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CANADA 🇨🇦 (justice): chez les tartuffes de la RCMP-GRC aussi, les carabistouilles, la collusion, la corruption, le chantage, les menaces et Alzheimer sont au programme

Publié: 14 décembre 2018 par internationalinformant dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE du NORD, Canada, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, INFOS, Justice, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, UK
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PARODIE de Justice à BATHURST

Nouveau Brunswick Canada

Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !
Le procès de Carlos Miguel Hernandes-Rumbaut, accusé de conspiration dans le but d’importer de la cocaïne au pays, a débuté à Bathurst. L’homme de 53 ans avait été arrêté en 1994, suite à une importante descente policière au large de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, qui avait mené à la saisie de cinq tonnes de cocaïne d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars.
Rumbaut est soupçonné d’être une des têtes dirigeantes du groupe qui tentait de faire entrer la drogue au pays.

Dix personnes ont déjà été emprisonnées pour leur participation dans ce crime, dont Marc Fievet, qui sert une peine de prison à vie au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Écosse.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/11/11363.htm
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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada! Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.

Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils. Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills[1].
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Quelles sont  les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour faire condamner Carlos Hernandes-Rumbeaut ?

Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour la DEA!

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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!

Drugs and the CIA         

by Ralph McGehee

The CIA’s anger over the issue of its involvement in drug trafficking is somewhat understandable — primarily because it knows little. It seldom reports such details on its own agent operations; and, it does not catalogue its own sins. (The CIA protested details of the Discovery Channel’s program on the CIA — especially Part III « Blowback, » to be broadcast tonight.)

CIA’s Public Relations officers must rely on the Operations Directorate to provide it with information and that process/element
inevitably practices internal deceit even when it knows the details. So genuine denials by the CIA’s PR offices should not be taken  at facevalue.

Other elements contributing to this problem are the policies of « Need To Know » and « Compartmentation. »  The top management knows some, but individual case officers frequently are unaware of what others in their offices do. But top officers
are interested in moving projects forward, not mentally or otherwise cataloguing details, especially details of illegal
activities.

Another major problem is record-keeping. Once an operational plan becomes an operation, the operation is given a cryptonym
and virtually all reporting goes into the operational file with no attempt made to record details in an information-retrieval system.
(Exceptions are some personality information that goes into an individuals file, intelligence reporting being considered for dissemination, and a few other items.) Once an operational monthly or periodic report
is filed, the information is recoverable only by a document-by-documentreview. Consider that the 1975-1976 Church Committee said at one pointthat in a multi-year period the CIA ran 900 major covert operations and
thousands of lesser operations. Knowing that each operation generates some to massive amounts of documents, we can appreciate what happens.

The CIA’s Inspector General promised months ago to compile a report on the CIA’s drug trafficking/suppression consequences.
To do a thorough job his staff would have to review all operational files — this is impossible so his report will only touch the surface.

For my part I have catalogued overt reporting on the drug trafficking/suppression operations which the IG is welcome to use as one part of his search for the truth. A few of these citations are listed below.

Ralph McGehee
CIABASE

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Drugs

In  71  nixon made a  CIA official, Lou Conein, a drug intel agency boss.

CIA hand Lucien Conein named head of DEA’s special operations branch.

He created a deep-cover CIA/DEA narcotics op in Miami, code-named buncin/deacon, and recruited a staff of 19 – anti-castro contract agents. documents released under FOIA to researcher john hill describe a gentlemen’s agreement between CIA and the justice department to ask for dismissals rather than expose sources or techniques. convicted drug smuggler and baof pigs vet Carlos Hernandez Rumbaut, continued his trafficking activity through 1976.

Justice dumped the agreement in 1976, but Conein had worked out a « crossover » arrangement whereby DEA would claim that any CIA asset busted for narcotics smuggling was on a deep-cover DEA assignment. none of CIA’s cubans were prosecuted for drug smuggling.

27 u.s. prosecutions of latin america drug cases and two other major cases had to be dropped because of CIA’s domestic involvement. information from the book by a former FBI officer — William Turner; and, writer warren hinckle (1992).Deadly secrets xxxvii

source

http://www.acorn.net/jfkplace/03/rm/cia-drugs

Bay of Pigs veterans

http://www.pinknoiz.com/covert/bop.html

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« Monsieur le commissaire, vous nous racontez des salades« 

A dit Maître Dupond-Moretti!

LIRE l’article

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Pour mémoire, un autre roi de la désinformation, Joseph Le Louarn, bonimenteur, menteur et baratineur:

Les agents de la DNRED, sans contrôle et sans prévenir le moindre procureur qui d’ailleurs n’aurait rien pu couvrir, avaient infiltré un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. La saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne avait pourtant été bien réelle.

Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

LIRE

https://ns55dnred.wordpress.com/2018/03/08/dnred-echelon-de-toulouse-du-temps-de-joseph-le-louarn-on-mentait-deja-effrontement-aux-magistrats-mais-ca-cetait-hier/

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François Thierry pourra devenir un grand torero s’il applique les mêmes qualités d’esquive devant le taureau que celles qu’il a démontrées devant les magistrats!

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Comme l’a révélé Libération lundi, Sofiane Hambli a lui même reconnu être à l’origine de la saisie record de Roissy.

«Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport, a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue

Si Sophiane Hambli dit vrai, la drogue ne serait donc jamais arrivée à Paris sans son intervention.

Or en droit français, si les policiers peuvent infiltrer des réseaux, ils ne sont pas pour autant autorisés à initier le trafic.

«Je ne commente pas les articles de presse», s’est contenté de répondre François Thierry.

Une stratégie de l’esquive qu’il va tenir pendant près de 4 heures à la barre.

A chaque fois que les questions se font plus précises, le policier se retranche derrière le secret professionnel.

«Je me refuse à donner des renseignements qui permettraient d’identifier les informateurs, élude-t-il. C’est dangereux pour tout le monde.»

SOURCE

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Malgré des qualités d’esquive reconnues, le taureau l’a emporté sur le torero ce jour-là!

