Articles Tagués ‘BST (Brigade spécialisée de terrain)’

Deux Lillois, âgés de 20 et 17 ans, sont interpellés. Dans la voiture, 2 800 euros en liquide, un peu de cannabis et neuf téléphones portables sont trouvés et dans un appartement de la rue Léom-Blum, à côté du boulevard de Metz, les policiers découvrent six kilos d’héroïne, quatre cents grammes de cocaïne et 200 000 euros en liquide!

Une information judiciaire a été confiée à un juge d’instruction de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée)

SOURCE: La Voix du Nord

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Floriane Louison | Publié le Lundi 28 Mars 2016

Bagnolet. Depuis la station de métro Gallieni, terminus de la ligne 3, les consommateurs empruntent ce chemin piéton pour rejoindre le point de deal, devant un hall au pied d’une tour. (LP/Arnaud Dumontier.)

Le trafic commence dès la sortie du métro Gallieni, à Bagnolet, à deux arrêts du XXe arrondissement de Paris. En haut des marches de la station, des rabatteurs indiquent aux acheteurs la route jusqu’au point de deal, l’un des plus importants du 93.

Le point de deal, à 400 m du métro

(LP Infographie) A 400 m de la station, dans le quartier de la Capsulerie, derrière la tour TH8, les clients patientent pour acheter de la drogue. Une fois que la file d’attente est assez longue, les dealeurs distribuent les commandes : du cannabis, en majorité, mais aussi de la cocaïne ou de la MDMA (ecstasy). Ces attroupements peuvent atteindre jusqu’à 50 personnes en plein jour et à la vue de tous.

« Avant, c’était un terrain de basket », décrivent les habitants. Le city-stade, avec ses hauts grillages, a été investi par les trafiquants il y a environ cinq ans. Surnommé « la cage », il a été détruit l’année dernière. Un «symbole » pour certains. Mais les vendeurs sont revenus au même endroit. Désormais sur un terrain de vague, ils écoulent, sans se cacher, leur marchandise en continu. Des guetteurs sont postés tout autour. Quand ils repèrent des policiers, leurs hurlements résonnent aux quatre coins du quartier. « Ces cris, on les entend tous les jours, explique un riverain. La police passe, c’est vrai… mais ça ne change rien. » Vendredi dernier, vers 21 heures, une patrouille marque l’arrêt quelques minutes devant le point de deal. Les guetteurs s’époumonent. Un policier sort du véhicule et fait mine d’intervenir, provoquant un très léger mouvement de panique chez les dealeurs.

Insécurité, armes et prostitution « La Capsulerie n’est pas un quartier violent, assure un habitant. C’est dans l’intérêt des dealeurs de limiter les nuisances. Mais un trafic génère toujours un millefeuille de problèmes. » Et tout n’est pas sous contrôle.

Fin février, un adolescent, poursuivi par une quarantaine d’autres, s’est réfugié dans un supermarché. Un règlement de comptes à coups de barres de fer. Pas de revolver cette fois-là. Pourtant des armes sont retrouvées à chaque perquisition. Un riverain craint même de « compter les morts avant une réaction des autorités ».

Près du point de deal de la tour TH8, une copropriété a dû installer une immense barrière pour tenter de décourager les trafiquants. « A l’intérieur, les appartements ont perdu 30 % de leur valeur en quatre ans, assure un propriétaire. Parmi les gens qui ont acheté, il y a des marchands de sommeil. Même les HLM commencent à avoir dû mal à trouver preneur. »

Un voisin poursuit : « A partir du moment où on laisse des trafiquants tranquilles, difficile de demander aux habitants, et encore moins aux clients, du civisme. La dernière fois, il a fallu douze heures pour enlever une voiture qui bloquait une route. » Au-dessus de la cour de la crèche, au pied d’un immeuble, un filet a dû être installé pour protéger les enfants des déchets jetés par les fenêtres.

La Capsulerie est aussi touchée par des problèmes de prostitution. Selon un témoignage, l’intense trafic amplifie ce phénomène : des consommateurs proposeraient des actes sexuels tarifés pour payer leur drogue.

Finalement, la police repart et le trafic reprend, à peine perturbé. Parfois, le quartier assiste à des opérations plus spectaculaires, avec des saisies de drogue importantes. « Encore une fois, les trafiquants se réinstallent dès la fin des interventions. Ces actions sporadiques ne sont pas une solution pérenne », estime l’association locale antidrogue « Retrouvons notre dignité ». Ses membres pointent « des moyens policiers insuffisants » — à Bagnolet, il n’y a pas de commissariat de plein droit — et demande la création d’une ZSP (zone de sécurité prioritaire).

