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DNRED (Douane Française): qui se souvient de Georges Aubry? Passé comme tant d’autres en pertes et profits!

Publié: 22 juin 2017 dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Australian Customs and Border Protection Service., BAN, Blanchiment, CELTIC, Customs and Border Protection, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, EUROPE, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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Qui s’interroge sur les frontières entre le légal et l’illégal y trouvera de quoi songer.

Peut-être le Président Emmanuel Macron, mais à coup sûr Rodolphe Gintz, le Directeur Général de la Douane Française  qui devrait lire ces témoignages avant la nomination du successeur de Jean Paul Garcia.

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Georges AUBRY

A la demande de LA DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières), du temps où elle oeuvrait à partir de la rue de Charonne, Georges Aubry est parti acheter pour 30 000 dollars de cocaïne en Equateur afin d’infiltrer un réseau de trafiquants. Evidemment ce beau plan capote, les patrons de la drogue n’étant, pas plus que les policiers équatoriens, des enfants de choeur. 

Le récit du jeu mortel de « qui piège qui? » qui démontre une fois encore que l’objectif premier était avant tout de réaliser des prises spectaculaires au mépris de toutes règles élémentaires de sécurité!

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Lire aussi:

Marc FIEVET

Un document stupéfiant sur le monde des stups et des narcotrafics. Pour le compte des douanes françaises, Marc Fiévet est devenu le meilleur des agents infiltrés. Remontant patiemment les filières, jusqu’à se hisser au sommet d’une des principales organisations mondiales du trafic, prenant tous les risques. Mal lui en a pris car il a payé cet engagement, au risque de sa peau, par une condamnation à perpétuité au Canada, et de 20 ans de prison dont 10 de sécurité en France. Enfin libre après plus d’une décennie derrière les barreaux, l’aviseur demande des comptes, et entend présenter l’addition à ceux qui l’ont lamentablement abandonné à son triste sort.

Dans ce livre trépidant, il révèle son histoire hallucinante, celle d’un scandale d’État. 

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Hubert AVOINE

« Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d’identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui ? Pour quoi ? Je l’ignorais et je n’avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire. Malgré les méthodes troubles qu’il m’arrivait d’observer, j’ai cru sincèrement au bien-fondé de ces missions. Après tout, je travaillais directement sous les ordres du patron de l’Office des stups, et je n’avais aucune raison de m’inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s’est épaissi et la méfiance a fini par s’installer. J’étais devenu complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu’à la rupture, aussi brutale que violente. »

À l’origine d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « trafic de stupéfiants » et visant les méthodes de la police, Hubert Avoine raconte pour la première fois le détail de ses missions, d’abord pour l’Office français des stups, puis pour le département de la Justice américain.

Un récit sidérant, à la lisière du polar, qui pourrait dissimuler un des plus gros scandales de la Ve République.

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L’observatoire européen des drogues et des toxicomanies publie, mardi 6 juin, son rapport 2017.

L’agence constate une hausse dangereuse de création de nouvelles drogues vendues sur le « darknet » (réseaux clandestins sur internet et non référencés).
Pour la troisième année consécutive, l’observatoire note une hausse du nombre de morts par overdose : plus de 8 000 personnes en 2015. Ces décès sont principalement dus à l’héroïne et à d’autres opiacés. Les nouvelles substances de synthèse sont particulièrement dangereuses comme les opiacés de synthèse qui imitent les effets de l’héroïne mais de manière plus forte.
Jusqu’à 400 fois les effets de la morphine

« L’effet est plus fort, ce sont des substances beaucoup plus puissantes, indique Alexis Goosdeel, directeur de l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Certaines ont jusqu’à 300 ou 400 fois la force ou l’effet de la morphine, par exemple. Avec 1/10e de gramme, vous pouvez produire 10 000 doses de certaines de ces substances. »
Le travail des services de lutte anti-drogue devient de plus en plus difficile. « Il n’est pas nécessaire d’en transporter un camion entier pour avoir un nombre important de doses à commercialiser, explique Alexis Goosdeel. Donc, pour toutes les forces de l’ordre mais aussi pour les douanes, pour le contrôle des services postaux, c’est beaucoup plus difficile de détecter certaines de ces substances parce qu’elles circulent parfois en très petites quantités. » 
En 2016, 66 nouvelles substances psychoactives ont été détectées en Europe.

Source

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/drogue/la-consommation-de-nouvelles-drogues-de-synthese-en-nette-augmentation_2224637.html#xtref=acc_dir

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La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), service de la DGDDI, défraye la chronique depuis quelque temps.

Au-delà des raccourcis et des suspicions, une expression forte est de rigueur :

les agents des Douanes ne sont pas des pourris en puissance ou d’infâmes truqueurs.

la DNRED ne correspond en rien à cette image d’un service lamentable se vautrant dans des affaires douteuses

la Direction des Opérations Douanières (DOD), partie de la précédente, n’est pas un ramassis de filous ou d’inconscients.

