Archives de la catégorie ‘MAFIA’

CANADA 🇨🇦 (justice): chez les tartuffes de la RCMP-GRC aussi, les carabistouilles, la collusion, la corruption, le chantage, les menaces et Alzheimer sont au programme

Publié: 14 décembre 2018 par internationalinformant dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE du NORD, Canada, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, INFOS, Justice, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, UK
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PARODIE de Justice à BATHURST

Nouveau Brunswick Canada

Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !
Le procès de Carlos Miguel Hernandes-Rumbaut, accusé de conspiration dans le but d’importer de la cocaïne au pays, a débuté à Bathurst. L’homme de 53 ans avait été arrêté en 1994, suite à une importante descente policière au large de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, qui avait mené à la saisie de cinq tonnes de cocaïne d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars.
Rumbaut est soupçonné d’être une des têtes dirigeantes du groupe qui tentait de faire entrer la drogue au pays.

Dix personnes ont déjà été emprisonnées pour leur participation dans ce crime, dont Marc Fievet, qui sert une peine de prison à vie au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Écosse.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/11/11363.htm
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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada! Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.

Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils. Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills[1].
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Quelles sont  les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour faire condamner Carlos Hernandes-Rumbeaut ?

Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour la DEA!

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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!

Drugs and the CIA         

by Ralph McGehee

The CIA’s anger over the issue of its involvement in drug trafficking is somewhat understandable — primarily because it knows little. It seldom reports such details on its own agent operations; and, it does not catalogue its own sins. (The CIA protested details of the Discovery Channel’s program on the CIA — especially Part III « Blowback, » to be broadcast tonight.)

CIA’s Public Relations officers must rely on the Operations Directorate to provide it with information and that process/element
inevitably practices internal deceit even when it knows the details. So genuine denials by the CIA’s PR offices should not be taken  at facevalue.

Other elements contributing to this problem are the policies of « Need To Know » and « Compartmentation. »  The top management knows some, but individual case officers frequently are unaware of what others in their offices do. But top officers
are interested in moving projects forward, not mentally or otherwise cataloguing details, especially details of illegal
activities.

Another major problem is record-keeping. Once an operational plan becomes an operation, the operation is given a cryptonym
and virtually all reporting goes into the operational file with no attempt made to record details in an information-retrieval system.
(Exceptions are some personality information that goes into an individuals file, intelligence reporting being considered for dissemination, and a few other items.) Once an operational monthly or periodic report
is filed, the information is recoverable only by a document-by-documentreview. Consider that the 1975-1976 Church Committee said at one pointthat in a multi-year period the CIA ran 900 major covert operations and
thousands of lesser operations. Knowing that each operation generates some to massive amounts of documents, we can appreciate what happens.

The CIA’s Inspector General promised months ago to compile a report on the CIA’s drug trafficking/suppression consequences.
To do a thorough job his staff would have to review all operational files — this is impossible so his report will only touch the surface.

For my part I have catalogued overt reporting on the drug trafficking/suppression operations which the IG is welcome to use as one part of his search for the truth. A few of these citations are listed below.

Ralph McGehee
CIABASE

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Drugs

In  71  nixon made a  CIA official, Lou Conein, a drug intel agency boss.

CIA hand Lucien Conein named head of DEA’s special operations branch.

He created a deep-cover CIA/DEA narcotics op in Miami, code-named buncin/deacon, and recruited a staff of 19 – anti-castro contract agents. documents released under FOIA to researcher john hill describe a gentlemen’s agreement between CIA and the justice department to ask for dismissals rather than expose sources or techniques. convicted drug smuggler and baof pigs vet Carlos Hernandez Rumbaut, continued his trafficking activity through 1976.

Justice dumped the agreement in 1976, but Conein had worked out a « crossover » arrangement whereby DEA would claim that any CIA asset busted for narcotics smuggling was on a deep-cover DEA assignment. none of CIA’s cubans were prosecuted for drug smuggling.

27 u.s. prosecutions of latin america drug cases and two other major cases had to be dropped because of CIA’s domestic involvement. information from the book by a former FBI officer — William Turner; and, writer warren hinckle (1992).Deadly secrets xxxvii

source

http://www.acorn.net/jfkplace/03/rm/cia-drugs

Bay of Pigs veterans

http://www.pinknoiz.com/covert/bop.html

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François Thierry pourra devenir un grand torero s’il applique les mêmes qualités d’esquive devant le taureau que celles qu’il a démontrées devant les magistrats!

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Comme l’a révélé Libération lundi, Sofiane Hambli a lui même reconnu être à l’origine de la saisie record de Roissy.

«Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport, a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue

Si Sophiane Hambli dit vrai, la drogue ne serait donc jamais arrivée à Paris sans son intervention.

Or en droit français, si les policiers peuvent infiltrer des réseaux, ils ne sont pas pour autant autorisés à initier le trafic.

«Je ne commente pas les articles de presse», s’est contenté de répondre François Thierry.

Une stratégie de l’esquive qu’il va tenir pendant près de 4 heures à la barre.

A chaque fois que les questions se font plus précises, le policier se retranche derrière le secret professionnel.

«Je me refuse à donner des renseignements qui permettraient d’identifier les informateurs, élude-t-il. C’est dangereux pour tout le monde.»

SOURCE

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Malgré des qualités d’esquive reconnues, le taureau l’a emporté sur le torero ce jour-là!

 

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* Cour d’assises spéciale 

Exception du droit français, la cour d’assises spéciale (parce que spécialement composée) est compétente pour statuer sur les crimes commis en matière de terrorisme et de trafic de stupéfiants en bande organisée.

Explications d’Ulrika Weiss, substitut général auprès de la cour d’appel de Paris.

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Après avoir obtenu son numéro de téléphone, j’ai eu une longue conversation avec Gérard FAURE.

J’ai été très étonné par la véracité de ses réponses après l’avoir amené à me parler de diverses personnes que j’ai bien connues et lui avoir demandé de nombreuses précisions.

Je dois alors reconnaître l’authenticité de ses dires si certains de ceux ci ont été mal corrigés par des correcteurs qui interviennent toujours sur l’écriture d’un livre avant son édition. Comme il me l’a confié, des corrections qui ont entraîné des interprétations normales pour des gens qui n’ont pas vécu à cette époque…en écrivant malheureusement parfois n’importe quoi !

Mes très justes critiques s’arrêtent là…. car Gérard FAURE n’est pas un mégalomane…ni un paranoïaque….et encore moins un mythomane…..  Il est tout simplement un authentique vieux malfrat d’une très chaude époque qui n’existe plus.

Écrire un livre n’est pas facile surtout lorsque la réalisation de l’ouvrage passe par des tiers qui savent naviguer dans toutes les eaux…..!

Dommage pour ce livre qui aurait mérité beaucoup mieux dans l’authentique.

J’ai transmis à Gérard FAURE mes meilleures amicales pensées.

Le Baron

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Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Cette vaste opération, coordonnée par la Direction nationale antimafia italienne, s’est déroulée avec le concours des forces de police et de justice allemande, belge et néerlandaise.

C’est une partie des saisies réalisées, mercredi 5 décembre, à l’issue d’une vaste opération de police internationale ciblant des membres de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise.

Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Des centaines de policiers ont pris part à l’opération, sous l’égide d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’UE.

« Aujourd’hui nous avons adressé un message clair aux alliances criminelles à travers l’Europe : elles ne sont pas les seules à pouvoir travailler au-delà des frontières », a déclaré Filippo Spiezia, directeur adjoint d’Eurojust.

Selon le procureur italien antimafia Federico Cafiero De Raho, ces opérations vont affecter le trafic de drogue de la’Ndrangheta à travers la planète, jusqu’en Colombie, en Equateur et au Brésil. Mais il a également averti qu’il s’agissait là « seulement d’un premier pas », assurant que les arrestations ne représentaient « rien pour la’Ndrangheta ».

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Le Collectif Themis vous invite à participer à l’atelier:

« La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale? »

qui aura lieu dans la Salle Pavillon du Salon Des livres et l’alerte, le 4e salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte le dimanche 18 Novembre 2018 à 14h, à la Maison des Métallos à Paris (L’entrée y est libre et gratuite)

Après des décennies de régime prohibitif, une unanimité se dessine: des organisations de terrain aux agences de l’ONU le dispositif légal de prohibition des « stupéfiants », n’est ni en mesure de protéger les droits fondamentaux des citoyen.ne.s, ni la sûreté ou santé publique. Si la réponse est aujourd’hui claire, ne faut-il pas lancer l’alerte ?

Panélistes :

* Bénédicte Desforges – Ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Son livre, “Flic, chroniques de la police ordinaire” offre sous forme de chroniques, une plongée décapante dans le quotidien des ” flics de base”.

