres activités, son port d’attache demeure son activité de départ: la validation d’un argent d’origine crapuleuse. Captif doré, mais captif.

En marge du transfert électronique des capitaux, qui est le MUST du blanchiment, il existe diverses autres techniques liées au jeu, aux transactions sur les métaux précieux, ainsi qu’au transfert par «stroumpfage»:

Le jeu: l’argent noir est investi dans des casinos par l’achat de plaques de jeu, puis reconvertis en chèques, c’est la technique du «faux-jeton».
L’achat de bijoux et d’or dans les zones offshore. Le produit de revente du métal précieux est déposé en toute légalité dans un compte en banque.
Le transfert par «stroumpfage». Une multitude de petits passeurs (smurfs en Américain) achètent dans les banques des traveller’s chèques ou des devises. Aux États-Unis, tout individu peut retirer jusqu’à dix mille dollars en liquide. Une fois à l’étranger, ces passeurs entreposent ces chèques de voyage dans un compte bancaire légal.

PANAMA

En 1993 à New York, le FBI, intrigué par un flux anormal de mandats de la poste locale, ordonne une enquête. La découverte est stupéfiante: les cartels colombiens ayant recours à des «fourmis» ont procédé, pendant près d’un an à des virements sur des comptes au Panama pour un montant global quotidien de l’ordre de cent mille 100.000 dollars réalisé par le biais de modestes mandats dont la valeur pour chaque opération n’excédait pas mille dollars.

Depuis Panama, les fonds collectés étaient virés une nouvelle fois vers une succursale bancaire à Hong kong. L’opération a permis le blanchiment de 198 millions de dollars en moins d’un an. La répartition des fonds entre les différents bénéficiaires mafieux se faisant en fonction des signes distinctifs enregistrés au dos du mandat-poste et qui permettait le repérage de chaque mandat et son appartenance.

Autre stratagème de légalisation de l’argent illicite: la création d’une société écran dont l’objet est de collecter des fonds et des «dons charitables» pour de fausses congrégations religieuses.

Face à un tel pactole, l’imagination tourne à plein rendement et les procédés sont parfois rocambolesques, tel celui utilisé par un trafiquant de cannabis pakistanais qui n’a pas hésité à cacher 35 millions de dollars en espèces dans des machines de dessalement d’eau de mer spécialement aménagées à cet effet, commandées en Australie pour être exportées vers Singapour.

Toutefois, face à l’énormité des sommes en jeu, la Mafia n’a pas hésité parfois à prendre le contrôle de la totalité d’une banque pour en faire une usine de blanchiment d’argent.

LA BANQUE PIRATE

L’inventeur de la «banque pirate» est M. Jose-Antonio Fernandez, gros importateur de Marijuana colombien aux États-Unis dans la décennie 1970.
A travers toute une série de sociétés-écrans, M. Fernandez a réussi à prendre le contrôle de la «Sunshine State Bank» de Floride, la transformant en blanchisseuse géante pendant une dizaine d’années, jusqu’à son arrestation en 1984.

Parmi les autres exemples célèbres de banque-pirate citons celui de la BCCI (Banque du crédit et du Commerce International), propriété des émirats arabes, mise en banqueroute financière à la fin des années 80 pour sa connection réelle ou supposée avec l’argent de la drogue.

Un autre exemple est celui de la «Great American Bank» aux États-Unis, sous contrôle colombien en 1984 au moment de son démantèlement ainsi que la «Banque pour le développement du bâtiment de Poznam» (Pologne), qui a écoulé en Allemagne en 1992, près de 150 millions de dollars issus des fonds errants de Hong Kong.

LE PROCESSUS DU BLANCHIMENT

Le processus de blanchiment se déroule en trois étapes: le placement, l’empilage et l’intégration

-Le placement (ou prélavage): l’opération consiste à placer les importantes sommes d’argent recueillies de manière illicite dans le maillon faible du dispositif: l’économie de détail (achat de devises auprès d’agent de change, casinos de jeu, maison de retraite), le transfert par petits porteurs et petites coupures (schtroumpfage).

-L’empilage (ou lavage): l’opération consiste à gommer toute trace des origines criminelles de l’argent, en multipliant les transferts de compte à compte ou les transactions financières, notamment par le biais du «prêt apparent». Ce procédé consiste à obtenir un prêt pour un investissement garanti par le montant du compte numéroté détenu dans la même banque par l’emprunteur.
Le montant du prêt correspond à celui du dépôt et les intérêts à payer identiques à ceux perçus sur le compte numéroté.

-L’intégration (ou recyclage), terme ultime, confère une apparence de légalité à des revenus d’origine criminelle, qui sont investis dans des circuits économiques officiels: immobilier, tourisme, finance.

Ainsi le capital illicite part de New York par petits porteurs, fait d’abord une halte dans un des paradis fiscaux des micro-états de la région Pacifique-Caraibes, se transfère sur des grandes places financières asiatiques pour reprendre un début de respectabilité (Hongkong, Singapour) et termine dans les grandes places financières occidentales (Suisse, Luxembourg). A ce stade, le détenteur du capital réclame à Paris ou Londres un «prêt adossé» (Loan back), un prêt gagé sur un dépôt bancaire au Luxembourg, investissant ainsi tout à fait légalement dans l’immobilier, l’hôtellerie, la restauration, la bourse etc. avec en prime un surcroît d’honorabilité et de notoriété mondaine.

Devant l’ampleur du phénomène, les sept pays les plus industrialisés -les G7- ont fondé en juillet 1989 à la date anniversaire de la Révolution française, le groupe d’action financière internationale (GAFI) contre le blanchiment des capitaux. Instrument d’étude et d’expertise, le GAFI est chargé de suivre l’évolution des techniques de recyclage de l’argent sale et de vérifier l’application des mesures de lutte contre le blanchiment. En 2005, le Tracfin, l’organisme chargé de faire la chasse aux comptes douteux, a traité plus de dix mille «déclarations de soupçons», signalement de cas douteux, mais seulement 347 dossiers ont été transmis à la justice.
Parmi les autres organismes internationaux, on relève le programme des Nations-Unies pour le contrôle international de la drogue (PNUCID), l’organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) et enfin Interpol qui a crée en son sein un service spécialisé de lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue. Si la communauté internationale a pris conscience de l’ampleur de l’enjeu, la lutte contre la prolifération des capitaux illicites demeure rudimentaire.

Selon le Gafi, à peine 0,5 pour cent des 4.400 milliards de dollars de bénéfices réalisés entre 1982 et 1992 du fait du trafic de drogue ont été confisqués. Le mal est profond et la contamination étendue.

Elle se prolonge désormais sur la scène internationale par un nouveau venu le djihadisme d’un type nouveau et son industrie du captagon.

SOURCE

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Lire aussi

TRACFIN (Blanchiment): quand HSBC blanchit l’argent de la drogue

BLANCHIMENT (HSBC): l’argent de la drogue et 670 milliards de dollars blanchis 

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Three quarters of the US’ total annual consumption of almost $45 billion worth of cocaine comes from Colombia.L’Amérique est au centre de l’économie de la drogue

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Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie.

En termes de chiffre d’affaires, le commerce de drogues illicites pourrait maintenant être la plus grande entreprise du monde. Selon le rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, il s’agit d’un marché de 500 milliards de dollars.

Comme dans d’autres produits de base, les États-Unis sont le premier pays importateur de stupéfiants au monde, dépensant plus de 100 milliards de dollars pour la fabrication de drogues. Étant donné que le commerce des stupéfiants se fait principalement en dollars US, cela contribue de manière décisive au maintien du dollar comme roi dans le monde entier.

Le choix en tant que monnaie préférée du monde est plus souvent fait dans les rues du monde que dans les banques centrales du monde.

La cocaïne est la drogue de loisir préférée des classes supérieures occidentales et des petites classes supérieures imitatrices des pays en développement, mais c’est l’héroïne qui est vraiment le stupéfiant de l’homme du commun dans le monde entier.

La société pharmaceutique allemande Bayer fabriqua l’héroïne pour la première fois en 1879, et tirait le mot du mot grec «héros», qui signifie moitié-dieu, moitié-homme. Il a été nommé ainsi parce que ceux qui ont pris le médicament ont des illusions d’héroïsme.