Nous n’allons cependant pas nier qu’il y a eu des failles gravissimes, dont certaines ont eu des effets terribles, en premier lieu pour les agents concernés (sur le sort desquels il serait juste de revenir), mais parfois aussi dévastateurs pour l’image du service et plus largement de la Douane. Nous insistons sur le fait qu’une partie de l’encadrement (et donc ceux et celles qui les ont nommés, ce qui est à méditer pour l’avenir) porte une très lourde part de responsabilité , notamment par une perte, parfois vertigineuse, de repères. Il convient aussi de ne pas oublier que, durant des années, l’administration a mis une forte pression à la DNRED, pour « chasser » toujours plus loin, toujours plus haut. Ceci s’est fait au travers de chiffres à atteindre aussi galopants que grisants, dont certains se sont enivrés jusqu’à croire à une importance et à un génie qu’en fait, ils n’avaient pas. Il y a eu d’ailleurs là une certaine dose d’hypocrisie qu’on retrouve jusque dans les « hautes » sphères. L’illusion de lutte contre la fraude flamboyante a même pu servir d’arrière-fond à la mise en coupe réglée du réseau douanier, ce qui est à la fois un usage vicié de la DNRED et une insulte faite à l’ensemble des agents des Douanes. Ces griefs avaient été mis sur la table par l’ensemble des organisations syndicales, avec plus ou moins d’insistance. Mais ces bêtes Cassandres n’ont pas été écoutées et encore moins entendues. Mais tout cela ne saurait emporter une condamnation totale d’un service important pour la lutte la fraude. Rarement peut-être l’expression « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain » n’aura été plus appropriée. Le Ministère et l’administration appellent à une refondation profonde. Nous y ajouterons le mot « partielle », car tout n’est pas à jeter, bien au contraire. En tout état de cause, nous serons extrêmement attentifs aux mesures d’organisation, aux nominations, au sort réservé aux agents et au maintien d’une forme de spécificité nécessaire à ce service au regard de ses missions. Le moment est à l’évidence grave, pour ce service et plus largement pour la communauté douanière et son image auprès du public. En conséquence, les mesures concrètes prises pour remédier à cet état de fait seront passées au crible. Il en sera de même pour les comportements hiérarchiques. Et par respect pour les agents, qui « vont au charbon » au quotidien, l’heure n’est pas à la mansuétude.

Solidaires-Douanes, 93 bis rue de Montreuil, boite 56, 75 011 Paris 1/1 Tel : 01 55 25 28 85 @ : contact@solidaires-douanes.org

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Zoran Petrovic a pendant plusieurs années mis en place avec le service de renseignement douanier un système doublement fructueux, lui permettant de faire passer sa marchandise contrefaite en échange d’informations capitales.

Après une garde à vue et…sa mise en examen, les chiffres des saisies ont dégringolé.

En garde à vue, le Serbe Zoran Petrovic de 51 ans s’était montré d’abord taiseux.

L’argent liquide retrouvé sur place ? «Un héritage de ma sœur.»

Les Hornec ? «Des relations amicales.»

Les faux papiers ? «Une deuxième identité que j’utilise dans le cadre de missions, mais dont je ne souhaite pas vous parler.»

Puis, sous le feu roulant des questions, Zoran Petrovic  finit par lâcher le nom de son principal employeur. «Si vous voulez plus d’informations, rapprochez-vous de la hiérarchie des douanes», plastronne-t-il. Les policiers savent déjà qu’ils ont face à eux un des plus gros «aviseurs» (indics) de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

«Un beau voyou, avec une capacité énorme», comme l’a décrit un de ses anciens agents traitants face aux enquêteurs, sans se douter que cet informateur hors pair se retrouverait au cœur d’un scandale sans précédent.

Zoran Petrovic est ressorti libre après s’être acquitté d’une caution de 400 000 euros. Au cours des mois qui ont suivi sa mise à l’écart, les chiffres des douanes en matière de contrefaçons ont chuté de plus des deux tiers

Par Emmanuel Fansten

Source et Lire plus: http://www.liberation.fr/france/2017/05/24/l-indic-qui-a-coule-les-douanes_1572060

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Les douaniers, l’indic serbe et le hangar secret

Dérives à grande échelle

Ces derniers développements interviennent quatre mois après une série de perquisitions menées au siège de la DNRED à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et à la DOD du  Havre. Plus de 800 000  euros avaient en outre été découverts, cachés au bureau et au domicile de Pascal Schmidt. Dans un rapport de synthèse du 11  avril, dont Le Monde a pris connaissance, les enquêteurs évoquent la possibilité d’un  » pacte corrupteur « . D’après eux, Zoran Petrovic, un indicateur mis en examen vendredi et qui a permis de réaliser la saisie des 43 tonnes de café,  » pourrait avoir rémunéré le douanier en contrepartie de son abstention de contrôle «  sur des conteneurs transitant par le port du  Havre.

Le 5  janvier, quelques semaines à peine après les perquisitions dans les bureaux des douanes, un drame venait s’ajouter à l’enquête judiciaire : Stéphane M., l’adjoint de Pascal Schmidt, se suicidait sur son lieu de travail. Dans un courriel envoyé le jour-même, Jean-Paul Garcia, le patron de la DNRED, avait assuré à ses agents que Stéphane M. n’était  » en rien lié à la forte somme d’argent découverte à l’antenne « . Il ajoutait :  » Je vous demande de ne pas accorder de crédit à ce que les «journalistes» et médias divers peuvent raconter. « 

Pourtant, à travers l’instruction menée par le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, c’est la prestigieuse réputation d’un service qui s’effondre, mettant au jour des dérives à grande échelle. Elles trouvent leur expression dans les relations incestueuses d’un  indic et d’un agent, sous l’oeil bienveillant, voire la complicité, de sa hiérarchie. Une situation alimentée par une course aux résultats. Au point que les enquêteurs soupçonnent la DNRED d’avoir créé des trafics de toutes pièces pour booster ses bilans.

LIRE: http://carnetericpeyre.blogspot.fr/2017/04/les-douaniers-l-serbe-et-le-hangard.html

lire aussi: DOUANE FRANÇAISE: le Serbe Zoran Petrovic, informateur véreux, est mêlé à trois enquêtes judiciaires qui ébranlent la DNRED

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C’est par Le Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, que Zoran Petrovic faisait entrer ses marchandises, avec la complicité de douaniers.

Les douaniers ont le moral dans les chaussettes. Leur corps d’élite, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), est soupçonné d’avoir fermé les yeux, moyennant quelques tuyaux en or massif, sur les trafics d’un indicateur sulfureux: le Serbe Zoran Petrovic, natif de la petite ville de Valjevo, à 50 kilomètres de la frontière bosnienne.

lire: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-indic-serbe-qui-fait-trembler-la-douane_1913060.html

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Es posible que usted nunca haya oído su nombre, pero en los últimos tres meses, las fuerzas de seguridad europeas han decomisado miles de píldoras de captagon, una droga basada en la anfetamina popular entre los combatientes del Estado Islámico.