En disponibilité, elle continue à raconter ses histoires dans un blog : http://police.etc.over-blog.net FLiC

* Fabrice Olivet – Militant historique de la réforme des politiques de drogues, il est directeur de l’association ASUD – Autosupport des usagers de drogues. Historien de formation. Il est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

* Marc Francois Fievet – Ancien aviseur des douanes françaises, inscrit sous le matricule « NS 55 DNRED ». Simple citoyen dépourvu du statut de fonctionnaire, il a infiltré d’importants réseaux de narcotrafic. Implanté Gibraltar avec sa famille, il a ainsi approché le plus grand narco-broker de l’époque, Claudio Locatelli. Arrêté par la police canadienne en 1994, et condamné par la justice, Marc Fievet est “lâché” par l’administration fiscale française. Il passera onze année prison malgré un non lieu prononcé par la justice en France. Aujourd’hui transporteur routier, il est auteur de plusieurs livres. Il à inspiré le film “Gibraltar”.

* Emmanuel FANSTEN,(au milieu de la photo) journaliste à Libération et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert AVOINE. Ce dernier a travaillé des années en secret pour l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Il a publié « l’Infiltré » de la traque du Chapo Guzmán au scandale français des stups chez Robert Laffont, où il a dénoncé des pratiques douteuses. Ses différentes missions l’ont amené à se demander si les trafics n’étaient pas encouragés plutôt que démantelés.

Hubert Avoine souhaitait participer au 4ème salon à la rencontre sur les politiques de drogues et leur prohibition. Il nous a quitté le 19 octobre. Malgré son absence ,son précieux témoignage éclairera nos échanges, et sera présent dans nos mémoires.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien: Envoyé spécial Scandale chez les stups – 14 juin 2018 (France 2)

* Animateur du débat: Fabrice Rizzoli – Docteur en sciences politiques, il est chargé du cours « Géopolitique des criminalités » dans différents établissement universitaires : Sciences Po Paris, IRIS, HEIP… Il a fondé l’association Crim’HALT comme « alternative » pour impliquer les citoyens contre la grande criminalité en particulier à l’aide d’un plaidoyer pour l’utilisation sociale des biens confisqués aux criminels. Il enquête sur les mafias depuis de nombreuses années et lance l’alerte sur la présence mafieuse dans l’« économie légale ». Il a écrit « La mafia de A à Z, 162 définitions mafieuses » (Tim Buctu éditions, 2015).

Événement FB du salon: https://www.facebook.com/events/357390998032866/?active_tab=discussion

Programme complet: https://deslivresetlalerte.fr/wp-content/uploads/2018/09/programme_DLEA_2018.pdf

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Par Jean-François Nadeau

 

Photo: Todd Korol La Presse canadienne

Qui dit prohibition dit contrebande. Cette photo montrant des contrebandiers a été prise en Alberta en 1922.

 

Aux environs de minuit, ce mardi 4 avril 1905, trois descentes de police ont lieu à Montréal dans des fumeries d’opium.

Des agents déguisés en civils — habillés en « bourgeois », disent les dépêches du temps — mettent la main au collet de quelques dizaines de clients intoxiqués. Une guerre à l’opium, cette drogue pourtant si prisée et répandue au XIXe siècle, est déclenchée. Après qu’elle eut financé les grands empires, la voici honnie.

Une quarantaine de personnes sont écrouées. Ce sont surtout des jeunes gens. Certains, affirme la police, appartiennent à « de bonnes familles ». Ils sont en tout cas, ces fumeurs d’opium, de plusieurs origines sociales et ethniques. Mais les regards accusateurs vont pointer surtout vers les Asiatiques et les Noirs. La police, comme une partie de la société, va souvent distiller l’idée que les méfaits attribués à l’usage des drogues ont forcément une origine étrangère, en particulier asiatique. Ainsi la lutte contre la drogue prend-elle alors parfois l’allure d’une croisade civilisationnelle.

L’interdiction générale des drogues qui se dessine petit à petit illustre de puissants paradoxes tissés souvent sur une trame raciste. Emily Murphy, pionnière du droit des femmes et première femme juge de tout l’Empire britannique, célébrée sur la colline du Parlement à Ottawa par une imposante statue, est aussi doublée, on l’oublie, d’une effroyable raciste qui croit « les étrangers » mêlés à un projet machiavélique où la drogue constitue un instrument pour favoriser « la dégénérescence de la race blanche ». Dans ce débat de société du début du XXe siècle, il n’est pas encore question de marijuana, laquelle apparaîtra bientôt dans une perspective similaire.

Ivresse

C’est la consommation d’alcool qui, jusque-là, avait le plus inquiété et animé les débats. La défaite des patriotes de 1837-1838 avait favorisé le développement du pouvoir religieux. Dans la foulée, de nombreux groupes de tempérance voient le jour. Beaucoup de Québécois ont compté, dans leur famille, des membres des ligues Lacordaire, tous farouchement opposés à la consommation d’alcool. Au Canada de l’Union de 1840, il est permis à des villes ou à des comtés d’interdire purement et simplement la consommation d’alcool.

Au Québec, l’Église fait venir d’Europe des prédicateurs chargés de convaincre la population de repousser l’alcool au même titre que le diable. Plus

Contre la prohibition

Le 10 avril 1919, les hommes du Québec s’opposent massivement (78,62 %) à la prohibition à l’occasion d’un référendum. Cette victoire des anti-prohibitionnistes ne change pas grand-chose dans l’immédiat puisqu’un très grand nombre de municipalités québécoises interdisent de toute façon la vente d’alcool. Des villes comme Trois-Rivières, Lévis, Lachine, Sainte-Agathe, Louiseville, Sainte-Rose et Terrebonne en ont voté l’interdiction dès 1915. Québec, la Vieille Capitale, le fait en 1917.

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La situation désastreuse de l’Afghanistan, 17 ans après l’intervention des États-Unis, s’aggrave de plus en plus, le contrôle du territoire par le gouvernement continuant de glisser, la production de stupéfiants augmente!

Le gouvernement du président Ashraf Ghani contrôlait ou influençait environ 55,5% des districts afghans en juillet, le taux le plus bas depuis novembre 2015, a annoncé mercredi dernier l’inspecteur général américain pour la reconstruction de l’Afghanistan dans son dernier rapport trimestriel.

Et après 8,9 milliards de dollars de crédits pour la lutte contre le trafic de stupéfiants aux États-Unis, la production de pavot a augmenté en 2017 et est maintenant quatre fois supérieure à celle de 2002, un an après l’arrivée des forces américaines.

«L’industrie afghane des stupéfiants contribue au financement de l’insurrection, soutient les réseaux criminels, favorise la corruption publique et mine l’état afghan»,a déclaré John Sopko, dont le bureau est connu sous le nom de SIGAR. Dans son analyse de la situation générale dans laquelle se trouve le pays, son rapport ajoute que« ces derniers mois ont été marqués par plusieurs événements décourageants« .

SOURCE

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La Colombie est le premier producteur de cocaïne au monde, et environ 90 % de la production est exportée aux États-Unis. Un acheminement évidemment complexe, et extrêmement risqué. Dans cet épisode de VICE INTL,  VICE Colombie est parti en virée le long d’El Naya, la route traditionnellement empruntée par les narcotrafiquants.

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Les hélicoptères toujours présents

Avec l’arrestation de Felipe Ramos Morais (cf  le « Coke en stock (CCVIII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (43) » on pensait l’usage de l’hélicoptère mis un peu en retrait pour le transport de cocaïne, au Brésil. Détrompez-vous : le 12 juin, le terrain de football de Vila Rubim, à Cambará voit surgir un Robinson R-44 « Astro »  immatriculé PT-YFK.

Un des 45 portant le matricule PT-Y..; un appareil inscrit au Brésil le 27 juillet 2006 et portant le numéro de fabrication 502. (ici le même type annoncé à la vente à 600 000 reals soit 134 000 euros et là le F-GJCZ français portant la même déco) L’hélicoptère, en difficultés, car certainement à bout de carburant, vient de se poser à l’arraché sur le stade municipal baptisé João Pereira Lima. Les deux pilotes en descendent et partent aussitôt en quête d’essence (en passant au dessus du mur du terrain, alors fermé; ce qui a l’art d’inquiéter la population locale, bien entendu).

Les hélicos, outils fondamentaux du PCC ?

Morais jouait c’est sûr un rôle imminent au sein des trafiquants; comme j’ai pu vous l’expliquer. Les hélicoptères étaient en fait devenu vitaux pour l’organisation de trafiquants. Un article fondamental paru chez osantarritense.com le 28 février 2014 nous avait éclairé à ce sujet

La collecte des billets des cartels

Le transport des fonds ramassés par le PCC est devenu une organisation en effet. Ces transferts d’argent « lavés » sont devenus ordinaires dans les années 2000, au vu des importantes sommes amassées. Les cartels mexicains semblent avoir initié le procédé repris par les brésiliens.

Un Cessna comme tiroir-caisse électoral ? 

Des avions servant à transporter de l’argent non déclaré, on en trouve aussi au Brésil. L’un d’entre eux va nous intéresser, même s’il n’a été surpris qu’avec une petite somme à son bord.

Les écoles de pilotage sponsorisées par le PCC ?

