Archives de la catégorie ‘SERVICES FRANCAIS’

Dans ce film sont présentées les vidéos de biens immobiliers haut de gamme qui se trouvent en France et sont décrits les schémas de blanchiment d’argent qui ont été volé à la Russie par des anciens mafieux qui ,n’ont pas pris que l’industrie nationale mais aussi des entreprises dans plusieurs pays de l’Union Européenne.

Iskander Makhmudov

Andreï Bokarev

Les noms d’Iskander Makhmudov et d’Andreï Bokarev sont indissociablement liés à la mafia d’Izmaïlovo. Des enquêtes ont été menées sur les membres de ces groupes criminels dans un certain nombre de pays d’Europe. Iskander Makhmudov lui-même est accusé de blanchiment d’argent en Espagne.

Les capitaux d’Iskander Makhmudov, d’Andreï Bokarev et d’autres propriétaires  d’UGMK sont liés au crime organisé et aux chefs de clans, comme le montre l’étude des schémas de transfert et de répartition d’argent sale dans le monde entier. C’est à travers ces schémas qu’a été consolidée la société minière UGMK.

Aujourd’hui encore, on peut trouver trace de ces éléments criminels dans les structures qui contrôlent KouzbassRazRezUgol, ainsi que dans les nombreuses sociétés qui, aujourd’hui encore, fonctionnent en Europe et appartiennent à UGMK.

Voici comment cela a été.

En 2002 l’entreprise anglaise Rotex Industrial Ltd a acheté une partie d’action à UGMK. Cette entreprise appartient à deux fonds panaméens: Freeworld Development Foundation et National Consulting Foundation, eux-mêmes liés à une importante quantité d’opérations financières douteuses avec des directeurs fictifs : la fuite des actifs de la famille de l’ancien président ukrainien Ianoukovitch hors d’Ukraine, les détournements de fonds sous forme de remboursements de crédits d’impôts sur lesquels enquêtait Sergueï Magnitsky… Pour comprendre l’ampleur des détournements, il suffit de taper dans n’importe quel moteur de recherche les noms de leurs directeurs fictifs issus de la banque lettone Parex Bank : Stan Gorine, Erik Vanagels, Youri Vitman. C’est à travers ce système qu’en échange d’actions d’UGMK l’argent est renvoyé en Russie, et les entreprises de holding se consolident à base de cet argent.

Ensuite les actions appartenant à Rotexindustrial Ltd se retrouvent dans la société Alpin Group. C’est encore un groupe qui appartient au système de financement de la mafia d’Izmaïlovo. A travers ce système il y avait du financement de l’import de volaille congelée en Russie qui se réalisait avec une participation de «Soyouz Kontract». Or «SoyouzKontract» appartenait à Mikhaïl Tchiorny, Iskander Makhmudov, Oleg Deripaska ainsi qu’à un des chefs de la mafia d’Izmaïlovo, Sergueï Popov. Aujourd’hui Alpin group appartient directement à UGMK et il est la partie du schéma à travers duquel Iskander Makhmudov et l’entreprise prennent possession de dizaine d’usines d’industrie des métaux en Europe.

Les mêmes dirigeants de l’Alpin Group et de la société Umcor contrôlent l’usine métallurgique MontanwerkeBrixleggAktiengesellschaft en Autriche, plusieurs entreprises qui produisent du câble. Il y a aussi Gindre Group, un groupe de sociétés françaises qui appartient à Alpin Group. Gindre Group est une holding internationale, engagée dans la production de produits en cuivre. De plus, l’apparition de certaines entreprises de cet holding fait penser que cela est une forme vide à travers duquel du produits d’UGMK se livrent sous le couvert de matières premières pour éviter des taxes. Un des témoins-clés dans les enquêtes espagnoles et allemandes sur la mafia d’Izmaïlovo est a raconté en détail comment circulait l’argent sale à travers les sociétés de Makhmudov et Bokarev. Sous cette personne, il existe deux flux. Le premier flux, c’est l’argent obtenu de l’activité criminelle de la mafia d’Izmaïlovo, en particulier issu du racket, des casinos, de la prostitution, etc. Il y a aussi un second flux financier : Grâce au réseau des sociétés européennes d’UGMK et de KouzbassRazRezUgol, la bande de Tchiorny concentre en Europe les bénéfices liés à l’export des ressources naturelles russes afin de les répartir entre les chefs de bande.  Ainsi, le chef de la mafia d’Izmaïlovo Anton Malevski contrôlait avec Iskander Makhmudov la société de trading autrichienne KRUTrade, où était concentré le produit de la vente du combustible russe.

Les propriétaires d’UGMK ont acquis d’autres sociétés européennes comme par exemple l’usine aéronautique Aircraft Industries. L’histoire de l’acquisition de cette usine est tragique. Tout a commencé en juin 2008, lorsque UGMK achète un paquet de contrôle de cette société. En octobre 2008 Pavel Moussela l’un des copropriétaires de cette usine tombe pendant la chasse, perd ses facultés mentales et est déclaré irresponsable. En 2011, le frère de Pavel Moussela, Karel, prend en otage tout le conseil d’administration, y compris les représentants de UGMK, Vladimir Kolotouchkine et Oleg Melioukhov. Le preneur d’otage tue deux membres tchèques du conseil puis se donne la mort. Deux ans plus tard UGMK est déjà seul propriétaire de cette société. En 2013, il regroupe100% des actions d’Aircraft Industries.

L’empire financier d’Iskander Makhmudov, d’Andreï Bokarev et des autres propriétaires d’UGMK s’étend sur plus de 10 pays de l’Union Européenne, mais c’est en France qu’ils ont préféré s’installer. Ici, Iskander Makhmudov possède deux châteaux avec plusieurs hectares de terres: un sur la Côte d’Azur, l’autre à Soing, en Sologne, région connue pour la chasse.

Andreï Bokarev a un appartement à Paris. Lui aussi à deux maisons près de Saint-Tropez, non loin de la propriété d’Iskander Makhmudov. Un peu plus au sud, sur la Côte d’Azur, à côté de Cannes, se trouvent les maisons de deux autres hauts dirigeants d’UGMK : Igor Koudriachine et Edouard Tchoukhlebov.

Juste quelques dizaines de kilomètres au sud — en Italie –  Makhmudov est propriétaire d’un yacht dénommé Predator.

C’est ainsi que vivent les complices de la mafia d’Izmaïlovo.

C’est ainsi qu’Iskander Makhmudov et Andreï Bokarev sont devenus propriétaires de dizaines de sociétés à travers l’Europe, et se sont emparés de géants russes du charbon, de la métallurgie, etc.

Ils remplacent les Timchenko, Rottenberg, rachètent leurs actifs pour les détourner des sanctions.

C’est ainsi que sont apparus des super-nouveaux russes.

Issus des années 90, ils sont aujourd’hui les principaux entrepreneurs d’Etat de la Russie.

 Plan de structures affiliées à UGMK et à ses propriétaires en Europe

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Légende :

  • Flèches violettes — direction directe
  • Flèches violettes en pointillés — la direction à travers des entreprises qui ne sont pas indiquées dans le schéma
  • Flèches noirs — biens immobiliers
  • Flèches rouges — direction directe personnelle Flèche verte — transfert d’actions ou d’argent
  • Flèche jaune en pointillés — cadres supérieurs
  • Les objets dans les cadres noirs — entreprises fermées
  • Les objets dans les cadres verts — biens immobiliers
  • Les objets blancs dans les cadres bleus — les sociétés extraterritoriales qui se trouvent en dehors de l’Europe
*Les schémas liés à l’entreprise *Transmashholding* ne sont pas présentés dans le plan
**De nombreuses entreprises situées à Chypre à travers lesquelles s’effectue la possession d’un certain nombre d’entreprises de UGMK, ne sont pas présentées dans le plan.
 
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La propriété française des propriétaires de UGMK

Iskander Makhmudov

ECOSSAISE PROPERTY SCI

ECOSSAISE PROPERTY SCI (перевод денег)

ECOSSAISE PROPERTY SCI-2

LES PINS PROPERTY SCI

LES TESNIERES PROPERTY SCI-I

MENARS PROPERTY SCI

Andrey Bokarev 

IMMOBILIER ALBERT 1ER SCI

SCI SERENITY CAPITAL

SCI SERENITY CAPITAL (money transfert)

CASA LEA II PROPERTY SCI

BEL’OMBRE SCI

BEL’OMBRE SCI (transfert of 30 millions Euro)

Igor Kudryashkin

PRO ARTE

Eduard Chukhlebov

SIRENA

VERTINALE SERVICES

SOURCE

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Fin mars 2012, Gilbert Gabayet, dit « Gab’ »ou « le père Gab » pour les intimes, avait été mis en examen et écroué après la découverte d’un impressionnant arsenal, tout près de chez lui, à Tramoyes (Ain).

