Archives de la catégorie ‘BAN’

Les boeuf-carottes en train d’écumer le pot-au-feu de l’OCRTIS

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François Thierry, l’ancien patron de la lutte anti-drogue (OCRTIS) est dans le collimateur de la justice.

Quatre policiers de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Octris) ont également été placés en garde à vue, ce lundi, par l’IGPN.

 

L’actuel numéro 2 de l’Ocrtis, le magistrat Patrick Laberche, ancien procureur à la section antiterroriste du parquet de Paris, a lui aussi été placé en garde à vue (Photo: à droite).

 

Une perquisition a lieu dans les locaux du service.

 

Plus: http://www.liberation.fr/france/2017/03/20/saisie-de-cannabis-a-exelmans-perquisition-en-cours-a-l-office-des-stups_1557015

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED): le dossier de Marc Fievet est classé secret défense…Pourquoi?

Publié: 20 mars 2017 dans 36, BAN, Blanchiment, CELTIC, Cyberdouane, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Gendarmerie, NS 55, OCRTIS, Police, Secret Defense, SERVICES FRANCAIS, TRACFIN
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SECRET DEFENSELe champ d’ application “du secret de la défense nationale”, aux termes de l’ article 413-9 du code pénal, recouvre les renseignements, objets, documents, procédés, données informatisées et fichiers intéressant la défense militaire, la diplomatie, la défense civile, la sécurité intérieure, la protection des activités économiques, environnementales ou industrielles et la protection du patrimoine scientifique et culturel de la France.
La classification des informations est de la seule responsabilité de chaque ministre dans son domaine de compétence.

Le Premier Ministre est l’ autorité compétente pour définir les critères et les modalités des informations classifiés “très secret défense” qui concernent exclusivement les priorités gouvernementales majeures de défense.
La décision de classification est matérialisée par l’ apposition de tampons ou de marquages bien définis, destinés à traduire un niveau de classification “très secret défense”“secret défense” ou “confidentiel défense” .
L’ accès à un document classifié est alors limité aux seules personnes habilitées. Cependant, le fait d’ être habilité est une condition nécessaire mais non suffisante pour avoir accès à une information classifiée car il faut de plus que la personne puisse invoquer “le besoin d’ en connaître”. Si cette exigence est remplie par les nécessités des investigations conduites par les enquêteurs, le parquet ou le magistrat instructeur, seuls les premiers cités pourront avoir accès aux informations classifiées et cela à condition qu’ ils soient titulaires d’ une habilitation en cours de validité et du niveau des informations en question. Les magistrats, pour leur part, ne possèdent pas l’ habilitation requise et ne peuvent donc pas prendre connaissance des documents.
D’ autre part, il ne peut pas y avoir de déclassification d’ informations classifiées concernant de façon globale une affaire ou un dossier mais seulement une déclassification d’ un ou de plusieurs documents ou objets (logiciel informatique, prototype…).

En outre, une personne habilitée ne peut être déliée de ses obligations contractées au titre de son habilitation au secret défense. Ainsi, il est inutile de demander à une autorité administrative d’ autoriser l’ un de ses agents à venir déposer sur telle ou telle information encore classifiée. Il convient au contraire de demander la déclassification du document supportant cette information pour que l’ agent puisse ensuite s’ exprimer devant le juge si le dit document a été déclassifié.
Enfin, les règles relatives au secret de la défense nationale sont applicables en vertu de législations très diverses…

http://www.justice.gouv.fr/bulletin-officiel/3-dacg96b.htm

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AVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,

Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale:
Le président,
P. Lelong

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

lire aussi: Quand on constate la lâcheté de deux directeurs généraux de la douane française, les dénommés Pierre Mathieu Duhamel et François Auvigne

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El narco mexicano Joaquín « El Chapo » Guzmán se declaró este viernes « no culpable » ante un tribunal en Nueva York, donde fue acusado de haber dirigido uno de los cárteles de la droga más poderosos de los últimos años.
En uniforme azul y asistido por un traductor, Guzmán, de 59 años, se limitó a responder « Sí, señor » al juez federal James Orenstein, quien le informó sus derechos y le leyó los 17 cargos en su contra.

El primero de ellos, que lo acusa de haber dirigido el cartel de Sinaloa, puede implicar la cadena perpetua.

La audiencia de apenas 10 minutos tuvo lugar en una sala atiborrada de un tribunal federal de Brooklyn y en medio de un dispositivo de seguridad reforzado.

 

Leer mas

http://www.elpais.com.uy/mundo/chapo-guzman-declara-inocente-eeuu.html

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Franceinfo a interrogé les entourages de plusieurs candidats à l’élection présidentielle qui proposent cette réforme.

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De l’herbe en vente dans les tabacs ou dans des « cannabistrots »

Pour s’approvisionner en cannabis, les fumeurs à la main verte pourraient a priori cultiver leurs propres plants. A l’exception de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon – qui indique « ne pas avoir encore tranché » cette question – et de celle de Sylvia Pinel – qui n’a pas répondu à nos sollicitations –, tous les entourages de candidats se déclarent favorables à la culture de cannabis destinée à une consommation personnelle. Cette autoproduction serait autorisée en quantité très limitée, afin d’éviter une commercialisation en dehors du circuit légal…..

Une filière « made in France » contrôlée par l’Etat

Autant le dire tout de go : la majorité des équipes de campagne contactées par franceinfo n’ont pas encore de plan d’action détaillé pour produire à grande échelle de la marijuana destinée à la consommation française. « L’idée générale, c’est de réconcilier le cannabis et le made in France », explique le député Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon……………………

LIRE: http://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/a-quoi-ressemblerait-la-france-si-le-cannabis-etait-legalise_2012394.html

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247 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans ont pris des drogues au cours de 2016 au niveau mondial, l’équivalent des populations de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni réunies.

