Archives de la catégorie ‘Policia’

Seulement 5 minutes!

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Avec la participation de Michel Charasse, l’ancien ministre du Budget, de l’ancien directeur de la DST, Yves Bonnet, de l’ancien directeur de la DNRED jean Henri Hoguet et de l’ancien ministre Azouz Begag.

 

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Aviseur international bénéficiait jusqu’alors d’un référencement par le moteur de recherche Google sur les mots repris régulièrement dans ce blog d’informations régulières sur la drogue et le narcotrafic.

Douane française, DNRED, Drogue, narcotrafic, hachis, cocaïne, cannabis, héroïne… ETC.ETC.

J’ai le regret de constater qu’aujourd’hui, Google a décidé de m’écarter du système de référencement automatique.

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Le Havre – CELTICS

Les douaniers pratiquent ainsi le ciblage, c’est-à-dire ce qui permet à un ordinateur de détecter automatiquement, bien avant que la cargaison n’arrive, les éventuelles anomalies.

C’est ce qui a remplacé le fameux « flair du douanier ».

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DNRED

Selon plusieurs douaniers interrogés par « france info », les saisies de cannabis et de cocaïne se font aussi, presque exclusivement, grâce au travail des services de renseignement.

La douane a ses propres indics, appelés « aviseurs ». Grâce à leurs indications, on ouvre peu de containers, mais on fait mouche à tous les coups ou presque.

Les aviseurs seraient donc indispensables à la réalisation des saisies mettant en valeur la qualité des services de la Douane française.

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L’inspecteur des Finances, énarque François AUVIGNE, ex DG de la Douane française

Seul hic, les DG de la Douane française, qui n’ont que mépris et total désintérêt pour les actions « undercover », dans lesquelles pataugent les aviseurs et autres agents infiltrés pour remonter des informations,  refusent d’assumer la moindre responsabilité laissant alors l’aviseur ou l’agent infiltré, seul à répondre devant des juridictions judiciaires étrangères.

L’exemple de Marc Fievet, aka NS 55 DNRED, qui est resté incarcéré durant 3888 jours dans 23 différentes prisons et plus de 300 cellules dans des prisons espagnoles, des HM prisons anglaises, des pénitenciers canadiens et des maisons d’arrêt, centres de détention et centrale en France, sans que les Directeurs généraux de la Douane française n’interviennent efficacement en fait l’éclatante démonstration.

Jean Paul Garcia, qui était en 1994, l’attaché dounaier en poste à Madrid, n’a pas réussi à obtenir du DG Jean Luc Viala, une attestation conforme à l’action que je développais pour la DNRED dans le sud Espagne et l’ensemble des douaniers avec lesquels je travaillais à l’époque ont accepté de se taire.

Jean Luc Viala, Pierre Mathieu Duhamel et Francois Auvigne n’ont rien fait allant jusqu’à refuser d’assumer les promesses et engagements faits à Marc Fievet.

Francois Auvigne, allant jusqu’à dire au directeur de la DNRED Jean Puons qui insistait pour qu’une intervention soit faite, qu’il n’avait pas à assumer les décisions, actions et promesses prises par ses prédécesseurs.

Quant à la « Justice française », des ‘JAP’ ont refusé de trouver une sortie à cette dérive kafkaïenne, arguant du fait qu’ils n’avaient pas les moyens techniques de remettre en liberté Marc Fievet.

Plus

 

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On a parlé avec un ex-policier qui a plus d’une mission d’infiltration derrière la cravate.

Illustration par Mathieu Rouland

Quand on parle d’infiltration, d’agent double, d’agent secret, on pense tout de suite à James Bond. Être un beau monsieur qui aime allonger de belles madames et qui sait se servir de plein de gadgets super technologiques. Mais est-ce que c’est vraiment ça, l’infiltration?

Je suis allée prendre un café avec Robert*, un policier à la retraite, pour lui soutirer des informations sur la vie d’infiltrateur. L’homme a plusieurs années d’expérience, et comme un pro, il esquive toutes les questions trop pointues à son goût.

VICE : C’est quoi la différence entre un agent double et un agent d’infiltration?
Robert : De nos jours, y a les Mister Big. C’est une méthode d’enquête, pour approcher un criminel quand on est convaincu qu’il a fait un meurtre. On envoie un gars qui infiltre son entourage pour essayer de le faire parler.

Le gars l’approche, peu importe les moyens, soit comme chum, comme ami, dans le but ultime, dans six mois ou un an, de le faire parler. Il lui paye la traite, l’amène dans les restos, lui paye des affaires, lui offre des opportunités de faire de l’argent et c’est comme ça qu’on voit si le gars est croche un peu. Ça, c’est un agent d’infiltration.

Alors qu’un agent double, c’est presque tout le temps relié aux stupéfiants. Un gars undercover qui va acheter de la drogue, pour essayer d’entrer dans un réseau. C’est un peu ça la différence.

Qu’est-ce qui t’a amené à faire de l’infiltration?
Faire de l’infiltration, ça te permet de patauger dans un genre de vie criminelle, sans y être complètement. Voir des affaires, tout en étant correct. J’irais pas jusqu’à dire que j’ai déjà rêvé de ça, mais je regarde mes amis quand j’étais jeune, j’aurais pu mal tourner… et y a le challenge de passer inaperçu dans ce milieu-là. Avoir 18, 20 ans, je suis pas certain que je retournerais dans la police. Ça apporte beaucoup, mais t’es toujours dans le négatif. T’as une vie familiale ‘fuckée’. Les horaires, c’est pas terrible. Le seul avantage, c’est que tu peux sacrer ton camp de bonne heure, avec une bonne pension.

La formation pour faire de l’infiltration, ça ressemble à quoi?

À l’époque, après la formation de policier, t’avais un mois de formation supplémentaire pour faire de l’infiltration. C’est pas assez, ça te prépare pas. Comment agir dans telles et telles situations, comment changer ton identité, comment te faire une deuxième vie… L’école, ça sera jamais comme être sur le terrain.

Est-ce qu’il y a des cours de jeu?
Non. T’improvises. T’embarques dans ton personnage pis tu t’arranges pour être prêt à réagir sur un 10 cennes.

C’est quoi les qualités que ça prend pour faire de l’infiltration?

Confiance en soi, être fonceur, mais il faut que tu sois allumé, parce que tu sais jamais qu’est-ce qui va se passer. Qu’est-ce que je fais icitte? Si je me fais poser telle question, qu’est-ce que j’vais dire? C’est comme un jeu d’échec, il faut que tu penses 15 coups d’avance. Le hamster roule tout le temps. T’es jamais tranquille à regarder les nuages.

Qu’est-ce que tu fais, pour pas te mélanger dans tes histoires?
À force de te forger des histoires, tu deviens bon menteur. Faut que tu les croies, tes menteries, parce qu’il faut que t’en parles, que tu t’imagines que tu l’as vraiment fait. Il faut que ça sorte tout seul quand tu en parles. Pis si on reparle la fin de semaine d’après, il faut revenir sur le sujet. Le danger, c’est que ça devienne pas clair dans ta tête, c’est plus difficile de convaincre les autres pis plus facile de te mélanger dans tes histoires. Ça fait que tu finis par croire tes histoires. C’est fucké, hein?