À l’intérieur, une trentaine d’armes de tous calibres, des pistolets, des revolvers, fusils et quelques Kalachnikov. Des grenades aussi et quelques kilos d’explosifs sans compter quatre puissantes berlines, dont deux BMX6, la présence de mallettes radio, idéales pour brouiller les ondes policières. De mémoire policière, on n’avait plus vu ça depuis la découverte d’une estafette Renault bourrée de matériels, en août 1971 à Bourg-en-Bresse, révélant la puissance de feu du « gang des Lyonnais ».

René Nivois

Dans le temps, le père Gab faisait-il parti du clan Nivois? En tous cas, les regards s’étaient tournés  vers lui lorsqu’un camion chargé de drogue se perdait dans le brouillard des Dombes, au début des années 2000.

Mais aujourd’hui, tous ces anciens ne tiennent plus le biz », comme le confirma  René Nivois,  un pionnier du trafic de cannabis qui a écopé en 2003 d’un non-lieu aux assises de Toulouse pour un trafic portant sur des tonnes de hasch. Toulouse, Oh Toulouse!

La rumeur, c’est terrible!

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Les douanes et les forces de l’ordre ont opéré deux saisies distinctes de belle importance.

Un ressortissant allemand a ainsi été arrêté sur l’A 75 en possession de cent kilos d’herbe de cannabis qu’il avait dissimulés dans son camping-car.

Ce même week-end, c’est un ressortissant polonais qui a été interpellé à Creyssels par les douaniers. Il transportait dans sa Chrysler 20 kilos d’herbe de cannabis.

source et plus

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Jacques Mariani, figure du banditisme corse, incarcéré aux Baumettes de Marseille, est convoqué avec quatre autres personnes, Aurélie Merlini, régulièrement associée à des dossiers liés au banditisme méridional et également détenue aux Baumettes, et trois autres prévenus non détenus devant le tribunal correctionnel de Bastia le 15 janvier 2019 pour une affaire de vol d’huiles essentielles, a précisé à l’AFP Caroline Tharot, procureur de la République à Bastia.

« Il y a eu des développements en Haute-Corse« , a-t-elle ajouté pour expliquer cette comparution en Corse, sur convocation par officier de police judiciaire.

Selon La Provence, qui a révélé l’affaire, le vol a eu lieu en 2016 et le préjudice est estimé à 300.000 euros. Jacques Mariani et Aurélie Merlini ont été placés en garde à vue mardi dans les locaux de la police judiciaire de Marseille. Aurélie Merlini, 33 ans, fille de l’ex-braqueur de la « Dream Team » Daniel Merlini, abattu en 2010, avait été condamnée à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Lyon en avril 2016, avec des membres du milieu corso-marseillais, dans une affaire de cache d’armes.

Le 29 octobre 2012 elle avait été victime d’une tentative de règlement de comptes à Peyrolles-en-Provence (Bouches-du-Rhône). 

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C’était quoi la Dream Team?

La Dream Team est le surnom d’une équipe supposée de braqueurs chevronnés des années 1990. C’est Daniel Bellanger, un de ses membres supposés qui aurait trouvé ce surnom en 2000, en hommage à la célèbre équipe américaine de basket-ball qui a dominé les Jeux Olympiques de Barcelone en 19921. Un film est en préparation sur la saga de la Dream Team, long métrage produit par Avalanche Productions, une société de production ayant produit le film Go Fast.

 

Karim Maloumet et Daniel Bellanger – Photo Mathieu Zazzo

Composition de l’équipe supposée

  • Daniel Bellanger, né en 1957 à Limoges, dit « le Grand Daniel »
  • Christian Oraison, né en 1955 à Manosque, dit « le Grand Blond » – abattu le 3 août 2008 à Manosque
  • Michel Crutel, né le 24 avril 1955 à Drancy, dit « Michel le Militaire »
  • Daniel Merlini, né en 1959 à Marseille, dit « le Petit »
  • Karim Maloum, né en 1953 à Paris, dit « le Gros »
  • Jean-Jacques Naudo, né en 1959 à Perpignan, dit « la Fripouille »
  • Bruno Celini, né en 1953 à Villejuif, dit « Nono » décédé en 20142.
  • Gérard Allain, né en 1947 à Paris, dit « Citron »
  • Antonio Santoro, italien dit « le Banquier »

D’après un rapport de la police française, l’équipe s’organisait autour de trois chefs, à savoir Daniel Bellanger, Christian Oraison et Michel Crutel, tous fichés au grand banditisme, de « soldats », confinés aux tâches opérationnelles, et d’un financier pour le blanchiment d’argent3.

Parcours criminel

L’attaque de l’airbus à Perpignan

Le 13 août 1996, un Airbus A320 en provenance de Paris atterrit à l’aéroport de Perpignan. Alors qu’il roule sur le tarmac, deux voitures s’arrêtent devant l’avion et des hommes cagoulés tirent en l’air à l’arme automatique. Deux braqueurs déploient ensuite une banderole à l’adresse du commandant de bord « C’est un hold-up, coupe le moteur et ouvre la soute ». Il obéit. Les braqueurs s’exécutent et repartent avec deux gros sacs de plusieurs kilos, pris dans la soute. Montant du butin, près de 4 millions de francs pour une opération de 2 minutes trente4. La police découvrira plus tard les voitures utilisées par les braqueurs abandonnées dans un parking à Argelès-sur-Mer. Lors des investigations, plusieurs prélèvements ADN seront pris sur une cigarette et une casquette abandonnées dans l’une des voitures. Jean-Jacques Naudo, un des membres présumés de l’équipe sera mis en examen pour cette affaire en mars 2010, mais laissé en liberté5. Ce braquage est imputé officiellement à la Dream Team par des rapports policiers et de magistrats. Cependant, aucune preuve n’accusera le reste de l’équipe3.

Une série d’attaques réussies

Le 18 décembre 1996, un fourgon de transport de fonds de la société Ardial est pris d’assaut par des hommes armés vêtus d’un uniforme militaire à Limoges. Aucun coup de feu tiré, les braqueurs repartent avec 1,6 million de francs. La police est persuadée que c’est la Dream Team qui fait le coup, mais aucun de ses membres ne sera inquiété judiciairement. Le 23 décembre 1996, c’est un dépôt de fonds qui est attaqué à Créteil, mais l’attaque est avortée. Le 26 mai 1997, un autre dépôt de fonds est braqué à Courbevoie pour 9 millions de francs. Des traces ADN sont retrouvées sur une cagoule abandonnée dans la cabine d’un camion toupie ayant servi à coincer le fourgon. Elles permettront d’identifier Gérard Allain. Enfin, un autre dépôt de fonds est attaqué et pillé le 6 décembre 1997 à Vert-le-Grand. Aucune preuve ne permet de dire officiellement que la Dream Team est derrière toutes ces attaques.

Braquages ratés et exil

Le 7 mars 1998, des braqueurs tentent d’attaquer un fourgon de la Brink’s sur l’aéroport d’Orly, mais le chauffeur du fourgon réussit à s’extirper des pistes[pas clair] sans dommage. Les surveillances d’une équipe de malfaiteurs indiquent que deux numismates belges projettent de rentrer en Belgique avec trois millions de francs en octobre 1998. Trois membres supposés de la Dream Team braquent, à l’aide d’une arme, les deux collectionneurs sur le quai de la Gare du Nord et s’emparent de la mallette qui contient les trois millions de francs. Cependant, ils étaient surveillés par la Brigade de répression du banditisme, qui interpelle Maloum, Allain et Merlini le jour même dans une planque à Paris, en possession de la mallette volée. Maloum et Merlini seront initialement relâchés pour vice de forme procédurale au début de l’année 20006. Allain, dont l’ADN a révélé sa participation au braquage de Courbevoie, restera en prison. Quant à Michel Crutel, l’un des membres supposés les plus importants du groupe, il est parvenu à s’échapper de la planque. Les prélèvement ADN confirmeront qu’il y était présent. Les autres membres, se sachant recherchés, décident de quitter la France pour l’Espagne.

Pour cette affaire, Maloum, Merlini et Allain seront condamnés à six ans de prison en 20047. Pour Merlini et Maloum, cette peine sera confondue avec la condamnation pour le braquage de Gentilly.