Mais qu’il s’agisse de la cocaïne ou de l’héroïne ou de l’une des nouvelles drogues synthétisées telles que les amphétamines, la quasi-totalité de la transformation du produit de base, qu’il s’agisse de la feuille de coca ou du pavot à opium, se situe dans les pays les plus pauvres et les moins gouvernés du monde.

Malheureusement, peu de la grande richesse générée par cette activité est transmise aux producteurs primaires, car contrairement à la plupart des entreprises de produits de base, le commerce des stupéfiants a un facteur de création de valeur très élevé à chaque étape de l’activité et la production en est la partie la plus précoce et la plus facile. .

Malgré tout, les drogues sont devenues une raison majeure pour laquelle des pays comme la Birmanie, l’Afghanistan, le Pérou, la Colombie et même le Pakistan restent financièrement à flot.

Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie. Selon le National Crime Intelligence Service britannique, le prix de détail d’un gramme de cocaïne était de 96 dollars, alors que celui de l’héroïne était légèrement supérieur à 100 dollars. La bonne nouvelle ou la mauvaise nouvelle, selon votre perception du problème, est la tendance à la baisse observée dans les prix de vente depuis 1990, lorsque les prix équivalents de la cocaïne et de l’héroïne étaient près de 50% supérieurs aux prix actuels. Cela ne fait que refléter la plus grande disponibilité rendue possible par une production supérieure et plus efficace et non par une réduction de la demande. On estime que la consommation augmente de 12%, ce qui est malsain.

En tant que plus gros consommateur de stupéfiants, les États-Unis ont tout intérêt à être le policier anti-drogue le plus proactif au monde.

Il dispose d’un programme d’interdiction actif en Amérique du Sud, qui consiste non seulement en une assistance militaire, mais également en une grande quantité d’argent à plusieurs gouvernements d’Amérique latine. Ses mesures proactives incluent le limogeage des dirigeants politiques impliqués dans le trafic de drogue, que ce soit directement ou indirectement.

Sur les 948 millions de dollars que les États-Unis ont alloués au titre de l’assistance au contrôle international des stupéfiants, un montant de 762 millions de dollars a été affecté à l’Amérique du Sud.

En plus de cela, le Pentagone dépense 1 milliard de dollars en assistance militaire.

En tout, les États-Unis dépensent 19 milliards de dollars par an pour le contrôle des stupéfiants.

De toute évidence, les efforts des États-Unis sont davantage axés sur l’interdiction de la cocaïne et le contrôle de sa production. Il semble y avoir une raison à cela. Un sondage auprès de la hotline 800-COCAINE a révélé que l’appelant moyen était «un homme blanc de 31 ans, de classe moyenne, blanc, possédant une certaine formation universitaire» et dont le salaire annuel était bien supérieur à la médiane.

La tendance la plus alarmante a été l’augmentation de la consommation chez les adolescents, en particulier chez les lycéens.

L’héroïne, par contre, est la drogue préférée du pauvre.

Une étude menée par le professeur John Kaplan de l’Université de Stanford sur les consommateurs d’héroïne révèle que 75% d’entre eux étaient des hommes, 55% étaient des Noirs, 44% des Hispaniques, 36% avaient moins de 30 ans, 61% avaient moins de 11 ans l’éducation et 81% étaient au chômage. C’est très clairement la classe inférieure, et le manque d’emphase et d’urgence qui en résulte dans les efforts internationaux des États-Unis reflète clairement le parti pris de l’administration américaine.

Aujourd’hui, les deux principaux centres de production sont le triangle d’or et le croissant d’or.

Le Triangle d’or fait référence aux terres isolées produisant du pavot à opium et du traitement de l’héroïne dans le nord de la Birmanie, de la Thaïlande et du Laos, tandis que le Croissant d’Or se réfère aux terres accidentées du Pakistan et de l’Afghanistan. L’Inde étant prise en sandwich entre les deux régions «dorées», il n’est pas surprenant que de nombreux Indiens recherchent une partie de cet or. C’est un point de débarquement majeur. Cet emplacement stratégique lui a également permis de devenir un important producteur d’anhydride acétique, qui joue un rôle central dans le processus de transformation de la morphine base en héroïne pure. Une visite à la ville de Gajraula, dans l’ouest de l’Uttar Pradesh, vous montrera l’importance de l’activité de l’anhydride acétique. Le politicien Amar Singh possède également une usine d’anhydride acétique à Ghaziabad.

L’Afghanistan et la Birmanie représentent maintenant 80% de la culture illicite du pavot à opium et 90% de la production mondiale.

Selon le gouvernement américain, la Birmanie est responsable de 60% de la production mondiale d’héroïne, soit deux fois plus que la production actuelle en Afghanistan. Cela a beaucoup d’ironie, car la concentration de la production d’héroïne dans ces deux régions est une conséquence directe de la volonté résolue de la CIA de «contenir» le communisme.

Depuis que les Arabes ont introduit l’opium en Inde au cours des premières années du dernier millénaire, l’utilisation de l’opium et de ses dérivés a entraîné les économies et l’histoire avec une intensité que les prosélytes de religions et d’idéologies pourraient envier. Au XVIe siècle, les Portugais l’introduisirent à Java pour le travail sous contrat. Il s’est ensuite étendu à la Chine. La Compagnie des Indes orientales a volé l’affaire aux Portugais et, en 1838, le Bengale exportait 2 400 tonnes par an vers la Chine. Lorsque la Chine a tenté de fermer le commerce, les Britanniques ont mené la Première Guerre de l’opium (1839-1841) pour défendre les principes du «libre-échange» et de «l’égalité diplomatique».

La Chine a ensuite tenté de battre les importations en permettant la culture de l’opium au Yunnan. Ça a réussi. Mais lorsque les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949, la production a été transférée en Birmanie, les généraux du KMT étant chassés du sud de la Chine. En 1950, la CIA a commencé à regrouper les forces du KMT dans l’État de Shan en vue d’une éventuelle invasion du sud de la Chine. Ce commerce s’est ensuite étendu pour inclure les généraux en Thaïlande. La drogue, les armes fournies par la CIA et les forêts denses ont engendré de nombreuses insurrections en Birmanie. La Birmanie compte plus de 40 des 387 groupes terroristes et insurgés connus dans le monde.

Bien qu’il y ait toujours eu une production de pavot à opium en Afghanistan et dans le nord-ouest du Pakistan, sa production a pris une impulsion majeure en 1978 lorsque la CIA est arrivée sur les lieux pour inciter le djihad à contenir le communisme. L’Amérique a dû payer un prix élevé pour cela. Deux ans après l’intervention de la CIA en Afghanistan, les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan sont devenues le premier producteur mondial d’héroïne, fournissant 60% de la demande des États-Unis. Et aussi Oussama Ben Laden dans le Blowback!

Cette héroïne rapporte au Pakistan plus de 4 milliards de dollars par an. Une inondation d’héroïne bon marché au Pakistan a eu pour résultat que le nombre de toxicomanes est passé de presque zéro en 1979 à environ trois millions maintenant. Inévitablement, l’héroïne (smack) a fait son entrée en Inde et compte plus de trois lakhs (Un lakh est une unité du système de numérotation indien égale à cent mille) enregistrés en tant que toxicomanes et ce nombre peut même être 20 fois supérieur.

Et maintenant, plutôt que la religion soit l’opiacé des masses, il semble que ce soit l’inverse!

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Mohan Guruswamy
L’auteur, un analyste des politiques qui étudie les questions économiques et de sécurité, a occupé des postes de direction au sein du gouvernement et de l’industrie. Il est également spécialisé dans l’économie chinoise.
Publié: Oct 27, 2018, 12:31 IST
Mise à jour le: 27 oct. 2018, à 12 h 31, heure de l’Est

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Karim REGUIG a été interpellé par les policiers de l’Office central contre la criminalité organisée (Oclco) de la DCPJ et aux limiers de la Brigade nationale de recherche des fugitifs, à Nanterre suite à un mandat d’arrêt italien.

Karim Reguig fait parti de ces voyous tout droit venus des cités-ghettos d’Ile-de-France qui ont réussit à se faire un véritable nom dans le Milieu français, trônant dans sa catégorie aux côtés des Nordine Mansouri, Mohamed Amimer et autres Hamid Hakkar.

Des Débuts Timides

Surnommé « Pascal le Turbulent », Karim Reguig est né à Saint-Ouen en 1965, d’Amar et Gaétane Reguig. Il commence par du tout petit larcin : vol à la roulotte à 12 ans, agression à treize, vol à l’étalage à quatorze, vol de cyclomoteur à 15 ans… Une caricature du petit délinquant.