Proportionnellement à l’augmentation de la population mondiale, ce chiffre n’a pratiquement pas augmenté depuis ces quatre dernières années selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2016 sur les drogues. Mais les impacts sanitaires dus à la consommation de drogues se sont aggravés.

De plus, la lutte contre le trafic international n’arrive pas à endiguer une offre en constant développement, notamment en Afrique qui joue un rôle de plus en plus important dans cette diffusion.

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Lire:

l’ONUDC dans son rapport 2016.

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yuriPour Yuri Fedotov, le directeur général de l’ONUDC, « l’héroïne continue à être la drogue qui tue le plus de personnes et cette résurgence doit être traitée de manière urgente ». En effet, au cours des deux dernières années, la mortalité par overdose avec de l’héroïne a nettement augmenté en Amérique du Nord (où elle était en baisse), en Europe de l’Ouest et en Europe centrale. Cette évolution de la mortalité sur l’héroïne, qui peut s’expliquer par le retour en force de cette drogue sur ces zones, ne prend cependant pas en compte les effets destructeurs et mortels de nombreuses nouvelles substances souvent dérivées des opiacés qui ne font pas encore l’objet d’un contrôle international aussi bien documenté.

SOURCE: http://www.rfi.fr/hebdo/20170113-drogues-consommation-trafic-cannabis-afrique-cocaine-heroine-sante

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cannabis_325Il est essentiel de réfléchir à partir de données stables basées sur le bon sens et non sur des opinions « simplistes » rabâchées à travers une propagande incessante : « la prohibition a échoué », « la guerre à la drogue est un échec, place à la paix », « il faut couper l’herbe sous les pieds des dealers », « il faut assécher les réseaux criminels », « il faut attaquer les dealers au portefeuille »… Etc.
Si c’était la « prohibition » qui est la cause de cette consommation, comment pourrait-on expliquer que les pays qui ont une législation très stricte sur ce sujet comme la Suède, la Finlande, la Norvège, la Grèce, Chypre, la Roumanie… Bref les autres pays d’Europe qui ont une législation similaire, soient les pays où la consommation est la plus faible d’Europe (moins de la moitié de la moyenne européenne) ?
Comment pourrait-on expliquer que la consommation de cannabis ait baissé pendant 8 années consécutives (de 2005 à 2012) alors même que la loi n’a pas changé depuis 1970 ?
Pour qu’une société puisse survivre, il est indispensable que le comportement de ses membres soit régi par des lois. Ces lois sont faites pour protéger l’individu comme les membres de la société afin d’en assurer la survie.
Comme exemple simple, on pourrait se demander ce qui se passerait s’il n’y avait pas de code de la route : bien sûr que de griller un feu rouge pourrait n’avoir aucune conséquence s’il n’y avait personne de l’autre côté ! Ceci pour répondre à ceux qui disent que « fumer un joint de temps en temps chez soi est sans danger pour les autres », ce qui, au demeurant est faux et témoigne d’une profonde ignorance de ce qu’est le cannabis.
Mais accepteriez-vous de circuler en voiture si le code de la route n’existait pas, si vous risquiez à chaque virage de trouver quelqu’un en face de vous ?
La nécessité d’une loi qui interdise les comportements dangereux s’impose donc d’elle-même de par le simple bon sens.
Il reste donc à décider si « oui » ou « non » le cannabis est dangereux pour la société…
Et là TOUTES les études scientifiques sérieuses le confirment : le cannabis est dangereux pour l’individu comme pour la société dans laquelle il vit ! Et ces dangers sont pour la plupart largement sous-estimés, voire ignorés par la plupart des gens, qui sont abreuvés sans cesse par une propagande qui est loin d’être innocente !

Pour parler des dangers de la consommation de cannabis il y a :

• Les conséquences physiques,
• Les conséquences psychiques
• Les conséquences génétiques c’est à dire qui vont altérer les générations futures.

Tout cela est su, documenté et ne peut être remis en cause : les conclusions des études ne sont pas de vagues conditionnels mais des certitudes.
Toutes les expériences de légalisation/dépénalisation qui ont été tentées à travers le monde se sont soldées par un échec cuisant et n’ont jamais fait diminuer la consommation.

Comment pourrait-on imaginer qu’il en serait autrement en France ?

Comment peut-on raisonnablement ignorer les multiples tentatives en ce sens, en particulier pour les états des USA qui ont légalisé récemment ?
Je ne parle pas ici des « fanfaronnades largement relayées par les médias concernant «le pognon qu’ils gagnent» mais de statistiques réelles concernant l’évolution de la consommation depuis la légalisation: les résultats sont sans appel !

Voir le rapport officiel de l’HIDTA du 1er septembre 2016 sur les conséquences de la légalisation au colorado…

Commentaire posé sur FRANCE (Marseille): 150 Marseillais pour la légalisation du cannabis

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Le royaume du cannabis sur la route des Balkans

Il faut dire que la position géographique de l’Albanie est idéale. Un climat tempéré, des collines verdoyantes, un littoral, ainsi qu’une proximité avec le gros fumeur de cannabis qu’est l’Europe analyse le site Sensi Seeds. Pour lutter contre cette économie illégale, l’Italie veut bien prêter main forte à son voisin albanais, et mettre à disposition sa Garde des finances, la police douanière italienne. Et elle fait bien : avec le Monténégro et la Grèce, l’Italie représente un gros marché pour les cultivateurs albanais. Si un kilo de weed coûte 100 à 200 euros en Albanie, il coûte en terre italienne environ 1 500 euros.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-albanie-est-devenue-producteur-cannabis-1-en-europe-2902168.html#UhLuy2SiHf7iEtGu.99

