Archives de la catégorie ‘Opium’

En France contemporaine, il est régulièrement précisé que l’on n’intervient jamais dans une affaire judiciaire en cours et qu’une fois la chose jugée, on ne s’autorise pas à commenter la décision des fonctionnaires de justice que sont les « dalloziens » magistrats.

Et pourtant!

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que des décisions contradictoires émanant de juges indépendants que sont les juges d’instruction n’arrivaient pas à faire changer les décisions de jugement émises par certains dalloziens du siège.

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que nos éminents dalloziens aimaient clôturer un dossier sans pour autant avoir personnellement réussi à se convaincre de la justesse des décisions qu’ils prenaient!

Trop souvent, j’ai constaté que dans les dossiers d’affaires importantes, les manipulations et autres petits arrangements dans le traitement ou l’interprétation des procès verbaux pouvaient transformer un innocent en coupable ou un coupable en innocent!

Trop souvent, je constate que nos grands pouvoirs de la société actuelle française que sont les sociétés du CAC 40 (ACCOR HOTELS, AIRBUS GROUP, AIR LIQUIDE, ARCELORMITTAL, ATOS, AXA, BNP PARIBAS, BOUYGUES, CAPGEMINI, CARREFOUR, CREDIT AGRICOLE, DANONE, ENGIE, ESSILOR INTERNATIONAL, KERING, LAFARGE HOLCIM, LEGRAND, L’ORÉAL, LVMH, MICHELIN, ORANGE, PERNOD RICARD, PSA GROUPE, PUBLICIS, RENAULT, SAFRAN, SAINT-GOBAIN, SANOFI, SCHNEIDER ELECTRIC, SOCIETE GENERALE, SODEXO, SOLVAY, STMICROELECTRONICS, TECHNIPFMC, TOTAL, UNIBAIL-RODAMCO, VALEO, VEOLIA ENVIRONNEMENT, VINCI, VIVENDI), les hauts fonctionnaires (ENA, EHESP, INET, Polytechnique, Science Po, MINES etc.etc qui font pour la plupart des allers-retours entre privé et public), les gouvernants (Ministres et secrétaires d’état), les parlementaires (députés et sénateurs), les forces régaliennes de maintien de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douane et services spéciaux), la Justice (indépendante…) et les médias (pas franchement indépendants, mais parfois instrumentalisés par des magistrats), bénéficient tous de la possibilité de s’adjoindre un partenaire supplémentaire, dés que besoin, qui s’appelle Alzheimer. Ce dernier permettant des pirouettes procédurales dans les affaires sensibles que doit gérer la justice aujourd’hui et arranger la sauce pour qu’elle paraisse vraisemblable aux yeux du peuple!

Et reste toujours à disposition le « secret défense », l’arme fatale pour protéger les turpitudes de nos puissants!

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Mais revenons aux affaires DNRED et OCRTIS

Dans l’ affaire de l’OCRTIS, comme dans celle de la DNRED il est certain que des individus de chacun de ces grands services ont eu des comportements pour le moins inappropriés, voire crapuleux pour ne pas dire criminels dans la tache qu’ils étaient sensés accomplir.

Des sanctions auraient du tomber, mais trop souvent ce sont des promotions qui récompensent les incapables, les incompétents et même les déviants !

Pourtant, il me semble que les magistrats qui semblent découvrir aujourd’hui toutes ces irrégularités ont fait preuve de grande naïveté ou… de complaisance!

Par exemple, comment imaginer à la lecture des fiches et affaires conclues sur l’ensemble du territoire français voire à l’international, par la mise en œuvre de MYRMIDON, que nos magistrats ne savaient pas, ignoraient tout et que c’est grande découverte aujourd’hui des actions menées par l’OCRTIS de François Thierry qui n’étaient que la continuation des opérations menées par l’OCRTIS depuis les années 1980. C’était l’époque de Mario Le Corff. (Ces magistrats auront-ils à assumer une quelconque responsabilité? J’en doute!)

Toutes ces opérations ont été inspirées par les actions douanières de la DNRED lorsque ses agents se retrouvèrent à lutter contre les narcotrafiquants alors qu’ils faisaient surtout dans la poursuite des valises de fric.

A l’époque, il fallut donc inventer de nouvelles méthodes pour obtenir des résultats.  Ce qui était nouveau, c’était l’infiltration d’agents et Jean Henri Hoguet qui était aux manettes avait demandé et proposé une loi inspirée de ce qui se faisait aux USA. Le texte fut transmis par le ministre Michel Charasse au ministère de la justice, lequel répondit au bout de plusieurs mois que ce qui était demandé était… » anticonstitutionnel « …!!!

Un  investissement immobilier à Estepona en Espagne sensibilisa alors le Ministre Michel Charasse!

Jean Dominique Comolli, le DG  de la Douane française d’alors, savait, comme le Directeur du Trésor, comme toute la hiérarchie douanière. Oui, tous savaient! Mais… souffrirent d’amnésie lorsqu’ils furent questionnés!

Les flics, à l’époque, n’avaient pas hésité à utiliser des méthodes douteuses pour « saper » les actions douanières. Et il est savoureux de noter que lorsque les flics ont fait incarcérer six douaniers avec la complicité d’un juge d’instruction, Michel Charasse a pu faire voter à l’unanimité en 15 jours une loi autorisant l’infiltration, plus l’amnistie pour les douaniers.

Peu après, lors de la visite que Michel Charasse rendit à Marc Fievet à San Pedro d’Alcantara à l’Hotel Puente Romano, le ministre se confia longuement sur l’incapacité des juges à gérer et juger des situations d’actions spéciales des services de l’Etat.

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Des magistrats incapables du discernement nécessaire dés que l’on aborde des affaires de services spéciaux.