Combien de temps dure chaque mission?
T’es rarement là plus que deux ans, après ça, on t’envoie ailleurs. Tu retournes pas tout de suite en bleu [en uniforme], tu vas dans une section un peu à l’abri au début.

As-tu déjà eu peur pour ta vie?
[Long soupir] C’est arrivé, mais on dirait que j’ai fait une croix là-dessus. Je pourrais pas te conter quand j’ai eu peur parce que j’ai comme tassé ça de mon existence. Des fois, t’es tout seul dans un party avec des gens, tous criminalisés, pis sont pas comme toi pantoute. T’es bien entouré, par contre, t’as toujours le SWAT et des enquêteurs pas loin. Je me suis jamais senti abandonné, mais tu sais jamais comment ça peut tourner. Ça a comme un peu fucké ma vie… Encore aujourd’hui, quand je vais au restaurant, j’ai le réflexe de regarder partout, je vais en arrière, je m’assois toujours pour voir la sortie… Même chose quand je vais au centre d’achat, je pense à beaucoup de choses avant de choisir où je me stationne.

As-tu des anecdotes drôles?

Des fois, tu peux être dans un restaurant, pis là, t’as quelqu’un de ton autre vie qui vient te voir. Tu fais semblant de pas le connaître, alors qu’il vient te voir et qu’il t’appelle par ton prénom. « Je te connais pas, je t’ai jamais vu. T’es fucké. J’ai jamais fait ça. »

Ça peut te mettre dans la merde, j’imagine?
Je m’en suis bien tiré, mais c’est sûr qu’après, tu te fais poser des questions. « Comment ça qu’il t’appelle par un autre nom? » Les gars sont pas fous. Tu patines, pis t’es heureux d’avoir déjà pensé à tes portes de sortie.

As-tu déjà été découvert ?

Non. Personne ne s’est aperçu de ce que je faisais en mission, et, par la suite, j’ai jamais reconnu des visages que j’avais vus par le passé, pis qu’il n’aurait pas fallu que je reconnaisse.

Si ça arrive, comment il faut réagir?
Mettons que ça m’arrive demain matin, je suis retraité, c’est moins pire que si je me faisais voir en uniforme. Ça se peut que j’ai changé de vie pis que je me tienne tranquille. Quand tu patrouilles en uniforme, c’est là que c’est dangereux, parce que c’est assez dur de dire que t’es pas dans la police.

Tu dis quoi à ta blonde?
Tu la laisses. Tu peux pas faire ça avec une femme pis des enfants. C’est trop long, c’est pas comme si tu faisais ça une semaine ou deux. Tu peux pas cacher ça à ta blonde pendant trois ans… que tu fais une « autre affaire », que tu vis « dans un autre appartement » avec une « autre fake madame ».

Comment tu développes de vrais liens avec les gens?

T’en as quasiment pas. Même ma mère ne savait pas ce que je faisais.

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de te faire une blonde « dans une autre vie »?
Une fréquentation, mais pas une blonde.

Est-ce que c’était dans le but d’obtenir ou d’apprendre quelque chose?
Non, pour le fun. C’est pour ça que ça a duré le temps d’une rose. Le danger, c’est de tomber en amour pour vrai pis d’oublier le but premier de ta mission. Faut mettre les distractions de côté. Le risque est trop grand quand tu deviens intime avec quelqu’un.

Est-ce qu’ils vous apprennent comment vous protéger de ça?
J’ai jamais eu de cours là-dessus. Tu l’apprends sur le tas. Tu gardes tes distances.

Quand tu arrives sur une mission, tu pars avec quoi comme information?
Ça dépend toujours, c’est du cas par cas. Des fois, on laisse ça à ta discrétion, des fois c’est des scénarios préétablis. On t’embarque dans un personnage pis on te dit quoi faire. Mais t’as toujours un bon dossier sur les voisins, les fréquentations du gars, plein d’autres affaires.

À qui on ne devrait jamais faire confiance?
Tu te fies juste à toi. Dans la vie, pis surtout dans ce milieu-là. Tu devrais pas faire confiance à personne. Sur Facebook, oui tu peux mettre des jokes, mais ce que tu manges, où, avec qui, pis où tu vas faire tes commissions l’après-midi, le moins possible.

Est-ce que dans le cadre de ton travail tu as déjà posé des actes illégaux ?
Oui, mais je peux pas te dire jusqu’à quel point. Qui n’a jamais fait des affaires illégales? Boire une bière dans un parc, c’est illégal.

C’est quoi tes outils pour te détacher de ces vies-là et rester sain d’esprit ?
Il faut que tu te trouves des passions en dehors de ça pour essayer d’oublier cette vie-là.

Zoé Lamontagne est sur internet ici et .

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En France, certains dossiers d’opérations d’infitration sont classés « SECRET DÉFENSE », et par exemple, à la Douane française, la lâcheté de François AUVIGNE, un DG énarque et inspecteur des finances, laissera NS 55 DNRED, un des agents infiltrés plus de dix ans en taule, expliquant qu’il n’avait pas à assumer les engagements pris par ses prédécesseurs.  lire
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El sumario de la ‘Operación Oikos’ detalla cómo Carlos Aranda, uno de los líderes de la presunta trama de amaños en Primera y Segunda División, blanqueó abundante dinero procedente del narcotráfico mediante la compra de partidos de fútbol y las apuestas relacionadas con ellos.

Según publica el diario ‘El Mundo’, el beneficio obtenido con el tráfico de drogas era utilizado para pagar a los jugadores a los que se compraba y también para realizar las apuestas que convertían en legal el dinero ilegal.

LEER MAS

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Quelles sont pour vous les solutions qui permettraient de s’attaquer à ces fléaux ?

La première chose essentielle, c’est la prise de conscience du danger que ces produits font courir aux populations. Ils sont présents un peu partout en Afrique de l’Ouest, dans les pharmacies « par terre », des officines informelles qui vendent des médicaments de contrebande et que les autorités tolèrent souvent, car elles permettent aux pauvres d’avoir l’illusion de se soigner. Or il ne s’agit pas de médicaments, mais de poison.

Et même lorsqu’il s’agit de Tramadol – un véritable médicament, lui – son usage sans contrôle est excessivement dangereux.

Une deuxième solution serait de renforcer les services de sécurité en leur permettant de bénéficier des techniques modernes d’investigation, comme les interceptions judiciaires et la surveillance électronique.

Il faut réformer les services de sécurité et les services judiciaires dans le sens de la spécialisation. À un crime organisé spécialisé et professionnel, il faut opposer des policiers, des gendarmes, des douaniers et des magistrats également spécialisés.

Enfin et pour en finir, il faut développer une coopération internationale et transversale.