Llamada la « droga de los yihadistas », el captagon mantiene a sus usuarios en estado de alerta, reduce el dolor y crea una sensación de euforia. « ISIS nos da drogas, píldoras alucinógenas que hacen que vayas a la batalla sin que te importe si saldrás vivo o muerto », contó un ex miliciano a la CNN en 2014. Según los expertos, indica el último número del semanario Newsweek, ese alucinógeno es el captagon.

Leer

http://www.infobae.com/america/mundo/2017/05/28/captagon-la-droga-de-los-yihadistas-del-estado-islamico/

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Par Eric Denécé – 03-10-2012

Dans une démocratie, il est indispensable de s’interroger sur l’utilité et l’efficacité des services de renseignement et de sécurité, d’autant qu’ils ont longtemps échappé à tout contrôle et à toute évaluation.

 

Que valent véritablement nos « services » ?

Nous permettent-ils de conduire efficacement notre politique étrangère et nos interventions extérieures ? Nous protègent-ils efficacement du terrorisme et de l’agressivité nos concurrents politiques et économiques ?
Il convient de regarder la réalité en face : si les services français sont d’un niveau honorable – essentiellement grâce à la qualité des femmes et des hommes qui les composent – et s’ils ne commettent pas plus de bévues que les autres, force est de reconnaître que nous ne sommes pas les meilleurs au monde dans cette discipline. D’autant que nos agences sont largement sous-dimensionnées par rapport à celles des autres Etats occidentaux. Nos effectifs et nos budgets sont en effet de loin inférieurs à ceux du Royaume Uni ou de l’Allemagne, pays aux responsabilités internationales équivalentes à celles de la France.
A qui la faute ?

A nos politiques de tout bord, qui n’ont jamais compris à quoi pouvaient servir les services. Depuis toujours, le pouvoir, qu’il soit de droite ou de gauche, manifeste une profonde incompréhension et une véritable défiance à l’égard du renseignement. En conséquence, il s’attache à neutraliser les services ou les cantonne dans des missions indignes de leurs capacités, par peur des échecs et des scandales.
Cette attitude est liée à un travers culturel national profond. En France, l’espionnage a mauvaise presse. C’est une activité infamante et perfide, aux antipodes du sens de l’honneur auquel nous nous référons si souvent, à défaut de toujours le mettre en pratique. La profession est tolérée, mais honteuse, un mal nécessaire en somme. Surtout, les élites françaises, confinées dans les certitudes que leur a conféré un diplôme obtenu vers l’âge de 25 ans, ne considèrent guère que l’information soit utile, puisqu’elles savent ! Et quand on sait, on ne demande pas ! Dès lors, le renseignement est perçu comme un facteur inutile, ou pire dérangeant, lorsque les faits viennent remettre en cause leur vision du monde et leur « supériorité » intellectuelle.
La conséquence de ce désintérêt est que les capacités du renseignement national ont toujours été sous-dimensionnées et sous-utilisées. Si les services chargés de protéger le pays contre les ingérences étrangères ou les institutions démocratiques contre les extrémismes n’en ont pas trop souffert, le renseignement extérieur a été le plus souvent livré lui-même, sans directives. Il a parfois du les inventer lui-même, ce qu’une démocratie ne saurait accepter. Or les professionnels le savent bien : rapporter aux autorités des informations qu’elles n’ont pas demandé ne les convainc pas de l’utilité des services…
Pire, depuis le 11 septembre, nous sommes entrés dans le règne de la « sécurité spectacle ». Les dirigeants actuels ne sont préoccupés que par une chose : qu’aucun attentat ne vienne perturber leur mandat et compromettre leur réélection. Les autres sujets ne comptent pas, car leurs effets ne se mesurent pas à l’aune d’une échéance électorale. Aussi, depuis 2001, nos services – DCRI et DGSE – ont été conduits à se polariser quasi exclusivement sur la lutte antiterroriste et la libération d’otages, alors que ce ne sont là que deux menaces parmi d’autres.
Par exemple, en matière de renseignement extérieur, peu de choses sont faites pour discerner l’avenir et l’anticiper, afin de promouvoir ou de défendre nos intérêts nationaux à moyen terme : décrypter l’évolution chaotique du monde, identifier de nouvelles menaces avant qu’elles ne prennent forme, garantir notre libre accès aux marchés mondiaux et aux ressources naturelles rares, etc. La politique étrangère française étant de moins en moins autonome – nous sommes aujourd’hui dans un suivisme total des positions américaines – la DGSE est conduite à faire des « grands écarts » pour le moins paradoxaux : en Libye comme en Syrie, au prétexte légitime de renverser des dictatures, des officiers du service forment des combattants djihadistes et participent au soutien logistique de leurs mouvements. Ces actions ont lieu en collaboration étroite avec l’Arabie saoudite et le Qatar, pays qui ont toujours soutenu Al-Qaeda et auprès desquels le régime de Bachar al-Assad, malgré ses défauts évidents, est une démocratie avancée…
Sur le plan intérieur, la focalisation antiterroriste amène à négliger la lutte contre l’espionnage politique et économique étranger, qui reste bien réel. En particulier, nos services ne travaillent plus contre nos alliés, ce qu’eux ne se privent pas de faire, en particulier les Etats-Unis, en opérant, au mépris des lois diplomatiques, dans nos banlieues mêmes. Plus grave, les nouvelles menaces émergentes (agroterrorisme, écoterrorisme, etc.) sont insuffisamment suivies. Suite à la réforme de 2008, plus des deux tiers des ex-RG ayant rejoint la SDIG[2] ont quitté ce service en raison du manque de moyens et de la réduction du périmètre de leurs missions. En effet, ces policiers sont chargés de surveiller les mosquées radicales et les groupes politiques extrémistes. Mais dès qu’un individu est soupçonné d’activisme, c’est la DCRI qui reprend le dossier. En outre, le travail de la SDIG est peu valorisé au sein de la Sécurité publique, à laquelle elle a été rattachée.
Ceux qui aiment positiver rappelleront qu’il n’y a jamais eu autant de réformes majeures du renseignement français – une dizaine – que sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Mais pour quel effet ? L’affaire Merah a mis en lumière l’échec de la réforme du renseignement intérieur. Si la fusion de l’ex DST et de l’ex DCRG paraissait pertinente par bien des aspects, elle a été faite en dépit du bon sens et n’a contribué qu’à déplacer la frontière entre les deux spécialités. La non-intégration de la totalité des RG dans le nouvel ensemble a affaibli la qualité du maillage territorial qui a fait pendant longtemps le succès de notre sécurité intérieure.
Pour ne rien arranger, nos services sont parfois pris en flagrant délit d’incompétence, comme l’a cruellement souligné Le Canard Enchaîné, mettant en lumière la destruction, par la DCRI, d’une note confidentielle concernant l’attentat perpétré, le 18 juillet dernier en Bulgarie, contre des touristes israéliens, avant qu’elle ne parvienne à son nouveau directeur. Certes, quelques semaines auparavant, celui-ci avait tancé ses troupes quant à la médiocrité des papiers qui lui parvenaient.
Cet épisode malheureux est doublement significatif. D’une part de la démotivation d’une grande part des cadres du renseignement intérieur. D’autre part, de la résistance de la confusion des rôles entre administrations : ce n’est pas la mission de la DCRI d’informer les autorités sur ce qui se passe à l’étranger. Elle n’a ni la ressource humaine ni les moyens de le faire : sa « cécité » en cette occasion n’a donc rien d’anormal. Cette mission revient à la DGSE et, en l’occurrence, les intérêts français n’étaient pas directement visés.

