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Des voyages incessants qui parfois ne se passent pas tout à fait comme prévu.

Par bateau aussi, la drogue parvient en Europe, en effet.  Avec parfois quelques déboires pour les trafiquants, dont celui arrivé en juin 2017 à un voilier, au large de Mimizan.

Cela démarre par cette photo, celle de paquets de cocaïne échoués sur la plage…. et une histoire qui ne manque pas de sel, racontée ici dans le JDD du 18 juillet 2017 : « Tout démarre par une annonce de location estivale postée sur le site du Bon Coin. Elle a été mise en ligne par une habitante de la région qui exerce la profession de… gardienne de prison. Ce qui explique sans doute sa réaction au téléphone. « Je ne parlerai à aucun journaliste », gronde-t-elle avant de raccrocher au nez du JDD. Et pour cause : à son insu, sa résidence secondaire a servi de base logistique pour le stockage de centaines de kilos de cocaïne. La réservation, passée selon nos informations par un Allemand sous le nom vraisemblablement fantaisiste de « Bosch », devait héberger les trafiquants de début juin à fin août. Un choix qui ne doit rien au hasard : une propriété reculée, à l’abri des regards, posée sur un terrain sec en périphérie du village d’Escource. Sur le ponton du port de plaisance de Mimizan, un pêcheur local assure, en revanche, avoir bien vu deux 4×4 mettre à l’eau deux ­bateaux pneumatiques le 19 juin au soir. Il faudra attendre l’aurore pour retrouver leur sillage, grâce à un autre pêcheur qui signale vers 6 heures du matin deux bateaux pneumatiques en difficulté avec un homme à la mer. Le temps que les secours arrivent, tout le monde a pu rejoindre le rivage. Fin de l’épisode ? Non. Vers 10h30, alors que la mairie a dépêché une pelleteuse pour désensabler un des canots, ce sont des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui sont alertés de la présence de plusieurs véhicules manœuvrant sur des pistes interdites à la circulation. Des adeptes du camping sauvage ou d’une rave party en préparation ? Le contrôle se solde par une vérification d’identité avant que, depuis les dunes, les agents découvrent à la jumelle cinq hommes en train de rassembler 44 ballots de coke. Cette fois, la gendarmerie intervient. D’abord sur la plage » (ici à droite un voilier abandonné depuis plusieurs années sur cette même plage). « Puis dans la villa d’Escource, où 199 kg de cocaïne sont également saisis. Les restes d’un précédent débarquement ? « Des analyses sont en cours », répond prudemment au JDD Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Bordeaux. Curieusement, aucune arme n’a été retrouvée, malgré une cargaison estimée à plus de 150 millions d’euros. Du sable d’une plage landaise aux rivages d’Amérique du Sud, en passant par les circuits financiers internationaux, c’est à une enquête planétaire que s’attellent gendarmes et policiers français. Des investigations ont déjà été lancées vers l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce mais aussi auprès de tous les partenaires, américains compris, en prise sur la zone Caraïbes. Quant aux 12 membres de la « Greek connection » de Mimizan, ils ont été éparpillés dans toutes les prisons du Sud-Ouest. Dont celle où travaille la propriétaire de la villa d’Escource ».  

Pour passer inaperçus (ce qui avait raté, donc), les malfaiteurs venus en fait attendre la livraison de cocaïne par voilier avaient raconté à la propriétaire qu’ils « venaient tourner un film sur place » : « dans le secteur, l’arrivée du groupe n’est toutefois pas passée inaperçue. « Surtout avec trois gros 4×4 immatriculés outre-Rhin qui remorquent deux gros bateaux pneumatiques ! », souligne le propriétaire d’une maison voisine. Pendant trois semaines, les trafiquants jouent aux touristes. Le soir, ils n’hésitent pas à sortir le barbecue et à prendre l’apéro. Ils endorment les questions avec une couverture insolite. « Ils se faisaient passer pour des cinéastes en vacances ! », assurent des riverains encore bouche bée. Une voisine se souvient d’un jeune homme en short de bain venu demander une pelle ». Elle explique : «  avec le poids du bateau pneumatique, ils avaient ensablé un de leurs 4×4. On s’enlise facilement par ici… ».  Le sable et les baïnes, deux pièges que ne connaissaient donc pas les apprentis malfaiteurs… visiblement fort peu au courant des dangers sur les plages du Sud-Ouest !!! On peut être trafiquant et ignorer la géographie ou les courants marins. Voilà donc où on était resté, pendant trois longues années… et puis….

Un organisateur… argentin

L’enquête a rebondi trois ans après avec la découverte de l’organisateur de l’affaire « un argentin de 43 ans (il est né le 22 juin 1976) a été arrêté ce week-end dans la ville de Rosario (Argentine). Luciano Eugenio Conocchiari Scherer (ici à gauche accroché au mât de son bateau) est soupçonné d’avoir joué un rôle de logisticien dans l’acheminement par voilier de près de deux tonnes de cocaïne sur le littoral landais ». « La drogue, embarquée dans les Caraïbes, avait voyagé par voiliers. Le nom d’un bateau, battant pavillon américain, l’Island Time, a rapidement attiré l’attention (1). Mais c’est un autre voilier, saisi en Espagne, le « Ayane », qui a conduit à son propriétaire en Argentine. C’est près du domicile de sa mère à Rosario, selon la presse argentine, que La División Investigación Federal de Fugitivos y Extradiciones de la Policía Federal Argentina (PFA) a retrouvé la trace de Luciano Eugenio Conocchiari ». L’homme avait en effet affrété le bateau lui appartenant, l’« Ayane » de 14 mètres de long pour transporter la coke jusque d’abord Getxo, sur la côte espagnole à quelques encablures de Bilbao (à 12 km, d’ici décrit par le marin bloggeur Phil Winch qui navigue sur le Dark Tarn,).  C’est en tentant de transférer les balles de cocaïne dans les deux Zodiacs au large de Mimizan que la houle avait piégé ces deux embarcations de transfert, répandant en mer pour l’une d’entre elles les ballots qui avaient ensuite dérivé. L’homme s’était un peu trahi lui-même explique Tech2.;org « La détention de Conocchiari, qui figurait dans les réseaux comme un traducteur d’anglais, possédant une société de développement de logiciels et un entrepreneur agricole, a eu lieu au centre de Rosario, à quatre pâtés de maisons des tribunaux fédéraux, dans laquelle leur procédure de situation sera définie. Lucho qui, par le biais de ses réseaux sociaux, avait l’habitude de montrer ses voyages à travers le monde, souvent à bord d’un voilier, a déclaré, dans son profil professionnel en ligne après, avoir travaillé à la Bourse. Rosario exerçait des activités agricoles, ses racines familiales depuis une décennie. En outre, en 2010, il a développé une plate-forme Web (« Bochos S.R.L »),une entreprise créée en fait en 2011 avec un capital de 60 000 pesos) et une application Facebook pour étudier dans le cadre d’un projet d’éducation en ligne à Barcelone. Cependant, il n’y a actuellement aucune trace dans ses projets. Ils l’ont arrêté à Rosario pur un trafic de drogue en France. Luciano Conocchiari était recherché par Interpol depuis 2017 ». Quant à savoir quel voilier il pilotait, on penche pour un bel engin à pont de teck, mais plutôt vieilli : un Halberg Rassy (la firme a travaillé avec l’argentin Herman Frers).

Le défilé des saisies : beaucoup de marins anglais, irlandais, gallois ou néerlandais (2)

Le 6 septembre dernier, on apprenait qu’un yacht anglais appelé « Bold «   (« l’audacieux ! » en anglais, quelle ironie !) avait été arrêté quelques jours auparavant par la douane anglaise. La police était sur la piste de ses propriétaires, repérés depuis 2018 à Majorque, là où le voilier avait été acheté.  Après la visite d’Huleva en Andalousie, le navire s’était rendu à Ténérife, où on lui avait enlevé son immatriculation d’origine, pour s’embarquer direction le Suriname, puis faire le retour direct vers l’Angleterre et se faire pincer bien sûr au large du Pays de Galles avec à bord 750 kilos de cocaïne : ceux-là, ils n’étant pas allés au Suriname pour ramener des perroquets ou des fruits exotiques !  Les six occupants du bateau, dont une femmes, étaient des Gallois.  En fait il y a confusion sur le nom du bateau…

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HMC Protector

 

Le 28 août, c’était l’Atrevido et non le « Bold »  en effet (ici à droite), avec 750 kilos de coke (on pensait 250 seulement au départ) qui avait été ramené dans le port gallois de Fishguard par le HMC Protector.

A bord deux hommes et des complices retrouvés à Liverpool et Loughborough.

Le bateau est un Beneteau 50 (de 14,7 pieds).

 

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le PETREL I

Le 2 septembre, c’est aux Canaries que l’on amène un voilier appelé Seascape (ici à gauche) placé sous la surveillance du navire espagnol  Petrel I de 72,5 m de long.

Le trio de trafiquants à bord vaut le détour : il est composé d’un serbe, d’un russe  et d’un mexicain, chargés du transport de 800 kilos de cocaîne !!!  Le voilier avait été observé et suivi à partir du le 24 août, à environ 200 miles au sud-ouest des îles Açores.  Lors d’un passage d’avion au-dessus de lui, au cours de la manoeuvre d’approche, aucun drapeau n’avait été brandi par l’équipage, ni aucun autre signe pouvant indiquer clairement la nationalité du navire.  Il présentera pourtant lors de son arrestation « un certificat d’enregistrement des États-Unis d’Amérique » indique le communiqué.

