Articles Tagués ‘36 Quai des Orfevres’

Plusieurs gardes à vue étaient en cours mercredi dans l’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne en juillet à la police judiciaire (PJ) parisienne, où une sixième personne a récemment été mise en examen, a-t-on appris mercredi 28 janvier de sources concordantes.

Trois fonctionnaires de police figurent parmi les personnes interpellées notamment mardi sur commission rogatoire de juges d’instruction parisiens, selon une source proche de l’enquête.

Ces nouvelles arrestations sont distinctes de celles intervenues en fin de semaine dernière dans cette même enquête de la « police des polices ».

En tout, cinq personnes avaient été placées en garde à vue vendredi mais une seule d’entre elles a été déférée devant la justice. Cette personne a été mise en examen pour « recel de détournement de scellés par personne dépositaire de l’autorité publique » et « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », a dit mercredi matin une source judiciaire. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

4 proches mis en examen

Il s’agit de la sixième personne mise en examen dans ce nouveau scandale qui a ébranlé le mythique 36, quai des Orfèvres.

Un ex-brigadier, Jonathan G., alors en poste à la brigade des stupéfiants, avait été arrêté peu après la constatation de la disparition de la drogue. Il avait été écroué le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police.

L’enquête s’était déjà accélérée avec quatre nouvelles mises en examen, le 16 janvier, parmi les proches du suspect, dont son épouse, son frère – lui aussi policier – et un autre fonctionnaire de police.

« Sans doute partie liée avec le milieu »

Les investigations avaient notamment visé le train de vie du principal suspect. Une enquête financière avait révélé un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », selon des sources policières.

La cocaïne, d’une valeur estimée à deux millions d’euros à la revente, n’a pas été retrouvée.

La drogue était entreposée Quai des Orfèvres, dans une salle des scellés où s’est rendu le brigadier « sous des prétextes futiles » avant le vol perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet. Cette nuit-là, une policière l’avait vu sortir du « 36 » avec des sacs pleins à ras bord.

Alors que l’ex-brigadier interrogé par la « police des polices » refusait de s’expliquer sur les faits qui lui étaient reprochés, des sources policières avaient fait état du sentiment des enquêteurs que cet homme avait « sans doute partie liée avec le milieu ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20150128.OBS0997/vol-de-cocaine-au-36-quai-des-orfevres-3-policiers-en-garde-a-vue.html

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Trois mois après sa mise en examen, le policier originaire de Perpignan où il avait été arrêté, après le vol de 52 kg de cocaïne, au 36 Quai des Orfèvres à Paris, ne livre rien à la justice, se bornant à dire « je parlerai en temps utile ».

  • JMH et AFP
  • Publié le 09/10/2014 | 09:38, mis à jour le 09/10/2014 | 11:03
Le 36 Quai des Orfevres à Paris où la cocaïne a été dérobée. © AFP
© AFP Le 36 Quai des Orfevres à Paris où la cocaïne a été dérobée.
Jonathan G., 33 ans, ex-brigadier de police à la brigade des stupéfiants, est écroué depuis le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police. Selon des sources policières, il n’a pas livré un « début d’aveu », il n’a pas non plus « nié », se bornant à répéter aux deux juges parisiens en charge du dossier qu’il s’exprimerait le moment venu. Et que des « têtes tomberont ». Interrogé par l’AFP, l’avocat du brigadier, Me Michel Konitz, n’a pas souhaité faire de commentaires.

Les enquêteurs de la « police des polices », selon les sources policières, sont pourtant convaincus d’avoir affaire à un homme qui avait « sans doute partie liée avec le milieu ». Ils recherchent d’ailleurs, a-t-on appris de sources policières et judiciaires, un indicateur de police patenté – un « tonton » dans le jargon policier – qui, malgré un mandat d’arrêt à son encontre, n’a pas été retrouvé.

Le « tonton », espèrent-ils, pourrait « être l’une des explications » de l’énigme qui persiste. Ils ont cependant bien avancé sur le profil du suspect, selon les sources, « pas aussi lisse qu’il paraissait » et sur son train de vie « pas en relation avec celui d’un simple flic ».

C’était le 31 juillet. Médusés, les limiers des Stups voient débarquer dans leurs locaux du légendaire 36 Quai des Orfèvres, à Paris, une escouade de collègues des « boeufs-carottes », surnom de la « police des polices » qui fait mijoter les présumés ripoux. Perquisitions à tous les étages: 52 kg de cocaïne, estimés à deux millions d’euros à la revente, se sont volatilisés de la salle des scellés pourtant sécurisée et où l’on ne pénètre qu’avec un code parcimonieusement distribué à la brigade.

Arrêté à Perpignan en août 2014

C’est un choc dans cette unité d’élite. D’autant que, deux jours plus tard, au terme d’une enquête express, les « boeufs-carottes » mettent la main à Perpignan sur Jonathan G. décrit comme un policier modèle par tous ses collègues – entendus par la suite – « sauf une » qui se méfiait. A raison: ils découvrent plus tard qu’il était affublé de quelques surnoms laissant entendre qu’il « mettait les doigts dans le pot de confiture » et que cela « devait se savoir ». Pas plus, pas de preuves.

Une enquête financière révèle un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », sur lesquels il a cependant tenu à s’expliquer, toujours selon les sources. Certains enquêteurs évoquent une personnalité proche de celle de l’ex-convoyeur de fonds Toni Musulin dont le vol rocambolesque de 11,6 millions d’euros dans son fourgon à Lyon, fin 2009, garde encore sa part de mystère.

Policiers et juges pensent que « le milieu est à la manoeuvre » dans ce vol, « de A à Z ». « Voler autant de drogue sans être prudent, comme l’a fait Jonathan G., c’est une commande », avancent les sources. A ce stade aucune complicité policière « directe » n’a été établie. Un collègue de Jonathan G. a bien été arrêté mais il n’a que le statut de témoin assisté. Reste que le brigadier a été trouvé en possession du code d’accès à la salle des cellés.

La « police des polices » a pointé en septembre, dans un rapport administratif, une « défaillance individuelle ». Ce qui ne préjuge « en rien », selon les sources, de ce que peut « encore révéler l’enquête ». Et la drogue n’a toujours pas été retrouvée.

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