Pas une coopération de séminaires, avec des déclarations d’intention devant des buffets garnis. Non, il faut des actions efficaces et tangibles.

Les choses commencent à changer et même si la lutte contre le crime organisé a pris beaucoup de retard, je garde espoir. En fait, nous n’avons plus vraiment le choix.

Source

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Il faut voir la vidéo (3′)!

CLIC ICI

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Aviseur International

Et qui nous prouve que les 7 tonnes de cannabis saisies Bd Exelmans ont bien été brûlées ?


L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.

Bien sûr Hélène Crocquevieille, la directrice générale des douanes, avait répondu présente.

Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les «politiques» toujours prêts à se mettre en valeur!

M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.

Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.

Que…

Voir l’article original 61 mots de plus

Il venait de quitter un endroit où la mafia russe commençait à prendre la main sur le trafic en Méditerranée. Précurseur de pas mal de techniques innovantes, aujourd’hui répandues chez les trafiquants, il avait choisi en effet de s’installer dans l’île même de Margarita, point névralgique du départ de la drogue vers l’Europe comme on l’a vu. Repéré bien tardivement, faute au manque de participation évident de la police vénézuélienne avec qui il avait signé cette sorte de pacte de non agression en lui accordant pas loin de 2 millions de dollars pour qu’elle se taise, l’homme est aujourd’hui de nouveau en fuite, ayant réussi paraît-il à s’échapper sur un « petit avion » dont on a peut-être bien retrouvé la trace, impliqué comme il se devait dans un autre trafic decoke… l’affaire aboutissant à nouveau au final en Guinée-Bissau, autre paradis pour trafiquant comme on le sait, et avec la redécouverte d’un autre avion, un jet, qui avait fait en 2009 la une des journaux… un Gulfstream IIB, comme celui par lequel nous avons démarré cette mini-série, comme pour boucler une ronde… sans fin véritable.

Trois affaires sur le dos pour Llorca

Revenons plutôt et encore une fois (la dernière, promis !) à Marbella dans les années 70 (2) car c’est là que tout a débuté, comme on l’a dit à l’épisode précédent, avec un personnage incroyable évoqué, aujourd’hui toujours en fuite, et qui est en fait en quelque sorte le saint patron du trafic entre les Colombiens, la Guyana, les Antilles avec l’île Margarita et les mafieux espagnols ou siciliens. La pierre philosophale du trafic qui perdure depuis 40 ans !!! Son nom, José Manuel Carlos LLorca Rodriguez, (appelé communément Carlos Llorca) était en effet apparu après l’affaire du Libera (cf l’épisode précédent) dans trois gros dossiers compromettants : « l’Operación Malaya », contre la corruption généralisée à Marbella et les constructions incontrôlées qui avaient rapidement tout défiguré là-bas (3). Il faisait aussi dans le béton et c’était un as du genre, versant en douce jusqu’à quatre millions d’euros en commissions à Juan Antonio Roca, l’ancien responsable de l’urbanisme de la municipalité de Marbella (4) ! Rien qu’avec la réhabilitation d’un immeuble à Manresa, il avait empoché 1 100 millions de pesetas (6,6 millions d’euros) !!! Sa société Pharus était alors déjà liée au narcotraficant italien Luigi Protani, impliqué dans le trafic massif de coke comme on l’a vu. Llorca avait ensuite été cité dans l’opération « Ballena Blanca », également contre le blanchiment d’argent, avec comme inculpé Aki Kujala, et dans « l’Operación Troika », où étaient apparus deux mafieux russes – à gauche leurs gros bras-, Gennadi Petrov (ci-dessous à droite), un ancien boxeur (et son gang « Malyshevsky » et Yaznarov (Alexander) Malyshev, à Astapa. Dans ce sens aussi c’était un pionner en quelque sorte : à Marbella, les deux mafieux russes, que jusqu’ici tout opposait violemment, avaient fait la paix des braves, le premier étant le redoutable chef du Gang Tambov. Gennadi Petrov ayant surtout mis un pied en Espagne grâce à ses relations avec la soeur du roi Juan Carlos. Pour The Atlantic, c’est un « gangster de la Méditerranée »… Lors de son arrestation, avaient été saisis 307 000 dollars en espèces, 23 voitures de luxe, et 12 millions d’euros lui appartenant avaient été gelés dans des comptes bancaires. En 2001, Petrov avait acheté un yacht de 3,5 millions d’euros baptisé « Sasha » déclaré valant 700 000 euros mais qui s’était fait redresser de 500 000 par le fisc espagnol qui connaissait son montant réel (5) ! On avait aussi remonté avec lui jusque Michael Rebo, installé à Berlin et spécialiste blanchiment de l’argent du trafic de drogue (6). A l’époque, au sein de la mafia russe, le nom Oleg Deripaska circulait déjà. (7) Juste avant la perquisition, le Monde raconte « qu’à la mi-octobre, l’attention des policiers a été attirée par un incessant va-et-vient de caisses, transportées vers un jet privé stationné sur l’aéroport de Palma de Majorque-Son Sant Joan. Il n’en fallait pas plus pour lancer la perquisition et ordonner la saisie des caisses en partance pour la Russie. » Derispaka qui possède trois jets, des … Gulfstream, mais trois G-550, immatriculés M-ALAY, M-UGIC et le plus ancien, le M-SAWO. A savoir inscrits dans l’île de Man !!

LIRE

(1) revoir les cinq épisodes précédents parus ici (de CCXL à CCXLV, de 240 à 44, celui du jour étant le 245). Une première parution nous avait fait oublier le « L » du chiffrage, pardonnez-nous !

