Archives de la catégorie ‘OFAST’

Par Vincent Monnier

Un procès en diffamation face au quotidien « Libération » et au journaliste Emmanuel Fansten a donné, pour la première fois depuis sa mise en examen, l’occasion à François Thierry de justifier ses méthodes controversées.

En arrivant à la barre, François Thierry avait prévenu le tribunal : « J’adore ce sujet, on pourrait y passer la nuit. » Volubile, l’ancien patron des stups, costume noir, chemise noire, cravate sombre, n’a pas menti. Commencés en début d’après-midi, les débats devant la 17e chambre correctionnelle, où l’ancien grand flic poursuivait le quotidien « Libération » pour diffamation, se sont donc prolongés jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Il est vrai que François Thierry avait beaucoup de choses à dire. Depuis l’éclatement du « scandale des stups » en octobre 2015, une série d’affaires ayant mis au jour ses relations troubles avec Sophiane Hambli, l’un des plus gros trafiquants de cannabis français devenu le meilleur informateur de l’Office des Stups, le policier de haut rang ne s’était jamais exprimé publiquement sur les faits qui lui ont valu plusieurs mises en examen, notamment pour complicité de trafic de stupéfiants.

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L’affaire trouve son origine dans la saisie record, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis. La drogue était entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le cossu XVIe arrondissement de Paris.

Les images des sept tonnes de cannabis saisies… par leparisien

La saisie, opérée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), avait été saluée par le président à l’époque, François Hollande.

Au milieu de la photo, Erwan Guilmin, le menteur énarque administrateur civil devenu douanier avant de devenir un faussaire en caviardant un document classé « secret défense » – (Commentaire de Marc Fievet)

L’affaire d’Exelmans a aussi mis au jour des rivalités entre douanes et police. En réalité, la saisie de 7 tonnes de cannabis n’a rien d’un franc succès. La douane n’a fait que torpiller une opération montée par ses concurrents de l’Office des « stups », et plomber sa meilleure source, Sophiane Hambli.

Censés travailler de concert pour lutter contre le trafic de drogue, les services de douanes et de la police judiciaire se mettent cependant parfois des bâtons dans les roues. François Thierry en a fait les frais.

En octobre 2015, Erwan Guilmin, le directeur de la DOD (Direction des opérations douanières) de la DNRED, rattachée au ministère des Finances, procède à la saisie de cannabis : 7 tonnes. Le coordinateur de ce trafic n’est autre que… Sofiane Hambli, qui travaillait en fait pour le compte de l’Octris.

La police judiciaire considère finalement l’intervention des douanes comme un coup bas qui perturbe le bon déroulement de son enquête.

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par Marc Fievet

Erwan Guilmin

Depuis Erwan Guilmin continue de percevoir son salaire de haut fonctionnaire puisque suite à don départ de la Douane, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018.

Injoignable à Bercy, où il n’apparait sur aucune liste, ni autre répertoire téléphonique, l’ancien DG Rodolphe Gintz approché répondit qu’il ne pouvait s’exprimer sur la Douane mais qu’assurément, à la DG de la Douane, ‘on’ savait où loger Erwan Guilmin.

Après contact direct à la DG avec Fabienne Debaux, la cheffe de l’ancienne « sous direction A », rebaptisée DRH, qui a dit qu’Erwan Guilmin n’était plus douanier et qu’il était désormais MINEFI !

Impossible d’en savoir plus sur Erwan Guilmin qui a disparu!

Posant alors la question à cette même Fabienne Debaux sur la position actuelle de Jean Paul Garcia, l’ex boss de la DNRED, disparu de Bordeaux, Fabienne Debaux déclara qu’il était parti en retraite…sans « pot de départ » sans doute!

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Un adolescent fugueur âgé de 16 ans, séquestré toute une nuit et brûlé au chalumeau, le 13 août, dans une cave de la cité Félix-Pyat. Un revendeur de drogue, 16 ans lui aussi, assassiné par des hommes armés sur son lieu de « travail », le 4 août, dans le quartier des Crottes. En avril, c’était un garçon de 14 ans, dealer depuis une année, qui était agressé, avec son cousin, frappé à coups de crosse sur le crâne. Transporté à l’hôpital entre la vie et la mort, il a survécu mais avec une infirmité permanente.