Le 21 août, c’est à Ibiza, haut lieu du tourisme (mais aussi de la coke et de la jet set fortunée) que se fait une autre  découverte lors d’une opération appelée « haircut » ...  il y a cette fois 300 kilos de coke, interceptés sur un drôle de bateau entre entre Majorque et Eivissa.  Là encore, les trafiquants étaient sous surveillance depuis au mois un an: « les enquêteurs  du SVA (le service de surveillance des douanes espagnol) ont concentré leurs recherches sur un groupe de trafiquants néerlandais qui utilisaient Majorque comme centre logistique. Les recherches ont mis en évidence le fait qu’ils introduisaient d’énormes quantités de cocaïne de Colombie en Europe. Ils l’ont fait par le biais d’un yacht de luxe basé à Port Adriano, qu’ils avaient l’habitude de collecter la drogue en haute mer et de la transporter dans des ports de la péninsule. » En fait de « yacht de luxe », c’est l’HCH-X, appelé auparavant le Lady Esther, et qui ne ressemble pas vraiment à un yacht ordinaire et moderne à moteur.  C’est un engin gris et blanc de 28,5 mètres de long en acier, construit en …1973, en Louisiane, par Halter Marine…(3) un fabricant de remorqueurs ou de bateau d’assistance pétrolière  (comme on peut le voir dans cette publicité d’époque ici à droite) !!!  Refait entièrement en 1994, il avait été proposé à la vente en Allemagne à 780 000 euros.  Parmi l’équipage il y a un allemand et quatre hollandais, le bateau battant pavillon de Gibraltar.

Fait notable, ses réservoirs d’eau peuvent stocker environ 75 700 litres d’eau douce, et il contient  75 700 litres de diesel dans ses réservoirs de carburant,  » ce qui lui permet de faire l’aller-retour entre Hambourg en Allemagne et New York (à la vitesse de 12 nœuds, grâce à ses deux moteurs Detroit Diesel de 557 hp), et de revenir avec un réservoir de carburant » indiquait son annonce de vente. A-t-il effectué un trajet vers les Caraïbes, on l’ignore… (il semblait plutôt hanter tranquillement l’Elbe et approvisionner le cœur de l’Allemagne, donc, et Hambourg en priorité, mais il remonte en Tchéquie, ne l’oublions pas !).  A noter que l’on en vend un, d’Halter Marine, mais de plus grande taille, en ce moment même en Polynésie française, mais à un tout autre tarif (c’est le Suri):

Du haschisch aussi…

Il n’y a pas que de la coke, dans les voiliers.  Le 19 mai, l’Opération Libeccio menée par les policiers italiens à partir de Palerme, aidés par le groupe aéronaval de Messine en collaboration internationale avec les autorités françaises et turques arrête un voilier turc, le « Solen 1 », un sloop de 42 pieds.  Il emportait 5,5 tonnes de hash et venait de Sardaigne après une halte… dans le golfe d’Oran (cf ici à droite) !

Le 23 avril 2019, on reparle de Malaga, avec des images d’un ketch parti en direction des Baléares, arraisonné par deux embarcations souples tournant autour de lui.  L’un des deux occupants arrêté habite… Ibiza. A bord, 600 kilos de cocaïne (ici réunies à droite) dissimulés dans une cloison située à l’arrière du navire !  Selon la presse, le dossier avait été suivi par « les services de la douane française et la police estonienne ». A bord les trafiquants étaient lituaniens !!  L’opération conjointe ayant permis son arrestation s’appelait « Rabbit ».

Ibiza sert aussi d’aire de réception à un autre trafic connu : le 14 mai 2019, un autre grand voilier est saisi.  Il contient 150 balles de… haschich, soit 5 tonnes (!!!), pour une valeur marchande de 7 935 000 euros !!!  La police espagnole l’avait bloqué au large de Majorque.  On note ici que « les patrouilleurs Paíño et Arao ont effectué l’embarquement à 140 km au sud des îles Baléares. A la surprise des patrouilles de la SAV, les personnes à bord du bateau, actuellement en garde à vue, auraient tenté de faire couler le bateau avec la drogue à son bord, avant d’être interpellées par les autorités ».  Le yacht était très certainement de type Sun Odyssey 47 comme on peut le constater ici à gauche. Le haschich avait déjà fait parler de lui avec, le 18 septembre, un chargement de 2,5 tonnes saisies à 60 milles nautiques de Cabo de Gata (à Almería).  Le voilier appelé Maldia semble être de type Sun Odyssey 49  d’après sa proue (ici à droite).  Un autre cliché le confirme.  Le haschich vient bien entendu du Maroc :  le sud de l’Espagne joue sur les deux tableaux question trafic !!! Le 8 juin, 10 tonnes de haschich en 280 ballots avaient été découverts dans un autre voilier, amené à Carthagène, d’une valeur de 12 millions d’euros, avec comme skippers deux bulgares !!  Il y en avait partout à bord !

Le 7 qui précédait c’était un grand voilier de type sloop (assez récent) de 16 mètres, officiellement le « Bella », arborant pavillon américain), avec 7 tonnes de haschich en 200 ballots à bord qui avait été saisi, poursuivi par le Colimbo IV, et retenu dans l’arsenal de Carthagène par le navire patrouilleur. Surprise : les deux marins à bord sont de nationalité… russe, originaires de Saint-Pétersbourg !!!  Des russes avec le drapeau US !!!  Le bateau était plein à ras-bord, des balles étant même visibles sur le pont selon l’avion qui l’avait survolé !  L’engin utilisé était en fait baptisé à l’arrière l’Amira et l’opération de poursuite et saisie était appelée Zacatin. Le yacht semble être un Hanse 540, de 2007, qui se négocie aujourd’hui en occasion vers les 200 000 euros. Il fait 16.45m, c’est un 54 pieds, un engin de bonne taille donc !

Il n’y a pas que les voiliers

En février 2019, c’est au Portugal que ça se passe, mais avec l’aide de la police espagnole.  La scène se situe à Setubal, où a été ramené de force un grand navire de soutien pétrolier bleu et blanc immatriculé au Panama, le Seascan 1. L’engin qui fait 490 tonnes et 41 mètres de long en impose.  Il est photographié à quai, il avait été l’objet d’un suivi aérien.  A son bord, il y avait 2,5 tonnes de coke dans des paquets multicolores.  Même pas dissimulés !

Le 23 octobre 2018, on  change à nouveau de catégorie de bateau et de contenu, pour revenir à de la coke :  c’est un remorqueur qui est pris cette fois dans le filet de la police espagnole et le patrouilleur offshore Rayo (P-42), le « Breath », enregistré en Moldavie ! A bord, 1,4 tonne de coke, qui permet au espagnols de franchir alors la barre des 15 tonnes (!!!) de coke saisies pour la seule année 2018 ! Le remorqueur est reconduit jusque Las Palmas. Trois hommes ont été arrêtés :  un turc, un Géorgien et un Bulgare, sur les dix suspects retenus.  La coke était censée alimenter la mafia turque !!!  Les enquêteurs découvriront avec étonnement que le remorqueur Moldave était allé se promener au Guyana, et au Venezuela, ainsi qu’à Trinidad et Tobago, là où il aurait embarqué la coke en pleine mer :

En septembre, on apprend qu’en août la même sorte de vecteur avait déjà servi : c’est encore un remorqueur, le Titan III (Tercero), qui cette fois avait été trouvé avec  bord 2,5 tonnes de cocaïne.  L’engin avait été intercepté à 500 milles nautiques des Canaries. Il était passé auparavant à Cadiz, Agadir et air Sénégal du 21 avril au 10 mai !!!

Quatre hommes avaient été arrêtés, deux espagnols et deux sénégalais, et la police avait alors remonté vers un gang de 23 personnes… en Galicie (et deux à Tolède, un à Malaga et un à Hueva : on reste bien dans les Canaries).  Parmi eux, les trois membres aussi d’un bateau de pêche qui aurait servi pour transvaser la coke à la côte.

Le 30 août 2018, on repart sur les côtes anglaises.  C’est un grand catamaran de 40 pieds, le Nomad, qui cette fois est stoppé en mer par le HMC Vigilant et ramené au port de Newlyn.   Son équipage est fort représentatif du trafic actuel, à vrai dire :  il y a à bord deux anglais, Nigel Clark, 63 ans, et Dean Waters, 60 ans, le skipper
Richard Must, 48 ans, qui lui est estonien, et le reste de l’équipe avec Voldemars Gailis, 20 ans, venu de Lettonie et Raymond Dijkstra, 27 ans, un hollandais, on ne peut plus éclectique :  en prime, le catamaran est enregistré en… Belgique ! On n’indique hélas pas la quantité de cocaïne saisie ce jour-là, mais un cliché nous montre plusieurs ballots bien classiques lovés dans les pontons de l’engin (ici à gauche).

Le Le 3 juillet 2018, c’est l’interception de l’énorme voilier Wallstreet avec 1,4 tonne de coke à bord et deux ressortissants croates (aux initiales Vice Copic et Karlos Antoviz, qui avaient déjà été poursuivis pour trafic d’héroïne en 2009 et 2007, et un citoyen américain Roberto Juan Price Huelín, installé comme restaurateur à Malaga, quel hasard, tiens, encore. Le « Wallstreet », pris en chasse par le patrouilleur de la marine espagnole «Atalaya», arborait un pavillon hollandais.  Les militaires montés à bord n’en étaient pas revenus : les 90 millions d’euros de coke contenus dans 54 ballots n’étaient même pas dissimulés, « ils occupaient n’importe quelle place à bord« comme j’ai déjà pu vous le dire ici même en mars dernier au début de cette mini-série. Le bateau nous avait mené à une autre mafia, galicienne celle-là. Et pas moins pire que les autres.  Le bateau, au départ parti pour le Brésil (et Salvador de Bahia), avait chargé sa cocaïne dans la rivière Esequibo, en Guyana de l’est, revendiquée par le Venezuela.  « Il est clair que le Wall Street s’est amarré à Las Palmas le 20 avril en tant qu’étape précédente pour parcourir les 4 800 kilomètres (2 591 milles marins) qui manquaient encore vers la Guayana ». L’engin tombé en panne en Méditerranée était arrivé le 3 avril à Carthagène (en Murcie), puis le lendemain jusqu’à Motril (en Andalousie) pour arriver à Marbella (on y revient !) : « en fait cela ressemblait fort à une façade de croisière pour tromper ses suiveurs » avais-je écrit.  Ici à gauche le yacht intercepté, et à droite le même modèle faisant le charter en Grèce.  J’avais dit que « la discrétion sur le yacht intercepté s’expliquait par le fait que c’est un voilier très récent (aux lignes très basses de type Contest hollandais de grande taille, un 67CS comme le PH3) valant lui-même une fortune (plus de 3 millions de dollars), au contraire de tous les autres… »  Mais vérification faite, ce n’est pas un Contest, ce que confirment de nouveaux clichés de sa saisie (ici à gauche les détails de son pont). L’engin n’est pas neuf, non plus, à voir l’état de sa coque abîmée à plusieurs endroits.  Après deux jours de recherche intensive à éplucher les catalogues, on finit par retrouver l’engin exact :  c’est en fait bien un 62 pieds, en tout cas qui sert par exemple en charter chez Sotiris F. à faire découvrir les Cylades en Grèce, ou l’île de Santorin à 8800 euros la semaine, ou pour visiter Hydra, Syros, ou Mykonos. C’est un modèle de chez Dufour, dessiné en 1983 par Philippe Briand, le Dynamique en fait, de 19.2m de long.  Un modèle de ce genre est mis en vente à 239 000 euros, très loin du chiffre que je vous avançais (à droite son pont caractéristique sur le charter grec, avec la zone ronde en teck visible en partie sur le bateau saisi) !!!  Nous ne sommes pas très loin des colombiens achetant des jets Hawker 125 dans les mêmes tarifs pour les faire atterrir en plein champ au Mexique !!! (celui-là avait été annoncé en vente à 300 000 dollars, il a dû partir à moins !). Les investissements, sur mer comme sur l’eau, sont à peu près les mêmes.  Si certains voiliers s’échouent parfois, ou perdent en route leur cargaison, les avions eux aussi se plantent. Dans les champs ou sur les chemins, comme à Belize ou à la frontière mexicaine.  Je ne résiste pas à vous monter le plus récent dans le genre (atterri le 11 septembre dernier) :  saisissant, non, l’atterrissage en plein dans un champ de soja ?