 

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* Cour d’assises spéciale 

Exception du droit français, la cour d’assises spéciale (parce que spécialement composée) est compétente pour statuer sur les crimes commis en matière de terrorisme et de trafic de stupéfiants en bande organisée.

Explications d’Ulrika Weiss, substitut général auprès de la cour d’appel de Paris.

LIRE PLUS

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Jusqu’où la police peut-elle aller pour faire tomber des trafiquants ?

C’est toute la question qui a sous-tendu le deuxième jour du procès de l’Anglais Robert Dawes, 46 ans, jugé à Paris avec cinq autres prévenus pour l’importation de 1,3 tonne de cocaïne à Roissy en octobre 2013.

Une saisie record qui suscite aujourd’hui de nombreuses questions, les avocats de la défense plaidant la «provocation policière».Pour éclairer les débats, le parquet général a fait citer comme témoin l’homme qui a dirigé toute l’enquête française, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, dont les méthodes controversées font l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires distinctes. L’une d’elles lui vaut même d’être mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants».

Pour l’occasion, la salle Voltaire, où siège la cour d’assise spéciale, est presque comble. Costume sombre, chemise blanche et cravate bleu clair, le commissaire déchu avance lentement à la barre. Une longue étole noire sur les épaules, il commence par décliner son identité d’une voix lasse. «Thierry François, domicilié place Beauvau

Avant de s’expliquer sur l’affaire elle-même, il tient à revenir sur le «contexte général» dans lequel elle s’inscrit.

Dans un préambule de près d’une heure, le policier commence par un long exposé sur l’origine de la cocaïne, la production qui a doublé en dix ans, la saturation du marché américain et les perspectives en Europe.

Évoquant la «situation catastrophique» à laquelle sont confrontés les services de police, il détaille la difficile lutte contre des réseaux «morcelés». «Face à ça, les services répressifs n’ont pas beaucoup d’armes.»

Parmi les objectifs qu’il s’était fixés à la tête des stups : réaliser des affaires, mais aussi «proposer des idées nouvelles». «Essayer de faire plus, mieux, différent», résume Thierry, qui utilisera à plusieurs reprises le même mot pour qualifier ses méthodes : «Exploratoires.»

Comme si la lutte antistups était une quête permanente à la lisière du légal et de l’illégal.

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https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/temoin-aux-assises-l-ex-patron-des-stups-tient-sa-ligne_1697319

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Pour mémoire, en 1994, à Toulouse, la DNRED avait assisté à la libération de trois mafieux italiens pris sur une tonne de cocaïne.

 

Le tribunal correctionnel qui avait jugé ces trois Italiens interceptés avec la marchandise avait constaté que ce dossier apparaissait comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

La provocation ou « entrapment » avait été retenue!

DNRED (échelon de Toulouse): du temps de Joseph Le Louarn, on mentait déjà effrontément aux magistrats…Mais ça, c’était hier!

 

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Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Cette vaste opération, coordonnée par la Direction nationale antimafia italienne, s’est déroulée avec le concours des forces de police et de justice allemande, belge et néerlandaise.

C’est une partie des saisies réalisées, mercredi 5 décembre, à l’issue d’une vaste opération de police internationale ciblant des membres de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise.

Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Des centaines de policiers ont pris part à l’opération, sous l’égide d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’UE.

« Aujourd’hui nous avons adressé un message clair aux alliances criminelles à travers l’Europe : elles ne sont pas les seules à pouvoir travailler au-delà des frontières », a déclaré Filippo Spiezia, directeur adjoint d’Eurojust.

Selon le procureur italien antimafia Federico Cafiero De Raho, ces opérations vont affecter le trafic de drogue de la’Ndrangheta à travers la planète, jusqu’en Colombie, en Equateur et au Brésil. Mais il a également averti qu’il s’agissait là « seulement d’un premier pas », assurant que les arrestations ne représentaient « rien pour la’Ndrangheta ».

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Depuis plusieurs semaines, Gérard Fauré a réussi à intéresser de nombreux médias pour promouvoir son livre.

Gérard Fauré dit le « prince de la cocaïne »revient sur cette époque, où les boîtes de nuit parisiennes n’ouvraient pas avant son passage.

Pourtant il semblerait que toutes les « révélations » de ce livre ont pris quelques libertés avec la réalité des faits.

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Aviseur International, spécialisé dans les ‘narconews’, ne connaissant pas Gérard Fauré, mais voulant en savoir plus, s’est rapproché du « Baron » qui vécut de nombreuses années dans le sud -Espagne pour un « interview vérité ».

Aviseur international: vous avez lu le livre « Dealer du tout Paris » de Gérard Fauré?

Le Baron:

Oui et il m’est impossible de laisser passer un tel livre sans réagir. Des écrits d’un affabulateur qui racontent une époque que j’ai particulièrement bien connue.

Tout d’abord en page 37, il écrit: ……. »Les vedettes des douanes n’hésitaient pas à tirer sur lui » dit il « et sur tout ce qui bougeait à bord puis à couler pour ne pas laisser de trace avant de ramasser les ballots de cannabis qui flottaient à la surface de l’eau, abandonnant les cadavres aux requins. »

C’est archi faux, primo, le travail des vedettes des douanes était d’intercepter et d’arrêter le bateau qui transportait de la drogue et non pas de le couler ! Et deuxièmement: les ballots de cannabis jetés à l’eau coulent alors que ce sont les ballots de coke qui flottent!

En page 40, il écrit: …. qu’il transportait du cannabis (Maroc-Espagne) et que….. eaux déchaînées du détroit de Gibraltar ou les vagues parfois gigantesques de l’Atlantique avec plusieurs centaines de kilos de cannabis …. difficile à arriver sur les côtes espagnoles etc…. traqués par les marines Marocaine, Britannique ou Espagnole qui nous tiraient dessus à coups de canon ou de mitrailleuse souvent sans sommation….

Incroyable de lire tout cela, tout d’abord ce n’est pas l’Atlantique ni la Méditerranée dans le détroit de Gibraltar. .enfin, il n’y avait pas de Marine Marocaine et encore moins Britannique près des côtes Espagnoles!

En page 45, il dit: qu’il est à Torremolinos en 1970 alors qu’il a 18 ans !