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Publié le 01/03/2012 à 00:00 | Le Point 

Il achète une tonne de cannabis comme d’autres un kilo de pommes de terre. Toutes les six semaines, Abdel* se rend dans ce petit village marocain niché sur les bords de la Méditerranée et surplombé par le massif du Rif qui vient mourir en pente douce sur la plage. Là-haut, sur les plateaux, on produit près de 3 000 tonnes de cannabis par an, majoritairement destinées à l’Europe, et notamment à la France, qui fumerait près de 10 % de la récolte annuelle. Des tonnes de « shit » qui voyagent sous la coupe de quelques dizaines d’importateurs français, pour la plupart issus des cités sensibles.

Abdel est l’un des nouveaux « barons de l’or vert ». 

Ces trafiquants qui, chaque année, gagnent des places au Fichier spécial de la répression du banditisme, le « Who’s Who » de la criminalité, au détriment des anciens du milieu traditionnel, dépassés, trop vieux, morts ou en prison. Sur les 135 membres que compte cette « élite » de la grande criminalité française, ils sont près d’un tiers maintenant à être originaires des quartiers. Et, depuis la French Connectiondes années 60, ils sont sans doute les plus riches voyous que la France ait jamais connus. Avec un chiffre d’affaires annuel estimé à près de 1 milliard d’euros, ces caïds des stups brassent des dizaines de millions de bénéfices. A chacun des voyages qu’il entreprend sept ou huit fois par an, Abdel, qui, à 35 ans, joue déjà dans la première division du trafic, empoche 450 000 euros. Bien que le bras droit du Pablo Escobar local lui ait proposé les quatre qualités de shit disponibles, Abdel a, cette fois, choisi la plus basse, celle à 2 000 dirhams le kilo, soit 200 euros.

Il est 14 heures, nous sommes assis sur une banquette installée sur l’herbe rase du jardin de l’énorme villa du trafiquant – 16 pièces -, un verre de thé devant nous. Abdel négocie les modalités de livraison avec le boss, qui vient de faire son apparition, escorté par deux gros bras. L’ambiance est décontractée. Abdel connaît bien ce quinquagénaire tout aussi athlétique que lui, mais au crâne rasé et à la fine moustache, qui porte un survêtement Adidas vert et blanc, arbore des lunettes de soleil posées sur le haut du front et des chaînes en or autour du cou. L’homme, l’un des plus puissants trafiquants du Rif marocain, peut livrer par bateau la marchandise – pas moins de 1 tonne par voyage – jusqu’au sud de l’Espagne, moyennant un surcoût de 2 500 dirhams – soit 250 euros – par kilo. Le parcours de la drogue est parfaitement réglé. Sa tonne, Abdel l’a déjà prévendue à quatre équipes de cités, originaires de différentes villes de France. Lesquelles paieront 900 euros le kilo pour en prendre livraison dans la région de Cadix et remonter par go fast, avant de dispatcher la marchandise à coups de « valises marocaines », comme on surnomme les ballots de 30 kilos. En bout de chaîne, les détaillants achèteront le kilo à… 2 000 euros. Un modus operandi par go fast qui cède peu à peu le pas aux camionnettes et camions, plus discrets…

« Te fais pas prendre. » 

En attendant, Abdel verse en guise d’acompte les 450 000 euros qu’il a apportés avec lui. En face, le boss plaisante : « Te fais pas prendre en France avec, mais ici, au Maroc, ça ne risque rien, tu apportes des devises au pays ! » La descente de l’argent, c’est le plus gros risque que prend notre importateur, et pratiquement le seul : la marchandise que ses sbires réceptionnent dans le sud de l’Espagne ne passera pas plus d’une nuit entre ses mains avant d’être enlevée par les clients.

Natif de la Côte d’Azur, Abdel est l’un des derniers grossistes à vivre entre la France et l’Espagne quand la majorité de ses collègues ont définitivement opté pour le Maroc, où ils sont plus à l’abri et peuvent jouir sans crainte de leur « monnaie ». Les marlous des quartiers se sont engouffrés dans la brèche au mitan des années 90. En 1994, les frontières tombent avec les accords de Schengen, les téléphones portables se démocratisent et les loulous, qui jusque-là n’étaient que le dernier maillon commercial de la chaîne chargés de la vente au détail, affichent de nouvelles ambitions et « prennent des épaules ». Naît alors le go fast.

Les petits ont grandi. 

Le principe : charger des centaines de kilos de cannabis sur la banquette arrière et dans le coffre de grosses cylindrées capables de semer les forces de l’ordre avec devant une voiture « ouvreuse » reliée par portable qui dégage la route vers la fortune. »Ces jeunes, ils connaissaient déjà le chemin, certains avaient travaillé pour nous, les anciens, comme chauffeurs de nos voitures aménagées. Et aujourd’hui, ce sont eux qui tiennent le biz », confirme l’ancien caïd lyonnais René Nivois, 61 ans, un pionnier du trafic de cannabis qui a écopé en 2003 d’un non-lieu aux assises de Toulouse pour un trafic portant sur des tonnes de hasch.