Une autre regrettable caractéristique française est la nomination d’hommes non spécialistes à la tête des services. A l’exception notable des deux derniers directeurs de la DCRI, les responsables des administrations du renseignement ont toujours été choisis pour leur méconnaissance du métier et pour leur allégeance au président. Cela est particulièrement vrai pour la DGSE, un peu moins pour la DST où quelques préfets d’expérience ont été nommés. De même, rares sont les officiers généraux nommés à la tête des services militaires – DRM et DPSD – à disposer d’une vraie expérience du renseignement. Or, le renseignement, comme tous les métiers, est une activité de professionnels expérimentés. Nommerait-on un inspecteur des finances à la tête d’un porte-avions ou un ambassadeur dans un commissariat ? 

Non ! C’est pourtant ce que nous faisons avec les services.

Dernière illustration en date, la nomination d’un diplomate – d’excellente réputation au demeurant – comme directeur du renseignement (DR) de la DGSE. Or le DR est l’un des principaux responsables de ce service, en charge notamment de la recherche. C’est donc à un professionnel des opérations clandestines que le poste aurait du être confié[8]. Cette nomination, qui a surpris en interne, est une erreur de casting complète.
L’une des conséquences néfastes de ces pratiques et de la politique de « sécurité spectacle » est la politisation des services de sécurité, incarnée par Bernard Squarcini, l’ex directeur de la DCRI, et par l’affaire de Toulouse, dans laquelle a pu être observée l’ingérence des plus hautes autorités politiques dans une affaire qui aurait du normalement être conduite par le procureur de la République local.
On notera enfin que la nouvelle commission du Livre Blanc, mise sur pied par le président de la République, chargée d’identifier les menaces à vingt ans et de construire notre politique de sécurité, ne comprend pas un seul expert du renseignement dans ses rangs. Cela en dit long sur l’importance accordée à la discipline.
Pour autant, les services secrets français sont-ils « nuls » ?

Certes non. Mais, nous pourrions mieux faire, alors que nous nous contentons du minimum ! Le renseignement n’est ni de droite ni de gauche. Mais son mépris et sa mauvaise utilisation sont également partagés par les deux composantes de notre classe politique.

En ce domaine, point d’alternance : plus cela change, moins cela change !

Source & plus:
http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/le-mepris-du-renseignement-un-mal-francais.php

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DNRED (Douane Française): «refonder les opérations douanières», c’est l’objectif de Rodolphe Gintz…Mais sans assumer le passé, comment réformer efficacement?

Publié: 27 mai 2017 dans 36, AFRIQUE, Albanie, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Balkans, BAN, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guadeloupe, Guardia Civil, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, MAFIA, Maroc, Martinique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Pakistan, Pays de transit, Pays producteurs, Pays-Bas, Police, Policia, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UAR, Venezuela
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« Refonder les opérations douanières », c’est l’objectif de Rodolphe Gintz…Mais… Sera-t-il plus compétent et courageux que ses prédécesseurs Duhamel, Auvigne, Mongin, Fournel et Crocquevieille qui n’ont su démontrer qu’incompétence caractérisée et lâcheté confirmée!

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Retour sur une action d’infiltration de la DNRED

GIBRALTAR – 1993

gibraltar55

Infiltration débutée en février 1993 :
Début février 1993,  Marc Fievet, enregistré comme NS 55 DNRED est présenté à Gibraltar à Mario Marroni par  des membres des familles Victori et Sheldon, contrebandiers connus sur Gibraltar, et déjà signalés à Christian Gatard, chef d’échelon DNRED de Nantes.

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Claudio Pasquale Locatelli

AKA

Mario Marroni

 Mariano Zizzi

Mario de Madrid

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Christian Gatard 

Photo: http://www.ouest-france.fr/jai-recrute-le-vrai-heros-du-film-gibraltar-1659460

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Le signalement de Mario Marroni à Christian Gatard, chef d’Echelon DNRED à Nantes, sera effectué avec envoi des détails du faux passeport utilisé par Marroni.