En effet, alors que les comportement individuels délictueux devraient être sanctionnés avec la plus grande sévérité, nos dalloziens préfèrent jeter l’anathème sur l’ensemble des services indispensables à la société actuelle totalement minée par la drogue et ses effets dévastateurs.

Qui laisse fuiter tous ces documents dans une presse avide de lecteurs pour mieux vendre sa publicité?

Qui jette le discrédit sur nos régaliennes entrainant, pour la sacro-sainte transparence, le merdier dans lequel vivent aujourd’hui nos fonctionnaires de la Police, de la Douane et les militaires de la Gendarmerie?

Qui, si ce ne sont que les décideurs dont les décisions ne peuvent être remises en cause!

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Publié le 11 octobre par Aviseur international

Par Arnaud Jouve Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 19:43

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

De plus, l’organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d’Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l’itinéraire de la cocaïne depuis l’Amérique latine et la route dite du Sud, de l’opium afghan en direction de l’Afrique de l’Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l’utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l’ONUDC d’appuyer le Plan d’action de l’Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d’action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l’ONUDC et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l’Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s’est étendue, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à l’Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l’échange croissant d’informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l’organisation, région par région.

■ L’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, devrait, d’après le rapport, connaitre un important développement au vu de l’augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C’est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d’Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d’héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C’est aussi sur ces aéroports qu’ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l’existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu’environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

■ L’Afrique centrale

Les activités de l’ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d’amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L’Afrique de l’Est

Le Programme régional pour l’Afrique de l’Est pour la période 2016-2021 qui s’intitule « Promotion de l’état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s’est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d’importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d’héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d’héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d’héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L’Afrique australe

Depuis quelques années, l’Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d’opiacés par voie aérienne depuis l’Asie occidentale et la Tanzanie, l’un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l’héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l’Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d’héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d’Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l’aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L’Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l’Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L’Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

■ L’Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l’une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d’après le rapport, à l’augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l’héroïne afghane continue d’atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d’augmentation de saisies d’héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d’augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d’héroïne dernièrement interceptée, l’a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D’autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d’Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d’Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s’est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d’amphétamines en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe ou de l’Asie de l’Est.

L’Afrique est aujourd’hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s’affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d’organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

SOURCE

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Le 4ème salon “Des livres et l’alerte” se déroulera les 16/17/18 novembre à la Maison des métallos à Paris.

Grâce à l’engagement des co-organisateurs : la librairie indépendante « Le Presse Papier », « la Maison des métallos » et l’équipe de bénévoles.

Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général.

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«On fait la guerre à la drogue et on produit toujours plus de cocaïne. Quand la production de coca baisse, les progrès technologiques permettent de fabriquer plus de cocaïne avec moins de feuilles. Et puis vous avez des effets de vases communicants. Quand vous faites la guerre à tel ou tel cartel dans tel ou tel pays et que vous parvenez pendant un moment à faire baisser la production, elle augmente dans un autre pays. La guerre à la drogue ne fonctionne pas. Elle est perdue», estime Fabrice Rizzoli.

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Parmi la sélection littéraire que nous vous avez présenté hier, il est un livre qui a particulièrement retenu notre attention : L’Impossible prohibition, drogues et toxicomanie en France (1945-2017), écrit par Alexandre Marchant et édité aux éditions Perrin.

Il s’agit d’une étude historique sur la drogue, sur ses réseaux, ses acteurs, ses consommateurs, et les politiques d’État visant à la combattre ou à « l’accompagner ». Une étude passionnante, et nécessaire, tant elle montre les difficultés (mais aussi une forme d’hypocrisie) à combattre le trafic de drogue notamment.

Pour présenter le livre, nous avons interrogé Alexandre Marchant, ci-dessous :

Breizh-info.com : Pourriez vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Alexandre Marchant : Je suis enseignant, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la région parisienne, et chercheur, ayant choisi d’explorer un sujet relativement neuf et peu prisé des historiens français : la drogue et tout ce qu’elle révèle sur l’histoire et le fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est issu de ma thèse de doctorat, soutenue en 2014 à l’ENS de Cachan.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous à amener à écrire ce livre, L‘impossible prohibition ?

Alexandre Marchant : D’abord, un intérêt ancien pour l’histoire des marges et les problématiques de déviance, de normes et de transgression. Quand je me suis inscrit en thèse, je cherchais un sujet qui pouvait s’y prêter et qui puisse mêler histoire sociale, culturelle et politique. L’idée d’écrire sur l’histoire de la drogue en France m’est donc venue rapidement. Il manquait singulièrement de travaux historiques sur une période pourtant cruciale : celle du déclenchement de la « guerre à la drogue », depuis les Etats-Unis, qui a nourri notre imaginaire avec son lot de films, et aujourd’hui de séries, sur les « narcos » et les « stups ».

Au bout de quelques recherches dans les archives, j’ai découvert tout un univers dont je n’avais alors qu’une vision déformée par les clichés : les nébuleuses trafiquantes, le monde des usagers et les problèmes auxquels ils sont confrontés, la laborieuse élaboration d’une politique publique en la matière, des militants, des débats

sans cesse rouverts sur la prohibition, la dépénalisation ou la légalisation… J’ai donc poursuivi jusqu’au bout cette enquête passionnante, puis la thèse s’est transformée en livre.

Breizh-info.com : Votre livre, qui expose l’évolution du marché de la drogue en France dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais aussi le rapport au consommateur, évoque une impossibilité, quelles que soient les mesures prises, à anéantir ce marché. Pourquoi ?

La prohibition entretient en vérité le phénomène qu’elle est censée combattre. Sur le plan de l’offre, la situation ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis au temps de la prohibition de l’alcool qui a permis à Al Capone de bâtir son empire. La prohibition des drogues a stimulé l’activité d’organisations

criminelles toujours de plus en plus puissantes et violentes, maîtresses d’un marché incontrôlable car clandestin. Les bandits de la French Connection des années 1960 ont presque l’allure de débonnaires contrebandiers au regard des mafias et des cartels de la drogue qui leur ont succédé.

