Articles Tagués ‘Alain Castany’

La Détention d’Alain Castany, 71 ans, affaibli par de nombreux problèmes de santé vient de quitter Fresnes.

Il était le dernier pilote de l’affaire Air Cocaïne à être encore derrière les barreaux.

 

Source: Le POINT

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Parmi elles : les Français Bruno Odos et Pascal Fauret, qui étaient aux commandes du Falcon rempli de poudre blanche ce 20 mars 2013, ainsi qu’Alain Castany, le troisième pilote considéré par les enquêteurs comme « l’apporteur d’affaires », et Nicolas Pisapia, l’unique passager de ce vol privé à destination de Saint-Tropez (Var).

Tous les quatre ont toujours nié être au courant du contenu des 26 valises transportées par le Falcon. Des arguments qui n’ont convaincu ni la justice dominicaine, qui les a condamné en appel à vingt ans de prison, ni les deux juges d’instruction en charge de l’affaire pour le volet français.

Dans leur ordonnance de mise en accusation datée du 10 août, les magistrats estiment que les quatre hommes, aidés de complices, se sont rendu coupables d’importation de stupéfiants en bande organisée lors de deux autres rotations suspectes, fin 2012 et courant 2013, en plus de la tentative d’importation du 20 mars 2013, mise à mal par le coup de filet de la police dominicaine.

Affirmations que contestent vigoureusement tous les protagonistes de l’affaire, sur le fond, mais aussi sur la forme.

LIRE la suite

http://m.leparisien.fr/faits-divers/affaire-air-cocaine-quinze-personnes-renvoyees-devant-les-assises-11-08-2017-7188300.php

Plus

http://www.europe1.fr/societe/air-cocaine-les-quatre-francais-arretes-en-republique-dominicaine-seront-juges-devant-la-cour-dassises-des-bouches-du-rhone-3409328

Et

http://www.varmatin.com/justice/air-cocaine-le-juge-dinstruction-saisit-la-cour-dassises-160024

Et

http://dai.ly/x3b632w

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aeroport-le-bourget_021Charles Pasqua était ainsi décrit par un pilote: « quand je transportais Tarallo ou Pasqua, je peux vous dire que je me demandais parfois si je faisais des trucs pas clairs. Si les flics sont à l’entrée de l’aéroport et qu’ils donnent du Monsieur le Ministre, ou du Monsieur le Directeur, et qu’ils n’ouvrent pas les valises, ce n’est pas à moi de le faire ! Pourtant, je sais très bien que quand j’emmène ces gens-là visiter le président de Mauritanie, qu’on va dans le village du président, qu’on est invités sous la tente caïdale pour bouffer le couscous, je me doute bien qu’il n’y a peut-être pas que des slips propres dans les valises. Eh bien, ce n’est toujours pas mon problème ! » 

Les confessions au Point de cet ex-pilote, que nous appellerons Louis, expliquent bien aujourd’hui ce qu’est le monde de l’aviation d’affaires : un univers extrêmement opaque, en dehors des règles de droit commun, et sur lequel les puissants de ce monde veillent jalousement pour faire fructifier leur business…

Une image pouvant servir d’exemple aujourd’hui aux deux pilotes imbrigués dans l’histoire de Punta Cana… pour les innocenter.

Nous suggérons à leurs avocats de reprendre ce texte, s’ils veulent à nouveau tenter de les faire sortir du bourbier dans lequel ils se sont mis.

On retombe sur quelqu’un de connu !

caravelle-188Mais il y a mieux encore quand on étudie de plus près le cas de la fameuse Caravelle 10-B3 N°189, immatriculée F-BJTU. En 1981, elle est achetée par Lixxbail SA, qu’on va retrouver plus tard derrière la location du Falcon 50 F-GXMC d’Afflelou via sa société adhoc Mascaralain, une petite EURL. 

