Archives de la catégorie ‘DNRED’

ghostofmomo 20 novembre 2017

Avec tout ce que je viens de vous dire dans les épisodes précédents, vous avez compris à quel point le Honduras est devenu attirant pour un gars comme El Chapo : des institutions corrompues, une armée et une police soudoyées, le fils de président qui finit derrière les barreaux… avouez que comme terre d’accueil, Guzman ne pouvait rêver mieux.

Le fameux Gulfstream abandonné,  « un cadeau au président » !

Au Honduras, les avions ne s’écrasent pas toujours.  Quatorze ans plus tard après la première découverte d’un premier Gulfstream abandonné, l’histoire semble balbutier.  Le 24 février 2006 à 11H23 du soir, un jet avait en effet été de nouveau découvert « abandonné » sur l’aérodrome  de Toncontín, au Honduras.  Un Gulfstream immatriculé au Mexique (XB-JPL), dont La Prensa affirmait que c’était celui d’un proche du président de l’époque Manuel Zelaya.  Les deux pilotes descendus, Carlos Enrique Messner (toujours le même, donc !) et Federico Riviello s’étaient après enfuis, en prenant un vol commercial classique, ayant prétexté un « ennui mécanique » pour poser l’avion.  Officiellement, l’appareil devait attendre sur place son prochain acheteur.  Mieux encore, puisque Messner avait alors déclaré que l’avion était en fait « un «cadeau pour le président » sans plus de précisions.  Un avion dont le propriétaire réel n’était autre qu’El Chapo Guzman !!!  L’avion, saisi par le gouvernement, sera revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement), laissant entendre une belle entourloupe… comme je l’ai déjà expliqué : « l’avion cité, finalement saisi par le gouvernement , a une histoire intéressante : celle d’une entourloupe gouvernementale.  Il est d’abord le N900CE de Cashman Equipment Corp, Boston MA, puis le N555LG d’Integrity Aircraft Inc, puis le N51TJ de Tyler Jet LLC en 1999, puis le N667CX d’ Air LLC en 2000 (ici photographié en 2004).  Et devient le XB-JPL en 2005.  L’avion était auparavant attaché à l’aéroport de New Canaan, près de Sairfield, dans le Connecticut sous le numéro N667CX. Le 28 novembre, il est acheté par un dénommé Mario Alberto Andrade Mora le vendeur est le broker Oslo Express Inc, société dirigée par John B. Kjekstad. Lors de la transaction, Mario Alberto Andrade Mora est représenté par Carlos Ruelas García, l’envoyé d’ »AeroFox », une « Sociedad Anónima de Capital Variable ».  Une clause particulière est écrite dans le contrat : l’avion n’a pas le droit de circuler au Mexique sans l’autorisation express d’un représentant du vendeur, Omar Mercado López.  Qui de cette manière reste encore son propriétaire véritable !  Le contrat de Mora ne lui donne pas l’usufruit complet de l’avion ! Sinon, c’est 950 000 dollars d’amende à payer parait-il !  L’avion est donc… mexicain, et ne peut pas circuler librement !!!  Le 24 février 2006, pourtant, l’avion quitte le Mexique pour le Honduras, emmené par ses deux pilotes Carlos Messner et Federico Rivielo.  A peine arrivé, et alors qu’Omar Mercado López le réclame déjà, les deux pilotes prétextent une défaillance mécanique survenue à l’aéroport Toncontin de Tegucigalpa, pour ne pas rentrer à leur base.  Vite déclaré abandonné, l’avion est mis aux enchères 250 000 dollars seulement, que s’empresse de régler le groupe SCF, dans lequel on soupçonne de hauts fonctionnaires honduriens. »

Le cadeau à Zelaya

Pour beaucoup, en effet, c’est Mario Alberto Andrade Mora, au contrat d’achat mal rédigé, qui aurait ainsi « offert » l’avion a Manuel Zelaya Rosales, qui en hérité à un prix très (très) inférieur au marché.  L’avion vaut en réalité 2 millions de dollars…. il devient alors XB-JPL et a comme détenteur depuis le « Ministerio Publico de Honduras » sous le numéro HR-AUJ.   Manuel Zelaya Rosales ne pourra même pas s’en servir pour quitter le pays lors du coup de force de la junte militaire :  réfugié au Salvador (en voiture) il devra emprunter un Falcon pour tenter de revenir.

la suite: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxli-el-chapo-et-les-avions-9-les-jets-en-cadeau-la-villa-del-spiritu/

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Lire aussi:

Coke en stock (CXL) : « El Chapo » et les avions (chapitre 8). Le laxisme mexicain sur l’enregistrement des avions