Apogée et fin de la Dream Team

L’arrivée en Espagne de certains membres supposés de cette équipe de braqueurs incite la police française à adresser une synthèse détaillée à leurs homologues espagnols. Ces derniers ne tardent pas à entendre parler d’eux. Le 21 mai 1999, à Algesiras près du détroit de Gibraltar, une fourgonnette volée en France quelques semaines plus tôt fonce vers un entrepôt gardé par des hommes en armes. Ces derniers mitraillent la fourgonnette qui fait demi-tour en direction de l’hôpital local. Un blessé grave est abandonné aux urgences par ses complices, il s’agit de Michel Crutel8. Crutel et ses complices, qui n’ont jamais été identifiés, voulaient faire main basse sur près de 300 kilos de haschich entreposés là.

Le 30 août 1999, plusieurs hommes vêtus de noir et cagoulés s’attaquent à un fourgon blindé à Malaga. Les braqueurs s’emparent de 540 millions de pesetas, soit près de 20 millions de francs, et prennent la fuite avant l’arrivée de la police. La police espagnole soupçonne la Dream Team française. Elle retrouve les véhicules volés qui ont servi à l’attaque, et trouve une bâche qui aurait servi d’abri aux assaillants. Après recoupements, les polices française et espagnole font le lien entre le matériel retrouvé dans la fourgonnette, qui a servi au transport de Crutel à l’hôpital, et cette bâche : tout cela a été réglé en liquide au même magasin Leroy Merlin de Malaga. Les complices de Crutel pour l’attaque du dépôt de haschich seraient donc les mêmes qui ont braqué le fourgon, la police en fait l’hypothèse9.

Le 26 décembre 2000, une équipe d’une dizaine de braqueurs cagoulés braquent à l’explosif un fourgon blindé de la Brink’s à Gentilly, en région parisienne. Montant du butin, 42 millions de francs. Le coup parfait, en apparence seulement, car grâce aux informations sur le lieu de la planque qu’a fourni Thierry Saman qui s’occupait de la logistique des braqueurs, la police réussit à interpeler une partie des braqueurs dans un pavillon de Paray-Vieille-Poste, le lendemain de l’attaque. Parmi eux, Karim Maloum, Daniel Merlini, Bruno Celini et Jean-Jacques Naudo, quatre membres supposés de la Dream Team. Le 30 décembre 2000, Bellanger et Oraison sont arrêtés à leur tour à Barcelone par la police espagnole4. Ils sont soupçonnés grâce aux écoutes téléphoniques d’avoir organisé le braquage de Malaga, et d’avoir évoqué celui de Gentilly.

Daniel Bellanger et Christian Oraison sont extradés en France début 2002. Ils sont relâchés aussitôt, mais restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès. Le reste de la bande, arrêté le lendemain du braquage de Gentilly, passera six ans en détention provisoire. Le procès de cette attaque à l’explosif d’un fourgon blindé a lieu en décembre 2006. Maloum, Naudo et Celini y sont condamnés à treize ans de prison ferme. Merlini est lui condamné à douze ans. Bellanger et Oraison sont acquittés10. Maloum, Naudo et Celini seront libérés fin 2008 sous contrôle judiciaire. Merlini sera également libéré sous contrôle judiciaire fin 2009. Maloum, rattrapé par son passé, doit partir en cavale, ayant selon son témoignage déjà réchappé à deux tentatives d’assassinat11.

L’équipe supposée connait alors plusieurs revers. Christian Oraison est abattu à Manosque en août 2008 à la suite d’un règlement de comptes peut-être lié au trafic de machines à sous12. Gérard Allain est interpellé à Stains en juillet 2009, alors qu’il s’apprêtait à monter au braquage d’une poste de la ville13. Daniel Bellanger, le chef du groupe, qui a réussi à ne jamais être identifié sur les braquages imputés à l’équipe, tombe en février 2010 pour une affaire de trafic de drogue international14. Daniel Merlini, supposé mêlé au milieu corse des machines à sous, est lui abattu le 17 mars 2010 à Meyrargues, dans les environs de Marseille15.

Karim Maloum est placé en détention provisoire le 6 juillet 2012 dans le cadre d’une affaire de racket3.

Notes et références

  1. (fr) « Arrestation d’un caïd de la Dream Team – Daniel Bellanger, soupçonné d’avoir appartenu à la Dream Team, redoutable gang de braqueurs, a été arrêté à Lyon dans une affaire de drogue. » [archive], sur http://www.leparisien.fr (consulté le 30 septembre 2010)
  2. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/France-monde/Actualite/Societe/Bruno-Celini-mort-d-un-braqueur-de-la-Dream-Team [archive]
  3. a b et c Thierry Colombié, Les héritiers du milieu, au cœur du grand banditisme – de la Corse à Paris, Éditions De La Martinière, , 978-2-7324-5643-0 p. (ISBN 978-2-7324-5643-0)
  4. a et b (fr) Le cerveau du braquage de l’airbus arrêté en Espagne [archive] sur http://www.ladepeche.fr
  5. (fr) Jean-Jacques Naudo tombe pour un braquage d’avion quatorze ans après les faits [archive] sur http://www.intimeconviction.fr
  6. (fr) Un délai raisonnable [archive] sur hebdo.nouvelobs.com
  7. Le Parisien [archive]
  8. « Voyage au centre du Nouveau Milieu » [archive], sur http://www.marianne.net
  9. (es) Le cerveau du braquage de l’Airbus arrêté en Espagne [archive] sur http://www.elpais.com
  10. (fr) 11 ans de prison pour les braqueurs de la Brink’s [archive] sur lci.tf1.fr
  11. Documentaire d’Aurélie Condou, « Confession d’un braqueur en cavale », 2012, 52 min
  12. (fr) Un caïd abattu dans un immeuble de Manosque [archive] sur http://www.laprovence.com
  13. (fr) Arrestation et exécution [archive] sur http://www.metrofrance.com
  14. (fr) Lyon : Daniel Bellanger accroché dans une affaire de cocaïne  [archive] sur http://www.leprogres.fr
  15. (fr) Guet-apens Daniel Merlini abattu près d’Aix-en-Provence [archive] sur http://www.corsematin.com

source: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dream_Team_(braqueurs)

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CANADA 🇨🇦 (justice): chez les tartuffes de la RCMP-GRC aussi, les carabistouilles, la collusion, la corruption, le chantage, les menaces et Alzheimer sont au programme

Publié: 14 décembre 2018 par internationalinformant dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE du NORD, Canada, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, INFOS, Justice, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, UK
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PARODIE de Justice à BATHURST

Nouveau Brunswick Canada

Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !
Le procès de Carlos Miguel Hernandes-Rumbaut, accusé de conspiration dans le but d’importer de la cocaïne au pays, a débuté à Bathurst. L’homme de 53 ans avait été arrêté en 1994, suite à une importante descente policière au large de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, qui avait mené à la saisie de cinq tonnes de cocaïne d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars.
Rumbaut est soupçonné d’être une des têtes dirigeantes du groupe qui tentait de faire entrer la drogue au pays.

Dix personnes ont déjà été emprisonnées pour leur participation dans ce crime, dont Marc Fievet, qui sert une peine de prison à vie au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Écosse.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/11/11363.htm
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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada! Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.

Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils. Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills[1].
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Quelles sont  les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour faire condamner Carlos Hernandes-Rumbeaut ?

Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour la DEA!

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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!

Drugs and the CIA         

by Ralph McGehee

The CIA’s anger over the issue of its involvement in drug trafficking is somewhat understandable — primarily because it knows little. It seldom reports such details on its own agent operations; and, it does not catalogue its own sins. (The CIA protested details of the Discovery Channel’s program on the CIA — especially Part III « Blowback, » to be broadcast tonight.)

CIA’s Public Relations officers must rely on the Operations Directorate to provide it with information and that process/element
inevitably practices internal deceit even when it knows the details. So genuine denials by the CIA’s PR offices should not be taken  at facevalue.

Other elements contributing to this problem are the policies of « Need To Know » and « Compartmentation. »  The top management knows some, but individual case officers frequently are unaware of what others in their offices do. But top officers
are interested in moving projects forward, not mentally or otherwise cataloguing details, especially details of illegal
activities.