Le samedi 13 février 1993, Christian Gatard annonce à NS 55 qu’il descend  voir le mercredi 17 février 1993 Michel Rotard, le douanier sous couverture, associé du restaurant St Georges.

rotard Restaurant Saint Georges – Estepona (Andalousie)

Michel Rotard (de profil), l’agent de la DNRED, avec Marc Fievet

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Le chef de l’échelon de la DNRED Nantes, Christian Gatard, s’intéresse à l’opération en projet avec Mario que NS 55 lui relate dans le détail.

NS 55 lui demande assistance pour l’aider à déménager du Saint Georges avec l’aide de douaniers français, pour éviter que les hommes de Carlos Ferran, le responsable du GAL ne puisse le positionner. En effet ce dernier pouvait utiliser les services du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona pour éventuellement le rechercher. Carlos Ferran savait que NS 55 travaillait pour la douane française, suite aux informations transmises par la police espagnole et comme NS 55 commençait à sérieusement perturber ses trafics (Saisie de 500 kgs de cannabis sur le Scarab de Daudet AKA Roger Martens par le SVA).

Pour mémoire, le narcotrafic des « GAL » était couvert par la police espagnole et la Guardia Civil en récompense des services rendus!

M/V MELOR (Ex LARISSA)

Financé par John Short, narcotrafiquant anglais et par la Douane française.

Mars 1993 :

Signalement à Christian Gatard du premier chargement (1 600 kg de cannabis) par le M/V MELOR, pour le compte de Mario Marroni à destination du sud Italie (livraison au large de Brindisi).

Christian Gatard ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes qui aurait compromis l’action d’infiltration en cours au sein de l’organisation de ce Mario Marroni (Locatelli).

Intervention de Jean-Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor qui après livraison s’était réfugié à Malte (port de La Valette) pour se mettre à l’abri d’une tempête, soit autorisé à quitter le port sans devoir passer les contrôles techniques exigées par la règlementation maritime et les autorités locales.

Mars 1993 :

NS 55 doit se sortir seul de son action d’infiltration au sein de L’IRA débutée en avril 1992 avec les autorités anglaises du HM Customs Excise.

Signalement à Christian Gatard d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis organisé par Marroni (chargement récupéré au large du Cap Vert). Cette livraison a échoué et à la suite de cet échec, NS 55 s’est rendu à Milford Haven, dans le sud du Pays de Galles en Cornouailles à la demande de Mario Marroni (Locatelli) pour demander à l’équipage de ramener le bateau Almeer 3 à Cadix (Espagne). Déplacement en Angleterre préalablement signalé à Christian Gatard pour que les autorités anglaises soient avisées.

L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e ScamarcioMY Poseidon

Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poséidon (Navire Hopital transformé en Yacht – 75 mètres) lors d’une réunion de travail (une journée entière) à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squert: les photos et plans du navire ainsi que sa localisation dans une darse d’un chantier hollandais ont été communiqué lors de cette journée.

Lors de cette journée, NS 55 a informé ses interlocuteurs de tous les détails qu’il avait pu recueillir au contact de Mario Marroni.

NS 55 constate que le dénommé Marroni n’a pas encore été identifié…  Christian Gatard répond que la chose n’est  pas aisée car il devait prendre un maximun de précautions pour ne pas alerter les autres services.

Christian Gatard informe NS 55 qu’il ne peut pas lui envoyer des agents de l’échelon DNRED de Nantes pour l’aider à déménager.

Avril 1993 :

Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne) en route vers Djibouti assuré par le Melor pour le compte de Marroni.

Alors que NS 55 lui avait demandé de faire « sauter » ce chargement; Christian Gatard refusera invoquant que, questionné par la Guardia di Finanza, il avait déjà répondu aux autorités italiennes qu’il ne connaissait pas le navire MELOR et qu’il ne connaissait pas Marc Fievet.

Mai 1993 :
Marroni fait établir un passeport français au nom Charles Henri de Bossieu avec la photo de Marc Fievet (passeport établi en mai 1993). Ce passeport a été immédiatement signalé à Christian Gatard à qui une copie a été remise.

Juin 1993 : MELOR

Signalement à Christian Gatard du chargement de 32 000 Kgs de cannabis sur le Melor au large de Djibouti par transbordement à destination du Nord atlantique via le cap de bonne espérance.
NS 55 signale son voyage sur Le Caire pour arranger le transit du canal de Suez puis du voyage sur Djibouti pour présenter l’homme de confiance de Mario Marroni et le faire monter à bord du Melor.

NS 55 a voyagé avec l’identité de Charles Henri de Bossieu et il est descendu au Sofitel de Djibouti.

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roissy

NS 55 fait un compte rendu à trois agents de la DNRED à son retour de Djibouti à l’aéroport de Roissy.

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mousson-so-nePour des raisons météorologiques (La mousson) et manque de puissance du moteur du Melor, le chargement  de 32 tonnes de cannabis afghan a été transféré sur un « supplyer » venu de Muscat (Oman), le transfèrement a été effectué derrière l’ile de Socotra (Yemen). Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le supplyer avec l’homme de confiance de Marroni.

Les douanes ont pu récupérer tous les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été remises en main propre à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises à Madrid (Espagne).

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).

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Juillet/août 1993 :

Signalement d’un rendez-vous avec Graham, une personne d’origine australienne, vivant sur la Côte d’Azur qui souhaitait recourir aux services de Locatelli pour transporter du cannabis.

Ce rendez-vous s’est tenu à l’Hôtel Meurice à Paris. Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED, refusera de couvrir le rdv avec les moyens parisiens (Dixit Christian Gatard), information qui n’a été donnée que la veille à NS 55.

Christian Gatard fera descendre des hommes des échelons DNRED de Nantes et Lille  sans les « contacts » avec le portier et le personnel de cet hôtel. Au final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo alors que NS 55 les a  rencontrés comme cela était prévu et signalé.