Quand elle s’abat quelque part, la répression ne fait que déplacer ou, pire, disperser le trafic, en dilatant toujours plus ces réseaux criminels extrêmement souples et dynamiques. Quand la French Connection a officiellement été démantelée au début des années 1970, ce qui est déjà un mensonge car la drogue revient à Marseille quelques années après, de nombreuses cellules de trafiquants ou de chimistes qui ont échappé aux coups de filet policiers sont allés poursuivre leurs activités en Italie, aux Etats-Unis, en Asie du Sud-Est… contribuant à la dispersion et à l’étalement des filières de trafic.

Quant à la lutte contre la demande, elle manque aussi ses objectifs. Criminalisés, les usagers s’enferment dans une trajectoire déviante, hésitent à démarcher le système de soins et finissent par sombrer dans la plus grande misère sanitaire et sociale, quand ils ne finissent pas en prison où ils ne seront guère soignés. Dans les années 1980, nombreux sont les héroïnomanes qui sont morts du sida dans l’ignorance collective, la honte de leur famille et le déni des autorités.

Quel que soit le rapport des autorités à la drogue (chasse féroce, tolérance, accompagnement) il semblerait qu’à chaque fois, cela se révèle un échec, pour contrôler les trafiquants, comme les consommateurs. Pourquoi ?

Il faudrait déjà que les autorités se mettent d’accord pour avoir une politique unifiée et cohérente en matière de drogue. Or la loi de 1970, mal ficelée, se contredit dans ses objectifs à la fois sanitaires et répressifs et les différentes autorités chargés de mettre en œuvre cette prohibition se tirent en permanence dans les pattes : policiers contre douaniers, magistrats contre médecins, ministère contre ministère… Chacun a sa propre vision du problème, ses propres moyens, ses intérêts et ces divergences ont été à l’origine de maints blocages et ont ruiné plus d’une fois l’efficacité de la lutte contre la drogue.

Mais la difficulté tient aussi à la place des substances psychoactives dans notre société qui est à repenser intégralement, d’autant plus que la plupart des substances psychotropes ont été (ou sont parfois encore) des produits pharmaceutiques, avec des frontières particulièrement floues entre drogues et médicaments qui tombent selon les types d’usage. Malgré leur dangerosité avérée, les « paradis artificiels » ou le « bonheur chimique » attireront toujours et il est utopique d’imaginer une société sans drogue. Le faire, c’est être inévitablement condamné à l’échec.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a évolué, entre 1945 et aujourd’hui, sur le marché de la drogue ? Comment expliquer vous que la cocaïne par exemple, soit devenu presque banale aujourd’hui, alors qu’elle terrifiait quelques esprits il y a encore deux décennies (tout comme l’héroïne, toute une génération a été marquée par le film Trainspotting) ?

Depuis 1945, les usages se sont massifiés et les drogues viennent davantage du marché clandestin : après-guerre, prédomine toujours la figure de la toxicomanie iatrogène où le « drogué » a contracté sa dépendance à la suite d’un traitement médical et qui cherche à obtenir ses produits opiacés auprès de l’offre légale (ordonnances de complaisance pour des médicaments opiacés…). Les formes nouvelles de la toxicomanie (juvénile, récréative et rebelle…) se développent surtout à partir de la contre-culture des années 1960, même s’il faut se garder du cliché de l’apologie de la drogue par les hippies et les beatniks. Les usages de drogue sont toujours très diversifiés.

Le marché de la drogue évolue constamment et les produits sont souvent pris dans des cycles : la cocaïne était une drogue à la mode dans les années 1920 puis sa consommation a considérablement diminué avant de repartir de façon spectaculaire depuis les années 1980. L’héroïne aussi a connu une progression fulgurante en France dans les années 1970 avant de diminuer en grande partie grâce aux effets de la politique de réduction des risques vingt ans après.

Quand une drogue se banalise, plusieurs facteurs explicatifs s’entre-mêlent : sur le plan de l’offre, la cocaïne arrive en plus grande quantité et franchit désormais l’Atlantique par de multiples routes, en passant par l’Afrique de l’Ouest par exemple, avec de multiples relais offerts par des groupes criminels qui ont compris qu’elle était rentable, et les prix baissent, la rendant plus facile d’accès.

Mais la demande aussi est importante: la cocaïne, par ses effets, s’inscrit admirablement bien dans les pratiques contemporaines, là où l’héroïne et le LSD seyaient aux hippies rêveurs en partance vers Katmandou. La cocaïne une drogue de l’hyperactivité : on en prend pour être encore plus performant, travailler encore plus dur par-delà la fatigue physique, stimuler sa créativité, ou maximiser son euphorie au cours d’une fête… Elle donne l’impression d’être compatible avec un usage socialement intégré, de pouvoir maîtriser ses effets : illusion car tôt ou tard les effets de la dépendance et son cortège de problèmes de santé ou de problèmes relationnels se font sentir. La « lune de miel » dont parlait Claude Olievenstein à propos de toute découverte de drogue finit toujours par se dissiper.

Quant aux films sur la dépendance comme Trainspotting, ils sont toujours ambivalents dans ce qu’ils montrent, tout dépend de la réception. La marginalité et la transgression peuvent attirer certains individus, même parfaitement conscients des effets nocifs. Beaucoup d’héroïnomanes se sont identifiés au personnage de Bloody, dans les BD de Pierre Ouin, un punk hirsute, violent et ravagé par la drogue, un personnage en soi terrifiant mais qui correspondait à un style de vie dans lequel beaucoup d’usagers pouvaient se reconnaître.

Breizh-info.com : Est-ce que l’encadrement, y compris pour les drogues dures (salles de shoot à Paris) constitue une réponse adaptée selon vous ?