Si Gérard Fauré est né en 1946: en 1970 il a 24 ans !

En page 46, il dit ….argent sale d’Algérie envoyé en grosse quantité par valises en Espagne pour blanchiment etc…

RIDICULE et FAUX: Le Dinar algérien ne valait RIEN en Europe surtout en plus dans les années 70 ! Il dit qu’il avait le téléphone (portable) : Cet appareil est apparu dans les années 90 !

En page 50: Service militaire…Caserne… (?) Il dit connaître le Général Guillaume pour se faire réformer, puis….  » Et bien reprit le général qui accompagnait Guillaume (!), réformez ce garçon (Fauré) au plus vite si vous ne voulez pas passer en Cour Martiale » …..

ET TOC ! Cours Martiale………????!!!!

En page 57: Il dit quitter l’Espagne en 1972, mais qu’il a des problèmes avec le Général OUFKIR (Mort en 1972 !) qui le fait arrêter donc en Espagne pour le faire extrader au Maroc afin d’être interrogé. Gérard Fauré dit que son père alors s’est rendu à Madrid pour y rencontrer le Général FRANCO afin de lui demander son aide. FRANCO, dit il, était redevable à son père et il est intervenu directement pour faire libérer Gérard Fauré et sanctionner le Commissaire qui l’avait incarcéré. Le Commissaire, dit il, s’est excusé ensuite auprès de Fauré lorsqu’il l’a libéré. ………

C’est formidable de se faire libérer par le Général FRANCO directement ?! FABULEUX………. ! (FRANCO est mort en 1975 de vieillesse…) . D’autre part, Il n’y a pas de discothèque à Torremolinos en 1972.

En page 98: Retour en Espagne en 1975 (Il aurait 29 ans !)

Il dit qu’il exporte du cannabis-shit avec la complicité des militaires marocains et le régime franquiste sur les plages espagnoles.
Il dit se faire-faire prisonnier par les espagnols avec les marocains mais avec la complicité des franquistes pour voler le cannabis-shit qu’il vient d’amener. A la fin il dit que les marocains sont tués sur la plage ! …..
Rocambolesque! Que viennent faire encore les Franquistes …?

En page 101: Il dit que le SAC lui propose d’aller tuer plusieurs personnes à la frontière espagnole et que c’est le chef du SAC qui lui demande de faire cela. Il accepte avec Jean Gilbert et Paul.

Incroyable de lire cela. Le SAC tout d’abord n’existe plus depuis 1981 et n’a jamais rien fait en Espagne ou à la frontière espagnole ! Ce sont LES G.A.L en lutte contre l’E.T.A !

En page 102 : Il dit que son père a été empoisonné par le Roi du Maroc!
……..Ben voyons
En page 105: Il dit être incarcéré à la prison de Marbella mais qu’il s’évade sous l’eau. Il est repris à cause d’une écoute téléphonique et renvoyé à la prison de Marbella.
Il n’y a pas de prison à Marbella !
Il écrit ensuite que ses amis du SAC dont Jean Gilbert, Pablo mais aussi le Chacal viennent le délivrer pistolets et mitraillettes en mains avec l’aide de 2 policiers franquistes. Il écrit que c’est sous ses yeux que le Chacal de son vrai nom Gaston Ferran met un pistolet sur la tête du gardien principal etc…. Il écrit prendre ensuite rapidement un avion à Gibraltar pour Londres et la Hollande.
Extraordinaire! Tout d’abord, Gaston FERRAN n’a jamais eu comme surnom « Le Chacal » !
D’autre part, ce n’était pas dans les manières de Gaston FERRAN (Responsable du GAL Rouge) d’arranger un problème de cette façon là. Avec Gaston Ferran, cela se traitait directement avec les autorités qui n’avaient rien à lui refuser. De plus nous sommes là avant les années 80 et les GAL, eux, n’existaient pas encore !
Le GAL a été crée en 1983 et a été opérationnel jusqu’en 87.
Autre précision: Gaston FERRAN n’était pas sur la Costa del Sol mais en France à cette époque puis en Allemagne etc……

En page 111 et 112 : Il dit rencontrer Charles PASQUA qui le présente à Tany Zampa (photo à droite) à Paris ! Zampa dit qu’il l’invite à déjeuner et ….qu’ils parlent affaires, de Titi Pelletier, de Gérard Vigier etc… Il dit aussi se mettre en affaires avec les Palestiniens. il dit que Francis le Belge s’est excusé d’avoir douté de lui et le serre dans ses bras très amicalement.

Ben voyons ! Incroyable de lire ce genre de choses…. PASQUA qui l’invite à déjeuner etc…… INCROYABLE!
En page 131 : Il dit jeter plusieurs cadavres (12) dans le fleuve à Rotterdam et qu’il fait tuer 2 flics Hollandais par Zampa .

(Ah bon….que dire d’autres…………!)

En page 138 et 139 : Re rencontre avec Francis le Belge et grande amitié dit-il avec lui après le suicide de Zampa. Il dit revendre les bijoux et diamants volés au bijoutier de la Reine Juliana en Hollande…..

(Sans commentaire !)

En page 141 et 142 : Il dit travailler avec son grand ami Fernand Legros (photo à gauche) et qu’il dépose des millions de francs dans des banques britanniques, luxembourgeoises, espagnoles, françaises et hollandaises. (……… des millions partout quoi !) Fernand Legros sinon était un faussaire de tableaux de maître, homosexuel notoire très introduit dans la Jet Set. Gérard Fauré a connu par ce Fernand Legros (son grand ami….) toute la Jet Set avec laquelle il a joué le dealer de coke très certainement.

(je le lui accorde).
En page 147 et 149 : Arrestation en 1986 et ….discussion dit il informelle avec la Juge d’Instruction car Jacques CHIRAC ……….
(…ah bon ?!)
Il parle à la Juge d’Instruction de la prison de Malaga qui est très dure… avec des Capos etc… (…..Zut alors: il n’y a pas de prison à Malaga !)
En page 158 et 161 etc… : Il dit être ami avec Omar Sharif, Yves Mourousi, Fiona Gelin, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Françoise Sagan etc…. etc… et Johnny Hallyday, Jacques Chirac !