(2) Le premier hôtel de Marbella était une ancienne ferme détenue par une famille d’aristocrates, celle du Marquis d’Ivanrey… dont la famille était allemande d’origine. C’est raconté ici par Christopher Clover, Directeur Général de Panorama Properties, la première agence mobilité du lieu: « C’était en 1946, environ sept ans après la fin de la Guerre Civile espagnole, Marbella était alors un petit village de moins de 10 000 habitants et avec une histoire très intéressante. Au cœur du village se trouvait (encore actuellement) l’ancien château arabe construit au IXe siècle et entouré de ruines romaines qui sont encore visibles aujourd’hui, tout au long de la ville (…) À cette époque, les terrains les plus étendus appartenaient à cinq familles : Juan et Enrique Belón, Juan Lavigne et Juan Lima, toutes originaires de Marbella, Elvira Tallefer et son mari Salvador Guerrero de Málaga (c’est à elle qu’on doit le nom d’Elviria), et Norberto Goizueta de Navarra (l’éventuel fondateur de Guadalmina). La majorité des champs étaient loués et cultivés par des paysans. L’activité économique principale en ce temps-là était l’agriculture et l’extraction minière du fer et du graphite (…) Le premier à promouvoir la ville de Marbella fut le versatile et éclectique aristocrate espagnol Ricardo Soriano Sholtz von Hemensdorff, Marquis d’Ivanrey, qui acheta en1943 la propriété El Rodeo, d’une étendue de 220 000 m2 (22 hectares) à son ami Norberto Goizueto, qui possédait de son côté une immense parcelle de 350 hectares dans la zone. En 1945, Ricardo construisit et ouvrit les portes du premier hôtel de style “motel” américain à Marbella, l’Hôtel El Rodeo, et invita plusieurs de ses amis à visiter la région. En 1946, son neveu, le prince Alfonso von Hohenlohe et le père d’Alfonso, le prince Maximiliano Egon von Hohenlohe-Langenburg, visitèrent Marbella pour la connaître en personne. Le père d’Alfonso était un aristocrate allemand très connu, dont la famille datait du VIe siècle. Sa mère, la marquise de Belvís de las Navas, était également connue en Espagne, et son parrain était le roi d’Espagne, Alfonso XIII. Sa lignée, unie à la vision pionnière de son oncle Ricardo, poussa Alfonso à continuer de promouvoir les idées de son oncle. Autrefois, rejoindre Marbella depuis Malaga prenait deux heures en voiture sur une terrible route côtière à double sens. Alfonso et son père arrivèrent à Marbella dans une vieille Rolls Royce équipée d’un moteur qui, en raison de la pénurie d’essence durant ces années de l’après-guerre, avait été transformé pour fonctionner avec des gaz produits avec du charbon » (Une rolls-Royce à gazogène !!) (…) Ils tombèrent tellement amoureux de Marbella, et spécialement de ce domaine, qu’ils revinrent l’année suivante pour l’acheter. Alfonso et son père construisirent une magnifique maison dans leur nouvelle propriété, et avaient pour habitude d’y inviter leurs amis. La ferme originale de la propriété fut rapidement transformée en un club social en plus de bar-restaurant, qui était fréquenté par les habitants de la région…et c’est ainsi qu’est né le “Marbella Club » (…) . Grâce à Alfonso, son père, sa mère et son oncle Ricardo, une grande quantité de gens visitèrent la zone (et le Marbella Club), et nombreux furent ceux qui ne trouvaient pas de logement. Le flux de visiteurs était tel que, en 1953, Alfonso décida de construire, à côte de la ferme originelle, un petit hôtel de 18 chambres distribuées autour d’un patio central, semblable aux populaires “motels” des États-Unis qu’il avait découverts lors de ces récents voyages. Il décida de l’appeler l’Hôtel Marbella Club. L’hôtel ouvrit ses portes au public en 1954 et attira immédiatement le tourisme de qualité. En 1955, le Comte Rudi von Schönburg, parent d’Alfonso, venait d’obtenir son diplôme à l’université Swiss Hotel Management University de Lausanne, et s’unit à Alfonso comme directeur de l’hôtel. Encore actuellement, le Comte Rudi joue toujours un rôle important au Marbella Club et au sein du Groupe, où on peut le rencontrer chaque jour. » La ferme originelle existe toujours, et a été transformée en restaurant et bar principal de l’Hôtel »… (…) Afonso ne douta pas à inviter toute la jet-set du moment au premier hôtel de luxe de la Costa del Sol. Marbella devint immédiatement l’endroit à la mode de toute l’Europe. Dans les années soixante, de nombreuses célébrités visitaient déjà Marbella et l’Hôtel Marbella Club assez fréquemment. La plupart d’entre elles achetèrent des parcelles pour construire leurs maisons, parfois directement à Alfonso. Parmi ces “grands noms” se trouvait José Banús, qui vint à Marbella en 1962 (l’auteur omet de dire que c’est un poche de Franco) et acquit les terres de l’actuel Puerto Banús et Nueva Andalucía (à cette époque de nombreuses personnes considéraient que sa vision était “détraquée”), Jaime de Mora, Manolo Lapique, Ignacio Coca – fondateur de Los Monteros et du Club de Golf Rio Real – et d’autres grands noms tels que les von Thyssen, Princess von Bismark, la famille Füstenberg, Mel Ferrer et Audrey Hepburn, le Duc et la Duchesse de Windsor, le Prince Rainier de Monaco et Grace Kelly, Ava Gardner, Cary Grant, Laurence Olivier, Guy de Rothschild, Terry von Pantz, Deborah Kerr, Jimmy Stewart, Teddy Kennedy, Jean Negulesco et de nombreux autres… à rappeler que tout se passait alors sous la dictature de Franco ! Dans les années 80, ce sont les émirs qui vont plutôt se pointer : la Famille Royale saoudienne ou Akram Ojjeh, (du Groupe d’entreprises TAG) le Prince Salman, frère du prince héritier Fahad, oui le fils aîné du Prince Fahad, le Prince Faisal Bin Fahd mais aussi Sheik Zayed bin Sultan Al Nahyan, l’Émir d’Abu Dhabi et Président des Émirats Arabes Unis, la famille Marzook venue du Koweït ; Rafic Harriri, (ah tiens voici le Premier Ministre du Liban !) ; le Sheik Kamal Mouaffak Bin Jamil Al Midani, qui finira par racheter le complexe de luxe de Puerto Banús en 1979, bâti au bout du terrain de l’hôtel, sans oublier Adnan Khashoggi , le roi de la fête à l’époque (il est dit qu’il dépensait alors 250 000 dollars par jour !) qui arrivait en DC8 ou à bord de son immense yacht, le Nabila (revendu à Donald Trump !) !!! Sa villa immense, avec zoo et stand de tir, à Marbella s’appelait Al Baraka ! Ci-dessus ses 4 moyens de transport : les yachts Khalida (le plus petit) et le Nabila; son DC-8 particulier (VR-CKA) et un DC-9 immatriculé VR-CKE baptisé « Omaria » avec devant le Hughes 500 destiné à a fille.

Pour le 66e anniversaire du frère de la reine Fabiola de Belgique. on avait compté devant la villa 31 Rolls-Royce. La chanteuse d’opéra coréenne Kimera était venue pousser la chansonnette devant le Cheikh Mohamed Ashmawi, grande figure extravagante du lieu qui voyageait en BAC-111 personnel ou Jetstar. Son gros biréacteur arc-en-ciel VP-CMI à l’intérieur rose (?) a été revendu à des mexicains du Grupo Adelac pour devenir XA-ADC. Il promènera en 2006 l’équipe de NBA des San Antonio Spurs (ici à gauche). Il est devenu ensuite XA-CMG. puis XB-KQL en 2009 et a fini par être stocké à Toluca en 2012 (il y était toujours en 2016). L’homme on le sait, un marchand d’armes, a été mêlé à l’affaire des Contras via l’affairiste Manucher Ghorbanifar et à celle d’ Imelda Marcos, la (riche) veuve du président des Philippines, Ferdinand Marcos. Selon Seymour Hersh, dès 2003, Khashoggi dans un entretien avec Richard Perle, âme damnée des Bush, aurait évoqué, déjà, l’invasion prévue de l’Irak !!!!