Another major problem is record-keeping. Once an operational plan becomes an operation, the operation is given a cryptonym
and virtually all reporting goes into the operational file with no attempt made to record details in an information-retrieval system.
(Exceptions are some personality information that goes into an individuals file, intelligence reporting being considered for dissemination, and a few other items.) Once an operational monthly or periodic report
is filed, the information is recoverable only by a document-by-documentreview. Consider that the 1975-1976 Church Committee said at one pointthat in a multi-year period the CIA ran 900 major covert operations and
thousands of lesser operations. Knowing that each operation generates some to massive amounts of documents, we can appreciate what happens.

The CIA’s Inspector General promised months ago to compile a report on the CIA’s drug trafficking/suppression consequences.
To do a thorough job his staff would have to review all operational files — this is impossible so his report will only touch the surface.

For my part I have catalogued overt reporting on the drug trafficking/suppression operations which the IG is welcome to use as one part of his search for the truth. A few of these citations are listed below.

Ralph McGehee
CIABASE

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Drugs

In  71  nixon made a  CIA official, Lou Conein, a drug intel agency boss.

CIA hand Lucien Conein named head of DEA’s special operations branch.

He created a deep-cover CIA/DEA narcotics op in Miami, code-named buncin/deacon, and recruited a staff of 19 – anti-castro contract agents. documents released under FOIA to researcher john hill describe a gentlemen’s agreement between CIA and the justice department to ask for dismissals rather than expose sources or techniques. convicted drug smuggler and baof pigs vet Carlos Hernandez Rumbaut, continued his trafficking activity through 1976.

Justice dumped the agreement in 1976, but Conein had worked out a « crossover » arrangement whereby DEA would claim that any CIA asset busted for narcotics smuggling was on a deep-cover DEA assignment. none of CIA’s cubans were prosecuted for drug smuggling.

27 u.s. prosecutions of latin america drug cases and two other major cases had to be dropped because of CIA’s domestic involvement. information from the book by a former FBI officer — William Turner; and, writer warren hinckle (1992).Deadly secrets xxxvii

source

http://www.acorn.net/jfkplace/03/rm/cia-drugs

Bay of Pigs veterans

http://www.pinknoiz.com/covert/bop.html

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« Monsieur le commissaire, vous nous racontez des salades« 

A dit Maître Dupond-Moretti!

LIRE l’article

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Pour mémoire, un autre roi de la désinformation, Joseph Le Louarn, bonimenteur, menteur et baratineur:

Les agents de la DNRED, sans contrôle et sans prévenir le moindre procureur qui d’ailleurs n’aurait rien pu couvrir, avaient infiltré un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. La saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne avait pourtant été bien réelle.

Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

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https://ns55dnred.wordpress.com/2018/03/08/dnred-echelon-de-toulouse-du-temps-de-joseph-le-louarn-on-mentait-deja-effrontement-aux-magistrats-mais-ca-cetait-hier/

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STRASBOURG (Reuters) – L’assaillant de Strasbourg, qui a tué au moins deux personnes et en a blessé 13 autres, dont une est en état de mort cérébrale, a échappé à trois reprises mardi à des gendarmes, des soldats de l’opération Sentinelle et des policiers et restait introuvable mercredi après-midi, bien qu’il soit blessé au bras.

Selon la police et la gendarmerie, quelque 600 policiers et gendarmes étaient engagés mercredi matin dans cette traque. La fiche de recherche du tueur porte la mention « individu dangereux armé ».

Les enquêteurs cherchent aussi à identifier d’éventuels coauteurs ou complices.

Le casier judiciaire de Chérif CHEKKAT, né le 24 février 1989 à Strasbourg, comporte 27 condamnations pour faits de droit commun commis principalement en France mais aussi en Allemagne et en Suisse, essentiellement des vols et des actes de violence.

Incarcéré à de multiples reprises, il est connu de l’administration pénitentiaire pour sa radicalisation et son attitude prosélyte en détention en 2015, a dit Rémy Heitz.

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François Thierry pourra devenir un grand torero s’il applique les mêmes qualités d’esquive devant le taureau que celles qu’il a démontrées devant les magistrats!

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Comme l’a révélé Libération lundi, Sofiane Hambli a lui même reconnu être à l’origine de la saisie record de Roissy.

«Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport, a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue

Si Sophiane Hambli dit vrai, la drogue ne serait donc jamais arrivée à Paris sans son intervention.

Or en droit français, si les policiers peuvent infiltrer des réseaux, ils ne sont pas pour autant autorisés à initier le trafic.

«Je ne commente pas les articles de presse», s’est contenté de répondre François Thierry.

Une stratégie de l’esquive qu’il va tenir pendant près de 4 heures à la barre.

A chaque fois que les questions se font plus précises, le policier se retranche derrière le secret professionnel.

«Je me refuse à donner des renseignements qui permettraient d’identifier les informateurs, élude-t-il. C’est dangereux pour tout le monde.»

SOURCE

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Malgré des qualités d’esquive reconnues, le taureau l’a emporté sur le torero ce jour-là!

 

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* Cour d’assises spéciale 

Exception du droit français, la cour d’assises spéciale (parce que spécialement composée) est compétente pour statuer sur les crimes commis en matière de terrorisme et de trafic de stupéfiants en bande organisée.

Explications d’Ulrika Weiss, substitut général auprès de la cour d’appel de Paris.

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Jusqu’où la police peut-elle aller pour faire tomber des trafiquants ?

C’est toute la question qui a sous-tendu le deuxième jour du procès de l’Anglais Robert Dawes, 46 ans, jugé à Paris avec cinq autres prévenus pour l’importation de 1,3 tonne de cocaïne à Roissy en octobre 2013.

Une saisie record qui suscite aujourd’hui de nombreuses questions, les avocats de la défense plaidant la «provocation policière».Pour éclairer les débats, le parquet général a fait citer comme témoin l’homme qui a dirigé toute l’enquête française, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, dont les méthodes controversées font l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires distinctes. L’une d’elles lui vaut même d’être mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants».

Pour l’occasion, la salle Voltaire, où siège la cour d’assise spéciale, est presque comble. Costume sombre, chemise blanche et cravate bleu clair, le commissaire déchu avance lentement à la barre. Une longue étole noire sur les épaules, il commence par décliner son identité d’une voix lasse. «Thierry François, domicilié place Beauvau

Avant de s’expliquer sur l’affaire elle-même, il tient à revenir sur le «contexte général» dans lequel elle s’inscrit.

Dans un préambule de près d’une heure, le policier commence par un long exposé sur l’origine de la cocaïne, la production qui a doublé en dix ans, la saturation du marché américain et les perspectives en Europe.

Évoquant la «situation catastrophique» à laquelle sont confrontés les services de police, il détaille la difficile lutte contre des réseaux «morcelés». «Face à ça, les services répressifs n’ont pas beaucoup d’armes.»

Parmi les objectifs qu’il s’était fixés à la tête des stups : réaliser des affaires, mais aussi «proposer des idées nouvelles». «Essayer de faire plus, mieux, différent», résume Thierry, qui utilisera à plusieurs reprises le même mot pour qualifier ses méthodes : «Exploratoires.»

Comme si la lutte antistups était une quête permanente à la lisière du légal et de l’illégal.

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https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/temoin-aux-assises-l-ex-patron-des-stups-tient-sa-ligne_1697319

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Pour mémoire, en 1994, à Toulouse, la DNRED avait assisté à la libération de trois mafieux italiens pris sur une tonne de cocaïne.

 

Le tribunal correctionnel qui avait jugé ces trois Italiens interceptés avec la marchandise avait constaté que ce dossier apparaissait comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

La provocation ou « entrapment » avait été retenue!

DNRED (échelon de Toulouse): du temps de Joseph Le Louarn, on mentait déjà effrontément aux magistrats…Mais ça, c’était hier!

 

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Il est 18 heures environ en gare des Bénédictins à Limoges. Ce jeudi soir, sur les quais, une équipe des douanes interpellent deux jeunes hommes de 18 et 22 ans.

Arrivés tout droit de Guyane, les deux voyageurs ne rentreront pas chez eux.

Dans les bagages du plus jeune, 4 ovules de 8 grammes de cocaïne sont retrouvés. Il avouera rapidement en avoir absorbé de nombreuse autres. Les deux hommes sont alors placés en garde à vue et l’enquête est confiée aux services de la police judiciaire de Limoges.

De la cocaïne pour Limoges

Pendant une journée, le Guyanais expulse une centaine d’ovules (800 grammes au total).

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L’Etat espagnol, récemment affranchi du franquisme, donne carte blanche aux services de police pour traquer les etarras.