Six ans plus tard, elle passe chez SA Europe Aero Services division Aero Sahara, puis en 1989 chez BNP Bail SA et en 1994 chez SNC Negocequip. Mais c’est son dernier propriétaire à partir du 16 février 1994 qu’on retiendra : SARL Global Aero Finance, installée 73 bis Quai d’Orsay à Paris dans le VII eme arrondissement. Et surtout le nom des administrateurs de sa Société d’Assurances : Aerotrading Assurance SA , installée à Luxembourg, au 10 Avenue de la Faïencerie. Celle qui avait valu à son responsable principal un procès avec l’assureur AXA Corporate Solutions. On y trouve entre autres Edward Arevian, habitant Champigny, spécialisé en informatique et « auto entrepreneur«, Pascal Bicheron, avocat, habitant dans le VIIIe arrondissement, et… Alain Castany, habitant dans le XVIeme et qui est né à… Perpignan, celui à la tête de l’entreprise.

Le « troisième » pilote du Falcon de Punta Cana est celui qui se cachait derrière « l’export » de la Caravelle…. en Colombie: joli surprise !!!

Il avait vendu ainsi 26 avions, dont la F-GJDM (la N°188, ex-Altaïr, ex STAIR- Société de Transports Aériens Internationaux et Régionaux-, ici à droite, elle deviendra HK-3914X chez Americana Colombia en mai 1994 et HK3947X, ic à gauche, en août chez Global Colombia…) en plus de celle déjà citée. Pascal Bicheron sera mis en examen en 2009 pour « blanchiment d’argent en bande organisée de revenus provenant de narcotrafiquants colombiens« … les soupçons portaient sur 100 000 euros douteux, la défense de l’avocat sur un dossier transmis par un confrère espagnol.

Son adresse était au… 73 (bis) quai d’Orsay. Au 73, c’est la propriété de 15 pièces de la famille Carlhian, des « antiquaires parisiens réputés », d’une valeur de 42,5 millions d’euros.

Au quai d’Orsay, le m2 oscille entre 9000 et 15 000 euros.

Lire sur: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cviii-eas-toute-une-histoire/

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 Le Monde.fr | 03.03.2016

Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)
Le procureur général de la République dominicaine, Francisco Dominguez Brito, s’adresse à la presse jeudi 3 mars à propos de l’extradition du Français Christophe Naudin, soupçonné d’avoir aidé à l’évasion de deux pilotes français impliqués dans l’affaire dite « Air cocaïne ». | ERIKA SANTELICES / AFP

Extradé par l’Egypte vers Saint-Domingue, le Français Christophe Naudin aura droit à un procès équitable, a affirmé, jeudi 3 mars, le procureur général de la République dominicaine (ministre de la justice), Francisco Dominguez Brito.

Criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, M. Naudin faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la République dominicaine pour avoir aidé à l’évasion, fin octobre 2015, de Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes condamnés à vingt ans de prison par la justice dominicaine pour narcotrafic dans l’affaire « Air cocaïne ». Les deux pilotes avaient été arrêtés en mars 2013 avec deux autres Français à bord d’un Falcon 50 chargé de 700 kilogrammes de cocaïne, qui s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Punta Cana, dans l’est de la République dominicaine. Une fois en France, MM. Odos et Fauret ont été placés en détention provisoire, début novembre 2015, à Marseille, par la justice française qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue.
« Nous espérons une grande fermeté de la justice »

« Christophe Naudin doit arriver vendredi 4 mars, tôt le matin, à Saint-Domingue via New York, il sera présenté à un juge et nous demanderons son arrestation », a déclaré au Monde M. Dominguez Brito. Il bénéficiera d’un procès équitable et de toutes les garanties qu’offre l’Etat de droit en République dominicaine. Mais nous espérons une grande fermeté de la justice car ce qui s’est produit est inadmissible », a-t-il ajouté.

« Il est intolérable que dans un système démocratique, où les institutions fonctionnent, une fuite soit organisée avec des cartels liés au narcotrafic. Nous ne pouvons le permettre et c’est pourquoi nous avons tout fait pour que cette personne [M. Naudin] et l’eurodéputé [Aymeric Chauprade] soient sanctionnés comme le prévoit la loi », a insisté M. Dominguez Brito.