Il met en cause toutes ces personnes comme de très bons clients de coke.

Il avoue de son côté prendre entre 3 et 4 grammes de coke tous les jours depuis 1972 jusqu’en 1986 mais qu’il est toujours vivant !

En page 190 : Il dit avoir été libéré par erreur de son renouvellement de mandat de dépôt mais que son Avocat a fabriqué un vrai renouvellement de dépôt à son insu et qu’il est resté en prison.
Pas mal…….. mais ça ne se passe pas vraiment comme cela dans ce genre de problème !
En page 199 : Il accuse les flics du Quai des Orfèvres de lui avoir volé la coke qui lui appartenait.

Ben voyons ! Manquez plus que de mêler et compromettre les flics du Quai des Orfèvres qui lui avaient saisi de la coke !

Enfin en page 209 : Il parle brièvement d’un nommé Nordine dit « La Puce » (photo à droite) en disant qu’il était son Garde du Corps avec « Uzy » toujours sur lui etc….
Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec un certain Nordine Benlali que j’ai bien connu à Marbella. ……BINGO ! Je ne me suis pas trompé : ce Nordine dit La Puce est bien le même que j’ai connu, assassin de Jacques Grangeon avec sa femme dans sa villa en 1996. Il a lui même été tué en 2001 à Séville par quelqu’un…… La Puce n’était le garde du corps de personne !

Aviseur international:

vous avec la dent dure et bonne mémoire me semble-t-il?

Le Baron:
J’ai trop bien connu cette époque, Paris…. Marbella etc…. l’O.A.S, le S.A.C et les G.A.L, le trafic de cannabis-shit et certaines affaires…. pour me taire lorsque je lis ce genre de multiples conneries…

Gaston Ferran (photo à gauche) était mon Ami, comme d’autres……

A cette époque, j’ai aussi acheté un bateau après avoir arrêté les ‘go-fast’ ; c’était un « Sunseeker Malibu 47 » avec lequel j’ai transporté à chaque fois des côtes marocaines aux côtes espagnoles 1000 à 2000 kilos de cannabis.
Sunseeker Malibu 47 
2 moteurs MAN intercooler turbo de 630 cv
qui permettaient les 40-42 noeuds.
Le Baron l’avait équipé à Gibraltar de 2 réservoirs supplémentaires,
et de 2 radars FURUNO côtier et pleine mer
Je sais donc de quoi je parle et je ne peux laisser dire ainsi ce qu’à écrit Gérard Fauré en pages 37, 40 etc….. !
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Incroyable vraiment ce livre mais le plus anormal me semble-t-il, c’est le manque de sérieux de quelques médias qui ne pensent qu’à faire du papier ou de l’image même si ……… c’est faux !
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L’Assemblée nationale a voté dans la soirée du vendredi 23 novembre la création d’une amende forfaitaire de 200 euros pour mieux sanctionner l’usage illicite de stupéfiants, jusqu’alors réprimé uniquement par une peine de prison et une forte amende, peu souvent prononcées. L’article, adopté par les députés par 28 voix contre 14 lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, entend ainsi répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis: cinq millions en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels.

La ministre de la justice Nicole Belloubet a défendu une mesure qui « résulte d’un travail important » de la mission d’information parlementaire sur le cannabis menée notamment par Eric Pouillat (La République en marche, LRM), assurant que l’amende forfaitaire « marche bien pour d’autres types de contraventions ». Elle a également insisté sur « la palette de réponses possibles », le ministère public conservant la possibilité de poursuivre l’infraction devant le tribunal correctionnel. Le cadre répressif instauré depuis 1970 prévoit, quelle que soit la drogue, que le contrevenant risque jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende.
« Est-ce qu’on va régler le problème comme cela ? »

LIRE

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Publié: 22 novembre 2018 par aviseurinternational dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du SUD, Andorre, ASIE, Balkans, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, UK, Venezuela
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Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.k

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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Le trafiquant Sofiane Hambli, 43 ans, connu pour être l’informateur du commissaire de police François Thierry (photo de droite), ancien numéro un de la lutte anti-drogue, a été arrêté, mardi soir, alors qu’il était sous contrôle judiciaire et avait interdiction de quitter le territoire national.

Logé chez un de ses amis à Cenon, dans la banlieue de Bordeaux, il était parti dimanche pour l’Espagne afin de ramener sa compagne en France.

L’alerte a été donnée depuis Paris, mardi, en milieu d’après-midi.

Quatre heures plus tard, Sofiane Hambli était interpellé avec sa compagne alors qu’il était attablé dans un fast-food à Saint-Jean-de-Luz.

Sofiane Hambli est ce trafiquant de drogue international impliqué dans l’affaire concernant les méthodes de travail de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) à Paris. Interpellé en 2016 en Belgique, il avait été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur une saisie record de 7 tonnes de cannabis dans une camionnette sur le boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement à Paris un an auparavant. Saisie réalisée par la DNRED.

La drogue venue du Maroc faisait partie d’une livraison surveillée supervisée par l’OCRTIS.

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A Hanoi court Thursday sentenced three men to death and one man to life imprisonment for drug trafficking.

They were found guilty of smuggling and transferring meth from China to Vietnam.

Dao Van Khoan, 56, and Luu Van Hung, 45, received the death sentence for trading in drugs while Dao Van Tung, 25, was sentenced to death for illegal transportation of narcotics.

For the same charge, Tran Hieu Nghia, 36, was sentenced to life.

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La drogue est un fléau qui n’épargne pas les départements ruraux.

Jeudi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Vesoul, cinq trentenaires (quatre hommes et une femme) ont comparu pour avoir acheté puis revendu de l’héroïne dans les secteurs de Luxeuil et Fougerolles.

Ils ont été condamnés par des peines de prison ferme, gage de la fermeté de la justice à l’égard de ces produits qui font des ravages physiques et induisent parfois une délinquance pour se payer des doses.

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Placés en garde à vue, les suspects devaient être jugés en comparution immédiate à Vesoul. Ils ont été condamnés à des peines de prison allant de 6 ans à 12 mois.

plus

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Le jury anonyme, en partie isolé, est composé de cinq hommes et sept femmes, ainsi que de six suppléants,suite à la sélection qui a durée deux jours et demi devant le US District Court à Brooklyn.