 

Plus récemment, le 18 juillet 2018, c’est un yacht de 60 pieds, le Marcia, battant pavillon néerlandais, qui est intercepté par le HMC Vigilant, un modèle Damen bien connu, à environ 120 milles au sud-ouest de la côte des Cornouailles. A bord Maarten Peter Pieterse, le capitaine, âgé de 61 ans et un membre de l’équipage, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, 45 ans.  Les marins britanniques découvrent d’abord 1 600 kilogrammes de blocs enveloppés dans des sacs en plastique, placés dans un compartiment sous la zone de pont à l’arrière du bateau, et en cherchant davantage ce sont 2,1 tonnes de cocaïne de haute pureté qui sont trouvées, pour une valeur de gros estimée à 50 millions de livres sterling et 134 à la revente.  Les  paquets remontés sur le pont du voilier font un tas impressionnant. Le navire provenait… de Marina d’Angra, à Terceira, dans les Açores, qu’il venait de quitter le 9 juillet 2018 !!! Le capitaine était connu jusqu’ici comme joaillier, sponsor d’un festival de danse, (du tango et du LindyHop) de son quartier d’Oudedijk à Kralingen, près de Rotterdam (dans le quartier des boîtes de nuit (4)) A noter que dans l’affaire, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, ancien directeur d’une boîte de vidéo, EuworksDirect LTD, sera plus tard acquitté…

En juin 2018, c’est un autre record qui avait été battu : un double record, avec d’abord le Pepper Sauce, un voilier de 40 pieds (12 mètres) intercepté au large des Canaries avec à bord 61 balles de coke pesant 1,850 kilos (voir les vidéos ici) », et l’interception au sud de Faial (aux Açores) du yacht Oggi (ici à gauche, un modèle ancien indéterminé) inscrit aux British Virgin Islands (celles qui jouxtent l’île de Jeffrey Epstein !),
avec 1,4 tonne de coke, soit plus de 3 tonnes pour ce mois-là.  Le second avait un équipage triple composé d’un anglais de Torquay, d’un hollandais et d’un croate, le premier était aussi triple avec un anglais de Newquay, un surfer réputé appelé James McNaught,… et deux français cette fois dont les noms ne sont pas révélés.  L’avion d’Ibbotson emmenant Sala avait été photographié à Newquay, on le rappelle.  Ici en vidéo on voit l’interception de nuit du Pepper Sauce par le patrouilleur espagnol Petrel 1.  On le distingue aussi à quai au début du reportage.  Dans le même reportage, on montre les visages des deux occupants du Pepper Sauce autres que James McNaught (ici à droite)… le bateau lui-même apparaissant ci-dessous :  un bateau « sportif », sans cabine ou cockpit extérieurs d’un modèle ancien indéterminé. Le skipper n’était pas un ancien surfeur pour rien !!!

Les cargos aussi…

Les cargos aussi ne chôment pas. Le 25 avril 2018, près de 9 000 kilos de cocaïne, sont retrouvées dissimulés dans un conteneur réfrigéré de bananes, une pratique courante, en provenance de Colombie et voyageant à bord du navire «Lucie Schulte», battant pavillon singapourien, qui venait de les charger dans le port de Turbo (Colombie). Les paquets de coke (numéros) portaient pour certains la marque « iPhone ! (cf ici  à gauche). « La surveillance du conteneur a conduit les enquêteurs à un bâtiment industriel à Malaga, où trois personnes de nationalité espagnole ont été arrêtées. Deux autres hommes d’affaires membres de l’organisation qui avaient fui ont également été arrêtés. Ce sont deux personnes de nationalité française et résidant à Malaga dont la détention a été possible grâce à un mandat d’arrêt européen et aux efforts de la douane française ».
Il y en a pour 470 millions d’euros et l’expéditeur est le Cartel du Golfe mexicain, installé à Matamoros, dans le Tamaulipas, à la frontière avec le Texas, proche du Golfe du Mexique.  On notera la présence des deux français à la tête du réseau d’envoi :  ils habitaient Malaga, comme quoi rien n’a changé depuis la grande époque racontée en détail ici-même (Marbella et Malaga étant les deux mamelles nourricières du trafic depuis les années 70 !).

Toute cette drogue servait à qui et à quoi ?  Oh, là encore on a des surprises.  Ainsi a-t-on appris que des trafiquants espagnols, installés à Estepona sur la Costa del Sol, en Andalousie Orientale et à Malaga (encore une fois cité, on le remarque !) avaient bien sûr dilapidé leur argent en s’achetant moult voitures de luxe, montres de marques, des villas ou vivaient dans des hôtels.  Le quotidien de la frime des dealers, on le sait, ceci n‘est pas vraiment une surprise.  Ils pouvaient, en effet : il gagnaient 1,2 million d’euros par semaine de la revente de leur coke colombienne (ils en vendaient une tonne par an !).  Mais ce n’est pas ça qui a fini par les faire repérer.  Non, c’est leur comportement. Ils avaient en effet tout simplement décidé qu’ils avaient tellement d’argent qu’ils ne lavaient même plus leurs vêtements et en rachetaient continuellement de nouveaux quand ils étaient sales !!!!

(1) une info reprise ici dans « Ekathimerini.com », un quotidien grec  : « lun d’entre eux, âgé de 29 ans, s’est rendu en Colombie en mars et un autre de 28 ans s’est rendu au Venezuela quelques semaines à peine avant d’être arrêté en France. Il existe également des preuves selon lesquelles un suspect espagnol aurait déjà séjourné en Grèce et aurait pu jouer le rôle d’intermédiaire dans l’acquisition de la drogue en Amérique latine. Le propriétaire présumé du yacht à moteur Island Time, quant à lui, semble s’être rendu à l’île de la Martinique en mars à bord du navire, qui aurait également été enregistré au large des côtes du Venezuela. » Tout cela s’avérera une fausse piste, donc.

(2) le but n’est pas d’être exhaustif, j’ai simplement retenue les plus grosses prises de cette année et de l’année dernière surtout, (bien aidé par le site de l’ami Marc Fievet, dont je vous recommande la lecture bien entendu !) en souhaitant surtout montrer le rôle du pôle central de distribution que jouent les Canaries (et les Açores), ainsi que l’implication des principales mafias européennes.  Je n’ai pas non plus retenu le formidable travail de fond des forces françaises déployées dans l’arc des Caraïbes, notamment avec la frégate Ventôse (qui est allée aussi visiter l’Afrique) et ses prises importantes, mais qui ne peuvent expliquer le circuit qu’empruntent habituellement les trafiquants.  Sa dernière prise remonte au 26 et 27 mai dernier avec 416 kilos de cocaïne, saisis à deux dominicains.  En août dernier, la République Dominicaine annonçait en avoir fini avec un redoutable gang dirigé par deux champions de baseball Octavio Dotel des « Detroit Tigers », aujourd’hui retraité, et Luis Castillo et un propriétaire de boîtes de nuit, Cesar Emilio Peralta (alias « César The Abuser » !).  Quelques jours plus tard, un juge, José Alejandro Vargas, libérait les deux joueurs « faute de preuves » selon lui.  Dotel avait déjà versé un million de dollars pour sa caution !!!

(3) Halter Marine fabrique aujourd’hui des bateaux rapides d’assaut pour les Navy Seals, comme ici à droite ce HSAC MK MOD 2 « High Speed Assault Craft » mis en vente dans le civil (il semble avoir subi des dégâts !). Voilà qui devrait intéresser d’autres… trafiquants !

(4) Parmi les incongruités des enquêtes, il y a celle-ci : on tombe sur un cliché de notre homme, invité d’une émission de télévision réputée présentée par Angela Groothuizen, une ancienne chanteuse,et appelée « Un nouveau départ » ayant comme thème le relèvement d’individus brisés dans la vie.  Ce jour-là, l’invitée s’appelle Iris, et on raconte qu’à 17 ans elle est tombée amoureuse de son patron de 19 ans plus vieux qu’elle.  Aveuglée par l’amour, elle a abandonné ses études pour voyager avec lui.  Or c’est vite devenu un cauchemar pour elle, l’individu étant accro à l’héroïne et à la cocaïne, et « il passe son temps à la rabaisser » explique l’article.  Elle mettra trois ans à le quitter et renter chez elle, après avoir rompu tous ses liens avec sa famille.  « Elle s’est fait refaire depuis le nez, et à retrouvé un travail » note le magazine et « Maarten Pieterse de Het Juweel (un fabriquant de bijoux) lui a donné un beau collier ».

source

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La declaratoria de culpabilidad y la cadena perpetua para Joaquín Guzmán Loera, «El Chapo», no solo significó su caída como capo criminal. Sino que dejó un vació en el mote del narcotraficante más buscado del mundo.