Au fil des années, les petits dealers sont devenus, pour les plus doués d’entre eux, de gros et riches importateurs. Ils se sont approvisionnés au plus près des sources marocaines et leurs techniques de livraison se sont sophistiquées pour éviter de perdre la précieuse cargaison. Les convois sont ainsi parfois escortés par des voitures béliers destinées à neutraliser les forces de l’ordre, comme en février 2011 lorsque l’un des 4 x4 blindés des super-gendarmes du GIGN a fini sur le flanc après avoir été chargé par une grosse Mercedes survitaminée qui veillait sur 1 300 kilos de shit. Trois mois après, la Brigade des stups de la PJ lyonnaise interceptait une voiture porteuse – chargée de drogue – équipée d’un deuxième réservoir placé sur la banquette arrière, histoire de limiter les arrêts aux stations-service, là où, comme avec les péages, les go fasters sont vulnérables. Et lorsque ça ne suffit pas et que les trafiquants sont pris dans la nasse, ils n’hésitent plus à corrompre les fonctionnaires. Récemment, un caïd d’une trentaine d’années, originaire de la banlieue parisienne, mêlé à une prise de plus de 1,5 tonne de cannabis, proposait 1 million d’euros en garde à vue à son vis-à-vis pour qu’il commette une erreur sur son PV d’audition. Ce qui aurait permis à son avocat de faire annuler la procédure et de gagner sa remise en liberté. Mais le « complice » potentiel a décliné l’offre.

Vacances à Dubai. 

Si, en 2011, les services de police ont saisi 37 millions d’euros d’avoirs criminels, l’argent est de moins en moins visible en France. Pour profiter sereinement du sien, Abdel s’offre des vacances à l’étranger. Récemment, il a séjourné avec une amie dans un 5-étoiles à Dubai, 69 000 euros les deux semaines dans l’une des plus belles suites, avec un aquarium à requins… »Je suis parti de France officiellement pour aller au bled en vacances. Là-bas, j’avais fait réserver mon séjour dans une agence locale par quelqu’un de ma famille. J’ai récupéré mes billets et je suis parti à Dubai avec mon autre passeport – j’ai la double nationalité ! » raconte Abdel. Dorénavant, dans les cités, seules les rafales de kalachnikov et l’enchaînement des règlements de comptes, comme récemment encore à Marseille, témoignent de la vivacité de cette économie souterraine, de plus en plus discrète.

* Le prénom a été modifié.
Barons de l’or vert

Le seigneur du cannabis : Sofiane Hambli, 37 ans.

On le soupçonne d’avoir arrosé en tonnes de cannabis la région de Strasbourg ainsi que Mulhouse, sa ville natale. Hambli a été incarcéré après une condamnation à treize ans de réclusion en août 2011. Huit ans plus tôt, alors qu’il était emprisonné, il s’évadait lors de son transfert à l’hôpital de Metz, grâce à un complice armé. En 2004, les policiers espagnols menaient une opération contre son équipe au cours de laquelle 3 tonnes de cannabis étaient saisies. Arrêté, Hambli s’échappait après une fusillade. Dans un courrier retrouvé par les policiers, il estimait son patrimoine à 6 millions d’euros. En mars 2009, il a finalement été interpellé à Marbella.
L’Autruche : Mohamed Bouarfa, 47 ans.

Les policiers reprochent à ce natif d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, d’avoir exporté 42 tonnes de cannabis vers l’Hexagone. Après sa condamnation par défaut à dix ans, en 1998, par la cour d’assises de Rouen, Mohamed s’était s’installé au Maroc où il avait monté un élevage d’autruches près de Casablanca. D’où son surnom… Il a finalement été arrêté en 2005 et extradé vers la France. En juin dernier, Bouarfa a été condamné en appel à dix-huit ans de réclusion par la cour d’assises de Lyon. Il purge actuellement sa peine à la prison de Corbas, près de Lyon.
Tête d’ampoule : Rachid Belayati, 40 ans.

Il est né dans le quartier sensible de la Madeleine, à Rive-de-Gier, près de Saint-Etienne, le 25 mars 1972. Son réseau de stups aurait engrangé 9,7 millions d’euros en trois ans avant d’être démantelé en 2003. Toujours en cavale après sa condamnation, en septembre 2007, à quinze ans de réclusion, Belayati continuerait à superviser le trafic, caché à Batna, en Algérie.
Les frères  » pétard  » : Abdelkader, 37 ans, et Mohamed, 36 ans.

Originaires de Chassieu, dans la banlieue est de Lyon, Abdelkader, né en février 1975, et Mohamed, dit  » Bébé « , né en août 1976, ont commencé entre 1992 et 1994 dans les casses à la voiture bélier, la grande spécialité des loulous lyonnais. Puis, forts de leur expérience dans l’automobile, les deux frères sont passés, les années suivantes, au trafic de stups version go fast. Mohamed est tombé en 2003 avant de s’évader, par hélicoptère, de la maison d’arrêt d’Aiton, en Savoie le 10 décembre 2005. Un mois et demi après, il était repris à Gérone en Espagne, et finalement condamné à neuf ans pour stups et à cinq ans pour évasion. Son frère aîné Abdelkader, actuellement en fuite, aurait repris les affaires. En 2009, il a été condamné par défaut à huit ans pour trafic de stupéfiants alors qu’il cumulait déjà onze condamnations pour vols, violences…

Plushttps://m.facebook.com/permalink.php?story_fbid=675734449128572&id=669375889764428

http://www.lepoint.fr/societe/les-scarface-francais-du-cannabis-01-03-2012-1699165_23.php

A l’issue de ses essais en mer, la première d’une nouvelle génération de vedettes de surveillence générale (VSG) destinées à la Douane a été livrée mi-juillet par Socarenam.

Le Seudre est depuis basé à Royan, une seconde unité du même type devant être livrée par le chantier boulonnais au premier trimestre 2017.