Ce n’est pas une solution miracle mais c’est dans l’immédiat la solution la plus adaptée aux problèmes de la marginalisation extrême de certains toxicomanes. Il s’agit de l’ultime étape d’une politique de réduction des risques qui a porté ses fruits. Dans les années 1980, beaucoup d’héroïnomanes en détresse ne démarchaient pas le système de soins, alors focalisé sur l’abstinence comme unique horizon. Ils mourraient en silence du sida ou d’overdose. Quand la réduction des risques a été généralisée en France dans les années 1990 (programme d’échange de seringues, substitution à la méthadone et au Subutex, reconnaissance des associations d’auto-support, ie d’usagers…), on a vu des milliers de toxicomanes invisibles se matérialiser, « capturés » par une politique de soins qui était conforme à leurs attentes.

Beaucoup ont été substitués et ont pu retrouver une vie normale, loin de la violence du marché criminel. Le nombre d’overdoses a fortement baissé. Les salles de consommation à moindre risque fonctionnent sur le même modèle : attirer une population encore plus marginalisée et invisibilisée, la sortir de la rue, « l’accrocher » avec un suivi médico-social et essayer de la mettre sur une trajectoire de soin et de substitution. Les expériences en Suisse ou au Canada ont donné de bons résultats, tout en suscitant évidemment de vifs débats, sur le thème moral de « l’encouragement » à la toxicomanie. Mais quand on parle d’efficacité d’une politique de soins (moins de morts, moins de dégâts…), il faut suspendre son jugement moral.

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles drogues qui arrivent, ou qui s’apprêtent à arriver sur le marché français ? Ne va-t-on pas vers des drogues de plus en plus puissantes et dangereuses ?

Parmi les drogues de synthèse, la métamphétamine, star de la série Breaking Bad, fait des ravages aux Etats-Unis et en Asie. Assez curieusement, elle n’a pas encore pris en Europe. Peut-être est-ce pour demain ? Mais il est parfois vain de jouer les Cassandre : l’arrivée du crack en France au tournant des années 1980-1990 avait été anticipée avec beaucoup de crainte, après ce qui avait pu être observé aux Etats-Unis, et finalement son usage est resté relativement circonscrit.

Les drogues ne sont cependant pas de plus en plus puissantes : la méthamphétamine a été créée dans l’entre-deux-guerres. Et la dangerosité dépend de la qualité du produit (et du chimiste) comme des produits de coupe parfois nocifs que les dealers mettent dans leurs doses pour augmenter leurs ventes et leurs marges. Attention donc au cliché du « ça ira de pire en pire ».

Breizh-info.com : Sur la drogue, son histoire, son actualité, avez vous des livres autres que le votre à conseiller à nos lecteurs pour compléter ? Ou des films qui vous ont intéressé sur la question ?

Je recommanderai La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, publié en février dernier chez Amsterdam. Il s’agit du travail d’une équipe de chercheurs dirigée par le sociologue Michel Kokoreff (et dont j’ai d’ailleurs fait partie…). L’ouvrage explore davantage, grâce à un impressionnant travail de collecte d’entretiens avec les « survivants », l’univers souterrain des usages et le drame qu’ont vécu les héroïnomanes pendant les années Sida.

Quant aux films, j’ai un faible pour French Connection de William Friedkin (1971) pour son petit côté suranné, et la documentation minutieuse d’une véritable affaire (l’Affaire Angelvin de 1962). Mais certains films contemporains restituent fort bien les effets pervers et les échecs de la guerre à la drogue, sans être trop « hollywoodiens », comme Traffic de Steven Soderbergh (2000) ou Sicario de Denis Villeneuve (2015). Quant à la description de la dépendance et de la descente aux enfers du point de vue du consommateur, Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000) est d’une puissance visuelle et sonore inégalée.

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[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Apparemment, les autorités s’inquièteraient de l’explosion du marché de la cocaïne en France sans pour autant changer d’un iota la politique menée depuis 30 ans!

On est dans le mur depuis longtemps, mais pour les innombrables services qui « vivent » de ce business, la seule rengaine, c’est: « Pourvu que ça dure! »

Pour Vincent Le Beguec, le successeur de François Thierry à la tête de l’OCRTIS: « C’est un marché très dynamique, car il y a une augmentation importante de la production dans les trois pays andins qui produisent 98% de la cocaïne consommée dans le monde : Bolivie, Pérou et surtout Colombie », où les surfaces cultivées ont triplé ces cinq dernières années« .

Produit illicite le plus consommé en France après le cannabis, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), la cocaïne compte dans l’Hexagone plus de 2 millions d’expérimentateurs et pas loin de 500.000 usagers.

Promotion sociale

La cocaïne touche désormais tous les milieux après avoir été promue par des vedettes du « show-bizz » et autres célèbres journalistes présentateurs de l’audiovisuel dans des « coming-out » incertains qui n’hésitent pas à se vanter d’avoir eu recours à cette poudre « magique » pour faire le « taf »!

Quelle promotion servie à cette drogue!  Sont-ils inconscients? 

Mais, qu’ils la ferment!

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Le marché français de la cocaïne est en expansion, selon un rapport de la police judiciaire.

Des réseaux de cités, qui étaient spécialisés dans le trafic de cannabis, ont diversifié leurs activités en proposant de la cocaïne.
En 2017, 17 tonnes de poudre blanche ont été saisies, contre 8,5 tonnes en 2016.

2017, année record. Jamais les services répressifs français n’avaient saisi autant de cocaïne sur le territoire. Ils ont mis la main, l’année dernière, sur 17 tonnes de poudre blanche, contre 8,5 tonnes en 2016, souligne le rapport annuel du Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée), dévoilé ce vendredi. Une augmentation des saisies reflétant « le dynamisme des trafiquants français » qui ont implanté des filières de distribution dans toutes les grandes agglomérations du pays, explique le commissaire divisionnaire Vincent le Beguec, chef de l’Octris (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants).