Un autre article confirme l’intérêt du PCC pour les voilures tournantes selon le journaliste spécialisé du Marcelo Godoy de Agencia Estado dans le Jornal do Tocantins du 28 février 2014 : « Des estimations de la police civile et militaire et le procureur (MPF) chiffrent que les criminels du premier commandement de la capitale (PCC) ont consacré 500 mille reals dans des cours de pilotage d’hélicoptère et de location d’avions pour planifier le sauvetage de Marco Willians Herbas Camacho, Marcola et trois autres dirigeants de la faction criminelle. Au total, 300 000 reals ont été investis dans des  heures de vol dans des cours de pilotage d’hélicoptères. La faction voulait former trois membres car, outre le sauvetage, l’appareil pouvait également être utilisé pour transporter des armes, de la drogue et de l’argent. Les chercheurs ont constaté que les membres de la faction ont fait quatre vols d’hélicoptères à Sao Paulo et Parana et un seul avec un avion Cessna 510, qui est venu du Paraguay et a atterri à l’aéroport Loanda, Parana. Il devait être là lorsque Marcola et les prisonniers Claudio Barbará da Silva, Celio Marcelo da Silva alias « Ben Laden »), et Luiz Eduardo Machado Marcondes de Barros, seraient amenés après avoir quitté la prison. Le plan était que les quatre d’entre eux monteraient dans l’avion et se rendraient ensuite au Paraguay, où ils étaient attendus par Gilberto dos Santos, alias Fuminho. Près de Loanda, dans la ville de Puerto Rico (PR), les criminels ont loué une maison qui servait de quartier général pour la planification des opérations de sauvetage. L’information provient du journal O Estado de S. Paulo. »

Fuminho, le nettoyeur insaisissable 

Les hélicoptères ont aussi joué un rôle évident lors de l’élimination à Aquiraz des rivaux de Dos Santos Gilberto Aparecido, alias Fuminho, comme on a pu le voir avec l’élimination par guet-apens de Rogério Jeremias de Simone, alias Gegê do Mangue, et Fabiano Alves de Souza, alias Paca. Paca représentait la branche paraguayenne, cellle chargée des revenus de la marijuana principalement, et il était l’un des leaders du PCC; bien connu dans la région d’Amambay.

Fuminho et la Ndrangheta

Le danger principal que représente aujourd’hui le PCC, c’est en effet son organisation méthodique et surtout le fait de s’être charge de l’ouverture du marché européen initié par les colombiens, en liaison en Italie avec la mafia calabraise.

L’hélicoptère qui change de camp

Certains hélicoptères ont une histoire particulière. En juin 2014, dans la zone rurale de Mamborê, on a découvert abandonné dans le champ d’une fazenda un hélicoptère Robinson 44 Raven II, à Campo Mourão (dans le PR), près de Parque do Lago le samedi 07 juin exactement.

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A la lecture de l’article de Libération, « Gérard Fauré, une clientèle haut de came« , je ne peux m’empêcher de repenser à mon action d’infiltration pour le compte de la DNRED au sein des organisations criminelles qui m’ont à l’époque permis de constater la très grande proximité d’intérêts entre le sieur Pasqua Charles et les profits dégagés par le narcotrafic.

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EXTRAIT

Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste Gérard Fauré – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs continue en écrivant: « Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper. »

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A l’époque, les fonctionnaires français de la DNRED et américains du DEA que j’eus en face de moi firent les sourds à mes déclarations.

Il y a quelques semaines, j’écrivais un article intitulé: FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogotá

EXTRAIT

« Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à l’échelon DNRED de  Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May, le correspondant du DEA à Paris, est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur…. » Lire plus

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Le livre de Gérard Fauré s’achève sur cet hommage indirect à la police française: lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation

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LE SCANDALE DES «PANAMA PAPERS»

Le scandale des “Panama Papers” , déclenché par un lanceur d’alerte anonyme et non rémunéré -connu seulement sous le pseudonyme de John Doe-, désigne la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocat panaméens Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214.000 sociétés off shore, ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés.

Les chefs d’État ou de gouvernement de six pays -Arabie saoudite, Argentine, Emirats Arabes Unis, Islande, Royaume Uni et Ukraine- sont directement incriminés par ces révélations, tout comme des membres de leurs gouvernements, et des proches et des associés de chefs de gouvernements de plus de 40 autres pays, tels que l’Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Brésil, France, Inde, Malaisie, Mexique, Pakistan Russie Syrie. Parmi eux se trouvent des hommes politiques, des milliardaires, des sportifs de haut niveau ou des célébrités.

Initialement envoyées au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en 2015, les données ont rapidement été partagées avec les rédactions de media dans plus de 80 pays par l’intermédiaire de l’international Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) basé à Washington. Les premiers articles ont été publiés le 3 avril 2016, accompagnés de 149 documents. D’autres révélations suivront les publications initiales, l’intégralité des sociétés mentionnées par les documents devant être dévoilée d’ici mai 2017.

Ces documents concernent de sociétés extra territoriales — dites offshore — que la firme Mossack Fonseca a aidé à créer, ou avec qui ses clients ont été en contact. Si dans la législation de la plupart des pays, les sociétés offshore ne sont pas illégales en elles-mêmes, c’est leur usage comme société-écran dans l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent qui l’est.

«PANAMA PAPERS», HUIT ANS APRÈS LA GRANDE CRISE DU SYSTÈME BANCAIRE
Précédé du scandale Luxleaks (Luxembourg) «Panama Papers» intervient huit ans après la grande crise systémique bancaire d’octobre 2008. Au terme d’un psychodrame d’un mois Septembre-Octobre 2008), le Congrès américain avait autorisé, le 3 octobre 2008, l’injection de 700 milliards de dollars dans l’économie américaine en vue de contenir la bourrasque financière et boursière qui a entraîné la faillite de treize banques et compagnies d’assurances et de sept cent mille foyers américains du fait d’un gestion spéculative des prêts immobiliers, sinistrant l’industrie automobile avec une chute de la production de l’ordre de 26 pour cent, plongeant dans la récession bon nombre de pays européens, dont la France.

Sur fond d’un paysage sinistré de l’économie occidentale, marqué par de faillites retentissantes de grands établissements de renom tant aux Etats-Unis qu’en Europe, un basculement stratégique s’est ainsi opéré en 2008 au niveau de la géo-économie» mondiale avec la recomposition de la carte bancaire américaine, l’entrée spectaculaire des fonds souverains arabes ou asiatiques dans le capital de grandes sociétés américaines ou européennes et l’affirmation de plus en plus marquée des grands pays du Sud, les pétromonarchies du Golfe et le groupe Bric (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) comme acteurs majeurs de la scène mondiale.

Au point que se pose la question de la pérennité de l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et de la viabilité des structures internationales tant financières que politiques mises en place dans la foulée de la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945), notamment le Conseil de sécurité de l’ONU, le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, ainsi que le G7, le regroupement des sept pays les plus industrialisés de la planète crée après la première crise du pétrole (1973). Apparemment la leçon n’a pas été retenue.

Pis, selon The Daily Beast, les sommes détournées par l’ensemble des kleptocrates de la planète avoisineraient les 12 billions de dollars. Si l’on ajoute l’évasion fiscale et les activités criminelles comme le trafic de drogue, le nombre avoisinerait les 36 billions de dollars.

En 2014, la valeur nette de la planète Terre était estimée à environ 240 000 milliards de dollars, ce qui signifie que 15% de la richesse mondiale serait passée dans la poche des kleptocrates.

La publication américaine se fonde sur les calculs d’un économiste d’investigation qui a épluché 45 ans de statistiques officielles. En croisant les statistiques de 200 pays, l’économiste en vient à la conclusion que 15 pour cent de la richesse mondiale est volée des pays les plus pauvres et placée dissimulé dans les paradis fiscaux, en Suisse, aux États-Unis et dans des protectorats britanniques comme les Bermudes et les îles Caïmans. Le terme kleptocrate désigne les dirigeants de régimes qui s’enrichissent par le vol des ressources publiques, et pratiquent à grande échelle la corruption et le blanchiment d’argent pour dissimuler l’origine de leur richesse.

LES FUITES DES «PANAMA PAPERS» HASARD OU PRÉMÉDITATION ?

L’économiste Paul Jorion soutient, quant à lui, que «les fuites des Panama-papers ne surviennent pas par hasard». «Le réseau des paradis fiscaux est en fait extrêmement bien surveillé, parce qu’il correspond à l’ancien Empire britannique. La City de Londres continue d’opérer une surveillance de bon niveau sur l’ensemble du réseau. En fait, les États ont besoin de cette surveillance parce qu’ils veulent contrôler de façon semi-permissive le blanchiment d’argent sale qui provient du trafic de la drogue, de la prostitution, du trafic d’armes. Le 17 septembre 2008, jour où le système s’est effondré, beaucoup d’argent sale a été injecté par le biais des paradis fiscaux si l’on en croit Antonio Mario Costa, qui était alors directeur de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime. « Il est évident que la raison d’état a besoin de ces paradis », assure-t-il.

CAPITAUX ERRANTS ET BUDGETS ABERRANTS

Paradis fiscaux, zones offshore, flux monétaires, capitaux errants et budgets aberrants. Ces termes innocents évoquent au premier abord une douceur de vivre dans une société marquée par l’abondance financière, la flexibilité économique et l’évasion fiscale.

C’est en fait la face hideuse de la mondialisation, nouveau dogme de la libre entreprise, avec son cortège de chômage, d’exclusion, de corruption, en un mot tous les ingrédients qui gangrènent la vie politique, sapent les fondements des puissances grandes et petites et font planer le risque de perversion des grandes et vieilles démocraties.