Christophe Naudin est accusé d’association de malfaiteurs et de violation de la loi 137-03 sur le trafic illicite de migrants et la traite de personnes. Cette loi prévoit une peine de dix à quinze ans de prison et une amende allant de 150 à 250 salaires minimum.

La presse dominicaine avait largement repris les déclarations de Christophe Naudin et de l’eurodéputé Chauprade dans les médias français, détaillant l’opération qui avait permis l’évasion des pilotes en octobre 2015. L’opposition avait alors vivement critiqué le gouvernement accusé de laxisme et de négligence dans la surveillance des pilotes.

Condamnés à vingt ans de prison en août 2015, ils avaient été laissés en liberté dans l’attente de leur procès en appel. Deux autres Français, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany, également condamnés à vingt ans de prison dans la même affaire, sont toujours en République dominicaine, en liberté en attendant leur procès en appel.

Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)

http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/03/03/air-cocaine-le-temps-du-proces-pour-christophe-naudin_4876225_3222.html?xtref=acc_dir

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Lire aussi :   Air cocaïne : mandat d’arrêt dominicain contre Aymeric Chauprade

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Afficher l'image d'origineChristophe Naudin, un Français recherché pour son implication dans l’affaire de trafic de drogue dite « Air cocaïne », va être extradé de l’Egypte, où il a été arrêté début février, vers la République dominicaine. L’information, annoncée dans un premier temps par son épouse, a été confirmée à l’AFP par les autorités égyptiennes.

M. Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour avoir aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison chacun par la justice dominicaine pour trafic de drogue.

680 kilogrammes de cocaïne et une fuite rocambolesque

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, avait intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilogrammes de cocaïne à son bord. Outre les deux pilotes, elle implique deux autres Français : le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany, restés en République dominicaine.

Les quatre Français ont effectué quinze mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité avant d’être condamnés le 14 août 2015. Ils avaient ensuite été remis en liberté dans l’attente de l’examen de leur procès en appel, mais avaient toutefois interdiction de quitter la République dominicaine.

Pascal Fauret et Bruno Odos ont alors décidé de fuir le pays. Selon une source proche du dossier contactée par Le Monde, ils ont quitté la République dominicaine autour du week-end des 17 et 18 octobre, à bord d’une petite embarcation, avant d’être pris en charge par une plus grande embarcation. Ils ont passé plusieurs jours en mer puis ont gagné les Antilles et ont pris un vol commercial pour la métropole, munis de deux passeports à leur nom. Pascal Fauret et Bruno Odos ont été placés en détention provisoire en France. A l’ouverture de leur procès, le 11 février en République dominicaine, le ministère public a demandé que leur peine soit confirmée en appel.

Le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, font également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la République dominicaine.

Le trafic de cocaïne pour lequel les quatre Français ont été condamnés fait aussi l’objet d’investigations en France. L’enquête a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/02/27/affaire-air-cocaine-le-criminologue-christophe-naudin-sera-extrade-d-egypte_4873064_3222.html?xtref=acc_dir

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La vidéo publiée par le journal Le Point et relatant l’interception par les forces anti-drogue de la République dominicaine du vol dit Air Cocaïne comporte des éléments à charges contre les pilotes qui n’ont jamais été ni révélés ni commentés. Contrairement à ce que laissent penser les commentaires écrits, les moteurs étaient en route. On entend distinctement la mise en poussée des moteurs…

Cette video montrant l’interception du vol Air Cocaïne, alors que tous moteurs en fonctionnement, mais avec les feux anti-collision coupés, il s’apprêtait à rouler, comporte des détails accablants pour les pilotes !

Interception du vol Air Cocaïne © Alexandre G.

Deux commentaires écrits des journalistes sont manifestement inexacts, au moins en ce qui concerne leur apparition sur l’image.

