Articles Tagués ‘affaires juridico-policières’

François Stuber et Laurence Hamon : flic, greffière, amants et dealers

Gaël Le Pinic : trois kilos dans le coffre d’une 205

Olivier Nicolle et Eric Gil : le réseau prenait sa source dans l’armoire à scellés

Fausto Cattaneo et la «flic connection»

1992 est une année record. Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.

Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.
Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.

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Marc Fiévet : le lâchage de «NS55»

C’est l’histoire d’un lâchage. Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes français mettent la main sur une centaine de trafiquants.

En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un parrain présumé de la Cosa Nostra. Se sentant en danger, il demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais : le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.

Onze ans derrière les barreaux
Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» selon lui par son ancien employeur. Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» réclame 91 millions d’euros à l’Etat français en guise de dédommagement. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.

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http://m.leparisien.fr/faits-divers/coke-au-36-cinq-affaires-policieres-a-l-odeur-de-poudre-10-03-2017-6751521.php

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