Le nouvel ordre international tant célébré depuis l’effondrement du bloc communiste, c’est à dire depuis l’effondrement du monde bipolaire au début de la décennie 1990, a sécrété en contrepoint, un système planétaire articulé autour de la criminalité transnationale.

Les commentateurs occidentaux se sont longtemps montrés discrets sur ce sujet, plus prompts à dénoncer le péril islamiste ou le péril jaune, après avoir tant dénoncé le péril rouge.

Mais s’il est sain de dénoncer les périls extérieurs, il serait tout aussi salubre de dénoncer aussi ses propres périls intérieurs: Trafic de drogue, trafic d’armes, prostitution, jeux clandestins, racket constituent les principales sources de capitaux illicites et ces divers trafics, parfois tolérés sinon encouragés par les états, génèrent annuellement mille cinq cent milliards de dollars (1.500 milliards), soit le budget des 20 pays de la Ligue arabe, dont le tiers -500 milliards de dollars- proviendrait uniquement de la drogue.

Un universitaire britannique, Ronan Palan, chef du département international de l’Université du Sussex et auteur d’un ouvrage «The Off-Shore World» (Cornell Press University -2003) soutient que les paradis fiscaux ont été impliqués dans tous les scandales car ils disposent de la faculté de «légaliser» l’argent provenant d’activités illicites dans la mesure où la surveillance des capitaux transitant par les places off-shore sont très difficiles.
L’explosion du nombre des paradis fiscaux a avivé la concurrence au point que même la City de Londres, pourtant réputée pour sa rigueur, n’a pas été épargnée par des manipulations douteuses.

Première place financière européenne, Londres compte près de 800 banques. Les autorités financières notamment Financial Service Authority (FSA) ont ainsi gelé les comptes bancaires d’un total d’un milliard de dollars volés dans la caisse de la banque centrale du Kenya sous la présidence de Daniel Arap Moi (1978-2002), ainsi que des avoir dissimulés de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet.

Pour se démarquer, les paradis fiscaux cherchent à se spécialiser proposant une gamme de services. C’est ainsi que Guernesey (Îles britanniques) s’est lancée dans l’assurance, Costa Rica dans les casinos sur Web, les Bermudes dans le commerce en ligne.

Les tenants de l’économie libérale justifient leur existence par le fait que leur présence contraint les places financières traditionnelles à ne pas sombrer dans la léthargie et qu’il convient de distinguer entre l’évasion fiscale, un délit, et une optimisation fiscale, qui constitue à leurs yeux une démarche légale visant à minimiser les impôts.

A L’ORIGINE ÉTAIT LA MAFIA

Curieusement à l’origine la prolifération des paradis fiscaux se trouve la Mafia.

La Mafia fonctionne à une seule échelle, celle de la planète. La mafia de la drogue s’étend partout: Chine, Japon, États-Unis, Amérique du Sud, dans la zone caraïbes-Pacifique, en Russie et l’Europe de l’Est, sans parler de l’Asie du Sud-est, du Moyen-Orient et de l’Afrique. S’adaptant à la mondialisation des économies, les organisations mafieuses ont crée des réseaux internationaux qui s’appuient sur des technologies les plus modernes (Internet, téléphone cellulaire), échappant à toute interception.

Selon une étude du FBI américain, le cartel colombien de la drogue aurait réalisé en 1995 un chiffre d’affaires estimé à 67 milliards de dollars, soit plus du double du budget d’Interpol (30 milliards de dollars) qui emploie, lui, plusieurs centaines d’agents. Les meilleurs experts en informatique sont embauchés pour faire prospérer ce pactole par son blanchiment et les grandes confédérations mafieuses (américaine, sicilienne, turque, russe, yakuza japonais et triades chinoises) se seraient constituées en une multinationale se partageant pays et produits, rôles et marchés.

A l’instar de la drogue, l’argent sale provenant du trafic illicite devient pour les banques et institutions financières qui se prêtent à des opérations de blanchiment une addiction ayant les mêmes effets que les stupéfiants sur les individus.

Empruntant un circuit complexe et risqué, l’argent noir transite par une multitude de sociétés écrans éparpillées à travers les paradis fiscaux de la planète, avant de se réhabiliter dans de respectables banques des grandes places financières internationales. Sa détection est difficile. Le seul véritable détecteur, au niveau mondial, est la balance mondiale des paiements.

Normalement, au niveau des échanges mondiaux, lorsqu’un pays est déficitaire, un autre devient excédentaire, mais l’injection massive de capitaux illicites a fortement déséquilibré les échanges mondiaux. Depuis 1982, le trou dans les échanges mondiaux est estimé à cent milliards de dollars annuellement. En 17 ans, il s’est élevé à mille sept cent milliards de dollars.

Les détenteurs de ces capitaux de l’ombre sont, pêle-mêle, des services spéciaux, guérillas du tiers-monde, mafias, trafiquant d’armes et de stupéfiants, états sous embargo, banques corrompues, y compris de respectables compagnies et États occidentaux toujours prêts à dire le Droit et à prêcher la Morale.

Cette importante masse financière clandestine tire profit des crises conjoncturelles de l’économie mondiale -Krach boursier américain de 1986, Krach immobilier européen du début des années 1990, tourmente boursière des marchés asiatiques de 1997- pour s’insinuer dans les rouages de la finance internationale. Ceci risque de gangrener à terme l’économie mondiale, comme en témoigne l’augmentation du nombre des pays à budgets aberrants, ou les pays à forte NEO.

LES PAYS NEO (NET ERRORS AND OMISSIONS)

Généralement situés à proximité des zones du narco-trafic mondial, les pays NEO sont ainsi appelés car ils disposent dans leur balance de paiement d’une rubrique NEO (Net Errors and omissions) qui permet par un artifice comptable, en prétextant les erreurs statistiques résultant des désordres administratifs, de dissimuler le grave dysfonctionnement de leur commerce extérieur découlant du transit du capital blanchi.

La procédure du blanchiment tire son nom d’une technique empruntée par un mafieux de Chicago des années 20 désireux à l’époque de se débarrasser de l’argent retiré de la vente clandestine d’alcool du temps de la prohibition. Par un jour de grande inspiration, il mit en application une idée inspirée par la mafia locale en achetant une chaîne de laveries automatiques où l’on paye en espèces.

Il ne lui restait plus à la fin de chaque journée de travail que d’ajouter de l’argent sale aux gains du jour et de déposer le tout à la banque, en prenant soin au préalable de déclarer au fisc la totalité de la recette, incluant l’argent ainsi blanchi. Plus tard, dans les années 50-60, les mafias, anticipant les modifications du marché de la consommation, ont eu recours aux chaînes de restauration rapide à l’exemple des pizzeria, pour blanchir l’argent sale, donnant ainsi naissance à la «Pizza connection». Ces techniques apparaissent désormais dérisoires.

Le temps du blanchiment de l’argent par les laveries et les pizzerias est aujourd’hui relégué à l’époque préhistorique du blanchiment.

De nos jours, les sommes en cause sont énormes et nécessitent pour leur blanchiment des techniques sophistiquées, donnant ainsi naissance à un métier nouveau «le financier-criminel», c’est à dire un ingénieur financier déployant ses talents dans les activités de nature criminelle.
Le blanchisseur perçoit, à titre de commissions, près de huit pour cent de la somme ayant transité par les transferts électroniques, alors que le contrebandier, passeur d’argent avec des mallettes, ne prélève que cinq pour cent. A titre d’illustration, les SWIFF (sociétés pour les télécommunications financières mondiales interbancaires) et les CHIPS (Chambre de compensation des systèmes de paiement interbancaires) brassent quotidiennement près de mille milliards de dollars.

L’identification tant du donneur initial que du bénéficiaire final devient donc d’autant plus difficile que le recycleur, moyennant une commission substantielle à chaque phase de l’opération, peut promener l’argent de compte offshore en sociétés-écrans, jusqu’à trouver un abri décent au capital. Ainsi un capital illicite entreposé aux Îles Caïmans peut, après un détour par Hongkong et Singapour se retrouver au Luxembourg pour être investi ensuite dans l’immobilier de luxe parisien.

S’il gagne gros, le recycleur a néanmoins une obligation de résultat. Il répond de sa vie de la réussite de l’opération de blanchiment. Il est en fait responsable sur sa vie…pour le restant de sa vie.

Pour d’évidents et impérieux motifs de sécurité, la Mafia ne peut tolérer l’amateurisme ou le bavardage et préfère limiter ses risques au maximum. Quiconque participe à une opération de blanchiment demeure un otage pour la vie. S’il lui est loisible, après accord de ses employeurs, de se reconvertir dans d’autres activités, son port d’attache demeure son activité de départ: la validation d’un argent d’origine crapuleuse. Captif doré, mais captif.