Este hueco no tardará en llenarse, pues hay varios capos de la droga que están en la mira del gobierno de Estados Unidos. Hay al menos cinco líderes criminales que podrán ocupar el lugar que Guzmán Loera tuvo alguna vez.

RAFAEL CARO QUINTERO, «El Narco de Narcos» es una añeja piedra en los zapatos para el gobierno de Estados Unidos. Rafael Caro Quintero, uno de los líderes del extinto cártel de Guadalajara, fue detenido el 4 de abril de 1985, en Costa Rica para luego ser extraditado a México.

Caro Quintero, junto con Miguel Ángel Félix Gallardo, «El Jefe de Jefes»; y Ernesto Fonseca, «Don Neto», fueron acusados –aparte de narcotráfico– de la tortura y asesinato de Enrique «Kiki» Camarena, agente encubierto de la Administración para el Control de las Drogas (DEA, por sus siglas en inglés).

Rafael, detenido y sentenciado por la muerte de Camarena, fue liberado en 2013 tras 28 años de prisión por violaciones al debido proceso, el capo tuvo que ser juzgado por un juez local y no federal, puesto que la víctima no ostentaba ningún cargo diplomático.

El gobierno estadunidense nunca ha perdonado el asesinato de «Kiki», por lo que ha buscado desde su liberación a Caro Quintero.

En la lista de los más buscados del Buró Federal de Investigación (FBI, por sus siglas en inglés) y de la DEA, Rafael Caro Quintero tiene sobre sus hombros una recompensa por 20 millones de dólares a quien dé información por su captura.

En diversas entrevistas que «El Narco de Narcos» dio a la periodista Anabel Hernández, el capo aseguró que él no estuvo implicado en el asesinato de «Kiki», que ya se había retirado del narcotráfico, que apenas costeaba su vida e hizo un llamado para que lo dejaran de perseguir.

Sin embargo, las autoridades estadunidenses lo colocan en la cúpula del cártel de Sinaloa, aunque se presume que en realidad mantiene una organización independiente con presuntos vínculos con la guerrilla colombiana para traficar droga a Estados Unidos a través de Sonora.

«El Narco de Narcos» es quizá la primera opción para ser el narcotraficante más buscado del mundo tras la caída de «El Chapo».

El jefe de la DEA, Ray Donovan, ha dicho que la prioridad de su administración es capturar a Caro Quintero, asegurando con Rafael se tiene «algo personal».

«EL MENCHO»

A pocos días de la declaratoria de culpabilidad contra Guzmán Loera, dos de los fiscales que hundieron a «El Chapo» en Nueva York ya tenían su siguiente objetivo: Nemesio Oseguera Cervantes, «El Mencho».

Se trata de Andrea Goldbarg y Anthony Nardozzi. Ambos fiscales tienen en sus manos las investigaciones contra «El Mencho» que datan desde el 2014.

El líder del cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) comenzó a ser perseguido de forma ardua por el gobierno estadunidense desde agosto del año pasado, cuando aumentaron la recompensa en su contra a 10 millones de dólares, mientras que en México es de 30 millones de pesos.

Asimismo, dicha organización criminal que lidera fue ingresada como una de las cinco más violentas del mundo.

El CJNG ha aumentado su presencia en Estados Unidos, pisándole los pies al cártel de Sinaloa y ya desplazándolo en México como la organización criminal más extendida en el país.

Autoridades estadunidenses, sin embargo, lo han calificado como un fantasma, escondido en los límites de Jalisco, Michoacán y Colima.

«EL MAYO»

Ismael Zambada García, «El Mayo», es uno de los pendientes del gobierno estadunidense, tras medio siglo en el negocio de las drogas, nunca ha sido capturado y las posibilidades cada vez se disminuyen.

Cofundador del cártel de Sinaloa, «El Mayo» siempre se ha mantenido bajo la sombra de «El Chapo», cauteloso y fuera de los reflectores, se mantiene oculto dentro de la robusta sierra del Triángulo Dorado.

A diferencia de él, su familia sí ha sabido lo que es dormir en una fría celda. Su hermano Jesús «El Rey» Zambada y su primogénito, Vicente Zambada Niebla, «El Vicentillo», fueron piezas fundamentales en la caída de Guzmán Loera frente a los tribunales.

«El Mayo» está en la lista de los más buscados de la DEA y de la Fiscalía General de la República (FGR), esta última dependencia ofrece 30 millones de dólares por su captura.

Durante el juicio, los defensores de «El Chapo» aseguraron que el verdadero líder del cártel de Sinaloa era Zambada García y que, debido a la red corrupción que ha implementado tanto en México como en Estados Unidos, ambos países no les interesa atraparlo.

«LOS CHAPITOS»

Iván Archivaldo y Jesús Alfredo Guzmán Salazar, los hijos de «El Chapo» más aventajados en el «negocio», también podrían ocupar el lugar que dejó su padre.

«Los Chapitos» son hijos de la primera esposa de «El Chapo», Alejandrina María Salazar Hernández.

«Los Chapitos» acapararon con violencia el liderato del cártel de Sinaloa, lo disputaron con Dámaso López Núñez, «El Licenciado», y contra su tío, así como hermano de «El Chapo», Aureliano Guzmán Loera, «El Guano».

Actualmente hay fuertes rumores de que comenzaría una disputa por el cártel con «El Mayo».

Jesús Alfredo, apodado como «El Alfredillo», ingresó el año pasado a la lista de los diez más buscados de la DEA. Iván Archivaldo, por su parte, ha ingresado a prisión, pero liberado por «falta de pruebas».

Mientras que el 21 de febrero de este año, unas semanas después de que «El Chapo» fuera declarado culpable, el Departamento de Justicia de Estados Unidos acusó a Joaquín Guzmán López y Ovidio Guzmán López de distribuir cocaína, metanfetamina y marihuana.

Ambos son hijos de Guzmán Loera y de su segunda esposa identificada como Griselda López.

fuente

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Hong Kong authorities have confiscated more than one tonne of cocaine, worth at least HK$1 billion (US$127.9 million), in the first half of this year, including 421kg captured by customs – most of which was bound for Australia on a private jet.

The police said in a statement yesterday that the 1,014kg seized this year was the biggest haul in the city since records began in 2003, and nearly three times the 355kg that ­customs and police ­uncovered in the same period last year.


More than 40 per cent of this year’s seized cocaine came from a major bust of a Balkan drug cartel by Hong Kong customs officials working with the US Drug Enforcement Administration and the European Union Agency for Law Enforcement Cooperation (Europol).

The operation – code named “Familia” – started with Hong Kong customs officers arresting five men and grabbing 421kg of cocaine in three cases in April. The cocaine taken in the three operations had been shipped to the city from South America.

The press conference to announce the Balkan drug cartel bust in Croatia on Thursday.

“The investigation revealed that the Balkan traffickers were not only operating in Europe and South America, where they prepared flights from one continent to another between 2018 and 2019, but also in Asia, where they facilitated and coordinated maritime trafficking of multi-kilogram quantities of cocaine, mostly in Hong Kong and Macau,” Europol said in a statement.

The details of the operation were announced on Thursday in a press conference in Croatia attended by Hong Kong law enforcement agents.

SOURCE

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Michel GindrozDakar, 25 juin (APS) – L’attaché douanier régional de l’ambassade de France au Sénégal, Michel Gindroz, a salué mardi la « vieille tradition de coopération » liant les douanes françaises et sénégalaises, l’opération ’’Ailes africaines’’, mise en œuvre depuis plusieurs années, étant selon lui ’’emblématique’’ de cette coopération.
L’opération « Ailes africaines », mise en œuvre depuis plusieurs années, est destinée à contrôler les petits avions pour lutter plus efficacement contre les grands trafics, drogue, armes, etc.
Elle consiste d’abord en ’’une action de formation, et ensuite il y aura des opérations de contrôles approfondis qui seront opérées et coordonnées par les douanes de l’ensemble des pays de la sous-région’’, a indiqué l’attaché douanier régional de l’ambassade de France, à l’ouverture d’un séminaire de formation sur le contrôle de l’aviation privée.
Selon Michel Gindroz, ’’l’année passée, grâce à l’opération Aile africaine 5, il y a eu plus d’une demi-tonne de produits stupéfiants qui ont été saisis’’.
« Les résultats sont enregistrés et permettent ensuite une diffusion à l’ensemble des membres en temps réel de messages opérationnels’’, a-t-il expliqué.
Moctar Kettani Doucouré, coordonnateur de la Direction générale des douanes du Sénégal, note de son côté que l’opération les « Ailes africaines » vise à ’’cibler le trafic de drogue par le vecteur aérien notamment l’aviation privée’’.
’’La douane a des prérogatives de contrôle sur tous les moyens de transport, que ça soit des moyens institutionnels connus ou des moyens de transports privés’’, a-t-il souligné.
’’Si dans un pays, on identifie des vols privés, la douane est obligée d’être présente pour faire ses contrôles par des ciblages et par une présence permanente au niveau des aéroports mais aussi les aéroports secondaires’’, a rappelé M. Doucouré.
Il signale que quand un aéroport est secondaire, « la présence de la douane est intermittente’’, cela fait que chaque fois qu’il lui est donné l’occasion d’être informée de l’existence de vols privés qui arrivent, « la douane est présente pour faire ce contrôle parce que ce sont des vecteurs qui ne sont pas suffisamment contrôlés’’.
’’L’accompagnement de la douane française, c’est en termes de formation d’abord mais également en termes d’équipements, la douane française nous a dotés d’équipements à usage facile pour détecter la drogue’’, a précisé le coordonnateur de la Direction générale des douanes du Sénégal.
’’La formation est obligatoire parce qu’avant d’aller sur le terrain, il faut connaitre les routes de la drogue et elles ne se feront connaitre que par un échange d’expérience, par la formation, par l’identification des drogues’’, a-t-il insisté.
Des représentants d’une quinzaine de pays d’Afrique prennent part à cette formation dont l’objectif est de « renforcer la capacité d’intervention des douanes et des Forces de défense et de sécurité de ces pays pour les aider de mieux faire face aux nouvelles pratiques dans le trafic illicite par voie aérienne ».
Selon un communiqué de presse, « la formation réglementaire, des cas pratiques de l’opération de contrôle et le renseignement douanier en tant que nécessité opérationnelle incontournable seront entre autres modules présentés ».
Cette formation est rendue possible grâce à la collaboration de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), de l’ambassade de France, de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et des administrations douanières, selon la douane sénégalaise.
VS/OID/BK
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Les aéroports et pistes du Sénégal