Ainsi naît le GAL (Groupement Antiterroriste de Libération), organisation informelle composée de mercenaires. Pour la première fois, un recruteur du GAL et un homme de main témoignent de leurs missions.

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Depuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres.

Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

COMISARIO DE POLICIA

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera (photo à droite). Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins…

Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics.

L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

Résultat de recherche d'images pour "Nordine Benali, dit «la Puce»"La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce» (photo à gauche), en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

ECRIT PAR Eric Pelletier, publié le

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Les douaniers « garde-côtes » après avoir repéré de nuit un bateau puissamment motorisé, ont interpellé le pilote du bateau.

Les deux passagers de l’embarcation « ont pris la fuite en plongeant à la mer ».

L’enquête a été confiée à la section de recherches de gendarmerie locale.

A suivre…

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Information non vérifiable

 

La nuit dernière, deux individus ont été repérés alors qu’ils fumaient à proximité d’un véhicule immatriculé en France. Leur comportement suspect à cette heure tardive dans le comté de Bettembourg a déclenché un contrôle !

L’un des deux individus a pris alors la fuite avant d’être rapidement rattrapé par un des policiers! Après les avoir maîtrisés pour qu’ils ne tentent plus aucune manœuvre, les policiers vérifient les identités. il s’agit de deux individus de 28 et 31 ans originaires pour l’un de Marseille et pour l’autre d’Orange dans le sud de la France.

La région est tristement célèbre pour ses trafics et règlements de comptes et donc, les policiers décident alors de fouiller les individus et découvrent sur l’un 75 grammes de résine de cannabis et 17 grammes d’herbe de cannabis et sur l’autre 3500 euros en cash!

Mais ce qui a déclenché la fuite d’un des individus se trouve dans le coffre du véhicule ! En effet, les policiers trouvent un sac de sport contenant après vérification, pas moins de 448500 euros en billets usagés ! Les intéressés ont déclaré transporter cette somme pour une tierce personne originaire de la Belgique voisine jusqu’à Paris moyennant salaire. Pour l’instant, impossible de connaître l’identité de ce donneur d’ordre puisque les deux comparses sont restés muets!

Ils ont été remis à l’autorité compétente pour la suite de la procédure .

Affaire à suivre…

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Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Cette vaste opération, coordonnée par la Direction nationale antimafia italienne, s’est déroulée avec le concours des forces de police et de justice allemande, belge et néerlandaise.

C’est une partie des saisies réalisées, mercredi 5 décembre, à l’issue d’une vaste opération de police internationale ciblant des membres de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise.

Ce coup de filet, baptisé « opération Pollina », s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Surinam. Il visait 90 suspects d’association de malfaiteurs, de trafic international de stupéfiants, d’association mafieuse ou de blanchiment d’argent.

Des centaines de policiers ont pris part à l’opération, sous l’égide d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’UE.

« Aujourd’hui nous avons adressé un message clair aux alliances criminelles à travers l’Europe : elles ne sont pas les seules à pouvoir travailler au-delà des frontières », a déclaré Filippo Spiezia, directeur adjoint d’Eurojust.

Selon le procureur italien antimafia Federico Cafiero De Raho, ces opérations vont affecter le trafic de drogue de la’Ndrangheta à travers la planète, jusqu’en Colombie, en Equateur et au Brésil. Mais il a également averti qu’il s’agissait là « seulement d’un premier pas », assurant que les arrestations ne représentaient « rien pour la’Ndrangheta ».

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Depuis plusieurs semaines, Gérard Fauré a réussi à intéresser de nombreux médias pour promouvoir son livre.

Gérard Fauré dit le « prince de la cocaïne »revient sur cette époque, où les boîtes de nuit parisiennes n’ouvraient pas avant son passage.

Pourtant il semblerait que toutes les « révélations » de ce livre ont pris quelques libertés avec la réalité des faits.

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Aviseur International, spécialisé dans les ‘narconews’, ne connaissant pas Gérard Fauré, mais voulant en savoir plus, s’est rapproché du « Baron » qui vécut de nombreuses années dans le sud -Espagne pour un « interview vérité ».

Aviseur international: vous avez lu le livre « Dealer du tout Paris » de Gérard Fauré?

Le Baron:

Oui et il m’est impossible de laisser passer un tel livre sans réagir. Des écrits d’un affabulateur qui racontent une époque que j’ai particulièrement bien connue.

Tout d’abord en page 37, il écrit: ……. »Les vedettes des douanes n’hésitaient pas à tirer sur lui » dit il « et sur tout ce qui bougeait à bord puis à couler pour ne pas laisser de trace avant de ramasser les ballots de cannabis qui flottaient à la surface de l’eau, abandonnant les cadavres aux requins. »

C’est archi faux, primo, le travail des vedettes des douanes était d’intercepter et d’arrêter le bateau qui transportait de la drogue et non pas de le couler ! Et deuxièmement: les ballots de cannabis jetés à l’eau coulent alors que ce sont les ballots de coke qui flottent!

En page 40, il écrit: …. qu’il transportait du cannabis (Maroc-Espagne) et que….. eaux déchaînées du détroit de Gibraltar ou les vagues parfois gigantesques de l’Atlantique avec plusieurs centaines de kilos de cannabis …. difficile à arriver sur les côtes espagnoles etc…. traqués par les marines Marocaine, Britannique ou Espagnole qui nous tiraient dessus à coups de canon ou de mitrailleuse souvent sans sommation….

Incroyable de lire tout cela, tout d’abord ce n’est pas l’Atlantique ni la Méditerranée dans le détroit de Gibraltar. .enfin, il n’y avait pas de Marine Marocaine et encore moins Britannique près des côtes Espagnoles!

En page 45, il dit: qu’il est à Torremolinos en 1970 alors qu’il a 18 ans !

Si Gérard Fauré est né en 1946: en 1970 il a 24 ans !

En page 46, il dit ….argent sale d’Algérie envoyé en grosse quantité par valises en Espagne pour blanchiment etc…

RIDICULE et FAUX: Le Dinar algérien ne valait RIEN en Europe surtout en plus dans les années 70 ! Il dit qu’il avait le téléphone (portable) : Cet appareil est apparu dans les années 90 !

En page 50: Service militaire…Caserne… (?) Il dit connaître le Général Guillaume pour se faire réformer, puis….  » Et bien reprit le général qui accompagnait Guillaume (!), réformez ce garçon (Fauré) au plus vite si vous ne voulez pas passer en Cour Martiale » …..

ET TOC ! Cours Martiale………????!!!!

En page 57: Il dit quitter l’Espagne en 1972, mais qu’il a des problèmes avec le Général OUFKIR (Mort en 1972 !) qui le fait arrêter donc en Espagne pour le faire extrader au Maroc afin d’être interrogé. Gérard Fauré dit que son père alors s’est rendu à Madrid pour y rencontrer le Général FRANCO afin de lui demander son aide. FRANCO, dit il, était redevable à son père et il est intervenu directement pour faire libérer Gérard Fauré et sanctionner le Commissaire qui l’avait incarcéré. Le Commissaire, dit il, s’est excusé ensuite auprès de Fauré lorsqu’il l’a libéré. ………

C’est formidable de se faire libérer par le Général FRANCO directement ?! FABULEUX………. ! (FRANCO est mort en 1975 de vieillesse…) . D’autre part, Il n’y a pas de discothèque à Torremolinos en 1972.

En page 98: Retour en Espagne en 1975 (Il aurait 29 ans !)

Il dit qu’il exporte du cannabis-shit avec la complicité des militaires marocains et le régime franquiste sur les plages espagnoles.
Il dit se faire-faire prisonnier par les espagnols avec les marocains mais avec la complicité des franquistes pour voler le cannabis-shit qu’il vient d’amener. A la fin il dit que les marocains sont tués sur la plage ! …..
Rocambolesque! Que viennent faire encore les Franquistes …?

En page 101: Il dit que le SAC lui propose d’aller tuer plusieurs personnes à la frontière espagnole et que c’est le chef du SAC qui lui demande de faire cela. Il accepte avec Jean Gilbert et Paul.

Incroyable de lire cela. Le SAC tout d’abord n’existe plus depuis 1981 et n’a jamais rien fait en Espagne ou à la frontière espagnole ! Ce sont LES G.A.L en lutte contre l’E.T.A !