En marge du transfert électronique des capitaux, qui est le MUST du blanchiment, il existe diverses autres techniques liées au jeu, aux transactions sur les métaux précieux, ainsi qu’au transfert par «stroumpfage»:

Le jeu: l’argent noir est investi dans des casinos par l’achat de plaques de jeu, puis reconvertis en chèques, c’est la technique du «faux-jeton».
L’achat de bijoux et d’or dans les zones offshore. Le produit de revente du métal précieux est déposé en toute légalité dans un compte en banque.
Le transfert par «stroumpfage». Une multitude de petits passeurs (smurfs en Américain) achètent dans les banques des traveller’s chèques ou des devises. Aux États-Unis, tout individu peut retirer jusqu’à dix mille dollars en liquide. Une fois à l’étranger, ces passeurs entreposent ces chèques de voyage dans un compte bancaire légal.

PANAMA

En 1993 à New York, le FBI, intrigué par un flux anormal de mandats de la poste locale, ordonne une enquête. La découverte est stupéfiante: les cartels colombiens ayant recours à des «fourmis» ont procédé, pendant près d’un an à des virements sur des comptes au Panama pour un montant global quotidien de l’ordre de cent mille 100.000 dollars réalisé par le biais de modestes mandats dont la valeur pour chaque opération n’excédait pas mille dollars.

Depuis Panama, les fonds collectés étaient virés une nouvelle fois vers une succursale bancaire à Hong kong. L’opération a permis le blanchiment de 198 millions de dollars en moins d’un an. La répartition des fonds entre les différents bénéficiaires mafieux se faisant en fonction des signes distinctifs enregistrés au dos du mandat-poste et qui permettait le repérage de chaque mandat et son appartenance.

Autre stratagème de légalisation de l’argent illicite: la création d’une société écran dont l’objet est de collecter des fonds et des «dons charitables» pour de fausses congrégations religieuses.

Face à un tel pactole, l’imagination tourne à plein rendement et les procédés sont parfois rocambolesques, tel celui utilisé par un trafiquant de cannabis pakistanais qui n’a pas hésité à cacher 35 millions de dollars en espèces dans des machines de dessalement d’eau de mer spécialement aménagées à cet effet, commandées en Australie pour être exportées vers Singapour.

Toutefois, face à l’énormité des sommes en jeu, la Mafia n’a pas hésité parfois à prendre le contrôle de la totalité d’une banque pour en faire une usine de blanchiment d’argent.

LA BANQUE PIRATE

L’inventeur de la «banque pirate» est M. Jose-Antonio Fernandez, gros importateur de Marijuana colombien aux États-Unis dans la décennie 1970.
A travers toute une série de sociétés-écrans, M. Fernandez a réussi à prendre le contrôle de la «Sunshine State Bank» de Floride, la transformant en blanchisseuse géante pendant une dizaine d’années, jusqu’à son arrestation en 1984.

Parmi les autres exemples célèbres de banque-pirate citons celui de la BCCI (Banque du crédit et du Commerce International), propriété des émirats arabes, mise en banqueroute financière à la fin des années 80 pour sa connection réelle ou supposée avec l’argent de la drogue.

Un autre exemple est celui de la «Great American Bank» aux États-Unis, sous contrôle colombien en 1984 au moment de son démantèlement ainsi que la «Banque pour le développement du bâtiment de Poznam» (Pologne), qui a écoulé en Allemagne en 1992, près de 150 millions de dollars issus des fonds errants de Hong Kong.

LE PROCESSUS DU BLANCHIMENT

Le processus de blanchiment se déroule en trois étapes: le placement, l’empilage et l’intégration

-Le placement (ou prélavage): l’opération consiste à placer les importantes sommes d’argent recueillies de manière illicite dans le maillon faible du dispositif: l’économie de détail (achat de devises auprès d’agent de change, casinos de jeu, maison de retraite), le transfert par petits porteurs et petites coupures (schtroumpfage).

-L’empilage (ou lavage): l’opération consiste à gommer toute trace des origines criminelles de l’argent, en multipliant les transferts de compte à compte ou les transactions financières, notamment par le biais du «prêt apparent». Ce procédé consiste à obtenir un prêt pour un investissement garanti par le montant du compte numéroté détenu dans la même banque par l’emprunteur.
Le montant du prêt correspond à celui du dépôt et les intérêts à payer identiques à ceux perçus sur le compte numéroté.

-L’intégration (ou recyclage), terme ultime, confère une apparence de légalité à des revenus d’origine criminelle, qui sont investis dans des circuits économiques officiels: immobilier, tourisme, finance.

Ainsi le capital illicite part de New York par petits porteurs, fait d’abord une halte dans un des paradis fiscaux des micro-états de la région Pacifique-Caraibes, se transfère sur des grandes places financières asiatiques pour reprendre un début de respectabilité (Hongkong, Singapour) et termine dans les grandes places financières occidentales (Suisse, Luxembourg). A ce stade, le détenteur du capital réclame à Paris ou Londres un «prêt adossé» (Loan back), un prêt gagé sur un dépôt bancaire au Luxembourg, investissant ainsi tout à fait légalement dans l’immobilier, l’hôtellerie, la restauration, la bourse etc. avec en prime un surcroît d’honorabilité et de notoriété mondaine.

Devant l’ampleur du phénomène, les sept pays les plus industrialisés -les G7- ont fondé en juillet 1989 à la date anniversaire de la Révolution française, le groupe d’action financière internationale (GAFI) contre le blanchiment des capitaux. Instrument d’étude et d’expertise, le GAFI est chargé de suivre l’évolution des techniques de recyclage de l’argent sale et de vérifier l’application des mesures de lutte contre le blanchiment. En 2005, le Tracfin, l’organisme chargé de faire la chasse aux comptes douteux, a traité plus de dix mille «déclarations de soupçons», signalement de cas douteux, mais seulement 347 dossiers ont été transmis à la justice.
Parmi les autres organismes internationaux, on relève le programme des Nations-Unies pour le contrôle international de la drogue (PNUCID), l’organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) et enfin Interpol qui a crée en son sein un service spécialisé de lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue. Si la communauté internationale a pris conscience de l’ampleur de l’enjeu, la lutte contre la prolifération des capitaux illicites demeure rudimentaire.

Selon le Gafi, à peine 0,5 pour cent des 4.400 milliards de dollars de bénéfices réalisés entre 1982 et 1992 du fait du trafic de drogue ont été confisqués. Le mal est profond et la contamination étendue.

Elle se prolonge désormais sur la scène internationale par un nouveau venu le djihadisme d’un type nouveau et son industrie du captagon.

SOURCE

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Lire aussi

TRACFIN (Blanchiment): quand HSBC blanchit l’argent de la drogue

BLANCHIMENT (HSBC): l’argent de la drogue et 670 milliards de dollars blanchis 

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Three quarters of the US’ total annual consumption of almost $45 billion worth of cocaine comes from Colombia.L’Amérique est au centre de l’économie de la drogue

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Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie.

En termes de chiffre d’affaires, le commerce de drogues illicites pourrait maintenant être la plus grande entreprise du monde. Selon le rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, il s’agit d’un marché de 500 milliards de dollars.

Comme dans d’autres produits de base, les États-Unis sont le premier pays importateur de stupéfiants au monde, dépensant plus de 100 milliards de dollars pour la fabrication de drogues. Étant donné que le commerce des stupéfiants se fait principalement en dollars US, cela contribue de manière décisive au maintien du dollar comme roi dans le monde entier.

Le choix en tant que monnaie préférée du monde est plus souvent fait dans les rues du monde que dans les banques centrales du monde.

La cocaïne est la drogue de loisir préférée des classes supérieures occidentales et des petites classes supérieures imitatrices des pays en développement, mais c’est l’héroïne qui est vraiment le stupéfiant de l’homme du commun dans le monde entier.

La société pharmaceutique allemande Bayer fabriqua l’héroïne pour la première fois en 1879, et tirait le mot du mot grec «héros», qui signifie moitié-dieu, moitié-homme. Il a été nommé ainsi parce que ceux qui ont pris le médicament ont des illusions d’héroïsme.

Mais qu’il s’agisse de la cocaïne ou de l’héroïne ou de l’une des nouvelles drogues synthétisées telles que les amphétamines, la quasi-totalité de la transformation du produit de base, qu’il s’agisse de la feuille de coca ou du pavot à opium, se situe dans les pays les plus pauvres et les moins gouvernés du monde.

Malheureusement, peu de la grande richesse générée par cette activité est transmise aux producteurs primaires, car contrairement à la plupart des entreprises de produits de base, le commerce des stupéfiants a un facteur de création de valeur très élevé à chaque étape de l’activité et la production en est la partie la plus précoce et la plus facile. .

Malgré tout, les drogues sont devenues une raison majeure pour laquelle des pays comme la Birmanie, l’Afghanistan, le Pérou, la Colombie et même le Pakistan restent financièrement à flot.

Les principaux centres de production de cocaïne au monde sont situés en Amérique du Sud.

Les trois quarts de la consommation annuelle totale de cocaïne des États-Unis, d’une valeur de près de 45 milliards de dollars, proviennent de Colombie. Selon le National Crime Intelligence Service britannique, le prix de détail d’un gramme de cocaïne était de 96 dollars, alors que celui de l’héroïne était légèrement supérieur à 100 dollars. La bonne nouvelle ou la mauvaise nouvelle, selon votre perception du problème, est la tendance à la baisse observée dans les prix de vente depuis 1990, lorsque les prix équivalents de la cocaïne et de l’héroïne étaient près de 50% supérieurs aux prix actuels. Cela ne fait que refléter la plus grande disponibilité rendue possible par une production supérieure et plus efficace et non par une réduction de la demande. On estime que la consommation augmente de 12%, ce qui est malsain.