Les New-Yorkais – comprenant plusieurs immigrés, des hispanophones et des membres de la famille des forces de l’ordre – ont été sélectionnés  au cours d’un processus parfois surprenant durant lequel un juré éventuel a été renvoyé après avoir demandé l’aide d’un officier de justice pour obtenir l’autographe d' »El Chapo » Guzman. « Je suis un peu fan », a déclaré l’homme au juge…
Un autre juré potentiel a été remercié après avoir révélé qu’il commandait fréquemment un sandwich nommé « El Chapo » dans une épicerie locale.
D’autres ont été écartés parce qu’ils ont dit craindre pour leur sécurité. .

Les hommes et les femmes qui décideront du sort d’un accusé autrefois considéré comme le plus puissant et le plus impitoyable trafiquant de drogue au monde ont entendu des déclarations liminaires mardi.

Avant cela, toutefois, un avocat de l’équipe de défense de Guzman avait écrit une lettre demandant au juge Brian Cogan de la Cour de district américaine de permettre à Guzman de donner un « bref câlin » à sa femme, Emma Coronel Aispuro (photo).

« M. Guzmán n’a été autorisé à avoir aucun contact avec sa femme, ni par téléphone ni en personne« , a déclaré l’avocat Mariel Colon Miro au tribunal, notant que son client avait été maintenu à l’isolement dans une petite cellule sans fenêtre pendant 23 heures par jour.
Elle a ajouté: « Dans l’intérêt de la santé mentale de M. Guzmán et de la justice, il est respectueusement demandé que la demande de geste humanitaire envers M. Guzmán soit acceptée« .
Le juge n’a pas encore décidé d’accorder à Guzman le premier câlin avec sa femme depuis près de deux ans.

Guzman, 61 ans, a plaidé non coupable.

S’il est reconnu coupable de trafic international de drogue, d’avoir conspiré pour tuer des rivaux, d’armes à feu et de blanchiment d’argent, il risque une peine de prison à vie.


Compte tenu de l’histoire violente de Guzman, le juge Brian Cogan (photo à droite)a ordonné que le jury soit anonyme et partiellement « séquestré ». Les noms, adresses et lieux d’affectation des jurés seront tenus secrets pendant toute la durée d’un procès pouvant durer quatre mois.


Les jurés seront transportés vers et depuis le palais de justice par des policiers américains armés.

La poursuite sera une entreprise énorme.

La portée internationale d’une prétendue entreprise criminelle qui s’étend sur plusieurs continents « en fait un cas particulier, même parmi les plus grosses poursuites en matière de drogue à ce jour« , a écrit le juge Cogan la semaine dernière.

Les avocats de la défense de Guzman se sont également plaints de ne pas avoir eu le temps d’examiner les volumineuses preuves présentées contre Guzman, notamment plus de 100 000 enregistrements audio et des cartables récemment remis contenant 14 000 pages de nouveaux documents.

Le juge Brian Cogan a également annoncé qu’il enquêterait pour connaitre l’origine de fonds destinés à régler les avocats d’El Chapo!

Des “sources fédérales” américaines ont déclaré au quotidien colombien El Tiempo que le FBI avait notamment obtenu les témoignages de parrains colombiens extradés “pour s’assurer que le grand jury condamne l’insaisissable mafieux mexicain à la perpétuité”.

source: CNN

 

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Son escorte est notamment composée de policiers d’élite du Swat (Special Weapons And Tactics) et ses déplacements sont suivis par des hélicoptères.

Son transfert lors des audiences préparatoires a déjà nécessité la fermeture du pont de Brooklyn et comme son procès est prévu pour une période de quatre mois, on craint que les conditions de sécurité nécessaires ne soient extrêmement perturbantes pour les New-yorkais et au final, très coûteuses.

Selon NBC, des rumeurs font état de la possibilité qu’une cellule spéciale soit finalement aménagée au sein même du palais de justice afin que Joaquin Guzman n’y passe ses nuits à l’issue des journées d’audience.

Le procès du parrain de la drogue mexicain, Joaquin Guzman, a donc démarré ce lundi à New York avec la sélection du jury.

Surnommé El Chapo, cet homme de 61 ans est accusé d’avoir dirigé pendant 25 ans le cartel de Sinaloa, l’un des plus puissants que le continent américain ait jamais connu.

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Le procès du Mexicain Joaquin Guzman, surnommé « El Chapo », s’ouvre ce lundi 5 novembre aux Etats-Unis. Celui qui a dirigé pendant 25 ans l’un des plus puissants cartels de la planète va devoir répondre de 11 chefs d’accusation.

En espagnol, « El Chapo » signifie « le courtaud ». Mais ce surnom, que Joaquin Guzman doit à sa taille – environ 1,60 m –, est à l’opposé de son ambition. A 61 ans, il est considéré par les procureurs américains comme le plus puissant narcotrafiquant du monde depuis le Colombien Pablo Escobar, tué en 1993.

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VICE News travels to the Sinaloa cartel stronghold of Culianán, where we meet a drug trafficker and see ow cartel violence affects daily life.

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Joaquin Guzman, 61 ans, est accusé d’avoir dirigé de 1989 à 2014 le cartel de Sinaloa, qui a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars.

La sélection du jury va commencé lundi 5 novembre 2018, à huis clos, une mesure réservée aux criminels les plus dangereux. Signe des menaces possibles, les noms des jurés resteront secrets et des gardes les escorteront chaque jour au tribunal.

Après environ quatre mois d’audiences, ils devront décider si les preuves sont suffisantes pour déclarer El Chapo coupable des onze chefs d’accusation contre lui, dont trafic et distribution de drogues, possession d’armes à feu, blanchiment d’argent. Il a plaidé non coupable.

Il n’a pas été inculpé de meurtre mais les procureurs assurent pouvoir aussi démontrer qu’il a commandité au moins 37 assassinats.