Jusqu’au jour où il passe à l’échelon supérieur, en 1983, alors âgé de 18 ans, quand il braque la trésorerie principale de Creil (Val d’Oise) en compagnie de quatre hommes : un martiniquais, un jamaïcains et deux juifs pieds-noirs originaires d’Oran. Butin : 80 000 francs. Pas mal pour un premier pas.

Reguig va ainsi passer une décennie à braquer dans l’Hexagone avec son équipe, commençant à se faire un nom et tâtant un peu du shit.

Mais c’est son séjour en Espagne qui le fera réellement entrer dans la cours des grands. Il s’y réfugie en 1995, alors âgé de 30 ans, avec une partie de ses complices, après le braquage d’un magasin de produits diététiques.

Direction: Marbella, ville qui est avec Malaga la véritable place forte des trafiquants de cannabis français, sur cette Costa Del Sol qui représente (depuis longtemps maintenant) la base-arrière du Milieu hexagonal.

Sous le Soleil des Voyous

Quand il arrive en Espagne, Pascal le Turbulant alias Rachid Reguig a 30 ans et une carrière déjà bien avancée. S’il est vrai que le Milieu est petit, cela l’est encore plus sur la Costa Del Sol. Reguig y fréquente le petit monde des trafiquants de drogue et, peu après son arrivée, est pris en main par Jacques Grangeon, pilier du milieu lyonnais. On trouve aussi dans ses fréquentations un certain Nordine Benali, gangster made in 9-3 trimbalant un très beau CV.

Reguig se lance alors lui aussi dans le trafic de cannabis. Sa carrière est rapidement lancée et son ascension se fait fulgurante, le jeune de Saint-Ouen n’ayant pas de mal à faire augmenter la quantité de drogue échangée à chaque transaction. Ce contrôle du 21 mars 1996 visant Reguig et sa compagne Violette O. confirme en tout cas le fait que le français brasse de grosse sommes : les policiers espagnols ont en effet découvert 1,6 millions de pesetas, un stock de bijoux estimés à 720 000 francs, et la possession de deux comptes en banque crédités de 2,3 millions de francs, et sur lesquels avaient transité 6 millions de francs en deux ans. Reguig était donc bel et bien passé à la vitesse supérieure.

Avec son réseau, Reguig alimente en cannabis non seulement la région parisienne mais aussi une partie du sud-est, notamment Marseille et le Vaucluse. Son équipe est des plus solides, constituée d’amis sûrs. Au total, près d’une quarantaine de personnes travaillerait pour ou avec lui, et sa bande est des plus hétérogènes : il y a là les premiers complices de Reguig (ceux avec qui il s’était lancé dans le braquage), mais aussi trois jeunes de Carpentras (84), un autre de Vitrolles (13), un israëlien d’une cinquantaine d’années, des juifs marocains bien implantés à Marbella, des français exilés en Espagne et évidemment des gangsters issus des cités de la région parisienne (avec en tête Mourad Ferguerre de Montfermeil). De quoi faire frémir ceux qui pensaient encore que le Milieu était communautariste. Karim Reguig s’appuierait aussi sur sa famille lorsqu’il s’agit de gérer ses comptes, notamment du côté des Marchione. En quelques années, voir quelques mois, Karim Reguig est ainsi devenu un pilier incontournable du trafic de drogue en Espagne.

Au total, le « réseau Reguig » procèderait à l’envoi de 600 kilos mensuelles vers la France, par route, à l’aide de grosses cylindrés. Sans compter les nombreuses transactions traitées directement sur le sol espagnol.

Des Atout de Premier Ordre

Lorsqu’il s’agit de gérer ses sous, Karim Reguig sait faire preuve de beaucoup de professionnalisme : aucun compte en France, plusieurs sociétés ouvertes dans des régions connus pour leur mansuétude à l’égard des capitaux étrangers (comme par exemple le Delaware américain), des voyages fréquents dans ce paradis fiscal que sont les îles Caïman, des passages par Miami… Autant dire que Karim Reguig sait y faire lorsqu’il s’agit de blanchir l’argent de la drogue.

C’est en partie grâce à ce professionnalisme, ajouté à la solidité de son équipe, qu’il a réussit à se faire une telle place dans le trafic international de cannabis. Mais ce n’est pas le seul facteur, le « destin » a aussi joué : en effet, l’équipe de Reguig a profité de la disparition des anciens, morts ou en prison, pour reprendre une bonne partie de leurs « parts de marché ». Disparitions auxquels Reguig et ses complices ne seraient pas entièrement étrangers. Autre facteur de réussite : les connaissances, lesquelles ont permis à Reguig d’être très introduit au Maroc, point de départ de tous les réseaux internationaux de cannabis.

Mais la carrière de Reguig ne s’est pas non plus faite sans accrocs. En effet, certains de ses lieutenants ont trouvé violemment la mort, comme Kamel Berkani, tué le 5 octobre 1997 à Estenopa (Espagne), ou Fathia Khitmane, assassiné à Paris le 9 janvier 1998. Jacques Grangeon, qui avait épaulé le jeune de Saint-Ouen à ses débuts en Espagne, est lui aussi décédé, le 5 octobre 1996, assassiné dans sa villa de Marbella avec sa femme, abattu d’une balle dans la tête. Jamel et Nordine Benali, que fréquentait Karim Reguig, passent eux aussi l’arme à gauche, repectivement en décembre 1999 et en octobre 2001, sur la terre espagnole. Des exécutions que certains n’hésitent pas à attribuer à Karim Reguig et son équipe.

 

Coke, Rêve de Monopole et Ambition Démesurée

Mais Reguig n’aspire pas uniquement à avoir le monopole du trafic de cannabis, mais aussi semble-t-il à contrôler le marché de la prostitution.

En effet, le français gère le ‘César Palace’ ainsi que le Venus et le Milady Palace, (à une autre époque les copropriétaires étaient Jean Gilbert Para, Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) « Le Chacal » )des établissements consacrés à la prostitution de luxe. La coke, marché en pleine expansion, semble aussi être de la partie, comme l’atteste l’arrestation de ce colombien qui possédait sur lui les coordonnées de Karim Reguig. Depuis 2002, on le dit aussi lié à Sergio Palma, trafiquant de cocaïne italien incarcéré à Rome. De quoi accentuer sérieusement les soupçons d’implication de Reguig dans le trafic de cocaïne. La police espagnole prête aussi à ce dernier une ambition démesurée, et le soupçonne de vouloir contrôler le trafic de drogue « depuis la Costa Del Sol jusqu’à l’Europe centrale ».

« Concrètement, les flics espagnols ont vu de lourds sacs en plastique passer de main en main, des armes à la ceinture de ceux qui les transportaient, des hommes de Karim Reguig se rendre à Madrid pour y rencontrer des colombiens, et des valises bourrées de billets revenir de France. Un bateau a même été arraisonné au large d’Almeria avec plus de 1800 kilos de shit à son bord » nous apprend Frédéric Ploquin dans son livre « Parrains & Caïds ».

Le directeur de l’Office des stupéfiants, Bernard Petit (au centre entre Vals et François Thierry) , résume ainsi le parcours de Karim Reguig : « ces jeunes ont bien travaillé le cannabis. Ils ont pris de l’assurance, ont investi dans les saunas, les filles, les hôtels, jusqu’au jour où ils se sont mis à la cocaïne. Assez radicaux, ils n’ont pas de temps à perdre et constituent rapidement de petits empires reposant sur des gangs très constitués« .

En 1999, déjà, les Stups alimentaient les plus hauts soupçons à l’égard de Karim Reguig : « Le service a été alerté par la montée en puissance, dans le monde des trafiquants de stupéfiants, d’une équipe de malfaiteurs dirigée par Karim Reguig, dit « Pascal le Turbulant ». Un total de près de quarante personnes travailleraient pour ou avec lui. Il incarnerait une nouvelle génération de malfaiteurs issus de la banlieue parisienne et qui, du statut de chef, est devenu un caïd quasi incontournable du trafic dans le sud de l’Espagne, zone de prédilection où il réside de façon presque permanente. C’est en direction de la région parisienne que Karim Reguig acheminerait de façon régulière de grosses quantités de cannabis et de cocaïne. Il dispose d’une réelle organisation criminelle assurant la fourniture de faux papiers, de voitures maquillées et aménagées, de caches et de la main-d’œuvre nécessaire ».

source

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Hambli recruté, Hambli exploité mais Hambli libéré!