En tant que plus gros consommateur de stupéfiants, les États-Unis ont tout intérêt à être le policier anti-drogue le plus proactif au monde.

Il dispose d’un programme d’interdiction actif en Amérique du Sud, qui consiste non seulement en une assistance militaire, mais également en une grande quantité d’argent à plusieurs gouvernements d’Amérique latine. Ses mesures proactives incluent le limogeage des dirigeants politiques impliqués dans le trafic de drogue, que ce soit directement ou indirectement.

Sur les 948 millions de dollars que les États-Unis ont alloués au titre de l’assistance au contrôle international des stupéfiants, un montant de 762 millions de dollars a été affecté à l’Amérique du Sud.

En plus de cela, le Pentagone dépense 1 milliard de dollars en assistance militaire.

En tout, les États-Unis dépensent 19 milliards de dollars par an pour le contrôle des stupéfiants.

De toute évidence, les efforts des États-Unis sont davantage axés sur l’interdiction de la cocaïne et le contrôle de sa production. Il semble y avoir une raison à cela. Un sondage auprès de la hotline 800-COCAINE a révélé que l’appelant moyen était «un homme blanc de 31 ans, de classe moyenne, blanc, possédant une certaine formation universitaire» et dont le salaire annuel était bien supérieur à la médiane.

La tendance la plus alarmante a été l’augmentation de la consommation chez les adolescents, en particulier chez les lycéens.

L’héroïne, par contre, est la drogue préférée du pauvre.

Une étude menée par le professeur John Kaplan de l’Université de Stanford sur les consommateurs d’héroïne révèle que 75% d’entre eux étaient des hommes, 55% étaient des Noirs, 44% des Hispaniques, 36% avaient moins de 30 ans, 61% avaient moins de 11 ans l’éducation et 81% étaient au chômage. C’est très clairement la classe inférieure, et le manque d’emphase et d’urgence qui en résulte dans les efforts internationaux des États-Unis reflète clairement le parti pris de l’administration américaine.

Aujourd’hui, les deux principaux centres de production sont le triangle d’or et le croissant d’or.

Le Triangle d’or fait référence aux terres isolées produisant du pavot à opium et du traitement de l’héroïne dans le nord de la Birmanie, de la Thaïlande et du Laos, tandis que le Croissant d’Or se réfère aux terres accidentées du Pakistan et de l’Afghanistan. L’Inde étant prise en sandwich entre les deux régions «dorées», il n’est pas surprenant que de nombreux Indiens recherchent une partie de cet or. C’est un point de débarquement majeur. Cet emplacement stratégique lui a également permis de devenir un important producteur d’anhydride acétique, qui joue un rôle central dans le processus de transformation de la morphine base en héroïne pure. Une visite à la ville de Gajraula, dans l’ouest de l’Uttar Pradesh, vous montrera l’importance de l’activité de l’anhydride acétique. Le politicien Amar Singh possède également une usine d’anhydride acétique à Ghaziabad.

L’Afghanistan et la Birmanie représentent maintenant 80% de la culture illicite du pavot à opium et 90% de la production mondiale.

Selon le gouvernement américain, la Birmanie est responsable de 60% de la production mondiale d’héroïne, soit deux fois plus que la production actuelle en Afghanistan. Cela a beaucoup d’ironie, car la concentration de la production d’héroïne dans ces deux régions est une conséquence directe de la volonté résolue de la CIA de «contenir» le communisme.

Depuis que les Arabes ont introduit l’opium en Inde au cours des premières années du dernier millénaire, l’utilisation de l’opium et de ses dérivés a entraîné les économies et l’histoire avec une intensité que les prosélytes de religions et d’idéologies pourraient envier. Au XVIe siècle, les Portugais l’introduisirent à Java pour le travail sous contrat. Il s’est ensuite étendu à la Chine. La Compagnie des Indes orientales a volé l’affaire aux Portugais et, en 1838, le Bengale exportait 2 400 tonnes par an vers la Chine. Lorsque la Chine a tenté de fermer le commerce, les Britanniques ont mené la Première Guerre de l’opium (1839-1841) pour défendre les principes du «libre-échange» et de «l’égalité diplomatique».

La Chine a ensuite tenté de battre les importations en permettant la culture de l’opium au Yunnan. Ça a réussi. Mais lorsque les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949, la production a été transférée en Birmanie, les généraux du KMT étant chassés du sud de la Chine. En 1950, la CIA a commencé à regrouper les forces du KMT dans l’État de Shan en vue d’une éventuelle invasion du sud de la Chine. Ce commerce s’est ensuite étendu pour inclure les généraux en Thaïlande. La drogue, les armes fournies par la CIA et les forêts denses ont engendré de nombreuses insurrections en Birmanie. La Birmanie compte plus de 40 des 387 groupes terroristes et insurgés connus dans le monde.

Bien qu’il y ait toujours eu une production de pavot à opium en Afghanistan et dans le nord-ouest du Pakistan, sa production a pris une impulsion majeure en 1978 lorsque la CIA est arrivée sur les lieux pour inciter le djihad à contenir le communisme. L’Amérique a dû payer un prix élevé pour cela. Deux ans après l’intervention de la CIA en Afghanistan, les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan sont devenues le premier producteur mondial d’héroïne, fournissant 60% de la demande des États-Unis. Et aussi Oussama Ben Laden dans le Blowback!

Cette héroïne rapporte au Pakistan plus de 4 milliards de dollars par an. Une inondation d’héroïne bon marché au Pakistan a eu pour résultat que le nombre de toxicomanes est passé de presque zéro en 1979 à environ trois millions maintenant. Inévitablement, l’héroïne (smack) a fait son entrée en Inde et compte plus de trois lakhs (Un lakh est une unité du système de numérotation indien égale à cent mille) enregistrés en tant que toxicomanes et ce nombre peut même être 20 fois supérieur.

Et maintenant, plutôt que la religion soit l’opiacé des masses, il semble que ce soit l’inverse!

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Mohan Guruswamy
L’auteur, un analyste des politiques qui étudie les questions économiques et de sécurité, a occupé des postes de direction au sein du gouvernement et de l’industrie. Il est également spécialisé dans l’économie chinoise.
Publié: Oct 27, 2018, 12:31 IST
Mise à jour le: 27 oct. 2018, à 12 h 31, heure de l’Est

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SOURCE

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El territorio del negocio se amplía.

Del Campo de Gibraltar a la Costa del Sol y, en concreto, a Marbella.

 

Ahora el radio de acción se prolonga 54 kilómetros más al Este, a Málaga capital.

La segunda ciudad más importante de Andalucía centra ahora el nuevo campo de operaciones de los narcotraficantes. Málaga, guardería de la droga del sur de Europa.

« Es cierto, cada vez es más refugio para los mafiosos. Es una ciudad muy bien comunicada, cómoda para vivir, y que gusta a los extranjeros. Se ha producido un incremento desde hace un par de años », subraya en declaraciones a El Confidencial el fiscal delegado antidroga de Málaga, Fernando Bentabol.

El alijo que este miércoles se incautó en Málaga capital confirma este escenario. Son 6.000 kilos de cocaína, el segundo alijo más grande de Europa de este año. También se han intervenido 300.000 euros en efectivo. Fue en el polígono de Santa Teresa, en la zona oeste de la ciudad, donde se produjo el golpe. La droga estaba en un cargamento de bananas. Por el momento, hay 16 detenidos que se encuentran en dependencias judiciales y continúan las investigaciones por si hay posibles detenciones posteriores.

En la operación se produjeron 20 registros y la mayoría de las personas (13 de los 16) eran holandeses. También había un español, un francés y un esloveno. Introducían la droga por el puerto de Setubal (Portugal) y la mercancía se dirigía al centro de Europa, principalmente a Holanda. Ahora mismo se investiga el patrimonio y la rama económica. El comisario de la Policía Nacional de Málaga, Francisco López, dijo que Málaga « no era un buen sitio para los narcos ». « Estamos teniendo éxito y vendrán más triunfos, seguro, gracias a nuestra especialización », afirmó.

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Depuis la Colombie et ses plantations de bananes infiltrées par les nouveaux rois de la cocaïne jusqu’aux terminaux du Havre, comment la drogue transite-t-elle dans les conteneurs ?

Explications dans un document exceptionnel de « Complément d’enquête », le 25 octobre 2018.

Le Havre, c’est le plus grand port français pour le transport des conteneurs. Le 6 septembre dernier, la CMA CGM, fleuron français du transport maritime, y inaugurait le Saint-Exupéry : 400 mètres de long pour 59 de large, le plus grand porte-conteneurs au monde. Voilà le visage que le port aime montrer. Mais il y en a un autre, beaucoup plus sombre, que révèle « Complément d’enquête ». Le 25 octobre 2018, un document exceptionnel montre comment la cocaïne colombienne transite dans des conteneurs jusqu’aux terminaux du Havre. Le Havre est devenu sa principale porte d’entrée en France.