En page 102 : Il dit que son père a été empoisonné par le Roi du Maroc!
……..Ben voyons
En page 105: Il dit être incarcéré à la prison de Marbella mais qu’il s’évade sous l’eau. Il est repris à cause d’une écoute téléphonique et renvoyé à la prison de Marbella.
Il n’y a pas de prison à Marbella !
Il écrit ensuite que ses amis du SAC dont Jean Gilbert, Pablo mais aussi le Chacal viennent le délivrer pistolets et mitraillettes en mains avec l’aide de 2 policiers franquistes. Il écrit que c’est sous ses yeux que le Chacal de son vrai nom Gaston Ferran met un pistolet sur la tête du gardien principal etc…. Il écrit prendre ensuite rapidement un avion à Gibraltar pour Londres et la Hollande.
Extraordinaire! Tout d’abord, Gaston FERRAN n’a jamais eu comme surnom « Le Chacal » !
D’autre part, ce n’était pas dans les manières de Gaston FERRAN (Responsable du GAL Rouge) d’arranger un problème de cette façon là. Avec Gaston Ferran, cela se traitait directement avec les autorités qui n’avaient rien à lui refuser. De plus nous sommes là avant les années 80 et les GAL, eux, n’existaient pas encore !
Le GAL a été crée en 1983 et a été opérationnel jusqu’en 87.
Autre précision: Gaston FERRAN n’était pas sur la Costa del Sol mais en France à cette époque puis en Allemagne etc……

En page 111 et 112 : Il dit rencontrer Charles PASQUA qui le présente à Tany Zampa (photo à droite) à Paris ! Zampa dit qu’il l’invite à déjeuner et ….qu’ils parlent affaires, de Titi Pelletier, de Gérard Vigier etc… Il dit aussi se mettre en affaires avec les Palestiniens. il dit que Francis le Belge s’est excusé d’avoir douté de lui et le serre dans ses bras très amicalement.

Ben voyons ! Incroyable de lire ce genre de choses…. PASQUA qui l’invite à déjeuner etc…… INCROYABLE!
En page 131 : Il dit jeter plusieurs cadavres (12) dans le fleuve à Rotterdam et qu’il fait tuer 2 flics Hollandais par Zampa .

(Ah bon….que dire d’autres…………!)

En page 138 et 139 : Re rencontre avec Francis le Belge et grande amitié dit-il avec lui après le suicide de Zampa. Il dit revendre les bijoux et diamants volés au bijoutier de la Reine Juliana en Hollande…..

(Sans commentaire !)

En page 141 et 142 : Il dit travailler avec son grand ami Fernand Legros (photo à gauche) et qu’il dépose des millions de francs dans des banques britanniques, luxembourgeoises, espagnoles, françaises et hollandaises. (……… des millions partout quoi !) Fernand Legros sinon était un faussaire de tableaux de maître, homosexuel notoire très introduit dans la Jet Set. Gérard Fauré a connu par ce Fernand Legros (son grand ami….) toute la Jet Set avec laquelle il a joué le dealer de coke très certainement.

(je le lui accorde).
En page 147 et 149 : Arrestation en 1986 et ….discussion dit il informelle avec la Juge d’Instruction car Jacques CHIRAC ……….
(…ah bon ?!)
Il parle à la Juge d’Instruction de la prison de Malaga qui est très dure… avec des Capos etc… (…..Zut alors: il n’y a pas de prison à Malaga !)
En page 158 et 161 etc… : Il dit être ami avec Omar Sharif, Yves Mourousi, Fiona Gelin, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Françoise Sagan etc…. etc… et Johnny Hallyday, Jacques Chirac !

Il met en cause toutes ces personnes comme de très bons clients de coke.

Il avoue de son côté prendre entre 3 et 4 grammes de coke tous les jours depuis 1972 jusqu’en 1986 mais qu’il est toujours vivant !

En page 190 : Il dit avoir été libéré par erreur de son renouvellement de mandat de dépôt mais que son Avocat a fabriqué un vrai renouvellement de dépôt à son insu et qu’il est resté en prison.
Pas mal…….. mais ça ne se passe pas vraiment comme cela dans ce genre de problème !
En page 199 : Il accuse les flics du Quai des Orfèvres de lui avoir volé la coke qui lui appartenait.

Ben voyons ! Manquez plus que de mêler et compromettre les flics du Quai des Orfèvres qui lui avaient saisi de la coke !

Enfin en page 209 : Il parle brièvement d’un nommé Nordine dit « La Puce » (photo à droite) en disant qu’il était son Garde du Corps avec « Uzy » toujours sur lui etc….
Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec un certain Nordine Benlali que j’ai bien connu à Marbella. ……BINGO ! Je ne me suis pas trompé : ce Nordine dit La Puce est bien le même que j’ai connu, assassin de Jacques Grangeon avec sa femme dans sa villa en 1996. Il a lui même été tué en 2001 à Séville par quelqu’un…… La Puce n’était le garde du corps de personne !

Aviseur international:

vous avec la dent dure et bonne mémoire me semble-t-il?

Le Baron:
J’ai trop bien connu cette époque, Paris…. Marbella etc…. l’O.A.S, le S.A.C et les G.A.L, le trafic de cannabis-shit et certaines affaires…. pour me taire lorsque je lis ce genre de multiples conneries…

Gaston Ferran (photo à gauche) était mon Ami, comme d’autres……

A cette époque, j’ai aussi acheté un bateau après avoir arrêté les ‘go-fast’ ; c’était un « Sunseeker Malibu 47 » avec lequel j’ai transporté à chaque fois des côtes marocaines aux côtes espagnoles 1000 à 2000 kilos de cannabis.
Sunseeker Malibu 47 
2 moteurs MAN intercooler turbo de 630 cv
qui permettaient les 40-42 noeuds.
Le Baron l’avait équipé à Gibraltar de 2 réservoirs supplémentaires,
et de 2 radars FURUNO côtier et pleine mer
Je sais donc de quoi je parle et je ne peux laisser dire ainsi ce qu’à écrit Gérard Fauré en pages 37, 40 etc….. !
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Incroyable vraiment ce livre mais le plus anormal me semble-t-il, c’est le manque de sérieux de quelques médias qui ne pensent qu’à faire du papier ou de l’image même si ……… c’est faux !
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Extrait de l’Archipel des Soumis – journal de détention

Mardi 4 janvier 2005

Long appel à Gérard Estavoyer qui continue à me dire que le maximum est fait, mais reconnaît qu’à ce jour, les résultats ne sont pas au rendez-vous!

Ici à Nice avec Gérard lors du « Narcotour »

Long courrier à Gérard Estavoyer, le patron de la DNRED et…envoi d’une copie à Madame Sophie Clément, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris.

Mon cher Gérard,

Pour faire suite à notre conversation téléphonique de ce mardi 4 janvier 2005, tu trouveras ci-après la nouvelle date de fin de peine, suite à l’application de textes de la Perben 2 qui a pris effet à partir du 1er janvier 2005, basée sur l’article 207 II de la loi n° 2004-204 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité. Cette nouvelle date m’a été communiquée ce jour à 18 H 00 par un ASP premier surveillant de l’Administration pénitentiaire et elle est à ce jour fixée au 18 mai 2013.

Incarcéré depuis le 23 septembre 1994 pour des actions directement liées à mon infiltration, parfaitement connue par la DNRED et par le DEA dans l’organisation Locatelli, aucun fonctionnaire de la pénitentiaire et de la « Japerie » locale ne semble être intéressé par l’anomalie que je représente pour cette condamnation de vingt ans qui, après réduction de peine, ne verrait ma sortie qu’en 2013 et pour Jean Marie Landais, le directeur de la division 2 du CD de Val de Reuil, tout baigne ! Ah oui, tous les mafieux, les trafiquants, les terroristes, lorsqu’ils prennent dix ans, c’est déjà beaucoup et très souvent pour eux, la confusion, c’est automatique. Franck Perletto, pour le trafic de cocaïne avec le Brésil….ACQUITTÉ ! Son frère, pour la même affaire : 8 ans pour association de malfaiteur. A Toulouse, en 1996, ce furent trois mafieux italiens qui sortirent libre après relaxe ! Pour moi l‘agent infiltré NS 55 ? Pas infiltré dans une minable organisation d’un quartier de la Courneuve, mais dans une multi nationale du crime, vous fûtes incapables aux Douanes françaises de réclamer du bon sens et le résultat ce fut 20 ans sans prendre en compte l’intégralité de mon temps de détention ! Et, maintenant, les Douanes françaises sont incapables de trouver un magistrat à la chancellerie pour réellement se pencher sur ma situation! De qui se fout-on ? Y faut atterrir maintenant ! Me traiter de la sorte, c’est démontrer que l’Etat de droit, c’est vraiment pas sensé ! Comme je te l’ai dit au téléphone, ça fait plus de dix ans que je suis incarcéré et que vous n’ayez même pas réussi à me faire obtenir une permission pour Noël alors que j’y avais droit…Ca ne passe pas ! Que vous m’ayez fait plaider coupable, et fait revenir dans ce pays sans être capable aujourd’hui de traduire dans les faits les engagements faits par Christian Gatard au Canada… Je ne digère pas ! Tu sais que si j’étais resté au Canada, je serai libre ! Ce onzième Noël passé loin des miens parce que la chancellerie a dit que c’était de la faute aux accords franco-canadiens ! Je ne digère pas ! L’attitude de Laurent Le MESLE qui décommanda au dernier moment le rendez-vous qu’il avait accordé à mon avocat alors qu’il était encore conseiller technique à l’Elysée. Je ne digère pas !