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L’homme faisait bander tous les hiérarques de l’OCRTIS et de la DNRED.

Son carnet d’adresse pouvait permette à tous ces planqués de se faire mousser auprès de ministres toujours trop contents de poser devant des saisies bidons mais spectaculaires.

Ces escrocs de la fonction publique n’ont aucun honneur et seuls, pour eux, compte l’esbroufe et le déroulement optimisé de la carrière.

Je viens de relire les dépositions des douaniers suite à la plainte que j’avais déposée…

Des tissus de mensonges et de demi vérités.

Le gars de l’IGPN qui était au stylo était un faible enquêteur pour ne pas relever les incohérences des dépositions tellement ressemblantes.

Vous êtes la honte de ces régaliennes que j’ai servies avec la plus grande loyauté.

Vous êtes des canailles institutionnelles, c’est le seul constat possible aujourd’hui !

Marc Fievet aka NS 55 DNRED

PS:

J’ai été maintenu plus de 10 longues années (3.888 jours) dans des geôles de 4 pays « dits civilisés » sans jamais obtenir ne serait-ce qu’une seule journée de sortie…
Les nombreux fonctionnaires de justice de « japerie » rencontrés m’ont permis de constater une totale incapacité pour prendre des décisions sensées en se planquant tous derrière le sacro-saint Dalloz!
J’ai également constaté l’attitude scélérate de François Auvigne, un dg de la douane française, à qui je dois plus de 75 mois de détention en France comme celle des administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron spécialistes de la réinterprétation des faits.
Un seul viendra témoigner, c’est Jean Henri Hoguet, ex directeur de la DNRED, devant la cour d’appel qui devait juger la plainte pour diffamation déposée par le Ministre Michel Charasse contre moi!
« J’avais osé dire que le ministre m’avait lâché! »
Jean Henri Hoguet soulignera avec force le caractère scandaleux de ma présence en prison!Aujourd’hui, les dalloziens libèrent Sofiane Hambli qui doit apprécier une telle mansuétude!
Quel gâchis!
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Image associée

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Interpellé en Belgique après quatre mois de cavale, le trafiquant est rapatrié en France dans un hélicoptère du GIGN.

Dépaysée depuis à Bordeaux, l’enquête a du plomb dans l’aile.

En juin, la chambre de l’instruction a rendu un arrêt au vitriol, estimant que la procédure douanière ayant conduit à la saisie parisienne est entachée d’irrégularités.

L’enquête a en effet démontré que, contrairement à leurs premières déclarations, les douaniers «travaillaient» depuis longtemps sur Sophiane Hambli, sur fond de rivalités entre services.

Une demande de supplément d’information a été demandée avant d’examiner à nouveaux les requêtes en nullité, qui pourraient faire tomber toute la procédure.

Mais Sophiane Hambli est également mis en cause dans une autre enquête instruite par des magistrats lyonnais. Selon nos informations, il a récemment été placé en garde à vue dans cette procédure dite «Avoine», ouverte notamment pour«faux en écriture publique» et «association de malfaiteurs».

Une enquête qui vient de s’accélérer, avec la garde à vue, il y a deux semaines, de François Thierry et de deux hautes magistrates du parquet de Paris. Le dossier pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les prochaines semaines.

LIRE PLUS

https://www.liberation.fr/france/2018/10/24/affaire-des-stups-l-hallucinante-liberation-du-trafiquant-indic_1687622

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FRANCE (l’hallucinante libération du «trafiquant-indic»): en Dallozie, on va jusqu’à défier les lois…de l’équilibre

Publié: 24 octobre 2018 par internationalinformant dans 36, Australian Customs and Border Protection Service., BAN, Blanchiment, CELTIC, Customs and Border Protection, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, NS 55, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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C’est l’histoire d’une incroyable boulette. Une grossière erreur de procédure qui pourrait être indirectement à l’origine de la libération inattendue de Sophiane Hambli, le «trafiquant-indic» au cœur du gigantesque scandale qui secoue la lutte antidrogue depuis trois ans. Dans sa dernière ordonnance, signée fin septembre, le juge des libertés et de la détention (JLD) saisi du cas Hambli a fondé sa demande de prolongation sur certains faits pour lesquels le trafiquant n’est pas mis en examen. Une irrégularité que s’est empressé de soulever son avocat, Hugues Vigier. Curieusement, la chambre de l’instruction n’a pas retenu ce motif mais évoqué des délais de détention trop longs pour justifier la libération soudaine de Sophiane Hambli. Etrange revirement, le trafiquant ayant envoyé ces derniers mois de nombreuses demandes de mise en liberté restées lettre morte, notamment parce qu’il est loin d’avoir atteint la durée légale d’une détention provisoire en matière criminelle, soit quasiment cinq ans. La chambre de l’instruction a-t-elle voulu couvrir cette erreur manifeste en libérant Hambli sous un prétexte fallacieux ? L’annonce de sa libération a en tout cas provoqué stupeur et sidération.
«On a libéré Pablo Escobar,s’insurge un avocat du dossier.
Le scandale judiciaire ne fait que commencer.»

LIRE la suite

https://www.liberation.fr/france/2018/10/24/affaire-des-stups-l-hallucinante-liberation-du-trafiquant-indic_1687622

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FRANCE (Trafic de stups): «Est-on prêt à faire le ménage ?»

Publié: 24 octobre 2018 par internationalinformant dans 36, Australian Customs and Border Protection Service., BAN, Blanchiment, CELTIC, Customs and Border Protection, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, NS 55, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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Avocat au barreau de Rouen, Hugues Vigier défend Sophiane Hambli depuis plusieurs mois. Il souligne l’incroyable paradoxe d’une procédure qu’il qualifie «d’affaire d’Etat» mais qui pourrait, sous peu, tomber intégralement pour des nullités juridiques.

Selon lui, c’est désormais au politique de se saisir du scandale des Stups en constituant, comme sur le dossier Outreau, une commission d’enquête parlementaire.

LIRE

https://www.liberation.fr/france/2018/10/24/trafic-de-stups-est-on-pret-a-faire-le-menage_1687627

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Des dallozziens de Nancy et Paris avaient arrangé une garde à vue fantôme dans une chambre de l’hôtel Mercure de Nanterre le 3 avril 2012 !

Aujourd’hui, les dalloziens de Bordeaux ont décidé qu’il était temps de remettre dehors Sofiane Hambli, trafiquant notoire, condamné à 14 ans de prison, qui s’était vu promettre une sérieuse remise de peine s’il acceptait de passer commande de plusieurs tonnes de cannabis à son ancien lieutenant, installé en Algérie.

Sofiane Hambli, l’informateur préféré de Françaois Thierry, donc de l’OCRTIS, avait pu téléphoner de sa cellule à Nancy, comme il le faisait régulièrement d’ailleurs ; si ce n’est que dans ce cas précis les agents de l’OCTRIS tenaient à être à ses côtés pour ne rien rater de la séquence et donner en temps réel leurs informations et ordre en Espagne.

D’où l’organisation de la fausse garde à vue.

La fausse garde à vue avait été prolongée, après l’intervention de Véronique Degermann , selon sa collègue de permanence le même jour. Mais pas de chance, Véronique Degermann a perdu la mémoire lorsque les bœufs-carottes de l’IGPN la mettent en garde à vue il y a quelques jours.

A Bordeaux, pas loin de la maison ENM, les dalloziens de la chambre de l’instruction n’ont pas encore dit s’ils décidaient de passer par pertes et profits la saisie d’octobre 2015 du Boulvard Exelmans….

Souvenez vous, même Michel Sapin avait trainé son copain François à la DNRED où seule Hélène Crocquevieille, la DG de la Douane française était là pour le recevoir accompagnée bien sûr de l’énarque du service,le directeur de la DOD Erwan Guillemin.

Jean Paul n’était pas là, retenu pour affaires familiales…Savait-il que la DOD allait taper 7 tonnes Bd Exelmans? Jean Paul faisait totale confiance à ses directeurs qui ne lui disaient pas tout! Lui, n’avait pas ses propres taupes auprès de chacun d’entre eux! Depuis, dans son immense sagesse, la DG l’a mis dans un placard comme chef d’un obscur poste à Bordeaux en attendant de connaitre les suites de sa mise en examen décidé par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence« .