Dix jours après l’inauguration du Saint-Exupéry, 750 kg de cocaïne ont été ont été découverts dans un conteneur de chips de banane (les bananeraies colombiennes sont infiltrées par les narcotrafiquants). Spectaculaire, mais pas pour autant inhabituel : 900 kg saisis en 2015 ; 1,5 tonne l’année suivante ; 3,5 tonnes en 2017.

Une goutte d’eau dans un océan de drogue…

« Les dockers sur Le Havre, c’est vraiment un monde à part »

Comment les trafiquants font-ils sortir leur marchandise des conteneurs à l’insu des destinataires ?

Pour cette manœuvre de « rip-off », il leur faut des complices : le plus simple est de les recruter parmi… les dockers. Contre de grosses sommes d’argent, certains acceptent facilement de récupérer la drogue, affirme un trafiquant français. Selon lui, ils ont l’habitude de voler des parfums, et quand on leur propose autre chose, « ils ne disent pas non ». La « grapille » à l’ancienne a pris une dimension de trafic mondial.

L’équipe de « Complément d’enquête » va découvrir qu’enquêter sur les dockers, c’est se frotter à une communauté très fermée. Une communauté protégée par un syndicat, la CGT des dockers du Havre, et son patron, Johann Fortier, qui n’ont aucune envie de parler des brebis galeuses. « Un système tout à fait improbable, confie un autre témoin, où une seule personne a le pouvoir de décider de la parole de chacun des acteurs de la communauté portuaire du Havre ».

Une communauté qui n’hésite pas, semble-t-il, à recourir à l’intimidation.

Que risquent ceux qui s’y intéresseraient ? « Se faire casser la gueule, avoir ses locaux abîmés »… Comment cette communauté a-t-elle réussi à imposer la loi du silence à la ville du Premier ministre ?

source et vidéo

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cocaine/video-comment-le-havre-est-devenu-une-porte-d-entree-de-la-cocaine-en-france_3000325.html

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Des dallozziens de Nancy et Paris avaient arrangé une garde à vue fantôme dans une chambre de l’hôtel Mercure de Nanterre le 3 avril 2012 !

Aujourd’hui, les dalloziens de Bordeaux ont décidé qu’il était temps de remettre dehors Sofiane Hambli, trafiquant notoire, condamné à 14 ans de prison, qui s’était vu promettre une sérieuse remise de peine s’il acceptait de passer commande de plusieurs tonnes de cannabis à son ancien lieutenant, installé en Algérie.

Sofiane Hambli, l’informateur préféré de Françaois Thierry, donc de l’OCRTIS, avait pu téléphoner de sa cellule à Nancy, comme il le faisait régulièrement d’ailleurs ; si ce n’est que dans ce cas précis les agents de l’OCTRIS tenaient à être à ses côtés pour ne rien rater de la séquence et donner en temps réel leurs informations et ordre en Espagne.

D’où l’organisation de la fausse garde à vue.

La fausse garde à vue avait été prolongée, après l’intervention de Véronique Degermann , selon sa collègue de permanence le même jour. Mais pas de chance, Véronique Degermann a perdu la mémoire lorsque les bœufs-carottes de l’IGPN la mettent en garde à vue il y a quelques jours.

A Bordeaux, pas loin de la maison ENM, les dalloziens de la chambre de l’instruction n’ont pas encore dit s’ils décidaient de passer par pertes et profits la saisie d’octobre 2015 du Boulvard Exelmans….

Souvenez vous, même Michel Sapin avait trainé son copain François à la DNRED où seule Hélène Crocquevieille, la DG de la Douane française était là pour le recevoir accompagnée bien sûr de l’énarque du service,le directeur de la DOD Erwan Guillemin.

Jean Paul n’était pas là, retenu pour affaires familiales…Savait-il que la DOD allait taper 7 tonnes Bd Exelmans? Jean Paul faisait totale confiance à ses directeurs qui ne lui disaient pas tout! Lui, n’avait pas ses propres taupes auprès de chacun d’entre eux! Depuis, dans son immense sagesse, la DG l’a mis dans un placard comme chef d’un obscur poste à Bordeaux en attendant de connaitre les suites de sa mise en examen décidé par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence« .

La liberté pour Sofiane

Comment ne pas être surpris de cette élargissement décidé par des dalloziens au sens de discernement limité à la seule lecture du Dalloz, la seule chose qu’il semblerait qu’on apprenne à l’ENM.

« L’Etat de droit, se gargarisent-ils à longueur de séances entre deux rires, de quelques remémorations de soirées entre-soit, de vacances passées entre-soit et du prochain mercato-dallozien! »

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Mais revenons à notre affaire de la « Française des Stups » qui défraie la chronique depuis de trop nombreuses années maintenant!

Quid de François Thierry, l’homme qui portait des valises et savait parler à l’oreille des narcos? Pour l’instant, il est toujours payé par les deniers publics!

Quid du magicien Erwan Guilleminn, responsable d’un tour de passe-passe assimilable à une dissimulation de preuves. Il a été mis en examen ? Aura-t-il le courage de démissionner? Mais non, entre énarques, on se soutient! Une promotion, c’est sûr!

Quid de Magalie Noël, la numéro trois de la DRD, le service de renseignement de la DNRED, qui a été mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».?

Quid de Pascal Schmidt, le responsable de l’échelon DNRED du Havre, qui est poursuivi pour ainsi que pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

Quid de Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ». qui a été, en juillet dernier, la cible de deux perquisitions, à son bureau et à son domicile bruxellois! Il n’est plus à Bruxelles!

Quid du trop confiant Jean Paul Garcia, mis en examen pour « détournement de fonds publics par négligence »?

Quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD?

Quid des « douaniers encaisseurs » de Roissy aux magots établis en Andorre et ailleurs?

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L’agent infiltré NS 55 de la DNRED a été maintenu plus de dix ans en prison sans une seule journée de sortie.

Il a tout au long de ce chemin de croix à 23 stations-prisons rencontré de nombreux fonctionnaires de justice en Japerie incapables de prendre une décision sensée, se planquant tous derrière le sacro saint Dalloz.

Constaté également l’attitude scélérate de François Auvigne le DG de la Douane française comme des administrateurs Thomas et

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Un groupe de travail international, composé de représentants des forces de l’ordre ainsi que de magistrats espagnols, français et italiens ont jeté les bases d’une meilleure collaboration lors d’une réunion à Aix-en-Provence.

Le procureur adjoint Federico Manotti de Gênes, participait à cette réunion destinée à fluidifier les échanges d’informations et le partage de fichiers.

Réussira-t-elle à permettre d’améliorer les relations entre services n’ayant pas toujours les mêmes priorités?

La coopération n’est pas une nouveauté…

Depuis déjà des décennies, des opérations douanières avec le SVA espagnol, la Douane française et sa DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) et la Guardia di Finanza sont régulièrement organisées.

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La Slovaquie est-elle prise entre les tentacules de la mafia italienne ?

C’est du moins ce qu’affirmait Jan Kuciak, journaliste retrouvé assassiné à son domicile alors qu’il menait l’enquête sur une affaire de corruption. Un meurtre qui a conduit à une crise politique dont l’issue reste incertaine.

Que reste-il à découvrir dans l’enquête inachevée de Kuciak ?

Pourquoi le pouvoir slovaque ne l’a-t-il pas protégé ? Y a-t-il un lien entre les dirigeants de ce pays et une organisation criminelle ?

Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer retrouve le spécialiste de la mafia et écrivain Fabrice Rizzoli.

 

En France contemporaine, il est régulièrement précisé que l’on n’intervient jamais dans une affaire judiciaire en cours et qu’une fois la chose jugée, on ne s’autorise pas à commenter la décision des fonctionnaires de justice que sont les « dalloziens » magistrats.

Et pourtant!

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que des décisions contradictoires émanant de juges indépendants que sont les juges d’instruction n’arrivaient pas à faire changer les décisions de jugement émises par certains dalloziens du siège.

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que nos éminents dalloziens aimaient clôturer un dossier sans pour autant avoir personnellement réussi à se convaincre de la justesse des décisions qu’ils prenaient!

Trop souvent, j’ai constaté que dans les dossiers d’affaires importantes, les manipulations et autres petits arrangements dans le traitement ou l’interprétation des procès verbaux pouvaient transformer un innocent en coupable ou un coupable en innocent!