Les enquêteurs de la police judicaire ont remarqué que les groupes criminels issus des cités, qui jusque-là étaient spécialisés dans la vente de cannabis, s’orientaient de plus en plus en plus vers le trafic de cocaïne. Il faut dire que la demande est en constante augmentation. La part des consommateurs ayant expérimenté ce produit a été multipliée par quatre en vingt ans. Selon l’ OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2,2 millions de Français s’étaient laissés tenter en 2015, et 450.000 en consommaient régulièrement. Son prix, lui, reste stable : en moyenne, 65 euros le gramme.

« Les bénéfices sont considérables »

Surtout, les trafiquants de cannabis ont compris qu’ils pouvaient augmenter leurs bénéfices en proposant de la « blanche ». Un kilo de cocaïne pure s’achètent environ 1.000 dollars (environ 860 euros) en Colombie. En France, la même quantité se négocie 30.000 euros. « Les bénéfices sont considérables », souffle Vincent le Beguec. Par ailleurs, le kilo de cocaïne pure est coupé avec d’autres produits comme de la lidocaïne ou de la caféine, leur permettant ainsi de multiplier son poids par trois. Ainsi, sur le territoire national, il peut leur rapporter jusqu’à 90.000 euros.

Le néo-bandistime des cités est donc en train de « mettre en place des connexions » avec les pays producteurs de cocaïne que sont la Bolivie, le Pérou et la Colombie, d’où provient 98 % de la drogue consommée dans le monde, poursuit le patron de l’Octris. Ces trois états ont même augmenté leur production. « On est passé de 900 tonnes produites en 2013 à 1.400 en 2016 », précise Vincent le Beguec. Les surfaces de coca cultivé en Colombie ont triplé en cinq ans. La raison ? Le gouvernement de ce pays a cessé de répandre, depuis des avions, du glyphosate sur les champs de coca et privilégie désormais l’arrachage des plants avec des résultats moindres.

De plus en plus de passeurs interpellés

La drogue est acheminée en Europe principalement par bateau. « Le port du Havre figure parmi les points d’entrée majeurs en Europe », indique le rapport du Sirasco, précisant que 3,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2017 dans des conteneurs arrivés au port normand, soit une augmentation de 120 % par rapport à 2016. Souvent, « les enquêtes ont mis en lumière des complicités parmi les dockers qui récupèrent la drogue dissimulée au sein du fret légal selon la technique du ‘rip off’ », signale également le document. Mais la principale porte d’entrée de la drogue en Europe reste le port d’Anvers, en Belgique, avec 42 tonnes saisies l’an passé.

La cocaïne arrive également sur le territoire national par voie aérienne.

En 2017, les services français ont effectué 640 saisies, permettant aux policiers d’appréhender 1,7 tonne de produit.

Le commissaire divisionnaire Le Beguec remarque « une augmentation des interpellations de passeurs, notamment sur la ligne Cayenne-Paris ». En effet, de nombreux réseaux criminels achètent la drogue au Suriname, où elle est moins chère, et tentent de l’acheminer en France en utilisant des « mules » qui la transportent principalement sur eux ou dans leur valise, voire qui l’avalent. L’année dernière, 608 passeurs ont ainsi été interpellés au départ ou en provenance de Guyane, dont 250 qui avaient ingéré la drogue.

Réseaux de blanchiment

Si la vente de cocaïne est lucrative, les trafiquants ont dû trouver un moyen pour blanchir leurs revenus. Pour cela, ils ont conclu des contrats avec des groupes criminels organisés qui en ont fait leur spécialité. Ces réseaux collectent l’argent liquide sur le territoire et se débrouillent pour le transformer « en produits à forte valeur ajoutée ou facilement transportables tels que l’or, les bijoux ou les véhicules » ou en mettant en place des « mécanismes de compensation variés », très sophistiqués. Les services répressifs français sont néanmoins parvenus, en 2017, à saisir 63 millions d’avoirs criminels. Une goutte d’eau au regard des 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés par le trafic de stupéfiant.

Source

https://www.20minutes.fr/faits_divers/

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La police néerlandaise qui n’est pas impuissante et possède la sophistication et les moyens nécessaires pour agir, est débordée!

Elle ne réussit qu’à démanteler un réseau de narcotrafic sur 10.

Et surtout, elle assiste impuissante depuis des décennies et constate comment une véritable économie parallèle s’est mise en place et prend de l’ampleur!l

La dernière opération en est une éclatante démonstration. Ce qui me dérange profondément, c’est que cette dernière ait été cornaquée par la DEA  démontrant une énième fois notre incapacité à fédérer la lutte contre la drogue en Europe. Il serait illusoire de penser résoudre ce problème majeur chacun dans son village!

La tolérance néerlandaise

Il vaut mieux trafiquer depuis La Haye ou Amsterdam: on risque moins si l’on se fait prendre.

De plus, les Pays-Bas sont la porte d’entrée de l’Europe avec, on l’a vu, Rotterdam et toujours Anvers chez les voisins belges.

Pour blanchir l’argent, les mafias profitent d’un réseau bancaire de premier ordre et d’une relative tolérance entrepreneuriale.

Le bonheur des mafias est donc néerlandais.

Pour les policiers néerlandais, il faudrait plus de moyens !

Beaucoup plus: 2 000 policiers de plus !

Ce qui pour un pays de 17 millions d’habitants est énorme.

Les narcos, meilleurs alliés de la Police pour « sécuriser » le pays

Si l’on regarde les chiffres, le nombre de crimes et délits aux Pays-Bas a chuté de 25% en 10 ans, les mafias détestent le désordre, c’est mauvais pour le commerce.

Qu’a t’il été fait depuis les années 80?

Rien, aucune avancée permettant d’enrayer ce déferlement de drogues via Rotterdam et Anvers.