Lire sur: http://www.meretmarine.com/fr/content/socarenam-livre-une-vedette-de-32-metres-la-douane

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Michel Charasse 

IL SE TARGUE d’avoir « réveillé » les douanes et fait passer les saisies de drogue de 5 à 35 tonnes. Michel Charasse, ex-ministre du Budget entre 1988 et 1992, a entretenu des rapports particuliers avec l’agent NS 55. Des relations singulières qui ont valu au sénateur une audition comme témoin par l’IGPN (la police des polices) dans le cadre d’une plainte déposée en août 2001 par Marc Fiévet pour « complicité de trafic de stupéfiants» et « subornation de témoin ». Le raisonnement est simple : « Puisqu’il a été condamné pour trafic de drogue, pourquoi ne pas poursuivre ses complices ?, souligne l’avocat de l’aviseur, Me Christophe Pech de Lacclause. Par ailleurs, il a subi des pressions des douanes pour ne pas révéler sa qualité d’aviseur, ce qui relève de la subornation de témoin. » Une bonne partie de la haute administration douanière a été entendue, ainsi que des diplomates, qui ont rendu visite à l’aviseur en prison.

Lors de son audition, Michel Charasse confirme avoir « entendu parler » de Fiévet lors de son arrivée au ministère. Rien d’anormal. Le fidèle de François Mitterrand dit se tenir « informé régulièrement des activités des agents des douanes et de personnes comme Fiévet qui travaillent pour leur compte contre rémunération ». En effet, l’une des priorités du ministre est d’« engager partout dans le monde des informateurs sûrs, discrets et efficaces ». Il relève au passage qu’il a dû lui-même « protéger des douaniers » impliqués dans une livraison « contrôlée » de stupéfiants.

Des activitées classées « secret défense »
Michel Charasse est assuré du soutien du président Mitterrand qui attache un « grand prix à cette politique ». Une stratégie que personne ne conteste : « Les douanes françaises n’ont eu qu’à se féliciter des activités de l’ensemble des agents, y compris Fiévet. »

D’autant que l’agent NS 55 est basé à Gibraltar, considéré comme un « point stratégique ». 

Les rencontres avec Fiévet ? « Pas plus souvent que d’autres agents des douanes », assure Michel Charasse. Il poursuit : « Il m’est arrivé de lui faire dire ma satisfaction. Il m’est aussi arrivé de le lui dire directement lorsque je le voyais ou lorsque je lui parlais au téléphone. »

L’ancien directeur général des douanes, Jean-Dominique Comolli, plus précis, se souvient au moins d’une rencontre « dans le bureau du ministre ». L’aviseur Fiévet apporte, en effet, ses éclaircissements sur ses conditions de travail « pas faciles ». En résumé, Michel Charasse assure non sans humour qu’il a toujours « su ce qu’il faisait », « mais on ne peut pas dire que nous vivions ensemble ». Un homme courageux, efficace… Les éloges ne manquent pas. Les ennuis de Fiévet en 1994 ? Michel Charasse n’est plus en poste (il a été remplacé par Nicolas Sarkozy) et il les apprend – dit-il – par la presse.

Malgré les sollicitations de sa famille, Michel Charasse se refuse à intervenir. De toute façon, ces opérations sont classées « secret défense », car elles concernent des « activités particulièrement dangereuses ».

Le Parisien

http://m.leparisien.fr/faits-divers/quand-l-agent-ns-55-rencontrait-le-ministre-24-04-2003-2004027052.php#

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« Il y a un trafic de cocaïne qui s’est installé depuis les années 2000 dans la région de l’Afrique de l’Ouest et les sommes engendrées sont considérables. L’affaire d’“Air cocaïne”, c’est cinq à six tonnes de cocaïne transporté, ce qui représente des millions d’euros, ce ne sont pas des petits sous. C’est susceptible de déstabiliser n’importe quel pays. »

Lire:

http://m.rfi.fr/emission/20160827-daouda-coulibaly-trafic-cocaine-destabilise-mali-cinema-wulu-drogue-france-afrique

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silandraPhoto communiquée par les douanes françaises, le voilier «Silandra» est appréhendé  le 16 avril 2015. A son bord : 2,25 tonnes de cocaïne, une prise record.

Les changements intervenus dans la géopolitique régionale, et notamment le fait que  le m_antilles-0Venezuela, pays très proche de l’arc antillais, soit devenu un espace majeur de transit de la cocaïne ont eu plusieurs conséquences. Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sont désormais non seulement des points stratégiques de réexpédition de la cocaïne destinée à l’Europe, mais aussi des marchés de gros secondaires où se rencontrent la criminalité locale et celle issue de métropole. Quant à la Guyane, jusqu’ici plutôt épargnée par le trafic de grande ampleur, l’augmentation des contrôles aéroportuaires entre le Suriname et les Pays-Bas et l’autonomisation de groupes criminels locaux expliquent une évolution spectaculaire. Ce département d’outre-mer devient une source de plus en plus importante de carte narcoantillesla cocaïne consommée en métropole.

LIRE: http://www.rfi.fr/ameriques/20160808-trafic-cocaine-guyane-antilles-drogue-stupefiant-europe-colombie-venezuela

Plus: http://www.ofdt.fr/publications/collections/periodiques/drogues-enjeux-internationaux/les-antilles-francaises-et-la-guyane-sur-les-routes-du-trafic-international-de-cocaine-numero-9-juillet-2016/

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douanes-1Yvan Zerbini (au centre), directeur inter-régional des douanes en Normandie, entouré des directeurs régionaux

 

Une dizaine de points de passage frontaliers (PPF) sur tout son territoire, gares maritimes ou aéroports, dont Le Havre qui est avec Roissy et Marseille l’un des trois grands points d’entrée de France, la Normandie a de quoi faire.