Aéroport international Blaise Diagne (AIBD)

Diass, 47 km de Dakar
Tél. : (221) 33 939 69 00 – 88 828 10 10

Kolda

Aérodrome de Saly

Saly Portudal
Piste en latérite, saison sèche seulement. Plus qu’un aérodrome, celui de Saly-Joseph, accueille des évènements tels que concerts, réceptions, conférences sur son espace de 1 000 m2 (…) Contactez Voir Aérodrome de Saly sur une carte

Aéroport de Bakel

Contactez Voir Aéroport de Bakel sur une carte

Aéroport de Cap Skirring

BP 37 Kabrousse
Contactez Voir Aéroport de Cap Skirring sur une carte

Aéroport de Kaolack

Kaolack
Contactez Voir Aéroport de Kaolack sur une carte

Aéroport de Kédougou

Contactez Voir Aéroport de Kédougou sur une carte

Aéroport de Matam

Ourossogui
Saison sèche seulement Contactez Voir Aéroport de Matam sur une carte

Aéroport de Saint-Louis

Bango BP 245 Saint-Louis
Contactez Voir Aéroport de Saint-Louis sur une carte

Aéroport de Tambacounda

Tambacouda
Contactez Voir Aéroport de Tambacounda sur une carte

Aéroport de Thiès

fermé au public Zone militaire, interdite au survol Contactez Voir Aéroport de Thiès sur une carte

Aéroport de Ziguinchor

Ziguinchor
Contactez Voir Aéroport de Ziguinchor sur une carte

Aéroport international Blaise Diagne (AIBD)

Diass, 47 km de Dakar
Nouvel aéroport international du Sénégal, mis en service le 7 décembre 2017. Capacité 3 millions de passagers par an. Code AITA : DSS. Code OACI : (…) Contactez Voir Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) sur une carte

Dakar Yoff
24 h / 24 – 7 jours / 7 Contactez Voir Aéroport International Léopold Sédar Senghor sur une carte

Podor
Piste en terre Contactez Voir Piste de Podor sur une carte

Simenti Parc du Niokolo Koba
Latérite Contactez Voir Piste de Simenti sur une carte

Djoudj
Au pied de l’hôtel Contactez Voir Piste du Djoudj sur une carte

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Un mâcheur de qat (khat) à Sana’a, Yemen, janvier 2009. Ferdinand Reus /Wikimedia, CC BY-NC-SA

Par Céline Lesourd – Anthropologue, CNRS (Centre Norbert Elias), Aix-Marseille Université (AMU)

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« Brest, France, 18 mars 2019 : Suite à “une information reçue”, de bon matin, les forces de l’ordre procèdent à une perquisition dans un logement du centre-ville. Un “trafiquant” est interpellé et placé en garde à vue, il reconnaît les faits : ces six derniers mois, il aurait acheté quatre kilos de feuilles de khat sur Internet puis les aurait revendues en petits sachets. Pour un bénéfice total de 150 euros ». (Lu dans Le Télégramme du 18 mars 2019)

Prier, se détendre et couper la faim

À l’origine mastiqué par les érudits et dignitaires religieux musulmans des cités de l’est éthiopien, le khat a ensuite étendu sa treille dans les campagnes pour stimuler la prière des croyants mais aussi pour encourager au travail, couper la faim et offrir le temps, tout en mâchant, de discuter et se détendre, entre hommes.

En suivant les routes de l’islam, l’arbre et ses feuilles cabotent de comptoir en comptoir sur les pistes du commerce caravanier vers Djibouti, la Somalie le Somaliland (des pays consommateurs mais non producteurs) ou le Kenya. En empruntant les voies maritimes, il s’implante aussi au Yémen puis aux Comores et Madagascar où il débarque au début du XXe siècle.

Les chemins du khat, Éthiopie, 2001. Lemessa Dessacha, Author provided

Depuis une trentaine d’années, le public de mâcheurs – qui se féminise – s’étend en suivant les diasporas de la Corne de l’Afrique. Ainsi, le bouquet euphorisant poursuit sa route toujours plus loin, toujours plus vite – aux États-Unis, en Europe, en Australie et plus tardivement en Chine – en composant désormais avec les différentes réglementations nationales en vigueur.

Prohibitions

« 24 août 2015 : Golfe d’Oman, Sultanat d’Oman, 1 300 bouquets saisis par la douane ».

Le comité de la pharmacodépendance de l’OMS n’inscrit cependant pas le catha edulis dans la « Convention des Nations unies sur les psychotropes de 1971 ».

En effet, seules deux des principales substances actives contenues dans les feuilles de khat, et non les feuilles elles-mêmes, sont visées par cette convention : la cathinone (inscrite au tableau I) et la cathine (tableau IV) – qui partagent les propriétés des amphétamines de synthèse mais dont les effets, « naturels », sont beaucoup plus faibles.

Un client achète du khat à Harlesden, au nord-ouest de Londres, en juin 2014, quelques jours avant son interdiction et classification C parmi les drogues et substances illicites par le gouvernement britannique.

Justin Tallis/AFP

Il appartient donc à chaque État de légiférer : la France l’interdit en 1957, la Chine très récemment en 2014 alors que d’autres pays, comme l’Autriche, ne le prohibent pas.

Pourtant la consommation et le commerce des feuilles demeurent dans un réseau d’initiés. Des Éthiopiens, Somaliens, Kenyans et Yéménites, du Danemark au Minnesota comme dans le quartier londonien de Camden, mâchent pour adoucir l’exil.

D’autres s’étourdissent :

« Pour les hommes, je te parle de nos pères, c’est le seul moyen de se reposer et de se relaxer […]. À Londres, le week-end, la seule chose qu’ils veulent c’est khatter, être entre eux, comme s’ils n’étaient pas là […] Pour eux, le khat c’est être un Somali, faire comme un Somali, même loin […] ». (A., Dire Dawa, Éthiopie, avril 2013)

Un nouvel ennemi à abattre

Cette méfiance envers le khat répond à des considérations sanitaires : sur le long terme, la consommation de khat provoquerait, selon les études, insomnies, troubles de la sexualité, dénutrition, augmentation des risques de cancer de la bouche et de la gorge.

Mais les enjeux sécuritaires sont également forts. Il y a d’une part la war on drugs impulsée par les États-Unis – dont on sait qu’elle a fait plus de morts que les drogues elles-mêmes.

D’autre part la lutte mondiale contre le terrorisme se profile : l’argent du khat financerait des groupes terroristes en Somalie. Une liaison d’autant plus dangereuse qu’elle n’est pas étayée. La presse américaine ou britannique interrogent ainsi de façon souvent insidieuse, les liens entre khat et terrorisme. Le khat est donc cet ennemi supposé qui guette, dehors.

« Des gangs somaliens ont terrorisé les gens à Lewiston, dans le Maine, où la population africaine a grimpé de plus de 600 pour cent, en un court laps de temps. L’immigration frauduleuse continue. La Sécurité intérieure ne fait rien […]. Quand je pense à ce khat qui y est envoyé, surtout en cette période où on célèbre l’anniversaire du 11 septembre 2001, je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui est importé d’autre que les honnêtes citoyens ne peuvent même pas imaginer ». (Marietta Daily Journal, 4 avril 2012)

Mais le khat n’incarne-t-il pas – surtout ? – cet ennemi qui guette du dedans ? En effet, nombre de [propos recueillis sur le khat] font ressac sur les immigrés, le bruit et l’odeur des hommes [« à la peau sombre »).

« Ici [à Xiaobei, quartier de Canton] les gens ont peur de la police […]. Si tu es noir, pour la police, c’est une certitude que tu vends de la drogue ou que tu en prends […]. La semaine dernière j’ai fêté mon anniversaire dans un club […] avec mes amis, des Éthiopiens surtout, la police a débarqué, ils nous ont tous forcés à pisser dans des tubes […] » (A., étudiant, Guangzhou, Chine, juillet 2018).

Expédier du khat, c’est jouer au billard en plusieurs bandes

Pour déjouer les contrôles et atteindre la clientèle de mâcheurs, les commerçants de Dire Dawa doivent sans cesse redéployer leurs réseaux et trajectoires. Ils expédient par avion vers des pays européens où le khat est autorisé et prévoient ensuite son acheminement avec chauffeur et voiture à travers les territoires de prohibition pour rallier les marchés de Londres ou d’Oslo… Expédier du khat, c’est jouer au billard en plusieurs bandes.

« Il faut repérer des nouvelles destinations, répéter, c’est risqué, il faut changer tout le temps les itinéraires. On repère, on envoie un ou deux personnes en reconnaissance sur place, on leur envoie le colis dans leur hôtel, ils tournent, ou avec une boîte postale, on essaie, et ensuite on change […]. On a fait ça pour Guangzhou [Canton], ça a bien marché. » (D., Dire Dawa, Éthiopie, février 2015)

Or, les délais d’acheminement doivent être très rapides, c’est-à-dire moins de 48 heures avant que ne flétrissent les effets stimulants des feuilles fraîches. À destination des États-Unis, les commerçants recourent aux services express de Fedex/UPS ou empruntent les liaisons aériennes, avec valises en soute, en aménageant une escale pour tromper la vigilance des douaniers face aux arrivages directs « from Ethiopia » d’emblée connotés « khat ».