Le laxisme mexicain sur les propriétaires d’avion est évident.  Equivalent à celui de la FAA aux USA, en tout cas !  Dans l’épisode CI de ma saga, il y a deux ans déjà, j’avais évoqué un cas qui aujourd’hui encore est exemplaire.  Celui d’un propriétaire d’avion ayant fait deux années de prison, aux Etats-Unis en prison fédérale après une condamnation de 2005 pour avoir l’année précédente acheté des avions au Mexique et en 2004 pour avoir commis des fraudes impliquant des aéronefs, puis pour les avoir revendus aux États-Unis en falsifiant leurs livres de bord.  L’homme avait recommencé dans le même domaine dès sa libération et son extradition en 2007.  Son histoire s’est terminée en tragédie, par un crash d’un de ses avions piloté par une personne bien trop âgée, tuant une chanteuse connue en tournée.  Mais auparavant, il avait défrayé la chronique… politiquement, dirons-nous, puisque l’on arrive avec lui en Libye chez… Kadhafi.

Coke en stock (CXL) : « El Chapo » et les avions (8). Le laxisme mexicain sur l’enregistrement des avions

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Coke en stock (CXXXIX): « El Chapo » et les avions (7). Le récit compromettant du pasteur

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Coke en stock (CXXXVIII) : « El Chapo » et les avions (6). Le Honduras, la deuxième patrie d’El Chapo

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 Coke en stock (CXXXVII) : « El Chapo » et les avions (5). Ce Honduras chéri…par les américains

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Coke en stock (CXXXVI): « El Chapo » et les avions (4) El Chapo et la Colombie

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Coke en stock (CXXXV) : « El Chapo » et les avions (3). D’où viennent les avions

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Coke en stock (CXXXIV) : « El Chapo » et les avions (2). El Chapo et ses centaines de petits Cessna

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Coke en stock (CXXXIII) : « El Chapo » et les avions (1). Jets, corruption et une armada d’avions Cessna

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Un constat

Il suffit de traverser le parc de l’hôpital pour observer le trafic illicite.

Il s’y déroule, désormais à peine dissimulé, et organisé en relation directe avec les quartiers « difficiles » de Vannes (Ménimur et Kercado) où des opérations de police ont gêné les affaires. On dit qu’il  s’est déplacé à l’EPSM dont la réputation en la matière n’est plus à faire bien au-delà de ses murs.

Le commerce se déroule derrière les bosquets, devant le garage mais aussi derrière la cafétéria à quelques mètres du panneau d’information sur la vidéo-surveillance du site, solution prétendument efficace à la sécurité et au trafic de drogue. Il s’en vend même sous les fenêtres des services et jusque dans les services d’hospitalisation.

Les personnes hospitalisées et leur famille témoignent. Des patients ont peur, se plaignent de menaces, de subir harcèlement et pressions pour consommer des toxiques, pour en introduire dans les unités de soins, pour en dissimuler dans leur chambre. Certains se plaignent d’être incommodés par la fumée ou l’odeur du cannabis jusqu’en dehors des espaces fumeurs. Certains revendeurs tentent de s’imposer à la concurrence. Des trafiquants étrangers à l’hôpital y entrent avec leurs véhicules, sous les caméras de vidéosurveillance, et y stationnent à proximité de la cafétéria pour se livrer à leur commerce en toute impunité.

Leurs voitures sont identifiées. L’observation n’est pas nouvelle, puisque des témoignages rapportaient déjà une grande variété de toxiques dans certains coffres.

Une famille s’est plainte qu’un proche malade était devenu toxicomane lors d’une hospitalisation à l’EPSM. Une autre ironise sur les pancartes de la campagne d’incitation à l’arrêt du tabac.

LIRE la suite: https://www.breizh-info.com/2017/11/20/82344/saint-ave-56-lhopital-epsm-haut-lieu-trafic-de-drogue-departement

Procès surréaliste cette semaine à Paris.

Le secrétaire général du syndicat UNSA DOUANES était traduit en justice suite à une plainte pour diffamation de l’ancienne directrice générale, Hélène Crocquevieille*, exfiltrée depuis de la DGDDI pour diriger un corps d’inspection à Bercy….alors même que la DNRED se trouve toujours dans l’œil du cyclone judiciaire.

Les faits remontent au mois d’août 2015, et plus précisément à la tentative d’attentat terroriste dans le train Thalys Amsterdam-Paris en date du 21 août 2015.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_train_Thalys_le_21_ao%C3%BBt_2015)

Le syndicat UNSA Douanes avait fait parvenir à cette occasion un courrier au Premier Ministre Manuel Valls le 26 août 2015  dénonçant l’absence annoncée du ministre de tutelle des douanes à la réunion qui devait se tenir le samedi 29 août à Paris (Les ministres européens de l’Intérieur et des Transports des pays frontaliers à la France devaient se rencontrer à Paris pour évoquer la sécurité dans les transports ferroviaires).