L’avion est en effet prêt à décoller en douce, car ses moteurs sont manifestement en route, en revanche les feux anti-collision sont coupés. 

Les éléments de preuve sont flagrants :

  1. Au moment où l’hélicoptère se pose et que les projecteurs sont braqués sur les pilotes, on entend très distinctement une mise en poussée des réacteurs et aussitôt les policiers sommer les pilotes d’arrêter.
  2. La mise en poussée est avortée et on entend encore plus distinctement la coupure des moteurs cette fois-ci, nul ne peut nier en effet qu’il s’agit bien du bruit caractéristique de la coupure ( extinction ) des turbo-réacteurs
  3. Si on entend si bien la coupure des réacteurs c’est donc bien qu’ils étaient en marche…
  4. La mise en poussée, même très brève, est manifeste et témoigne d’une bien troublante réaction des pilotes alors qu’ils ont les projecteurs de l’hélicoptère braqués sur eux. Tentative désespérée ? …. Vite abandonnée, certes, mais quand même initiée
  5. Tous les pilotes de ligne du monde allument les feux anticollision avant de mettre en route
  6. Les beacon sont éteints, alors que les moteurs tournent ce qui peut quand même laisser envisager l’intention des pilotes de rouler ( et peut-être décoller discrètement… )

Question : Est-ce qu’un pilote d’un vol commercial ( en Jet d’affaires ) ou de transport public sur un avion de ligne se comporterait ainsi ?

La mise en poussée indiscutable des réacteurs lors de l’interpellation est-elle la meilleure preuve de l’innocence de ces pilotes ?

https://blogs.mediapart.fr/herve-labarthe/blog/270216/air-cocaine-les-pilotes-ont-bien-tente-de-decoller-malgre-lintervention-de-lhelicoptere-de-lanti

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modifié à 06h46, le 21 janvier 2016
Air cocaïne : le procès en appel débutera le 11 février
Nicolas Pisapia était passager du jet © AFP
Sur les quatre Français condamnés pour trafic de drogue, un seul était présent à l’audience.

La justice dominicaine a fixé mercredi au 11 février la date de l’ouverture du procès en appel de quatre Français condamnés dans l’affaire dite Air Cocaïne, marquée par la rocambolesque exfiltration des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue.

Au cours de l’audience de mercredi destinée à établir cette date, les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos n’étaient pas représentés par leurs avocats. En conséquence, le ministère public a d’ores et déjà demandé que leur peine soit confirmée en appel. Le tribunal, qui souhaite être auparavant « informé de leur situation », a remis sa décision à une date ultérieure.

680 kilos de cocaïne.Les deux autres Français restés sur l’île étaient quant à eux bien représentés par leurs avocats. Alain Castany toujours en convalescence après avoir été renversé par une moto en octobre, Nicolas Pisapia était le seul présent.

Les quatre Français avaient fait appel après leur condamnation à 20 ans de prison. L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord.

Les deux pilotes incarcérés en France. En août 2015, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue.  Le 28 octobre, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils ont fui ce pays des Caraïbes par bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils ont gagné, toujours en avion, la métropole.

Peu après leur retour en France, ils ont été placés en détention provisoire, début novembre, par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

http://www.europe1.fr/faits-divers/air-cocaine-le-proces-en-appel-debutera-le-11-fevrier-2654099

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Ma PhotoJ’ai très mauvais esprit. Cela doit résulter du fait que pendant plus de vingt ans à la cour d’assises de Paris, j’ai entendu beaucoup plus de coupables contester les crimes qu’ils avaient commis que les reconnaître.

Dès l’origine, quand les deux pilotes du Falcon 50, Pascal Fauret et Bruno Odos, ont été interpellés, avec Alain Castany membre de l’équipage et Nicolas Pisapia passager, par les autorités dominicaines au mois de mars 2013, il était facile de prévoir l’imbroglio qui allait s’ensuivre (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro).

L’avion qu’ils s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana contenait 680 kg de cocaïne.