(3) dans un long texte dégoté ici, on explique de façon savoureuse cette corruption effrénée lors du mandat surtout de l’ineffable Vicente Gil, proche ami de jeunesse de Franco : « La semaine a été chargée pour le juge Miguel Angel Torres Segura, le jeune magistrat chargé de l’opération «Malaya». Le week-end dernier, les principaux protagonistes de l’affaire, la mairesse de Marbella, Marisol Yagüe, sa députée, Isabel Garcia Marcos, et le consultant en planification de la mairie, considérés comme le cerveau derrière la corruption au sein de l’autorité locale, Juan Antonio Roca, ont tous été interrogés et envoyés en prison sans caution (Roca a écopé de 12 ans de prison et est sorti récemment, le 14 mars 2018 !). Le juge a décrit Yagüe comme une « marionnette », alors que l’homme qui tirait vraiment les ficelles à la mairie de Marbella était Juan Antonio Roca. Alors que le maire – qui, selon des sources, n’a pas exclu la possibilité de démissionner – a été inculpé de corruption, de perversion du cours de la justice et de trafic d’influence, la liste de crimes présumés de Roca comprend tout cela en plus du blanchiment d’argent, de la fraude, de la prix, détournements de fonds et atteintes à l’environnement. (Ce dernier fait référence à sa collection d’animaux exotiques empaillés). Isabel Garcia Marcos, dirigeante de l’opposition socialiste et critique féroce de Jesus Gil avant de rejoindre les anciens « Gilistas »), partage la cellule de Yagüe et est accusée de corruption et de modification des prix .(…). L’opération « Malaya » contient tous les ingrédients du complot d’un feuilleton américain des années quatre-vingt. En fait, les scénaristes auraient probablement trouvé certains détails trop exagérés pour être crédibles. L’idée des deux femmes glamour qui jadis à la barre de la mairie partageaient désormais une cellule dans la prison d’Alhaurín a laissé tout le monde imaginer les dialogues entre ces quatre murs, l’une espérant une visite de son mari de seulement trois semaines et l’autre lorsque les 57 points laissés après une opération de liposuccion récente seraient supprimés. La déléguée principale, Isabel García Marcos, a expliqué une partie des 370 000 euros trouvés en espèces chez elle comme étant des cadeaux de mariage. La famille de la maire de Marisol Yagüe avait précédemment rapporté avoir eu un kyste retiré du dos, mais après de nombreuses spéculations, la nature esthétique de son opération a été révélée. Les similitudes avec un complot « Dynasty » ne s’arrêtent pas là. Il suffit de regarder l’incroyable fortune du prétendu chef, Juan Antonio Roca. Dans l’une de ses nombreuses propriétés, la police a découvert 30 vieilles voitures d’une valeur comprise entre 30 000 et 48 000 euros et un certain nombre de voitures de collection. En outre, 103 chevaux de race pure et 100 taureaux figurent sur la liste, ainsi que de petites demeures seigneuriales, une dans un domaine de Murcie avec son propre héliport et une autre ornée de têtes en peluche de girafes, d’éléphants et de rhinocéros, sans oublier les 275 œuvres d’art. Comparez cela à l’image d’un Roca en faillite qui est arrivé à Marbella à la fin des années 80 dans un Seat Panda. C’était avant qu’il ne soit choisi comme disciple de Jesus Gil, le « parrain » décédé, dont l’ombre plane toujours sur son ancien territoire (réélu 3 fois, et banni après pour 28 ans, il a aussi été pendant 16 ans le dirigeant de de l’Atlético Madrid, tout en ayant les mêmes qualités intellectuelles qu’un Trump aujourd’hui, ce dernier imitant ses frasques, casquette comprise !). La deuxième personnalité féminine, Isabel García Marcos, qui était onze ans le pire ennemi de Jesús Gil, (qui avait fondé on le rappelle le parti GIL… ou Grupo Independiente Liberal) partage maintenant une cellule avec un de ses disciples. « Ce sera la seule zone verte restante à Marbella lorsque vous aurez terminé », a-t-elle déclaré, à Gil, tenant une plante en pot. Elle semble maintenant avoir aidé à accomplir sa prophétie. » Aujourd’hui elle n’est plus loin du compte…

(4) Ça a bien changé depuis en effet… « C’est que le petit cercle des débuts s’est nettement élargi. Pour ne pas dire totalement dissous dans le flot des vacanciers. Reprise économique aidant, ils étaient 7 millions, en 1999, à avoir goûté au sable de ses plages, dont 700 000 pour le seul mois d’août. Cette année, Marbella en attend 8 millions au total. Une véritable explosion! Bien loin de s’en plaindre, la ville fait tout pour entretenir le phénomène. Depuis dix ans, elle inaugure chaque année de nouvelles infrastructures: promenade maritime, ronds-points flambant neufs, trottoirs élargis, parkings en sous-sol et même une autoroute ».

« Voté en mai dernier, avec deux ans de retard, le budget municipal de 1999 a atteint un record de 911 millions de francs. Dont, et c’est révélateur, 50 millions réservés aux seules infrastructures urbaines (aménagement et construction), 16 millions à l’éclairage et 62… à la propreté. Jour et nuit, 500 balayeurs remettent la ville à neuf. Côté sécurité, Marbella n’y va pas, là non plus, de main morte. En plus des 197 agents de la police nationale et des 87 gendarmes, 368 policiers municipaux veillent sans relâche sur les vacanciers. Excès de zèle? Sans doute, mais les touristes en redemandent: le nombre de sociétés de sécurité privées est en plein essor. Ancien para et grand admirateur du général Franco, José Perna Calderon dirige l’une d’elles, Franjus Security. Lancée il y a douze ans avec 7 agents, elle en compte aujourd’hui 374. Ici, on ne plaisante pas avec l’argent du tourisme. « Dernier vestige du «paradis» – très élitiste – d’antan, le

Marbella Club est, finalement, un hôtel comme les autres (ici à droite quelques ratages immobiliers abandonnés). Princes et princesses ont beau peupler la légende de Marbella, la ville ne leur appartient plus. Le parfum du jasmin a fait place à d’autres odeurs, moins subtiles, mêlées d’huile solaire, d’essence et d’argent sale. Ses nouveaux princes roulent en coupé Mercedes. «La ville est toujours un paradis, mais d’abord celui des investisseurs!» ironise José A. Nieto, président de l’association des professionnels du tourisme de Marbella. » Ci-contre, Marbella aujourd’hui : à gauche la villa du tycoon norvégien John Fredriksen devenu chypriote pour payer moins d’impôts, le roi du pétrole, le dirigeant de la plus grande flotte mondiale de pétroliers. C’est la 71 eme fortune mondiale avec 14,3 milliards de dollars !