Dans une lettre envoyée au président de la République, le collectif écrit : « Nous avons le sentiment très net d’être abandonnés par les pouvoirs publics et politiques qui n’ont pas réussi à se mobiliser pour libérer notre quartier des trafiquants. »

Les habitants ne circulent plus librement lorsqu’ils s’approchent du point de deal : « Certains d’entre nous ont subi des contrôles d’identité alors qu’ils rentraient chez eux, voire des fouilles. On évite de passer par là, explique une habitante. Ils contrôlent des zones. » Les dernières perquisitions de la police révèlent aussi que des «appartements-nourrices » sont réquisitionnés un peu partout, jusqu’aux pavillons en bordure du quartier.

« Je voudrais que le ministre vienne sur place » Tony di Martino, maire PS de Bagnolet

Bagnolet. Tony di Martino, le maire (PS) de Bagnolet, demande la création d’une BST (Brigade spécialisée de terrain) mais sa requête n’avance guère. (LP/M.-P. Bologna.) Dans une lettre envoyé le 11 mars au ministre de l’Intérieur, le maire (PS) de Bagnolet, Tony Di Martino, rappelle : «En novembre 2015, nous avions pu convenir avec le préfet de police de la création d’une BST (brigade spécialisée de terrain) dédiée à la Capsulerie.» Autrement dit, quinze à vingt policiers spécialement formés pour travailler quotidiennement sur le terrain et déloger les dealeurs.

« J’attends sa réponse », a annoncé le maire lors du dernier conseil de quartier, jeudi dernier. Si c’est non ? « Nous envisageons tous les moyens d’actions pour rendre le quartier à ses habitants. Je voudrais que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve vienne sur la place. Cette situation ne peut plus durer !»

En janvier, la préfecture de police confirmait, dans un courrier envoyé en mairie, que ce projet de BST était bien à l’étude. Mais du côté de la préfecture de Seine-Saint-Denis, il ne semble pas aussi bien engagé : «L’idée de la création d’une BST, si elle a pu être émise, n’est pas d’actualité aujourd’hui », répondait-elle le 14 mars.

Le 9 mars, 14 kg de cannabis ont été découverts dans une maison de la rue de la Liberté. Le 19 février, 60 kg dans un autre logement. Depuis janvier, l’OPH (Office public de l’habitat) a expulsé deux locataires soupçonnés de stocker de la drogue. « En quelques années, le trafic a miné le quartier, poursuit l’habitante. L’ambiance est pesante, les gens s’en vont, les écoles se dépeuplent. Personne n’a envie de vivre et d’élever ses enfants dans ces conditions. »

Le trafic se déroule derrière la tour TH8 (à droite)

Des guetteurs sont postés au quatre coins du quartier

Coup de filet de la police en février 2014 contre le réseau du hall 25 dans la tour TH 8

http://m.leparisien.fr/bagnolet-93170/bagnolet-au-coeur-de-la-capsulerie-minee-par-le-trafic-de-drogue-28-03-2016-5667357.php

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Floriane Louison | Publié le Samedi 20 Févr. 2016

Illustration. Cette photographie a été prise, en février 2014, lors d’une descente de police dans le quartier de la Capsulerie, miné par les trafics. Des quantités importantes de drogue sont régulièrement saisies par la police. (LP/A.D.)

La drogue était stockée, en quantité, dans cet appartement du quartier de la Capsulerie à Bagnolet. Ce vendredi soir, vers 20 heures, la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI 93) a saisi 54 kg de résine de cannabis, 5 kg d’herbe, 109 grammes de MDMA, une drogue de synthèse. Sur place, les policiers ont aussi retrouvé 1 800 € en petites coupures, un pistolet gomme-cogne, des couteaux et des balances de précision. L’arsenal d’un juteux trafic de stupéfiants.

Il pourrait s’agir d’un «logement nourrice » utilisé par des trafiquants pour entreposer drogue et argent. Autour, une minutieuse surveillance avait été mise en place par la police. Elle a débouché sur l’arrestation de deux hommes qui ont été placés, ce jeudi soir, en garde à vue. La police judiciaire de Paris est en charge de l’affaire.

Le quartier de la Capsulerie est réputé être l’une des plaques tournante de la drogue en Seine-Saint-Denis. Un important réseau a encore été démantelé en octobre dernier. Face à ce fléau qui mine la cité, un collectif antidrogue, «Retrouvons notre dignité » réclame depuis plusieurs mois la création d’une ZSP (Zone de sécurité prioritaire). « Nous vivons depuis plus de cinq ans sous la menace grandissante du plus important trafic de drogue de la région », estiment-ils. Pour l’instant, la préfecture répond non. «Elle envisage cependant la création d’une BST (Brigade spécialisée de terrain) dans ce quartier sensible », précise la mairie.

http://m.leparisien.fr/bagnolet-93170/bagnolet-54-kg-de-cannabis-saisis-a-la-capsulerie-20-02-2016-5563639.php

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