Dans ce courrier au Premier Ministre le syndicat UNSA DOUANES dénonçait

« Cette absence – qui prolonge le silence perpétuel de la direction générale des douanes sur son action concrète et sa compétence pour lutter contre le terrorisme et les grands trafics assurant son financement – était jusqu’à ce jour inadmissible ; elle est désormais coupable. »

Une polémique s’est alors installée entre le syndicat UNSA DOUANES et la direction générale des douanes sur la présence (ou pas) de la directrice générale à cette réunion ministérielle.

En réaction a un article mis en ligne le 31 août 2015 sur le site internet de la douane annonçant la participation de la directrice de la DGDDI à cette réunion, le syndicat UNSA DOUANES  a donc rédigé, le 1er septembre 2015, un tract au ton humoristique et moqueur, remettant en cause la réalité de l’information.


La Directrice Générale à la réunion les ministres de l’intérieur sur la sécurité dans les transporteurs frontaliers
C’est sous ce titre trompeur que nos bonimenteurs de la DG tentent de masquer leur incurie.
C’est vrai, là ou il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir….mais là ils font fort.
Rappelez vous, il y a quelques jours nous avons lancé un «avis de recherche» pour tenter de savoir ou se trouvait notre Directrice générale. Nous allons devoir continuer à chercher car visiblement elle n’est pas sur la photo avec l’ensemble des participants à cette réunion du 29 août dernier.
Nous ne sommes plus à un mensonge près, mais tenter de nous faire croire que la Directrice générale a assisté à la réunion des Ministres de l’Intérieur sur la Sécurité dans les transports ferroviaires frontaliers, c’est un peu comme essayer de nous convaincre qu’il fait moins 30° au cœur du Sahara en pleine journée…
Alors en lisant la «dépêche» du BIC (Bureau Information et communication dirigé alors par Serge Pucetti ), on s’aperçoit qu’en réalité la douane a participé à une réunion interministérielle à Matignon préparatoire à la «vraie» réunion des Ministres…cette réunion ayant eu lieu le jeudi 27 août précédent.
Et, nul doute que les hiérarques de la rue des deux communes (siège de la DG de la Douane française) auraient pris connaissance du compte rendu par la presse si la veille le syndicat UNSA DOUANES n’avait pas envoyé un courrier au Premier Ministre Manuel Valls, dénonçant l’absence perpétuelle de l’administration des douanes.
Certes, nous ne sommes plus à une tromperie et une manipulation près, mais ces tentatives désespérées pour se justifier sont pathétiques. Ce matin c’est donc plus un sentiment de pitié que de colère qui nous anime…C’est en effet avec tristesse que nous voyons nos « dirigeants » se comporter comme de vulgaires petits escrocs
essayant de nous vendre une «tambouille» plus qu’indigeste.
La douane mérite mieux que çà, beaucoup mieux! Et nous, nous aimons la douane, alors nous ne supportons plus cette politique de destruction systématique de notre administration. Nous n’entendons pas être vos complices dans cette entreprise et nous continuerons à le dénoncer.

C’est ce tract qui vaut donc à Vincent Thomazo, le secrétaire général de l’UNSA DOUANES d’être renvoyé devant le Tribunal pour diffamation non publique.

Après avoir été renvoyée deux fois l’affaire était enfin discutée ce lundi 13 novembre 2017.

Surprenant que cette audience se déroule le jour de la date anniversaire des attentats (Bataclan) ayant coûtés la vie à deux jeunes douanières, mais la maladresse séculaire de la justice n’est plus à démontrer.

Cette audience s’est déroulée en l’absence remarquée de Madame Hélène Crocquevieille.  Si celle-ci avait été présente peut être aurait-elle apportée des éléments pour défendre sa thèse, démontrer la pertinence de sa démarche et peut-être répondre aux nombreuses questions que je souhaitais lui poser sur la gabegie dans l’affaire du renouvellement de la flotte des avions King Air entre autres (FRANCE (Direction générale de la Douane): au royaume de la voltige aérienne, les DG ne pourraient pas être « chef d’escadrille »).

La défense s’est attachée à démontrer le caractère non diffamatoire du tract mis en cause, d’autant que à différentes reprises, par voie de presse ( le Figaro du 5 septembre 2015, l’Express du 14 septembre 2016), le cabinet de Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’intérieur, a confirmé les propos du syndicat UNSA DOUANES.

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L’affaire a été mise en délibéré au 15 janvier 2018.

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*DOUANE FRANÇAISE: l’ex DG Hélène Crocquevielle est une facétieuse!

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9 novembre 2017

Et ça continue !!

par morice

On en découvre partout, de ces avions qui ne servent que pour les allers sans retour.