(5) Selon le New-Yorker, « À un moment donné, Petrov a appelé un haut responsable de la justice à Moscou pour se plaindre de ce qu’un chantier naval russe avait pris du retard dans la construction du nouveau yacht commandé par Petrov. Selon un compte rendu espagnol confidentiel de la conversation, le responsable russe a promis d’aller voir le constructeur de navires avec certains de ses « garçons » et de lui montrer « beaucoup d’affection ». Quelques jours plus tard, une autre écoute électronique espagnole a surpris deux associés de Petrov en train de rire. Comment ça, les forces de sécurité auraient laissé le constructeur de navires se faire terroriser ? Le yacht était de retour à l’heure. Lors de centaines d’appels téléphoniques interceptés au cours de l’année précédant l’arrestation de Petrov en 2008, les enquêteurs espagnols ont écouté le chef de la mafia bavarder avec de puissants hommes d’affaires, des criminels notoires et des hauts responsables du gouvernement de Vladimir Poutine. Au cours d’un voyage en Russie, Petrov a appelé son fils pour lui dire qu’il venait de rencontrer un homme qui se révélait être le ministre russe de la Défense, et pour annoncer qu’ils avaient réglé un accord foncier, la vente d’avions et un stratagème. pour investir dans des entreprises énergétiques russes. « Voulez-vous rejoindre le gouvernement? », A raconté un blagueur à Petrov lors d’une conversation suivie par des enquêteurs espagnols. « J’ai acheté une valise pour stocker tous les pots-de-vin que vous obtiendrez. » Petrov semblait apprécier l’ironie, mais se disait très satisfait du contrôle politique continu de Poutine ».

(6) la puissante Mafia russe inquiétait très sérieusement les espagnols et à juste raison, car elle touchait directement au sommet du pouvoir russe : « dans une rencontre à Londres avec le procureur anti-mafia espagnol José Grinda, Litvinenko a affirmé que les mafias russes, à l’instar de leurs oligarques, étaient presque organiquement liées à l’État. Le système de favoritisme en vertu duquel les deux parties avaient pris racine dans une alliance que Poutine et d’autres anciens combattants du KGB avaient établie avec des personnalités de la pègre à Saint-Pétersbourg, au début de sa carrière politique, a déclaré Litvinenko. Le partenariat avait évolué à mesure que Poutine consolidait son pouvoir et que les criminels russes élargissaient leur portée. « La théorie de Litvinenko était que Poutine et les services de renseignement ont pris le contrôle des groupes criminels, les ont manipulés et assimilés », a déclaré Grinda dans une interview. Grinda, un bourreau de travail barbu avec un sens de l’humour aride, a persuadé Litvinenko de témoigner contre les truands en Espagne. Mais seulement quelques mois plus tard, le témoin potentiel a été témoin de la mort presque angoissante, après avoir été empoisonné par des matières radioactives, introduite chez lui par deux hommes soupçonnés d’avoir été embauchés par le FSB. Une enquête britannique a par la suite conclu que l’opération avait probablement été approuvée par Poutine lui-même, en représailles des accusations de Litvinenko contre des responsables russes et de sa coopération avec les services de renseignement britanniques et espagnols. Des photographies de journaux de l’ancien espion cadavérique, regardant de son lit d’hôpital, ont secoué les Espagnols. Mais la preuve qu’il aurait pu être tué sur ordre du gouvernement russe a donné une nouvelle crédibilité à leur travail ».

(7) cité dans l’enquête de Mueller sur les agissements des russes avec Trump… le deux personnes en cause étant Adam Waldman, l’envoyé d’Oleg Deripaska, chez qui Manafort travaillait. Waldman étant en même temps le conseiller de Sergei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, inamovible depuis 2004. L’enquête de Mueller vient de se clore, mais les investigations montrent bien que des contacts ont eu lieu avant les élections. Trump s’est réjoui un peu vite des résultats, il semble bien, car c’est son patrimoine dont on va désormais parler, ou de ses dissimulations d’impôts ou de ses faillites à répétition…

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La consommation de cocaïne est devenue un véritable fléau en France.

Le nombre d’intoxications et de décès a doublé au cours des deux dernières années. 2,2 millions de Français en ont déjà consommé. 450 000 le font régulièrement.

A l’autre bout de la chaîne, il y a les producteurs, essentiellement basés en Amérique du Sud. Des cartels hors la loi, qui fonctionnent comme des multinationales.

LIRE

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Opération d’inflitration Date Marchandise Quantité saisie COMMENTAIRES
Mai-Juin 88
NATAJAK cannabis marocain 300kg + Sloop de 16m Saisie Douane française
Premier contact avec Michel charasse à Bercy pour rendez-vous
G.A.L. Premier contact avec l’organisation – Photos transmises
ALTAÎR cannabis marocain 300 kg La douane n’est pas intervenue
MOYER cannabis marocain 3 tonnes et 1 voilier Saisie par HM Customs-excise
MIKADO cannabis marocain 2 tonnes sur  voilier « banana split » Saisie par HM Customs-excise
Première réunion avec Charasse et Comolli à BERCY
GASTON cannabis marocain 200 kg et 1 voilier Saisie par SVA
ARCO-IRIS cocaïne 150 kg et 1 bateau de pêche Saisie Guardia Civil
HALIFAX cannabis afghan Pas vu
1989
INDIGO

Sottogrande

cannabis marocain saisie partielle des 600kg transportés Solde du financement du Motor/Yacht WINDARRA
BRIGANTINE cannabis marocain 1 tonne et 1 voilier Saisie par Autorités portugaises
DAUDET-FERRAN – GAL Équipe protégée par commissaire Ricardo Kohl d’Estepona
PÊCHE Alicante cannabis marocain 800 kg et bateau de pêcheur Douaniers ripoux du SVA arrêtés suite fréquences radio SSB du SVA  communiquées aux narcos
GOLDEN SUNSET cannabis marocain 3.000 KG Pas de surveillance ce jour là
Bryan PRICE cannabis marocain 600 kg Saisie SVA
HALIFAX 2 cannabis marocain 300 KG Pas vu par les Canadiens
FUMÉE NOIRE cannabis marocain 1.000 KG Pas vu par la Douane, tous les avions en GV en même temps; le seul dispo était à Nice pour transporter Michel Charasse au GP de Monaco

Restaurant

Saint Georges

1990

 

Financement, équipement et le douanier Francis Geoffroy

WINDARRA

avec

SERVICES allemands + SVA

cannabis marocain saisie partielle de 800 kg Cafouillage du SVA et investigations en Allemagne
BACARDI cannabis marocain 600 kg Pas vu
Opération de LYON cannabis marocain Enlèvement d’1 tonne au Maroc Engagement de Michel Ribatet, chef d’Echelon DNRED Lyon de verser à Marc FIEVET la somme de 1,000,000 F
LYON cannabis marocain 1 tonne
Port la Nouvelle cannabis Chargement d’un petit camion loué par la DNRED

DNRED – rue du Louvre

 

 

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Gérard RIVIÈRE

 

 

 

 

Préparation

Reçu 500.000 F sur 1 million promis – Reçu signé et récupéré par Gérard Estavoyer et G.Bastien

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Remorqueur « Le Vaillant »

Big John (Sottogrande) Préparation Motor Yacht « Golden Sunset »
INDIGO

Gibraltar

600 kg INFILTRATION de 3 officiers du HM Customs.