Au contraire, les Pays Bas, déjà importateurs de cocaïne avec les conteneurs sur Rotterdam et Anvers, qui gèrent aujourd’hui un marché de près de 6 milliards d’euros annuels, sont devenus producteurs.

Les Pays Bas produisent la MDMA

Déjà en 1996, on pouvait lire:

« Aucune drogue ne s’est répandue aussi vite, constate le spécialiste August De Loor, qui estime qu’aux Pays-Bas environ 200 000 personnes en consomment régulièrement. M. De Loor contrôle depuis des années l’ecstasy qui circule dans les house parties. Depuis l’interdiction de ce produit, la production et la vente sont totalement sous l’emprise des milieux criminels.

Selon M. De Loor, les premiers producteurs aux Pays-Bas étaient eux-mêmes d’enthousiastes consommateurs d’ecstasy, ce qui garantissait une qualité assez constante.

« Mais, lorsque l’ecstasy est devenue illégale, ces producteurs ont été évincés. Le marché est tombé aux mains des voyous. » La production d’ecstasy s’est amplifiée et constitue « un flot constant qu’il est impossible d’endiguer », affirme Jaap De Vlieger, de la police de Rotterdam.

« Il est très facile de se procurer de l’ecstasy. « C’est ce que confirme une enquête effectuée par les spécialistes européens de la drogue. Après le cannabis, l’ecstasy est devenue la deuxième drogue illicite en Europe de l’Ouest.

Pour ce qui est de la production d’ecstasy, les Pays-Bas sont la Colombie de l’Europe, a déclaré, lors de l’émission télévisée Nova, un spécialiste des drogues de synthèse travaillant pour le Centrale Recherche Informatiedienst [CRI, Service national d’information et d’enquête de la police néerlandaise]. Pour illustrer ses propos fort controversés, il a montré la progression constante du nombre de laboratoires d’ecstasy démantelés: 3 en 199 1, 12 en 1993 et 15 au début du mois de décembre 1995. »

Aujourd’hui, une grande majorité de l’ecstasy, ou MDMA, consommée en Europe est produite dans le sud des Pays-Bas dans des laboratoires clandestins.

On sait aussi que ces laboratoires sont entre les mains de gangs marocains qui ont d’abord fait leurs armes avec l’importation illégale de cannabis depuis leur pays d’origine.

Or ces narco-businessmans sont en constante augmentation.

Pendant ce temps-là, en France, les livraisons de stups en provenance des Pays Bas et de Belgique continuent sans entrave aucune!

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Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch

Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet

Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.

L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….

A qui appartient le Maroc ?

Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)

La Mamounia à Marrakech

C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .

Mais ça, c’était hier!

A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.

De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.

Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.

Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.

A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.

Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

Amis de 20 ans

Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.

L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?

On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.

Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!

A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.

La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.

Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer

Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.

Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…

On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic

Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.

L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.

Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.

Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

Assurance deal

Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

Héroïne, terrorisme et médailles…

Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.

En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

Que dire de plus ?

Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

  • Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

Michel Sitbon

Source:

http://maroc-leaks.com/maroc-hassan-ii-notre-ami-le-dealer/

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FRANCE (Narcotrafic): qui pour réellement lutter contre les méfaits de la drogue?

Publié: 6 juin 2018 par internationalinformant dans 36, Aeronarcotrafic, Amphétamines, Australian Customs and Border Protection Service., BAN, Blanchiment, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Champignons hallucinogènes, Cocaïne, Customs and Border Protection, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Ecstasy / MDMA, Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), Héroïne, HM Customs Excise (UK), INFOS, Khat, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Opium, Pays de transit, Pays producteurs, Police, Policia, Précurseurs, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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L’OCRTIS  qui semble être le seul service a avoir été chargé d’émettre un rapport sur ce que devrait être le futur service chargé de la lutte anti narcotrafic demande que son rôle de coordinateur soit renforcé avec, toujours coté Police, l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) et le SIRASCO, le Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée.

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QUID de la Gendarmerie, des 1000 communautés de brigades et 700 brigades territoriales autonomes, des 8 commandements de la Gendarmerie ou COMGEND, qui sont établis dans les départements (DOM) ou communautés (COM) d’outre-mer : Nouvelle-Calédonie et îles Wallis-et-Futuna, Polynésie française, La Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon?

QUID de la Douane Française, de ses 8 338 agents de la SURV (terrestres, marins, aériens, aéroports)?

QUID de la DNRED, la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières et de ses 715 agents répartis en trois directions:

la Direction du renseignement douanier (DRD), la Direction des enquêtes douanières (DED), la Direction des opérations douanières (DOD).

La DNRED est chargée de:

  • collecter, centraliser, traiter et diffuser le renseignement d’origine douanière,
  • lutter contre les grands réseaux internationaux de contrebande (stupéfiants, tabac, armes, biens culturels, contrefaçons) en mettant en œuvre, si les enjeux le justifient, des techniques d’investigation spécialisées,
  • coordonner les activités opérationnelles menées avec les partenaires étrangers de la douane française.

Au sein de la communauté française du renseignement et dans le cadre du Conseil national du renseignement, la DNRED est prioritairement chargée des domaines suivants :

  • la lutte contre les activités criminelles et les flux financiers clandestins (principalement la lutte contre les narco-trafics),
  • la lutte contre le terrorisme et son financement, en appui de la DGSE, de la DGSI et de TRACFIN,

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Parce que l’OCRTIS estime que « La lutte contre le trafic de stupéfiants mobilise de nombreux acteurs qui peuvent poursuivre des stratégies divergentes, voire concurrentes […] et que La coordination est lacunaire au niveau territorial et perfectible au niveau central […]« , faisant allusion aux stratégies de la Gendarmerie et de la Douane, qui joueraient leur partition en solo, l’OCRTIS suggère que son rôle de coordinateur soit renforcé allant même jusqu’à écrire qu’il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services…

De qui se fout-on?