La CELTIC

Le travail de ciblage  est renforcé, grâce à un scanner à conteneur mis en service depuis fin 2015 qui permet une radiographie de la boîte sans l’ouvrir. La cellule Celtic (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs) regroupe 31 agents.

Lire tout l’article et écouter l’Interview de Yvan Zerbini, directeur inter-régional des douanes en Normandie, au micro de Jacques-Olivier Gasly:

:http://normandinamik.cci.fr/220510-2015-ete-une-bonne-annee-selon-la-douane-normande-audio

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PEREJILDe l’Ile Persil à Port la Nouvelle

En arrivant rue du Louvre, je comprends immédiatement que je ne suis pas convié à une réunion de routine. Christian Gatard, le chef d’échelon de la DNRED Nantes, discute dans le hall de l’immeuble des Douanes avec deux hommes que je ne connais pas. En revanche, je constate que son adjoint Jo Le Squere est  arrivé de Nantes, lui aussi, ce matin. Dans l’ascenseur, Gatard me présente Michel Ribatet,  patron de la DNRED de Lyon, et l’un de ses adjoints, Jean-Pierre Cazet.

Sans un mot, nous sortons pour rejoindre la première terrasse de café où nous nous installons autour d’une table ronde. Christian Gatard rompt le silence et s’adresse directement à moi. Je comprends instantanément que je vais  être  au cœur des débats :

-Marc, nous avons trouvé une solution pour financer en une seule fois tes travaux du Saint-Georges (Le Saint Georges est le restaurant sis à Estepona dont les douanes sont copropriétaires). Michel Ribatet va t’expliquer.

Le douanier lyonnais  se redresse, réfléchit quelques secondes puis se lance:

-Nous savons que des producteurs disposent actuellement d’une tonne de cannabis au Maroc qu’ils n’arrivent pas à écouler, faute d’acheteurs. Ces acheteurs, nous les avons trouvés grâce à un agent infiltré. Ce sont deux Anglais qui vivent à Amsterdam. Des grosses pointures. Ce marché les intéresse. Nous allons donc leur livrer nous- mêmes la drogue, à Lyon, et les arrêter, bien sûr, dès qu’ils en auront pris possession.

Est-ce que tu peux te charger de l’enlèvement de la marchandise au Maroc ? Je m’engage à te verser un million de francs pour cette opération.

Ça me semble tellement invraisemblable que je ne suis pas certain d’avoir bien compris:

-Tu veux bien dire que les douaniers montent toute l’opération jusqu’à la livraison ?

Absolument.

-De bout en bout ?

Oui.

-Mon équipage ?

A toi de jouer!

Jean-Pierre-CAZELe douanier lyonnais Jean-Pierre Cazet  m’appellera pour me donner le signe du départ et me préciser l’endroit exact où je dois enlever le cannabis. Ensuite je dois remonter vers la France et décharger à Port-la-Nouvelle, près de Narbonne, dans l’Aude. Jean-Pierre Cazet m’y attendra.

Le chargement de la drogue et le voyage s’effectuent sans aucun problème, j’arrive même à Port-la-Nouvelle, avec une journée d’avance sur le planning  établi, ce qui n’est pas franchement une bonne idée car personne ne m’attend. Je téléphone immédiatement à  Michel Ribatet, le chef d’échelon de Lyon pour lui signaler mon arrivée et le prier d’envoyer ses douaniers pour décharger…

C’est impossible, ils sont encore à Lyon. Ils seront là-bas demain.

La perspective de passer vingt-quatre heures sur le Windarra, rebaptisé prudemment Tancrède pour les besoins de l’opération, avec plus d’une tonne de cannabis à bord me contrarie, mais je n’ai pas le choix. Je fais alors le tour du pont pour m’assurer que tout est en ordre. A priori, rien ne peut laisser supposer que ce yacht est parfaitement hors-la-loi. Un peu rassuré, je me détends, et je m’adosse à la barre pour observer l’activité de ce petit port partagé entre pêche et commerce.

Et là, devant moi, brusquement, je ne vois plus qu’elle, tout en bleu délavé. Elle m’écrase, elle me nargue. Comment ne l’avais-je pas remarquée plus tôt : je suis amarré très exactement face à la gendarmerie.

Le lendemain matin, je n’en crois pas mes yeux : sept douaniers descendent de deux véhicules, une voiture et un petit camion, empilent des grands sacs de jute sur le pont du Windarra puis, sans prendre la moindre précaution, ils y enfournent les quarante-trois ballots de cannabis qu’ils déposent dans leur camion en jurant et pestant comme de vieux dockers contre le poids excessif  des colis.

La scène est complètement surréaliste : là, en plein jour, dans un petit port français, au vu de tous, sept douaniers déchargent et rechargent une tonne de cannabis devant une gendarmerie.

Leur travail effectué, les douaniers me saluent et repartent vers Lyon. Ils y arrivent en fin d’après-midi et entreposent la drogue dans un hangar à la  périphérie de la ville.

Un Marocain les rejoint peu après. C’est le représentant des producteurs. Il vient constater que tout est en ordre et est certainement à mille lieux de se douter qu’Eric, le chauffeur qui l’a pris en charge à sa descente d’avion à Barcelone, est Jean Pierre Cazé, un douanier français. L’homme compte les ballots, s’assure de leur contenu puis se fait conduire jusqu’à une cabine téléphonique pour appeler une chambre de l’hôtel George V à Paris.