L’évèque Stanley Karuru offre des prières devant une botte de khat à l’église AIPCEA à Igembe (Kenya) pays particulièrement touché par l’interdiction d’exportation de khat au Royaume-Uni en 2014. Tony Karumba/AFP

Lyophilisé et réhydraté au Coca-Cola

Il est également possible d’affréter un container au départ du port de Djibouti. Avec détour, par Hanoï. Direction la Chine, pour noyer le khat dans le trafic qui met le cap sur les États-Unis. Plus modestement, et plus fréquemment, tout un chacun peut aussi prendre le chemin de la poste de Dire Dawa et envoyer son colis, toujours en ricochet.

« Je ne connais pas le gars aux États-Unis mais il connaît un gars de Dire Dawa qui m’appelle […]. Moi, j’envoie d’abord au Kenya, j’ai un ami là-bas […] qui envoie en Chine […] c’est pour effacer les traces, Dire Dawa, ils savent que c’est le khat […] et de la Chine, le gars envoie aux États-Unis […]. Le gars des États-Unis connaît le gars de Chine et le gars de Dire Dawa […]. Moi, je connais que le gars au Kenya et celui de Dire Dawa […] ». (Conversation dans un salon de khat, Dire Dawa, Éthiopie, avril 2014)

Dans ces deux derniers cas – container de 20 pieds ou boîtes à chaussures – la lenteur du transport impose alors de lyophiliser la marchandise : le khat est préalablement séché, réduit en poudre (étiqueté « henné » ou « thé ») et, à son arrivée, il est réhydraté au Coca-Cola.

« On ne fait pas les colis pour devenir riche, c’est la famille là-bas qui a besoin aussi de cette rentrée d’argent. Ce sont les femmes là-bas, surtout, qui nous demandent d’envoyer le khat, elles le vendent et avec le bénéfice, elle nous aide ici, participent aux dépenses de la famille. » (Conversation dans un salon de khat, Dire Dawa, Éthiopie, avril 2013)

Ces stratégies de contournement à l’international ont un coût financier et la probabilité accrue de tout perdre décourage de plus en plus et notamment ceux qui n’ont pas les moyens de prendre des risques. Il leur resterait alors le commerce transfrontalier et local. Quoique…

À Madagascar, les fermiers et paysans aussi cultivent le khat.

En Éthiopie : une manne financière à contrôler

Si le khat suit des chemins qui l’emportent au loin, rappelons toutefois que la première destination d’exportation des feuilles cultivées dans l’est éthiopien est le Somaliland, où 60 000 kilos sont exportés quotidiennement en toute légalité.

Une entreprise privée, la 571, gérée par un couple éthio-somaliland, exerce un monopole grâce, notamment, à sa flotte de livraison : 25 camions ISUZU FSR (contenance de 8 tonnes au moins) et deux Antonov basés sur le tarmac de Dire Dawa.

La seconde destination, tout aussi autorisée, est celle de Djibouti où chaque jour, 15 000 kilos y sont expédiés légalement.

Aujourd’hui quatre grandes compagnies « privées » (mais non sans lien avec l’État parti) et une centaine de licences attribuées – majoritairement à des hommes – trustent la filière en partenariat avec une société relais djiboutienne (la SODJIK) qui réalise en moyenne, à la revente, un chiffre d’affaires annuel de 32,8 millions de dollars.

Cette « rationalisation » du secteur de l’exportation au début des années 2000 – à l’ère du « libéralisme politique » et de la « libéralisation économique » – permet à l’État éthiopien de contrôler une partie des revenus générés par le khat ; de faire émerger ses propres figures de la réussite ; de limiter la prolifération d’outsiders locaux qu’il lui serait plus difficile d’identifier, de taxer et de surveiller. Et ce d’autant plus que dans cette région orientale, mâcher ensemble dans l’intimité des salons serait associé, vue du Palais, au complot et à la contestation sociale.

De plus, favoriser quelques entreprises fidélisées permet à l’État de manœuvrer politiquement dans cette région où des fronts de libération ont contesté/contestent le pouvoir de l’autorité centrale. Ainsi l’un de mes informateurs me rapporte à propos d’un des gros distributeurs de khat de la ville :

« Tu distribues le khat, tu fais de l’argent, tu deviens riche alors le gouvernement vient vers toi […]. Ils veulent […] que tu te présentes aux élections pour eux. C’est avec le khat qu’on gagne les élections ici à Dire Dawa et dans l’Ogaden ». (L., Dire Dawa, mars 2015).

Les femmes, ces aventurières quotidiennes du khat

Si le secteur se réorganise, la contrebande aussi : de Dire Dawa au Somaliland, 30 000 kg transiteraient par jour, tandis que 3 000 kg passeraient en douce vers Djibouti. Si le contrôle de l’État n’est pas sans faille, si les trafics demeurent, ce sont en revanche ses acteurs qui changent peu à peu.

« Il y avait une majorité de femmes sur les trains […], je dirai 80 % de femmes, surtout des femmes issas et oromos […] elles se faisaient taxer à chaque station, dès Dire Dawa, mais personne ne les empêchait de faire leur business, tout le monde y participait, on y gagnait tous […] sans la contrebande, Dire Dawa serait morte ». (J., Dire Dawa, février 2014)

En effet, des années 1970 au début des années 2000, ce sont les femmes qui embarquaient à bord des trains vers Djibouti avec du khat frais et redescendaient à Dire Dawa avec des produits de consommation courante (boîtes de sardines, vêtements) bravant la répression policière et les abus de pouvoir des hommes.

« Il était impératif pour ces commerçantes de coopérer avec le personnel du chemin de fer […]. Oui, les gars les aidaient parce qu’ils avaient couché avec elles […]. » (H., Dire Dawa, avril 2013).

Aux décisions politiques de réorganisation de la filière d’exportation (qui profitent à certains hommes, et bien moins aux femmes) s’ajoute celle de mettre fin à la circulation du train vers Djibouti.

Pour les commerçantes, ce coup de sifflet marque la fin du voyage et le repli sur les petits et grands marchés de khat locaux où, derrière leurs étals, elles exercent le monopole de la vente de proximité.

Pour l’’heure les femmes résistent d’autant mieux que les représentations sociales font encore rimer la vente du khat au féminin. Cette spécificité genrée de l’activité est volontiers justifiée par la division sexuelle du travail, par la soi-disant inadéquation féminine au ruminage, par les qualités essentialistes attribuées aux femmes mais, plus encore, par la corrélation entre l’effet que suscite la vendeuse et celui « sensuel » que procure le bouquet au mâcheur qui maintient les dames comme vendeuses et les messieurs comme clients.

Mais, pour combien de temps encore ce pré-carré ?

Devantures d’étals vendant du khat à Djibouti, mai 2015. Carl de Souza/AFP

Une autre mondialisation

Tantôt fléau à éradiquer, tantôt or vert qui fait vivre une région entière, le khat peut être lu comme une marchandise ambivalente qui change de statut, de valeur et de matérialité car ses circonvolutions à l’international l’exposent à l’altérité, aux différents bastions moraux. À la confrontation des normes. Aux rapports de pouvoir.

Ainsi, loin de Davos et de Wall Street, il y a ces resquillages permanents de commerçants qui continuent d’alimenter les marchés internationaux ; il y a aussi ces consommateurs qui continuent à se repaître à travers le monde, quelles qu’en soient les conséquences – puisque devenir un citoyen modèle ne serait pas compatible avec le masticatoire ; il y a enfin ces anciennes contrebandières sédentarisées qui doivent composer avec une potentielle confiscation des hommes.

L’ouverture d’une nouvelle ligne de train entre l’Éthiopie et Djibouti en 2018 bénéficiera-t-elle aussi aux vendeuses de khat ?

Suivre la marchandise khat propose donc de s’immerger dans une autre mondialisation, non pas celle des grandes entreprises transnationales, mais celle plus « discrète », celle dite « par le bas », pour en cerner certains des enjeux économiques et politiques. Entre l’intime et le monde, entre connexions et déconnexions, il convient d’entendre aussi ce que les hommes font du khat et ce que le khat, sur un marché globalisé, fait aux hommes. Et plus encore, aux femmes.

L’auteure vient de publier Puissance khat, Vie politique d’une plante stimulante aux éditions PUF.

 

The Conversation

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L’Office central antidrogue (OCAD) va remplacer l’actuel Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)

L’OCAD aura pour mission de centraliser toutes les informations.

Il aura fallu plus d’un an pour que le projet se décante. La réforme des services chargés de la lutte contre le trafic de drogue, dont les derniers détails ont été fignolés lors d’une réunion interministérielle fin mai, devrait être présentée dans les jours qui viennent au président de la République, selon les informations du Monde.

Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux ce «plan stup», en mai 2018, pour une présentation en juillet de la même année. Mais, entre l’affaire Benalla, la démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur et la crise des « gilets jaunes », la Place Beauvau n’avait jamais trouvé le temps de rendre sa copie.

C’est désormais chose faite. Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat auprès de Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, a pris la main sur ce dossier complexe.

Sur le modèle de ce qui a été fait avec la DGSI

De nombreuses entités travaillent aujourd’hui sur la lutte contre les stupéfiants : l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants l’OCRTIS, qui dépend de la police judiciaire), les sûretés départementales, les douanes et la DNRED (Direction nationale du renseignement du renseignement et des enquêtes douanières), les sections et brigades de recherche des gendarmes… Le tout plus ou moins en lien direct avec les magistrats des juridictions interrégionales spécialisées (JIRS). Une multitude d’acteurs qui opéraient parallèlement, voire en concurrence. (Quand ils ne se montaient pas des ‘chantiers’ ou autres vilenies dont ils sont capables. Mais ça, c’était hier!)

« L’idée directrice du plan est de décloisonner le fonctionnement des nombreux services qui travaillent sur la lutte contre les stupéfiants et de mieux partager les informations », explique-t-on place Beauvau.

Les ministères de l’intérieur et de la justice, sous le contrôle de Matignon, ont fini par se mettre d’accord pour désigner un nouveau chef de file de la filière « stup », sur le modèle de ce qui a été fait avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour la lutte antiterroriste.

Un Office central antidrogue (OCAD) va donc être créé, en remplacement de l’OCRTIS, avec un rôle de centralisation de toutes les informations.