Livraison Bobby Mills

HALIFAX cannabis marocain 1.200 KG Pas vu par les Canadiens
JOUGUET-JOFI cannabis 800 KG Pas vu par les Canadiens
1991
SCARAB cannabis marocain 500 kg et Speedboat Speedboat Fuengirola
Anne-Liese (Amsterdam) cannabis marocain 3,5 tonnes + Bateau Anne-Liese  Saisie par Police
De GROOT (Amsterdam) Préparation Achat du MELOR – financement Douane Française à 50% (Argent déposé par Lesquert et Capitaine à Anvers) et argent de narcos anglais à 50% sorti par John Short – Customs officer
1992
Camion

FH12-VOLVO

cannabis marocain 6 tonnes Pas contrôlè au Perthus!

Saisie effectuée par la Police à Neuilly

A/R Caraïbes avec MELOR

DUBLIN

cocaïne IRA et narcos
SCHIPOL-ROTTERDAM IRA et narcos
CLAUDINE cocaïne 1 tonne Plusieurs journées en Écosse avec John Hector du HM Customs et Marc Lerestre, attaché douanier à Londres

IRA et narcos

Sept 92
DUBAÏ cannabis afghan 15 tonnes Préparation avec John Short
Herbe de la Jamaïque 8 tonnes Préparation avec John Short
1993
BRINDISI Cannabis  1.600 KG Début infiltration Locatelli
CAGLIARI Cannabis 2.400 KG Refus de C.Gatard de faire saisir les 2 tonnes de cannabis sur MELOR
ALMEER III Résine de cannabis afghan 15.000 KG Marchandise jetée à la mer
ROTTERDAM

BARCELONE

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DJIBOUTI

Acquisition Poseidon  Signalement à Gatard et Lesquert à Barcelone.

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Escale MELOR pour enlèvement 32 tonnes

Hôtel Meurice Meeting avec Graham – Financier des 80 tonnes de cannabis afghan Refus d’agir décidé par Joseph Le Luarn – DI DNRED
Hôtel Concorde Lafayette – PARIS Réunion avec Joseph Le Luarn et Gatard: opération 10 tonnes de cocaïne sur Corse et blanchiment prévu de 2 millions de dollars par l’ex DG WEBER
Brunswick Canada 30/10/1993 cannabis afghan Opération BELT* Signalement effectué à Jean Paul Garcia – Douane Française -Madrid
CANBERRA (UK) 03/11/1993 cannabis afghan 5 tonnes Saisies par HM Customs-excise
POSEIDON cannabis marocain 6 tonnes Saisie et arraisonnement à 1000 milles de l’Angleterre
*BELT résine de cannabis afghan 27 tonnes Saisies par Autorités canadiennes
JERSEY
Janvier 1994
Hervé Maignier, divisionnaire DNRED, rencontre la douane de Jersey à Jersey et fait noircir ma photo sur mon passeport Charles Henri de Bossieu, le propriétaire du « Sea Harmony »
PACIFICO 22/02/1994 cocaïne 5,4 tonnes Saisie après poursuite par navire militaire canadien et bidonnage du « plotter » pour pouvoir saisir le  cargo Pacifico.
Opération DINERO

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FRANCE

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BASTILLE

Nombreuses réunions avec le DEA de Paris et Rome à Paris, La Baule, Nantes et l’Ambassade américaine

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Meeting avec Puyanet, le DI DNRED et Gatard pour faire charger 1 tonne de cocaïne sur le M/Y « Sea Harmony »…

TOTAL

des

signalements

ayant entrainés saisies

Plus de

110 Tonnes

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Conclusions

Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…

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J.L Viala

Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.

P.M Duhamel

 

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Le DI Puyanet m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.

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Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O.Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.

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Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:

« CHARASSE M’A LACHÉ« 

paru dans « le Parisien »

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Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!

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Le DG François Mongin n’a rien fait!

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Résultat

 

3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules

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Jérôme Fournel a fait manipuler les faits  pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.

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La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!

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Et le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE« 

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Málaga, Europa Press

La Guardia Civil, dentro de su lucha contra el narcotráfico en las costas de Andalucía, ha desmantelado una organización criminal dedicada a introducir grandes cantidades de hachís en la península y han detenido a los 51 integrantes de la organización.

Así, han recordado que en el pasado otoño la Guardia Civil tuvo conocimiento que una organización dedicada al tráfico de hachís a gran escala, conocido como la del ‘Mosquito’, debido a la presión de la Benemérita en las costas de Cádiz, podría estar realizando sus actividades ilegales en provincias limítrofes.

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Trece narcos que traficaron con 5.000 kg de hachís, valorado en 6,8 millones de euros, evitan entrar en prisión al pactar una multa de cinco millones de euros, lo que no se sabe es si ese dinero proviene igualmente del narcotráfico.

Fuentes judiciales han explicado a Efe que las partes han acordado una pena de cárcel de un año y 11 meses para cada uno de los acusados por delitos contra la salud pública pero, como solo uno de ellos tiene antecedentes criminales, ninguno ingresará en prisión.

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La Guardia Civil et la Police nationale ont saisi 400 kilos de cocaïne dans un Cessna « Grand Caravan » à l’aéroport de Fuerteventura.

La drogue a été découverte lorsque les autorités de l’aéroport ont signalé que les passagers de cet avion n’avaient pas satisfait aux formalités d’arrivée.

L’enquête est en cours….

 

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Una avioneta con 400 kilos de cocaína aterrizó en el aeropuerto de Fuerteventura y la Guardia Civil busca ahora a los ocupantes de la aeronave.

La cocaína fue encontrada en el interior de la aeronave, después de que los ocupantes de la avioneta no entregaron la documentación necesaria tras tomar tierra.

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DNRED 🇫🇷 (Douane française): la controverse, quand Christian Gatard contredit l’administrateur Michel Baron

Publié: 23 mars 2019 par Marc Fievet dans 36, Albanie, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, ASIE, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, CELTIC, Ceuta, Colombie, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Italie, Justice, Maroc, Moyen-Orient, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Pakistan, Police, Policia, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, Venezuela
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Il y a le film et… la réalité!

« Gibraltar » : l’auteur du livre rétablit SA vérité.
lundi 3 février 2014 – 18h00
L’auteur du livre et protagoniste des faits qui ont inspiré le film « Gibraltar », écrit par Abdel Raouf Dafri et réalisé par Julien Leclercq, a tenu à répondre aux propos des deux hommes, tenus sur le site ALLOCINE.
© Mika Cotellon / SND 

Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :

« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? 

Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »

Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »

« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».

« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.

Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »

En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.

Marc Fievet

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A VOIR EGALEMENT
Trop cher de montrer un acteur jouant le ministre Michel Charasse recevant Marc Duval!
Mais pourtant, Julien Leclercq va créer une scène pour y faire tourner sa compagne…Là ça ne devait sans doute rien couter…Mais ça n’apportait rien au film!
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En 2015, excédée des succès de François Thierry dans la lutte contre le trafic de drogue, la DNRED et ses plus fins limiers passèrent à l’action pour saisir quelques camionnettes lestées au cannabis.