Quatre hommes y sont réunis, deux Anglais, les acheteurs, et deux douaniers qui se font passer pour les complices des « livreurs ». Tous quatre attendent ce coup de téléphone pour régler leurs affaires et se séparer. L’arrivée de la marchandise étant confirmée et certifiée conforme sur l’honneur par le représentant des producteurs, les Britanniques remettent dans un premier temps huit cent cinquante mille francs aux « narco-douaniers » dans la chambre du George V en règlement du convoyage. Puis ils s’éclipsent  pour rejoindre Lyon afin de prendre livraison de la cargaison et verser un solde de trois  millions de francs aux organisateurs et intermédiaires de l’opération : toujours les douaniers lyonnais…

Les deux Anglais arrivent le lendemain à bord d’une puissante Mercedes de location devant le hangar où est entreposée la drogue. Jean-Pierre Cazet les reçoit. Deux autres douaniers l’accompagnent. Il les présente brièvement comme des agents de sécurité chargés de veiller sur le cannabis jusqu’à son enlèvement.

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Deux jours après les douanes sont à l’honneur dans tous les journaux. Les titres sont élogieux : « Saisie record de cannabis »;  « Les douaniers roulent sur l’herbe »; « Coup de filet anti-drogue »…

Lors d’une conférence de presse, les responsables locaux des douanes  racontent comment, par un coup de chance inouïe, et grâce à leur flair, leurs fonctionnaires sont tombés, lors d’un contrôle de routine, sur un véhicule anglais transportant plus d’une tonne de cannabis.

Les journalistes se régalent, ils relatent avec force détails ce coup de maître des enquêteurs lyonnais. Les vieux renards du fait divers mettent toutefois un bémol. Ils saluent  le succès des douanes mais ne croient pas une seule seconde au coup de chance. Comme d’habitude les enquêteurs ont dû travailler sur renseignements. C’est classique, mais ils ne vont quand même pas donner leurs sources.

Je suis désormais bien loin de toute cette agitation. Bercé par une douce Méditerranée, le patron des services aéronaval des douanes de Nantes ramène avec son amie mon yacht vers  Sottogrande.

Encore deux jours de navigation et il sera  à quai. Au final il s’arrêtera au port de La Duquesa.

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TANCREDEMotor yacht Windarra

Le Motor yacht « Windarra » avait repris son ancien nom de « Tancrède » pour réaliser l’opération de transport de 1235 kilos de cannabis entre l’Ile Persil dans le détroit de Gibraltar et Port la Nouvelle où une équipe de douaniers de l’échelon DNRED de Lyon l’attendait pour transporter la drogue jusqu’à l’entrepôt lyonnais loué par le douanier Jean Piere Cazé.

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Un lamentable épisode de la guerre des polices qui pose la question des moyens juridiques de la lutte anti-drogue

dnredAprès 84 jours de prison, M. Ribatet, chef de l’antenne lyonnaise de la DNRED est libre.

Il n’a pas donné ses informateurs
Jeudi, 6 Juin, 1991

MICHEL RIBATET, le dernier des douaniers incarcérés à Dijon depuis le 13 mars, est enfin sorti de prison mardi vers 19 heures. Patron de l’antenne de Lyon de la Direction nationale des enquêtes et recherches douanières (DNRED), il avait été incarcéré en même temps que son surbordonné, Pierre Tardy, et qu’un inspecteur de Dijon, Jacques Dorey. Tous trois avaient été inculpés de «détention, transport, acquisition et cession de stupéfiants».

Ils avaient rejoint en prison Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire à Lyon, qui avait infiltré un réseau de trafiquants de cannabis en provenance du Maroc et avait été écroué le 6 mars pour les mêmes raisons.

Il s’agit d’une bien lamentable affaire qui pose d’abord la question des moyens juridiques reconnus à la douane, responsable de la quasi-totalité des 22 tonnes de drogue saisies l’an dernier par l’ensemble des services français.

Dans l’affaire de Dijon la PJ a mis à profit les trois jours de garde à vue dont elle dispose après les 24 heures de rétention douanière, non pas pour poursuivre le travail des douaniers, mais pour retourner contre eux les trafiquants qu’ils avaient arrêtés.

Au centre de l’affaire, la saisie par les douaniers lyonnais de 535 kg de résine de cannabis, le 6 décembre 1990, au péage de Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) sur l’autoroute A6. Cette saisie intervenait après celle d’une tonne de drogue à Lyon le 6 juin 1990 ( marchandise transportée par Marc Fievet-NS55 DNRED jusqu’au port de Port La Nouvelle sur le Motor Yacht TANCREDE) , et en précédait une autre de 520 kilos, le 20 décembre, sur le parking d’Isardrôme près de Vienne.

HOGUET

Jean Henri Hoguet en premier plan lors d’un exposé sur les techniques de lutte contre le narcotrafic avec Marc Fievet en arrière plan

Les douaniers et leur chef, M. Hoguet, patron de la DNRED ont expliqué au magistrat, en gros, ces méthodes et leur efficacité. Ils n’ont pas tout dit. C’est clair. Pour le juge demeure « un problème d’argent et de paiement des informateurs». Il veut savoir «d’où provient l’argent et ce qu’il est devenu» car il ne peut discerner «ni le début ni la fin de la chaîne» et reconnaît qu’il n’a pu «percer le mystère de l’organisation qui avait conduit à la saisie». Il se serait heurté, selon ses propres mots, à un «refus total de collaboration» de la part des inculpés. M. Ribatet et les siens ont protégé leur «construction», le réseau de leurs informateurs et agents – les douaniers les appellent des aviseurs – au sein de cet important réseau d’importation de cannabis marocain en Europe. En se taisant ils ont protégé le travail en cours et, aussi et surtout, la vie de ces hommes. Le nom d’un de ces aviseurs n’a-t-il pas été publié dans certains journaux? C’est son silence qui a valu à M. Ribatet 84 jours de prison.