Voila des décennies que l’OCRTIS se tire la bourre avec douaniers et gendarmes profitant du fait que systématiquement toutes les affaires de stups tombaient pour « traitement » dans son escarcelle. De coups tordus en coups véreux, sans oublier les coups de vice, les coups pendables, les coups fourrés et autres coups de jarnac que l’OCRTIS savaient parfaitement mettre en œuvre pour le plus grand bien du déroulement des carrières de ses successifs dirigeants, imaginer qu’aujourd’hui ce seul service soit aux manettes pour diriger la lutte anti-narcotrafic me semble tout simplement impensable.

La Gendarmerie ne pipe mots…Logique puisqu’elle fait partie de la grande muette!

La Douane semble être aux abonnés absents dans ce combat futur et Rodolphe Gintz, son directeur général, pourtant aficionado de Twitter, ne s’exprime pas. Gérald Darmanin, qui sait profiter des avions douaniers pour ses déplacements, ne donne pas l’impression que ce combat anti-narcotrafic lui incombe.

Verra-t-on demain les avions et les bateaux de la flotte aéronavale douanière mis à disposition de l’OCRTIS quand ils seront enfin opérationnels?

A la mondialisation des trafics doit répondre une approche globale de l’État, indispensable à la maîtrise des quartiers de reconquête républicaine souligne encore l’OCRTIS!

Cette mondialisation n’a rien de nouveau, seule cette prise de conscience semble nouvelle et opportune pour récupérer le contrôle des opérations. Attention danger!

Mieux vaudrait alors créer un service englobant les services dédiés à la lutte anti-narcotrafic composés de douaniers, gendarmes et policiers en une espèce de GIR à compétence nationale et internationale.

Que je sache la DEA (Drug Enforcement Agency) remplit parfaitement ce rôle pour les Etats Unis d’Amérique démontrant aujourd’hui un rôle prépondérant dans la lutte anti-narcotrafic au niveau mondial.

« Il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services » insiste le rapport… Et bien, qu’un seul service nouveau soit créé pour enfin obtenir l’efficacité qui a fait grandement défaut depuis trop longtemps.

Marc Fievet

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KABUL (Pajhwok): Chief Executive Officer (CEO) Abdullah Abdullah on Tuesday the Afghanistan conflict was 60 percent financed by narcotics, asking regional countries and the global community to help Kabul eradicate poppy.

Addressing a meeting on coordination among anti-narcotics donors here, Abdullah said narcotics had direct link with organized crimes and terrorism.

Pointing to unrest in northern parts of the country, Abdullah said poppy production had increased in areas under Daesh and Taliban, thus spreading insecurity to northern Afghanistan.

“Narcotics finance 60 percent of militants’ operations in Afghanistan, it shows more attention and efforts are required to deal with the problem,” he said.

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L’élite de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (I.R.G.C.) dirige un réseau international de réseaux criminels organisés pour introduire clandestinement de la drogue dans toute l’Europe.

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Citant des sources anonymes du système judiciaire italien, l’Arabian report affirme que le cerveau des opérations de la police de Quds est l’ancien général de la Force Qods Gholamreza Baghbani.

Des membres du Hezbollah libanais et des forces de mobilisation populaire irakiennes (P.M.F.) seraient membres de ce réseau criminel. Les cargaisons de drogue seraient introduites clandestinement de l’Afghanistan à la province iranienne du sud-est du Sistan et du Baluchestan, d’où elles sont alors expédiées en Europe.

Les autorités italiennes ont découvert que des trafiquants irakiens amenaient de l’héroïne de l’Iran vers l’Italie via l’Irak et la Turquie pour être distribuée dans différents pays européens.

Ce n’est pas la première fois que des allégations de trafic de drogue sont portées contre le I.R.G.C. et sa force Quds secrète. En 2007, le général Baghbani, alors chef de la Force Qods à Zahedan, capitale du Sistan et du Baloutchistan, a été désigné par le Département du Trésor des États-Unis comme narcotrafiquant.

Le Trésor a déclaré à l’époque que Baghbani «autorisait les trafiquants de stupéfiants afghans à faire passer des opiacés à travers l’Iran en échange d’une aide».

Précisant que: «Les trafiquants afghans de stupéfiants ont livré des armes aux Talibans au nom de Baghbani. En retour, le général Baghbani a facilité la contrebande de précurseurs d’héroïne à travers la frontière iranienne. Il a également facilité les expéditions d’opium en Iran.  »

Dernièrement les autorités allemandes ont saisi une cargaison d’héroïne dans deux camions iraniens. Selon la Deutsche Welle, la police a arrêté les camions arrivant de Turquie où des chiens renifleurs ont découvert 150 kilogrammes.

Le procureur a déclaré que les camions qui provenaient d’Iran, sont entrés en Allemagne via la Turquie.

POUR MEMOIRE

Plus

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Tour d’horizon, selon « The Department of State’s International Narcotics Control Strategy Report », publié fin mars 2017:

ALGÉRIE

C’est sa proximité avec le Maroc qui vaut à l’Algérie les attentions particulières des « stups » américains. Une partie importante de la production chérifienne transite par l’Algérie pour atteindre les marchés de l’Europe et du Moyen Orient, finançant au passage des cellules terroristes au Maghreb. En 10 ans, de 2003 à 2013, les saisies algériennes de cannabis sont passées de 8 à 211 tonnes par an. La consommation locale reste modeste, mais elle progresse chez les jeunes. Un phénomène que les autorités tentent d’endiguer par des programmes sociaux et des campagnes d’information.

BÉNIN

Pays de transit pour la cocaïne (Amérique du Sud), l’héroïne (Asie du Sud-Est), ou encore la méthamphétamine (Nigeria) et les précurseurs chimiques (Inde), le Bénin constitue une porte vers les marchés d’Europe de l’Ouest et d’Afrique du Sud. Selon le Narcotics Bureau, un petit marché intérieur serait également en plein essor dans le pays.