Trop souvent, je constate que nos grands pouvoirs de la société actuelle française que sont les sociétés du CAC 40 (ACCOR HOTELS, AIRBUS GROUP, AIR LIQUIDE, ARCELORMITTAL, ATOS, AXA, BNP PARIBAS, BOUYGUES, CAPGEMINI, CARREFOUR, CREDIT AGRICOLE, DANONE, ENGIE, ESSILOR INTERNATIONAL, KERING, LAFARGE HOLCIM, LEGRAND, L’ORÉAL, LVMH, MICHELIN, ORANGE, PERNOD RICARD, PSA GROUPE, PUBLICIS, RENAULT, SAFRAN, SAINT-GOBAIN, SANOFI, SCHNEIDER ELECTRIC, SOCIETE GENERALE, SODEXO, SOLVAY, STMICROELECTRONICS, TECHNIPFMC, TOTAL, UNIBAIL-RODAMCO, VALEO, VEOLIA ENVIRONNEMENT, VINCI, VIVENDI), les hauts fonctionnaires (ENA, EHESP, INET, Polytechnique, Science Po, MINES etc.etc qui font pour la plupart des allers-retours entre privé et public), les gouvernants (Ministres et secrétaires d’état), les parlementaires (députés et sénateurs), les forces régaliennes de maintien de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douane et services spéciaux), la Justice (indépendante…) et les médias (pas franchement indépendants, mais parfois instrumentalisés par des magistrats), bénéficient tous de la possibilité de s’adjoindre un partenaire supplémentaire, dés que besoin, qui s’appelle Alzheimer. Ce dernier permettant des pirouettes procédurales dans les affaires sensibles que doit gérer la justice aujourd’hui et arranger la sauce pour qu’elle paraisse vraisemblable aux yeux du peuple!

Et reste toujours à disposition le « secret défense », l’arme fatale pour protéger les turpitudes de nos puissants!

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Mais revenons aux affaires DNRED et OCRTIS

Dans l’ affaire de l’OCRTIS, comme dans celle de la DNRED il est certain que des individus de chacun de ces grands services ont eu des comportements pour le moins inappropriés, voire crapuleux pour ne pas dire criminels dans la tache qu’ils étaient sensés accomplir.

Des sanctions auraient du tomber, mais trop souvent ce sont des promotions qui récompensent les incapables, les incompétents et même les déviants !

Pourtant, il me semble que les magistrats qui semblent découvrir aujourd’hui toutes ces irrégularités ont fait preuve de grande naïveté ou… de complaisance!

Par exemple, comment imaginer à la lecture des fiches et affaires conclues sur l’ensemble du territoire français voire à l’international, par la mise en œuvre de MYRMIDON, que nos magistrats ne savaient pas, ignoraient tout et que c’est grande découverte aujourd’hui des actions menées par l’OCRTIS de François Thierry qui n’étaient que la continuation des opérations menées par l’OCRTIS depuis les années 1980. C’était l’époque de Mario Le Corff. (Ces magistrats auront-ils à assumer une quelconque responsabilité? J’en doute!)

Toutes ces opérations ont été inspirées par les actions douanières de la DNRED lorsque ses agents se retrouvèrent à lutter contre les narcotrafiquants alors qu’ils faisaient surtout dans la poursuite des valises de fric.

A l’époque, il fallut donc inventer de nouvelles méthodes pour obtenir des résultats.  Ce qui était nouveau, c’était l’infiltration d’agents et Jean Henri Hoguet qui était aux manettes avait demandé et proposé une loi inspirée de ce qui se faisait aux USA. Le texte fut transmis par le ministre Michel Charasse au ministère de la justice, lequel répondit au bout de plusieurs mois que ce qui était demandé était… » anticonstitutionnel « …!!!

Un  investissement immobilier à Estepona en Espagne sensibilisa alors le Ministre Michel Charasse!

Jean Dominique Comolli, le DG  de la Douane française d’alors, savait, comme le Directeur du Trésor, comme toute la hiérarchie douanière. Oui, tous savaient! Mais… souffrirent d’amnésie lorsqu’ils furent questionnés!

Les flics, à l’époque, n’avaient pas hésité à utiliser des méthodes douteuses pour « saper » les actions douanières. Et il est savoureux de noter que lorsque les flics ont fait incarcérer six douaniers avec la complicité d’un juge d’instruction, Michel Charasse a pu faire voter à l’unanimité en 15 jours une loi autorisant l’infiltration, plus l’amnistie pour les douaniers.

Peu après, lors de la visite que Michel Charasse rendit à Marc Fievet à San Pedro d’Alcantara à l’Hotel Puente Romano, le ministre se confia longuement sur l’incapacité des juges à gérer et juger des situations d’actions spéciales des services de l’Etat.

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Des magistrats incapables du discernement nécessaire dés que l’on aborde des affaires de services spéciaux.

En effet, alors que les comportement individuels délictueux devraient être sanctionnés avec la plus grande sévérité, nos dalloziens préfèrent jeter l’anathème sur l’ensemble des services indispensables à la société actuelle totalement minée par la drogue et ses effets dévastateurs.

Qui laisse fuiter tous ces documents dans une presse avide de lecteurs pour mieux vendre sa publicité?

Qui jette le discrédit sur nos régaliennes entrainant, pour la sacro-sainte transparence, le merdier dans lequel vivent aujourd’hui nos fonctionnaires de la Police, de la Douane et les militaires de la Gendarmerie?

Qui, si ce ne sont que les décideurs dont les décisions ne peuvent être remises en cause!

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Les gendarmes de la compagnie de Saint-Julien-en-Genevois ont interpellé quatre trafiquants et saisi plus d’un kilo d’héroïne. Le quatuor avait mis en place un point de vente de drogue à l’entrée d’un bois à Fillinges (Haute-Savoie).

Dans un communiqué, la Gendarmerie précise que « ce démantèlement s’inscrit dans la stratégie de combat que la compagnie de Saint-Julien-en-Genevois entend mettre en œuvre face aux réseaux de trafiquants« .

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A Gérald Darmanin, ministre

A Rodolphe Gintz, directeur général de la Douane française

Pour info:

A Messieurs les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron, à l’inspecteur des finances François Auvigne, à Pierre Mathieu Duhamel, à l’inspecteur général d’HSBC François Mongin, au directeur du Budget Jérôme Fournel, à l’énarque Jean Dominique Comolli, à Nicolas Sarkozy, à Jean François Copé et à Michel Charasse.

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Paris, le 06 mars 2008
Monsieur le ministre,

Après avoir parcouru plus de 24 000 kilomètres à la rencontre des douaniers et personnels de la douane française, en visitant les écoles, les centres opérationnels et de très nombreuses directions aux quatre coins de l’Hexagone, j’ai alerté sur la question de la drogue dans notre société comme sur ma situation personnelle.

Adoubé et envoyé mener la guerre contre le narcotrafic en première ligne il y a presque vingt ans par votre prédécesseur Michel Charasse, et suite à ses propos tenus il y a quelques jours dans son fief de Puy-Guillaume – « Que la douane fasse son travail et que le ministre actuel fasse le sien ! Ce sont à eux d’agir !» -, il m’a semblé tout naturel de boucler ce tour de France en cherchant à vous rencontrer. C’est d’ici aussi que sont partis les ordres et les envoyés spéciaux pour venir me demander de cacher mon identité d’agent infiltré, faisant de moi un coupable idéal et à bon compte.

Voici trois jours que je suis devant votre ministère jour et nuit et vous n’avez pas estimé possible, ni intéressant ni opportun, de me recevoir malgré les sollicitations adressées à votre cabinet.

Démontreriez-vous par là votre mépris pour les agents de l’ombre sans lesquels vos services perdent toute efficacité dans la lutte contre la grande criminalité ?

Vous avez jugé préférable de m’ignorer, refusant par là-même de vous pencher sur mon dossier que vous pouvez, par votre position et votre intervention, enfin solutionner.

Je n’ose imaginer que la décision de justice de 2006 m’innocentant n’a aucune valeur à vos yeux… Faudrait-il encore que vous puissiez la consulter pour en apprécier la teneur.

Face à la superbe ignorance dans laquelle vous me laissez me débattre, vous ne vous étonnerez pas que je transforme ce courrier en lettre ouverte, en le transmettant aux médias qui n’ont cessé de dénoncer le caractère scandaleux et inique de ma situation.

Confronté à une montagne d’indifférence, c’est la seule solution que vous me laissez pour espérer que vous lirez ce courrier.

On ne choisit pas toujours les armes avec lesquelles on va au combat, Monsieur le Ministre.
Ce 6 mars, NS55 de la DNRED dépose à vos pieds les armes de cette dernière campagne.

Ce faisant, soyez assuré que je continue le combat.

Respectueusement.

Marc Fiévet, NS55 DNRED
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A ce jour, les ministres successifs n’ont rien fait
et
les DG de la Douane française préfèrent réécrire l’histoire plutôt
que d’assumer les actions menées, toutes souhaitées par le ministre Michel Charasse.
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FRANCE (Anti-drogues): alerte au Tsunami…

Publié: 13 octobre 2018 par internationalinformant dans 36, Aeronarcotrafic, Albanie, Allemagne, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Bulgarie, Canaries, CELTIC, Ceuta, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, LUXEMBOURG, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Pays de transit, Pays-Bas, Policia, Portugal, Sardaigne, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK
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Le calendrier de la réorganisation des services a sans doute était reporté après les emballements médiatiques dans l’affaire Bennala!

Pourtant il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos « institutions » régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau un « Grand bal des faux-culs » auquel nous devrions assister dans les prochains mois.

Car, tous, j’écris bien tous, oui tous, du BCS (Bureau central des sources) en passant par la DCPJ, LA DNRED, l’ IGPN, l’OCRTIS, le SIAT et …. les Dalloziens du parquet vont rivaliser en petits arrangements, oublis, mensonges et autres carabistouilles comme dans le port de « faux nez » dans lequel ils subliment.

Marc Fievet – NS 55 DNRED


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