Côté Douane on se félicite de cette libération et on met sur le compte de la mauvaise humeur du magistrat l’interdiction jusqu’à nouvel ordre d’exercer signifiée aux douaniers libérés. Mais on relève surtout que l’intégrité de ces fonctionnaires n’est pas contestée par le juge qui n’a pu établir leur enrichissement personnel. Ils demeurent ce qu’ils ont toujours été, au dessus de tout soupçon de ce point de vue essentiel: ce ne sont pas des ripoux.

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Michel Charasse

Depuis le 28 mai, jour où le magistrat fit perquisitionner à la DNRED de Lyon, ce dernier avait refusé ses plateaux repas, n’avalant que de l’eau, du lait et des jus de fruit. Les douaniers ont été constamment soutenus par leur hiérarchie, l’ensemble des syndicats, et par leur ministre de tutelle, Michel Charasse. Plusieurs manifestations de soutien s’étaient tenues dans toute la France, notamment devant le palais de justice de Dijon. Une autre était prévue hier.

Les syndicats de douaniers, satisfaits de la libération de M. Ribatet, ont annulé leur journée d’action et de grève annoncée pour le 11 juin. Pour la CGC, dont le douanier lyonnais est adhérent, «cette décision n’est que justice». Satisfaction également à la CGT qui souligne: «Le problème reste entier quant aux missions de la douane, ses moyens pour les remplir et leur cadre juridique». Cette question a été publiquement posée par André Lajoinie, au nom du groupe communiste à l’Assemblée, dans une lettre au ministre de la Justice Henri Nallet.

De source bien informée, un protocole intégrant au droit et procédures français les moyens reconnus par la Convention de Vienne pour lutter contre le trafic aurait été élaboré par les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Finances (Douane). Mais en ce qui concerne l’attribution de la qualification d’officier de police judiciaire aux douaniers, ce qui leur permettrait de conduire jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire les affaires qu’ils réalisent, le blocage du ministère de l’Intérieur demeure total.

Jean-Michel Cordier

Port la Nouvelle: http://www.sea-seek.com/images/b/bc/Port_La_Nouvelle.jpg

VOIR ou revoir: https://ns55dnred.wordpress.com/a-propos/Le héros de "Gibraltar" attaque l'Etat

LIRE: https://ns55dnred.wordpress.com/2014/06/29/quand-on-constate-la-lachete-des-directeurs-generaux-de-la-douane-francaise-les-denommes-pierre-mathieu-duhamel-et-francois-auvigne/

Reportage : C.Le Goff/F.Le Moal/O.Lecointe/S.Malin

via : api.dmcloud.net

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FRANCE: quant aux méthodes des régaliennes pour lutter contre le trafic de drogue

Publié: 29 juin 2016 dans 36, BAN, Customs and Border Protection, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, NARCOTRAFIC, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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LCPNS55

Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde
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Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.
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« La lutte contre le trafic de stups a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d’une guerre des chefs de service entre les douanes et l’Office« , résume un policier de terrain (INFO RMC).

L’OCRTIS et les « opérations Myrmidons » avec ses derniers exploits de se constituer en super protecteur de narcotrafiquants pour permettre de transmettre des fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre voire le Maroc.
La DNRED (Douane française) avec ses « saisies spectaculaires » pour lesquelles on assistera au déplacement totalement surréaliste du président Hollande accompagné de son fidèle Sapin et en l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED.
Les stups du « 36 » avec ses casseroles.
La Douane française et ses services « Cyberdouane » ( DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane? ) et « CELTIC » ( Douane française: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs ), la Gendarmerie, les Policiers municipaux, le TRACFIN et les Services Spéciaux…
Tous ces services s’emploient à nous expliquer chaque jour par des communicants performants qu’ils sont les meilleurs et que d’exploits en exploits ils nous protégeraient de ce fléau, alors qu’il n’en est rien.

Nos frontières sont de véritables passoires et la progression des saisies dans l’hexagone, territoire de consommation et de transit, n’est due qu’à l’augmentation de la demande et donc du business généré!

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on apprend la saisie, par hasard, de  270 kilos d’héroïne pure dans un camion iranien qui est arrivé sans avoir été contrôlé à Flixecourt dans la Somme (FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !) , comme cette saisie par hasard (FRANCE (narcotrafic maritime): 230 kilos de cocaïne trouvés dans un conteneur de verre pour Saint-Gobain, pas contrôlé par la CELTIC) ces derniers jours.

Les alertes au ministre Christian Eckert (DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget) comme à la directrice générale de la Douane, Madame Hélène Crocquevieille (FRANCE (Douane française): lettre ouverte à madame Hélène Crocquevieille, directrice générale.) n’ont pas réussi à provoquer la moindre réaction à ce jour et les dernières décisions du ministre de l’intérieur comme la mise en place d’une section « anti-mules » en Guyane avec promesse de doublement des effectifs affectés à la lutte contre le narcotrafic ne sont pas à la hauteur des besoins ( OCRTIS (Guyane): vers la création d’une antenne de lutte contre les mules…).
Affecter une quinzaine de fonctionnaires pour tenter de limiter le transport de drogue via les « mules » ne sera qu’une énième « ligne Maginot » que les narcotrafiquants contourneront sans aucun problème.
Nos régaliennes continuent à se concurrencer, quand ce n’est pas à se tirer dans les pattes, au mépris de l’efficacité pour avant tout se faire mousser!

Comment ne pas être inquiet de cette non évolution dans les moyens mis en œuvre par nos décideurs qui de « machin » en « machin » ne savent plus que faire pour essayer encore de berner l’opinion publique sur la soit disant efficacité de nos services.
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