Le 14 août, ses quatre occupants étaient condamnés pour trafic à 20 ans d’emprisonnement.

Ils interjetaient appel de cette décision. Alors que le ministère public s’opposait à la remise en liberté des deux pilotes qui avaient déjà subi quinze mois de détention provisoire en arguant d’un risque de fuite, le tribunal de Saint-Domingue avait fait droit à leur demande en leur interdisant de quitter le territoire dominicain.

Castany et Pisapia étaient également placés sous contrôle judiciaire et demeurent à la disposition de la justice dominicaine dans l’attente du procès en appel.

Pour, paraît-il, un si piètre état de droit, il était en tout cas capable d’une mansuétude et d’une naïveté dont probablement la justice française n’aurait pas su faire preuve.

Lors de leur condamnation à tous quatre, même si apparemment ils continuent à protester de leur innocence, des éléments ont été portés à notre connaissance par les médias français, notamment sur les circonstances de leur interpellation et l’acheminement, par une voie détournée, des 26 valises contenant la cocaïne dans l’avion. Ils permettaient de considérer qu’il y avait pour le moins matière à enquêter, à soupçonner, voire à condamner, globalement ou en partie.

La fuite des deux pilotes Fauret et Odos prétendant s’en remettre à la justice française me fait songer, toutes proportions gardées puisque Battisti avait commis deux assassinats et était complice de deux autres, au comportement de fuyard de ce dernier qui placé sous contrôle judiciaire par la chambre d’accusation de Paris en avait profité pour disparaître.

Les modalités du retour en France de MM.Fauret et Odos – en bateau puis en avion – ont été maintenant dévoilées par un criminologue français et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui s’est chargé de la partie « opérationnelle » de l’entreprise pour un coût de 100 000 euros financés par des « donateurs ». Le député européen FN Aymeric Chauprade aurait, lui, recueilli la demande des familles pour l’exfiltration des pilotes. Ceux-ci – ancien commandant de la Marine pour Odos et ancien lieutenant de vaisseau pour Fauret – auraient bénéficié de la solidarité active de marins et de militaires de l’Aéronavale. Un Sénateur UDI des Français à l’étranger, Olivier Cadic, n’a cessé d’affirmer l’innocence – à partir de quoi ? – de Fauret et Odos en se permettant de dénoncer l’attitude du pouvoir qui les aurait abandonnés.

Cette sauvegarde collective faisant échapper les deux condamnés à leur procès en appel en République dominicaine qui n’est pas un Etat totalitaire, loin de m’apparaître comme un processus honorable et patriotique, ressemble fort à une soustraction opportune à la justice dominicaine.

Quelle étrange attitude que de profiter, pour échapper à leurs responsabilités, de soutiens fidèles, anciens, prêts à tout en abandonnant Alain Castany qui juge « leur fuite irresponsable et déloyale » et Nicolas Pisapia qui invoque son honneur et sa volonté de se voir innocenté par la justice dominicaine ! Quel singulier et désinvolte propos que celui de Pascal Fauret exprimant qu’il n’était pas « marié avec Castany et Pisapia » ! Cette manière de quasiment se vanter d’avoir fait « justice » à part ne laisse pas d’étonner de la part de personnalités ayant profité au contraire d’une aide discutable mais altruiste…

Outre le sentiment d’une totale indifférence à l’égard des deux qui sont restés et risquent de subir les conséquences judiciaires de cette disparition, je ne peux pas m’empêcher d’éprouver la trouble impression que cette fuite des uns et ce maintien en République dominicaine des autres cachent autre chose que ce qui nous est présenté publiquement mais peut-être la traduction d’une implication inégale dans le trafic de cocaïne concerné.

La procédure dominicaine se poursuivra avec l’appel mais une information avait déjà été ouverte à Marseille, au mois de février 2013, pour des présomptions d’un très vaste trafic de cocaïne dans lesquelles l’interpellation du mois de mars 2013 a ajouté sa pierre.