Alors que le nombre de victimes de règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants connaît, pour l’heure, une décrue à Marseille et dans sa région – neuf morts depuis le début de l’année contre vingt-trois en 2018 –, de plus en plus de faits divers mettent en lumière l’implication des mineurs dans les trafics de drogue. Un phénomène qui, s’il remonte à une dizaine d’années, préoccupe les autorités judiciaires.

« Parmi les “ouvriers” des réseaux, la part des mineurs est devenue importante, atteste un magistrat. Il est arrivé d’interpeller des guetteurs âgés de 12 ou 13 ans. »

Au sein de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de La Valentine, à Marseille, 28 % des jeunes détenus sont incarcérés pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, deux fois plus que la moyenne nationale.

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Montpellier rattaché à Marseille

Comme le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, l’a annoncé mardi à Marseille, il y aura seize antennes de l’Ofast, opérationnel le 1er janvier prochain, mais, Montpellier ne figure pas sur la liste. À croire que les discours récurrents lors des rentrées solennelles de ces dernières années à la cour appel et au tribunal de grande instance -TGI- de Montpellier répétant que, à cause des couloirs d’autoroutes A9 et A75, des tonnes de drogue circulent, les services du ministère de l’Intérieur restent aveugles et sourds.

Même position au ministère de la Justice : la création d’une Juridiction interrégionale spécialisée -JIRS- à Montpellier ne verra pas le jour, contrairement aux déclarations de Christophe Barret, l’ancien procureur de la République de Montpellier. Très courageusement, il a publiquement réclamé une JIRS, au vu de l’activité des services de police, de gendarmerie et de douanes dans la lutte contre le trafic des stupéfiants. Comme pour la JIRS, l’Ofast sera rattaché à l’antenne de Marseille.

Une CROSS à Montpellier

Bonne nouvelle quand même dans ce qui ressemble à un abandon de Montpellier dans la lutte contre les trafics de drogue : une Cellule du renseignement opérationnel contre les stupéfiants, CROSS, va être installée à l’hôtel de police. Quand ? Impossible de le savoir. Selon nos informations, cette CROSS 34 verrait le jour avant le début de l’année prochaine.

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Les flics anti-stups de l’aéroport d’Orly installés à… Grigny

Censés interpeller les « mules » en provenance des Antilles et de Guyane à la descente de l’avion à Orly, les flics anti-stups de l’OFAST, l’ex-OCRTIS, ne sont pas installés dans la zone aéroportuaire d’Orly, pourtant un des principaux points d’entrée de la drogue « dure » dans l’Hexagone, puisque faute de bureaux libres et de place, les fins limiers se retrouveront à travailler à… Grigny, soit à trente-cinq minutes en voiture (cinquante aux heures de pointe). Pas le plus pratique pour les flags et le « saute-dessus ».

Restera l’utilisation de patinettes électriques pour se faufiler dans les embouteillages. A moins que la SURV de la douane française….les héberge!

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Le 5 août, à Kourou, les gendarmes ont saisi près de 8 kg de cocaïne fixés sur la coque d’un bateau servant au transport des fusées Ariane et Soyouz.

Le bateau s’apprêtait à quitter le port de Pariacabo pour retourner dans l’hexagone. Le procureur de la république a confirmé hier cette information révélée mardi par la page facebook « Le Kouroucien »

La drogue était fixée à la coque du navire

La drogue était cachée dans une caisse aimantée fixée à la coque du MN Toucan, l’un des navires qui amène en Guyane les éléments des fusées Ariane et Soyouz.

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L’enquête a été confiée à l’OFAST, le nouveau service de lutte contre les trafics de stupéfiants. Un dossier transmis ce jeudi à la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Fort de France. Une enquête dans un milieu sensible, celui du spatial, avec plusieurs questions : depuis combien de temps durait ce trafic et y a-t-il eu des complicités en interne ?

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