La liberté pour Sofiane

Comment ne pas être surpris de cette élargissement décidé par des dalloziens au sens de discernement limité à la seule lecture du Dalloz, la seule chose qu’il semblerait qu’on apprenne à l’ENM.

« L’Etat de droit, se gargarisent-ils à longueur de séances entre deux rires, de quelques remémorations de soirées entre-soit, de vacances passées entre-soit et du prochain mercato-dallozien! »

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Mais revenons à notre affaire de la « Française des Stups » qui défraie la chronique depuis de trop nombreuses années maintenant!

Quid de François Thierry, l’homme qui portait des valises et savait parler à l’oreille des narcos? Pour l’instant, il est toujours payé par les deniers publics!

Quid du magicien Erwan Guilleminn, responsable d’un tour de passe-passe assimilable à une dissimulation de preuves. Il a été mis en examen ? Aura-t-il le courage de démissionner? Mais non, entre énarques, on se soutient! Une promotion, c’est sûr!

Quid de Magalie Noël, la numéro trois de la DRD, le service de renseignement de la DNRED, qui a été mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».?

Quid de Pascal Schmidt, le responsable de l’échelon DNRED du Havre, qui est poursuivi pour ainsi que pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

Quid de Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ». qui a été, en juillet dernier, la cible de deux perquisitions, à son bureau et à son domicile bruxellois! Il n’est plus à Bruxelles!

Quid du trop confiant Jean Paul Garcia, mis en examen pour « détournement de fonds publics par négligence »?

Quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD?

Quid des « douaniers encaisseurs » de Roissy aux magots établis en Andorre et ailleurs?

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L’agent infiltré NS 55 de la DNRED a été maintenu plus de dix ans en prison sans une seule journée de sortie.

Il a tout au long de ce chemin de croix à 23 stations-prisons rencontré de nombreux fonctionnaires de justice en Japerie incapables de prendre une décision sensée, se planquant tous derrière le sacro saint Dalloz.

Constaté également l’attitude scélérate de François Auvigne le DG de la Douane française comme des administrateurs Thomas et

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FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogota

Publié: 21 octobre 2018 par internationalinformant dans AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, Blanchiment, Cocaïne, DEA (USA), DNRED, Douane française, Guadeloupe, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Narco-logistique, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Policia, Saint-Martin, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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Extrait de l’Archipel des Soumis écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003

Dans ce contexte, pour une fois, je ne suis pas mécontent de quitter l’Espagne pour la Colombie, même si je dois voyager en compagnie de Carlos Hernandez-Reumbeaut. Je pars à Bogotá pour négocier avec les « parrains » des cartels de Cali et Baranquilla l’enlèvement de quatre à cinq tonnes de cocaïne. À notre arrivée à l’aéroport de Bogotá, nous sommes attendus par deux gardes du corps qui nous font monter à l’arrière d’une Renault 7 -version colombienne de la Renault 5- et nous emmènent vers un immeuble de la 100ème avenue. Parfaitement en évidence, un pistolet mitrailleur, chargeur engagé, est négligemment posé devant le levier de vitesse de notre voiture.

Salle de conférence au 17ème étage d’un immeuble sur la 100ème avenue à Santa Fe de Bogota en Colombie

Cinq membres des cartels de Cali et

Barranquilla nous attendent dans une salle de conférence digne des conseils d’administration les plus solennels. Longue table en bois massif ovale et fauteuils recouverts de cuir couleur vert foncé. Sagement assis, ils écoutent attentivement nos exposés et la description de nos moyens logistiques, puis manifestent leur satisfaction par des grognements appuyés faisant office de mots. Lors de cette réunion, personne ne représente Bipe et Cardell, les hommes de Gilberto Rodriguez Orejuela (à gauche sur la photo) que j’avais rencontré à Caracas, mais, le plus âgé des participant à cette table ronde n’est autre que Miguel, le frère de Gilberto (à droite sur la photo). Ce qui me paraîtra surprenant, c’est qu’ils agissent comme n’importe quelle « Cofradia (coopérative agricole) ».

De retour en Europe, j’accélère au maximum les préparatifs du voyage pour la Colombie en expliquant à Mario (Locatelli) que nos commanditaires sont pressés. Je me retiens bien sûr d’ajouter que Joseph Le Luarn, le successeur fossoyeur de Jean Henri Hoguet à la tête de la DNRED est également impatient. J’ai négocié pour un transfert de marchandise de bateau à bateau. Il faut accélérer le déroulement des opérations et modifier toutes les sécurités qui avaient été mises en place pour le Poseidon qui était normalement chargé de cette action.

Le 12 décembre le Pacifico quitte les chantiers de Gdansk (photo au radoub à droite) pour rejoindre Kiel en Mer du Nord. Ralf De Groot le fait visiter quatre jours plus tard à Raymond Leblanc, l’émissaire des trafiquants canadiens. Lors d’une visite de ce Leblanc à Fuengirola, j’avais demandé à Christian Gatard de vérifier le parcours de ce Canadien. Tout se met en place pour le plus vaste transport de drogue jamais réalisé par Mario. Nous sommes même certainement en train de pulvériser un sinistre record mondial.

J’avertis Gatard qui en bâille de plaisir. Rien qu’à imaginer les dix tonnes de cocaïne qu’on va saisir, il imagine déjà, sans aucun doute, les manchettes des journaux : « La plus grosse saisie du siècle… » et les honneurs qu’il ne manquera pas d’en tirer.

Au Liechstentein, blanchiment assuré!

La longue traversée que doit effectuer le Pacifico vers l’Amérique centrale me

laisse le temps de faire un saut à Vaduz, au Liechtenstein, charmant paradis fiscal, pour y rencontrer un avocat que Mario (Locatelli) a sorti de sa boîte à malice et que le blanchiment d’argent ne rebute absolument pas.

En recomptant le million de dollars que je lui apporte, il me précise simplement: « –Attention, pour commencer, je ne pourrai vous absorber qu’un million de dollars par semaine. Merci de vérifier que les billets soient toujours remis à mon cabinet, correctement enliassés. »

Quand je pense que des milliers de policiers sont censés remonter les filières de l’argent sale à travers le monde entier et qu’ils n’y parviennent pas, paraît-il, je trouve que les contraintes imposées par l’avocat ne sont pas insurmontables.

Lorsque je fais part de mon étonnement à Christian Gatard en lui communiquant l’adresse de cet homme dit de loi, il passe rapidement à un autre sujet.

Début Janvier, je rencontre Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid. Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Le 16 janvier 1994, dans le port de Paramaribo, le Pacifico qui est un navire de commerce tout à fait respectable, charge ainsi de la ferraille qui sera recyclé dans une usine du Canada. L’affréteur qui assure les enlèvements a prévu de nombreuses brèves escales à Georgetown, au Guyana, puis à Willemstadt au Curaçao, et enfin Puerto Odaz, au Venezuela avant de permettre au capitaine du Pacifico de retrouver son indépendance et son autonomie pour passer aux choses sérieuses.

Des petits avions bimoteurs venus de Colombie doivent larguer au lever du jour huit tonnes de cocaïne autour du Pacifico loin au large des côtes du Venezuela. L’équipage les récupèrera avec les Zodiacs embarqués à bord comme canots de sauvetage, lors de l’escale à Kiel.

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994. Installé à Montréal, Mario (Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en

Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le motor yacht Sea Harmony (photo ci-dessus à droite) récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano.

Mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de conditions météorologiques détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

Les narcotrafiquants se mettent au marketing…

Pierino Divito... (Photo: La Presse)

Pierino Divito
Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux circuits différents: Carlos Hernandez-Rembeault pour l’organisation de Pierino Divito, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburne. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire: c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque

Alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas.

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, la Douane et la DNRED, mes employeurs français, eux, ne semblent

absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Par contre, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Puyanet, en compagnie de Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony (ici à droite au mouillage) toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour

l’opération contre l’IRA. La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor (ici à gauche au départ de Rotterdam), alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de certains de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout:

Certainement pas!

L’humour ne semblait pas être apprécié par ce fonctionnaire de Bercy.

Ambassade des États-unis à Paris

Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon « défenseur » David May à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande de Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre. A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu.

La réunion à Pornic avec la DEA

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, à coté de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins.

Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi.

D’emblée, David May (photo à gauche) , mon « défenseur américain » m’informe:

-« Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci. »

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignier renchérit:

Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

je crie alors:

Mais t’es cinglé…T’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées en Corse par le Sea Harmony.