Pourquoi les numéros de télex transmis à J.P. Garcia à Madrid et qui permettaient de démontrer que dans le Var comme à New York des « gens établis » étaient en contact avec un bateau chargé de 32 tonnes de cannabis afghan, n’ont jamais servi à rien. Est-ce que je risquais de déranger des notables de la politique varoise en connexion avec Pasqua lui-même? Pourquoi, alors que Locatelli était connu par la DNRED des dizaines de mois avant que je l’infiltre… Christian Gatard ne m’a pas informé du danger et m’a laissé aller au casse pipe avec ma famille. Pourquoi ? Y avait-il aussi des ripoux chez les flics français comme il y en avait tant chez les Espagnols, que ces « fonctionarios » soient de la Guardia civil, de la Policia, du SVA ou du CESID. (C’est pas moi qui le dit, c’est David May lui même qui ne voulait pas déclarer mon action par manque de confiance envers les autorités espagnoles.) Ou une fois encore, chacun jouait-il dans sa cour de récréation au mépris de l’essentiel ? Et puis, c’est quand même pas un aviseur qui allait donner des ordres à des services officiels…

Comme je te l’ai dit aussi, moi, je n’ai pas de cagnotte, ni de comptes en banque confortables qui m’attendent à la sortie après avoir doublé le dépôt initial, par intérêts cumulés, comme certains détenus rencontrés ici, qui, bien que ne payant pas les parties civiles auxquelles ils furent condamnés, relativisent leur temps carcéral par ce profit bien réel. Moi, je n’ai pas de parties civiles et, puisque je n’en paye pas, la seule chose que fait le JAP, c’est de me « sucrer » des remises de peine. Et il faudrait que je dise bravo ! Non, franchement, je ne digère pas ! Dans mon histoire, le seul profit bien réel, ce fut pour la DNRED, que ce soit en matière d’informations et aussi du faible coût de mon action. N’oublie pas que je n’ai pas reçu un franc des Douanes françaises dans les deux dernières années de mon action. Pas un franc! Excepté, un défraiement de dix mille dollars remis par David May du DEA en juin 1994. Tout le reste, je l’ai payé avec l’argent que voulait bien me donner Locatelli. Alors, quand j’apprends qu’à l’école des douanes, des instructeurs osent dire que je suis milliardaire… C’est ignoble ! C’est vrai que pour expliquer l’incapacité des Douanes françaises à me sortir des cloaques de la pénitentiaire française, c’est préférable d’expliquer aux futurs douaniers que je suis un narco. Je n’ai pas pu faire de cagnotte, ni créer des comptes en Suisse, au Liechtenstein, à Gibraltar, au Luxembourg ou à Monaco et l’enquête effectuée par les autorités anglaises, et poussée à l’extrême par ses très performants perfides du Custom Excise, ne permit que de démontrer que je n’avais fait aucun profit du trafic de drogue. Non, pour moi, rien de tout ça, car après avoir infiltré et fait tomber toutes les opérations auxquelles je participais en infiltrant, je n’ai pas un sou, seulement une promesse d’embauche chez mon fils Franck, qui monta son entreprise avec l’argent que lui prêta sa mère, après avoir constaté qu’en juin 1994, je n’avais même pas les 50 000 francs dont il avait besoin à l ‘époque pour démarrer. Je n’avais d’ailleurs pas non plus le moyen de payer l’opération que j’avais subie dans une clinique de Malaga et c’est Locatelli lui même qui était venu régler l’addition de plus de 100 000 Francs. Oui, moi le supposé numéro 2 du narcotrafic mondial, je n’avais même pas 10 plaques, comme disent les initiés, pour payer mes frais d’hospitalisation et je n’ai, aujourd’hui que l’urgentissime besoin de travailler pour pouvoir assumer ma famille. Mais faudrait-il encore que je sois libre ! Mon épouse attend avec impatience de pouvoir vendre l’appartement qu’elle habite à Fuengirola pour continuer à assumer l’éducation de mes deux dernières filles de 17 et 14 ans que je n’ai pas vues depuis 5 ans et seulement 27 minutes dans l’enceinte de l’infâme prison de Fresnes ! Non Gérard, je ne peux pas digérer, et, tu peux imaginer ma colère froide lorsque, ici, dans mon centre de désinsertion des Vignettes, je constate que le directeur Landais, un produit parfaitement formaté par l’ENP, éprouve presque des difficultés à comprendre que je ne sois pas d’accord avec une telle gestion judiciaire d’une sanction, résultante directe de mon action, et qui, lorsque je lui annonce le refus de mon transfert par le service parisien de Laure de Choiseul, ne put que trouver normal cette décision… C’est normal puisque chacun oeuvre dans son petit coin au mépris du bon sens ! La solution, c’était la Grâce présidentielle, me dira-t-il, mais vous savez bien que … Et puis, c’est vrai, que je crève dans sa taule ou ailleurs, c’est pareil pour ses points de retraite. La seule chose importante dans la vie professionnelle, pour ce méthodique et scrupuleux exécutant, c’est que sa responsabilité ne puisse être engagé ! Qu’il soit illégitime que je continue à rester incarcéré… Pour lui, comme pour le JAP, c’est pas vraiment très important.

Pour revenir à l’objet de ma lettre traité dans le premier paragraphe, naturellement, avec ces nouvelles donnes dues à l’application des textes de la Perben 2, ma date de libération conditionnelle possible s’en trouve ramené de plus de onze mois. L’Art. D.526 du C.P.P. précise que « Le cas des condamnés ayant vocation à la libération conditionnelle doit être examiné en temps utile pour que les intéressés puissent éventuellement être admis au bénéfice de la mesure dés qu’ils remplissent les conditions de délai prévu par la loi. » devrait alors permettre de demander l’étude de ma demande de libération conditionnelle sachant qu’un dossier a déjà été instruit il y a plus de deux ans à Nantes avec toutes les visites médico-psychiatriques et enquêtes effectuées, surtout si les autorités judiciaires de cette juridiction voulait m’accorder le bénéfice de ce qui est prévu à l’ Art. 721-3 du C.P.P. sous forme d’une réduction de peine exceptionnelle pouvant aller jusqu’au tiers de la peine prononcée ; alors ne devrait plus être un problème, de me faire élargir.

C.pr.pén., art. 721-3 nouveau Nature: Réduction de peine exceptionnelle Quantum: Jusqu’au tiers de la peine prononcée

Conditions :

  • 187 de la loi du 9 mars 2004, entrant en vigueur le 1er janvier 2005
  • Texte applicable aux condamnés dont les déclarations faites à l’autorité administrative ou judiciaire antérieurement (SIC) ou postérieurement à leur condamnation ont permis de faire cesser ou d’éviter la commission d’une infraction mentionnée aux art. 706-73 et 706-74 c.p.p.
  • Octroi par le tribunal d’application des peines selon les modalités prévues à l’article 712-6.

Encore faudrait-il que le ministère public fasse la demande auprès du JAP, seul habilité à accorder ce type de réduction de peine, suite à une demande que la DNRED est seule habilitée à réclamer auprès du parquet général, puisque la DNRED est la seule autorité française à pouvoir attester que j’ai bien continué à donner des informations aux autorités américaines, italiennes et françaises postérieurement à l’opération sur le Pacifico organisée par les Canadiens et antérieurement à mon arrestation et ma condamnation sans jamais avoir tenté de faire un « deal » avec ces autorités que je pensais encore servir alors qu’elles ne faisaient que m’utiliser comme un kleenex.