En provenance d’Estepona, petite ville andalouse située entre Marbella et Gibraltar, et bien connue de la DNRED qui y avait été copropriétaire d’un restaurant avec Marc Fievet Aka NS 55, la marchandise illicite attendait sagement sa distribution bd Exelmans à Paris.

Taper en plein Paris une telle quantité de hachis mérita même les honneurs d’une visite présidentielle au siège de la DNRED en présence de la DG Hélène Crocquevieille et du DOD Erwan Guilmin, aujourd’hui ‘chargé de mission au secrétariat général des ministères financiers’.

Tous étaient aux anges…n’imaginant pas le retour de bâton qui s’en suivrait dans les mois à venir, découvrant alors les exploits douaniers qui n’avaient rien à envier aux exploits policiers.

Aujourd’hui, dans ce bal des maudits, on constate mois après mois que la lenteur de la justice française bat des records, permettant à l’opinion publique d’oublier les faits.

Merci à Libération de nous rafraîchir la memoire, puisque les principaux protagonistes viennent à nouveau d’être mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs« , « complicité de trafic de stupéfiants » et « faux en écriture publique« …pas moins, par les juges d’instruction lyonnais Michel Noyer et Marc-Emmanuel Gounot qui soupçonnent l’existence d’un«système organisé» ayant permis l’importation de quantités astronomiques de drogue sur le territoire français. Pour l’instant ce ne sont que des soupçons….

Et pourtant, tout avait si bien commencé!

Pour Sofiane Hambli, tout allait bien depuis qu’il avait été discrètement recruté dans sa prison espagnole par François Thierry.

Rentré en France et incarcéré à Nancy, pour purger alors une peine de dix-huit ans, qui sera réduite à quatre ans et demi pour bons et loyaux services. Vous avez bien lu…remise de peine de 75%!

La justice sait parfois se montrer aménageante.

Faudra m’expliquer pourquoi la Douane française n’a pas su arranger la situation de Marc Fievet et l’a laissé pourrir en taule. Certes la responsabilité d’un DG de la Douane, l’inspecteur des finances énarque François Auvigne…est engagée, mais pas que ! Les administrateurs conseillers de Montreuil n’ont rien fait non plus, allant jusqu’à réécrire l’histoire, comme l’a fait l’administrateur Michel Baron en refusant de prendre en compte le témoignage de Christian Gatard.

Mais revenons aux protagonistes de l’opération Myrmidon, en lisant l’article d’Emmanuel Fansten qui paraît dans Libération et qui nous éclaire un peu plus encore sur les exploits de l’OCRTIS et de la haute hiérarchie policière. (clic sur Libé )

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Première partie

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Deuxième partie

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Même après une peine définitive, il y a de l’espoir, du moins en Italie.

Claudio Pasquale Locatelli, alias Mario de Madrid, 66 ans, né à Almenno San Bartolomeo était au moins jusque dans les années 90 considéré comme l’un des principaux trafiquants internationaux, un trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Europe.

En 2015, il a été extradé vers l’Italie à la suite d’une enquête considérée définitive sur le trafic de drogue entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, sur la base d’une peine prononcée en 2012 de 26 ans de prison et il est incarcéré à la prison de Spoleto.

La prison de Spoleto

Après l’extradition, l’avocat de Mario de Madrid, le sicilien Vito Felici, avait ouvert un incident d’exécution, d’abord devant un tribunal de Milan, puis en cassation.

Un recours pour s’opposer à l’application de la peine puisque le prévenu, alors en fuite en Espagne, ne pouvait se défendre car ses avocats n’étaient pas informés de la procédure en cours.

Le château de Spoleto

La peine définitive de 26 ans d’emprisonnement pour 12 domaines d’inculpation différents, à donc été annulée pour une erreur bureaucratique, un défaut de notification dont seuls les magistrats en ont la responsabilité.

Il attend de sortir de la prison de Spoleto.

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Six ans après la saisie spectaculaire de 680 kilos de cocaïne sur un tarmac de Punta Cana en République Dominicaine, suivie de multiples rebondissements, le procès de neuf accusés s’ouvre ce lundi à Aix-en-Provence.

LIRE PLUS et vidéo

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/18/01016-20190218ARTFIG00034-l-affaire-air-cocaine-arrive-ce-lundi-devant-les-juges-francais.php

https://www.nouvelobs.com/justice/20190215.OBS0272/la-tentaculaire-affaire-air-cocaine-devant-la-justice.html

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/air-cocaine-le-sulfureux-casting-d-un-proces-hors-norme_2062750.html

https://www.lci.fr/justice/air-cocaine-a-l-heure-du-proces-retour-sur-cette-affaire-spectaculaire-2113217.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/18/au-proces-air-cocaine-l-etonnant-casting-accuse-d-importation-massive-de-drogue_5424741_3224.html

https://www.ledauphine.com/faits-divers/2019/02/18/justice-air-cocaine-le-proces-s-ouvre-ce-lundi-a-aix-en-provence

https://www.letelegramme.fr/monde/trafic-de-drogue-le-proces-air-cocaine-debute-ce-lundi-a-aix-en-provence-18-02-2019-12211543.php

https://ns55dnred.wordpress.com/2019/02/17/france-🇫🇷-proces-immediat-pour-le-vol-air-cocaine-en-provenance-de-saint-domingue-liberation/

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Le procès d’Air Cocaïne s’ouvre ce lundi à Paris avec neuf hommes sur le banc des accusés.

Parmi eux, le Stéphanois Ali Bouchareb, un petit caïd qui s’est hissé au hit-parade des stups.

LIRE

https://www.lyoncapitale.fr/actualite/air-cocaine-le-fantome-stephanois-de-la-coke/

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Agentes de la Policía Nacional, dentro de la denominada ‘Operación Coro’, realizada en el marco del plan antidroga de la provincia de Cádiz, han detenido en el término municipal de Barbate a cuatro personas como presuntos autores de los delitos contra la salud pública y pertenencia a organización criminal. Los detenidos fueron sorprendidos en una playa de Zahora cuando estaban realizando un alijo de hachís.

En total se aprehendieron cincuenta y cinco fardos que arrojaron un peso total de 2.000 kilos y en cuyo interior también se hallaron pequeñas ‘bellotas’ envasadas con su logotipo y preparadas para su venta.

Leer mas

https://m.diariodecadiz.es/provincia/Policia-Nacional-interviene-Faro-Trafalgar_0_1328267483.html

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L’Etat espagnol, récemment affranchi du franquisme, donne carte blanche aux services de police pour traquer les etarras.

Ainsi naît le GAL (Groupement Antiterroriste de Libération), organisation informelle composée de mercenaires. Pour la première fois, un recruteur du GAL et un homme de main témoignent de leurs missions.

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