Septembre 1993 :

Christian Gatard descend spécialement à Malaga pour annoncer à NS 55 lors d’un rdv au Parador de Malaga que Marroni n’est autre que Locatelli, lequel est en cavale et recherché par les autorités françaises en raison d’une évasion de la prison de Grasse, 4 ans plus tôt.
Lors de ce rendez-vous, NS 55 précise et confirme à Christian Gatard la mise en route d’une opération consistant, dans un premier temps, à charger + ou – 5 000 Kgs de cocaïne au large de la Colombie à destination du Canada puis, au retour, de recharger 10 tonnes de cocaïne prévues pour être déchargées à Propriano en Corse.

Le bateau prévu pour réaliser ces opérations est le Poséidon, déjà signalé.L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e Scamarcio

Fin septembre/octobre 1993 :
Signalement de la prise en charge préalable par le Poseidon de cannabis au large de Tanger, pour livraison initialement au Canada mais finalement, dérouté vers l’Angleterre (membre de l’équipage malade).

Novembre 1993 :

concordelafayetteDans le cadre du suivi de l’opération signalée plus haut, NS 55 de retour de Londres, rencontre Joseph Le Louarn (directeur de la DNRED, successeur de Jean Henri Hoguet) et Christian Gatard au Concorde Lafayette de Paris pour évoquer le voyage en « cours » du Poseidon. La veille au soir, NS 55 a diné avec Hervé Maigner et la collaboratrice de Christian Gatard prénommée Nicole. Lors du rdv avec Le Louarn et Gatard, il a été abordé et convenu qu’il semblait indispensable que NS 55 réclame une rémunération à Locatelli en raison de la réussite des deux livraisons intermédiaires dont, notamment, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs de cocaïne au Canada.

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Joseph Le Louarn

Joseph Le Louarn était d’accord pour blanchir 2 000 000 US$ que NS 55 estimait nécessaire de réclamer à Locatelli. Le nom du banquier Weber (ancien DG des douanes et alors directeur du Crédit Mutuel d’Alsace) avait été retenu pour assurer les opérations de blanchiment.

Marc Fievet (NS 55) a demandé expressément à Joseph Le Louarn qu’il le fasse sortir de cette spirale infernale qu’il ne contrôlait plus.

Joseph Le Louarn n’a même pas relevé, lui rétorquant seulement que ce serait préférable qu’il fasse atterrir la quantité prévue à Propiano, sur Marseille où, là, lui a t’il dit, la Douane française disposait de moyens plus conséquents….

A la suite de cette réunion, c’est le douanier Francis Geoffroy qui a été chargé de  conduire NS 55 à Orly pour reprendre un avion sur Gibraltar où NS 55 devait présenter l’avocat de Locatelli dénommé Pascuale Ciolla au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico, un cargo de 150 mètres.
NS 55 a signalé l’acquisition du Pacifico et les conditions de son acquisition à Messieurs Joseph Le Louarn et Christian Gatard lors de ce rendez-vous à Paris.

Les Douanes françaises (DNRED) connaissaient l’ensemble du projet d’acquisition du Pacifico dont, en particulier, le fait que Locatelli l’avait fait acheter par un Hollandais du nom de Ralph De Groot à Gdansk (Pologne).

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Novembre/décembre 1993 :

MS Avenger F-185

Lorsque le Poséidon est arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Claudio Locatelli emmène NS 55 en « cavale » avec lui.

A Westland Lynx

C’est John Hector du HM Customs-Excise qui sera le premier a être hélitreuillé sur le Poséidon.L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e Scamarcio

M/V POSEIDON

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pacificoL’EVE PACIFIQUE qui deviendra le PACIFICO dans un chantier de Gdansk (Pologne)

NS 55 prévient Christian Gatard, et reste en contact avec lui en lui demandant de dire aux autorités anglaises de ne pas le « ménager », vu la précarité de sa situation. Dans les semaines qui suivent, NS 55 informe Christian Gatard que  Claudio Locatelli, après l’arraisonnement du Poséidon par les autorités anglaises, a décidé de substituer au Poséidon,  le Pacifico et qu’il lui a fait acheter un yacht de 27 mètres à Palma de Majorque du nom de Sea Harmony auprès d’une compagnie off shore de Jersey.

Palma de Majorque

Signalement du Sea Harmony et communication à Christian Gatard de l’identité de toutes les personnes que NS 55 rencontre et de tous les renseignements que NS 55 peut glaner à cette occasion.

M/Y Sea Harmony

En particulier, le signalement d’ un dénommé Leblanc, ressortissant canadien, en visite à Benalmadena costa, qui d’ailleurs sera arrêté plus tard par les autorités canadiennes lors de la saisie du Pacifico.

NS 55 a fourni une photocopie de son passeport au nom de Charles Henri de Bossieu pour que la transaction soit enregistrée à Jersey; Christian Gatard décide alors d’envoyer Hervé Maignier (Divisionnaire de la Douane, Echelon DNRED de Nantes) à Jersey pour faire noircir cette photocopie pour que la photo qui y figure ne permette pas aux autorités anglaises de le reconnaître et d’orienter les poursuites sur Marc Fievet – NS 55.

Hervé Maignier indiquera au téléphone qu’il a pu rencontrer les responsables du Customs de Jersey et réussir à rendre invisible la photo sur les documents enregistrant l’acquisition de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.

sea harmonyM/Y Sea Harmony

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Février 1994 :
Le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes. NS 55 a téléphoné à Christian Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa  réponse a été: « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… ».

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Mars/juillet 1994 :

DEAA la suite de cette interception et ayant pris conscience que l’infiltration de NS 55 intéressait de nombreux Etats, il a été décidé avec Christian Gatard de rencontrer les responsables du DEA.

NS 55 a continué à donner les informations en sa possession sur Claudio Pasquale Locatelli directement aux enquêteurs du DEA Paris (David May), du DEA Rome et de la police italienne, à l’occasion de séances de travail qui se sont tenues 4 fois sur Paris et une fois sur Nantes, en présence des douaniers Jo Le Squert  et Hervé Maignier.