Bruno Odos a déclaré qu’il n’avait pas « peur » et qu’il n’avait « rien à se reprocher ». Pour l’instant, contre lui et Pascal Fauret – celui-ci a choisi un second avocat, Me Dupond-Moretti, il est donc très coupable ou très innocent ! -, n’existe que la condamnation dominicaine.

Pour le procureur général de la République dominicaine, « leur fuite est une preuve supplémentaire de leur culpabilité ». C’est un point de vue qui peut se soutenir mais Me Dupond-Moretti qui n’a plus le choix nous dit qu’ils sont innocents. Alors ?

Pour ma part, je refuse de me laisser enfermer dans un patriotisme de mauvais aloi. Je déteste plus les trafiquants de cocaïne que je ne me sens solidaire avec des Français qui en seraient coupables.

Une ultime interrogation : si les pilotes étaient condamnés en France, dans quel pays se rendraient-ils ensuite pour réclamer une justice à leur goût, une justice qui n’aurait le droit que de les croire ?

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/

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Une peine de vingt ans de prison a été requise vendredi contre l’Isérois Bruno Odos et son ami le Rhodanien Pascal Fauret ainsi que contre deux autres français. Ils sont accusés de trafic de drogue en République dominicaine.

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 08/08/2015 | 10:01, mis à jour le 08/08/2015 | 11:30

Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015 © AFP

© AFP Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015

« Le ministère public a présenté ses conclusions et a demandé 20 ans pour chacun de nos clients », a indiqué Me Maria Elena Gratereaux, avocate de Bruno Odos et Pascal Fauret, deux pilotes d’un avion Falcon 50 intercepté le 19 mars 2013 alors qu’il était sur le point de décoller de l’aéroport de Punta Cana et dans lequel se trouvaient plusieurs valises contenant 680 kilos de cocaïne.
La même peine a été requise contre l’intermédiaire Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia, ainsi qu’un officier de la police anti-drogue. Les quatre Français sont accusés par le procureur Milciades Guzman d’avoir formé, avec leurs 10 coaccusés dominicains membres de différents organes de sécurité publique ou aéroportuaire, un réseau international de trafiquants de drogue.
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Par Zaïnab Aboulfaraj

Publié le 28/07/2015  à 15:43
Quatre Français sont toujours en procès en République dominicaine pour trafic de drogue, dont les deux pilotes rhônalpins Pascal Fauret et Bruno Odos. Leur procès va durer plus longtemps que prévu, puisque la cour vient de fixer des audiences supplémentaires.

Pascal Fauret et Bruno Odos, durant le procès, le 9 mars 2015 à Saint-Domingue

© Erika Santelices / AFP
Pascal Fauret et Bruno Odos, durant le procès, le 9 mars 2015 à Saint-Domingue

Pascal Fauret et Bruno Odos, les pilotes, Alain Castany, l’intermédiaire, et le passager Nicolas Pisapia sont jugés à Saint-Domingue pour constitution d’un réseau de trafic de drogue international. La cour a décidé de procéder à quatre audiences supplémentaires. La dernière est prévue le 13 août. Leur sort devrait être décidé à cette date.

Arrêtés en mars 2013 et toujours pas fixés sur leur sort

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, les quatre Français sont arrêtés à bord d’un Falcon 50 en partance pour Punta Cana, en République dominicaine. Plus de 680 kilos de cocaïne ont été découverts dans l’avion, dans plusieurs valises. Les deux pilotes, qui ont toujours nié les faits, encourent jusqu’à 20 ans de prison.

Deux Français ont pris leur défense en avançant qu’aucun mécanisme légal ne rendait les pilotes responsables des marchandises transportées. L’un, Philipe Eneman, est commandant de bord chez Air France et le second, Christophe Naudin, est un criminologue spécialiste de la sécurité du transport aérien.

Les avocats de la défense ont ajouté que c’est la compagnie qui les employait qui avait demandé l’autorisation de vol.