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Il a été le baron de la drogue le plus puissant au monde, mais il croupit désormais seul dans une prison de Manhattan: à la veille de l’ouverture de son procès à New York, Joaquin Guzman dit « El Chapo » n’est plus que l’ombre de lui-même.

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par Claire Andrieux

Récemment remis en liberté sous contrôle judiciaire

Sofiane Hambli a récemment été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire où il est mis en examen pour trafic et pour laquelle il avait pourtant aussi travaillé comme informateur pour la police: la saisie de 7 tonnes de cannabis par les douanes à Paris en 2015.

Il avait été remis à la France par les autorités belges sur mandat d’arrêt en 2016, ce qui empêche la justice française de le poursuivre pour d’autres affaires aujourd’hui, en vertu du principe de « spécialité ».

Sauf s’il renonce à ce principe.

Sans surprise, il a refusé d’y renoncer vendredi, face aux policiers de l’IGPN, la police des polices. Le magistrat lyonnais va devoir demander une extension de compétence aux autorités belges pour pouvoir le mettre en examen et peut-être le remettre en prison.

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Madame Corinne Cléostrate, (photo de gauche), directrice aujourd’hui de la DNRED, n’était pas au courant de ce qui se passait à Roissy…et donc n’a pas utilisé le 40! Pourtant elle était de 2008 à 2011, cheffe de la direction du renseignement douanier, à la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) et de 2011 à 2014, elle a exercé en tant que directrice régionale des douanes et droits indirects à Roissy Voyageurs.Inquiétant quand même que cette spécialiste du renseignement n’était pas informé des dérives de ses collaborateurs!

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A lire, l’article de Thierry LÉVÊQUE, paru dans « Crocs de boucher »en avril 2015, qui dévoilait le rapport qui raconte comment des douaniers sont devenus millionnaires avec l’argent de la drogue pendant deux décennies.

Douaniers « ripoux » et millionnaires : le rapport enterré

Des trafiquants de drogue sanguinaires font la loi et s’échangent allègrement des montagnes d’argent par les lignes aériennes régulières, dans des grosses valises bourrées de millions d’euros en grosses coupures. La police est impuissante. La douane se sert au passage en interceptant à son profit une partie de l’argent, empêchant les forces de l’ordre de remonter les filières. Avertie, la justice ferme les yeux sur l’essentiel.

Suis-je ainsi en train de vous dépeindre l’Amérique latine au beau temps des cartels colombiens ou mexicains ? Pas du tout. L’Europe et la France, aujourd’hui. La police française a découvert le pot aux roses par hasard en 2012 et sept douaniers en poste à Roissy à la Brigade surveillance extérieure (BSE) ont été arrêtés.

Alors qu’il est apparu de suite que le manège de ces agents de l’Etat avec l’argent sale durait depuis au moins 20 ans, et que les douaniers avaient entassé partout dans le monde un fabuleux trésor qui se comptait en millions d’euros et peut-être plus, le dossier n’a pas été traité. Le tribunal de Bobigny ne devrait connaitre fin 2015 ou début 2016 qu’un dossier d’enquête tronqué, pour un procès tronqué.

Dommage, car l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) avait tout dit dès le départ dans un rapport-choc, que personne n’a jugé utile d’exploiter jusqu’au bout. C’est trop bête.

Une malheureuse négligence ? Le manque de moyens du tribunal de Bobigny, totalement engorgé et où les juges d’instruction se succèdent à haute fréquence ? Une volonté d’enterrer une affaire potentiellement explosive pour la Douane et l’Etat français ? Les trois à la fois ? Mystère.

Heureusement, « Crocs de boucher » est là pour en livrer de bons passages de ce rapport évoqué par mes soins déjà dans Sud-Ouest, en exclusivité. C’est un document de onze pages , rédigé après les premières auditions et investigations et remis au parquet de Bobigny.

Comme on le lit sur la page de garde ci-dessous, un nom amusant a déjà été donné à l’affaire : « Harpagon », le personnage de l’Avare de Molière.

 

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La police a bien le droit de s’amuser un peu, même si ce dossier ne la fait pas forcément trop rire. Ce document relate toute l’affaire en commençant par le début, le 12 avril 2012.

L’OCRTIS est sur une piste brûlante ce jour-là, celle d’une valise d’argent contenant 640.000 euros en espèces, et que deux passeurs doivent acheminer par un vol régulier vers la République dominicaine.
Cette technique qui peut paraître incongrue est pourtant utilisée de manière routinière par les mafieux européens assurant la distribution de la drogue en Europe.
Il s’agit de payer leurs fournisseurs, les cartels latino-américains. Cette appétence des criminels pour les espèces a été évoquée dans le livre que j’ai publié chez Flammarion en 2013 avec mon camarade Mathieu Delahousse, « Cache-cash ».
Ce mois d’avril à Punta Cana, à la surprise des policiers français qui travaillent avec leurs homologues locaux, la précieuse valise n’arrive pas.
On examine les images de vidéosurveillance de Roissy et on s’aperçoit qu’un douanier semble avoir embourbé le magot.
Une filature s’ensuit, des écoutes téléphoniques et les policiers mettent au jour toute la filière par laquelle les douaniers blanchissent l’argent dans la principauté d’Andorre, un paradis fiscal situé dans les Pyrénées. Ses co-princes sont le président français et le roi d’Espagne, mais ça ne l’empêche pas d’être très accueillant pour l’argent sale.
On lira ce vendredi sur le site Hexagones.fr, – le site d’enquêtes et de reportages que j’anime avec d’autres indépendants – la totalité du rapport et ses pages croustillantes sur les faramineuses découvertes des policiers dans les banques d’Andorre et aux domiciles des douaniers, l’histoire complète d’une maîtresse en Thaïlande évoquée comme prétexte pour un virement de 270.000 euros et bien d’autres détours de cette affaire.

« Crocs de bouchers » publie ici les passages les plus dérangeants pour la justice.

Ce rapport vieux de trois ans mentionne en effet un aveu d’un suspect qui dit avoir commencé les vols dix ans auparavant, donc en 2002. Les chiffres sont déjà coquets pour de premières déclarations sur « ces choses », comme dit le suspect.
Pas mal pour des salariés quasi-smicards.
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Un autre suspect
, lit-on, fait de son côté remonter « ces choses » à 1994 en ce qui le concerne, et se souvient qu’il avait alors été « initié par un ancien », ce qui suppose que la pratique existait déjà.