Je te renouvelle tous mes vœux, très égoïstes ceux-la, pour qu’enfin, en 2005, les propos de soutien que tu m’assures à chaque appel trouvent enfin une traduction effective dans une levée d’écrou. Toujours bien cordialement,

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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La consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans

Plus d’un jeune sur quatre (26,9%) déclare avoir fumé du cannabis en 2017, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, conduit avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Les Français semblent fumer de plus en plus de cannabis. Les niveaux de consommation de cette substance en 2017 « s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », a révélé le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, réalisé avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), lundi 26 novembre.

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Vendredi 25 avril 2003

C’est la Saint Marc aujourd’hui et ça va être effectivement un jour de fête…  Ça va être ma fête !

Le Parisien a fait une pleine page sur mon affaire et rapporté des bribes de l’interview donné au journaliste Christophe Dubois par un très gros titre « Charasse m’a lâché ! ».

La Chancellerie alertée par Michel Charasse, outragé par ces propos, décidera qu’il fallait fouiller ce détenu qui ose ainsi défier la sécurité en osant s’exprimer sur sa situation.

Au centre de détention de Nantes, un plan est immédiatement préparé et vers 13 H 3O, alors que le directeur Louis Leblay, Séverine Henriot, et deux autres intervenants accompagnés du C.S.P. Mesnier et de trois surveillants habituellement affectés aux transferts des détenus attendent dans les locaux du SPIP, un premier surveillant me cherchant, me rencontrera dans le couloir et me dira que je suis demandé au greffe…

Dés mon arrivée au greffe, je devrais me dénuder pour une fouille en règle et à la question sur l’interview, je dis qu’effectivement j’ai répondu à ces questions par téléphone. Pendant ce temps-là l’équipe Leblay s’est acheminée avec précautions, vers la cellule G001, ben oui, des fois que j’aurais posé des mines, et là, une perquisition destructrice a commencé. Il n’était pas très difficile de trouver mon portable rangé dans un bouquin prévu à cet effet, mais la remarque d’un des surveillants repassant après la fouille devant une des cages ou j’avais été enfermé me perturbera : « Ca y est, on l’a eu. Au mitard Fiévet ? Ce coup-ci, on se l’ait fait! » Faire son travail, c’est bien, mais en plus exprimer tant de joie d’envoyer un mec au mitard…me paraît inquiétant. Mais le personnage est connu au C.D de Nantes pour ne point être un exemple à suivre. Tous n’ont pas la sagesse de Jean-Louis.

La cellule G001 est détruite. Tout a été brisé menu par ces limiers de la pénitentiaire se sentant des ailes d’OPJ. Ah, on va voir ce que l’on va voir pensait Louis Leblay, le débonnaire. Force doit rester à l’omerta ! Séverine Henriot, elle, éprouve une satisfaction nouvelle. Elle découvre le pouvoir absolu! Elle n’était pas de haute taille et sa démonstration ne la grandira pas à mes yeux.

Le C.S.P. Mesnier aux genoux encore douloureux trépigne et risque un commentaire sur la confiance bafouée… Qu’un fonctionnaire ose parler de confiance, c’est déjà extraordinaire, mais qu’en plus, il m’adresse cette remarque connaissant ma situation démontre que certains formatés ont perdu jusqu’au sens du bon sens! Il est vrai que défier les lois de l’équilibre, surtout dans le domaine de la connerie est une activité journalière de nos sybarites de la fonction publique.

J’ai prévenu les surveillants du quartier disciplinaire que je me mettais en grève de la faim et de la soif.

Lundi 28 avril 2003 – Prétoire des guignols.

C’est Séverine Henriot qui préside ce tribunal interne d’exception et elle se la joue grande présidente. Elle n’a pas mis de robe de magistrat. Son petit pantalon collant à l’extrême est presque indécent. Ils sont trois représentants de l’Administration pénitentiaire, assis derrière une sorte de comptoir situé sur une estrade. Fichtre, je les imagine avec une perruque à l’anglaise et l’air sérieux qu’ils se donnent ne peut m’empêcher de sourire intérieurement. Mon avocate cherche à me défendre et n’obtiendra rien. J’ai reconnu le fait de détenir un téléphone portable et donc c’est inutile de plaider.  J’ai des nausées et je surfe de vertiges en vertiges. Je demande que le sursis me soit appliqué mais Madame Henriot ne répond pas et me fait sortir pour un délibéré bidon. Le dernier détenu qui était passé pour un portable avait pris 20 jours, c’est la sanction à laquelle je m’attends mais, après m’avoir fait revenir pour entendre sa décision, la jeune Séverine Henriot, aidée du CSP Mesnier m’en « file » 25 ! Une fois encore, j’entendrais un fonctionnaire reconnaître le caractère exceptionnel de ma situation sans pour autant modifier d’un iota sa position. Suivre des textes sans conscience… Le clonage si cher à Rael est ici une réalité quotidienne. Séverine, la clonée de service, la formatée au Dalloz non actualisé, m’a condamné sans même se rendre compte qu’elle ajoute de la nuisance à la nuisance que je reçois depuis plus de huit ans. Si, la mort avait été la sanction, elle m’aurait fait exécuter. Je n’ai vraiment aucun respect pour ce type d’individus, même si les textes l’imposent !

Mais la journée n’a pas fini de m’apporter des surprises! Deux OPJ, une commissaire et un capitaine pas moins sont délégués par le procureur de Nantes pour enquêter… Rien n’est trop beau! On est vraiment des champions! Plus surprenant, ils reconnaîtront que les faits qui m’étaient reprochés n’étaient pas pénalement répréhensibles… Encore plus surprenant, ils refuseront d’écrire la totalité de mes déclarations, déclarant que cela n’était pas utile! c’est vrai mes seuls contacts étaient mon épouse, mon fils et Gérard Estavoyer, le patron de la DNRED…Eux voulaient savoir qui m’avait vendu ce moyen de communication, qui bien que pénalement n’est pas un produit interdit, m’avait valu d’être plus durement sanctionné qu’un détenteur de cannabis. C’est un des mystères de notre Etat de droit.

Les drogues de toutes sortes étant en vente libre intra-muros, d’obtenir un portable ne me paraît pas un exploit. Mais ils insistent, ils veulent savoir qui a bien pu permettre au dangereux terroriste que je suis devenu par éditeur interposé de pouvoir s’exprimer et d’utiliser ce moyen moderne pour communiquer avec les médias.

Un peu plus, ils m’envoyaient la DNAT et me faisaient passer devant Bruguière. La gégène, ce sera pour plus tard !

Mon silence et mon mépris seront la seule réponse, précisant toutefois que de faire « parler » ma puce ne devrait poser aucun problème à la police scientifique. Un procès verbal sera établi et je constaterai que mes propos les plus incisifs et pertinents ont été retirés pour seulement permettre au jargon juridico administratif  de s’exprimer.

Tous savent qu’il ne faut jamais mettre en cause une autre administration ! Des bons éléments bien soumis, bien dociles et très prudents !

Des éléments pleins d’avenir !

Extrait de « l’Archipel des soumis »

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Les douaniers de la BSI de Nogent-sur-Oise ont arrêté un 4×4 immatriculé en France au péage de Chamant, dans le sens nord-sud.

« Le coffre de l’automobile contenait 96 kilogrammes de tabac à chicha placés dans deux valises. La tabac à narguilé avait été acheté à Rotterdam a précisé la direction régionale des douanes dans un communiqué.

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Sur le document interne de la DGFIP, nom de code « REM150 » pour « rémunérations 150 000€ » datant du 4 octobre 2016, on peut lire que ce ne sont pas moins de 150 fonctionnaires qui apparaissaient dans cette liste dont 14 douaniers.

Dans le même temps, on ferme des BSI!

The international informant

Cher Monsieur Fournel,

Bien que nous n’ayons jamais eu l’occasion de nous rencontrer, j’ai appris par Jean Paul Garcia, le directeur de l’A2 à l’époque, qui me recevait dans le hall d’accueil, seul endroit où vous aviez estimé qu’il m’était possible d’accéder, que vous aviez annoncé à ce dernier que vous alliez vous occuper du film en projet sur ma triste expérience au sein de la DNRED comme agent infiltré.

Le film GIBRALTAR a donc été réinterprété suite à votre intervention auprès du producteur Dimitri Rassam pour que le film ne retrace plus l’exacte vérité des actions que j’ai menées pour le compte de la douane française et de son service action la DNRED. Je trouve que votre comportement a été particulièrement inacceptable sans chercher à connaitre la réalité des faits et vous contentant de croire aux scribes administrateurs qui ont l’art de réécrire l’histoire.

Lors de cette visite…

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