Le DEA savait depuis l'opération DINERO!

     DEA David May

Les agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année 1992.

A l’époque, le DEA a défrayé NS 55 de ses voyages à Saint Martin (WI) à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squert et Maignier à l’ambassade américaine de Paris.

NS 55 était entré à l’ambassade avec son identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Le Squert et Maignier.

Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il ne lui soit donné un double.

***

Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Puyanet en compagnie de Christian Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille.

Bernard Puyanet  proposera 3.000.000 de francs à NS 55 s’il réussissait à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.

Marc Fievet, infiltré dans l’organisation Locatelli jusqu’au 23 septembre 1994, date de son arrestation à Fuengirola par la police espagnole suite activation du mandat Interpol par les autorités anglaises et canadiennes, restera 3888 jours dans des prisons espagnoles, anglaises, canadiennes et françaises.

***

Marie-France Vergara du consulat de France de Séville visitera Marc Fievet à la prison d’Alhaurin de la Torre suite à la demande de Jean Paul Garcia, attaché de la douane française à Madrid.

Jean Paul Garcia visitera Marc Fievet à la Prison d’Alhaurin de la Torre (Malaga) et lui précisera que c’est l’ambassade de France qui va gérer son dossier.

Jean Paul Garcia témoignera devant « l’audience nationale » en faveur de Marc Fievet lors du jugement devant décider de ses extraditions vers l’Angleterre et le Canada.

Michel Charasse (ex ministre du budget), contacté par Marc Fievet, ne fera rien.

Le directeur général de la douane française, Jean Luc Vialla, informé, laissera pourrir la situation.

Pierre Mathieu Duhamel, directeur de la douane française,  rencontre Madame Strachan, la directrice générale du « HM Customs-Excise » à Stockholm (Suède) pour aborder la situation de Marc Fievet.

Philippe Galy, attaché de la douane française à Londres visite de nombreuses fois Marc Fievet dans différentes prisons anglaises et pratiquera le chantage pour obtenir son plaidoyer de culpabilité en Angleterre. (Si vous ne plaidez pas coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour 10 ans! (SIC)).

Jean Puons, le DI de la DNRED, rencontre  Marc Fievet dans les prisons françaises et demande une intervention du DG François Auvigne.

François Auvigne, inspecteur des finances, directeur général de la douane française, dit à Jean Puons qu’il ne veut plus entendre parler de ce Marc Fievet et refuse d’assumer les promesses émises par ses prédécesseurs écartant ainsi toute continuité du service de l’Etat!

ÉCOUTER:

INTERVIEW de Marc Fievet sur France Bleu Nord.

Lire et écouter:

Mais qui est donc l’énarque inspecteur général des finances François Auvigne? Un salaud qui s’est planqué derrière les textes? par Marc Fievet AKA « NS 55 DNRED ».

Écouter:

FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car….

***

PLUS: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet

Toutes informations complémentaires et précisions supplémentaires sur cette opération en écrivant  à  marcfievet@live.fr  ou par contact au 0684303181

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FRANCE (OCRTIS): il y a un an, Arnaud Ardoin de LCP (La Chaine Parlementaire) avait cherché à comprendre les opérations policières menées contre le narcotrafic

Publié: 25 mai 2017 dans 36, Aeronarcotrafic, Amphétamines, BAN, Blanchiment, Cannabis - Hachis - Haschich, CELTIC, Champignons hallucinogènes, Cocaïne, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Ecstasy / MDMA, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, Héroïne, INFOS, INTERPOL, Justice, Khat, MAFIA, NARCOTRAFIC, Narcotrafic maritime, OCRTIS, Opium, Pays de transit, Pays producteurs, Police, Policia, Précurseurs, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Tabac - Cigarettes, TRACFIN
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FRANCE (Drogue): quand la police devient dealer

Publié: 27 mai 2016

LCPNS55Les invités d’Arnaud Ardoin

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

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Pour regarder l’émission sur LCP: http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/274542-drogue-quand-la-police-devient-dealer

source: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/05/27/france-drogue-quand-la-police-devient-dealer/

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C’est Le Monde qui révèle toute l’affaire et souligne la réaction du Directeur de la Douane.

Deux hauts responsables de la DNRED (Direction nationale des Enquêtes douanières) – Pascal Schmidt, patron de la Direction des opérations Douanières (DOD) au Havre et Magali Noël, la numéro 3 de la Direction – ainsi que trois indicateurs du service ont été mis en examen, le vendredi 21 avril, pour escroquerie et détournement de fonds publics.

Ceci, suite à une enquête menée après la saisie de 43 tonnes de café de contrefaçon, le 3 juillet 2015.

Vendredi 3 juillet 2015, suite au contrôle d’un camion sur l’autoroute A1, des investigations menées par les agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), en concertation avec la juridiction interrégionale spécialisée de Paris (JIRS) ont permis de saisir près de 174 000 paquets de café de contrefaçon d’une grande marque française, dans un entrepôt en région parisienne.

• Peu après la saisie en question, des éléments troublants étaient apparus.

•• C’est par un coup de chance que les douanes judiciaires remontent jusqu’aux commanditaires du trafic.

•••  Les douanes judiciaires sont dessaisies de l’enquête en septembre 2016.

•••• Cette mécanique permettait de dissimuler certaines pratiques et les agissements de la pièce maîtresse du dispositif : Zoran Petrovic.

••••• Selon les enquêteurs, Pascal Schmidt évoque à plusieurs reprises « Mag » – Magali Noël – qui semble-t-il valide toutes ces opérations.

•••••• Alors que l’instruction se poursuit, l’état-major des douanes a déjà souhaité en tirer les conclusions.

°°°°°°

Dans un courrier très direct adressé à tous les agents, Rodolphe Gintz, tout nouveau directeur général (voir Lmdt du 1er février), parle « de graves dysfonctionnements à la fois dans les méthodes de travail, dans la gestion des projets sensibles et dans le contrôle de l’exécution du service (…) C’est le fonctionnement global de la DNRED qui doit être revu ».