Ce procès mouvementé a déjà été reporté à maintes reprises (lire ici), suite à des problèmes de procédure et des interventions juridiques présentées par l’ensemble des parties.

source: http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Justice/Fait-divers/Stupefiants/Proces-Air-Cocaine-prolonge-jusqu-a-la-mi-aout

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Le Monde.fr | 09.03.2015 à 18h50 • Mis à jour le 09.03.2015 à 21h31 | Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)

Pascal Fauret, à Saint-Domingue, le 9 mars.

Nouveau coup de théâtre au tribunal de Saint-Domingue, où le procès des quatre Français arrêtés en mars 2013 à bord d’un Falcon 50 chargé de 700 kilos de cocaïne a une nouvelle fois été renvoyé. L’audience, qui s’est ouverte lundi 9 mars peu après 11 heures (heure locale) dans une salle comble, a duré moins d’un heure. Elle s’est rapidement transformée en une passe d’armes entre la présidente du tribunal, Giselle Mendez, et le procureur général adjoint, Milciades Guzman. Dénonçant « la partialité du tribunal en faveur des accusés », le représentant du ministère public a demandé la récusation des trois magistrats du tribunal.

Lire le contexte : Ouverture du procès « Air cocaïne » à Saint-Domingue

Après avoir consulté ses deux adjoints, Felipe de Jesus Molina et Delio German, la présidente Mendez a suspendu l’audience et a annoncé qu’il reviendrait à la cour d’appel de se prononcer sur la demande de récusation du procureur général adjoint. Aucune date n’a été fixée pour la saisine de la cour d’appel. Selon plusieurs avocats de la défense, ce nouveau rebondissement pourrait retarder l’ouverture du procès au fond de plusieurs semaines.

« C’est tout simplement un scandale, c’est le procédé dont a usé le procureur à de multiples reprises quand il est en position de faiblesse », tempêtait Pascal Fauret, l’un des pilotes, à la sortie de la salle d’audience. « On va encore devoir rester ici des semaines ou des mois en attendant que ça commence réellement, alors qu’on a déjà perdu deux ans de notre vie et qu’on ne pensait pas que ce scénario pouvait refaire surface, c’est désespérant », ajoutait-il.

Trois opérations antérieures évoquées

Un peu plus loin, le procureur général adjoint défendait pied à pied sa position : « Nous disposons de toutes les preuves pour démontrer devant un tribunal que ces quatre citoyens français savaient parfaitement ce qu’ils venaient faire en République dominicaine, à savoir chercher 700 kilos de cocaïne, et ce n’est pas la première fois qu’ils le faisaient », soutenait-il. « Mais nous ne pouvons accepter que le tribunal nous bâillonne et nous empêche d’exposer les antécédents de cette opération, comme l’ont demandé les avocats de la défense, il s’agit d’un manque d’impartialité flagrant du tribunal », affirmait M. Guzman.

Invité à lire l’acte d’accusation peu après le début de l’audience, le procureur général adjoint a évoqué des opérations antérieures à celle du 19 mars 2013, qui s’est terminée par l’arrestation des quatre Français et de quarante-trois Dominicains, dont la plupart ont été libérés. Seuls dix d’entre eux, neuf militaires et un civil, comparaissaient lundi. Les avocats de la défense ont alors interrompu le procureur, faisant valoir que l’acte d’ouverture du procès au fond ne portait que sur l’opération du 19 mars et excluait trois opérations antérieures. Cette position a été validée par la présidente Mendez, ce qui a provoqué une vive réaction du procureur Guzman et sa demande de récusation du tribunal.

Les audiences préliminaires avaient déjà été marquées par de nombreux renvois provoqués par les manœuvres dilatoires des avocats et du ministère public. Après quinze mois de détention provisoire, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le membre d’équipage Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia avaient été remis en liberté le 21 juin 2014 avec interdiction de quitter le territoire dominicain dans l’attente de leur procès au fond. Leurs avocats avaient bon espoir que ce procès ne soit pas une nouvelle fois renvoyé.