Quand et comment, je ne sais pas encore!

Les services pour « protéger » NS 55…ne le suivent plus!

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David

May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire. Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario (Locatelli) à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome. Mario (Locatelli) m’informe avoir été en contact le jour même avec Gilberto (ici à droite), un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poissons, puisque ce sont eux les successeurs de Pablo Escobar!

Les mecs du DEA sont satisfaits!

Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, après tout que du normal pour un service de renseignement, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquets de biffetons en partance pour la Suisse!

La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie… avec son jet!

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve!

Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base…Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Encore mieux que le « secret défense »! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

La Françoise Sagan se faisait aussi envoyer par la poste sa consommation et un jour, les agents de la DNRED qui ne pourront intervenir qu’après avoir eu l’accord de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane, saisissent 75 grammes de coke. Toi, le lecteur, tu penses que le procès verbal qui va être établi entrainera des poursuites…! Mais tu rêves! Non, seulement un classement sans suite par le parquet!

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Mario (Locatelli – photo à droite) a été arrêté en douceur le 6 septembre 1994 à Madrid. C’est Christian Gatard qui me l’a annoncé. Ça s’est passé dans un restaurant où il dînait avec son conseiller, le magistrat Domenico Catenacci, son cher avocat Pascuale Ciolla et sa fidèle secrétaire, la suissesse Heidi Hoffmann. Dans la valise de Domenico Catenacci qu’il avait à ses pieds, les policiers trouvèrent l’équivalent de 200 000 dollars et, vu sa « qualité », le magistrat Catenacci ne subit que quelques heures de retenue policière. L’avocat Pascuale Ciolla, lui, restera quelques semaines en détention.

Marc Fievet sera arrêté le 23 septembre 1994 à Fuengirola en Espagne par Interpol et découvrira que la DEA qui finalisait l’opération DINERO n’avait pas informé l’agent NS 55 de la DNRED! Marc Fievet attendra 33 mois pour arriver au Canada via Madrid et Londres, bénéficiant alors des meilleurs attentions carcérales.

Contraint par la Douane française à plaider coupable, sans avocat, Marc Fievet sera condamné par la Cour provinciale de Bathurst au Nouveau-Brunswick le 5 août 1997 à… perpétuité!

De retour en France, c’est la poudre d’escampette!

Le DG François Auvigne (photo à gauche), malgré les demandes réitérées de Jean Puons, le directeur de la DNRED pour faire respecter les engagements pris à l’égard de l’agent NS 55 et le faire libérer, refusera d’intervenir, n’ayant pas, d’après lui, à assumer les actions de ses prédécesseurs.

La continuité du service de l’Etat sera passée à la trappe par cet inspecteur des finances qui sera le seul, à ma connaissance, à demander à quitter son poste de DG de la Douane française!

Avec Christophe Pech de Laclause, son avocat français, Marc Fievet dépose plainte pour complicité de trafic de drogue et subornation de témoins contre X.

Pour Maitre Pech de Laclause: « Puisque Fiévet travaillait pour les douanes, son supérieur hiérarchique, et pourquoi pas le ministre du Budget, n’auraient-ils pas dû comparaître à ses côtés devant le tribunal canadien ?

La juge d’instruction Sophie Clément rendra un non-lieu en 2006…

Dans ses conclusions, la magistrate reconnaît que Marc Fiévet ne s’est pas livré à un quelconque trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau et donc… qu’il n’est pas un narcotrafiquant.

Pourtant Marc Fievet subira 3 888 jours d’enfermement dans 23 prisons d’Espagne, d’Angleterre, du Canada et de France!

Extrait de l’Archipel des Soumis, écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003


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En France contemporaine, il est régulièrement précisé que l’on n’intervient jamais dans une affaire judiciaire en cours et qu’une fois la chose jugée, on ne s’autorise pas à commenter la décision des fonctionnaires de justice que sont les « dalloziens » magistrats.

Et pourtant!

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que des décisions contradictoires émanant de juges indépendants que sont les juges d’instruction n’arrivaient pas à faire changer les décisions de jugement émises par certains dalloziens du siège.

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que nos éminents dalloziens aimaient clôturer un dossier sans pour autant avoir personnellement réussi à se convaincre de la justesse des décisions qu’ils prenaient!

Trop souvent, j’ai constaté que dans les dossiers d’affaires importantes, les manipulations et autres petits arrangements dans le traitement ou l’interprétation des procès verbaux pouvaient transformer un innocent en coupable ou un coupable en innocent!

Trop souvent, je constate que nos grands pouvoirs de la société actuelle française que sont les sociétés du CAC 40 (ACCOR HOTELS, AIRBUS GROUP, AIR LIQUIDE, ARCELORMITTAL, ATOS, AXA, BNP PARIBAS, BOUYGUES, CAPGEMINI, CARREFOUR, CREDIT AGRICOLE, DANONE, ENGIE, ESSILOR INTERNATIONAL, KERING, LAFARGE HOLCIM, LEGRAND, L’ORÉAL, LVMH, MICHELIN, ORANGE, PERNOD RICARD, PSA GROUPE, PUBLICIS, RENAULT, SAFRAN, SAINT-GOBAIN, SANOFI, SCHNEIDER ELECTRIC, SOCIETE GENERALE, SODEXO, SOLVAY, STMICROELECTRONICS, TECHNIPFMC, TOTAL, UNIBAIL-RODAMCO, VALEO, VEOLIA ENVIRONNEMENT, VINCI, VIVENDI), les hauts fonctionnaires (ENA, EHESP, INET, Polytechnique, Science Po, MINES etc.etc qui font pour la plupart des allers-retours entre privé et public), les gouvernants (Ministres et secrétaires d’état), les parlementaires (députés et sénateurs), les forces régaliennes de maintien de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douane et services spéciaux), la Justice (indépendante…) et les médias (pas franchement indépendants, mais parfois instrumentalisés par des magistrats), bénéficient tous de la possibilité de s’adjoindre un partenaire supplémentaire, dés que besoin, qui s’appelle Alzheimer. Ce dernier permettant des pirouettes procédurales dans les affaires sensibles que doit gérer la justice aujourd’hui et arranger la sauce pour qu’elle paraisse vraisemblable aux yeux du peuple!

Et reste toujours à disposition le « secret défense », l’arme fatale pour protéger les turpitudes de nos puissants!

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Mais revenons aux affaires DNRED et OCRTIS

Dans l’ affaire de l’OCRTIS, comme dans celle de la DNRED il est certain que des individus de chacun de ces grands services ont eu des comportements pour le moins inappropriés, voire crapuleux pour ne pas dire criminels dans la tache qu’ils étaient sensés accomplir.

Des sanctions auraient du tomber, mais trop souvent ce sont des promotions qui récompensent les incapables, les incompétents et même les déviants !

Pourtant, il me semble que les magistrats qui semblent découvrir aujourd’hui toutes ces irrégularités ont fait preuve de grande naïveté ou… de complaisance!

Par exemple, comment imaginer à la lecture des fiches et affaires conclues sur l’ensemble du territoire français voire à l’international, par la mise en œuvre de MYRMIDON, que nos magistrats ne savaient pas, ignoraient tout et que c’est grande découverte aujourd’hui des actions menées par l’OCRTIS de François Thierry qui n’étaient que la continuation des opérations menées par l’OCRTIS depuis les années 1980. C’était l’époque de Mario Le Corff. (Ces magistrats auront-ils à assumer une quelconque responsabilité? J’en doute!)

Toutes ces opérations ont été inspirées par les actions douanières de la DNRED lorsque ses agents se retrouvèrent à lutter contre les narcotrafiquants alors qu’ils faisaient surtout dans la poursuite des valises de fric.

A l’époque, il fallut donc inventer de nouvelles méthodes pour obtenir des résultats.  Ce qui était nouveau, c’était l’infiltration d’agents et Jean Henri Hoguet qui était aux manettes avait demandé et proposé une loi inspirée de ce qui se faisait aux USA. Le texte fut transmis par le ministre Michel Charasse au ministère de la justice, lequel répondit au bout de plusieurs mois que ce qui était demandé était… » anticonstitutionnel « …!!!

Un  investissement immobilier à Estepona en Espagne sensibilisa alors le Ministre Michel Charasse!