Lire en totalité: http://www.lemondedutabac.com/douane-embrouilles-entre-cafe-et-cigarettes-de-contrebande/

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DNRED (Douane Française): en attente de nouveaux danseurs au bal des maudits

Publié: 25 mai 2017 dans 36, BAN, Blanchiment, CELTIC, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, France, Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INFOS, INTERPOL, Justice, NARCOTRAFIC, NS 55, OCRTIS, Police, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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EXTRAIT d’ « Une hiérarchie saisie sur le vif » par Emmanuel Fansten

A sa tête pendant six ans, Jean-Paul Garcia a été discrètement écarté et attend toujours un successeur.

Deux piliers du service juridique, Jean-Pierre Balsamo et Jean-Michel Pillon, en charge notamment des techniques d’enquête (aviseurs, infiltrations…), ont également été mis sur la touche.

Le premier était pourtant pressenti pour remplacer Garcia à la tête de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières.

Magalie Noël, quant à elle, exfiltrée à Reims par souci d’apaisement, est soupçonnée d’avoir couvert les trafics parallèles de certains aviseurs, qui permettaient au service de réaliser ses plus belles affaires.

Même la directrice générale de la maison, Hélène Crocquevieille, a été priée de faire ses valises.

Ce renouvellement sans précédent de l’équipe dirigeante marque la fin d’une époque. «C’est le fonctionnement global de la DNRED qui doit être revu», a d’ailleurs prévenu le nouveau directeur général des douanes, Rodolphe Gintz, nommé en février pour incarner le changement.

lire:http://www.liberation.fr/france/2017/05/24/une-hierarchie-saisie-sur-le-vif_1572057

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Image associée

Le port du Havre

La carrière de Zoran Petrovic débute il y a près de trente ans.

Condamné plusieurs fois pour vols et séjours irréguliers en France, le Serbe est «tamponné» dès la fin des années 90 par la brigade de répression du banditisme, avec qui il entame une collaboration régulière. Mais c’est surtout avec les douanes que Zoran Petrovic va réaliser ses plus belles affaires à partir de 2007. Très introduit dans le milieu yougoslave et la mafia chinoise, il fait principalement dans la contrefaçon de produits alimentaires, vestimentaires et pharmaceutiques. Selon des fiches de renseignement interne, sa fiabilité est alors jugée «très bonne». Charismatique, l’homme a la réputation d’être capable de se fondre dans tous les milieux. Ses connexions dans les Balkans lui permettent d’avoir un pied dans le trafic d’armes. En novembre 2013, les douanes saisissent ainsi neuf kalachnikovs et 18 chargeurs grâce à un de ses tuyaux.

Entre-temps, Zoran Petrovic est aussi devenu une source occasionnelle du renseignement intérieur. Pour compléter le tableau, son nom apparaît en marge du dossier «Opéra», portant sur l’importation de plusieurs centaines de kilos de cocaïne via le port du Havre, en lien avec un cartel colombien. Cette opération n’aurait finalement jamais vu le jour, mais Zoran Petrovic sera à nouveau sollicité dans le cadre d’un autre dossier de stups, cette fois pour aider des douaniers à écouler discrètement plusieurs kilos de came.

lire le portrait Par Emmanuel Fansten : http://www.liberation.fr/france/2017/05/24/l-indic-qui-a-coule-les-douanes_1572060

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Au Havre, une trentaine d’agents, réunis au sein de la cellule d’étude et de lutte contre les trafics illicites par conteneur (Celtic), observent les flux pour toute la façade maritime Atlantique-Manche-Mer du Nord-Antilles et Guyane.

« Ce service a une expertise nationale, un savoir-faire reconnu, explique Sonia Lecomte, directrice du pôle orientation des contrôles à la direction régionale de la douane du Havre. Ces agents, appelés cibleurs, « travaillent » les conteneurs. À partir des éléments relatifs à la sûreté imposés par l’ICS (import control system), mis en place par l’Union européenne suite aux attentats de 2001 aux États-Unis, ou à partir des manifestes reçus avant l’arrivée des navires, ces agents épluchent toute une série d’informations qui concernent l’expéditeur, le destinataire, le type de marchandise, le pavillon du navire, par quel(s) port(s) le conteneur est passé… »

Le « rip-off », méthode prisée par les organisations criminelles

Les douaniers peuvent également appuyer leur analyse sur un système informatique, qui permet de faire du ciblage automatisé : « L’aspect humain est déterminant, mais des algorithmes peuvent faire ressortir des données discordantes, des données qui correspondent à des choses à risques. En « moulinant » ces informations-là, on va pouvoir détecter des flux qui nous intéressent en matière de fraude douanière. Que ce soit pour les stupéfiants, mais aussi pour de la contrefaçon, du tabac, des armes… »

La saisie de drogue opérée le 9 février au Havre est très importante, mais ce n’est pas la première fois que les organisations mafieuses tentent leur chance, via la méthode du « rip-off », pour importer de la cocaïne.

En juin 2015, les douaniers avaient déjà découvert 82 kg de cette poudre blanche dans un conteneur transportant des sacs de café. En janvier 2016, 345 kg de cocaïne avaient été retrouvés dissimulés au milieu de crevettes congelées. Enfin, en début d’année, une saisie de 155 kg de cocaïne, chargés au milieu de boîte de cirage, avait été opérée. « La méthode du « rip-off » est de plus en plus prisée par les criminels, reconnaît Sonia Lecomte. Mais nous sommes très vigilants. » L’enjeu est de taille : le port du Havre affiche le plus gros trafic conteneurisé maritime de France. En concurrence directe avec Rotterdam et Anvers.

lire plus: http://www.paris-normandie.fr/actualites/faits-divers/comment-la-douane-traque-la-drogue-sur-le-port-du-havre-AD8757299

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