Et parfois, leur découverte, sagement rangé sur le parking d’un aéroport au bord de la jungle colombienne nous fait remonter tout un écheveau. C’est l’exemple du jour, qui nous fait comprendre qu’il y a bien quelqu’un, qui, quelque part, gère le tout et est attentif au moindre détail d’une expédition risquée à bord d’un petit bimoteur traversant l’Atlantique pour rejoindre la côte Ouest de l’Afrique. Une organisation tentaculaire, qui s’est chargée de fournir onze des appareils concernés sous seulement deux noms d’entreprises américaines, travaillant pour le même client vénézuélien. On a du mal à croire qu’il ne puisse s’agir que de simples trafiquants de drogue colombiens et quelques intermédiaires. Et surtout, depuis le début de cette enquête, on a tendance à retomber toujours sur les mêmes : le pilote colombien surpris avec 5,5 tonnes de coke à bord à Mexico a un frère, c’est celui qui atterrit au Sierra Leone avec 800 kgs !

Et tout cela continue allégrement: en décembre 2007, la police vénézuélienne effectue une perquisition dans un appartement. Elle va s’avérer extrêmement juteuse: on va y découvrir tous les principes de fonctionnement des narco-trafiquants. Trois personnes sont interpellées, toutes trois colombiennes : Oscar Mauricio Motta Pinero, Luis Fernandez Sanchez Mejias et Elkin Yeison Sanchez Salamanca, qui sont liés selon elle « aux activités de trafic de drogues narcotiques et de substances psychotropes « … Contre les deux l’état va requérir « selon le code criminel et les infractions visées aux articles 2, 4 et 6, à propos de la la loi organique contre le crime organisé, contre le blanchiment d’argent » l’enfermement immédiat des interpellés. Dans l’appartement, il y a en effet tout ce qu’il faut pour préparer dans le détail une expédition sur la côte Ouest Africaine ! A ce moment là, rappelons-le, Cessna 441 Conquest de Nouadhibou s’est déjà posé depuis huit mois ! Il y a bien un procédé, une méthode, mise en place toujours de la même façon, reposant sur des techniques telles que le transvasement d’essence à bord et l’emploi de téléphones satellitaires. Quant aux appareils sélectionnés, l’un d’entre eux fait l’unanimité chez tous les trafiquants.

 Le Cessna 441 Conquest II est véritablement l’avion type de toute cette histoire.

Le bimoteur a turbines pressurisé (grâce à ses petits hublots, il peut voler au delà de 35 000 pieds, soit 10 000 m) est le maître incontesté du trafic. Les statistiques nous indiquent en effet que les deux modèles Conquest se sont bien vendus dans le monde, le modèle 425 (pressurisé) nettement moins (9 exemplaires seulement en 2009). En novembre de la même année, on comptait 42 Conquest I à vendre sur les 208 encore actifs. Et 37 Conquest II sur les 313 encore en activité. Le modèle II a été construit à 353 unités seulement et a été arrêté en 1986… il y a 24 ans maintenant. Sans oublier la longue liste des avions qui se volent aux Etats-Unis comme ici se volent des voitures…. En voici au total 428 de répertoriés. On notera l’écrasante majorité américaine.. (la France en a 5, et le Venezuela qui en présente 2 seulement dans cette liste !!!).

Historiquement, en prime il a eu son importance, cet appareil. Quand on arrêtera finalement Manuel Noriega, on s’apercevra que le point de départ de son arrestation était cet avion. Le 23 septembre 1985, en effet, dans les marais des Everglades, un trafiquant poursuivi par un hélicoptère Blackhawk des narcotiques US se posait en catastrophe sur un bout de route non terminé, réservoir à sec. Et fuyait dans les marais, abandonnant son Cessna 441 avec à bord une tonne de cocaïne. L’officier de police Ken Kennedy, du Miami’s Drug Enforcement Administration allait rester célèbre sans même avoir arrêté quiconque ce jour-là : c’est lui qui avait été le premier arrivé sur l’appareil qui allait beaucoup « parler ». Il était parti de Bronsville Texas vers la Floride. Lui et son pilote, Tony Aizprua, arrêté des mois après, qui donnera le tout premier témoignage accusant Noriega. Le 3 septembre 91, six ans après la poursuite de son avion, Noriega sera arrêté et emprisonné. Entre temps, il avait touché 320 000 dollars de la CIA. Un autre pilote, le panaméen Floyd Carlton Caceres, fera tomber davantage encore Noriega en avouant être le lien avec le cartel de Medellin.

Dans l’inventaire à la Prévert qu’égrène le juge vénézuélien, on trouve tout l’arsenal nécessaire au trajet transatlantique : « un Garmin GPS modèle 296, avec son propre chargeur un sac de marque Black Garmin, un téléphone satellitaire Global Star avec son chargeur (je vous épargne les numéros de série décrits par le procureur !) ; un téléphone satellite Iridium et son chargeur propre, quatre radios de marque Motorola, modèle FB 200 ; une Radio ICOM (en VHF) modèle de la série ICM88, ont été également trouvés des cartes à l’échelle 1-100.000 (CNG-9, ONC, J25, J24 ONJ, ONLL26 , K-26 ONC, ONC F-27) ces cartes correspondent aux Venezuela, à la Colombie et là l’Amérique Centrale. Des photocopies d’en tête d’aéroports. Des manuels d’approche des pistes d’aéroport pour les villes de Valencia au Venezuela, Roatan au Honduras et de l’aéroport de Conakry en Guinée« . Il y a tout ce qu’il faut… même les avions, qui sont au nombre de trois…. et la citation du prochain objectif. Juste pile entre la Guinée Bissau et La Sierra Leone ! On peut supposer que le terrain réellement visé était plutôt Boké, ou Faranah !