Il sera sous la coupe de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), grande gagnante du bras de fer. Au désarroi des gendarmes, qui participeront bien à la nouvelle entité, mais auraient préféré la diriger. Apporteront-ils l’ensemble des connaissances acquises depuis des décennies? Comme les Gendarmes ont eu l’habitude de la fermer, du temps où ils faisaient partie de la ‘Grande muette’ il est probable que certaines infos auront du mal à remonter.

Quant au ministère de la justice qui avait aussi espéré un temps placer un magistrat à la tête de cet office, il s’est vu renvoyé à la stricte application du Dalloz.

Cette refonte nationale s’accompagne de la création de CROSS (cellules de renseignement opérationnelles sur les stupéfiants) au niveau départemental. Composées de policiers et de gendarmes, elles seront chargées de collecter toute l’information localement avant de transmettre les éléments au procureur. Elles devront faire le lien avec la police de sécurité du quotidien, en prise directe avec les quartiers les plus difficiles en termes de trafics. Des comités de pilotage entre les préfets et les magistrats seront mis en place pour chapeauter le tout. Ce nouveau schéma s’inspire de ce qui est déjà pratiqué à Marseille et à Lille ou de la CROSS qui vient d’être mis en place à Perpignan.

Le « plan stup » présenté au président de la République devrait enfin comporter un volet international pour améliorer la collaboration avec les pays voisins et les grands organismes comme Europol.

Mais pourra-t-on travailler avec la DEA sans avoir à travailler pour la DEA?

La Douane française

La Douane, ses avions, ses gardes-côtes et son service action la DNRED avec la CELTICS et l’ensemble des échelons seront particulièrement mises à contribution pour lutter en amont contre l’importation des produits sachant aussi que les attachés douaniers sont des relais bien implantés au quatre coins de la planète. Et pour le TRACFIN, on peut imaginer qu’il soit, lui aussi, sollicité pour frapper fort au portefeuille…

Si le phénomène des mules – ces personnes qui transportent la cocaïne pour passer les contrôles des aéroports, notamment en provenance de Guyane – inquiète les autorités, il ne représente « que » deux tonnes de drogue sur les 16 qui arrivent chaque année sur le territoire, principalement par conteneurs, selon les autorités.

A travers cette grande réorganisation des services, le gouvernement espère faire coup double. S’il s’agit bel et bien de changer de braquet dans la lutte contre les trafics, ce plan est surtout l’occasion de tirer un trait sur plusieurs années de polémiques concernant le fonctionnement de l’ OCRTIS, l’actuelle entité en pointe sur les « stups ».

C’était un service tout-puissant

Basée à Nanterre sous la responsabilité de la DCPJ, mais avec une compétence nationale, il a été reproché à cette structure, mise en cause à plusieurs reprises, sa manière de mener ses enquêtes en lien parfois trop étroit avec ses informateurs.

Plusieurs informations judiciaires ont été ouvertes, et l’ancien directeur, François Thierry, a été mis en examen à plusieurs reprises, notamment pour « complicité de trafic de stupéfiants ». Un comble pour l’homme qui a longtemps incarné la figure charismatique de la lutte antidrogue et pour un service loué pour son efficacité par le pouvoir politique.

C’est en mettant en place une nouvelle doctrine de lutte contre les stupéfiants, baptisée « Myrmidon», consistant à privilégier le démantèlement des réseaux criminels aux saisies sèches de marchandises, que l’office a obtenu ses meilleurs résultats, au point de devenir un service tout-puissant et incontournable. C’est par cette même doctrine et avec la révélation de ses implications opérationnelles que l’OCRTIS a précipité la réforme présentée aujourd’hui.

La découverte…, en octobre 2015, par la DNRED, le service de renseignement des douanes, de sept tonnes de cannabis, boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement de Paris, a permis de lever le voile sur des pratiques douteuses. La cargaison saisie appartenait en fait à Sofiane Hambli (photo à gauche), figure majeure de l’importation de cannabis en France et informateur de l’OCRTIS.

Jour de gloire à la DNRED

De gauche à droite, François Hollande, Michel Sapin et l’énarque caviardeur Erwan Guillemin

Les enquêtes judiciaires qui ont suivi ont précisé les contours de sa relation avec l’office. Traité directement par le directeur, François Thierry, il a permis à celui-ci de réaliser de très belles affaires. Pour quelle contrepartie ? A-t-il continué de son côté à importer du cannabis pour son propre compte ? Que savait M. Thierry des autres activités de son informateur ? Et au final, qui a manipulé qui ?

Guerre sourde

François Thierry a par exemple été jusqu’à mettre en place une fausse garde à vue afin de permettre à Sofiane Hambli d’être extrait de la prison où il était incarcéré pour qu’il puisse passer des appels à ses contacts trafiquants au Maroc. Un habillage de la procédure qui vaut aujourd’hui à la procureure adjointe Véronique Degermann (photo à droite), alors en poste au parquet de Paris et qui avait validé la prolongation de cette garde à vue, une mise en examen pour « faux et usage de faux ». Les policiers de l’ OCRTIS assurent qu’ils ont toujours informé les parquets concernés des tenants et aboutissants de leurs opérations.(Grand bal des faux-culs en perspective.)

En créant l’OCAD sur les cendres de l’OCRTIS, le ministère de l’intérieur espère renouer le lien avec les procureurs et les juges, qui parlent de leur côté de « rupture de confiance ».

C’est que, en creux, une guerre sourde a opposé l’office à de nombreux magistrats des JIRS. D’un côté, les policiers reprochent à ces derniers de se draper dans des principes qu’ils n’avaient pas quand les résultats étaient au rendez-vous. Les magistrats estiment, en retour, que les policiers ont omis de les informer des détails de leurs opérations et ont eu une interprétation un peu trop libre du code pénal, notamment de l’article encadrant les « livraisons surveillées », ces ventes de drogue qui s’effectuent sous le contrôle des forces de l’ordre pour mettre au jour des réseaux.

Cet affrontement a eu de lourdes conséquences.

De nombreuses JIRS, à Paris et à Rennes par exemple, ont peu à peu cessé de saisir l’office sur des affaires de drogue. Il est même arrivé que certains magistrats de la JIRS de Paris doivent enquêter sur les agissements de l’OCRTIS, tout en travaillant par ailleurs avec l’office sur d’autres affaires. Une situation intenable.

La révélation récente par « Le Monde » d’une nouvelle incartade de l’OCRTIS a accéléré l’inéluctable réforme de l’office. Un capitaine de police a été soupçonné d’avoir fait, à Marseille, en 2018, une fausse réquisition judiciaire pour obtenir les fadettes (factures de téléphone détaillées) d’un trafiquant. Celui-ci était suspecté par un informateur de l’OCRTIS de lui avoir volé de la marchandise. Le policier a-t-il transmis ces fadettes à son indicateur ? Il assure que non. Toujours est-il que l’homme soupçonné d’avoir volé de la drogue à l’indicateur a ensuite été victime d’une expédition punitive. Cet ultime faux pas a sonné le glas de l’OCRTIS, au profit de l’OCAD.

Un simple coup de peinture sur la façade ?

Mais non, la Mère Denis a été appelé en renfort place Beauvau et elle lave toujours plus blanc que blanc les mêmes draps!

Le « plan stup » est avant tout une réforme de structure.

Il n’a pas pour objectif de régler l’épineuse question des indics, maillons essentiels de la lutte antidrogue, par qui les affaires, mais aussi parfois les scandales, arrivent.

Ite missa est!

source: Le MONDE, l’article a été revu et illustré par NS 55 DNRED

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Après avoir retracé l’histoire des guerres de l’opium lundi, suivi le quotidien des dealers mardi et pénétré le marché du cannabis légal hier, on s’intéresse aujourd’hui aux consommateurs et aux politiques menées à leur égard.

Si le discours du tout-répressif demeure aujourd’hui encore au fondement de la loi en France, les mentalités semblent évoluer vers la nécessité d’un plus grand accompagnement des usagers de drogues. Il faut dire que depuis 50 ans, la consommation de psychotropes n’a cessé d’augmenter dans les pays occidentaux malgré la guerre menée aux trafiquants et aux toxicomanes.

Alors, peut-on civiliser les drogues ? C’est la question que posait l’une de nos invités du jour dans un ouvrage et c’est le débat qui va nous occuper dans l’heure qui vient.

C’est l’heure d’entendre l’écho des paradis artificiels…

ÉCOUTER

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Les magistrats exposent les nombreux arguments démontrant la culpabilité de chaque accusé, pour ensuite terminer par Pascal Fauret et Bruno Odos et les patrons de la société d’aviation SN-THS.

Dans un premier temps, les juges indiquent que « les quatre accusés avaient intérêt à ce que ces vols transcontinentaux se réalisent (…) », puis évoquent des dépôts d’argent en espèce et une conversation téléphonique pour le moins suspecte.

« La nature même de cette conversation et les termes employés démontrent que les deux hommes agissaient en connaissance de cause et n’avaient qu’une seule préoccupation, le paiement des vols. »

Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés à six ans de prison et à payer solidairement avec les cinq autres condamné trois millions d’euros d’amende aux douanes.

Les deux pilotes et les dirigeants de la compagnie aérienne ont fait appel du verdict le 8 avril.

Le procès en appel pourrait se tenir dans moins d’un an.

source

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Redécouverte d’une vieille connaissance au passage

A feuilleter les témoignages de l’époque, on a de quoi parfois se dire que c’est une histoire sans fin ce trafic, et que la quête au super-trafiquant passe parfois par de bien étranges pratiques.

Car à ma grande surprise, au détour du compte-rendu de l’opération Ballena Blanca en date du 13 mars 2010 (le raid de la police datant de 2005 on le rappelle), il y a donc dix années, voici ce que j’ai trouvé comme nom bien connu cité : « l’opération Ballena Blanca a été découverte en mars 2005 avec l’arrestation de cinquante personnes de nationalités différentes pour leur implication présumée dans un réseau qui aurait blanchi à Marbella plus de 250 millions d’euros et dont les ressources ont été mobilisées par 350 millions de personnes. et plus de 250 fermes.  La vérité est que, parmi toutes les accusations portées, la plupart ont été démis de leurs fonctions et 19 seulement ont été condamnés à des peines allant de trois ans d’emprisonnement à 15 ans d’emprisonnement pour le principal impliqué, Fernando del Valle. Différents accusés liés au cabinet d’avocats Fernando del Valle de Marbella seront assis sur le siège. Le bureau du procureur anticorruption accuse cet avocat, ses employés et ses clients de former un réseau de sociétés de criblage pour blanchir de l’argent obtenu illégalement et cacher les véritables propriétaires de cet héritage. Le ministère public estime que les fonds prétendument blanchis et placés dans un lieu sûr dans des paradis fiscaux s’élèvent à 12 millions d’euros.  