Jean Dominique Comolli, le DG  de la Douane française d’alors, savait, comme le Directeur du Trésor, comme toute la hiérarchie douanière. Oui, tous savaient! Mais… souffrirent d’amnésie lorsqu’ils furent questionnés!

Les flics, à l’époque, n’avaient pas hésité à utiliser des méthodes douteuses pour « saper » les actions douanières. Et il est savoureux de noter que lorsque les flics ont fait incarcérer six douaniers avec la complicité d’un juge d’instruction, Michel Charasse a pu faire voter à l’unanimité en 15 jours une loi autorisant l’infiltration, plus l’amnistie pour les douaniers.

Peu après, lors de la visite que Michel Charasse rendit à Marc Fievet à San Pedro d’Alcantara à l’Hotel Puente Romano, le ministre se confia longuement sur l’incapacité des juges à gérer et juger des situations d’actions spéciales des services de l’Etat.

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Des magistrats incapables du discernement nécessaire dés que l’on aborde des affaires de services spéciaux.

En effet, alors que les comportement individuels délictueux devraient être sanctionnés avec la plus grande sévérité, nos dalloziens préfèrent jeter l’anathème sur l’ensemble des services indispensables à la société actuelle totalement minée par la drogue et ses effets dévastateurs.

Qui laisse fuiter tous ces documents dans une presse avide de lecteurs pour mieux vendre sa publicité?

Qui jette le discrédit sur nos régaliennes entrainant, pour la sacro-sainte transparence, le merdier dans lequel vivent aujourd’hui nos fonctionnaires de la Police, de la Douane et les militaires de la Gendarmerie?

Qui, si ce ne sont que les décideurs dont les décisions ne peuvent être remises en cause!

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Le bilan des « Opérations MYRMIDON » en date du 21 juin 2016

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Pour l’OCRTIS de François Thierry

104 fiches exploitées, 28 affaires réalisées, 112 individus serrés, saisie de 1 426 kilos de cocaïne, 15 038 kilos de cannabis, 2 536 220 euros, 70 véhicules et 4 armes.

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Pour la DRPJ de Paris

33 fiches transmises, 12 affaires réalisées, 52 individus interpellé, saisie de 37,5 de coke, 4 435 kilos de haschich, 82 345 euros, 22 véhicules et dix armes.

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Pour la DRPJ de Versailles

12 fiches transmises, 7 affaires réalisées, 14 individus interpellés, saisie de 728 kilos de shit, 170 600 euros, 4 véhicules et une arme.

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Pour la DIPJ de Lille

15 fiches transmises, 5 affaires réalisées, 14 individus interpelés, 3 407 kilos de cannabis, 16 000 euros et 11 véhicules saisis.

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Pour la DIPJ de Dijon

1 fiche transmise, 5 individus interpellés, 176 kilos de cannabis et 2 véhicules saisis.

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Pour la DIPJ de Lyon

18 fiches transmises, 9 affaires réalisées, 47 individus interpellés, saisie de 2 067 kilos de cannabis, 21 véhicules, 72 200 euros et 7 armes.

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Pour la DIPJ de Marseille

26 fiches ont été transmises, 15 affaires ont été réalisées, 87 individus furent interpellés et saisie de 179 kilos de cocaïne, 5 786 kilos de cannabis, 3 kilos d’héroïne, 402 000 euros, un bateau, 29 véhicules et 15 armes à feu.

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Pour la DIPJ de Bordeaux

5 fiches transmises, 3 affaires réalisées, 8 individus interpellés,saisie de 551 kilos de cannabis, 1120 euros et 5 véhicules.

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Pour la DIPJ de Rennes

12 fiches transmises, 21 personnes arrêtées, 2036 kilos de haschich saisis, 103 kilos de cocaïne, quelques 48 400 euros, 9 véhicules et une arme.

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Pour la DGSI et la DGSE

4 fiches transmises

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Pour la DCSP

une fiche transmise, 1 affaire réalisée, 1 individu interpellé, saisie de 400 kilos de shit et 1 véhicule.

 

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Pour les services étrangers:

Angleterre: une fiche transmise.

Belgique: 2 fiches transmises, 1 affaires réalisée, 1 individu interpellé et 300 kilos de cannabis saisis avec un véhicule.

Espagne: 10 Fiches, 5 affaires réalisées, saisie de 501 kilos de cocaïne, 55 450 kilos de cannabis et 110 000 euros. (deux camions à Algeciras)

Maroc: 2 fiches transmises

Portugal: 1 fiche transmise

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Plus de 55 tonnes de drogues diverses ont été saisies et 1.300 personnes arrêtées en une seule opération baptisée « Lionfish », menée dans 93 pays et coordonnée par Interpol, a annoncé mercredi cette organisation internationale.

Lors de cette opération menée du 17 septembre au 8 octobre, plus de 35 tonnes de cocaïne, cinq tonnes d’héroïne, 15 tonnes de cannabis, 430.000 cachets de captagon et 18 millions de cachets de « Yaba », une drogue de synthèse à base d’amphétamines surnommée la « drogue qui rend fou », ont été saisis.

Les autorités néerlandaises ont démantelé un laboratoire clandestin dissimulé dans une maison, avec une capacité de production de 700.000 pilules d’ecstasy ou de MDMA, la drogue du viol, précise Interpol dans un communiqué.

LIRE PLUS

https://www.boursier.com/actualites/reuters/1-300-arrestations-dans-une-operation-anti-drogue-mondiale-225859.html

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FRANCE (Anti-drogues): alerte au Tsunami…

Publié: 13 octobre 2018 par internationalinformant dans 36, Aeronarcotrafic, Albanie, Allemagne, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Bulgarie, Canaries, CELTIC, Ceuta, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, LUXEMBOURG, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Pays de transit, Pays-Bas, Policia, Portugal, Sardaigne, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK
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Le calendrier de la réorganisation des services a sans doute était reporté après les emballements médiatiques dans l’affaire Bennala!

Pourtant il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos « institutions » régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau un « Grand bal des faux-culs » auquel nous devrions assister dans les prochains mois.

Car, tous, j’écris bien tous, oui tous, du BCS (Bureau central des sources) en passant par la DCPJ, LA DNRED, l’ IGPN, l’OCRTIS, le SIAT et …. les Dalloziens du parquet vont rivaliser en petits arrangements, oublis, mensonges et autres carabistouilles comme dans le port de « faux nez » dans lequel ils subliment.

Marc Fievet – NS 55 DNRED


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Publié le 11 octobre par Aviseur international

Par Arnaud Jouve Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 19:43

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

De plus, l’organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d’Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l’itinéraire de la cocaïne depuis l’Amérique latine et la route dite du Sud, de l’opium afghan en direction de l’Afrique de l’Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l’utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l’ONUDC d’appuyer le Plan d’action de l’Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d’action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l’ONUDC et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l’Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s’est étendue, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à l’Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l’échange croissant d’informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l’organisation, région par région.

■ L’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, devrait, d’après le rapport, connaitre un important développement au vu de l’augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C’est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d’Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d’héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C’est aussi sur ces aéroports qu’ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l’existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu’environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

■ L’Afrique centrale

Les activités de l’ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d’amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L’Afrique de l’Est

Le Programme régional pour l’Afrique de l’Est pour la période 2016-2021 qui s’intitule « Promotion de l’état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s’est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d’importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d’héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d’héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d’héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L’Afrique australe

Depuis quelques années, l’Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d’opiacés par voie aérienne depuis l’Asie occidentale et la Tanzanie, l’un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l’héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l’Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d’héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d’Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l’aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L’Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l’Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L’Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

■ L’Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l’une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d’après le rapport, à l’augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l’héroïne afghane continue d’atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d’augmentation de saisies d’héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d’augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d’héroïne dernièrement interceptée, l’a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D’autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d’Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d’Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s’est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d’amphétamines en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe ou de l’Asie de l’Est.

L’Afrique est aujourd’hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s’affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d’organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

SOURCE

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à Michel Charasse

Palais du Luxembourg

Cher ami,

Mes courriers, à vous adressés, n’ont pas la chance de bénéficier de réponses et cette relation épistolaire à sens unique me pèse; sachez que j’en souffre et qu’il m’est difficile de comprendre ce silence. Le secret défense serait il applicable à toutes les décisions et orientations que vous avez pu prendre pendant que vous étiez à Bercy ? Et votre soutien serait il, lui aussi classé secret défense.