Car aussi les enquêteurs tombent sur des manuels spécifiques du Beechcraft BE-200 Super 200, du Cessna C-441 « Conquest II » (toujours le même !) et d’un Cessna C-208 « Caravan », le nouveau venu des opérations, « trois avions récemment impliqués précédemment dans des trafics de drogue », selon la justice vénézuélienne, ce que confirme rapidement John Grillo, le Directeur de l’office anti-drogue, appelé aussitôt au téléphone. Mais également de la documentation sur les fréquences radio des aéroports en VOR, NDD, l’approche de fréquence radar, pas moins de vingt-trois téléphones cellulaires, deux lignes fixes de téléphone de marque AXESS, deux ordinateurs portables, et deux véhicules à moteur en stationnement dans le parking. Une Chevrolet, modèle Spark, immatriculée MEN-83V et une petite Mazda… immatriculée AFS-36U : on fait visiblement dans la discrétion en voiture chez les trafiquants !

Discrets en ville, ils préparaient consciencieusement le prochain vol, selon le schéma bien rodé maintenant ! Dans les ordinateurs portables saisis, un Modèle HP Pavillon FX 1000 et un Modèle HP Pavilion modèle DV 2000 … les commentaires en mails sur l’achat de l’achat d’un avion de Beech 200 à la Compagnie Pan Americano d’un montant de neuf cent mille dollars U.S (900 000 dollars !), et un autre Beech King Air 300 possédant l’inscription YV1675 (celui montré au début de l’article et saisi par la police). A l’intérieur également, des ordinateurs, « la description des zones d’atterrissage d’aéronefs et celle des aéroport non répertoriés, c’est à dire des « photos des pistes d’atterrissage clandestines » … A l’autre bout, en Afrique, un appareil s’est chargé de faire le repérage ! Toujours cette organisation impeccable ! Dans l’appartement, pas moins de 2 millions de dollars en monnaies diverses (colombienne, vénézuélienne, mexicaine, et diverses devises africaines). Les avions seront saisis, on retrouvera fortuitement la photo du c prise furtivement par un passager de l’aéroport de San Tomé Anzoategui,… sagement parqué derrière des grilles (cf. la photo en tête de l’article), en attente de revente ou de captation par l’armée ou la police vénézuélienne. Sans ce cliché, remarquez, je n’aurais jamais remonté cette filière…

La firme sollicitée par les trafiquants pour acheter leur Beechcraft est très intéressante : c’est une filiale de la Brink’s US, des transporteurs de fonds qui effectuent le trajet régulièrement entre le Vénézuela et les Etats-Unis ! Et qui utilise elle aussi des appareils similaires et de plus gros tels que les Beech 1900. A partir de San Tome, où, visiblement, d’autres avions sont parquésSan Tome, plutôt rustique comme aéroport. Très rustique, même. Un aérodrome où l’on retrouve le petit Let-410UVP TURbolet déjà entrevu à travers du pays pour les dessertes locales. Mais aussi un Cessna 208B YV0147, déjà vu à l’aéroport d’ Hato International Airport de Willemstad à Curaçao, dans les Antilles Néerlandaises.

L’avion qui a dû donner des idées à nos trafiquants.

En fait, San Tome est un endroit idéal… pour trafiquer : l’espace est grand, la tour de contrôle indigente, et les abords de l’aérodrome pas trop bien gardés on suppose avec une telle superficie. On y trouve beaucoup de petits bimoteurs…. ici le YV1340, un Piper PA-31-350 Navajo Chieftain, et le YV1988 un Piper PA-31-310 Navajo B.

Un endroit aussi où il semble y avoir des saisies nombreuses, entreposées sur place : le Cessna 402 visible avait été récupéré sur un aéroport clandestin, situé à à peine 12 miles nautiques de SaoTome ! Le plus gros est très intéressant : c’est le Gulfstream YV-1020 intercepté par les Cessna T-37 de l’armée Colombienne, le 26 septembre 2005 avec deux tonnes de drogue à bord. L’appareil avait été déclaré officiellement « détruit »... !!! Ce ne sont pas les petits bimoteurs qui manquent à San Tome. Ni les machines rares, tel cet étonnnant avion à demi-rentré dans un hangar : c’est la taille au-dessus celui-là.C’est un Grumman G-159, aux allures de petit HS-748, la dernière espèce fabriquée avant le Gulfstream à réaction. Un engin déjà vu en janvier 2005 à.. Opa Locka, en Floride.