CAP-VERT

L’archipel ne présente pas de production significative de drogues mais il reste un important centre de transit pour la cocaïne et autres produits d’Amérique latine, vers les marchés européens. Son vaste domaine maritime et ses multiples îles facilitent les mouvements terrestres, maritimes et aériens des trafiquants basés en Guinée-Bissau. En avril 2016, 280 kilos de cocaïne ont été saisis et six personnes ont été arrêtées au large de la côte sud-ouest. Plusieurs fois, des trafiquants ont menacé le gouvernement cabo-verdien, jusqu’à une tentative d’assassinat sur le fils du Premier ministre en décembre 2014.

ÉGYPTE

En dépit d’un important marché pour le haschisch et le tramadol, l’Egypte n’est pas considérée comme un grand producteur de drogue. Le pays applique des lois et des sanctions strictes pour les trafiquants de stupéfiants. Il reste tout de même une place de transit pour le cannabis provenant du Maroc et du Liban vers les pays européens et le Golfe. En 2016, les autorités ont annoncé la saisie de plus de six tonnes métriques de haschisch, 194 730 000 comprimés de tramadol et plus de 19 000 000 de comprimés de fenethylline.

GHANA

La Gold Coast reste un important point de transit pour la cocaïne sud-américaine et l’héroïne sud-asiatique, destinées aux marchés européens et nord-américains. Le marché intérieur est davantage porté sur la marijuana. En août 2016, plus de deux tonnes métriques de cannabis ont été saisies par les autorités dans la région de la Volta.

GUINEA-BISSAU

La mal-gouvernance, la corruption et les frontières poreuses qui caractérisent la Guinée-Bissau ont fait de ce petit pays ouest africain un véritable hub du trafic de cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe. Le pouvoir des trafiquants pèse sur tout le système politique et corrompt de nombreux fonctionnaires, y compris dans la police et les douanes. Les conteneurs entrent et quittent le pays quasiment sans inspection. De nombreuses actions ont été menées pour lutter contre ce fléau : le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (UNIOGBIS) ont soutenu une réforme du secteur de la sécurité, sur financement des États-Unis. L’Union européenne, le Portugal, la France et l’Espagne ont également mis en place des assistances bilatérales et ont tenté de coopérer avec le Gouvernement en matière d’application de la loi. Le Brésil a maintenu un programme de formation de la police pendant de nombreuses années… Le tout sans grand succès à ce jour.

LIBERIA

La faiblesse des institutions, l’impuissance à appliquer le droit et le déficit des contrôles font du Liberia un pays très vulnérable aux trafics en tous genres et notamment de drogue. Le pays est non seulement une place de transit, mais aussi un marché de consommation. La marijuana y est très répandue, ainsi que l’héroïne et la cocaïne. Les réseaux criminels nigérians y sont bien établis.

MAROC

Le Maroc est le plus grand producteur et exportateur mondial de cannabis. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), la production totale de cannabis au Maroc pour la saison 2015-2016 était d’environ 700 tonnes métriques, ce qui équivaut, une fois transformé en haschisch, à 23% du PIB du pays qui est de 100 milliards $. Le Maroc devient également une porte européenne pour la cocaïne d’Amérique du Sud passant par l’Afrique de l’Ouest. Environ 25% de tous les détenus au Maroc sont incarcérés pour des affaires de drogue. Le marché domestique pour la cocaïne et pour l’héroïne reste limité en raison du prix élevé de ces drogues.

NIGERIA

Les réseaux criminels nigérians sont des acteurs majeurs du trafic de cocaïne et d’héroïne à travers le monde. Le phénomène est facilité par une diaspora nigériane très répandue et par la corruption qui grangrène les autorités du pays. Le cannabis produit au Nigéria est la drogue la plus courante. Les trafiquants exportent la marijuana à travers l’Afrique de l’Ouest et vers l’Europe. La méthanphétamine nigériane est également produite en grande quantité dans les états sud-est, en dehors de Lagos.

SÉNÉGAL

La localisation du Sénégal et ses infrastructures de transport en font un pays attractif pour les trafiquants de cocaïne qui distribuent en Europe et en Afrique de l’Ouest. Le cannabis est cultivé dans la région du sud de la Casamance pour un usage domestique mais aussi ouest-africain. Le Sénégal distribue également la méthamphétamine nigériane en Afrique de l’Ouest. Le gouvernement lutte activement contre ce fléau mais se heurte à des réseaux criminels qui disposent bien souvent de moyens supérieurs.

AFRIQUE DU SUD

La consommation de drogues a augmenté en 2016 en Afrique du Sud. Le pays est également un point de transit pour la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe. Ainsi que pour l’héroïne, principalement d’origine afghane, qui arrive des ports de Tanzanie, du Kenya et du Mozambique pour repartir vers l’Europe. Une combinaison d’héroïne, de marijuana et d’adulterants souvent dangereux, connus sous le nom de «nyaope», est couramment utilisée dans les communautés les plus pauvres.

TANZANIE

La Tanzanie est une importante plaque tournante du trafic de drogue, notamment d’héroïne d’Asie du Sud-Ouest et de cocaïne d’Amérique du Sud vers les marchés internationaux. Le nombre de consommateurs locaux de drogues dures est également en croissance. La Tanzanie produit du cannabis à la fois pour la consommation domestique et pour la distribution internationale. La corruption reste un obstacle majeur à la lutte anti-drogue. Les trafiquants utilisent leurs gigantesques ressources financières pour influencer les politiciens, les forces de l’ordre et autres personnes de pouvoir.

SOURCE: Agence Ecofin

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le MOZAMBIQUE a été oublié, pourtant place de transit de conteneurs…lestés.

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