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Un troisième suspect explique avoir commencé en 1997 et décrit la fièvre qui l’a saisi.

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Un quatrième dit avoir ouvert son premier compte en Andorre en 1998 et avoue au passage détenir au moment de l’interrogatoire plus de 1,1 million d’euros. Il précise que son fils est informé.

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La question est donc : une enquête a-t-elle été menée par la justice pour vérifier les patrimoines de tous les douaniers de la DSE passés par la BSE de Roissy sur les deux dernières décennies ? 

Ils sont sans doute plusieurs dizaines au moins. Certains sont peut-être montés en grade…

Après des sollicitations infructueuses ces derniers mois, le parquet de Bobigny a fini par répondre par texto le 3 avril : « la seule nouveauté c’est que l’instruction touche à sa fin et que le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet ». Le procès qui devrait se dérouler (si les délais habituels sont respectés), fin 2015 ou plus vraisemblablement en 2016, ne concernera que les sept douaniers pris sur le fait.

L’instruction a-t-elle au moins permis de recenser et de saisir les biens acquis avec l’argent de la drogue par les douaniers en Thaïlande, à Hong-Kong, en Afrique et mis au jour par les toutes premières perquisitions ? On n’en saura rien pour l’instant.

On image que l’avocat des douaniers, Daniel Merchat est ravi.  « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public »,  nous a-t-il déclaré.

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » Pour un peu, il demanderait une médaille au lieu d’un procès.

Fermez le ban et dormez, bonnes gens!

Quant à la douane, elle a assuré en 2014 avoir fait le nécessaire pour mettre fin à ce qu’elle considère comme des « comportements totalement isolés ». C’est Hélène Crocquevieille qui était la directrice générale de la Douane française en 2014!

La douane peut continuer sa vaillante lutte « contre la criminalité organisée », dont elle se vante dans de belles brochures.

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Sizwe Biyela (26 ans) et Nkosinathi Khumalo (31 ans) ont comparu jeudi devant le tribunal de première instance du Cap, sous une garde policière renforcée.

Eric Ntabazalila, porte-parole de l’Autorité nationale des poursuites, a déclaré qu’un des hommes était en liberté sous caution pour un autre meurtre « qui s’est produit en dehors de sa province ». Les deux hommes font maintenant face à des accusations de meurtre, tentative de meurtre, possession d’une arme à feu illégale et de munitions.

Pete Mihalik (ici à gauche) a été tué sur le coup alors qu’il déposait son fils et sa fille adolescente à 7h35 à l’école ce mardi. Un homme s’est approché de sa Mercedes-Benz GLE 63 et a tiré deux coups de feu par la vitre de la porte du conducteur.

Janos, le père de Mihalik, a déclaré: «Pete représentait de nombreux gangsters. Je pense que cela a quelque chose à voir avec ça.  »

Noorudien Hassan (ici à droite) avec qui Pete Mihalik a travaillé sur un certain nombre de questions liées aux gangs‚ avait été abattu devant son domicile à Lansdowne en novembre 2016.

Hassan faisait partie d’une équipe d’avocats représentant Irshaad Laher, qui fait face à des accusations pour avoir prétendument canalisé des armes à feu censées être détruites par la police, à destination de chefs de gangs autour du Cap occidental.

Il avait représenté également un certain nombre de chefs de gang et agi au nom du chef de gang Ralph Stanfield, neveu de Colin Stanfield, le druglord du Cap, décédé.

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Parfois la police ne raconte pas la vérité.

 

Ce n’est pas un militant anti-flics qui vous le dit, mais un policier de terrain.

  Alain Devigne est gardien de la paix à Grenoble depuis 1986. Depuis vingt ans, il signale « des comportements malhonnêtes, des moralités douteuses et des méthodes illégales », notamment à propos des relations troubles entre flics et indicateurs. En 2016, suite à certaines de ses plaintes, une information judiciaire a été ouverte où il est partie civile. Non soumis au secret de l’instruction, il parle.  Beaucoup. De son histoire et du « travail » (la machination) qu’on a monté contre lui. De la manière dont sa hiérarchie le fait passer pour un « fou ». Il évoque également l’affaire Neyret et les relations entre certains policiers grenoblois et des indicateurs criminels, l’incidence que cette relation a sur quelques événements et procès. Son témoignage laisse apparaître une autre version de quelques-uns des grands faits-divers grenoblois de ces dernières années : le « go fast Bessame », le braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ou le braquage du casino d’Uriage ayant précédé les émeutes de la Villeneuve en 2010.