Décidément, on y revient toujours : mêmes endroits et mêmes noms !

Celui-là nous intéresse davantage à vrai dire. Voilà qui nous relie à la même équipe que d’habitude, celle dénoncée ici sur plusieurs pages. Le 26 novembre 2006, un Gulfstream II N244DM, est en effet acheté par Sky Way Aircraft, par un dénommé Geoffrey J. Hodgson. Il est à la tête d’ HW Aviation, la firme qui possédait le fameux DC-9 N900SA (celui des 5,5 tonnes de coke de Mexico !) avant de le vendre à SkyWay-Royal Sons. Or ce même Hodgson va acheter avec Anthony Aiello un autre appareil, un Grumman Gulfstream II, le fameux N244DM, qui est ensuit exporté au Venezuela en septembre 2005 avec le N48PA … et capturé en décembre avec 4 tonnes de drogue à bord…. fabriqué en 1968, c’est l’ex-N4PG, N3PG, N7ZX, N8PG, N8PQ. Devenu le 10 mars 1998 « Hi Flite Inc », sous le numéro N244DM, et le 7 avril 2003 sous le registre de « Southport Aviation Inc », un broker de Belton, Misssouri, pour terminer le 17 septembre 2004 chez Anthony C. Aiello et le 07 novembre 2006 chez Sky Way Aircraft inc…

Voilà d’où nous vient cet étrange apparition ! Selon la FFA, l’avion avait comme adresse de propriétaire le 2755 International Dr, West Chicago, Illinois. La même que celle de Ramy El-Batrawi et Adnan Khashoggi, et leur société Genesis Aviation, à qui appartenait le N120NE, le sister-aircraft du N900SA… Tout est imbriqué dans l’histoire : Anthony Aiello et Geoffrey J. Hodgson sont aussi les dirigeants d’une firme de l’Illlinois appelée Scott Aviation… Genesis Aviation est installé à Van Nuys, où se situe un important atelier de refurbishing d’avion, avec peinture à l’appui. L’armée vénézuélienne, en tout cas, est bien présente sur place… à San Tome, enfin quand des événements plus importants ont lieu en tout cas. Comme quand des visiteurs de marque viennent ; lorsque par exemple le président Lula va venir visiter le pays, toute une flotte d’avions brésiliens de VIPs le suit :  l’A319CJ , le B732 et le E190 Legacy 1000

Mieux encore : la fameuse Aircraft Guaranty, toujours la même, avait aussi accordé son « N » à l’avion immatriculé N11ZD. Cela ne vous dit rien ? Oh, ce n’est pas évident et plutôt une histoire que l’on a laissé tomber, encore une. C’est le numéro d’un petit avion que l’on a retrouvé abandonné sur le parking de l’aéroport de Portland Airport le 11 Septembre 2001, un petit Socata Tampico TB-9. Toujours enregistré Aircraft Guaranty, aujourd’hui encore ! Abandonné par un saoudien appelé Khalid Alzeedi, détenant « Zidi Aviation », qui avait transporté cet été là un dénommé Ben Laden dans son avion. Et un autre tout aussi connu appelé Mohammed Atta.

Que faisait Atta à Portland, dans le Maine ??? Atta avait pris le vol 11 d’American Airlines au départ de Boston le 28 août, deux semaines avant que ce vol ne se termine comme on l’a vu !

Khalid Alzeedi vivrait depuis au Maroc. Selon une chaîne de télévision (Channel 5) Khalid Alzeedi était en contact avec deux agents du FBI en août 201, rencontrés dans les suites Hilton…. Alzedi avait acheté son appareil à la société Outlaw Aircraft Sales of Clarksville, Tennessee, près de Nashville. Juste à côté de Fort Campbell, Kentucky, où se trouve l’Army’s 101st Airborne Division. A moins d’un mile de là, Air Scan (regarder la vidéo liée en bas de l’article)… le monde est donc bien plus petit qu’on ne pense… surtout aux USA !

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La saisie résulte d’un ciblage, réalisé grâce à l’outil  » import control system  » (ICS), qui permet de mener des analyses de risque automatisées sur les déclarations de transport de marchandises, bien en amont de leur arrivée sur le territoire européen.

Avant l’arrivée d’une marchandise sur le territoire, les opérateurs transmettent aux douanes européennes des déclarations anticipées contenant plusieurs données, dont les noms de l’expéditeur et destinataire, et le type de marchandises. Ces déclarations sont ensuite traitées automatiquement sur la base de critères de sélection, mis en place notamment par le nouveau service d’analyse de risque et de ciblage de la douane française.

La CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs)

Le conteneur chargé en riz est dans le collimateur des agents de la CELTIC installée sur le terminal français du port du Havre (Seine-Maritime) qui déclenche alors le contrôle par les douaniers de Guadeloupe sur le port de Jarry!