Le trafiquant franco-algérien Sofiane Hambli (ici à droite), qui siégera sur le banc, fait partie des clients de Del Valle. Del Valle fait face à une demande fiscale de 15 ans de prison et une amende de 37 millions d’euros ». Le même Hambli  écopera en 2011 de trois années de prison.  Oui, vous avez bien lu : en 2005, déjà, on avait repéré comme accusé d’un trafic en Espagne « l’un des plus grands trafiquants français de haschich du xxie siècle » selon Wikipedia qui le présente ainsi : « en juin 1997, alors âgé de 22 ans, Sofiane Hambli est l’un des principaux revendeurs d’un réseau fournissant en haschisch marocain la région alsacienne, il échappe aux gendarmes lors de l’opération « Paco68 » et se réfugie en Espagne. Il s’installe alors dans la ville andalouse de Marbella, circule en voitures de luxe et investit dans l’immobilier ».  

Voilà un jeune homme qui a démarré tôt dans le « métier » !!!  Arrêté en Espagne en 2002 et extradé en France, pour y être incarcéré, il avait vu sa peine bizarrement passer de 8 à 5 ans… pour ne même pas en profiter vraiment, puisqu’il avait réussi à s’évader l’année suivante de sa prison de Metz, pour être finalement repris en 2006… et pour en ressortir dès l’année suivante « ayant purgé sa peine de cinq ans » (?) selon sa biographie… puis de nouveau repartir en Espagne, et se refaire pincer en 2009 à…  à Puerto Banus !!!  Sidérant parcours !  Voilà un homme qui a de la suite dans les idées, en tout cas.  Ou la même obsession pour le même « métier » !!!

Tout une suite d’étranges arrestations-libération qui laissent plutôt pantois….

Le reste vous le savez, je suppose :  c’est lui qui est cité dans une drôle d’affaire d’informateur (c’est lui bien sûr) qui mouille depuis des mois maintenant François Thierry, le patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).

Et quand je dis « mouiller » c’est une grosse fuite d’eau (ou de coke liquide ?) qui s’est répandue depuis, une affaire dont le blog de Marc Fievet (dont je ne saurais trop vous recommander la lecture) nous tient au courant régulièrement, car cela fait des années qu’il décrit ces manœuvres tortueuses qui ne sont pas à l’honneur de la République.

On a retrouvé par exemple dans les contacts de Thierry le fameux Chacal, celui des… GAL, on y revient (9) ! Mais Pour en rajouter encore, il faut savoir que malgré le fait qu’il ait été condamné en Espagne, il était bien revenu en France, pour se prendre treize années de prison, mais n’en faire…  que trois à Nancy (de 2011 à 2014 !!!) et se voir accorder le reste en semi-liberté en région parisienne.  Cerise sur le gâteau, son avocate d’alors s’appelait Anne-Claire Viethel, qui n’est autre que la femme de François Thierry…  Il ne fera en fait qu’un an de semi-liberté et s’est retrouvé libre en 2015  !!!  A part ça, il y en aurait encore pour dire que notre dealer ne serait pas informateur… Comme l’avait finement remarqué l’ami Fievet, quand le président François Hollande avait visité les locaux et qu’on lui avait montré les tonnes de hasch saisies en plein Paris… devant l’adresse de chez Hambli, il était bien le seul à sourire.  Tout le service derrière était livide.  La « découverte » des camionnettes de hasch (sept tonnes d’un coup !) fichant en l’air une opération douteuse de plusfaçon Thierry !  Hambli a été de nouveau arrêté en novembre 2018 dans un fast-food de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), alors que sous contrôle judiciaire, il n’avait pas le droit de quitter son luxueux appartement de Paris (avec piscine intérieure, c’est la photo du début de ce chapitre) !!!  Chez lui ça fait donc 22 ans que ça dure… dont au moins 12 au service de la police :  il est inscrit depuis 2007 au Bureau central des sources (BCS) qui gère les indicateurs !!!  Aurait-on trouvé un deuxième Neyret ?

SOURCE

(9) « Sa véritable identité est un des secrets les mieux gardés de la République. À la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) comme à la direction des enquêtes douanières, la plupart de ceux qui ont travaillé avec lui connaissent uniquement son surnom » explique Emmanuel Fansten. Il sait que le « Chacal » est né en 1952, d’origine algérienne, et a un faux nom : Alain David Benhamou.

Après avoir « fait ses armes à Cannes », il apparaît « dans les radars du crime organisé » dans les années 1980 avant de réussir à rejoindre l’Etat espagnol.  « En échange de leurs services, le Chacal et ses associés sont autorisés à organiser le trafic de drogue autour de Marbella, nouvelle capitale européenne de la came. La fin de la « guerre sale » et la disparition des GAL vont ouvrir une période de prospérité sur la Costa del Sol, où de nombreux truands français ont trouvé refuge » écrit Emmanuel Fansten. Avant d’indiquer que, dans les années 1990, le Chacal sera « recruté » par la Police judiciaire de Bordeaux, « redirigé » vers la Direction des enquêtes douanières puis vers le Siat, « la cellule qui chapeaute l’ensemble des indics et gère les infiltrés ».

Marc en sait beaucoup, sur le « Chacal »… je ne saurais que trop vous recommander la lecture de son blog.

LIRE plus: Le Chacal au service des services

Revoir le Trombinoscope des années 90: NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90

 

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Suite à l’alerte lancée, nous offrons une récompense d’un euro à toutes personnes en capacité de fournir des renseignements pour le retrouver.

Nombreux sont ses collègues douaniers qui l’attendent à la Direction générale.

Sera-ce alors le retour de l’enfant prodigue?

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Commission des finances

à revoir en vidéo

Rodolphe Gintz parle des contrôles sur les petits aéroports…

Mais oublie de parler de l’aviation d’affaires!

voir en cliquant sur ICI

Vincent Le Beguec, le boss de l’OCRTIS, a démontré dans sa prestation télévisée qu’il savait ne pas répondre aux questions posées.

Rodolphe Gintz a trouvé que l’émission de mardi présentée par Delahousse était parfaite…et constate que les services de lutte anti drogues sont performants et… qu’il n’y a pas de concurrence inter services!!! En quelque sorte l’entente cordiale!

Tout le contraire de ce que je pense.

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Les deux pilotes et les deux dirigeants de la société d’aviation privée du procès « Air Cocaïne » ont fait appel, lundi, du verdict de la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône.

Condamné à cinq ans de prison et à une interdiction définitive d’exercer sa profession, le douanier toulonnais François-Xavier Manchet, ami de Frank Colin – condamné à 12 ans de prison -, ne fera pas appel. « Il avait pris l’engagement devant la cour d’accepter la décision quelle qu’elle soit. Il s’y tient », a précisé son avocat Me Thierry Fradet.

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La consommation de cocaïne est devenue un véritable fléau en France.

Le nombre d’intoxications et de décès a doublé au cours des deux dernières années. 2,2 millions de Français en ont déjà consommé. 450 000 le font régulièrement.

A l’autre bout de la chaîne, il y a les producteurs, essentiellement basés en Amérique du Sud. Des cartels hors la loi, qui fonctionnent comme des multinationales.

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L’intime conviction des magistrats de la Cour d’assises spéciale a permis de prononcer les sentences des accusés dans cette affaire très, trop médiatisée pour que la sérénité ait pu s’installer dans cette salle d’assises durant ces 7 dernières semaines.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos: 6 ans

Frank Colin: 12 ans

Fabrice Alcaud: 6 ans

Pierre-Marc Dreyfus: 6 ans

François-Xavier Manchet: 5 ans

Ali Bouchareb: 18 ans

Michel Ristic, considéré comme l’homme de main d’Ali Bouchareb, a été acquitté.

Henri Bartolo, l’ancien gérant de discothèque, a été acquitté.

Comme je le soulignais voici quelques jours, des leçons vont-elles être tirés de cette affaire et une vigilance accrue sera-t-elle mise en place pour contrôler tous ces vols d’affaires?

Ça ne peut passer que par un renfort douanier. Puisse le DG Rodolphe Gintz en tenir compte!

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La défense a demandé jeudi à Aix-en-Provence l’acquittement de huit des neuf accusés de l’affaire « Air Cocaïne », s’indignant des carences d’une enquête hors-norme, au terme de sept semaines de procès.

La parole sera vendredi aux accusés, pour leurs derniers mots. Les six juges professionnels de la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône se retireront ensuite pour délibérer.

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En France, 8 services s’occupent de recueillir des informations, auxquelles s’ajoutent les renseignements recueillis par l’OCRTIS, les GENDARMES…et les informations transmises par EUROPOL et le DEA !

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Sous la tutelle du ministère de la Justice et des libertés:

Le bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP)

Sous la tutelle du Ministère des Armées:

La direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), chargée de l’espionnage et du contre-espionnage à l’extérieur du territoire national

La direction du Renseignement militaire (DRM), chargée du renseignement tactique et stratégique sur les théâtres et futurs théâtres d’opérations de l’armée

La direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), chargée de la sécurité des installations et du personnel militaires

Sous la tutelle du ministère de l’Intérieur:

La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), chargée du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste

Le service central du renseignement territorial (SCRT)

Sous la tutelle du ministère de l’économie et des finances:

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), chargée des enquêtes douanières et des mouvements de marchandises douteux

Le TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), chargé du renseignement sur les circuits financiers douteux et clandestins

La France dépense environ trois milliards par an pour ses services de renseignement

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Policiais militares de Campo Florido, no Triângulo Mineiro, fizeram uma apreensão de 250 quilos de pasta base de cocaína no fim da tarde deste domingo na zona rural da cidade, a 35 quilômetros da cidade urbana do município.

Mais

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