Trouvez ci-joint une copie de deux des derniers courriers que j’ai fait parvenir au directeur régional des Douanes Françaises d’Ajaccio, Monsieur Christian Gatard. Vous pourrez constater qu’il m’est totalement insupportable de constater la trop grande frivolité des Douanes Françaises qui dans mon affaire ont accumulé bourdes sur bourdes au mépris du bon sens élémentaire.

Lorsque nous nous sommes rencontrés a Marbella, vous veniez de présenter a la Chambre des Députés le projet de loi, qui deviendra le 67 bis du code des douanes, assorti d’une amnistie pour les faits poursuivis par une justice sans aucun sens du discernement et vous étiez très satisfait de la prestation que vous aviez réalisé devant les parlementaires, permettant ainsi de sortir les gabelous des ennuis dans lesquels ils s’étaient embourbés. Je souhaiterai que ma situation soit étudiée avec le sens du discernement pour qu’enfin une solution soit trouvée à cet enfermement injuste et totalement ingérable et, bien que vous ne soyez plus aux Affaires, en prise directe apparente, vous restez une des personnalités incontournables de notre paysage politique et je ne peux imaginer que vous ne puissiez agir pour que je puisse enfin retrouver ma famille.

Je vous remercie par avance de ce que vous voudrez bien faire pour que prenne fin ce cauchemar et dans l’attente, peut être d’une réponse, je vous prie, cher ami, de bien vouloir recevoir mes sincères salutations.

Nantes, le 19 mai 2001

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Marc Francois-xavier Jean Philippe FIÉVET

41 711 P – B 116

44 316 – NANTES Cedex 03
COPIE

Réf.: N.S 122

à Christian GATARD

Directeur Régional des Douanes – AJACCIO

Mon cher Christian,

Ma fille Muriel sort du C.D. et m’a informé des derniers contacts qu’elle a eu avec ta hiérarchie. Madame CLEOSTRATE qui prend les appels destinés à ton DG CADIOUX, est toujours d’une suavité extraordinaire et promet qu’elle va s’informer et qu’elle rappellera Muriel pour l’informer………Mais quand? Jean PUONS, Le patron de la DNRED qui devait contacter mon avocat CH. PECH de LACLAUSE pour lui préciser la teneur de l’attestation que les Douanes Françaises devaient lui fournir pour qu’il puisse joindre cette dernière à la requête de suppression de la période de sûreté, n’a pas encore trouver un moment pour appeler mon avocat, ni pour envoyer l’attestation demandée. Pourtant Jean s’était montré formel lors de la conversation qu’il eut avec ma fille. « Je m’en occupe cette semaine. » (SIC). Dois je conclure que vous m’avez passé par pertes et profits, car cette attitude attentiste est particulièrement pénible et intolérable d’un service qui a su me mander ses meilleurs serviteurs pour me faire plaider coupable, aussi bien en Angleterre qu’au Canada où tu es toi-même venu. FaLIait – il que vous me vouliez du mal que de me faire revenir en France, ce soit disant pays des droits de l’homme ou les conditions d’incarcération sont la honte de l’administration de la place Vendôme. Les rapports, tous plus accablants les uns que les autres émis par nos élus n’ont permis que de conforter ce que pensaient déjà les autorités Canadiennes qui ont eu cette remarque lors d’un contact téléphonique que ma fille eut avec l’attaché de la GRC : « Il faut être fou ou idiot pour venir purger sa peine en France » et je n’ai pu encore constaté aucune amélioration de mes conditions de détention suite aux interventions …que vous n’avez jamais faites. Pourtant Jean PUONS me disait que des permissions me seraient accordées en attendant la résolution de mon affaire par le recours……Mais Jacques CHIRAC, le premier magistrat de France a rejeté ce recours sans motiver ce refus , pas plus d’ailleurs que les fonctionnaires de la place Vendôme.

Sans vouloir refaire l’historique des interventions que vous fîtes en Espagne, Angleterre et Canada, il apparaît chaque jour plus vraisemblable que vous n’avez jamais agi que pour vous protéger au mépris de ce qui pourrait m’arriver, n’hésitant jamais à user de moyens douteux pour me contraindre à ces plaidoyers de culpabilité qui, seuls pouvaient permettre mon silence sur l’action que j’ai mené pour le service de la DNRED.

Je te demande d’agir !

Toujours bien cordialement,

M.FX FIÉVET – NS 55

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Déjà à cette époque, Corinne Cleostrate faisait l’autruche! Un rôle dans lequel, elle a toujours excellé.

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Extrait n°1 d’un courrier à Christian Gatard – Directeur régional des Douanes Françaises – Ajaccio

Réf.: N.S 129 Nantes, le 23 mai 2001

« Que Madame CLEOSTRATE, sans doute très occupée à son propre parcours au sein de l’administration des Douanes, sache que les qualités qu’elle a su mettre en avant pour ne pas traiter mon dossier sont indignes d’un être humain…Mais Humain signifie t-il encore quelque chose chez cette dame. Qu’aujourd’hui, la DG soit fatiguée de ce dossier, je le comprends mais que cette DG ne s’en prenne qu’à elle même….puisqu’elle n’a jamais voulu accepter que la totalité de mon action soit jugée. Que Madame CLEOSTRATE sache aussi que ce n’est pas en rejetant ma famille que ce dossier s’arrangera, mais peut être estime-t-elle que cette dernière n’était bonne que pour être sous la menace des narcos-policiers du GAL Espagnol. Pour moi, son comportement a été inacceptable et indigne de la fonctionnaire qu’elle est.

Aurais je rêvé lorsque Jean PUONS me disait s’être rendu à la Chancellerie et au Parquet pour que soit pris en compte la réalité de ma situation ? Ou me mentait-il ?

Aurais je rêvé lorsque Jean PUONS vint en présence de mon avocat, à la prison de Villepinte, me dire qu’il était préférable de ne pas faire appel pour privilégier le recours en grâce? Ou ne me proposa-t-il cela que pour être sur que je n’aurais plus de recours juridique ?

Aurais je rêvé toutes vos interventions pour me contraindre à plaider coupable ?

Ce que je ne rêve pas, c’est la vie brisée de ma famille et ces 80 mois passés derrière les barreaux. Tant que j’étais à l’étranger, je pouvais l’accepter, ici, en France, jamais je ne le pourrais et aucun autiste du Dalloz ne pourra, s’il est humain, trouver les arguments pour m’en convaincre.

Je te sais attentif à l’évolution du dossier NS 55, merci d’agir pour que je sois enfin libéré. »

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Copie

Réf.: N.S 136

à Monsieur Jo LE SQUERE

Échelon DNRED – Nantes

Ami, bonjour!

Pour faire suite à la réaction d’humeur de Madame CLEOSTRATE, je te prie de trouver ci-jointe la copie du courrier que j’ai fait parvenir au directeur régional des douanes en poste à Ajaccio, Monsieur Christian GATARD, mon traitant alors que j’oeuvrais pour le plus grand plaisir de la DNRED comme agent infiltré.

J’ai également fait parvenir copie de cette lettre au D.G A. CADIOU, à Michel CHARASSE et à Jacques FLOCH, le député de Loire-Atlantique.

Je prévois de faire partir des copies aux Echelons DNRED Lyon, Toulouse, aux D.I. de Nantes, Lyon et Marseille pour être sur que mon courrier sera bien lu. En effet il s’avère que même mes courriers en recommandé disparaissent dans les murs de la D.G, comme d’ailleurs à Bercy et j’imagine mal devoir recourir au principe de la lettre ouverte pour que votre D.G, Monsieur Alain CADIOU puissent avoir accès à ma prose, fut elle peu agréable à « digérer ».

Toujours bien cordialement.

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Le 4ème salon “Des livres et l’alerte” se déroulera les 16/17/18 novembre à la Maison des métallos à Paris.

Grâce à l’engagement des co-organisateurs : la librairie indépendante « Le Presse Papier », « la Maison des métallos » et l’équipe de bénévoles.

Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général.

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«On fait la guerre à la drogue et on produit toujours plus de cocaïne. Quand la production de coca baisse, les progrès technologiques permettent de fabriquer plus de cocaïne avec moins de feuilles. Et puis vous avez des effets de vases communicants. Quand vous faites la guerre à tel ou tel cartel dans tel ou tel pays et que vous parvenez pendant un moment à faire baisser la production, elle augmente dans un autre pays. La guerre à la drogue ne fonctionne pas. Elle est perdue», estime Fabrice Rizzoli.

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