Le résultat: 33 sacs contenant chacun 20 pains de cocaïne, dissimulés dans 850 sacs de riz.

Pour la suite, c’est l’OCRTIS qui récupère le dossier!

 

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Le navire AGAT (IMO: 8710687, MMSI: 620255000) de type a été construit en 1988 et navigue actuellement sous le pavillon . AGAT affiche une longueur hors tout de 115m et un maître-bau de 19m. Son tonnage est de 7876 tonneaux

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Le 27 octobre, un navire « roulier » transportant plus d’une tonne de cocaïne a été arraisonné par l’armée portugaise dans les eaux internationales. Cette saisie est le fruit d’un important travail de renseignement mené par la douane française, en collaboration avec ses partenaires britanniques et portugais.

Les investigations conduites par les enquêteurs de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) ont permis de déterminer que le navire «AGAT», battant pavillon comorien, transportait très probablement de la cocaïne en provenance d’Amérique latine. Il a donc été décidé de signaler ce navire au Centre international de coordination des enquêtes maritimes en matière de stupéfiants (MAOC-N) situé à Lisbonne.

Pendant deux jours, deux avions et un bâtiment de l’armée portugaise ont été mobilisés pour intercepter le navire alors qu’il s’approchait des côtes européennes.

Dans la perspective de fouilles complexes liées au type et à la taille du navire, la douane française a apporté un soutien technique aux autorités portugaises.

Trois spécialistes de la direction garde-côtes des douanes de Nantes et de la DNRED ont ainsi participé aux opérations.

Au total, 49 sacs contenant 1 138 kg de cocaïne ont été découverts à bord, dissimulés dans un compartiment situé sous le poste de commandement.

PLUS de photos: https://www.flickr.com/photos/douanefrance/38032996742/in/album-72157690047308246/

La coordination des renseignements et des opérations entre la douane française et ses partenaires a été assurée par l’officier de liaison de la douane au MAOC-N.

Cette affaire illustre l’efficacité de la coopération entre les services européens afin de lutter contre les trafics de stupéfiants.

source: douane.gouv.fr

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video:

http://www.tvi24.iol.pt/sociedade/31-10-2017/pj-apreende-mais-de-1-100-quilos-de-cocaina-a-bordo-de-navio

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Sur renseignements de la DNRED, la Police fédérale a saisi 936 kilos de cocaïne qui se trouvaient déjà à bord d’un porte-conteneur encore dans le port de Santos (État de Sao Paulo).

Les deux containers lestés étaient chargés avec de la pâte de cellulose.

La saisie a été rendue possible grâce à la coopération douanière entre le Brésil et la DNRED (Douane Française).

 

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Par Salomé Legrand

D’après un premier comptage, une quarantaine se font fait porter pâle et une dizaine ont posé un jour de congé sur les 70 enquêteurs que compte le service. Ils dénoncent la mise en examen de deux d’entre eux.

 

 

Des bureaux désertés par les enquêteurs. Les policiers de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) ont passé un nouveau cap dans leur grogne mercredi matin. D’après les informations du service police-justice d’Europe 1, l’essentiel des agents se sont fait porter pâle aujourd’hui (une quarantaine sur 70, selon un premier décompte). Une dizaine d’autres ont posé un jour de congé.

Après avoir déposé symboliquement leurs armes lundi, ils ont rendu à leur hiérarchie toutes leurs procédures en cours concernant la  juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Paris, mardi et envoyé un mail à chacun des magistrats concernés pour dénoncer « l’insécurité juridique » qu’ils ressentent. En cause, la mise en examen (les 12 et 13 octobre dernier) par des magistrats de la JIRS75 de deux d’entre eux, dont un commissaire divisionnaire, pour « complicité d’importation de stupéfiants ».

« On veut éviter d’autres mises en examen ». « On est écœurés », lâchent de concert deux enquêteurs de l’Ocrtis rencontrés par Europe 1. « Là on est dans l’urgence, c’est un appel au secours, on veut éviter d’autres mises en examen », détaillent les deux policiers pointant « un problème de confiance et de loyauté ». Et d’expliquer qu’avec ces mises en examen, la JIRS75 remet en cause « des méthodes de travail (gestion des informateurs, livraison surveillées) discutées et avalisées par le parquet depuis plusieurs années ».

« S’il y avait des ripoux, je ne serais pas là », confie un chef de groupe qui souligne que le mouvement a été décrété « à l’unanimité » des enquêteurs et hors des syndicats, qui le soutiennent néanmoins. « Il y a des montages plus ou moins bien faits on pourrait affiner », admet le gradé, « mais tous autour d’une table, police et justice travaillant dans le même sens ».