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Une « déposition » passionnante et instructive. Il y a bientôt sept ans éclatait l’affaire Neyret [du nom du « superflic » lyonnais tombé pour ses liens avec les indics], impliquant également les deux chefs de la police judiciaire de Grenoble, le commissaire Christophe Gavat et son ancien adjoint, le commandant Gilles Guillotin. Le procès en appel s’est déroulé en avril. Poursuivis pour « trafic de stupéfiants, détournements de scellés, association de malfaiteurs », Christophe Gavat a été relaxé et Gilles Guillotin a été condamné à huit mois de prison avec sursis lors du verdict du 12 juin dernier. Qu’en pensez-vous ? Il faut préciser que l’enquête de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), diligentée par le parquet de Paris, était centrée sur Neyret, et pas sur le commandant Guillotin et le commissaire Gavat. Pour preuve, les perquisitions de leurs bureaux à l’hôtel de police de Grenoble ont été faites plus d’une semaine après les 96 heures de garde à vue passées dans le cadre de trafics de stupéfiants et association de malfaiteurs. Pourquoi ? C’est du jamais vu en matière de procédure de stupéfiants… Combien de dealers aimeraient avoir le temps de faire le « ménage » en sortant de chez le magistrat instructeur ? Beaucoup… Joli cadeau de l’IGPN en tout cas. Quand l’affaire Neyret a éclaté, je n’ai pas été étonné puisque cela faisait des années que je dénonçais par écrits et paroles les vols de scellés et les protections douteuses. J’avais même été menacé hors service et en service à ce sujet.
Guillotin et Gavat ont été placés en garde à vue puis écartés de leurs responsabilités grenobloises. Depuis, il n’y a plus ce genre de problèmes ? Hélas ! Ce sont les têtes qui sont tombées, mais les petites mains sont restées en place. Et quel est le réflexe des complices non inquiétés ? Protéger la tête et ne pas se remettre en question. La preuve, c’est que juste après l’affaire Neyret, une affaire louche va être montée de toutes pièces par la police judiciaire de Grenoble. Vous avez entendu parler de l’affaire Bessame ? Mohamed Bessame, c’est le célèbre trafiquant grenoblo-lyonnais habitué des go fast qui s’était échappé de la prison d’Aiton en hélicoptère… Exactement. En juin 2012, il est arrêté avec trois autres personnes lors d’un go fast en remontant sur Grenoble. Six cent kilos de résine de cannabis sont saisis, ce qui occasionne un procès rocambolesque. Car Bessame au fond de sa cellule, épluche le dossier et se rend compte qu’il a été piégé par un très bon ami à lui, qui se révèle être un indicateur de police, un certain X que je connais bien. Cet indic était venu le relancer dans le trafic de stups en octobre 2011, juste après l’affaire Neyret, pour monter le go fast. Mais au procès, il avait disparu de toute la procédure et ne s’y est évidemment pas présenté. Là-dessus, vous pouvez consulter les articles de presse relatant ce procès, mon témoignage et de nombreuses anecdotes (voir encart ci-contre). Bon ok, les flics ont utilisé un indic pour faire tomber un gros trafiquant. Mais les flics ne sont-ils pas obligés d’utiliser ce genre de procédés pour faire tomber des « gros », comme se sont défendus Neyret ou Guillotin ? Dans le dossier Bessame, ce qui est en cause, ce n’est pas juste le fait d’utiliser un indic, mais que cet indicateur soit un criminel et ait été à l’origine du go fast. Le fait que ce soit X qui soit venu relancer Bessame dans le trafic de stups et lui proposer ce go fast, est effectivement déloyal et problématique : l’indic ne doit pas impulser une action illégale, sinon ça fausse toute la procédure. Et en l’occurrence, cette procédure est truffée d’incohérences et de faux. Lors du procès en appel de ce go fast, le célèbre avocat Eric Dupont-Moretti, défendant Bessame, parlera de « mascarade judiciaire » et affirmera à propos de la présence de l’indic X dans la procédure : « tout est pourri dans ce dossier » ; « j’ai rarement vu autant de choses qui n’allaient pas. » Les avocats relèveront des vols de scellés et 188 procès-verbaux avec des signatures d’officiers de police judiciaire formellement imitées. L’enquête a été viciée et bâclée: comme pour l’affaire Tarnac, quand il y a une volonté malhonnête forte derrière une procédure, celle-ci devient complètement foireuse. Et d’ailleurs cela ne concerne pas uniquement Bessame et ses complices, mais moi aussi puisqu’on a essayé de me piéger [NDR : voir plus loin]. Pour que vous vous rendiez compte des dangers inhérents à l’utilisation des indics, je vais d’abord vous parler de deux affaires grenobloises, où le même indic X est impliqué. Vous souvenez-vous du braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ? Ah ça, non, ça ne nous dit rien… On a beau lire Le Daubé tous les jours, on ne se souvient pas de tout… Ça remonte à mai 2010. Trois criminels prennent en otage, à son domicile, le directeur de la bijouterie Delatour, sa femme, et deux ados, à Saint-Hilaire du Rosier. Après les avoir amenés de force à Saint-Egrève, ils contraignent le directeur à ouvrir la bijouterie et le coffre. Mais un système discret d’alarme prévient la gendarmerie, qui intervient rapidement. Les trois hommes regagnent donc précipitamment leur voiture en abandonnant leur butin, mais en gardant les otages dans la voiture. Dès le début de la fuite, le conducteur heurte un trottoir et crève un pneu. Une course-poursuite s’engage avec la Bac. Un des truands tire sur les policiers qui restent à distance et qui ne peuvent pas riposter parce qu’il y a des otages dans la voiture ralentie par le pneu crevé. La fuite s’arrête sur les berges du Drac à Fontaine. Les criminels disparaissent dans la nature, sans avoir eu le temps d’incendier le véhicule pour effacer les traces. Les otages traumatisés sont indemnes. Les gendarmes de Saint-Marcellin qui mènent l’enquête peuvent donc récolter les ADN présents dans la voiture.
Ils sont donc arrêtés et poursuivis ? Arrêtés non, mais identifiés. L’enquête minutieuse démarre. Mais peu après, il y a un autre fait-divers, dont vous devez vous souvenir : c’est le braquage du casino d’Uriage, ayant entraîné les émeutes de la Villeneuve et le discours de Sarkozy.

En fait, parmi les trois braqueurs de la bijouterie Delatour, il y a l’indic X. Sur ce coup-là, il n’avait pas prévenu la PJ qu’il montait au « braquo ». Classique ! Parfois les indics aident la police, et d’autres fois, ils sont à leur compte. Là, X pensait qu’ils allaient cramer la voiture, effacer toutes les traces. Mais ça ne se passe pas comme prévu, il sait qu’il va être « accroché » par les gendarmes. Les indics jouent sur deux tableaux. Quand ça se passe bien, ils ne disent rien. Mais quand ils sont mis en cause dans la procédure, ils vont voir les flics en disant « je vous balance une affaire et vous me sortez d’une autre ». Alors pour se « rattraper » et pour avoir l’immunité adéquate, X balance quelques semaines plus tard un projet de braquage : celui du casino d’Uriage.

Karim Boudouda était aussi dans l’affaire Delatour et c’est lui qui tirait sur les policiers pendant que X conduisait. Ils sont de grands amis. Boudouda, ignorant le statut de son complice, lui propose de braquer le casino d’Uriage en lui servant encore une fois de chauffeur. X décline. Il vient enfin d’obtenir son immunité en « balançant » le projet et l’équipe. (suite…)