« Des voies de recours existent contre les mises en examen ». En face le mouvement fait bondir Pascal Gastineau, président de l’association française des magistrats instructeurs qui le juge « excessif ». Interrogé par Europe 1, le magistrat rappelle que « des voies de recours existent contre les mises en examens qui visent des personnes précises en fonction de faits précis ». Et d’ajouter « : ceux qui vont en bénéficier sont les gens qui sont visés par ces procédures ».

« C’est regrettable que ce soit les investigations qui s’arrêtent », regrette Pascal Gastineau qui dénonce « une atteinte à l’Etat de droit ». D’après les informations d’Europe 1, un des dossiers en cours d’instruction renvoyés par l’Octris a d’ores et déjà atterri sur le bureau de la Brigade des stups parisienne.

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En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.

Le dispositif national de contrôle douanier a mobilisé la totalité des directions régionales des douanes, la douane judiciaire (SNDJ), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ainsi que le service national de ciblage douanier (SARC) chargé du ciblage d’expéditeurs et de dénominations commerciales à risque en matière de produits de santé.

L’opération internationale « PANGEA X  » s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays.

Elle a donné lieu à un grand nombre d’arrestations et de constatations dans le monde entier, ainsi qu’à la saisie de milliers de médicaments potentiellement dangereux.

En France, l’opération a permis la saisie de plus de 433 000 produits de santé illicites et 1,4 tonne de produits de santé en vrac.

Plus de 70 % des produits saisis proviennent d’Asie (principalement d’Inde et de Singapour).

La majorité de ces produits est constituée de médicaments dépourvus d’autorisation de mise sur le marché, de médicaments détournés de leur usage et utilisés comme stupéfiants, de produits dopants (stéroïdes, hormones de croissance, etc.), de crèmes éclaircissantes pour la peau mais aussi de principes actifs pharmaceutiques en vrac.

Le Service Commun des Laboratoires du ministère des finances a effectué près de 130 analyses scientifiques concernant, entre autres, des produits dopants (dans 22 % des cas), des médicaments érectiles (14 % des cas), des psychotropes et stupéfiants (13 % des cas) et des médicaments variés (26 % des cas).

Au total, 185 sites internet illégaux de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération :

174 sites internet illégaux ont été identifiés par la douane.
27 enquêtes, portant principalement sur des médicaments (notamment érectiles), des produits en vrac (sous forme de poudre ou comprimés) et des produits dopants, ont été ouvertes.

11 sites internet illégaux de vente de médicaments identifiés par l’OCLAESP et le SCRC/C3N ont fait l’objet de procédures judiciaires.

Ces mêmes sites ont également fait l’objet d’un signalement aux autorités étrangères. Les infractions principalement visées sont d’une part l’exercice illégal de la profession de pharmacien mais également l’offre, la cession et la vente de substance ou plante inscrite en liste I et II ou classée comme psychotrope (ou vénéneuses) sur un réseau de télécommunication destiné à un public indéterminé.

PANGEA est la plus vaste opération de ce type menée sur Internet. Elle est coordonnée par Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Permanent Frum on International Pharmaceutical Crime (PFIPC), le Head of Medecine Agencies Working Group of Enforcement Officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.
Parmi les médicaments illicites, l’opération PANGEA X s’est axée sur le Fentanyl et ses dérivés
Dans un contexte international de recrudescence du trafic et de la consommation récréative de fentanyloïdes depuis environ cinq ans et d’apparition en France depuis début 2015 de cas de décès qui leur sont imputables, 16 nouveaux dérivés du fentanyl ont été inscrits le 8 septembre 2017 sur la liste des stupéfiants (arrêté du 5 septembre 2017 du Directeur général de la santé pris sur proposition de l’ANSM). La réglementation applicable aux stupéfiants permet en effet aux autorités de lutter plus efficacement contre leur trafic.

L’ANSM rappelle que ces produits présentent un risque grave pour la santé publique, compte tenu de leur potentiel d’abus et de dépendance et du risque d’overdose mortelle.

Les médicaments et les produits médicaux falsifiés constituent un réel danger pour la santé des consommateurs. La mise en vente de produits de santé sur Internet est réglementée. Seul le circuit des pharmacies d’officine et de leurs sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments, régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires, apporte des garanties sur la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments achetés. À cet effet, le site du Conseil de l’Ordre National des Pharmaciens donne de précieux conseils

L’ANSM rappelle qu’en achetant des médicaments sur internet en dehors des circuits légaux, les consommateurs s’exposent à utiliser des produits dont la qualité n’est pas assurée, dont les conditions de transport ne sont pas garanties et dont le bénéfice/risque n’a pas été évalué.

[1] Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique
[2] Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
[3] Service national de douane judiciaire
[4] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[5] Direction centrale de la police judiciaire
[6] Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication
[7] Service central du renseignement criminel / centre de lutte contre les criminalités numériques

Contact presse

  • Douane – Service de presse: 01 57 53 42 11

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